•  

    Image001.jpg

     

    Chers amis, je vous souhaite de délicieuses fêtes de Pâques et je remercie celles et ceux qui, très gentiment, m'ont souhaité aujourd'hui un bel anniversaire! Je suis très touchée par vos attentions.

     

    Image002.jpg

     

    Si vous êtes intéressés, vous pouvez lire ou relire mes articles intitulés MYSTÈRES ET TRADITIONS DE PÂQUES et LES OEUFS DU PRINTEMPS.

     

    Soyez heureux auprès de ceux que vous aimez et savourez ces agréables journées de Printemps. Je souffle joyeusement mes bougies et je pense bien à vous, gros bisous !

     

    Cendrine

     

    Image003.jpg

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    40 commentaires
  •  

    Image001.jpg

     

    Il se dresse dans la lumière du printemps tel une émulsion de flammes roses. Il incarne la vie qui ne renonce jamais, la force des cycles de la Nature qui se renouvellent malgré l'Obscur.

     

    Apparition magique dans l'écrin du Parc Montsouris quand on a conservé, en dépit du chaos et des ombres, une capacité toute enfantine à s'émerveiller.

     

    J'écris ces quelques mots pour les personnes qui m'ont très gentiment, très amicalement « grondée » parce que je ne donnais pas, depuis longtemps, des nouvelles de ma santé. Je ne l'ai pas fait car j'étais lasse de répéter toujours la même chose, de ne pas pouvoir dire « ça va mieux, ça va vraiment mieux... » mais je sais que vous vous inquiétez et ne rien vous dire ne vous rassure pas.

     

    Alors oui, je vis toujours la même chose. Plusieurs crises d'épilepsie par semaine avec un long cortège de souffrances associées. Certaines crises sont plus violentes que d'autres mais celles qui sont moins violentes en apparence ne sont pas moins dangereuses pour mon organisme.

     

    Là, je suis dans le creux de la vague avec la panoplie de symptômes hélas habituels : vertiges, voiles noirs, fièvre carabinée, muqueuses qui saignent, douleurs névralgiques généralisées, nausées à en être pliée en quatre et à ressembler à un tableau cubiste ! Bref, tout ce qui accompagne une altération très profonde du système nerveux et qui fait que les gaines de myéline de mes nerfs ressemblent à un champ de bataille...

     

    Dans quelques jours, ça ira un peu mieux avant que tout recommence aussi je reste fidèle à ma philosophie : Carpe Diem à une vitesse de limaçon pour le moment et qui sera un peu plus intense dès que je le pourrai...

     

    Je retourne à l'hôpital à partir du 20 avril pour passer d'autres examens et refaire le point sur les traitements en cours...

     

    Je pense très fort à ceux qui souffrent en ce monde, quelles que soient les causes de leur souffrance et je joins mes pensées à celles des victimes de l'attentat de Stockholm. Je pense aussi aux habitants de Syrie victimes du gaz sarin. Nous avons tous vu ces images effroyables...

     

    Face à ces malheurs, je veux conserver l'image de cet arbre rose et ne jamais oublier qu'il représente la force du guerrier, celui qui meurt pour une renaissance...

     

    Je pense fort à vous, merci de votre sollicitude, prenez bien soin de vous...

     

    Gros bisous !

     

    Image002.jpg

     

    Image003.jpg

     

    Image004.jpg

     

    Image005.jpg

     

    Image006.jpg

     

    Image007.jpg

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    41 commentaires
  •  

     

    Image001.jpg

     

    Image002.jpg

     

    Plaisanteries, boutades et rencontres espiègles se multiplient, en ce jour qui lâche la bride aux esprits facétieux. Les poissons d'avril, les gourmandises et les déclarations d'amour sont à l'honneur.

     

    Des poissons chargés d'histoire...

     

    Émanation de traditions printanières et de très anciens rites de fertilité, le poisson nous séduit par sa riche symbolique et la délicieuse iconographie qui lui est associée. Il s'inscrit, tel un initiateur, au cœur des festivités qui marquent le renouvellement des forces vives de l'année.

     

    Image003.jpg

     

    Jusqu'au XVIe siècle, le début de l'année variait suivant les diocèses. A Lyon, l'année commençait le jour de Noël; à Vienne, c'était le 25 mars. Dans certaines régions, le jour de Pâques ouvrait les portes du calendrier et dans d'autres provinces, c'était le premier avril.

     

    Le roi Charles IX (1550-1574) décida de résoudre cette « complication » en fixant au premier janvier, dans l'ensemble de la France, le début de l'année civile. Le 9 août 1564, le tout jeune souverain signa, en présence de sa mère, la régente Catherine de Médicis, l'édit de Roussillon qui n'entra en vigueur qu'en 1567.

     

    Image004.jpg

    Portrait de Charles IX, 1561, par François Clouet (1505/15-1572).

     

    « Oyez braves gens, le premier janvier marque une fois pour toutes le début de l’année. »

     

    Image005.jpg

     

    En 1582, la mesure fut étendue à l'ensemble du monde catholique grâce à l'adoption du calendrier grégorien.

     

    Image006.jpg

     

    La tradition du poisson d'avril semble tirer ses origines du fameux édit de Roussillon, car, en souvenir des anciennes célébrations du premier avril, les gens continuèrent d'échanger des cadeaux, de préférence teintés de burlesque.

     

    Image007.jpg

     

    Mais un ouvrage comme le Dictionnaire de Trévoux (1704-1771), synthèse jésuite des dictionnaires français du XVIIe siècle, proposa une autre origine au poisson fatidique. Le Christ aurait été contraint, lors de son jugement, de se rendre d'un tribunal à un autre, sous une profusion de railleries. On aurait donc pris l'habitude de faire courir et de renvoyer, d’un endroit à un autre, le premier avril, les personnes dont on voulait se moquer.

     

    Image008.jpg

     

    De nos jours, les plaisantins accrochent un poisson en papier dans le dos de leurs victimes. Quand la farce est découverte, ils s'écrient « Poisson d'avril »!

     

    Entre amis, entre collègues et dans le cadre familial, les esprits taquins rivalisent de créativité et certains canulars, de plus ou moins grande ampleur, sont organisés dans les médias.

     

    Image009.jpg

     

    Les poissons d'avril dans le monde

     

    Depuis l'an 2000, le premier avril est aussi la Journée Internationale des Livres Comestibles. Cette célébration, conçue par Judith Hoffberg et Béatrice Coron, invite les bibliophiles à réaliser des gourmandises en forme de livre. Les amateurs photographient leurs créations et les publient sur le site du Edible Book Day.

     

    Image010.jpg

     

    Au Brésil, le premier avril est appelé « Jour du Mensonge ». Les enfants créent des poissons colorés avec du tissu et du papier et les adultes rivalisent d'ingéniosité pour élaborer le plus « gros » mensonge.

     

    Au Mexique, la coutume consiste à dérober provisoirement un objet appartenant à un ami. La « victime » recevra des friandises et un message lui révélant qu'il s'est fait piéger.

     

    Aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, le jour des fous d'avril, April Fool's Day, ou All Fool's Day (Jour de tous les fous) apparaît comme une sorte de réminiscence de la Fête des Fous médiévale mais dans une version plus édulcorée.

     

    Image011.jpg

    (Charivari du Roman de Fauvel, miniature du XIVe siècle.)

     

    En Écosse, les farceurs œuvrent jusqu'au 3 avril alors qu'en Espagne et en Amérique Latine, les traditions ludiques du premier avril se déroulent le 28 décembre, Jour des Saints-Innocents. En ce jour qui mêle le souvenir du massacre des enfants de Bethléem âgés de moins de deux ans par le roi Hérode et les festivités associées à l'antique Fête des Fous, les enfants accrochent un petit personnage en papier dans le dos des personnes qu'ils ont choisi de chahuter.

     

    Image012.jpg

     

    Image013.jpg

     

    Dans de nombreux pays, le premier avril est l'occasion de rire, de manière plutôt débonnaire, aux dépens des personnes que l'on apprécie.

     

    Image014.jpg

     

    Les beautés d'avril

     

    Image015.jpg

    Enluminure du mois d'avril issue du manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry, XVe siècle.

     

    Le mois d'avril est une passerelle enchantée entre les deux parties de l'année. La saison sombre s'est éloignée. L'équinoxe de printemps a réveillé le pouvoir des fleurs. Les bourgeons, gorgés de force, cèdent la place aux couleurs les plus vives. La sève pulse sous l'écorce des arbres fruitiers et les animaux se départissent de leur pelage hivernal.

     

    La Nature est en liesse même si avril est un mois capricieux, propice aux giboulées. Cette inconstance météorologique a donné lieu à de nombreux dictons et proverbes:

     

    « Fleurs d'Avril

    Ne tiennent qu'à un fil ».

     

    « Quand Avril en fureur se met

    Pas de pire mois dans l'année! »

     

    Image016.jpg

     

    « Il n'est si gentil mois d'avril

    Qui n'ait son chapeau de grésil. »

     

    « La lune d'avril nouvel ne passe pas sans gel. »

     

    Image017.jpg

     

    « Avril entrant comme un agneau

    S'en retourne comme un taureau. »

     

    « Quand Mars se déguise en été

    Avril met ses habits fourrés. »

     

    « Avril le doux, quand il se fâche, est le pire de tous! »

     

    « Caprices d'Avril font tomber les fleurs et trembler les laboureurs. »

     

    Mais heureusement, rien n'arrête la reverdie... Les beautés parées de lumière affrontent, depuis la nuit des temps, les tempêtes et les fantômes de l'hiver qui parfois les bousculent avec leurs doigts givrés.

     

    Image018.jpg

     

    Sur la roue zodiacale, dansent, à cette période transitoire, des êtres magiques: le poisson, emblème lunaire et matriciel et le bélier, animal solaire, gorgé de force et de virilité.

     

    Image019.jpg

     

    Image020.jpg

     

    Le poisson d'avril, messager de l'amour et du Printemps

     

    Si les canulars associés au premier avril sont toujours bien vivants, l'image du poisson était autrefois utilisée pour exprimer son ardeur amoureuse. Aux alentours de 1900, les cartes illustrées de poissons étaient très répandues. Le messager des forces printanières était accompagné d'angelots, d'enfants, de belles jeunes femmes ou de couples amoureux. Des vers romantiques et facétieux complétaient l'ensemble.

     

    Image021.jpg

     

    Ces cartes s'inscrivent dans la lignée de celles de la Saint-Valentin et du Premier Mai. Les amoureux y déclarent leur flamme avec espièglerie et sensibilité.

     

    Image022.jpg

     

    La vogue des cartes illustrées était l'occasion de célébrer, avec poésie, humour et tendresse, le cycle des saisons et le renouveau printanier.

     

    Image023.jpg

     

    Image024.jpg

     

    Image025.jpg

     

    Cette iconographie au charme suranné est truffée de symboles d'amour et de chance. Le fer à cheval est considéré depuis fort longtemps comme un porte-bonheur, indissociable des rituels amoureux. Des rubans roses ou rouges étaient glissés dans les trous de l'objet avant d'être offerts à la personne désirée. Si le contexte était favorable, ils pouvaient être dissimulés sous son matelas ou son oreiller.

     

    Les jeunes hommes frottaient des petits fers à cheval sur la lettre destinée à l'élue de leur cœur.

     

    Image026.jpg

     

    Protecteur du foyer contre les tempêtes et les forces malveillantes, le fer à cheval était placé, les pointes vers le haut, au-dessus des portes ou des cheminées. Réputé attirer l'amour et la prospérité, il était posé, les nuits de pleine lune, sur le rebord des fenêtres. Il accompagnait aussi les pêcheurs dans leurs activités.

     

    Depuis la plus lointaine antiquité, les roses symbolisent l'amour. Leur douce couleur rose-thé s'harmonise avec les nageoires et la queue des poissons.

     

    Image027.jpg

     

    Image028.jpg

     

    Incarnation des forces printanières, le poisson d'avril met à l'honneur une magie populaire qui offre au monde de l'enfance une place privilégiée.

     

    Image029.jpg

     

    Image030.jpg

     

    Image031.jpg

     

    Le poisson peut être assimilé à la légendaire cigogne, bonne fée qui apporte les nourrissons dans les foyers.

     

    Image032.jpg

     

    Image033.jpg

     

    Les cartes du premier avril étaient aussi agrémentées de messages d'amitié.

     

    Image034.jpg

     

    Image035.jpg

     

    On vendait, dans les boutiques en vogue à la Belle Époque, des poissons en sucre, en chocolat et de jolies boîtes colorées en forme de poisson, remplies de gourmandises. Cette tradition a survécu à travers la « friture » de Pâques, florilège de chocolats en forme de créatures aquatiques.

     

    Image036.jpg

     

    Au cours des repas, on plaçait sur la table des petits objets imitant la nourriture afin d'amuser les convives et des boîtes miniatures en forme de poisson pour y loger quelque chose de précieux.

     

    Image037.jpg

     

    La symbolique du poisson

     

    Le poisson fraye et se love dans les eaux matricielles, les mondes mystérieux et les profondeurs de l'inconscient. Dans les religions anciennes, il était porteur d'un symbolisme lié à l'amour et à la fécondité. Des poissons aux couleurs chatoyantes peuplaient les bassins des temples, les fontaines et les étangs sacrés.

     

    Image038.jpg

     

    Image039.jpg

    Guillaume Rondelet (1507-1566), L'histoire ancienne des poissons, 1558.

     

    Des déesses mères à queue de poisson étaient célébrées au Proche-Orient, à l'instar de la déesse lunaire syrienne Atargatis, représentée avec une queue de sirène.

     

    Image040.jpg

     

    Image041.jpg

    The Mermaid, par le peintre préraphaélite John William Waterhouse (1849-1917).

     

    Les premières sirènes ressemblaient à des Harpies. Leurs ailes d'oiseaux claquaient dans le vent comme les voiles des bateaux. D'après la légende, battues par les Muses dans un concours de chant, elles perdirent leurs plumes, utilisées pour tresser des couronnes.

     

    Image042.jpg

    Ulysse et les Sirènes, 1891, par J.W. Waterhouse.

     

    Image043.jpg

    Ulysse et les sirènes, par le peintre victorien Herbert James Draper (1863-1920).

     

    Le milieu marin a toujours inspiré la fascination et l'effroi. Des auteurs comme Pline l'Ancien (23-79 après J.-C.) le qualifient de « mère des monstres » mais l'eau, si mortifère soit-elle, est habitée par des forces magiques et régénératrices.

     

    Image044.jpg

    The Land Baby, par le peintre préraphaélite John Collier (1850-1934).

     

    Image045.jpg

    Poisson volant, par le peintre victorien Herbert James Draper (1863-1920).

     

    Dans la Grèce ancienne, le poisson était consacré à Aphrodite, la déesse de l'amour et de la beauté, née de l'écume de la mer.

     

    Image046.jpg

    La naissance de Vénus, vers 1485, par Sandro Botticelli (1445-1510).

     

    Dans la Rome antique, le premier avril, les femmes vénéraient la déesse Vénus Verticordia et la Fortune virile. Le poète latin Ovide (43 avant J.C.- 18 après J.-C.) relate que la statue vénusienne, dépouillée de ses bijoux et de ses diverses parures, était baignée et parfumée. Les prêtresses la paraient ensuite de colliers d'or et de roses fraîches.

     

    Image047.jpg

    Vénus Verticordia, 1868, par Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), artiste préraphaélite.

     

    Ce portrait, dont il existe quatre versions, représente Vénus Verticordia, «celle qui change les cœurs», une des nombreuses épiclèses de la déesse de l’Amour. (Une épiclèse est une épithète accolée au nom d'une divinité.)

     

    Image048.jpg

     

    Alexa Wilding, l'un des modèles favoris de Rossetti, prêta ses traits à la déesse, beauté victorienne flamboyante, auréolée de papillons d'or et jaillissant d'un buisson de pivoines et de roses. Elle tient une flèche dans la main droite et une pomme dans la main gauche, fruit de connaissance et de sensualité évoquant le péché originel mais aussi le jugement de Pâris. La flèche est l'attribut de Cupidon, le dieu qui insuffle le désir.

     

    Le premier avril, les femmes romaines se lavaient dans de l'eau vive, énonçaient des vœux de fécondité et portaient des couronnes de myrte vert, arbuste sacré de la déesse. Elles offraient de l'encens à la Fortune Virile, qui devait les aider à dissimuler aux hommes les petits défauts de leur anatomie. Dans les temples, elles savouraient un breuvage mystique, mélange de lait, de miel et de suc de pavot. D'après les anciennes croyances, Vénus avait absorbé cet élixir lors de ses noces avec Vulcain, le dieu du feu et de la forge.

     

    Image049.jpg

    (Allégorie aquatique, place de la Concorde.)

     

    Le poisson, avatar et compagnon des déesses antiques, devint, dès le début de la chrétienté, un symbole du Christ.

     

    Image050.jpg

     

    Signe secret de reconnaissance des premiers chrétiens, le nom grec du Christ, ikhtus, peut être considéré comme un acronyme des mots: Iesos Khristos Théos Huios Sotèr soit « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ».

     

    Image051.jpg

     

    Dans les traditions d'avril et de Pâques, il est question de résurrection des forces naturelles et de pêche miraculeuse.

     

    Image052.jpg

    Les pêcheurs, décor du pavement de la basilique d'Aquilée, en Italie.

     

    Sur les murs des Catacombes, les lampes à huile, les poteries et les sarcophages paléochrétiens, le poisson représente le sacrement de l'Eucharistie, communion suprême du Christ avec ses disciples. Il évoque le passage et le cheminement des âmes vers l'au-delà.

     

    Image053.jpg

    Le calice au poisson, dans la Maison aux Poissons, à Ostie (le port de Rome).

     

    Le poisson figure, à côté du pain et du vin, sur la table de la Cène. Les premiers Pères de l'Église qualifiaient les croyants de pisciculi: « petits poissons » et appelaient les fonts baptismaux piscina: « le vivier, l'étang aux poissons ».

     

    Image054.jpg

     

    Gardien des connaissances mystérieuses, guide spirituel, symbole de chance et de fécondité, le poisson est un initiateur, célébré dans toutes les civilisations, en orient comme en occident.

     

    Image055.jpg

     

    En Chine, le poisson (yü) signifie le bonheur et l'abondance. Les mouvements de sa queue et de ses nageoires dans l'eau sont assimilés au plaisir sexuel. (Image extraite de mon article sur la Pagode Loo.)

     

    Image056.jpg

     

    Au Japon, on le considère comme un emblème de courage, de force et d'endurance. (Estampe d'Hiroshige (1797-1858), Mulet gris et camélia.)

     

    Image057.jpg

     

    Il conduit aussi les âmes bienheureuses à travers les mondes aquatiques, vers les Îles Fortunées, et protège l’œuf de la Vie qui fait renaître le Printemps.

     

    Image058.jpg

     

    Dans l'ancienne Égypte, comme Monsieur Richard Lejeune, du blog Egyptomusée me l'avait écrit dans l'un de ses commentaires pleins d'amitié, « le tilapia du Nil était synonyme de renaissance et de régénérescence dans l'éternité post-mortem.

     

    En effet, très soucieux des phénomènes que la nature leur offrait, (les Égyptiens) s'étaient aperçu que cette espèce abritait ses petits dans la gueule juste après la ponte, et ne les recrachait qu'une fois éclos. De sorte que tout propriétaire d'un tombeau souhaitait qu'une scène de pêche fût représentée, peinte ou gravée, aux fins de, magie de l'image, lui permettre de renaître dans l'Au-delà.

     

    (Et ajoutons que) dans la langue égyptienne, le même verbe, "sechet" signifiait à la fois "transpercer le poisson à l'aide du harpon" et "s'accoupler" ».

     

    Image059.jpg

     

    Enracinés dans l'imaginaire collectif, les poissons d'avril sont les messagers des forces de reverdie et les protecteurs des anciennes croyances. Ils confrontent ceux qui en sont les « victimes » à une sorte de rite de passage. Ils frayent dans les eaux magiques, à la croisée des fluides de mort et de vie, et nous invitent à laisser papillonner notre imagination.

     

    Image060.jpg

     

    Sous l'égide de ces fameux poissons, je souhaite donc qu'Avril vous soit particulièrement favorable ! Je vous remercie pour vos charmants messages, je pense bien à vous. Gros bisous !

     

    Image061.jpg

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    41 commentaires
  •  

    Image001.jpg

     

    Au carrefour de la rue Saint-Dominique (numéro 123) et de l'avenue Bosquet, dans le VIIe arrondissement de Paris, je vous invite à découvrir l'une des plus prestigieuses demeures « Belle-Époque » de la capitale.

     

     L'histoire des lieux commence à partir de 1866 lorsque la comtesse Amédée de Béhague (1807-1885), fit construire un « Grand Hôtel » de style classique, par l'architecte Gabriel-Hippolyte Destailleur (1822-1893).

     

     En 1868, le fils d'Amédée, le comte Octave de Béhague (1827-1879) fit bâtir à proximité de ce « Grand Hôtel » un « Petit Hôtel » et, quelques années plus tard, de la réunion de ces deux édifices naquit un lieu d'une impressionnante beauté, appelé « la Byzance du VIIe arrondissement ».

     

     

    Image002.jpg

     

    Ce palais parisien fut aménagé, entre 1893 et 1904, par Walter-André Destailleur (1867-1940), fils de Gabriel-Hippolyte Destailleur, à l'initiative de Martine Marie Pol de Béhague (1869-1939), comtesse de Béarn et fille du comte Octave.

     

     

    Image003.jpg

    Portrait de Martine de Béhague, l'auteur est inconnu.

     

    La Comtesse était un sacré personnage ! Collectionneuse, mécène, voyageuse accomplie, douée pour l'écriture et le théâtre, elle accueillit dans sa demeure des invités prestigieux à l'instar de Verlaine, Gabriele D'Annunzio, Isadora Duncan, Marcel Proust, Auguste Rodin ou encore Paul Valéry qui devint son bibliothécaire !

     

     

    Image004.jpg

     

    Après sa mort en 1939, l'État Roumain fit l'acquisition de l'hôtel pour y transférer son ambassade qui était jusque là située avenue de Wagram. La « Byzance » fut alors transformée en forteresse et rebaptisée « Ambassade de la Honte » pendant plusieurs décennies. On y séquestra, on y tortura, on y assassina... le sujet n'est pas le bienvenu dans le pays dit des Droits de l'Homme. Il est très difficile voire impossible de trouver des documents associés à ce qui s'est passé.

     

    En décembre 1989, la Révolution Roumaine conduisit à la chute du Communisme et à l'exécution des époux Ceausescu. L'hôtel fut « nettoyé de ses pièces sinistres » et quelques temps plus tard, il rouvrit ses portes au public, presque comme si de rien n'était. Il est toujours considéré comme l'un des plus remarquables hôtels particuliers de Paris.

     

     

    Au fil de la demeure...

     

    Image005.jpg

     

    On y pénètre par une double porte cochère et une imposante façade en belle pierre de taille, ornée de sculptures à l'aspect fantastique, se dresse devant nous.

     

    Image006.jpg

     

    Image007.jpg

     Visages de femmes ornés de grandes ailes, démons séducteurs qui protègent les secrets du lieu... Ne sommes-nous pas à l'ambassade de Roumanie ?

     

     

    Image008.jpg

     Nous sommes accueillis -très gentiment- par les agents dans le vestibule où les célébrités mondaines se donnaient rendez-vous pour festoyer sur les « terres urbaines » de la Comtesse.

     

     

    Image009.jpg

     

    Baignant dans une lumière douce, le décor nous dévoile son élégante qualité : un portrait féminin dont l'auteur n'est pas mentionné et une toile anonyme du XVIIe siècle : la Mise au Tombeau du Christ.

     

     

    Image010.jpg

     La Mise au Tombeau. (Il n'était pas facile de prendre des photos en raison de l'éclairage et l'usage du flash était, cela va de soit, interdit.)

     

     

    Image011.jpg

     Le vestibule conduit au hall d'honneur qui s'ouvre sur le jardin, lieu romantique, agrémenté d'une colonnade ionique qui hélas ne se visite pas.

     

     

    Image012.jpg

     Un grand miroir devant lequel se dresse le Rapt de Ganymède, œuvre en marbre anonyme du XVIIIe siècle, donne à la pièce un majestueux effet de profondeur.

     

    Image013.jpg

     Les dieux choisirent Ganymède, le plus bel adolescent vivant sur terre, pour être l'échanson de Zeus. Le maître de l'Olympe, qui en tomba éperdument amoureux, lui offrit la jeunesse éternelle et se transforma en aigle pour l'enlever dans les airs.

     

    Ganymède est associé à la constellation du Verseau.

     

    Image014.jpg

     

     

    Le hall mène à l'Escalier d'Honneur, merveille de marbre polychrome, de dorures et de fer forgé qui s'inspire de l'Escalier de la Reine à Versailles, bijou datant de 1680.

     

    Image015.jpg

     

    J'ai fait de mon mieux pour photographier cet espace mais sans le flash, j'ai surtout obtenu des photos floues. Elles vous donneront quand même une idée de la magnificence des lieux.

     

    Image016.jpg

     

    Image017.jpg

     

    J'en ai réussi quelques unes et j'ai collecté les autres sur le net. Si quelqu'un souhaite que je retire sa photo, il suffit de me le demander.

     

    Image018.jpg

    Image trouvée sur Pinterest, je n'en connais pas l'auteur.

     

     

    Image019.jpg

    Photo www.parisdeuxième.com

     

     

    Image020.jpg

     

     

    Au sommet de l'escalier, se dévoile une imposante sculpture : le Temps emportant l'Amour, haut-relief de quatre mètres de hauteur, réalisé en 1898, par le sculpteur Jean Dampt (1854-1945).

     

    Image021.jpg

     

    Image022.jpg

     

    Image023.jpg

     

     

    A proximité de l'impressionnante sculpture, le sol et le mobilier sont, comme dans tout le reste de la demeure, magnifiques...

     

    Image024.jpg

     

     

    Image025.jpg

     

    Nous évoluons sur ce gracieux damier et, quelques mètres plus loin, la Salle de Bal, aménagée en 1897, nous accueille dans son écrin de lambris vert et or datant du XVIIIe siècle.

     

    Image026.jpg

     

    Ces panneaux de style néo-rocaille ont été achetés dans différentes ventes aux enchères et soigneusement assemblés pour offrir aux visiteurs une cohérence esthétique. Les grandes portes viennent de résidences royales mais on ignore d'où précisément.

     

    Image027.jpg

     

    Les dessus de porte sont peints dans le style de Jan Brueghel l'Ancien, dit Brueghel de Velours (1568-1625), peintre baroque flamand et l'ensemble fait référence à l'une des merveilles du Marais : l'Hôtel de Soubise où se situent les Archives Nationales.

     

    Image028.jpg

     

    Boiseries d'apparat ornées de motifs d'inspiration rocaille : coquilles, entrelacs, oves, masques, palmettes, rinceaux, grappes de raisin, trophées de musique et d'art...

     

    Image029.jpg

     

    Image030.jpg

     

    Image031.jpg

     

    Image032.jpg

     

    Image033.jpg

     

    En quittant la Salle de Bal, nous traversons un petit salon octogone aux boiseries trop fragiles pour être photographiées et nous entrons dans la Salle à manger, parée de marbres polychromes et de savants trompe-l’œil.

     

    Image034.jpg

     

    On y découvre une niche dans laquelle se love une fontaine.

     

    Image035.jpg

    Fontaine dont la double vasque est dominée par un masque baroque, celui du dieu Neptune.

     

    Image036.jpg

     

    Image037.jpg

    Au-dessus de la fontaine, on admire un relief inspiré de la sculpture versaillaise du Grand Siècle.

     

    Image038.jpg

    Décor bucolique agrémenté de nymphes, un travail remarquable de finesse.

     

    Image039.jpg

     

    Face à la fontaine, les visiteurs restent bouche-bée devant l'apparition d'un chef d’œuvre inestimable : La Naissance de Vénus de François Boucher (1703-1770), peintre emblématique des élégances et de la sensualité de l'art au XVIII siècle.

     

    Image040.jpg

     

    L’œuvre datée de 1731 nous ravit par l'expression d'une féminité voluptueuse. Dans cet univers rocaille où la nacre des chairs palpite sous des glacis délicats, la femme est sublimée par la touche amoureuse de l'artiste, « pourvoyeur en plaisir » au cours des fêtes privées du roi Louis XV.

     

    Pour la petite histoire, trois peintres m'ont « incitée » à entreprendre des études de l'art : Antoine Watteau, François Boucher et Jean-Honoré Fragonard. J'ai étudié leurs œuvres pendant deux décennies et je m'émerveille dès que mon regard se pose sur elles, comme si c'était la première fois...

     

    Image041.jpg

     

    La suite de la visite nous conduit vers le théâtre byzantin, haut lieu de culture musicale. Le lieu est extrêmement sombre et très difficile à photographier. J'ai donc collecté une photo sur le site de l'Institut Roumain.

     

    Image042.jpg

    Institut Roumain.fr

     

    Conçu par Gustave Gerhardt, Grand Prix de Rome d'Architecture, pour ressembler à une basilique byzantine, ce théâtre a accueilli des invités prestigieux à l'instar de la danseuse Isadora Duncan ou de Gabriel Fauré qui y dirigea son Requiem. Malheureusement modifié en 1954, il est aujourd'hui très abîmé et dans l'attente d'une restauration. Quarante millions d'euros sont vraisemblablement nécessaires pour lui redonner son lustre d'antan.

     

    Image043.jpg

     

    Image044.jpg

     

    Après le théâtre, nous devons nous extraire de notre rêverie. Nous n'accédons pas au deuxième étage où se situent les bureaux de l'ambassadeur. Nous n'apercevons que de loin un somptueux escalier (somptueux... je pèse mes mots !) habillé de boiseries de chêne datant du XVIIIe siècle. Les photos sont interdites.

     

    Un petit ascenseur a été aménagé au pied de l'escalier. Il conduit à la bibliothèque de la Comtesse (impossible à visiter), ovale et précieuse à l'instar d'un boudoir. La Comtesse y conservait des trésors : manuscrits médiévaux, brouillons d'ouvrages prestigieux, premières éditions dédicacées et son bibliothécaire, comme je l'ai écrit plus haut, n'était autre que « l'immense » écrivain Paul Valéry (1871-1945).

     

    J'ai zoomé discrètement sur l'une des boiseries, le résultat est un peu flou mais on se fait une idée...

     

    Image045.jpg

     

    L'heure est venue de traverser un long couloir car un escalier nous attend pour nous conduire, de manière feutrée, vers la sortie.

     

    Image046.jpg

     

    Image047.jpg

     

    Image048.jpg

     

    Image049.jpg

     

    En espérant vous avoir fait plaisir avec cette exploration de l'une des plus prestigieuses demeures de Paris, je vous souhaite de très belles journées de printemps. Merci de votre fidélité et une nouvelle fois, merci de votre soutien lorsque mon blog n'était plus accessible. A bientôt, gros bisous !

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    44 commentaires
  •  

    Image001.jpg

     

    Chers aminautes, je suis contente, j'ai retrouvé mon blog en ce premier jour du Printemps. Merci à Stéphanie d'Eklablog pour sa gentillesse et sa réactivité. Pendant plusieurs jours, Ma Plume Fée dans Paris était dans les limbes du net... J'ai bien cru avoir perdu cet espace que j'aime tant et je veux remercier ceux d'entre vous qui m'ont soutenue pendant ces turbulences.

     

    J'ai beaucoup angoissé alors je « digère » en douceur et en attendant de publier un nouvel article, je vous souhaite un magnifique Printemps ! Gros bisous et encore merci pour votre réconfort...

     

    A très bientôt !

     

    Cendrine

     

    Image002.jpg

     

    Image003.jpg

     

    Image004.jpg

     

    Image005.jpg

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    47 commentaires