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    Illustration de © Miharu Yokota.

     

    Chers aminautes, je vous souhaite une excellente rentrée 2018 ! Avec mes meilleures pensées pour les écoliers, les parents et les professeurs qui font de leur mieux, au fil des jours, pour dispenser les savoirs fondamentaux.

     

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    Johann Georg Meyer Von Bremen (1813-1886), peintre de genre allemand. La petite écolière.

     

    Que le plaisir de lire, de découvrir des mondes à l'infini à travers une myriade d'ouvrages et de partager de captivantes impressions littéraires soit au rendez-vous !

     

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    Charles Roka (1912-1999), peintre hongrois, L'instant de la lecture.

     

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    Johann Georg Meyer Von Bremen (1813-1886), Une fillette lisant.

     

    Je pense bien à vous. Merci à celles et ceux qui ont si gentiment lu et commenté mes articles d'été et que la reprise sur nos blogs respectifs soit riche de beaux échanges d'amitié !

     

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    © Alfredo Rodriguez, artiste mexicain né en 1954, reconnu et récompensé, de manière internationale, pour ses peintures qui décrivent, avec sensibilité, l'Ouest américain.

     

    Vive les livres, nos royaumes d'imagination !

     

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    © Cindy Grundsten, CindyArt sur DeviantArt, spécialiste en art digital.

     

     

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    © George Hartley, artiste né en 1933. Son art oscille entre Réalisme et Réalisme Magique.

     

     

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    Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), L'enfant endormi sur son livre, dit Le petit paresseux, 1755, Montpellier, Musée Fabre.

     

    Artiste majeur du XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Greuze naquit à Tournus, en Saône-et-Loire, en 1725. Son père, maître couvreur, le plaça en apprentissage chez un peintre de Lyon, nommé Charles Grandon (1691-1762), auprès duquel il apprit à copier des tableaux anciens. En 1750, il se rendit à Paris et suivit les cours du maître Charles-Joseph Natoire (1700-1777) à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.

     

    Tout au long de sa vie, Greuze s'employa, avec douceur et générosité, à rendre un éloge esthétique à la Vertu. Il fut aimé des philosophes, à l'instar de Diderot mais il connut quelques déconvenues, ne parvenant pas à être considéré comme un peintre d'histoire. En revanche, il fut très apprécié comme peintre de genre et nombre de ses œuvres, considérées comme « édifiantes » furent diffusées, en grande quantité, par les ateliers de gravure.

     

    Jean-Baptiste Greuze voyagea en Italie mais la vogue de l'antique ne l'intéressa pas plus que cela. Il préféra étudier le charme des visages et la richesse pittoresque des scènes familiales et populaires pittoresques.

     

    Se spécialisant dans la représentation des mœurs du peuple et de la bourgeoisie, il rompit avec la mode des tableautins galants et des scènes mythologiques de son temps et son « originalité » le fit reconnaître comme un grand peintre par de célèbres critiques d'art comme les Frères Goncourt.

     

    Son « Petit Paresseux » a été reproduit de nombreuses fois...

     

     

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    James Charles (1851-1906), portraitiste et peintre de genre anglais qui oscilla, tout au long de sa carrière, entre le Réalisme et l'Impressionnisme. Jeune fille lisant pendant que son chien la regarde, 1895.

     

     

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    James Francis Day (1863-1942), Le temps de la lecture. Ce peintre et designer américain étudia d'abord à New York puis il se rendit à l'École des Beaux-Arts de Paris où il suivit un cursus auprès des maîtres Luc-Oliver Merson (1846-1920) et Ernest Hébert (1817-1908).

     

     

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    « Lire auprès de ma poupée »... par Mechtaniya sur @DeviantArt.com

     

     

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    Elliott Bouton Torrey (1867-1949), La petite liseuse.

     

    Ce peintre américain, de sensibilité Impressionniste, étudia l'art à Paris, à Florence et dans des villes américaines comme New York, Boston ou encore San Diego. Il est peu connu en Europe mais les musées américains conservent une part importante de ses oeuvres composées de paysages et de portraits animés par une vibration délicatement personnelle des couleurs.

     

     

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    Winslow Homer (1836-1910), Le Nouveau Roman, 1877.

     

    Peintre américain, Winslow Homer fut d'abord attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre Réalisme et Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires puis s'intéressa au monde rural, aux animaux et aux mouvements à la fois réalistes et oniriques de l'océan. Il réalisa de nombreuses marines, des scènes de pêche et aussi des portraits.

     

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    Honor Charlotte Appleton (1879-1951), Fille lisant.

     

    Illustratrice anglaise prolifique, Honor Charlotte Appleton (1879-1951) a réalisé de fines aquarelles en s'inspirant d'artistes comme Kate Greenaway (1846-1901) et Annie French (1872-1965).

     

    Kate Greenaway a écrit et illustré de nombreux livres pour enfants. Les costumes délicats de ses personnages ont influencé considérablement la mode enfantine de son époque. Elle fut aussi une source d'inspiration pour la célébrissime Cicely Mary Barker (1895-1973), l'auteur des Flower Fairies...

     

    Quant à Annie French, elle a exercé ses talents de peintre, d'illustratrice et de décoratrice auprès des membres de l'École de Glasgow, qui mêlaient des influences celtiques, japonisantes aux techniques de design et d'artisanat issues du mouvement Arts & Crafts.

     

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    Honor Charlotte Appleton, Dans la bibliothèque.

     

     

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    Nicolas van der Waay (1855-1936), peintre, aquarelliste, dessinateur et lithographe néerlandais. La jeune liseuse.

     

     

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    Albert Edelfelt (1854-1905), Portrait de Bertha Edelfelt, soeur de l'artiste, en 1881.

     

    Cet artiste finlandais étudia en Suède, à l’Université d'Helsinki puis à Anvers, à l'Académie des Beaux-Arts. En 1874, il suivit à Paris les cours de la prestigieuse École des Beaux-Arts et du maître néo-grec Jean-Léon Gérôme (1824-1904).

     

    Il fut abondamment récompensé, dans les salons officiels, pour la qualité de son œuvre et en 1886, il reçut la Légion d'Honneur pour avoir réalisé le portrait de Louis Pasteur, chimiste et biologiste émérite.

     

    Très apprécié dans les milieux littéraires et artistiques, il se lia d'amitié avec des peintres comme Jules Bastien-Lepage (1848-1884), Gustave Courtois (1852-1923), Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) et de grands écrivains comme Émile Zola (1840-1902) et Alphonse Daudet (1840-1897).

     

    Il a contribué à faire connaître en France certains aspects de l'art finlandais.

     

     

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    Rêverie enfantine par © Komako Sakaï, illustratrice japonaise née en 1966.

     

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    Je souscris volontiers à ces mots et je vous souhaite à nouveau, avec d'amicales pensées, une...

     

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    A nos lectures !!!

     

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    Carte de 1920...

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    Lorado Zadoc Taft (1860-1936), The solitude of the soul, 1914, Art Institute of Chicago.

     

    En écoutant les informations, ce mardi 23 mai au matin... tristesse, effroi, consternation...

    Une nouvelle fois, de la colère, de l'incompréhension... mais aussi de la compassion, de l'espoir en des jours meilleurs et beaucoup de tendresse envers les victimes de l'attentat de Manchester.

     

    J'ai détesté, les semaines écoulées, entendre en France certains banaliser ce qu'ils appellent « le temps des attentats ». Du genre, oui il y en a eu plusieurs et oui, il y en aura d'autres... alors on hausse les épaules et on attend le suivant... C'est sûr qu'on ne va pas s'empêcher de vivre mais ça veut dire quoi, que parce qu'il y en aura d'autres on va s'y « habituer » et qu'on ne doit pas/plus avoir d'émotion lorsqu'un nouvel attentat se produit ?

     

    Oui, il y en aura d'autres mais je ne me sentirai jamais blasée face à ces pousses humaines tombées en pleine vigueur où que ce soit sur cette terre...

     

    Continuons à prendre soin de nous et de ceux que nous aimons et que la culture éclaire notre monde !

     

    Je pense à vous...

     

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    Lorado Zadoc Taft était un sculpteur néoclassique et naturaliste. Il fut aussi écrivain et professeur à l'Institut d'Art de Chicago. Je vous laisse admirer la beauté de cette œuvre qui entre subtilement en résonance avec ce que l'on peut ressentir...

     

    Dans l'une des pièces de l'Institut des Arts de Chicago se dresse « The Solitude of the soul ». Les figures sont nues et la nudité des corps exprime celle de l'âme dans sa pureté.

     

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    Quatre personnages : deux hommes et deux femmes se tiennent (la deuxième jeune femme est cachée) autour d'un rocher, dans une atmosphère empreinte de gravité et même s'ils se touchent, chacun a son individualité. Leurs lèvres sont closes et pourtant chacun est « connecté » à un(e) autre dans un dialogue silencieux. Solitude inspirée... Silence où s'étreignent les âmes car seule une âme perçoit la voix, la vibration d'une autre âme.

     

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    Le silence est perçu comme le sanctuaire de l'âme. De l’œuvre émane un silence profond où les mains s'enlacent, brisant la solitude qui enferme les êtres et ce groupe devient le symbole de l'unité de la vie à travers le risque de la séparation.

     

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    Lorado Taft nous parle également d'Inspiration car celle-ci naît dans le creuset de l'âme. Inspiration... souffle de muse... Une voix pleine de lumière face à l'obscurantisme dont certains s'abreuvent sans modération...

     

    A très bientôt chers aminautes, merci de votre fidélité !

     

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    Ce visage est celui de Clara Zetkin (1857-1933), enseignante et journaliste allemande qui fut l'instigatrice de la Journée Internationale des Femmes. Farouchement rebelle à toute forme d'oppression envers les femmes mais ne reniant certainement pas la présence des hommes à leurs côtés, Clara Zetkin fonda en 1890 la célèbre revue Die Gleichheit : L’égalité.

     

    Elle mena des actions révolutionnaires qui marquèrent profondément nos sociétés.

     

    A Copenhague en 1910, à l'occasion de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, elle proposa d’organiser, devant une centaine de participantes originaires de dix sept pays, une « Journée internationale des femmes » associée à la bataille du droit de vote.

     

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    Copenhague, 1910... Sur cette photographie du VIIIe Congrès de l'Internationale Socialiste, nous apercevons en position quasi centrale, au premier plan, Clara Zetkin qui tient la main d'Alexandra Kollontaï (1872-1952).

     

    Militante féministe, socialiste et communiste, Alexandra Kollontaï fut la première femme à faire partie d'un gouvernement. Elle fut aussi la première ambassadrice de l'Histoire et déploya ses talents en Suède, en Norvège et au Mexique.

     

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    Le 8 mars 1914, les femmes réclamèrent le droit de vote en Allemagne et elles réussirent à l’obtenir, le 12 novembre 1918. En France, elles durent attendre le 21 avril 1944 pour qu'une ordonnance du Comité français de la Libération nationale, signée par Charles de Gaulle, leur accorde enfin ce droit.

     

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    En 1915, Clara Zetkin connut la prison à cause de ses idées pacifistes et en 1916, elle joua avec la célèbre militante féministe Rosa Luxemburg (1871-1919), un rôle déterminant dans la création du parti communiste allemand.

     

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    Clara Zetkin et Rosa Luxemburg

     

    Élue au Reichstag en 1920, Clara Zetkin fut témoin de la montée du Nazisme en Allemagne et en URSS, l’ascension de Staline la fit s'éloigner pendant un temps de l’Internationale communiste.

     

    Le 30 août 1932, âgée de 75 ans, elle prononça, en tant que « doyenne du Reichstag », le discours d’inauguration du Parlement où les « chemises noires » étaient en nombre dominant. Fidèle à ses convictions rebelles, elle appela à lutter, devant les principaux intéressés, contre les glaçantes idées du Nazisme.

     

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    Image Secoursrouge.org

     

    Ce fut sa dernière intervention en public. Exilée à Moscou, elle y trouva la mort, le 20 juin 1933, dans des conditions qui n'ont jamais élucidées. Sa tombe est située sur la place Rouge, le long d'un mur qui borde le Kremlin.

     

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    Tout au long de sa vie, cette dame a dénoncé la violence du capitalisme et l’oppression des femmes dans tous les milieux. Elle a défendu les droits des femmes au travail, milité pour l’éducation mixte et laïque, l'équité des salaires entre les hommes et les femmes, le droit des femmes à s'impliquer en politique. Elle a lutté contre les dérives du mariage et la notion de viol conjugal. Elle a milité pour le libre choix des partenaires amoureux qu'ils soient du même sexe ou du sexe opposé, le droit des femmes à disposer de leur corps et à affirmer leur sexualité, pour le divorce par consentement mutuel, l’accès à la contraception et la dépénalisation de l’avortement. Dans de nombreux discours, elle a insisté sur l'importance de ne pas élever différemment filles et garçons, les garçons devant participer, tout comme les filles, aux tâches ménagères.

     

    Suite à son combat, trois dates majeures sont associées à la Journée des Femmes...

     

    Le 8 mars 1921, par décret de Lénine, chaque journée du 8 mars fut considérée comme celle des femmes. Le 8 mars 1977, les Nations Unies l'ont reconnue et le 8 mars 1982, elle a été officialisée en France. Une journée symboliquement forte mais qui ne doit pas nous faire oublier qu'il existe encore de nombreux combats à mener. Il faut se battre pour que la culture finisse par triompher là où elle est menacée, pour la véritable égalité des salaires, pour l'intégrité du corps féminin dans les pays où l'on perçoit la femme comme une vulgaire marchandise. Continuer à lutter pour que, partout dans le monde, les petites filles qui cherchent à s'instruire puissent le faire sans risquer d'être blessées ou pire...

    Ne pas baisser la tête devant l'adversité, ne pas accepter d'être manipulées dans quelque domaine que ce soit...

     

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    Pour les personnes qui désirent le lire, voici le discours prononcé par Clara Zetkin devant « l'assemblée des chemises noires »... Il entre en résonance avec bien des aspects de notre époque et nous dit combien il est essentiel d'aller voter, en son âme et conscience...

     

    « Mesdames et Messieurs,

    Le Reichstag se réunit dans une situation où la crise du capitalisme... Que dis-je son déclin accable les très larges masses laborieuses d’Allemagne et leur inflige les souffrances les plus épouvantables. Les millions de chômeurs que les maigres allocations dont on leur fait (ou dont on ne leur fait pas) l’aumône n’empêchent pas de mourir de faim seront rejoints cet automne et cet hiver par des millions d’autres. La famine, qui est aussi le sort de tous ceux qui ont besoin d’aide sociale, s’aggrave. Quant aux travailleurs qui ont encore un emploi, les bas salaires les empêchent de renouveler leur force nerveuse et musculaire usée au maximum par la rationalisation et, a fortiori, de satisfaire le moindre besoin culturel. En se poursuivant, le démantèlement des conventions collectives et des organes de conciliation va faire baisser encore les salaires de misère. Un nombre croissant d’artisans et de petits industriels, de petits et moyens paysans sombrent dans le désespoir et la ruine. Le déclin économique, les coupes sombres dans les dépenses culturelles réduisent à néant les bases économiques de la création intellectuelle et ôtent de plus en plus aux créateurs la possibilité de mettre en œuvre leurs forces et leurs connaissances.

    L’incendie allumé en Orient que l’Occident attise de toutes ses forces dans l’espoir qu’un océan de flammes engloutisse l’Union soviétique et la construction du socialisme, pourrait bien attirer sur l’Allemagne aussi une abominable terreur, susceptible d’éclipser l’œuvre de mort et de destruction de la dernière guerre mondiale. Le pouvoir politique en Allemagne est aujourd’hui aux mains d’un cabinet présidentiel formé sans l’assentiment du Reichstag, composé des hommes de main du grand capital monopoliste et des grands agrariens et dont les généraux de la Reichswehr constituent l’élément moteur. Malgré ses pouvoirs discrétionnaires, le cabinet présidentiel a échoué devant tous les problèmes actuels de politique intérieure et de politique étrangère. Sa politique intérieure est marquée, comme celle des précédents gouvernements, par la pratique des décrets-lois, lois scélérates qui décrètent la misère et augmentent celle qui règne déjà. En même temps, ce cabinet foule aux pieds le droit des masses à lutter contre la misère. Ceux qui ont besoin de l’aide sociale et ceux qui y ont droit, ce sont, pour le gouvernement, les gros agrariens endettés, les industriels faillis, les requins de la finance, les armateurs, les spéculateurs et trafiquants sans scrupules. Toute sa politique fiscale, douanière, commerciale, consiste à prendre aux larges couches du peuple travailleur pour donner à de petits groupes de profiteurs et à aggraver la crise en restreignant davantage la consommation, les importations et les exportations. Sa politique étrangère aussi est placée sous le signe du mépris pour les intérêts des travailleurs. Déterminée par les appétits impérialistes, elle conduit l’Allemagne à dépendre de plus en plus des grandes puissances du Traité de Versailles, malgré les hésitations qui la font louvoyer entre les coups de gueule des traîneurs de sabres et les bassesses les plus plates, et elle compromet ses relations avec l’Union soviétique, le seul État qui, par sa politique de paix sincère et son essor économique, puisse offrir aux travailleurs allemands un véritable soutien.

    Le solde du cabinet présidentiel est déjà lourdement débiteur depuis les meurtres des dernières semaines, dont il porte l’entière responsabilité en ayant levé l’interdiction de porter l’uniforme prononcée contre les S.A. nationaux-socialistes et en favorisant ouvertement ces troupes fascistes de guerre civile. C’est en vain qu’il cherche à faire oublier sa culpabilité politique et morale en se chamaillant avec ses alliés sur la répartition du pouvoir dans l’État ; le sang versé en fait pour toujours un complice des assassins fascistes. L’impuissance du Reichstag et la toute puissance du cabinet présidentiel sont l’expression de la décadence du libéralisme bourgeois, qui accompagne nécessairement l’effondrement du mode de production capitaliste. Cette décadence se retrouve entièrement dans la social-démocratie réformiste qui se place en théorie et en pratique sur le terrain pourri de l’ordre social bourgeois.

    La politique du gouvernement Papen-Schleicher n’est rien autre que la continuation ouverte de la politique du gouvernement Brüning toléré par les sociaux-démocrates, précédée elle-même par la politique de coalition de la social-démocratie qui lui avait ouvert la voie. La politique du « moindre mal » confirmait les forces réactionnaires dans la conscience qu’elles avaient de leur puissance et ne pouvait, et ne peut encore, manquer d’engendrer le pire de tous les maux : habituer les masses à la passivité. On leur demande de renoncer à mettre en jeu la puissance dont elles disposent à l’extérieur du parlement. De cette façon, c’est le rôle du parlement dans la lutte de classes du prolétariat que l’on réduit aussi. Il est possible aujourd’hui dans certaines limites d’utiliser le parlement pour la lutte des travailleurs, mais uniquement s’il s’appuie sur de puissantes actions des masses à l’extérieur de ses murs. Avant que le Reichstag ne puisse prendre position sur des problèmes particuliers de l’heure, il faut qu’il ait compris quelle est sa tâche essentielle, et qu’il l’ait accomplie : il faut qu’il renverse le gouvernement qui tente, au mépris de la Constitution, de mettre le parlement complètement à l’écart.

    Le Reichstag pourrait aussi saisir la Haute Cour de Leipzig d’une plainte contre le Président du Reich et les Ministres pour viol de la Constitution et pour les nouveaux viols de la Constitution qu’ils projettent. Mais il est vrai qu’une plainte devant cette haute instance reviendrait à demander à Lucifer de condamner Belzébuth. Bien entendu, ce n’est pas un vote du parlement qui peut briser le pouvoir d’un gouvernement qui s’appuie sur l’armée et sur tous les autres moyens dont dispose le pouvoir d’État bourgeois, sur la terreur exercée par les fascistes, la lâcheté du libéralisme bourgeois et la passivité d’une grande partie du prolétariat, des travailleurs. Le renversement du gouvernement au parlement peut seulement donner le signal de la levée en masse des travailleurs à l’extérieur du parlement. Et ceci afin de jeter dans la bataille tout le poids économique et social des masses, et aussi toute la force de leur nombre.

    Dans cette bataille, il s’agit d’abord et avant tout d’abattre le fascisme qui veut réduire à néant, par le fer et par le sang, les manifestations de classe des travailleurs, en sachant bien, comme nos ennemis, que la force du prolétariat ne dépend pas du nombre de sièges au parlement, mais qu’elle est ancrée dans ses organisations politiques, syndicales et culturelles. La Belgique montre aux travailleurs que la grève de masse conserve sa force, même à une époque de crise économique aiguë, à condition qu’en employant cette arme les masses soient résolues et prêtes à ne reculer devant aucun sacrifice, ni devant l’extension de la lutte, prêtes à répondre par la violence à la violence de leurs ennemis.

    Mais la démonstration de force du peuple travailleur à l’extérieur du parlement ne doit pas se limiter au renversement d’un gouvernement anticonstitutionnel ; elle doit aller au delà de cet objectif limité et se préparer à renverser l’État bourgeois et son fondement, l’économie bourgeoise. Toutes les tentatives d’atténuer, et a fortiori de résoudre la crise en restant sur le terrain de l’économie capitaliste ne peuvent qu’aggraver le mal. Les interventions de l’État ont échoué, car ce n’est pas l’État bourgeois qui tient l’économie, c’est au contraire l’économie qui tient l’État bourgeois. Entre les mains des possédants, l’appareil d’État ne saurait être utilisé qu’à leur avantage et au détriment des larges masses populaires qui travaillent, qui produisent et qui consomment. Une économie planifiée sur la base du capitalisme est une contradiction en soi. Les tentatives en ce sens ont toujours achoppé sur la propriété privée des moyens de production. La planification de l’économie n’est possible que si l’on abolit cette propriété privée. La seule et unique voie pour surmonter les crises économiques et écarter tous les dangers de guerre impérialiste, c’est la révolution prolétarienne qui supprime la propriété privée des moyens de production et garantit ainsi la possibilité de planifier l’économie. La meilleure preuve historique en est la Révolution russe. Elle a montré que les travailleurs ont la force de jeter à terre tous leurs ennemis, d’abattre les rapaces impérialistes en même temps que le capitalisme dans leur propre pays et de déchirer des traités d’asservissement comme celui de Versailles. L’État soviétique confirme aussi que les travailleurs ont la maturité nécessaire pour construire un nouvel ordre économique où le développement économique de la société peut aller sans ces crises désastreuses, précisément parce qu’a été supprimée la cause du mode de production anarchique, la propriété privée des moyens de production.

    La lutte des masses laborieuses contre la misère qui les opprime maintenant est en même temps une lutte pour leur libération totale. C’est lutter contre le capitalisme qui exploite et avilit, pour le socialisme qui délivre et libère. C’est vers ce but lumineux que les masses doivent tourner constamment leurs regards, sans se laisser troubler par des illusions sur la démocratie libératrice, et sans se laisser effrayer par la brutalité du capitalisme, qui cherche son salut dans un nouveau génocide universel, dans les assassinats fascistes et la guerre civile. La nécessité de l’heure, c’est le front uni de tous les travailleurs pour repousser le fascisme, et pour conserver ainsi aux esclaves de l’exploitation la force et la puissance de leurs organisations, et même tout simplement pour les conserver en vie.

    Devant cette impérieuse nécessité historique, toutes les opinions politiques, syndicales, religieuses, idéologiques, qui nous entravent et nous séparent, doivent passer au second plan. Tous ceux qui sont menacés, tous ceux qui souffrent, tous ceux qui aspirent à se libérer doivent faire partie du front uni contre le fascisme et ses fondés de pouvoir au gouvernement ! Tous les travailleurs doivent se retrouver et s’affirmer contre le fascisme, telle est la condition indispensable pour que se constitue le front uni contre la crise, les guerres impérialistes et leur cause, le mode de production capitaliste. Le soulèvement de millions de travailleurs, hommes et femmes, en Allemagne, contre la faim, la privation de leurs droits, les assassinats fascistes et les guerres impérialistes est une expression de l’indestructible communauté de destin de tous les travailleurs du monde.

    Cette communauté de destin internationale doit devenir une communauté de combat solidement forgée par les travailleurs partout où le capitalisme étend sa domination, une communauté de combat avec nos frères et nos sœurs soviétiques qui nous ont précédés dans l’assaut. Les grèves et les soulèvements dans les pays les plus divers sont des signes enflammés dont la lumière montre à ceux qui combattent en Allemagne qu’ils ne sont pas seuls. Partout les déshérités et les humiliés s’apprêtent à la conquête du pouvoir. Dans le front uni des travailleurs qui se forme aussi en Allemagne ne doivent pas être absentes les millions de femmes qui portent encore les chaînes de l’esclavage de leur sexe, et qui sont de ce fait livrées à l’esclavage de classe le plus dur. Et aux tout premiers rangs, c’est la jeunesse qui doit lutter, la jeunesse qui aspire à s’épanouir librement, mais qui n’a aujourd’hui d’autres perspectives que l’obéissance aveugle et l’exploitation dans les colonnes des esclaves du travail. Dans ce front uni ont aussi leur place tous les créateurs intellectuels dont le savoir et la volonté d’accroître le bien être et la culture de la société ne peuvent plus s’exercer aujourd’hui dans l’ordre bourgeois. Puissent-ils tous rejoindre le front uni de combat, les esclaves salariés, les corvéables du capital, tous ceux qui sont à la fois les supports et les victimes du capitalisme !

    En ma qualité de doyenne d’âge et dans l’espoir que, malgré mon invalidité actuelle, j’aurai encore le bonheur d’ouvrir, en qualité de doyenne d’âge, la première session du Congrès des Conseils de l’Allemagne soviétique, je déclare ouverte la session du Reichstag. »

     

    Imaginez-vous prononcer ces mots devant un parterre de nazis ! Respect, madame Zetkin !

     

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    Bonne fête à vous mesdames... Cette rose exprime mes pensées d'amitié... Soyons « célébrées » et n'oublions pas les hommes de nos vies, ceux qui savent être présents, sensibles, complices et profondément amoureux ! Nos amis masculins également... Merci de votre fidélité, grosses bises et à bientôt...

    Plume

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    Encore une fois, que dire hormis le dégoût, la colère, l'incompréhension... et toute ma compassion pour les victimes de l'attentat de Nice et leurs familles, sans oublier les victimes du terrorisme, où qu'elles soient sur notre terre... Le sang a éclaboussé notre 14 Juillet National mais notre liberté d'exister n'est pas négociable.

     

    Je pense à vous mes ami(e)s, je vous embrasse, restons unis comme à chaque tragédie de ce genre et gardons le cap vers un avenir que nous espérons meilleur...

     

    Cendrine

     

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    Pensées pour les victimes de cette barbarie survenue en Belgique aujourd'hui...

    Pensées pour mes ami(e)s belges et ceux qui souffrent partout sur notre terre, à cause du terrorisme...

     

    Que cette image d'une petite déesse de printemps, symbole de vie, de lumière, d'ouverture aux autres et de fécondité reflète et accompagne ce qu'il y a de meilleur en nous, contre cette obscurité avide de sang !

     

    Je vous aime toutes et tous, prenez soin de vous...

    Tendrement,

    Cendrine

    Plume

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