•  

     

     

    Image001.jpg

    © Molly Harrison, La Sorcière d'Automne

     

    ...Femme de chair ou créature du folklore cristallisant les peurs et la fascination du danger. Peurs de l'enfance rassemblées dans la nuit avec les êtres de cauchemar qui veulent nous dévorer.

     

    Protéiforme à travers les siècles, la Sorcière est bien vivante dans notre monde où la lumière semble dominer l'obscurité.

    Clarté émanant des réverbères, enseignes brillantes des magasins, lampes et bougies à profusion... Nous ne traversons plus, le cœur battant, ces forêts géantes à l'atmosphère fantastique où la peur des créatures magiques s'est forgée. Mais la Sorcière est toujours là, indissociable des circonvolutions de notre psyché.

     

    A califourchon sur le balai magique,

    Chevelure au vent de minuit ou

    son chapeau pointu se découpant sur le disque lunaire

    La Sorcière vole,

    se hâte vers un lieu tenu secret,

    libérée des contraintes de son corps physique...

     

    Elle va festoyer au sommet des collines,

    à la croisée des vieux chemins,

    sur les montagnes d'Ambre

    en compagnie d'étranges créatures

    que certains appelleront démons.

     

    La Sorcière qui chevauche

    sa monture enchantée

    pendant que les humains respirent

    dans les mailles du sommeil

    est libre et donc considérée comme forcément dangereuse,

    maléfique, adversaire de la société.

     

    Son image à facettes multiples

    s'est construite au fil du temps

    « déguisée » par les fantasmes des inquisiteurs

    et la frayeur populaire...

     

    Ses familiers l'assistent

     

    Le chat qui veille près de l'âtre,

    le regard veiné d'or,

    tissant les ombres sur son corps

    La chauve-souris gardienne de son grimoire

    Le serpent qui fascine les miroirs

    Le crapaud qui féconde la terre

    La jument de ténèbres,

    monture des esprits qui la renseignent...

     

    Initiatrice et Séductrice, elle est Fille de la Nature et des Éléments...

     

    Bouc-émissaire...

     

    Toujours puissante...

     

    Image002.jpg

    ©Molly Harrison, Lune du Temps d'Halloween

     

    Image003.jpg

    (Je ne connais pas l'auteur...)

     

    Pénétrer dans son univers, c'est découvrir une réalité protéiforme, nourrie de peurs enracinées dans l'inconscient collectif, de fantasmes sexuels et sanguinaires exacerbés par les frustrations inhérentes aux contraintes de la Religion. C'est se confronter au pouvoir des femmes et à travers elles à la voix de nos instincts.

     

    Image004.jpg

    ©Victoria Frances, Black Witch

     

    Image005.jpg

    © The Green Fairy Art

     

    Théologiens et magistrats ont discouru sur les actions jugées malveillantes des Sorcières, vouant aux tortures et aux humiliations multiples ces "filles d'Eve" prétendument disposées de par leur nature à tendre l'oreille aux paroles séductrices du Démon. La femme est, dans leurs esprits dérangés, née pour commettre crimes et méfaits. Elle s'évertue à corrompre et à nuire, telle Eve, la pécheresse initiale, sensible au chuchotement du Serpent de l'arbre, qui tendit la pomme de connaissance interdite à Adam, le premier homme modelé par Dieu.

     

    Image006.jpg

    Carte Vintage

     

    Pendant des siècles de maladies, de guerres et de famine, la femme a incarné l'agent privilégié de Satan sur la Terre. Pour ceux qui détestent sa nature, si elle ne naît pas sorcière, elle le devient forcément, initiée par une "maîtresse en l'art de sorcellerie" ou par le Diable lui-même. Happée dans ses rêves ou sur le chemin de sa maison, elle révèle au sabbat sa constitution perverse (d'après les démonologues compulsifs!), à travers danses obscènes et festins sauvages.

     

    Image007.jpg

    © Rik Garreth, Le culte des sorcières

     

    Image008.jpg

    Sabbat de sorcières à Paris, photo 1910

     

    Les récits populaires et les textes érudits dépeignent une « effroyable » créature qui s'accouple avec le Diable, se donne lubriquement aux démons et aux hommes qui la convoitent, assassine des êtres innocents qu'elle fait cuire pour honorer son maître et se repaît des restes que celui-ci lui concède.

     

    Image009.jpg

    La Sorcière, dans l'imaginaire des prêtres et des magistrats... Représentation issue d'un Grimoire de Démonologie, BNF.

     

    Elle est accusée d'enchanter des objets inanimés, de dompter d'étranges bêtes et de chevaucher l'échine du vent personnifié. Puis d'enfanter la mort, le chaos, la famine, la destruction. On la tient pour responsable de tous les maux qui bouleversent le quotidien.

     

    Quand "on" réfute qu'elle soit sorcière, la femme est "forcément" frappée d'un mal hallucinogène distillé par les contractions de son utérus!!! La prétendue « faiblesse » de ses organes, par rapport aux organes masculins, est censée affoler son esprit. Ainsi, elle croit réellement voler dans les airs, seule ou en compagnie d'autres femmes dévoyées, de diables et de bêtes et elle s'affirme sorcière pour mieux expier l'imperfection de sa nature!

     

    Image010.jpg

     

    Cette folie a conditionné hélas la vie des femmes pendant des siècles et elle continue, dans certaines régions du monde... Chaque femme devrait être libre de faire ce qu'elle veut, comme elle le veut et de croire en ce qu'elle veut, sans être sous le joug de pensées patriarcales et de vieilles rengaines religieuses...

     

    Vive la liberté des femmes, à pied ou à califourchon sur un balai! C'est aussi ce que nous dit le personnage de la Sorcière en « habitant » l'imaginaire de nombreuses civilisations.

     

    Image011.jpg

    ©Molly Harrison, Green Witch

     

    Charismatique et complexe, la Sorcière évolue avec brio dans les romans et les contes et représente souvent de nos jours, à la télévision et au cinéma, une héroïne appréciée.

     

    Prêtresse des forces de la Nature, elle considère la forêt, espace sauvage et mystérieux, comme son territoire magique. Elle y célèbre le dieu Pan, maître des puissances de fécondité.

     

    Image012.jpg

     

    Image013.jpg

    Image Pinterest

     

     

    Dans les cercles de pierre, elle évoque les charges magiques, tisse les lignes d'énergie et fait pulser les points sacrés.

     

    Elle "récolte" les cailloux dotés de formes particulières et les cristaux précieux qu'elle utilise pour accomplir des rituels de guérison, pour la divination et marquer des chemins de pouvoir.

     

    Image014.jpg

    Image Pinterest

     

    A travers l'élément liquide, la sorcière accroît ses dons de divination. Elle accomplit des rituels de guérison et façonne des charmes en puisant dans la force des eaux vives. Elle love ses secrets dans les eaux calmes aux couleurs changeantes. Elle verse ses énergies "noires" dans les eaux croupissantes et bannit, grâce à elles, ses ennemis.

     

    Image015.jpg

     

    Les sources sont aussi très prisées par la sorcière. Elle "capte" leur chant cristallin et leur énergie vive pour canaliser certains pouvoirs comme la clairvoyance et la communication avec les esprits de la Nature.

     

    Image016.jpg

    © Janna Prosvirina

     

    Dans les miroirs d'eau, la sorcière lit le passé et l'avenir. Elle contemple les mondes anciens ainsi que des visions de sa propre psyché.

     

    Elle recueille la pluie, eau du ciel considérée comme un fluide divin et elle célèbre, de différentes manières, les puissances océanes. Elle conjure les Grands Anciens qui habitent dans les abysses liquides. Elle "cueille" dans l'eau des coquillages et des cristaux bleus qui serviront à protéger les habitations et l'accompagneront au cours de ses rituels.

     

    Image017.jpg

    Image Pinterest

     

    Image018.jpg

     

    Image019.jpg

     

    La Sorcière s'imprègne des énergies de la Terre pour nourrir ses charmes et ses rituels. Elle vit ou s'aventure dans les grottes les plus profondes. Elle contemple et célèbre les ondulations de la Terre Mère, les chaos de grès et de granit, la sensualité ou la rudesse des formes en présence.

     

    Image020.jpg

     

    Image021.jpg

     

    Le Feu lui est indispensable. Elle honore son énergie rouge, née dans les fumerolles et la lave des volcans. Dans l'antre de sorcellerie, le feu brûle sous et dans le chaudron, éclaire les rituels... Son souffle d'or chuchote à travers les charmes séculaires et la Cheminée, qualifiée de Bouche du Dragon, devient un lieu magique par où cheminent les esprits.

     

    Image022.jpg

     

    Outre le Feu, depuis les premiers temps de l'Humanité, le Vent compose l'une des entités favorites de la Sorcière qui agit en étroite relation avec les éléments.

     

    Image023.jpg

     

    Sorcière en chevauchée, issue de The Blue Fairy Book. The Fairy Book est un travail monumental, effectué, entre 1889 et 1910, sous la houlette de l'érudit écossais Andrew Lang (1844-1912), qui présente différents contes de fées...

     

    D'après la croyance populaire, les sorcières "chevaucheuses de nuées" ou Tempestaires, conduisent, à califourchon sur leurs balais, des armées démoniaques qui apportent grêle, neige, foudre et pluies torrentielles. Métamorphosées en corbeaux, elles règnent sur la météorologie. Elles dirigent les éclairs et la foudre. Pour les conjurer, il faut faire "résonner les faux", frapper sur des ustensiles métalliques (chaudrons et pots) et tirer des balles bénites là où le ciel s'obscurcit. Ce vacarme est réputé rompre les maléfices.

     

    Image024.jpg

    Albert-Joseph Pénot (1862-1930), Départ pour le sabbat, 1910.

     

     

    LES USTENSILES DE LA SORCIÈRE

     

    Image025.jpg

     

    Les Sorcières exercent leurs pouvoirs par l'intermédiaire de certains objets, indissociables des activités domestiques et qui revêtent, dans la conscience collective, une connotation maléfique ou ambigüe. Catalyseurs des énergies complexes que les sorcières manipulent, ils sont associés, en fonction de leur nature et de leur utilisation, à l'eau (balai), à l'air (baguette), à la terre (bâton) ou au feu (chaudron).

     

    Image026.jpg

    © Victoria Frances Art

     

    Ustensile de ménage, le BALAI est réputé depuis le XVe siècle accompagner les sorcières dans leurs déplacements nocturnes et transmettre maladies et maléfices. Brocardé par les inquisiteurs et les magistrats pontificaux, il devient la monture infernale par excellence voire le signe d'appartenance de la femme à une communauté de sorcières.

     

    Image027.jpg

    © Akerdantzaria.com

     

    Accusée de le graisser d'un onguent magique confectionné par ses soins ou octroyé par le Diable au premier sabbat en guise de "cadeau de bienvenue", la sorcière dénudée ou parée d'un habit de circonstance, fixe sur le manche luisant de son balai une chandelle allumée, prononce un mot de passe magique ou une formule enchantée et s'échappe dans les airs par le conduit de la cheminée. Seule ou en horde, elle vole dans le ciel nocturne, traversant le temps et l'espace pour se rendre en un lieu isolé où doit se dérouler le sabbat.

     

    Image028.jpg

     

    Les populations se méfient des balais qui changent mystérieusement de place. Elles les croient habités par des démons ou par le Diable lui-même et redoutent ceux que les sorcières placent auprès de leurs conjoints la nuit pour leur dissimuler leur absence.

     

    Le balai de sorcière est généralement constitué d'un manche en frêne, de ramilles de bouleau et de liens de saule ou d'osier.

     

    Plusieurs dates dans l'année sont propices à la création de balais magiques et cérémoniels. Vers le 15 avril, les sorcières attachent les ramures d'un jeune saule à une branche de prunellier...

     

    Le balai est un accessoire purificateur, utilisé pour nettoyer l'espace avant d'y établir un cercle sacré. Il est réputé attirer la chance, lever le vent bienfaiteur, dissiper les tempêtes et refouler les esprits malfaisants. Il permet de contrer la malchance. Il est associé à la venue du printemps et à la protection du foyer. Les jeunes mariés, dans le folklore de plusieurs pays, sautent par-dessus un balai avant de rejoindre leur habitation.

     

    Image029.jpg

    © Lisa Parker

     

     

    LE CHAUDRON

     

    Image030.jpg

     

    C'est un ustensile culinaire qui devient le lieu d'une transformation alchimique. Il est l'Athanor des Sorcières.

     

    Les chaudrons celtiques ont un rapport symbolique avec le chaudron de Dagda, le dieu père, l'Omniscient... Ce sont des récipients magiques, sacrificiels où plongent les initiés, où se régénèrent les corps et les âmes. Mais ce sont aussi des vortex ouverts sur une connaissance magique et mythologique. Les chaudrons permettent la communication entre le monde humain et celui du Sidhe ou Autre Monde Celtique.

     

    Le chaudron divinatoire est un chaudron tripode rempli d'eau claire. Pendant la nuit de Samain/Halloween, on fait couler du blanc d'oeuf à la surface. Les gouttelettes qui se forment ont une fonction divinatoire. Ce procédé est appelé Ciromancie.

     

    Pendant la nuit d'Halloween, on lit des présages dans le sang d'un animal versé dans un chaudron de terre ou de métal noir, posé à un carrefour ou à une croisée de chemins et encadré par quatre chandelles rouges ou noires. Il s'agit le plus souvent de sang de porc, animal de l'Autre Monde, sacré pour les Celtes, messager sacrificiel entre le monde humain et celui des dieux. On fait couler des gouttes de cire noire à la surface du sang versé.

     

    Image031.jpg

     

    Dans le chaudron, la sorcière fait cuire ses potions et ses mixtures. Elle prépare ses philtres et ses élixirs, des "mélanges d'abondance" qu'elle remue grâce à une cuiller en bois de charme.

     

    Les fonctions symboliques du Chaudron

     

    Régénération saisonnière des forces de vie

    Miroir de divination

    Connaissance et clairvoyance

    Inspiration

    Création de potions et de philtres

    Création de la nourriture des dieux

    Mort et Résurrection

    Porte entre les mondes

     

     

    Image032.jpg

    Daniel Gardner (1750-1805), Les Trois Sorcières de Macbeth (Elizabeth Lamb, Vicomtesse Melbourne; Georgiana, Duchesse de Devonshire et Anne Seymour Damer), 1775.

     

     

    Image033.jpg

    © Shannon Stamey

     

     

    LE BÂTON

     

    Le bâton permet à la sorcière de commander aux esprits et aux éléments, de chevaucher dans les airs jusqu'aux lieux de sabbat, de battre l'eau des chaudrons magiques, des sources, des mares, des fontaines pour faire venir orages, grêle, démons de l'air...

     

    Le bâton protège les voyageurs, repousse les revenants (en bois de sureau), empêche les élémentaux de voler le lait et le beurre (en bois de sorbier), favorise la connaissance des choses secrètes (en bois de hêtre), attire la chance (en bois de pêcher), suscite la guérison et la prospérité (en bois de pommier), exerce une action bénéfique sur les cultures et le bétail (en bois de poirier)...

     

     

    Image034.jpg

     

     

    LA BAGUETTE

     

    Associée à l'élément Air, elle est depuis l'Antiquité la plus ancienne, un objet de pouvoir et l'instrument d'invocation par excellence dans les rites magico-religieux.

     

    Baguettes de prêtres, de magiciens, de sorcières ou de fées qui servent à dessiner sur la terre des cercles et des symboles magiques, à délimiter dans le ciel un espace sacré, à "attirer" l'énergie émanant d'un lieu ou d'un monument particulier: cromlech, bétyle, obélisque, allée couverte, dolmens, menhirs...

     

    Dans l'Antiquité égyptienne et gréco-romaine, on trouvait des baguettes en forme de serpent.

     

    Instrument fétiche des sorcières, la baguette est utilisée pour mélanger les potions à l'intérieur du chaudron.

     

    Dans la culture populaire, des baguettes protectrices du bétail étaient utilisées par les bergers et les bergères. Elles étaient associées à des incantations proférées contre les loups, incantations appelées "gardes".

     

    Dans le Berry, haute terre de sorcellerie, on trouvait des baguettes en coudrier que l'on cueillait le Vendredi Blanc, soit neuf jours avant Pâques. On enlevait leur écorce, on les associait en nombre impair et on les attachait en de petits faisceaux. Puis elles étaient apportées par les bergères à l'église pour être guisées, c'est à dire sculptées par leurs prétendants.

     

    Les baguettes étaient coupées à certaines périodes de l'année et lors de certaines phases lunaires... En Nouvelle Lune, à la Pleine Lune, "au croissant de la Lune de Mars", en période de Lune Rousse, le dimanche des Rameaux, le dimanche de Pâques, le Vendredi-Saint, le 5 Février, jour de la Sainte-Agathe, le matin de la Saint-Jean... On récoltait les branches avec un couteau neuf, une lame d'or ou de cuivre, d'un coup vif après s'être "adressé" généralement à l'arbre concerné par le biais d'une incantation.

     

    Image035.jpg

    Image Le Grimoire de Sorcellerie.fr

     

    Les branches collectées devenaient des baguettes investies de pouvoirs que les prêtresses et les prêtres de l'Antiquité, les sorcières et les magiciens réveillaient, grâce à des rituels et des charmes dont le souvenir demeure ancré dans les vieux grimoires...

     

     

    Image036.jpg

    Image Pinterest

     

    LA JARRETIERE ET LES NOEUDS

     

    Les Sorcières utilisaient des Jarretières et des Cordes à Noeuds pour créer des charmes d'amour. Les Cordes à Nœuds, associées aux voies secrètes du Destin, permettaient aussi de contrôler les éléments, de susciter les tempêtes ou de repousser les vents violents, de guérir des maladies fébriles, de faciliter l'accouchement, sous l'obédience de déesses anciennes, comme la déesse romaine Junon Licinia...

     

    Le motif des nœuds est récurrent dans les grottes ornées, sur les reliefs rupestres de la Préhistoire, dans l'art Celte...

     

    Le nœud d'Isis, déesse magicienne de l'Égypte ancienne est parvenu jusqu'à nous, symbole gravé, incrusté ou peint sur des sarcophages, des statues, de nombreux monuments... Précieuse amulette, souvent sculptée dans la cornaline ou le jaspe rouge, pierres liées au sang, qui forme une sorte de croix Ankh ou croix de vie.

     

    Image037.jpg

    Nœud d'Isis en jaspe datant du Nouvel Empire (1562-1069 avant J.C.) Photo © The British Museum, Distr. RMN-Grand Palais.

     

    « Que ce Nœud me relie à toi, Déesse

    Par la vie qui est dans mon corps,

    Par la profondeur de mon âme,

    Par l’étendue de ma conscience

    Par le feu de mon esprit

    Qu’il m’unisse à toi avec amour »

     

    Texte issu du livre Offering to Isis de M. Isidora Forrest.

     

    La Sorcière emploie des petites CLOCHES et des CLOCHETTES en cuivre, en laiton, en cristal, en verre, en bois... pour appeler les esprits au cours des rituels et des cérémonies et les renvoyer quand la magie est accomplie.

    La clochette agit comme le carillon Feng-Shui dont la musique cristalline dissipe les ondes néfastes qui s'accumulent dans une pièce ou au-dessus de la porte d'entrée.

     

    Image038.jpg

    © Artisanne, Scottish sea glass mobile sur Flickr.com

     

    https://www.flickr.com/photos/artisanne/6070725216/in/photostream

     

    Elle coupe les herbes et les plantes qui serviront aux rituels avec des SERPES et des FAUCILLES de petite taille, des couteaux à manche blanc dotés d'une lame droite ou recourbée. La lame courbe représente le croissant de lune qui scintille dans le ciel nocturne. Le manche est généralement en os, ciselé de runes ou de glyphes de connaissance et de protection. Le fourreau est noir comme les ténèbres du secret, territoire magique des sorcières.

     

    Les principales lames rituelles se nomment BOLLINE (manche blanc) et ATHAMÉ.

     

    L'athamé sert à diriger vers un but donné l'énergie mobilisée pendant les rites et les incantations.

     

    Image039.jpg

    Je ne connais pas l'auteur...

     

    Image040.jpg

    Image Pinterest

     

    La Sorcière pratique également le SCRYING, l'art de la divination à travers un CRISTAL ou une surface réfléchissante. La forme ronde est emblématique du pouvoir de la LUNE qui régit les visions intérieures.

     

    Le terme CRISTALLOMANCIE vient du grec CRYSTALLYUS qui signifie « glace » et de MANTEIA qui signifie « divination ». On regarde à travers une matière mystérieuse qui absorbe les différentes sortes de lumières. Ainsi, les couleurs, les formes et les mouvements dévoilent un langage subtil que la Sorcière interprète...

     

    Image041.jpg

    © Molly Harrison

     

    Je continuerai sur ce thème au fil du temps... Je vous parlerai du CHAPEAU POINTU, du PENTACLE, du BESTIAIRE de la Sorcière, des lieux associés à sa nature profonde...

     

    Image042.jpg

    © Lynn Bonnette, Can we go ?

     

    Le monde des Sorcières a une infinité de choses à nous apprendre... Une encyclopédie n'y suffirait pas ! Je veux ajouter que le Savoir rencontré se ressent, dans tout le corps, tout autant qu'il se perçoit avec l'esprit. Aussi, lorsqu'on s'intéresse aux mondes anciens ne peut-on pas s'appuyer que sur la seule théorie. Faire ses expériences est nécessaire pour avancer à travers la Connaissance. Découvrir avec tous ses sens est une bénédiction !

     

    Merci à vous qui me lisez, je souffle vers vous mille et une pensées d'amitié et je souhaite que l'énergie automnale vous soit favorable.

     

    Joyeux temps de Samain...

     

    Progressons toujours avec humilité, honnêteté et respect...

     

    Image043.jpg

    « Blessed be » signifie : « Soyez bénis, protégés... » C'est un porte chance !

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    31 commentaires
  •  

     

    Image001.jpg

     Ma ville, le soir...

     

    Sarcelles en poésie urbaine, quand tout prend une autre dimension...

     

    Avec la lumière qui change, j'aime sillonner l'espace où se mêlent monde ancien et modernité.

     

    Image002.jpg

     

    Image003.jpg

     

    Mes pas me conduisent vers la zone commerciale où je m'amuse à « saisir » les silhouettes des grands pylônes.

     

    Image004.jpg

     

    Image005.jpg

     

    Image006.jpg

     

    Ces géants de métal ont pour moi un côté très photogénique.

     

    J'aime y accrocher des pensées futuristes qui se hissent dans le ciel et vont dans les étoiles...

     

    Image007.jpg

     

     

    Image008.jpg

     

    Image009.jpg

     

    Je savoure l'instant... puis direction Les Pénates en passant par le chemin du tramway.

     

    Image010.jpg

     

    Ma ville, ma ville que j'aime et son côté Lego chimérique... Une géométrie qui titille l'imagination...

     

    Image011.jpg

     

    Image012.jpg

     

    Image013.jpg

     

    Le soir déploie ses ailes de plus en plus...

     

    Image014.jpg

     

    Je salue la maison d'Harry Potter et la Créature de Feuilles qui va danser, les nuits de pleine lune, à la croisée des chemins...

     

    Image015.jpg

     

    Gros bisous et merci de vos gentils petits mots...

     

    Image016.jpg

     Image Pinterest

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    23 commentaires
  •  

     

    Image001.jpg

     

    Image002.jpg

     

    A l'angle de la rue Cler et de la rue de Grenelle, au numéro 23, dans le 7e arrondissement de Paris, on découvre un bâtiment sobre et puissant, doté d'un bien joli décor. Construit en 1911, il abrite le Café Roussillon.

     

    Image003.jpg

     

    Plusieurs zones d'ombre entourent la création de cet immeuble. Le nom de l'architecte et celui du sculpteur n'apparaissent pas et la peau d'ombellifères luxuriante où se lovent des figures de femmes et d'enfants revêt un charme énigmatique.

     

    Image004.jpg

     

    Image005.jpg

     

    Image006.jpg

     

    Image007.jpg

     

    Cette broderie invite le promeneur à suspendre le cours de sa marche.

     

    Image008.jpg

     

    Femmes et enfants se lovent parmi les feuilles et les fleurs d'une forêt imaginaire.

     

    Image009.jpg

     

    Image010.jpg

     

    Image011.jpg

     

    Image012.jpg

     

    Image013.jpg

     

    Les ornements floraux épousent les lignes structurelles du bâtiment et créent une forme d'enchantement entre ombre et lumière.

     

    Image014.jpg

     

    Le motif des ombellifères est récurrent dans l'Art Nouveau mais on le rencontre plus souvent sur les vases et les ouvrages de marqueterie que dans l'architecture.

     

    Image015.jpg

    Aquarelle « Ombellifères » de l'atelier d'Émile Gallé (1846-1904), Musée d'Orsay.

     

    Image016.jpg

    La porte d'entrée est décorée d'un magnifique motif en fer forgé sur le thème de l'ombelle.

     

    Image017.jpg

     

    Image018.jpg

     

    Après cette halte devant le Café Roussillon, il suffit de traverser la rue de Grenelle pour s'engager dans la partie piétonne de la rue Cler.

     

    J'ai déjà emmené certains lecteurs en promenade, via mon blog, dans cette rue semi-piétonne du 7e arrondissement de Paris mais c'était au tout début de mon aventure sur la toile. Bordée, sur sa moitié, par des commerces et des restaurants, la rue Cler s'insère dans ce qu'on appelait autrefois « le bourg du Gros-Caillou »et rencontre la rue du Champ-de-Mars, la rue Saint-Dominique et la rue de Grenelle. Elle s'achève, vers le sud, au niveau de l'avenue de la Motte-Picquet.

     

    Image019.jpg

     

    Image020.jpg

     

    Image021.jpg

    Au numéro 36, on admire cette jolie porte dont le décor évoque Héloïse et Abélard, amants tragiques et passionnés.

     

     

    Image022.jpg

     

    Ancienne « rue Neuve-de-l'Église » puis « rue de l'Église », la rue Cler changea de nom en 1864, pour rendre hommage au Général Jean Joseph Gustave Cler (1814-1859), vainqueur de l'Alma et tué à la bataille de Magenta. Photo ci-dessus.

     

     

    Image023.jpg

     

    Le Bourg du Gros-Caillou

     

    Ce quartier fort agréable, à la fois huppé et populaire, se situe à l'ouest du 7e arrondissement. L'une de ses originalités est d'avoir conservé, à différents endroits, l'apparence d'un village du XVIIIe siècle. Plusieurs rues ont gardé leur nom et leur tracé d'avant la Révolution et leur ancien pavement a été préservé.

     

    Image024.jpg

    La rue Cler vers 1900

     

    Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, une « garenne verdoyante » (garanella: grenelle) s'étendait à l'emplacement du quartier actuel. Elle était couverte de vignes et de prés, de vergers et de potagers. On y chassait la caille et le lièvre.

     

    L'abbaye de Saint-Germain-des-Prés et l'abbaye de Sainte-Geneviève se partageaient la jouissance de cet espace luxuriant. La rue de Grenelle était appelée le « grand chemin des Vaches » et la rue Saint-Dominique, « rue aux Vaches » car les vaches du Faubourg Saint-Germain la remontaient pour aller paître dans le Pré aux Clercs.

     

    L'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou se dresse au croisement des rues Cler et Saint-Dominique près de l'endroit où jadis, un gros caillou marquait la limite entre les terres des deux abbayes.

     

    Image025.jpg

     

    Cette église, conçue par l'architecte néo-classique Étienne-Hippolyte Godde (1781-1869), prend la forme d'une basilique romaine. Elle est précédée d'un péristyle dorique. Dans le fronton, une inscription latine fait référence à l'apôtre Pierre et à la pierre de bornage.

     

    Image026.jpg

     

    Ce « Gros-Caillou » était un énorme bloc alluvial qui servait de point de repère dans le paysage et délimitait la frontière entre les abbayes établies sur la plaine de Grenelle. D'après le géographe Charles Pomerol, le caillou aurait été détruit, avec des explosifs, en 1738 mais le nom de l'église a perpétué son souvenir.

     

    Image027.jpg

     

    Image028.jpg

     

    De nombreux artisans s'établirent dans le quartier lorsque Louis XIV décida la construction de l'Hôtel des Invalides pour y loger les vétérans de l'armée. Des lavandières affluèrent pour blanchir le linge des anciens soldats. Elles exerçaient leur activité dans des blanchisseries flottantes, les bateaux-lavoirs. Sous l'impulsion des habitants du bourg, une église fut édifiée à partir de 1738, à l'extrémité de la rue Cler mais le bâtiment devint rapidement trop petit. L'édifice actuel fut construit, en majeure partie, entre 1822 et 1829.

     

    Image029.jpg

     

    Le bourg connut donc un formidable essor grâce à la proximité des Invalides. Entre 1786 et 1858, une pompe à feu monumentale, créée par les frères Périer, alimenta en eau le quartier du Gros-Caillou, l'École Militaire, les Invalides et le faubourg Saint-Germain.

     

    Image030.png

     

    A la fin du XVIIIe siècle, les « pompes à feu » remplacèrent les « pompes hydrauliques », du type de celle de la Samaritaine (mise en service sur le Pont-Neuf en 1608 à l'initiative d'Henri IV et du duc de Sully).

     

    Image031.jpg

    Vue de la « pompe à feu de Chaillot », prise depuis le Gros-Caillou. Le dessin est de Jean-Baptiste Lallemand. Source: Gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France.

     

    La première pompe à feu fut installée à Chaillot, sur la rive droite, en 1781. En 1788, la pompe du Gros-Caillou fut mise en place sur la rive gauche (Quai d'Orsay).

     

    Image032.jpg

     

    La tour que l'on aperçoit mesurait 35 mètres de hauteur. Elle contenait un réservoir géant et desservait les différents quartiers grâce à d'imposantes machines à vapeur, fabriquées en Angleterre. Elle fut abandonnée en 1851.

     

    Le port du Gros-Caillou fut aménagé pour transporter les matériaux nécessaires à la construction des Invalides. Il ne cessa de se développer, de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Anecdote intéressante, une école de natation fut créée, dans le port, en 1822. La première école de natation fut fondée à Paris, en 1785, par le sieur Turquin, l'inventeur des Bains Chinois (des cabinets de bains réputés hygiéniques) et le créateur de la première piscine (Piscine Deligny), en 1801, le long des berges du Quai d'Orsay.

     

    Image033.jpg

     

    En 1810, une manufacture de tabac fut implantée sur une vaste parcelle de terrain située dans la partie nord du bourg. Cette gravure, qui provient du site de la BNF, est de Joris Minne d'après une illustration de A. Jahandier.

     

    Image034.jpg

    Manufacture des Tabacs, 1905. Photographie de Jean-Eugène Durand, trouvée sur le site culture.gouv.fr.

     

    Comme vous l'aurez compris, l'histoire de ce quartier est passionnante à explorer et je ne manquerai pas de vous en faire découvrir d'autres aspects, au fil du temps.

     

    Petit clin d’œil à Isa-Marie et à son blog Grelinette et Cassolettes pour qui la rue Cler revêt une importance toute particulière...

     

    Image035.gif

     

    Gros bisous et merci de votre fidélité...

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    25 commentaires
  •  

     

    Image001.jpg

     

    Voici quelques notes d'enfance avec des ballons que je me suis amusée à photographier, entourée de petits bouts qui allaient et venaient, fascinés par Licornes, Hello Kitty, Bonshommes Verts et Diablotins Rouges, etc... !

     

    Image002.jpg

     

    Image003.jpg

     

    J'ai passé du temps devant ces ballons... Gamine que je suis !!! Imaginant une envolée magistrale de formes colorées vers les nuages et soufflant dans le ciel des pensées chimériques, des rêveries un peu folles au-dessus des toits mais chut... C'est un secret entre moi et l'atmosphère !wink2

     

    Image004.jpg

     

    Image005.jpg

     

    Image006.jpg

     

    A celles et ceux qui ont gardé leur âme d'enfant, je veux souhaiter une infinité de belles choses, des choses à la fois simples et précieuses...

     

    Gros bisous étoilés d'amitié et sourires d'enfance... Juste parce que ça fait du bien !

     

    Image007.jpg

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    39 commentaires
  •  

     

    Image001.jpg

    La jeune femme à l'ombrelle, 1921, collection privée.

     

    Image002.jpg

    Réflexions matinales, 1910. Collection Privée.

     

    Voyage à travers l’œuvre de ce peintre américain, qualifié d'impressionniste et membre des Ten American Painters, des artistes de la couleur et de l'instant, particulièrement actifs à Boston et à New York en leur temps. Des artistes en rupture avec le monde des galeristes qu'ils jugeaient beaucoup trop mercantile.

     

    Image003.jpg

    Jeune fille en rose pâle, date incertaine

     

    Amoureux des effets de nacre et de transparence, des tons opalins et de l'évanescence des lignes, Robert Lewis Reid (1862-1929) nous séduit par ses rêveries élégantes. Je vous invite à savourer le charme de ses réalisations.

     

    Image004.jpg

    Réflexions, 1911, Montgomery Museum of Fine Arts.

     

    La touche de Robert Lewis Reid se caractérise par une énergie aussi puissante qu'aérienne et par une grande finesse dans la répartition des couleurs. Le miroir, objet symbolique, est souvent présent dans ses compositions.

     

    Image005.jpg

    Le miroir, 1910. Smithsonian American Art Museum (and the Renwick Gallery), Washington DC.

     

    Une esthétique subtile, révélatrice d'une séduisante modernité.

     

    Le flou des contours et la manière dont ils se dérobent invitent le regard à recomposer les lignes et les nuances de la couleur. Cela donne à l'ensemble un côté à la fois céleste et océanique et nous fait deviner des frissons de tempête sous la douceur.

     

    Image006.jpg

     

    Sensible à la vogue du Japonisme, Robert Lewis Reid a représenté des jeunes femmes en kimono et magnifié notamment la couleur bleue à travers des étoffes précieuses et de délicates soieries poudrées d'or.

     

    Image007.jpg

    Kimono bleu, 1910.

     

    Image008.jpg

    La jeune fille au kimono bleu, 1911. Collection Privée.

     

    Image009.jpg

    Le Kimono violet, 1911. Smithsonian American Art Museum (and the Renwick Gallery), Washington DC.

     

    Image010.jpg

    La jeune femme au vase chinois, 1915

     

    J'aime ses héroïnes aux silences éloquents...

     

    Image011.jpg

    La fleur jaune, 1908, Collection Privée.

     

    Image012.jpg

    Spring, 1906, collection privée.

     

     

    Image013.jpg

    Dans le jardin, 1911, Brauer Museum of Art.

     

    Image014.jpg

    A summer girl, 1896, collection privée.

     

    Image015.jpg

    Face au ciel, 1911, Brigham Young University Museum of Art.

     

    Image016.jpg

    Brise d'été, 1915, Reading Public Museum

     

    Image017.jpg

    Rêverie d'été, date incertaine, collection privée

     

    Image018.jpg

    Automne, date incertaine. collection privée.

     

    Image019.jpg

    Fleur de Lys ou Les Iris, 1899, Metropolitan Museum of Art, New York.

     

    Image020.jpg

    La jeune femme à l'ombrelle, date incertaine, collection privée

     

    Image021.jpg

    Le parasol blanc, 1907, Smithsonian American Art Museum (and the Renwick Gallery), Washington DC.

     

    Image022.jpg

    La jeune femme près du cours d'eau, date incertaine, collection privée.

     

     

    Image023.jpg

    Le Trio, 1898, Berkshire Museum, Pittsfield, MA.

     

    Image024.jpg

    La Miniature, 1912, Detroit Institute of the Arts.

     

    Image025.jpg

    L'amoureuse des perles, date incertaine, collection privée.

     

    Image026.jpg

    Se souvenir, date incertaine, collection privée.

     

    Les flux mémoriels sont associés aux mouvements des fils colorés et aux taches de couleur palpitantes qui décorent le tapis. Avec cette scène de genre, l'artiste nous livre une scène symbolique rappelant qu'en chaque brodeuse, en chaque couturière veille une Parque, une Norne, une Dise, une Grise... Déesse des Destins entrelacés...

     

    Image027.jpg

    Coudre dans la lumière du printemps, 1910, collection privée.

     

    J'aime aussi beaucoup les nus pleins de charme de Robert Lewis Reid.

     

    Image028.jpg

    Nu dans un intérieur exotique

     

    Image029.jpg

    Opale, 1895, collection privée.

     

    Image030.jpg

    Les Baigneuses, date incertaine, Smithsonian American Art Museum (and the Renwick Gallery), Washington DC.

     

    Image031.jpg

    L'instant du bain, date incertaine, collection privée.

     

     

    Dans ses paysages, la vibration des couleurs se fait quasiment musicale...

     

    Image032.jpg

    Springtime, 1900

     

    Image033.jpg

    Flanc de coteau en été, date incertaine, collection privée.

     

    Image034.jpg

    La rivière, effet miroitant, date incertaine, collection privée.

     

    Image035.jpg

    Les Chutes de Buttermilk, date incertaine, collection privée.

     

    Image036.jpg

    Automne d'Or, date incertaine, collection privée.

     

    Image037.jpg

     

    Robert Lewis Reid est né le 29 juillet 1862, à Stockbridge, dans le Massachusetts et il est mort à Clifton Springs, dans l'État de New York, le 2 décembre 1929. Il a fait ses études à l'École du Musée des Beaux-Arts de Boston, sous la direction d'Emil Otto Grundmann (1844-1890) puis à la Art Students League and Cooper Union de New York, en 1884.

     

    Emil Otto Grundmann, peintre allemand renommé, fut le premier directeur de l'École du Musée des Beaux-Arts de Boston, une nomination prestigieuse.

     

    Image038.jpg

    Les azalées roses, date incertaine, collection privée.

     

    En 1885, à l'instar de nombreux peintres américains au XIXe siècle, Robert Lewis Reid s'est rendu à Paris pour suivre des cours à la célèbre Académie Julian, auprès des maîtres Gustave Boulanger (1824-1888) et Jules Joseph Lefebvre (1836-1911).

     

    Ses premières œuvres furent « des figures de paysans français, peints à Étaples. »

     

    Image039.jpg

    Prendre soin du jardin, date incertaine, collection privée.

     

    Image040.jpg

    La jeune fille et les fleurs, date incertaine, collection privée.

     

    Il est retourné à New York en 1889 et s'est installé comme portraitiste. Il est également devenu professeur, exerçant ses talents à la Cooper Union et auprès de la Ligue des Étudiants de l'École des Beaux-Arts.

     

    Image041.jpg

    Rêverie, 1890, collection privée.

     

    En 1893, il a composé des fresques pour la Coupole de l'Édifice des Arts Libéraux, dans le cadre de la Foire Universelle de Chicago, dite Exposition Colombienne et en 1900, il a participé à l'ornementation du Pavillon Américain pour l'Exposition Universelle de Paris.

     

    Image042.jpg

    Deux jeunes femmes lisant, date incertaine, collection privée.

     

    En 1906, il est devenu membre de la National Academy of Design et créé une série de dix vitraux pour l'église du Souvenir Unitaire à Fairhaven, dans le Massachusetts.

     

    Image043.jpg

    La capeline rose, date incertaine, collection privée.

     

    Une de ses œuvres, le Martyre de Saint-Paul, peut être vue à l'extrémité sud-ouest de la nef de l'église Saint Paul Apôtre, à New York.

     

    Image044.jpg

    Bouquet de Printemps, date incertaine, collection privée.

     

    Image045.jpg

    Le garçon et les pivoines rouges, 1910, Brigham Young University Museum of Art.

     

    Image046.jpg

    Trois figures dans un jardin italien, date incertaine, collection privée.

     

    Image047.jpg

    Circé et Anatole, entre 1920 et 1926, Akron Art Museum

     

    Image048.jpg

    Daphné, date incertaine, collection privée.

     

    Image049.jpg

    L'Esprit du Jardin et ses merveilles, date incertaine, collection privée.

     

    Image050.jpg

    La jeune fille avec ses poupées ou Les Joujoux, date incertaine, collection privée.

     

    Image051.jpg

    La tentation des gourmandises (Tempting Sweets), 1924, collection privée.

     

    Image052.jpg

    Étude pour Polly, l'oiseau familier, 1923, collection privée.

     

    Des fresques et des panneaux muraux de Robert Lewis Reid décorent la Bibliothèque du Congrès, à Washington, la Cour d'Appel de New York, et la State House à Boston, dans le Massachusetts.

     

    Les visiteurs de la State House peuvent admirer trois grands panneaux qui décrivent des scènes majeures de l'Histoire Américaine soit Le Discours de James Otis, La chevauchée de Paul Revere et Le Boston Tea Party.

     

    Pour la Bibliothèque du Congrès, l'artiste a réalisé quatre allégories magnifiques : Le Savoir, La Sagesse, La Philosophie et La Compréhension qui témoignent d'une oscillation de son art entre Impressionnisme, Naturalisme et Symbolisme.

     

    Image053.jpg

    Le Savoir

     

    Image054.jpg

    La Sagesse

     

    Image055.jpg

    La Philosophie

     

    Image056.jpg

    La Compréhension

     

    Sur cette symphonie de vibrations colorées, je vous souhaite un très joli mois d'Octobre. Prenez soin de vous, gros bisous et merci de votre fidélité !

     

    Image057.jpg

    L'élégante et les fleurs, date incertaine, collection privée.

     

    Image058.jpg

     

    Un été parmi les fleurs, date incertaine, collection privée.

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    55 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires