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    À la croisée de l'automne et de l'hiver, aux portes de l'Avent, refleurissent les roses de Sainte-Catherine.


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    Leurs couleurs douces et vives, au charme suranné, propagent, dans la brume de Novembre, les voeux d'amour et les rituels de bonne fortune. Ouvrons, près d'une tasse de thé aux épices, le grand livre des traditions populaires.


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    Brillante et cultivée, Catherine naquit en 290 dans la famille du roi Costus d'Alexandrie dont elle était probablement la fille.


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    Lors d'une fête donnée par l'empereur Maximien, elle convertit au christianisme, après un débat philosophique particulièrement ardu, cinquante sages païens. L'empereur voulut l'épouser mais elle refusa de se soumettre à sa demande et fut condamnée à subir le martyre. En l'an 307, on l'attacha à une roue munie de pointes mais, sous l'intensité de ses prières, la roue se brisa et les sinistres pointes aveuglèrent les bourreaux. L'empereur, ivre de colère, ordonna sa décapitation. Après sa mort, du lait jaillit de son corps supplicié et des anges apparurent pour la porter au sommet du Mont Sinaï où un couvent fut érigé en son honneur.


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    Sainte-Catherine, 1598, par Le Caravage (1571-1610).


    De nombreuses corporations sont placées sous son patronage, à commencer par les fabricants de roues et les métiers pour lesquels on utilise la roue (les meuniers, les charretiers...) Elle est aussi la protectrice des orateurs, des étudiants, des philosophes, des notaires, des fileuses, des modistes, des nourrices et des jeunes filles en quête d'un mari, en des temps où le célibat n'avait pas bonne presse, surtout pour une femme.


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    Il ne faut pas confondre Catherine d'Alexandrie avec Catherine de Sienne. Fille d'un teinturier, cette dernière refusa le mariage et choisit de vivre son célibat au sein de l'ordre des dominicains. Ses adeptes portaient le nom de Caterinati.


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    Catherine d'Alexandrie, dans l'église Saint-Martin de Croix-Caluyau.


    Dans l'Allemagne médiévale, les filles dont le père exerçait un métier utilisant la roue étaient baptisées « Katharina ». D'après une chanson populaire, « toutes les filles de meuniers s'appellent Catherine et sont de riches filles à marier ».


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    « L'Amour est, nous dit-on, un petit dieu malin

    Pour lui les bonnets sautent par-dessus les moulins. »

     

    Les jeunes filles en quête d'un mari se plaçaient naturellement sous l'obédience de Catherine d'Alexandrie mais le terme « catherinette », associé à une jeune fille célibataire, âgée de 25 ans, ne fut attesté qu'en 1882.

     

    A partir des années 1920, sous l'impulsion des couturières et des créatrices de mode, la Sainte-Catherine connut un regain de popularité. Pour les élèves des écoles de mode, elle fut l'occasion de déployer leur savoir-faire et de confectionner des chapeaux extravagants et des tenues coquettes.


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    Dans le Larousse de 1948, la catherinette désigne une couturière ou une modiste encore célibataire à l'âge de 25 ans. On disait d'ailleurs qu’une jeune fille venue coiffer Sainte-Catherine « se mariait à l’aiguille. »


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    Le 25 novembre était férié dans les ateliers de couture.


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    A l'angle de la rue de Cléry et de la rue Poissonnière, dans le 2e arrondissement de Paris, trône une statue de Sainte-Catherine, aux lignes épurées. Elle tient la palme du martyre et de la reverdie.


    Plusieurs générations de catherinettes se sont succédées dans le Sentier, quartier parisien traditionnellement associé à la confection. Les petites mains des ateliers offraient à la sainte des couronnes de fleurs et chaque jeune fille devait la coiffer avec son chapeau. Elles utilisaient pour l'occasion la grande échelle des pompiers, ce qui suscitait des scènes joyeuses et cocasses. Un jury désignait ensuite le chapeau le plus réussi.


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    Le cortège de la Sainte-Catherine, rue de Cléry, le 25 novembre 1937. (La photo, conservée au Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, porte le numéro Ph.1940.64.1. Réf. 00006533.)


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    La tradition de « coiffer Sainte-Catherine » s'est perpétuée dans les grands magasins et dans certaines entreprises, de préférence liées à la mode et au commerce. La recherche d'un mari n'est désormais plus prioritaire mais les catherinettes continuent d'arborer d'extravagants chapeaux, confectionnés avec humour par leurs collègues.


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    Reines d'un jour, elles se rassemblent et participent à de joyeux défilés. Autrefois, dans chaque quartier de Paris, des confréries de jeunes filles veillaient sur une statue de la sainte qu'elles paraient de fleurs, chaque 25 novembre, et d'une coiffe neuve, confectionnée avec le plus grand soin. Celles qui trouvaient un époux devaient, après un rituel d'offrande à leur divine patronne, quitter la sororité.


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    Catherine, dont le nom issu du grec « katharos » signifie « pureté », fut la seule sainte à qui l’Église attribua trois auréoles. La première, de couleur verte, symbolise la connaissance. La seconde, rouge sang, fait allusion au martyre et la troisième, d'un blanc immaculé, incarne la virginité.


    Au-delà du voile protecteur qu'elle tisse sur les jeunes filles, elle est associée à la liberté de croyance et à l'intégrité du corps.


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    Broderies et chapeaux


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    A l'origine, le chapeau de la catherinette était une ravissante charlotte brodée, aux bords froncés, une coiffe régionale ou une coiffe de mariée en dentelle ou en tulle.


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    Elle était agrémentée de noeuds verts et jaunes, de brins de fleurs d'oranger ou de fines fleurs blanches, symboles de pureté dans la lumière quasi hivernale.


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    (Crédit photographique: Agence ROL).


    Sous l'impulsion des modistes, le chapeau devint l'expression d'une créativité bouillonnante qui se décline en deux couleurs symboliques: le jaune et le vert. Réputées incarner la foi et la connaissance, ces couleurs sont en réalité bien plus riches de sens.


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    (Photo trouvée sur mc-creations.mabulle.com)


    Gorgé d'or solaire, le jaune brille, avec force et sagesse dans la brume d'automne, mais il fait aussi allusion aux dentelles jaunies et, par extension, à la « vieille fille » dont l'ombre plane sur toute catherinette. Le vert vient heureusement contrebalancer son pouvoir délétère.


    Le vert, associé à la déesse Vénus, protectrice de l'amour et des voeux ardents, signifie l'espoir et la force de la nature en liesse, le printemps triomphant et la satisfaction des désirs.


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    Couleur du Green Man, le Feuillu, l'homme de la sylve qui s'unira, après les frimas hivernaux, à la déesse des fécondités printanières, et dont l'image s'est perpétuée, depuis des temps fort anciens, sur les chapiteaux des églises, les clefs de voûte, les stalles et les miséricordes.


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    Le vert nous entraîne dans sa ronde ambivalente... Couleur des fées et des fous dans l'Europe médiévale, liqueur ensorcelante des yeux de Lucifer, émanation des voeux et des connaissances perpétuées par différentes confréries.


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    Les Catherinettes revêtent donc les couleurs attribuées aux fous dans le monde médiéval. Le jaune et le vert habillent ceux qui sont en marge, les initiés mystérieux qui échappent aux contraintes de la société et sont marqués par les dieux.


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    Vue sur le cimetière des Innocents, 1552.


    Pendant plusieurs siècles, les « Catherinettes » désignèrent à Paris les religieuses augustines de l'Hôpital ou Hôtel-Dieu Sainte-Catherine situé dans la rue Saint-Denis. Ces Catherinettes étaient très aimées de la population parisienne. Les statuts de leur ordre imposaient l'hospitalité, les soins aux malades et l'inhumation en terre consacrée des personnes mortes en prison, noyées dans la Seine ou trouvées inanimées dans la rue. Elles apportèrent aussi leur aide aux jeunes filles livrées à la prostitution et créèrent des accueils pour les femmes venant de Province. Il s'agit du premier asile de nuit pour femmes, ancêtre de « l'Oeuvre de la protection de la jeune fille. »


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    Au cimetière des Innocents, la croix de Sainte-Catherine veillait sur un périmètre accueillant les défunts dont personne ne voulait.


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    Le folklore de la Sainte-Catherine


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    Dans la tradition populaire, Catherine est liée à de nombreuses pratiques de magie amoureuse. Selon une vieille coutume, les jeunes filles allumaient une bougie à la nuit tombée et soufflaient leurs désirs dans la flamme dansante, en murmurant le nom de la sainte.


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    Le fer à cheval, amulette gorgée de puissance lunaire, veillait au bon accomplissement de leurs voeux.


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    Les pensées, les roses et les trèfles à quatre feuilles sont autant d'émanations de la Bonne Fortune amoureuse.


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    On offrait jadis, de charmants petits bonnets brodés et destinés à favoriser la rencontre avec l'être aimé. Bonnets amulettes, réceptacles de prières et de superstitions, brimborions si fragiles qui ont traversé le temps, investis de tant d'espoirs et de rêves...


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    « Amener quelqu'un sous la coiffe » signifiait se marier...


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    La coiffe de Sainte-Catherine, renouvelée chaque année, symbolisait le renouvellement des saisons. Les bonnets décorant les cartes du jour sont investis de ce pouvoir calendaire et sacré.


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    Ils sont accompagnés de devises aux allures de comptines, incantations populaires que certaines prononçaient, sitôt la carte reçue, en direction d'une flamme, en serrant contre leur coeur une petite poupée de chiffon baptisée « Catherine ».


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    Le matin du 25 novembre, des groupes de jeunes filles se réunissaient. Chacune gravait son nom sur une bougie qui était ensuite fixée dans une coquille de noix. Les frêles esquifs scintillants étaient posés à la surface d'un récipient rempli d'eau. Ceux qui se frôlaient désignaient les jeunes filles qui seraient les premières à se marier.


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    On faisait aussi couler des gouttes de cire à la surface d'un miroir ou d'un bol rempli d'eau. Si la cire formait un anneau, cela signifiait qu'un mariage était proche.


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    Les jeunes filles enduisaient d'huile trois aiguilles bénies et les posaient à la surface d'une soucoupe remplie d'eau. Si l'une d'elles coulait dans les dix premières secondes, la perspective d'un mariage était fortement compromise.


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    Glisser dans sa poche un petit bonnet vert au lever du jour est réputé favoriser la chance amoureuse mais replier un parapluie humide multiplie les chances de « coiffer Sainte-Catherine » ou, pour les garçons, de « porter la crosse de Saint-Nicolas »!


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    Dans les chapelles consacrées à Sainte-Catherine, les jeunes filles âgées de 25 ans venaient piquer, dans la coiffe de la sainte, 25 épingles en faisant le voeu de trouver un époux. Jusqu'à leur trentième anniversaire, elles rajoutaient une épingle par an, si bien sûr elles n'avaient pas rencontré l'amour. Elles conservaient précieusement la trentième épingle, en espérant que la venue de l'âme soeur se concrétiserait le plus vite possible...


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    La fleur d'oranger, quintessence de fécondité et de prospérité, était offerte, sous forme de couronnes parfumées, aux jeunes mariées.


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    En Provence, on présentait aux Catherinettes des petits bonnets et des objets en forme de coccinelle, insecte traditionnellement associé aux voeux d'amour et appelé « Catharinetto ».


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    La coccinelle, amie des jardiniers (image vente-coccinelles.fr)


    Si une jeune fille apercevait une coccinelle, elle faisait un voeu et regardait dans quelle direction l'insecte s'envolait. Un mari l'y attendrait peut-être...


    Fileuse des opportunités d'amour, Sainte-Catherine était aussi appelée « protectrice de la santé » dans plusieurs régions de France et de Belgique. Elle était invoquée, le jour de sa fête, pour soigner l'eczéma, appelé « roues de Sainte-Catherine ». Il fallait brûler un cierge en l'honneur de la sainte dans la première église devant laquelle on passait.


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    Sainte-Catherine et la roue de l'année


    D'après certaines légendes, le soir de sa fête, Catherine se déplace dans les airs, à cheval sur une roue dentée qui symbolise la roue de l'année.

     

    Gardienne des cycles calendaires, elle règne sur les mystères du Zodiaque et les secrets des éléments.


    Dame d'abondance, elle dépose sur le seuil des portes et le rebord des fenêtres des cadeaux pour les enfants sages, des fleurs et des talismans d'amour (petites poupées, coeurs de tissu, broches de bois ciselé), pour les jeunes filles désireuses de se marier.


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    La Fortune, par Guido Reni (1575-1642).


    Catherine est assimilée à Fortuna, la déesse de la chance, dotée de pouvoirs prophétiques et invoquée par les jeunes filles désireuses de se marier. Elle est représentée debout sur une sphère ou une roue. Elle brandit un gouvernail et une corne d'abondance (cornu copiae). Elle s'élève dans le vent et navigue dans le ciel diurne et nocturne. Au fil du temps, elle est devenue l'incarnation du destin favorable à certains hommes politiques mais elle a toujours été associée aux voeux et aux cycles de la féminité.


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    Fortuna, 1541, par Hans Sebald Beham (1500-1550).


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    La Roue de Fortune ou Roue du Destin


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    La Roue de Fortune
    issue du Tarot des Imagiers du Moyen âge
    d'Oswald Wirth,
    mon tarot préféré...


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    Les Gallois célébraient la déesse Arianrod, roue d'argent, navigatrice céleste à la barque de lune.


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    La Roue des Moires, les « Destinées »...


    Clotho file les jours et les évènements de la vie. Lachesis enroule le fil et détermine le sort de chacun. Atropos coupe avec ses ciseaux le fil de l'existence et libère le souffle vital de l'enveloppe corporelle.


    Catherine, la fileuse des voeux, revêt certains attributs des Moires antiques, des Parques et des Nornes, appelées aussi les Trois Fées.


    Dans certaines régions de France, le 25 novembre, les petites filles allaient frapper aux portes des villageois, guidées par une « reine Sainte-Catherine », adolescente tirée au sort par les trois femmes les plus âgées de la communauté. Vêtue de blanc, elle brandissait une petite quenouille (attribut des fées), décorée d'une pomme rouge. Les fillettes chantaient des chansons et recevaient des sucreries. Elles confectionnaient aussi des roses en tissu.


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    Dans certaines régions de France, comme la Haute-Saône et la Franche-Comté, les pâtissiers préparent, depuis plusieurs siècles, des cochons en pain d'épices qui symbolisent la prospérité. De grandes foires Sainte-Catherine se tenaient autrefois sur les principaux axes commerciaux. La fête de Sainte-Catherine coïncidait aussi avec l'achat du cochon que les paysans allaient engraisser pendant l'hiver.


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    Ces cochons en pain d'épices recouverts de chocolat ont un petit sifflet de bois à la place de la queue.


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    (Image trouvée sur le site de l'office de tourisme de Vesoul.)


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    On peut écrire son nom sur ces gourmandises porcines.


    Au Canada, on savoure la tire de Sainte-Catherine, une sucrerie à base de mélasse, de sirop de maïs ou blé d'Inde, de beurre, de cassonade, de sucre blanc ou brun.


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    Une religieuse de Nouvelle-France, Marguerite Bourgeoys, en est à l'origine. Elle fonda la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, ouvrit sa première école un 25 novembre et fit déguster aux petites amérindiennes ces friandises brun doré.


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    Les jeunes filles à marier fabriquaient la tire pour l'offrir aux célibataires vivant près de chez elles. Aux États-Unis et au Canada anglais, ces gourmandises sont appelées « kisses ». Des baisers joyeusement sucrés dont la « fabrication » est encore plus aboutie quand elle se fait à deux... Chaque personne tire sur le mélange afin de lui donner une meilleure élasticité.


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    Il existe de nombreuses recettes avec plus ou moins de variantes. Certains y rajoutent du chocolat.



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    Sainte-Catherine et la magie végétale


    « A la Sainte-Catherine tout bois prend racine... »

     

    Ce diction populaire, bien connu des jardiniers, désigne, à partir de la fin novembre, une période propice au bouturage des branches d'arbres. La saison est primordiale pour la multiplication de très nombreux arbres et arbustes, aussi bien ornementaux que fruitiers.


    Défunts et ancêtres ont été honorés pendant le cycle de Samain-Halloween (consulter à ce sujet mon article intitulé La mystérieuse nuit d'Halloween) et la terre profonde fourmille de vie, octroyant à certains végétaux des pouvoirs protecteurs.


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    D'après les Archives Suisses des Traditions Populaires, (Tome XIII, 1909, p. 178), on choisit une rave le jour de la Sainte-Catherine. On coupe et on creuse la partie inférieure pour la remplir de terre et y semer des grains de blé. Puis on suspend la rave devant la fenêtre « qui s'ouvre à l'orient ». A la période de Noël, « la Catherine » ressemblera à une étrange poupée végétale, dotée d'une gaine de feuilles au bas du corps et d'une abondante chevelure verdoyante au-dessus. Protectrice du foyer, « la Catherine » sera nourrie avec un mélange de lait, d'eau de rose et de pluie.


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    La ronde des dictons


    Savourons quelques adages et devises issus des anciens almanachs et de la sagesse populaire...


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    « Sainte-Catherine en manteau blanc

    Apporte du froid pour longtemps. »


    « Sainte-Catherine vient toujours de blanc habillée... »


    « Pour la Sainte-Catherine fais de la farine

    Car pour Saint-André le blé sera gelé. »


    « Quand au ciel Sainte-Catherine fait la moue

    Il faut patauger longtemps dans la boue. »


    « Sainte-Catherine, toute fille veut la fêter

    Mais point ne veut la coiffer. »


    Pour la Saint-Martin la neige est en chemin

    Pour la Sainte-Catherine elle est à la courtine... »


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    Je souhaite aux Catherine une excellente fête, et je souffle à celles et ceux qui attendent l'être aimé mes pensées d'espoir et mes voeux de bonne fortune. Que la sagesse des Anciens leur soit favorable et que leurs rêves se réalisent!


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    Le 25 Novembre est aussi la Journée Internationale pour l'élimination de la violence faite aux femmes mais n'oublions pas que l'attention aux victimes et le refus des actes de barbarie s'imposent chaque jour...


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    Que virevoltent nos rêves au rythme des saisons!


    Bibliographie


    BRIÈRE, Léon: L'hôpital de Sainte-Catherine en la rue Saint-Denis (1184-1790). Paris: Imprimerie Nationale, 1890, 88 p. in-8°.


    COURSAULT, René: Sainte-Catherine d'Alexandrie. Le mythe et la réalité. Maisonneuve et Larose.


    DUMAX, V: Sainte-Catherine, patronne des jeunes filles. 1883.


    HURTAUT, MAGNY: Dictionnaire historique de la ville de Paris. Genève: Minkoff, 1779, 4 volumes. Réédité en 1973.


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    52 commentaires
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    J'ai été taguée, plusieurs fois en l'espace d'un mois, aussi ai-je choisi d'écrire un article illustré, sorte de petit grimoire, pour répondre aux questions posées.


    Troublée par ce bouquet si gentiment offert par monsieur Loup, j'ai failli oublier les règles du tag mais les voici...


    Les règles doivent être postées.


    La personne taguée répondra à onze questions avant de créer onze nouvelles questions.


    Elle choisira onze personnes et placera, à la fin de son tag, un lien vers leurs blogs.


    Elle se rendra sur leurs blogs et les informera qu'elles ont été taguées.


    Elle n'oubliera surtout pas de prévenir les personnes concernées.


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    Voici le tag de Fraizy


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    Je vous invite à découvrir, si vous ne la connaissez pas déjà, ses recettes mitonnées avec amour et fantaisie. Sa gentillesse et son sens du partage vous feront chaud au coeur. Merci Fraizy!


    1 Quelle « région gastronomique » autre que la tienne préfères-tu?


    La Provence, où j'ai vécu enfant.


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    Une de mes premières émotions gourmandes: les calissons, dont j'adore la forme de navette.


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    La Picholine du Gard, perle luisante dont l'ovale sensuel fait frétiller mes papilles.


    2 Si tu devais donner un autre nom au verbe cuisiner, que serait-il?


    Aimer! La cuisine est un acte d'amour. Avec des produits de saison, quelques zestes de créativité et une irrépressible envie de faire plaisir, on peut offrir du bonheur à son entourage.


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    La marchande de fruits, 1580, par Vincenzo Campi (1536-1591).

     

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    Ce n'est pas l'étal luxuriant de cette jeune femme qui me contredira...


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    L'oeuvre de Campi, peintre de Crémone, se réfère aux « bodegones », natures mortes et scènes de genre de la peinture espagnole du XVIIe siècle où une attention particulière était rendue aux surfaces, aux effets de couleurs et de matière. Nos sens sont attirés par cette profusion de légumes et de fruits, à condition de les aimer bien sûr, ce qui est amplement mon cas!

     

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    3 Quel aliment préfères-tu cuisiner ?


    La pomme de terre dont je suis une inconditionnelle.


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    Je fais sourire mon entourage en disant que, dans une autre vie, j'étais sûrement prêtresse de la Pachamama, déesse mère amérindienne, sur l'Altiplano, au coeur de la Cordillère des Andes. Mais au-delà du sourire, dès que je mange ou cuisine des pommes de terre, je songe à ce don de la nature, merveilleuse parmentière qui se décline à travers tant de variétés.


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    Photographie de Roman Bonnefoy (Romanceor) trouvée sur Wikimedia Commons.


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    (Photographie de Pierre de Vallombreuse et Marie-Hélène Fraissé pour Géo)


    Volutes de copal et d'oliban offertes par les Ponchos rouges à la Pachamama, dans les vapeurs solaires du premier août.

     


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    (Terra Madre sur la Boutique Éthique des Andes)


    Terre Mère, Mère Nourricière, Mère du Temps, la Pachamama est la source de toutes les formes de vie et l'épouse d'Inti, le Soleil, créateur des feuilles de coca. Elle nourrit les Hommes, elle peut détruire aussi mais elle est avant tout liée à la protection et à la fécondité. Les Yatiris (chamanes) enterrent dans le sol à son intention des casseroles de pommes de terre rôties.


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    (Guidebolivia.com)


    Je me suis enrichie, tout en me régalant, en étudiant ces rituels dont je n'expose qu'une infime partie, dans le cadre de ce tag. Le lien qui nous unit à la terre s'exprime intensément dans notre rapport à la nourriture, notre manière de la préparer, de la partager et de la savourer.


    4 Pour un anniversaire préfères-tu offrir du fait maison ou du déjà préparé?


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    Du fait maison. Je n'achète jamais de plats tous prêts. Je cuisine avec mon mari et cela donne lieu à de grands moments de fou rire... Un anniversaire est un moment sacré, je suis trop heureuse de préparer quelque chose pour l'occasion!


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    5 Quelle est ta passion dans la vie ?


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    L'écriture... feu rutilant, encre de bonheur absolu, sève de mon existence...

     

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    6 D'où vient le nom de ton blog ?


    Ma Plume Fée dans Paris... Une plume rêveuse et indomptable voguant là où elle le désire, amoureuse de la capitale, de l'Histoire de l'Art et des grandes civilisations, aimantée par le souffle des légendes, la poésie et les récits fantastiques... Une plume qui caracolait déjà dans l'enfance, à rebours de ce qu'on voulait lui faire écrire, réjouie de partager ses émotions tout en jouant avec le mystère. Le nom de mon blog vient de ce creuset rougeoyant où fusionnent à loisir ces facettes très personnelles.


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    Une porte, avenue de l'Opéra, que j'adore contempler...


    7 Préfères-tu passer tes vacances à la mer, à la montagne ou à la campagne?


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    J'aime la mer. La montagne et la campagne sont des lieux envoûtants mais je suis passionnément attirée par les beautés de la forêt, écrin de légendes et de mystères.


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    Je serai toujours en admiration devant les arbres, merveilleux réceptacles de sagesse, de force et de magie.


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    8 Si tu étais un animal, lequel serais-tu ?


    Un chat noir aux yeux d'or, lové dans l'antre d'une sorcière...


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    (Photographie trouvée sur le net, j'aurais aimé citer son auteur...)


    A propos de félin aux yeux d'or, je vous invite à succomber aux charmes de la ravissante Pépita, sur le blog d'Annick et Pépita. Vous y découvrirez les trésors de la ville d'Amiens, les flâneries facétieuses d'Annick ainsi qu'un doux univers ronronnant...


    9 Si tu rencontrais une fée, que lui demanderais tu ?


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    La fée aux papillons, Sophie Gengembre Anderson(1823-1903), artiste victorienne.

     

    De me laisser contempler son monde onirique à travers une perle de rosée... et de dissiper autant que possible les souffrances de mon organisme (la plupart d'entre vous en connaissent l'amplitude et les particularités). Je lui demanderais aussi un petit sac de poudre magique pour aider les personnes qui affrontent quotidiennement la maladie...


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    Les Fées, par Gustave Doré (1832-1883). Un de mes tableaux préférés.


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    Un des Flower Fairies de Cicely Mary Barker dont je conte l'histoire dans la Magie de Mai.


    10 Quel est ton style de musique préféré ?


    La musique est un brasier d'émotions. Mes goûts sont très éclectiques. Ils reflètent mes états d'âme, mes impulsions, mes rêves, mes instants de folie passagère...rires!


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    La liste entière de mes affinités musicales serait trop longue à répertorier mais j'adore les envoûtantes ballades celtiques de Loreena Mac Kennit, les flamboyances érotico-gothiques de Mylène Farmer, l'univers et le son fascinants d'Indochine, la voix si saisissante de Gotye (Somebody that I used to know), les clips très cinématographiques du groupe pop rock Maroon 5.


    La musique classique a bercé mon enfance et mon adolescence. Les Concertos de Vivaldi, les Opéras de Mozart et de Wagner, les voyages harmoniques de Béla Bartók (…) accompagnent, périodiquement, mes rêveries.


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    11 Si tu pouvais rencontrer un personnage célèbre ou un cuisinier célèbre (même mort) qui serait-il ou elle ?


    Giacomo Casanova (1725-1798).

     

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    Le personnage me fascine depuis l'enfance. Je ne suis pas seulement « attirée » par le séducteur, mais par l'esprit brillant, doté de connaissances en médecine, en histoire, en astronomie, en biologie, en « sociologie », en stratégie militaire et dans tellement de domaines; l'homme rusé, opiniâtre et sensuel qui pulvérisa les hypocrisies, l'escroc flamboyant qui échappa à toutes les modes et à toutes les emprises... J'ai prévu, dans le courant de l'année 2013, de lui consacrer un article...


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    Le regretté Heath Ledger...


    Je réponds maintenant au tag de Nathalie


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    Fruits, de William Merritt Chase


    Dans son blog intitulé La Serviette sur la table (www.signe-deco.org) Nathalie nous offre, entre terre et mer, un délicieux éventail de saveurs, de succulents desserts et ses coups de coeur, avec une gentillesse et une sensibilité immenses. Je vous invite à découvrir son univers et ses bons petits plats.


    1. Quel est ton plus beau rêve culinaire ?


    Être dans un jardin d'hiver, lovée près de mon amoureux. Nous dînons aux chandelles et la neige redessine le paysage avec ses ombres d'argent. Je contemple les coulées de cire aux formes fantastiques et la table où s'étire une farandole de gourmandises...


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    Mais un pique-nique sans prétention, partagé dans la douce atmosphère d'un jardin de Paris, me va tout à fait!


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    2. Quel repas préfères-tu ?


    Un gratin de pommes de terre et de courge butternut suivi d'un fondant au chocolat truffé d'écorces d'orange et de citron confits.


    3. As-tu déjà commencé à réfléchir à ton repas de Noël ?


    Au détail du repas, non. Mais ma gourmandise et mon envie de faire plaisir sont déjà en pleine effervescence...

     

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    Mes petites mignardises de l'année dernière... Je suis loin d'être douée pour la présentation mais elles étaient délicieuses. J'ai un faible pour les pétales cristallisés de rose et de violette sur lit de chocolat noir.


    4. Quel dernier livre de cuisine as-tu acheté ?


    Un très bel ouvrage, ode ensorcelante à la cuisine et à la magie des contes.

     

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    « La Cuisine des Fées » se dévore avec la fièvre au corps. Les recettes sont fabuleuses et l'incursion dans la forêt des contes, particulièrement réussie. On peut trouver ce livre magnifique aux éditions Le Club.


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    5. Quelle est ta friandise préférée ?


    Les macarons


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    Je suis complètement addict!!!


    6. Quelle est ta dernière acquisition en ustensile de cuisine ?


    Une cuiller à pâte à tartiner... Oh la gourmande! Elle est surtout pour mon mari dont la mine réjouie suscite une réaction en chaîne de bisous volcaniques, assortie d'une voluptueuse émulsion de chocolat...


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    7. Ton mari ou petit ami préfère-t-il la cuisine de sa mère à la tienne ?


    Oh non!!! Et je n'exagère pas...

     

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    8. As-tu déjà fait de la cuisine moléculaire et qu’en penses-tu ?


    Je n'ai jamais pratiqué la cuisine moléculaire. Je suis fort réticente à son égard car je redoute ce qui altère la structure des aliments. Et l'azote liquide est associé pour moi à des souvenirs fort douloureux: une opération de la dernière chance au cours de laquelle on m'a anesthésié la bouche avec. Alors je passe mon tour...


    9. Peux-tu citer 5 plats que tu affectionnes ?


    Un gratin de pommes de terre et de courge butternut

     

    Une tarte aux champignons frais et à la crème de riz, délice maison entièrement végétal.

     

    Du seitan accompagné de petits légumes caramélisés et de riz basmati.

     

    Des pavés de saumon marinés dans une succulente huile d'olive et du vinaigre de cidre artisanal, accompagnés de frites maison et de petits champignons.

     

    De la panisse (une préparation à base de farine de pois chiche) accompagnée de lentilles et de légumes sautés.


    Quel aliment aimes-tu le plus?


    La pomme de terre! Souvenez-vous, je suis une inconditionnelle de la « morelle tubéreuse » et passionnée par les rituels associés à la Terre Mère amérindienne.


    11. Quel est aliment détestes-tu?


    Le beurre...

     

     


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    Voici mes réponses aux cinq questions du tag de Jacqueline


    Si vous souhaitez découvrir un univers d'une impressionnante créativité, réservez à « La table de Méline », vous serez séduits par ses recettes audacieuses et ravis par sa gentillesse. J'en profite pour te redire, ma chère Jacqueline, combien j'apprécie notre amitié...


    Quel est le plat de votre enfance?


    Le couscous de ma grand-mère. Ayant très longtemps vécu en Tunisie, elle avait appris à le cuisiner de manière traditionnelle et réunissait sa famille autour de plats superbes et généreux. Je songe à son si doux sourire...


    Quel est votre livre de cuisine culte?


    Je n'en ai pas. J'aime suivre mes impulsions culinaires...


    Quelle sorte de cuisine du monde vous fascine?


    La cuisine japonaise


    Quelles sont vos spécialités en cuisine?


    Les gratins que, sans me vanter, je réussis fort bien: fondants et moelleux à l'intérieur et dorés et croustillants sur le dessus. Mais je n'ai jamais songé à les prendre en photo.


    La tarte au chocolat.


    Quel aliment vous fait-il craquer?


    Ce n'est plus un scoop: la pomme de terre mais les fruits sont aussi pour moi une source infinie de plaisirs...


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    Fruits et verres, Osias Beert (1580-1623).

     

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    Fruits et pain


    Je réponds maintenant au tag de Tina qui n'a pas de blog mais qui, en lectrice assidue, a souhaité me poser cinq questions. Nous nous sommes liées d'amitié grâce à notre passion pour les images et les récits féeriques.


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    Nous adorons toutes les deux le monde onirique de Joséphine Wall.


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    Quel est ton signe astrologique et comment le décrirais-tu?


    Je suis Bélier!


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    Bête à cornes à la tête dure mais qui possède un grand coeur, la faisant fondre, la plupart du temps, comme une madeleine... cependant gare au réveil du volcan!!!


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    Hormis Paris que tu adores, quelle autre ville stimule-t-elle ton imagination?


    Venise, dans l'écrin de son intemporelle beauté. Tant d'artistes ont succombé à ses charmes. J'ai eu la chance de la visiter plusieurs fois et d'y vivre mon voyage de noces. Nous avons exploré la Venise secrète, caressé les pages de ses grimoires, apprécié, entre ombre et lumière, ses très nombreuses facettes...


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    Peux-tu citer trois livres parmi tes préférés?

     

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    Voyage au centre de la terre

     

    J'ai relu l'intégrale des oeuvres de Jules Verne en 2011 et j'y ai pris un plaisir infini. Voyage au centre de la terre est pour moi la plus fabuleuse alchimie entre le rêve et la réalité, une initiation fascinante pour le jeune Axel, guidé par son oncle, le professeur Otto Lidenbrock et le mystérieux Arne Saknussen. Je ne me lasse pas de plonger avec eux dans les entrailles sombres et flamboyantes de la terre, d'explorer la cryptographie runique, de traverser ce dédale matriciel peuplé d'êtres fabuleux...


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    L'action de cet ouvrage captivant se déroule à Versailles en 1774. Alors que le pouvoir de Louis XV s'apprête à devenir l'apanage du jeune Louis XVI, commence une série de meurtres cruels et raffinés, signés d'un F... F comme Fabuliste! L'enquête sera menée, de main de maître, par un espion vénitien, Pietro Viravolta de Lansalt, jusqu'à un face à face haletant...

     

     

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    Ce chef-d'oeuvre de Graham Joyce traduit à merveille l'étrangeté du monde de l'enfance et le passage, inquiétant, fascinant et puissamment érotique, au monde adulte.


    Parmi toutes tes photos de Paris peux-tu en choisir trois pour lesquelles tu as une « sympathie particulière »?


    Trois, ce n'est pas évident, il y en a tant que j'aime mais allez, va pour trois!


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    Une des Nymphes de la Place de la Concorde


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    Un bateau pirate sur la Promenade du Cours-la-Reine


    Image65 Un des dragons fantastiques de la rue des Mathurins


    Peux-tu nous montrer une photo de toi bébé, si tu ne trouves pas cela trop indiscret?


    Je rougis! Non, je plaisante, voici ma photo mais c'est bien parce que c'est toi...


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    Petite Plume Fée âgée de cinq mois...


    Après ce florilège de questions, chers amis, voici les miennes.


    1. Quelle est ta couleur préférée?


    2. Quel est ton premier souvenir culinaire?


    3. Quelle était ta matière favorite à l'école?


    4. Si tu étais un animal imaginaire, lequel serais-tu?


    5. Quel poème as-tu le plus aimé dans l'enfance?


    6. Si tu pouvais remonter le temps, quelle époque voudrais-tu explorer?


    7. Quelle est ta gourmandise préférée?


    8. Quel roman as-tu lu récemment?


    9. Aimes-tu le thé et si oui, quel est ton thé favori?


    10. Quelle période de l'année préfères-tu?


    11. As-tu des animaux?

     


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    A mon tour de vous taguer, chers aminautes!


    J'aurais aimé vous taguer tous mais il m'est d'avis que ce ne sera pas la seule fois où nous nous livrerons à cet exercice. De toute façon, il n'y a aucune obligation de répondre à ce petit jeu de questions.


    Je tague 16 personnes puisque j'ai participé à deux sortes de tags. Onze personnes pour répondre aux règles des tags de Fraizy et de Nathalie et cinq personnes pour répondre aux règles du tag de Jacqueline.


    1. Anniclick, Annick et Pépita (http://annick.pepita.over-blog.com)

     

    2. Isa-Marie, Grelinette et Cassolettes (http://grelinettecassolettes.over-blog.com)

     

    3. Jacqueline, La table de Méline (http://latabledemeline.canalblog.com)

     

    4. Corinne, Cronin-Poésies (http://cronin-poesies.over-blog.com)

     

    5. Noctamplume, Le blog de Noctamplume (www.noctanplume.com)

     

    6. Véronique, Le blog de Chatbada (http://chatbada.over-blog.com)

     

    7. Chris, Au fil des jours et des menus plaisirs(http://crisitane.canalblog.com)

     

    8. Eglantine, Quai des Rimes (http://quaidesrimes.over-blog.com)

     

    9. Linda, Le blog d'El Lobo (http://ekla-de-nature.eklablog.com)

     

    10. May, Les Billets de Mademoiselle May (www.les-billets-de-mademoiselle-may.com)

     

    11. Eliane, Parfums de Campagne (http://www.parfumsdecampagne.over-blog.com)

     

    12. Line, Le sourire de Line (http://lesouriredeline.over-blog.com)

     

    13. Ana, Le blog de Miamana (http://miamana.over-blog.com)

     

    14. Gut, Cuisine de Gut (http://cuisinedegout.wordpress.com)

     

    15. Véronique, Titite Parisienne(http://www.titeparisienne.com)

     

    16. Méline, Les photos de Méline (http://mel-and-tof.skynetblogs.be)


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    Envoûtantes roses, églantines et pensées de Paris... Un dernier bouquet avant les scintillants sortilèges de l'Hiver...


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    Je pense bien à vous!

    Plume4

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  • Pour la communauté poétique de Suzâme (http://suzame-ecriture.over-blog.com), Textoésies et vous, mon inspiration sur le thème de l'Automne, un zeste de saison...


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    The Enchanted Forest, 1921, par Ida Rentoul Outhwaite, illustratrice australienne (1888-1961).


    Flamme d'automne


    Ainsi va l'automne

    Sous sa cape de vent

    Baluchon sur l'épaule

    Aux caprices du temps


    Sortilèges qui dansent

    Dans les feuilles diaprées

    Valse d'incandescence

    Aux parfums égarés


    Ainsi rêve l'automne

    Près du vieux chêne aux loups

    Dans le froid qui bourgeonne

    Sous son masque de houx


    Les couleurs tourbillonnent

    En ce bal éphémère

    La forêt s'abandonne

    A la fièvre des cerfs


    Sous la lune d'orage

    Leurs forces décuplées

    Dans la ronde sauvage

    Versent le sang doré


    Souffles qui s'entrelacent

    Sous les arceaux des fées

    Pendeloques de glace

    Aux velours des trophées


    Ainsi tremble l'automne

    L'ombre dans sa crinière

    Ses doigts rouges couronnent

    La tisseuse d'hiver...


                                        Cendrine


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    Hiver, Lauri Blank


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    Sur la patine des chemins, le vent disperse les ombres de l'été...


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    Tendez l'oreille, on entend l'herbe crépiter...


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    Ensorcelées dans la lumière d'or
    Les feuilles attisent ce mouvant décor
    Ivre de leur fièvre sucrée...



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    Au rythme de mes pas
    Il est une feuille
    En robe d'or bruni
    Où s'unissent des lignes
    Et des runes de vie...



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    Automne en liesse sur le mur
    Pampres de soleil en parure
    Vigne de coeur au souffle de Paris...



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    Lumière douce de Novembre
    Pour une feuille rescapée
    Trésor de sève où la vie danse
    Un dernier ballet verdoyant
    Mais la belle est déjà marquée
    Par une écriture de sang...



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    Entre deux giboulées d'automne
    La feuille posée par le vent
    Chuchote ses pensées d'aurore
    Pétale rose incandescent...



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    Au front des arbres métamorphosés
    Les rutilances nourricières
    Tissent dans la brume sorcière
    Les nacres des mondes glacés...



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    Que l'Automne vous offre ses beautés, avant qu'elles s'évaporent et que d'autres couleurs et d'autres textures s'installent dans le paysage. Nous nous loverons alors dans les légendes hivernales...


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    Queen of Owls, Nene Thomas


    Je vous remercie, de tout coeur, pour votre fidélité et vos très nombreux messages! Je souffle vers vous une myriade de pensées d'amitié...


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    Plume4

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