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    Chers amis,

    Depuis quelques jours, je suis confrontée à des choses « étranges » sur mon ordinateur et à des problèmes de réseau qui n'ont fait que s'amplifier.

    Hier, ma messagerie est devenue complètement « folle »: des mails dupliqués chacun plus de trente fois, des centaines de mails se retrouvant dans la corbeille et la corbeille qui se vide toute seule, des fenêtres n'arrêtant pas de s'ouvrir et de se fermer ou de se dupliquer et les icônes de mon bureau atteintes par la danse de Saint-Guy. Mes documents sens dessus dessous et plein de choses du même acabit. J'ai perdu de nombreux mails importants. Aujourd'hui, ça continue...

     

    Plusieurs jours seront nécessaires pour venir à bout de ce qui tourmente ma machine et qui a trompé l'anti-virus. Il ne détectait rien mais heureusement le flair et le talent d'informaticien de Christophe ont débusqué la « vilaine créature » qui s'est immiscée dans mon système. Il faut désormais la tuer et surtout réparer les dégâts occasionnés ce qui va prendre du temps vu le caractère vicieux de la « bête ».

     

    En plus du grand « toilettage » nécessaire, le réseau fonctionne très mal. Internet se coupe une dizaine de fois par jour et nous avons des problèmes électriques à répétition, les fusibles qui sautent, etc...

     

    Bref, soyons patients, laissons le temps au temps et tout rentrera peu à peu dans l'ordre.

     

    Nous avons dîné à la lampe de poche et à la bougie et évidemment, pas moyen d'entreprendre le nettoyage de l'ordinateur et la réinstallation de ce qui a été altéré sans un réseau électrique qui marche correctement.

     

    Je ne pourrai donc lire vos messages ni passer vous voir dans les prochains jours mais je penserai bien à vous.

     

    Je suis ennuyée pour les mails perdus mais quand la « technique » nous fait défaut il ne sert à rien de s'énerver et de gaspiller son énergie.

     

    Merci à Annette de m'avoir hébergée le temps de publier ce message.

     

    Je souhaite que les derniers jours d'avril vous soient favorables et je vous dis à bientôt pour célébrer les premiers jours de Mai.

     

    Gros bisous, amicales pensées!

     

    Cendrine

     

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    Chers amis, je vous souhaite de très belles fêtes de Pâques!

     

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    (Cartes de ma collection personnelle.)

     

    Si vous êtes intéressés par le folklore et l'histoire de cette fête aux origines fort complexes, vous pouvez lire ou relire mon article intitulé MYSTÈRES ET TRADITIONS DE PÂQUES.

     

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    Que le lièvre messager des forces de reverdie fasse germer les graines de vos projets et que votre gourmandise s'exprime pleinement!

     

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    Tant de trésors pour affoler nos papilles...

     

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    Toqué de chocolat!!!

     

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    Sur ces notes succulentes, je vous adresse mes plus amicales pensées et un florilège de bisous aux couleurs du Printemps...

     

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    Merci pour les adorables petits mots que vous m'avez adressés à l'occasion de mon anniversaire...

     

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    Plume

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    En ce 15 avril, je souffle avec bonheur et gourmandise mes quarante-trois bougies et je souhaite un Joyeux Anniversaire à mes ami(e)s béliers. (Merci à mon amie Vanessa pour cette ravissante carte et merci à « vous » qui m'avez envoyé tant de signes d'affection, de messages et de jolis présents.)

     

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    En ce jour spécial, j'ai envie de vous parler du Bélier, cet impulsif au grand coeur, un peu, beaucoup, passionnément rebelle et de laisser caracoler ma plume sur la page...

     

    Depuis l'enfance, je m'intéresse à l'Ésotérisme, à l'Occultisme, à l'Astrologie. Mes pensées sont posées sur le rebord de la fenêtre, toujours prêtes à s'envoler vers des mondes mystérieux. Je plonge avec délices dans les vieux grimoires et les forêts d'encyclopédies. Je me régale du contact avec le papier, l'odeur de l'encre et les reliures fanées par le temps.

     

    Je suis à la fois universitaire et autodidacte. Cette dualité aimée nourrit mes réalités alternatives et me permet de mieux supporter les contraintes d'une pathologie très douloureuse, aux allures de monstre dévorant. Alors quand je souffle chaque année mes bougies d'anniversaire, c'est un pas de plus qui me réjouit.

     

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    Emblème de force et de croissance solaire, le Bélier est un signe Cardinal. La particularité des signes Cardinaux (Bélier, Cancer, Balance, Capricorne) est de présider au début d’une saison et de marquer les solstices et les équinoxes. Le Bélier correspond à l’équinoxe de printemps. La Balance, opposé astrologique du Bélier, est associée à l’équinoxe d’automne. Le Cancer préside au retour du solstice d’été et le Capricorne, à celui du solstice d’hiver.

     

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    L'Homme anatomique, enluminure issue des Très Riches Heures du Duc de Berry, XVe siècle.

     

    Le Zodiaque se divise en signes Cardinaux, signes Fixes et signes Mutables.

     

    Les signes Cardinaux correspondent aux quatre saisons, aux éléments, aux points cardinaux et aux Vertus Cardinales (voir à ce propos mon article sur la Fontaine Saint-Michel).

     

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    Le Bélier (Force) s'éveille pour donner l'impulsion et faire jaillir les premières chaleurs du printemps. Gouverné par la planète Mars, il est le plus cardinal des signes Cardinaux.

     

    Le Cancer (Tempérance) marque l'influence croissante de l'eau, le pouvoir de la sève et du solstice d’été. La Balance (Justice) correspond à l'intensité croissante de l'air qui se manifeste à l'équinoxe d’automne. Le Capricorne (Prudence) représente le pouvoir secret de la terre, plongée dans un sommeil purificateur et fertile, à la période du solstice d’hiver.

     

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    Zodiaque du Livre des propriétés des choses, de Barthélémy l'Anglais (frère franciscain et encyclopédiste du XIIIe siècle), édition du XVe siècle.

     

    Les quatre signes Fixes (signes qui se situent au milieu d'une saison) sont le Taureau (milieu du printemps), le Lion (milieu de l'été), le Scorpion (milieu de l'automne) et le Verseau (milieu de l'hiver).

     

    Les quatre signes Mutables (signes venant conclure chaque saison) sont les Gémeaux (fin du printemps), la Vierge (fin de l'été), le Sagittaire (fin de l'automne) et les Poissons (fin de l'hiver).

     

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    Vitrail de la rose ouest de Notre-Dame de Paris (1220).

     

    Le Bélier se distingue, dans la ronde zodiacale, par son désir d'aventure, aussi bien réel que chimérique. Il est réputé tracer sa route et exprimer sans fléchir son caractère idéaliste et épicurien qui trouve un écho dans le signe de la Balance, son opposé astrologique.

     

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    Illustration de Joséphine Wall.

     

    Quand je parle « d'opposé », je ne parle pas de guerre entre les signes mais de position sur la roue zodiacale. Je suis Bélier ascendant Balance, avec la lune en Scorpion et j'ai des amis de chaque signe.

     

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    Illustration de Joséphine Wall.

     

    Fougueux, impétueux, passionné, émotif, hardi, gourmand, voluptueux mais aussi colérique et rebelle à l'ordre établi, un brin ou intensément provocateur même quand il n'en a pas l'air, le Bélier est appelé « le souffleur d'étincelle ».

     

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    Gravure de Sidney Hall (1788-1831) issue de l'ouvrage A Familiar Treatise on Astronomy, (Londres, 1825). Nous apercevons la Mouche Boréale, petite constellation formée de trois étoiles, aujourd'hui détachée de celle du Bélier.

     

    Signe des meneurs et des guerriers, initiateur né capable de régénérer ses forces rapidement, le Bélier a le sang vif. Il est aussi considéré comme enfantin. Les méchantes langues disent que sa conscience précède la conscience et qu'il agit forcément sans réfléchir. Ce n'est pas faux (rires) mais son énergie débordante et sa capacité d'action, même dans les situations les plus sombres, sont l'émanation de sa nature profonde, celle qui donne l'impulsion et fait bouger les rouages... Quant à la réflexion, elle est très intense, à des moments choisis, dans la tête d'un Bélier!

     

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    Portrait de femme coiffée de cornes de bélier dit la Bacchante, par Jean-Léon Gérôme (1824-1904).

     

    Les correspondances physiologiques du Bélier sont le crâne, les dents, la mâchoire, le cerveau, le visage et les yeux.

     

    La couleur du Bélier est le rouge (ma couleur préférée) et les pierres du Bélier sont le jaspe rouge, le rubis, la cornaline, l'hématite et dans une certaine mesure le quartz rose et l'améthyste. D'autres pierres, en fonction des ouvrages, lui sont associées.

     

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    Liber Astrologicae, 2e quart du XIIIe siècle.

     

    Le Bélier est celui qui marque le commencement du Zodiaque. Dans la mythologie grecque, un bélier à la toison d'or nommé Chrysomallos transporte un jeune garçon et sa soeur, Phrixos et Hellé, menacés par la jalousie de leur belle-mère, vers le royaume de Colchide.

     

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    Pendant le voyage, Hellé glisse et tombe dans la mer. Phrixos tente de lui venir en aide mais la jeune fille est aspirée par les flots. Le lieu de sa chute sera baptisé Hellespont. Dès qu'il parvient à destination, Phrixos sacrifie le bélier pour offrir sa toison à Aétès, le roi de Colchide. La toison est alors suspendue à un chêne sacré et gardée par un dragon.

     

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     Le héros Jason, chef des Argonautes, finit par la dérober au terme de rudes épreuves, grâce à la magicienne Médée. Ce cratère, daté du IVe siècle av. J.-C., décrit la présentation de la toison au roi Pélias de Thessalie. (Photo: Marie-Lan Nguyen, 2006.)

     

    Pour la petite histoire, mon mémoire de Maîtrise en Lettres Modernes et en Histoire de l'Art concernait l'étude du théâtre à machines (ancêtre des effets spéciaux) au XVIIe siècle et plus particulièrement la Conquête de la Toison d'Or de Pierre Corneille, pièce baroque à la mise en scène féerique, peuplée de divinités à l'esprit retors et fondée sur des changements de décors dignes d'un film à gros budget.

     

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    Gravure issue du De magnis conjunctionibus, (Des grandes conjonctions, 861-866, ouvrage d'astrologie judiciaire), édition de 1489. (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b260.)

     

    Habité par la puissance de ses instincts, le bélier symbolise la force génésique qui préside à la renaissance du cycle vital. Représentation cosmique de la puissance animale du feu, entité créatrice et destructrice, rebelle et chaotique, dévorante et généreuse, il est fait de fulgurance, d'énergie indomptable et de souffle embrasé. Sa nature est bouillonnante, volcanique, convulsive. Il est l'émanation du feu originel et, pour de nombreux peuples, un être fondateur. Plusieurs dieux ont un bélier pour attribut.

     

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    Bélier marin gardant la fontaine de Mars et Hygie, dans le 7e arrondissement de Paris.

     

    Le dieu mésopotamien Enki (Ea) était représenté par un bélier à queue de poisson, maître des eaux fraîches et de la connaissance, protecteur de la fécondité et gardien du passage entre l'hiver et le printemps.

     

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     Dans l'ancienne Égypte, le dieu Khnoum, maître de l'eau fraîche, arborait une tête de bélier. (Photo: culture.gouv.fr. Khnoum, entre 1200 et 1100 avant J.-C.).

     

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    Khnoum est celui qui crée, avec le limon du Nil, l'enfant à naître et son double (kâ). Pendant ce temps, la déesse grenouille Heqet ou la déesse Hathor aux cornes de vache, insuffle la vie dans le corps de l'être figurine, avec l'ânkh ou croix ansée. Khnoum façonne Dieux et Hommes sur son tour de potier. Il donne forme aux enfants et les place dans le sein de leur mère.

     

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    Le bélier Khnoum, Basse Époque, Musée du Louvre.

     

    Honoré en divers lieux de Haute-Égypte, Khnoum veille sur les sources du Nil, avec les déesses Anouket et Satet, et porte le titre de « Seigneur de la Cataracte ». Le bélier, son animal « magique », faisait l'objet d'attentions particulières tout au long de sa vie. Il était ensuite momifié. L'île d'Éléphantine, son sanctuaire principal, abrite une nécropole de béliers sacrés dont les sarcophages en bois sont décorés à la feuille d'or.

     

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    Statuette de Khnoum en pierre, Basse Époque (664-332 avant J.-C.), musée du Louvre (Crédit Photographique C. Décamps).

     

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     L'allée des Béliers à Karnak, consacrés à Amon-Rê, le Soleil créateur et guérisseur, protecteur des vivants et dieu guerrier qui apparaît doté d'une tête de bélier ou sous la forme d'un bélier aux cornes recourbées symbolisant son énergie fécondante.

     

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    Amon/Ammon a donné son nom aux ammonites, mystérieux animaux marins fossiles de la classe des mollusques céphalopodes. Considérées comme sacrées, les ammonites ou cornes d'Ammon (les peuples anciens croyaient qu'un serpent s'était enroulé autour d'une pierre et s'était fossilisé) étaient réputées susciter des visions prophétiques, guérir la fièvre et repousser les maléfices et les animaux venimeux. La Corne d'Ammon est aussi l'autre nom de l'hippocampe, une structure du cerveau qui joue un rôle central dans la mémoire et la navigation dans l'espace. (Photo Masur)

     

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    Des ammonites aux formes variées, par Ernst Haeckel (1834-1919), naturaliste allemand, 1904.

     

    A l'instar de la corne de bélier, l'ammonite est mouvement, onde et spirale. Elle symbolise l'élan vers la vie et la transmission des secrets enfouis. La corne spiralée, emblème solaire de force, de fécondité et de régénération, était vénérée par différents peuples, sur différents continents. Elle évoque, à l'instar du sang et du feu, une alchimie de vie, de mort et de fécondité.

     

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     Nous retrouvons ces formes spiralées sur le chaudron de Gundestrup, objet sacré datant du 2e siècle avant J.-C. et exhumé en 1891 dans une tourbière du Jutland, au Danemark. Le dieu celte Cernunnos aux bois de cerf, maître des animaux de la forêt, y apparaît assis dans une posture yogique. Il brandit un torque de la main droite et un serpent à tête de bélier de la main gauche.

     

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    Familier du dieu des saisons, de la chasse et de la prospérité, le serpent hybride peut apparaître comme la représentation du mariage de l'Eau et du Feu, une émanation de l'énergie vitale et de la puissance indomptable de la nature.

     

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     Thor, le dieu nordique de l'orage, crée la foudre avec son marteau Mjöllnir afin de combattre les géants, incarnation des forces du chaos. Il se déplace dans un char tiré par deux boucs béliers: Tanngnjost (Dents Grinçantes) et Tanngrisnir, (Dents Étincelantes).

     

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    Bélier de la fontaine Louvois, dans le 2e arrondissement de Paris.

     

    Dans la Grèce antique, Hermès, le messager des dieux, guide des voyageurs sur les routes et conducteur des âmes des morts (Hermès Psychopompe) était parfois représenté comme un porteur de bélier (Kriophoros).

     

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    Hermès Criophore, copie romaine d'un original grec du Ve siècle avant J.-C. (Rome, musée Barracco.)

     

    Hermès Criophore et Apollon Karneios, dieu solaire aux cornes de bélier, ont présidé à des rites pastoraux qui répondaient à une volonté purificatrice.

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    Statère d'argent à l'effigie d'Apollon Karneios, Ve siècle avant J.-C.

     

    Dans les mythes grecs, Hermès détourna une épizootie en portant un bélier sur ses épaules et Apollon repoussa, grâce à ses cornes spiralées, les bêtes sauvages, les miasmes et les créatures malfaisantes. Ces croyances méditerranéennes sont à l'origine de la représentation du Christ Bon Pasteur, le Christ qui porte un bélier, un mouton ou un agneau sur ses épaules.

     

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    Le Bon Pasteur, marbre du Vème siècle. Musée du Vatican, Rome. (Cliché FCL)

     

    Le monde chrétien fit une lecture négative du symbole du bélier, en raison de son caractère martial, de sa vive sexualité et de ses relations avec le paganisme. L'Agneau de Dieu (Agnus Dei) devint alors une variante « purifiée » du bélier, offert en sacrifice pour le salut des pêcheurs. Ainsi, dans la Genèse (22, 13), le bélier est substitué à Isaac au moment du sacrifice d'Abraham.

     

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    Agnus Dei photographié dans l'église Saint Ignatius à Chestnut Hill (Massachusetts), par John Workman.

     

    Animal solaire, fécond, sacrificiel, le bélier est celui qui transporte les prières et les voeux. Dans la Chine ancienne, il symbolisait, à l'instar de la licorne, la monture des Immortels et il apparut, en Inde, comme un véhicule magique pour certaines divinités.

     

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     Dans les Védas (textes hindouistes sacrés), il est associé à Agni, le dieu du feu aux deux visages. Il est aussi l'un des attributs d'Indra, le seigneur du ciel et la monture de Kuvera, divinité gardienne des plus grands trésors, ce qui rappelle le mythe de la Toison d’Or.

     

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    Pour les Yorubas, un peuple d'Afrique occidentale, le bélier est un animal royal au caractère fier, fiable et courageux. Il est aussi le symbole du dieu du tonnerre Schango, le porteur de hache. Le tonnerre est considéré comme le cri de l'animal, émanation de sa puissance fécondante et guerrière.

     

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     Ce pendentif en bronze, en forme de tête de bélier, décorait une robe cérémonielle de tissu rouge portée par l'Orufanran, chef militaire du royaume Yoruba. (Cote cliché: 98-007195. N° d’inventaire:73.1997.4.141. Crédit photographique:Jean-Gilles Berizzi. Paris, musée du quai Branly.)

     

    Plusieurs peuples d'Afrique vénèrent le Bélier Céleste, divinité agraire qui règne sur la fécondité. Ils le représentent juché au-dessus d'un épi de maïs, l'extrémité de sa queue se métamorphosant en une tête de serpent. Les Dogons croient que le Bélier Céleste porte une Calebasse, la matrice du soleil, entre ses cornes testicules et qu'il apporte les orages en se déplaçant au firmament. Il dispose d'un phallus dressé sur son front qui lui permet de féconder la calebasse et quand il urine, la terre des Hommes se gorge de pluie bienfaisante. Sa toison est faite de feuilles vertes ou de cuivre rouge.

     

    Après ce voyage à travers la symbolique du bélier et les légendes qui lui sont associées, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cet amour insolite né, fin 2011, entre un bélier et une biche au parc animalier de Kunming, dans la province du Yunnan, en Chine.

     

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     Changmao, le bélier blanc à « Longue Toison » et Chunzi, « la Pure » éprouvent une affection qui intrigue les gardiens et les spécialistes en comportement animalier. Ils s'accouplent plusieurs fois par jour, se câlinent et refusent de se quitter. Ils ont même été officiellement « mariés », le 14 février 2012.

     

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    Bélier gardien de l'hôtel de Sandreville dans le quartier du Marais.

     

    Animal mythique, le bélier a donné son nom à la machine de guerre qui permettait d'enfoncer les portes et les murs des villes et des monuments assiégés. Il est celui qui pénètre, de manière ambivalente, pour détruire et féconder car après le temps du chaos vient toujours le temps de la reconstruction et de la reverdie. Les vieux mondes s'écroulent et d'autres mondes voient le jour mais la mémoire de « ce qui fut » ne saurait disparaître.

     

    Ainsi, si sa constellation brille de manière assez discrète dans le ciel nocturne, c'est parce que la mythique Toison d'Or a retrouvé sa place au sommet du chêne sacré, dans le mystérieux royaume de Colchide, et qu'un dragon sommeille tout autour de l'arbre, comme le prétendent les traditions hermétiques...

     

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    Magnifique vase des Tuileries.

     

    Sur ces bonnes paroles, avec mes cornes vrombissantes (rires!) je vais déguster, en charmante compagnie, mon gâteau d'anniversaire et, à défaut de pouvoir partager une succulente part avec vous (ce que j'aurais bien aimé faire), je vous adresse mes amicales et facétieuses pensées!

     

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    Le Premier Avril (édition revue et augmentée)

     

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    Plaisanteries, boutades et rencontres espiègles se multiplient, en ce jour qui lâche la bride aux esprits facétieux. Les poissons d'avril, les gourmandises et les déclarations d'amour sont à l'honneur.

     

    Des poissons chargés d'histoire...

     

    Émanation de traditions printanières et de très anciens rites de fertilité, le poisson nous séduit par sa riche symbolique et la délicieuse iconographie qui lui est associée. Il s'inscrit, tel un initiateur, au coeur des festivités qui marquent le renouvellement des forces vives de l'année.

     

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    Jusqu'au XVIe siècle, le début de l'année variait suivant les diocèses. A Lyon, l'année commençait le jour de Noël; à Vienne, c'était le 25 mars. Dans certaines régions, le jour de Pâques ouvrait les portes du calendrier et dans d'autres provinces, c'était le premier avril.

     

    Le roi Charles IX (1550-1574) décida de résoudre cette « complication » en fixant au premier janvier, dans l'ensemble de la France, le début de l'année civile. Le 9 août 1564, le tout jeune souverain signa, en présence de sa mère, la régente Catherine de Médicis, l'édit de Roussillon qui n'entra en vigueur qu'en 1567.

     

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    Portrait de Charles IX, 1561, par François Clouet (1505/15-1572).

     

    « Oyez braves gens, le premier janvier marque une fois pour toutes le début de l’année. »

     

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    En 1582, la mesure fut étendue à l'ensemble du monde catholique grâce à l'adoption du calendrier grégorien.

     

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    La tradition du poisson d'avril semble tirer ses origines du fameux édit de Roussillon, car, en souvenir des anciennes célébrations du premier avril, les gens continuèrent d'échanger des cadeaux, de préférence teintés de burlesque.

     

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    Mais un ouvrage comme le Dictionnaire de Trévoux (1704-1771), synthèse jésuite des dictionnaires français du XVIIe siècle, proposa une autre origine au poisson fatidique. Le Christ aurait été contraint, lors de son jugement, de se rendre d'un tribunal à un autre, sous une profusion de railleries. On aurait donc pris l'habitude de faire courir et de renvoyer, d’un endroit à un autre, le premier avril, les personnes dont on voulait se moquer.

     

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    De nos jours, les plaisantins accrochent un poisson en papier dans le dos de leurs victimes. Quand la farce est découverte, ils s'écrient « Poisson d'avril »!

     

    Entre amis, entre collègues et dans le cadre familial, les esprits taquins rivalisent de créativité et certains canulars, de plus ou moins grande ampleur, sont organisés dans les médias.

     

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    Les poissons d'avril dans le monde

     

    Depuis l'an 2000, le premier avril est aussi la Journée Internationale des Livres Comestibles. Cette célébration, conçue par Judith Hoffberg et Béatrice Coron, invite les bibliophiles à réaliser des gourmandises en forme de livre. Les amateurs photographient leurs créations et les publient sur le site du Edible Book Day.

     

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    Au Brésil, le premier avril est appelé « Jour du Mensonge ». Les enfants créent des poissons colorés avec du tissu et du papier et les adultes rivalisent d'ingéniosité pour élaborer le plus « gros » mensonge.

     

    Au Mexique, la coutume consiste à dérober provisoirement un objet appartenant à un ami. La « victime » recevra des friandises et un message lui révélant qu'il s'est fait piéger.

     

    Aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, le jour des fous d'avril, April Fool's Day, ou All Fool's Day (Jour de tous les fous) apparaît comme une sorte de réminiscence de la Fête des Fous médiévale mais dans une version plus édulcorée.

     

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    (Charivari du Roman de Fauvel, miniature du XIVe siècle.)

     

    En Écosse, les farceurs oeuvrent jusqu'au 3 avril alors qu'en Espagne et en Amérique Latine, les traditions ludiques du premier avril se déroulent le 28 décembre, Jour des Saints-Innocents. En ce jour qui mêle le souvenir du massacre des enfants de Bethléem âgés de moins de deux ans par le roi Hérode et les festivités associées à l'antique Fête des Fous, les enfants accrochent un petit personnage en papier dans le dos des personnes qu'ils ont choisi de chahuter.

     

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    Dans de nombreux pays, le premier avril est l'occasion de rire, de manière plutôt débonnaire, aux dépens des personnes que l'on apprécie.

     

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    Les beautés d'avril

     

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    Enluminure du mois d'avril issue du manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry, XVe siècle.

     

    Le mois d'avril est une passerelle enchantée entre les deux parties de l'année. La saison sombre s'est éloignée. L'équinoxe de printemps a réveillé le pouvoir des fleurs. Les bourgeons, gorgés de force, cèdent la place aux couleurs les plus vives. La sève pulse sous l'écorce des arbres fruitiers et les animaux se départissent de leur pelage hivernal.

     

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    La Nature est en liesse même si avril est un mois capricieux, propice aux giboulées. Cette inconstance météorologique a donné lieu à de nombreux dictons et proverbes:

     

    « Fleurs d'Avril

    Ne tiennent qu'à un fil ».

     

    « Quand Avril en fureur se met

    Pas de pire mois dans l'année! »

     

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    « Il n'est si gentil mois d'avril

    Qui n'ait son chapeau de grésil. ».

     

    « La lune d'avril nouvel ne passe pas sans gel. »

     

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    « Avril entrant comme un agneau

    S'en retourne comme un taureau. »

     

    « Quand Mars se déguise en été

    Avril met ses habits fourrés. »

     

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    « Avril le doux, quand il se fâche, est le pire de tous! »

     

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    « Caprices d'Avril font tomber les fleurs et trembler les laboureurs. »

     

    Mais heureusement, rien n'arrête la reverdie... Les beautés parées de lumière affrontent, depuis la nuit des temps, les tempêtes et les fantômes de l'hiver qui parfois les bousculent avec leurs doigts givrés.

     

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    Sur la roue zodiacale, dansent, à cette période transitoire, des êtres magiques: le poisson, emblème lunaire et matriciel et le bélier, animal solaire, gorgé de force et de virilité.

     

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    Le poisson d'avril, messager de l'amour et du Printemps

     

    Si les canulars associés au premier avril sont toujours bien vivants, l'image du poisson était autrefois utilisée pour exprimer son ardeur amoureuse. Aux alentours de 1900, les cartes illustrées de poissons étaient très répandues. Le messager des forces printanières était accompagné d'angelots, d'enfants, de belles jeunes femmes ou de couples amoureux. Des vers romantiques et facétieux complétaient l'ensemble.

     

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    Ces cartes s'inscrivent dans la lignée de celles de la Saint-Valentin et du Premier Mai. Les amoureux y déclarent leur flamme avec espièglerie et sensibilité.

     

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    La vogue des cartes illustrées était l'occasion de célébrer, avec poésie, humour et tendresse, le cycle des saisons et le renouveau printanier.

     

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    Cette iconographie au charme suranné est truffée de symboles d'amour et de chance. Le fer à cheval est considéré depuis fort longtemps comme un porte-bonheur, indissociable des rituels amoureux. Des rubans roses ou rouges étaient glissés dans les trous de l'objet avant d'être offerts à la personne désirée. Si le contexte était favorable, ils pouvaient être dissimulés sous son matelas ou son oreiller.

     

    Les jeunes hommes frottaient des petits fers à cheval sur la lettre destinée à l'élue de leur coeur.

     

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    Protecteur du foyer contre les tempêtes et les forces malveillantes, le fer à cheval était placé, les pointes vers le haut, au-dessus des portes ou des cheminées. Réputé attirer l'amour et la prospérité, il était posé, les nuits de pleine lune, sur le rebord des fenêtres. Il accompagnait aussi les pêcheurs dans leurs activités.

     

    Depuis la plus lointaine antiquité, les roses symbolisent l'amour. Leur douce couleur rose-thé s'harmonise avec les nageoires et la queue des poissons.

     

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    Incarnation des forces printanières, le poisson d'avril met à l'honneur une magie populaire qui offre au monde de l'enfance une place privilégiée.

     

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    Le poisson peut être assimilé à la légendaire cigogne, bonne fée qui apporte les nourrissons dans les foyers.

     

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    Les cartes du premier avril étaient aussi agrémentées de messages d'amitié.

     

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    On vendait, dans les boutiques en vogue à la Belle Époque, des poissons en sucre, en chocolat et de jolies boîtes colorées en forme de poisson, remplies de gourmandises. Cette tradition a survécu à travers la « friture » de Pâques, florilège de chocolats en forme de créatures aquatiques.

     

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    Au cours des repas, on plaçait sur la table des petits objets imitant la nourriture afin d'amuser les convives et des boîtes miniatures en forme de poisson pour y loger quelque chose de précieux.

     

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     Belle enseigne pisciforme photographiée dans le quartier du Gros-Caillou. (7e arrondissement de Paris).

     

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    La symbolique du poisson

     

    Le poisson fraye et se love dans les eaux matricielles, les mondes mystérieux et les profondeurs de l'inconscient. Dans les religions anciennes, il était porteur d'un symbolisme lié à l'amour et à la fécondité.

     

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    Des poissons aux couleurs chatoyantes peuplaient les bassins des temples, les fontaines et les étangs sacrés.

     

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    Guillaume Rondelet (1507-1566), L'histoire ancienne des poissons, 1558.

     

    Des déesses mères à queue de poisson étaient célébrées au Proche-Orient, à l'instar de la déesse lunaire syrienne Atargatis, représentée avec une queue de sirène.

     

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    The Mermaid, par le peintre préraphaélite John William Waterhouse (1849-1917).

     

    Les premières sirènes ressemblaient à des Harpies. Leurs ailes d'oiseaux claquaient dans le vent comme les voiles des bateaux. D'après la légende, battues par les Muses dans un concours de chant, elles perdirent leurs plumes, utilisées pour tresser des couronnes.

     

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    Ulysse et les Sirènes, 1891, par J.W. Waterhouse.

     

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    Ulysse et les sirènes, par le peintre victorien Herbert James Draper (1863-1920).

     

    Le milieu marin a toujours suscité la fascination et l'effroi. Des auteurs comme Pline l'Ancien (23-79 après J.-C.) le qualifient de « mère des monstres » mais l'eau, si mortifère soit-elle, est habitée par des forces magiques et régénératrices.

     

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    The Land Baby, par le peintre préraphaélite John Collier (1850-1934).

     

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    Poisson volant, par le peintre victorien Herbert James Draper (1863-1920).

     

    Dans la Grèce ancienne, le poisson était consacré à Aphrodite, la déesse de l'amour et de la beauté, née de l'écume de la mer.

     

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    La naissance de Vénus, vers 1485, par Sandro Botticelli (1445-1510).

     

    Dans la Rome antique, le premier avril, les femmes vénéraient la déesse Vénus Verticordia et la Fortune virile. Le poète latin Ovide (43 avant J.C.- 18 après J.-C.) relate que la statue vénusienne, dépouillée de ses bijoux et de ses diverses parures, était baignée et parfumée. Les prêtresses la paraient ensuite de colliers d'or et de roses fraîches.

     

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    Vénus Verticordia, 1868, par Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), artiste préraphaélite.

     

    Ce portrait, dont il existe quatre versions, représente Vénus Verticordia, «celle qui change les cœurs», une des nombreuses épiclèses de la déesse de l’Amour. (Une épiclèse est une épithète accolée au nom d'une divinité.)

     

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    Alexa Wilding, l'un des modèles favoris de Rossetti, prêta ses traits à la déesse, beauté victorienne flamboyante, auréolée de papillons d'or et jaillissant d'un buisson de pivoines et de roses. Elle tient une flèche dans la main droite et une pomme dans la main gauche, fruit de connaissance et de sensualité évoquant le péché originel mais aussi le jugement de Pâris. La flèche est l'attribut de Cupidon, le dieu qui insuffle le désir.

     

    Le premier avril, les femmes romaines se lavaient dans de l'eau vive, énonçaient des voeux de fécondité et portaient des couronnes de myrte vert, arbuste sacré de la déesse. Elles offraient de l'encens à la Fortune Virile, qui devait les aider à dissimuler aux hommes les petits défauts de leur anatomie. Dans les temples, elles savouraient un breuvage mystique, mélange de lait, de miel et de suc de pavot. D'après les anciennes croyances, Vénus avait absorbé cet élixir lors de ses noces avec Vulcain, le dieu du feu et de la forge.

     

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    (Allégorie aquatique, place de la Concorde.)

     

    Le poisson, avatar et compagnon des déesses antiques, devint, dès le début de la chrétienté, un symbole du Christ.

     

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    Signe secret de reconnaissance des premiers chrétiens, le nom grec du Christ, ikhtus, peut être considéré comme un acronyme des mots: Iesos Khristos Théos Huios Sotèr soit « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ».

     

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    Dans les traditions d'avril et de Pâques, il est question de résurrection des forces naturelles et de pêche miraculeuse.

     

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    Les pêcheurs, décor du pavement de la basilique d'Aquilée, en Italie.

     

    Sur les murs des Catacombes, les lampes à huile, les poteries et les sarcophages paléochrétiens, le poisson représente le sacrement de l'Eucharistie, communion suprême du Christ avec ses disciples. Il évoque le passage et le cheminement des âmes vers l'au-delà.

     

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    Le calice au poisson, dans la Maison aux Poissons, à Ostie (le port de Rome).

     

    Le poisson figure, à côté du pain et du vin, sur la table de la Cène. Les premiers Pères de l'Église qualifiaient les croyants de pisciculi: « petits poissons » et appelaient les fonts baptismaux piscina: « le vivier, l'étang aux poissons ».

     

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     Gardien des connaissances mystérieuses, guide spirituel, symbole de chance et de fécondité, le poisson est un initiateur, célébré dans toutes les civilisations, en orient comme en occident.

     

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     En Chine, le poisson (yü) signifie le bonheur et l'abondance. Les mouvements de sa queue et de ses nageoires dans l'eau sont assimilés au plaisir sexuel. (Image extraite de mon article sur la Pagode Loo.)

     

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     Au Japon, on le considère comme un emblème de courage, de force et d'endurance. (Estampe d'Hiroshige (1797-1858), Mulet gris et camélia.)

     

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     Il conduit aussi les âmes bienheureuses à travers les mondes aquatiques, vers les Îles Fortunées, et protège l'Oeuf de la Vie qui fait renaître le Printemps.

     

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    Au numéro un de la rue Montmartre, dans le premier arrondissement de Paris, on aperçoit ce poisson sculpté dans le mur de l'église Saint-Eustache (1532-1640). Il domine une porte basse qui conduit à une petite crypte, l'actuelle sacristie.

     

    Il provient d'une ancienne chapelle, construite en 1213 grâce à Jean Alais, maître des joueurs de mystères qui prêta au roi Philippe Auguste une somme d'argent conséquente et reçut l'autorisation de prélever un denier sur chaque panier de poisson vendu aux Halles. Il se remboursa si bien qu'il put faire édifier une chapelle à Sainte-Agnès, là où se dresse aujourd'hui le choeur de l'édifice. Ainsi, le poisson fut une nouvelle fois un vecteur de chance et de prospérité.

     

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    Enracinés dans l'imaginaire collectif, les poissons d'avril sont les messagers des forces de reverdie et les protecteurs des anciennes croyances. Ils confrontent ceux qui en sont les « victimes » à une sorte de rite de passage. Ils frayent dans les eaux magiques, à la croisée des fluides de mort et de vie, et nous invitent à laisser papillonner notre imagination.

     

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    Je souhaite qu'Avril vous soit particulièrement favorable. Merci pour vos messages, je pense bien à vous!

     

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    Plume

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