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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #buzin, #Carmentis, #mesange, #oiseau, #Picumnus, #Vesta

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Pour les samedis 20 et 27 février, le thème est « LA NEIGE ». Féerie de la Blancheur...

 

Les participations sont sur le blog de LilouSoleil :

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

 

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Pour explorer la suite de ce thème, j'ai choisi une œuvre qui présente, dans un paysage de neige, à la fois sobre et mystérieux, trois charmantes mésanges bleues... Issues de l'imagination d'André Buzin, un artiste belge né à Dinant le 31 décembre 1941, spécialisé dans les sujets à thématique florale et animalière.

 

André Buzin a créé de nombreux timbres sur le thème des Oiseaux pour la Poste Belge ainsi que des timbres ornés de fleurs et il a conçu plus de 400 dessins pour illustrer, aux Éditions Hachette, de beaux ouvrages appartenant à la série « La Vie Secrète des Bêtes ».

 

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Il a reçu différents Grands Prix décernés aux meilleurs spécialistes en Art Philatélique.

 

 

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Ce billet m'offre l'opportunité d'évoquer la symbolique de la Mésange qui occupe une place de première importance dans la magie des oiseaux... Je l'illustre avec quelques photos prises depuis la fenêtre de ma cuisine. Une petite mésange s'était posée sur l'antenne satellite. Pas évident de la « saisir » à travers le rideau et sans lui faire peur...

 

 

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Incontournable dans l'art romain des augures, la Mésange appartenait à une double catégorie : les « alites », dont on observait la manière de voler et les « aves oscines » dont on étudiait les cris à travers les modulations et l'intensité.

 

Dans la Rome antique, la mésange (parra) formait une sorte de « couple divin et magique » avec le pic (picus). La mésange était perçue comme une messagère de deux déesses : la déesse Vesta, entité tutélaire du foyer et la déesse Carmentis, gardienne du « chant prophétique ». Carmentis était une protectrice des enfants, une très puissante Fée Marraine qui veillait à la bonne destinée des tous petits lors de la cérémonie dite de la Lustration (que l'on peut rapprocher du Baptême).

 

Le pic, parèdre de la mésange, apparaissait comme un envoyé de Mars, le dieu de la guerre, suzerain des forces vives de la Cité et comme un emblème du dieu Picumnus, maître des forces de l'habitat.

 

La mésange et le pic composaient une paire d'oiseaux particulièrement bénéfiques et nourriciers, invoqués pour « favoriser les affaires conjugales » et insuffler un bel avenir aux mariages.

 

 

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Dans de nombreuses traditions, la mésange est perçue comme un symbole de bonheur, de sincérité et de fécondité. Dans le folklore anglais, elle est désignée comme « Titmouse », une petite fée bienveillante volant au-dessus des maisons.

 

Elle était très importante pour les Indiens Cherokee qui la qualifiaient « d'oiseau de vérité » et voyaient à travers son totem la possibilité « d'ouvrir les perceptions ». Les Cherokee vénéraient plusieurs espèces de mésanges et notamment la Chickadee d'Amérique, une mésange à tête noire considérée comme intrépide, courageuse et généreuse. La mésange Chickadee affronta, dans les récits fondateurs, une terrible sorcière nommée U'tlun'ta, que l'on appelait aussi Spearfinger (Doigt Pointu). La Chickadee parvint à repousser la Sorcière, ce qui préserva, plusieurs fois au fil du temps, l'équilibre des tribus...

 

Rêver de mésange pour les Cherokee signifiait que l'on pouvait accéder au sens des choses, trouver les vérités cachées et progresser en soi afin de guérir les blessures anciennes. Des mésanges sculptées étaient offertes aux êtres aimés en guise de talismans.

 

En Occident, la mésange apparaît comme une messagère envoyée par notre Ange Gardien. Elle apporte chance et fécondité, préserve les sentiments d'amour et nous met en garde contre les personnes envieuses et jalouses dont nous pourrions croiser le chemin.

 

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi des saynètes hivernales imaginées par un artiste belge amoureux de son terroir natal, Alexis de Leeuw (1822-1900).

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/02/le-tableau-du-samedi-alexis-de-leeuw-paysage-hivernal-avec-des-chevaux.html

 

Gros bisous, chers Aminautes, dans l'air qui se charge, doucement mais sûrement d'énergies de printemps... Prenez bien soin de vous...

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Je continue, avec plaisir et émotion, en souvenir de Lady Marianne, la tradition du Poème du Mardi...

 

Et cette semaine, je n'ai pas résisté à l'envie de mettre en résonance un poème signé Germain Nouveau (1851-1920) et le sublime Baiser de Rodin que j'ai photographié en toutes saisons...

 

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Le Baiser

 

Comme une ville qui s'allume

Et que le vent achève d'embraser,

Tout mon cœur brûle et se consume,

J'ai soif, oh ! j'ai soif d'un baiser.

 

Baiser de la bouche et des lèvres

Où notre amour vient se poser,

Plein de délices et de fièvres,

Ah ! j'ai soif, j'ai soif d'un baiser !

 

Baiser multiplié que l'homme

Ne pourra jamais épuiser,

Ô toi, que tout mon être nomme,

J'ai soif, oui, j'ai soif d'un baiser.

 

Fruit doux où la lèvre s'amuse,

Beau fruit qui rit de s'écraser,

Qu'il se donne ou qu'il se refuse,

Je veux vivre pour ce baiser.

 

Baiser d'amour qui règne et sonne

Au cœur battant à se briser,

Qu'il se refuse ou qu'il se donne,

Je veux mourir de ce baiser.

 

Germain Nouveau (1851-1920) fut un poète sensible et mystique, un être secret dont la biographie recèle de nombreuses zones d'ombre mais les spécialistes en littérature rapportent qu'il fut l'ami et sûrement l'amant d'Arthur Rimbaud. Sont le soutien et son influence s'imprégnèrent dans les « Illuminations », recueil poétique ô combien célèbre du même Rimbaud.

 

 

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D'un Baiser de Poésie à un Baiser Sculpté qui fait battre le sang dans les veines...

 

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Gourmandise artistique pour les promeneurs, l'un des exemplaires du Baiser d'Auguste Rodin (1840-1917) trône face à l'entrée de l'Orangerie des Tuileries.

 

Au premier regard, on se laisse conquérir par l'érotisme triomphant de l’œuvre, connue dans le monde entier. On tombe sous le charme de ces jeux de courbes enlacées, on savoure ce qui émane de ce puissant toucher...

 

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Indissociable de la vision artistique de Rodin, le thème du couple connut une apothéose avec Le Baiser, réalisé en marbre à la demande de l'État Français pour l'Exposition Universelle de 1889 mais la première évocation de l’œuvre fut une sculpture en terre cuite, de petite taille, intitulée « Francesca de Rimini ». Elle datait de 1887.

 

Une version plus grande s'appela « La Foi » avant de devenir « Le Baiser ».

 

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La version en bronze, fondue par Alexis Rudier, un artiste familier de Rodin, se love depuis 1998 sur la Terrasse de l'Orangerie, aux Tuileries. Elle fut retrouvée en Allemagne après la Seconde Guerre Mondiale et placée dans les Jardins de l'Hôtel de Matignon avant de rejoindre les Tuileries, aux abords de la Place de la Concorde.

 

 

Le Baiser fait allusion aux tragiques amours de Paolo Malatesta et de Francesca da Polenta. Issus du cercle II du chant V de la première partie de la trilogie de La Divine Comédie de Dante (1265-1321), ils furent assassinés par Gianciotto (ou Giancotto) Malatesta, mari de Francesca et frère de Paolo. Le groupe devait être placé parmi les œuvres décorant la Porte de l'Enfer mais Rodin y renonça.

 

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Rodin dans son atelier, fin 1888 ou début 1889.

 

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De nombreuses versions du Baiser furent commandées et le thème des amants maudits, condamnés à errer dans les enfers pour crime de luxure, devint l'un des thèmes favoris des artistes romantiques.

 

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Paolo et Francesca, 1819, par Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

 

Le peintre décrit l'instant où le mari jaloux surprend les jeunes gens, troublés par la lecture de l'histoire de la reine Guenièvre et de Lancelot du Lac. Grâce au thème choisi, à la beauté des costumes et aux couleurs pleines d'éclat (le rouge intense de la robe est magnifique) la réception de l’œuvre par le public fut des plus positives. Les sujets romanesques et les personnages associés au Moyen-Âge étaient en effet très appréciés.

 

« Nous lisions un jour par agrément

de Lancelot, comment amour le prit

nous étions seuls et sans aucun soupçon.

Plusieurs fois la lecture nous fit lever les yeux

et décolora nos visages.

Mais un seul point fut ce qui nous vaincu.

Lorsque nous vîmes le rire désiré

être baisé par tel amant

celui ci qui jamais plus ne sera loin de moi

me baisa la bouche tout tremblant

Galehaut fut le livre et celui qui le fit.

Ce jour là, nous ne lûmes pas plus avant. »

 

Je suggère aux personnes intéressées un article intitulé « Galehaut et l'Éros mélancolique », de Jacques Roubaud, paru dans le Bulletin de l'Association Guillaume Budé, en 1982. L'article évoque les tragiques amours de Paolo et de Francesca et aussi le mystère Galehaut... Celui qui « fut le livre et qui le fit »... Galehaut, le Seigneur des Îles Lointaines, Chevalier de la Table Ronde, fils de Brunor, et d'une reine mythique irlandaise, appelée la Belle Géante... Ami de Lancelot, il intercédait régulièrement pour les rencontres amoureuses entre Lancelot et Guenièvre...

 

 

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Dante et Virgile avec les fantômes de Paolo et Francesca, 1835, par Ary Scheffer (1795-1858)

 

Jugés coupables par les hypocrites et les bien pensants d'avoir laissé la passion charnelle l'emporter sur la prétendue décence et la raison, Paolo et Francesca furent réhabilités par les artistes qui les représentèrent. Dans l’œuvre de Scheffer, maître ardent du Romantisme, l'attirance sexuelle des jeunes gens est magnifiée par la délicatesse des lignes et le travail sur la lumière opalescente et nacrée. La présence en retrait de Virgile et de Dante signifie que la passion n'est pas un pêché et qu'à travers l'union des corps, les âmes sœurs triompheront des épreuves et de l'obscurité.

 

Les amours interdites de Paolo et de Francesca ont profondément inspiré les artistes à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, ce thème fut l'un des plus appréciés en histoire de l'art. Il fut aussi important que l'expression des amours de Roméo et Juliette de Shakespeare (1564-1616) et que la mystérieuse passion qui liait Faust et Marguerite dans l’œuvre de Goethe (1749-1832).

 

Paolo et Francesca devinrent des figures amoureuses, tragiques, voluptueuses, charnelles, romantiques, incontournables... Leur amour rayonnant au-delà de la mort...

 

« Tous ceux qui ont aimé, tous ceux qui aiment, tous ceux qui aimeront s’arrêteront émus et charmés devant le groupe de Francesca et de Paolo, que l’Enfer du Dante semble n’avoir accueilli dans son cercle douloureux, que pour assurer l’éternité mystérieuse de leur étreinte passionnée. » Ph. Burty, Gazette des Beaux-Arts.10 / 5 / 1859, p. 57.

 

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Paolo et Francesca, par Pierre-Claude-François Delorme (1783-1859).

 

Le thème de « l'idylle fatale » est ici aussi sublimé à travers un clair-obscur des plus élégants. Nous sommes juste avant le drame et nombre d'artistes ont su s'inspirer de ces amours au parfum de soufre pour en extraire la substantifique beauté !

 

Gianciotto Malatesta, le mari de Francesca s'apprête à traverser d'un coup de lame les corps en étreinte de sa jeune épouse et de Paolo. Ainsi, les amants connaîtront, dans la froideur de la mort, la chaleur de leurs deux sangs mélangés...

 

 

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Paolo et Francesca, vers 1824-1825, par Eugène Delacroix (1798-1867).

 

« Mais puisque ton esprit désire tant connaître

La source dont jadis notre amour vint à naître

Je m’en vais faire, hélas en ces cruels instants,

Comme celui qui parle et pleure en même temps.

Un jour que nous lisions l’amoureuse aventure

De Lancelot souvent pendant cette lecture

Qui nous charmait tous deux de la même façon,

(Nous étions seuls alors et sans aucun soupçon),

Souvent sans y penser nos yeux se rencontrèrent,

Et notre front pâlit et nos voix se troublèrent ;

Mais un passage enfin dans ce livre si doux

Décida notre sort et triompha de nous :

Quand nous vîmes l’amant de Genièvre en délire,

Imprimer un baiser sur son divin sourire,

Lui, que rien ne pourra me ravir à présent,

Baisa ma bouche aussi, brûlant et frémissant » :

 

Dante Alighieri. La Divine Comédie (L’Enfer – Chant V)

 

Inconditionnel des écrits de Dante, Auguste Rodin était fasciné par l'histoire de Paolo et de Francesca. Grâce aux possibilités de la Sculpture, il a exprimé la Passion, celle qui explose dans un Baiser, celle qui le guida dans son Art et qu'il vécut, de manière ambivalente et turbulente avec la talentueuse Camille Claudel.

 

 

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Après une exposition à succès au Salon de Paris en 1898, le fondeur Ferdinand Barbedienne (1810-1892) proposa à Rodin d'exécuter des réductions en bronze du Baiser. Elles furent particulièrement recherchées par les collectionneurs.

 

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Photographiés quand on pouvait se promener sans masque et se bécoter sans soucis dans les jardins de Paris...

 

Le Baiser est l'apothéose du sentiment amoureux. Les amants fusionnent dans ce corps à corps d'une beauté inouïe. Leurs lèvres se donnent, s'épousent et leurs formes se dévoilent avec un bonheur émerveillé. Sous la voûte de feuilles, leur danse d'amour est un pur ravissement.

 

Le Baiser eut et possède encore un succès fou. Associé à l’image de la France aux Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, on le rencontre sur une infinité d'objets...

 

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Les affiches des expositions changent... Le Baiser demeure !

 

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Gros bisous chers Aminautes ! Merci de votre fidélité, elle m'est très précieuse, sachez-le...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee

 

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 Frosty Morning

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

 

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Pour les samedis 20 et 27 février, le thème est « LA NEIGE ». Féerie de la Blancheur...

 

Les participations sont sur le blog de LilouSoleil :

 

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Frosty Morning, détail 1

 

S'il est un artiste « hivernal » dont j'aime ardemment le style, il s'agit bien de Gustav Fjaestad (1868-1948), peintre suédois qui fit naître des merveilles cristallines, nacrées, diamantées sous son pinceau.

 

Il célébrait la symphonie du froid et la Nature en sa beauté miroitante, opaline, iridescente. Adorant la féerie des berges blanches où la neige façonnait un monde de mystère infini et la puissance évocatrice des lacs gelés, miroirs et fenêtres ouverts sur d'autres réalités, lieux idéaux pour appréhender la force des rêves et se plonger dans la vigueur des Contes du Nord.

 

Il peignait les instants où la neige posée transfigurait les paysages en quelque chose de soyeux, de vif et d'initiatique. Il peignait l'eau devenue soie pailletée de mille nuances ravies aux cristaux de glace et de lumière, nous invitant à considérer le Temps qui se fige en étendues infiniment pures et magiques...

 

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Frosty Morning, détail 2

 

« La neige. C'est de la lumière dont la terre est couverte. Des franges d'écume sur les rochers. Un vol de papillons blancs. » Roger Mondoloni.

 

Gustav Fjaestad vécut dans le Värmland, en Suède Occidentale. Né à Stockholm, le 22 décembre 1868, il fit de brillantes études à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Stockholm à partir de 1891 en compagnie du célèbre artiste animalier Bruno Liljefors (1860-1939).

 

Doté de connaissances en de nombreux domaines, il fut céramiste, luthier, graphiste, dessinateur de meubles et de tapisseries dans le style Art Nouveau et fut aussi connu comme un sportif émérite, pratiquant au plus haut niveau le patinage de vitesse et le cyclisme !

 

Avec le maître suédois Carl Larsson (1853-1919), il réalisa des fresques pour le Musée National de Suède en 1896 et connut un beau succès dès sa première exposition, en 1897. Durant l'été 1898, il épousa la portraitiste Marja Kerstin Hallen, surnommée Maja et devint, dans les territoires du Nord, « le premier paysagiste des premières décennies du XXe siècle ».

 

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Solitude

 

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Solitude, détail 2

 

Gustav et Maja s'établirent près du Lac Racken qui devint l'un des sujets de prédilection des œuvres de Gustav dont la renommée ne fit que s'amplifier. Le public européen salua son talent d'orfèvre des matières brillantes et des glacis poétiques, notamment à travers une exposition aux États-Unis, en 1913, une exposition à Berlin, en 1914 et une autre exposition à Londres, en 1927.

 

Amoureux de son art et des possibilités offertes par les éléments, Gustav fonda le Groupe Rackstad (fasciné par l'art du paysage et le folklore, les légendes et les contes...) à Arvika, dans la province du Värmland.

 

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Solitude, détail 3

 

Tout au long de sa vie, il peignit la neige aux effets envoûtants, la majesté des lacs, la clarté précieuse du froid, les clairs de lune figés dans les nacres glaciaires, les sapins au sang émeraude et les bouleaux argentés craquant sous la brise...

 

 

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Winter Moonlight

 

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Gustav fut fortement attiré par le Pointillisme, peinture envoûtante née, dans la veine de l'Impressionnisme, d'une alchimie de touches de couleur juxtaposées. Ces touches donnent une vibration très particulière aux œuvres qu'elles composent.

 

L'art suédois demeure hélas très méconnu du grand public. Les personnes intéressées pourront chercher des renseignements dans les catalogues réalisés par le Petit Palais, notamment en 1987 pour une magnifique exposition intitulée « Lumières du Nord » et plusieurs décennies après pour présenter des artistes comme Carl Larsson (1853-1919)et Anders Zorn (1860-1920).

 

Sur La Chimère écarlate, je me suis laissée séduire par des paysages enneigés émanant de la vision subtile de l'artiste américain impressionniste Walter Launt Palmer (1854-1932).

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/02/le-tableau-du-samedi-walter-launt-palmer-impressions-d-hiver.html

 

« Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige où nul oiseau n'a laissé son empreinte. » Virginia Woolf (1882-1941).

 

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Voyez-vous la ou les créatures dessinée(s) par Dame Nature, sourires ?

 

Gros bisous et douces pensées, chers Aminautes...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #grand, #moi, #route, #Walt, #whitman

 

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En souvenir de Lady Marianne, avec émotion et Amitié, j'ai choisi, pour le mardi 16 février, un extrait d'une œuvre de Walt Whitman (1819-1892) qui fut l'un des maîtres de la poésie américaine du XIXe siècle et l'auteur d'un sublime recueil appelé Leaves of Grass (Feuilles d'Herbes). Les mots de l'artiste nous donnent envie de prendre le large et de pouvoir avancer librement, avec pleine conscience de soi, au gré de la vie et des saisons...

 

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Extraits de La Grand-Route, récit poétique en 16 chapitres, appelé parfois La Piste et issu de « Leaves of Grass ». La traduction, complexe, varie suivant les publications mais le sens est préservé dans les différentes versions.

 

La Grand-Route

 

A pied, le cœur léger, je pars sur la grand-route,

Bien portant, libre, le monde devant moi,

Le long chemin brun devant moi conduit partout où je voudrai.

 

Désormais je n'appelle plus la chance, c’est moi qui suis la bonne fortune,

J'ai fini de me plaindre, de pleurnicher, de tergiverser,

J'ai fini d'avoir besoin de ceci ou de cela,

J’en ai terminé avec les récriminations, les bibliothèques, les critiques et les plaintes

Vigoureux et heureux, sans faiblesse, j’arpente la grand-route.

 

J'ai le sentiment que toi, la terre que j'entame, tu n'es pas la fin de tout.

Je ne demande pas que les constellations soient plus proches,

Je sais qu’elles sont très bien où elles sont,

Et qu’elles suffisent à ceux qui les habitent.

J'ai le sentiment qu'il y a de l'invisible, en plus, où nous sommes

Quelle magistrale leçon d'hospitalité, en toi, sans exclusion ni privilège (...)

 

J'aspire de grandes gorgées d'espace

L’est et l’ouest sont à moi, et le nord et le sud font partie de moi

Je suis plus grand, vaste, meilleur que je ne le pensais,

J'ignorais que je m'étais empli de tant de qualités.

Je n'avais pas conscience de ce trésor en moi.

Tout me paraît beau,

Aux hommes et aux femmes je continue de répéter

Je vous rendrai tout le bien que vous m'avez fait,

 

(…) Je suis affranchi des limites et des lignes de démarcation imaginaires,

J’irai où il me plaira, je serai mon propre maître, absolu et total, (...)

Je m’arrêterai, observerai, accepterai, contemplerai,

Avec douceur, mais avec une irrésistible volonté, je me libérerai des étreintes qui voudraient me retenir.

 

La route est là, devant

Elle est sûre, avec grand soin mes propres pieds l’ont essayée

Alors que rien ne te retienne ! (...)

 

(…) Camarado, je te donne la main !

Et mon amour qui est plus précieux que l’argent,

Je te donne moi-même et je vaux plus que le prêche ou la loi,

 

Veux-tu me donner de toi ? Veux tu venir en voyage avec moi ?

Serons-nous liés l’un à l’autre aussi longtemps que nous vivrons ?

 

Walt Whitman, Feuilles d’herbe, 1855.

 

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J'illustre les mots de Walt Whitman avec des photos prises en marchant, dans l'atmosphère de février, autour de chez moi, dans mon Val d'Oise aimé...

 

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Soir givré sur la Grand-Route, avant le gros épisode polaire mais il faisait déjà bien froid...

 

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Il fallait vite rentrer avant le couvre-feu... et il faisait vraiment très froid...

 

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L'appareil photo gelait entre les doigts...

 

 

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Walt Whitman apparaît sur la façade de la très célèbre librairie Shakespeare and Company, située rue de la Bûcherie, dans le 5e arrondissement de Paris, à quelques encablures de Notre-Dame. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez retrouver l'histoire à la fois réelle et romanesque des lieux.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/shakespeare-and-company-a128059204

 

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Avec des pensées d'espoir sur la Grand-Route de la Vie, mes Ami(e)s ! Je souffle vers vous de gros bisous et des douceurs fleuries de perce-neige...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #amour, #jpg, #oiseaux, #saint, #valentin

 

 

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Saint-Valentin, pour ceux qui s'aiment

Toute l'année...

Des émotions, des attentions,

Des bonheurs simples à partager

Des sentiments que l'on exprime

Et des joies folles qu'on butine

Au fil des nuits et des journées...

Passion, Désir, Complicité

De Corps en fête en Cœurs mêlés

Lorsque nos bouches disent Encore...

Puis vient le 14 Février,

Jour très précieux dans le Folklore

Traditions vives, préservées

Dans les regards entrelacés

Le sang qui pulse au creux des veines

Et les Mots d'Amour en bouquets !

 

Cendrine, Février 2021

 

 

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Je vous souhaite, chers Aminautes, une agréable lecture de cet article, en n'oubliant pas les personnes seules et désemparées... J'espère qu'une énergie d'Amour pourra venir à elles et les apaiser.

 

Joyeuse Saint-Valentin et vive l'Amour tout au long de l'année !

 

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Sous l'obédience de la déesse Vénus, refleurit la Saint-Valentin et son ardente symbolique tissée de faits historiques, de légendes et de folklore. Avec cette fête de l'Amour et des Cœurs, palpitent les ailes des Oiseaux...

 

 

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Le mois de Février (territoire de transition entre les profondeurs de l'hiver et les premiers soubresauts du printemps) est en effet associé aux parades nuptiales des oiseaux qui commencent à s'accoupler et sont considérés comme les messagers des forces printanières. Au cours de leurs voltes amoureuses, ils se livrent à des jeux mêlés de chants qui stimulent l'éveil des puissances naturelles.

 

Les oiseaux accompagnaient dans l'Antiquité les Gamélies Athéniennes, célébrations rituelles des noces de Zeus et d'Héra qui se déroulaient de la mi-janvier à la mi-février. On offrait à la déesse des oiseaux sacrés, d'un blanc immaculé, tandis que les fiancés échangeaient des vœux d'amour en buvant du vin dans des coupes en forme d'oiseaux.

 

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L'image des oiseaux a souvent été utilisée de manière symbolique pour représenter les élans de l'amour. Le verbe «oiseler», très employé au XVIIIe siècle, signifie d'ailleurs «faire l'amour».

 

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©Alex Alemany, artiste espagnol né le 5 Janvier 1943. Son art évolue entre Surréalisme et Réalisme Magique.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/un-samedi-en-tableaux-les-oeuvres-d-alex-alemany-a182246442

 

 

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©Alex Alemany

 

Le 15 février, jour des Lupercales romaines, antiques fêtes de la fertilité dont la date est indissociable des traditions de la Saint-Valentin, les oiseaux jouaient, avec les animaux à cornes, un rôle très important.

 

Les prêtres de Lupercus, le dieu loup de la fécondité, couraient dans la ville, vêtus de peaux de chèvre. Ils fouettaient, avec des lanières en cuir de chèvre, les femmes qui croisaient leur chemin, afin de stimuler leur pouvoir de fertilité. La course sauvage des Luperques avait pour but de purifier la cité, d'éloigner les démons et les épidémies et de repousser les êtres atteints de lycanthropie.

 

 

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Lupercus était le protecteur des animaux à cornes, des troupeaux et des futures récoltes. On organisait en son nom une « loterie d'amour ». Les jeunes hommes tiraient au sort le nom de la jeune fille qui deviendrait leur « compagne des festivités » et sur laquelle ils veilleraient, l'espace d'une année.

 

Le pouvoir érotique des Lupercales déplut fortement aux autorités chrétiennes alors en l'an 496, le pape Gélase Ier décida de contrer les survivances des Lupercales en instituant la Saint-Valentin. Saint-Valentin, le saint des « fiancés, des jeunes filles et des garçons à marier » qui se pare d'une aura de mystère...

 

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©Alex Alemany

 

 

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Plusieurs « Valentin » sont fêtés le 14 février, en France et dans d'autres pays, ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des mythologues et des historiens. Une telle mise en lumière ayant généralement pour effet de «camoufler» un substrat de divinités pré-chrétiennes.

 

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On honore ainsi un prêtre de Rome nommé Valentin, un évêque de Terni en Italie, un évêque de Toro en Espagne, un confesseur du Puy-en-Velay et un martyr africain.

 

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La légende de Saint-Valentin naquit sous le règne de l'empereur Claude II, dit le Gothique (214-270). En proie à certaines difficultés pour constituer ses légions, Claude fit interdire, en l'an 268, les fiançailles et les mariages sur l'ensemble du territoire qu'il dominait mais un prêtre nommé Valentin choisit de braver ses ordres et d'unir secrètement les jeunes couples. L'empereur le fit arrêter et condamner à mort par décapitation.

 

Dans sa prison, Valentin rencontra Augustine, la fille de son geôlier, une jeune aveugle à qui il rendit la vue, grâce à des prières. Elle prit soin de lui et il lui adressa, avant son exécution, une lettre qu'il aurait signée «Ton Valentin».

 

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Dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine, Valentin fut emprisonné pour avoir refusé de se prosterner devant les divinités de Rome. Il s'éprit de la fille de l'empereur Claude, une jeune aveugle qu'il s'efforça de guérir. L'empereur promit de se convertir si l'issue était heureuse mais Valentin subit tout de même le martyre. Il laissa à la demoiselle de son cœur un billet doux qui devint une « valentine ».

 

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Ce fut à l'initiative du pape Alexandre VI, à la fin du XVe siècle, que Valentin devint le patron officiel des amoureux et comme le fait remarquer Philippe Walter dans son ouvrage intitulé « Mythologie chrétienne, Fêtes, rites et mythes du Moyen Âge », Valentin est un saint très mystérieux, fêté à la période du Carnaval et entretenant avec celle-ci des rapports très étroits. Il se présente comme la forme christianisée d'une vieille divinité pré-chrétienne « possédant la syllabe val dans son nom ou son surnom ». P.88. Sa décapitation s'inscrit, à l'instar de celle des géants de Carnaval, dans un cycle solaire et cosmique de mort et de renaissance.

 

 

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Les oiseaux apparaissent comme de puissants emblèmes sur les fameuses « Valentines », cartes traditionnelles de la Saint-Valentin dont l'origine est liée en France, à Charles d'Orléans.

 

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Charles Ier d'Orléans, prince de France, neveu du roi Charles VI, naquit en 1394 et mourut en 1465. Il était le fils de Louis Ier, duc d'Orléans et de Valentine Visconti, fille du puissant duc de Milan, Jean Galéas Visconti.

 

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Charles d'Orléans en habit de Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or.

 

Fait prisonnier à la bataille d'Azincourt, le 25 octobre 1415, il fut emmené en Angleterre et retenu captif à la Tour de Londres pendant vingt cinq années. Il sublima sa souffrance grâce à l'écriture de chansons, de ballades, de complaintes et de rondeaux. Il composa aussi des poésies en langue anglaise.

 

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Charles d'Orléans prisonnier dans la Tour de Londres (Manuscrit Royal de la British Library).

 

Au cœur de sa solitude, il n'oublia jamais que les oiseaux apportent le Printemps et il rapporta la coutume de la Saint-Valentin en Touraine après sa libération d'Angleterre, en 1441. La tradition des messages d'amour se répandit ensuite dans le reste du royaume et dans les cours européennes.

 

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En Angleterre, au XIVe siècle, il était courant d'écrire, le jour de la Saint-Valentin, des messages d'amour et d'amitié. Le poète et philosophe anglais Geoffrey Chaucer (1340-1400), auteur des Canterbury Tales (Les Contes de Cantorbéry) décrivit, en 1381, cette coutume dans le Parlement des Oiseaux (The Parliament of Fowles).

 

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Chaucer relata, sous le patronage de Saint-Valentin, la cour empressée faite par le roi Richard II Plantagenêt à la princesse Anne de Bohême. Il initia par ses écrits la tradition des poèmes d'amour de la Saint-Valentin.

 

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Le messager de l'amour, 1885, par Marie Spartali Stillman (1844-1927), artiste préraphaélite.

 

Le poète John Gower (1330-1408) réunit dans une de ses ballades les «trois monarques de l'amour»: Saint-Valentin, la Nature et l'Amour personnifié. Ces trois «Puissances» convoquent un «gouvernement d'oiseaux» qui choisissent leurs compagnes à l'occasion de la Saint-Valentin.

 

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L’œuvre de John Lydgate (1370?-1451?) s'inscrit dans la lignée de celles de Chaucer et de Gower. Dans Flower of Courtesy (lignes 10-14), le poète décrit l'origine des pratiques de la Saint-Valentin et invite les amoureux à célébrer avec fougue ce jour fatidique.

 

« Réveillez-vous, amants, de votre lourd sommeil,

 

En ce joyeux matin, dépêchez, dépêchez ;

 

Car la coutume veut qu’en ce jour,

 

Le choix de votre cœur renouveliez,

 

Et vous engagiez toujours fidèles à rester. »

 

Empreinte d'un charme raffiné, la poésie anglaise est à l'origine de nos cartes d'amour de la Saint-Valentin.

 

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Dans la France du XVe siècle, les jeunes gens prirent l'habitude d'offrir à leur bien aimée des petits mots doux pour célébrer le retour du printemps mais il fallut attendre le XVIe siècle pour que les lettres d'amour soient joliment qualifiées de « Valentines ».

 

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Aux XVIIIe et XIXe siècles, de superbes Valentines ornées de colombes, de cœurs, de roses et de Cupidons se répandirent dans l'Europe entière.

 

A l'époque victorienne (1840-1860), en Angleterre, elles furent imprégnées de parfums exquis et agrémentées de petits ornements de soie, de dentelle, de plumes, de rubans, de fleurs fraîches ou séchées.

 

 

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Esther Allen Howland (1828-1904), la fille d'un célèbre papetier américain, lança, vers 1850, la production en série des cartes de Saint-Valentin et, conçues comme de précieuses broderies, ces cartes suscitèrent l'engouement des collectionneurs.

 

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La chromolithographie, procédé d'impression en couleurs mis au point par le lithographe Godefroy Engelmann (1788-1839) en 1837, contribua également, tout au long du XIXe siècle, à la diffusion des images de la Saint-Valentin.

 

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La Divination par les Oiseaux

 

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Oracles de l'amour et du printemps, médiateurs entre les hommes et les esprits de la Nature, les oiseaux sont dotés de capacités surnaturelles au moment de la Saint-Valentin. Ils dévoilent dans les rêves des renseignements précieux sur la future épouse ou le futur mari. Ils font croître les bourgeons en battant des ailes. La tradition préconise de faire un vœu en tenant une plume ramassée quelques instants après le lever du soleil.

 

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Les colombes sont considérées comme les messagères favorites de la déesse Aphrodite/Vénus. Dans ce tableau intitulé Vénus et l'Amour, réalisé vers 1550 et signé d'un maître hollandais Maniériste : Lambert Sustris (1515/1520-1584), Vénus veille sur des colombes en plein accouplement. Elle est observée ardemment par son fils Cupidon, le Désir.

 

Le rouge-gorge qui sautille dans la rosée ou qui agite un brin d'herbe évoque un mariage avec un voyageur ou un marin.

 

La présence d'un moineau au petit jour près de la chambre à coucher augure d'un mariage d'amour.

 

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Illustration d'un mâle et d'une femelle moineau (sparrow) issue de l'ouvrage anglais « The House Sparrow at Home and Abroad », de Thomas George Gentry et Edwin Sheppard, 1878. Engraved by Sinclair & Son...

 

Le chardonneret signale à une jeune fille qui l'aperçoit qu'elle fera la connaissance d'un riche parti.

 

Un vol de cygnes ou d'hirondelles présage d'un mariage heureux mais un merle posé sur l'appui de la fenêtre annonce la venue d'un beau parleur. Il faut se méfier !

 

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Image trouvée sur Pinterest

 

Deux colombes qui s'embrassent sont réputées être le gage d'une union prospère et sans nuages.

 

La vue d'une mésange signifie que les époux auront de nombreux enfants...

 

Et la cigogne qui apporte les nouveaux-nés aime aussi beaucoup la Saint-Valentin !

 

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Surtout n'oublions pas, comme le dit un proverbe issu de l'ancienne Égypte: « C'est le cœur qui donne naissance à toute connaissance » alors AIMONS!

 

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Merci encore pour vos gentils messages et votre fidélité, gros bisous !

 

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #1874, #auguste, #jpg, #monet, #toulmouche

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Voici la suite du thème initié samedi dernier, sur une initiative de Fardoise « La Lecture ».

 

Les participations sont sur le blog de LilouSoleil :

 

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Une jeune femme en dominante de bleu, jolie liseuse vue de dos, se love dans l'espace intime et lumineux d'une bibliothèque... J'aime beaucoup cette œuvre d'Auguste Toulmouche (1829-1890) qui fut l'un des peintres les plus célèbres du Second Empire et se fit connaître en réalisant des portraits mondains d'une élégance très recherchée.

 

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Quand la magie des livres nous happe, on ne peut résister, on dévore les mots, on se laisse emporter par une myriade de sensations et d'émotions qui nous content des vies, réelles ou fantasmagoriques...

 

Originaire de Nantes, Auguste Toulmouche s'intéressa fort jeune à l'art et de croquis en croquis, il fit ses classes chez Charles Gleyre (1806-1874), peintre suisse, grand voyageur qui fut maître d'atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris à partir de 1843. Développant sa technique au contact des œuvres orientalistes de Charles Gleyre, enseignant connu pour sa générosité, Auguste Toulmouche devint l'un des membres du Cercle Néo-Grec créé par des artistes de talent comme Jean-Léon Gérôme (1824-1904) Jean-Louis Hamon (1821-1874) et Henri-Pierre Picou(1824-1895), élèves de Paul Delaroche (1797-1856).

 

D'abord « amoureux » de L'Antique, Auguste Toulmouche éprouva peu à peu de la lassitude face à cette vision esthétique grecque qu'il avait plébiscitée et il préféra s'intéresser à son époque : le Second Empire.

 

Il joua un rôle conséquent auprès de Claude Monet (1840-1926) dont il était le cousin par alliance. Sur demande de la tante de Monet, ce fut lui qui accueillit le jeune Claude à Paris. Devenant son protecteur après que Monet ait effectué une année de service militaire en Algérie, en 1862, il le guida à travers ses premières expériences artistiques et lui fit notamment rencontrer le débonnaire, généreux et didactique Charles Gleyre.

 

En dépit des différences de leurs styles, Auguste Toulmouche et Claude Monet développèrent une belle complicité. Chacun trouva ses affinités avec l'art de peindre et Auguste Toulmouche connut un grand succès jusqu'à ce que la vogue Impressionniste ait raison de sa renommée. Au fil de sa carrière, il fut gratifié de récompenses variées et vit plusieurs de ses toiles acquises par des célébrités comme l'Impératrice Eugénie (1826-1920) et la Princesse Mathilde Bonaparte, fille de Jérôme Bonaparte et l'une des plus importantes mécènes sous le Second Empire. Il devint Chevalier de la Légion d'Honneur en 1870.

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi d'explorer le monde de la Lecture à travers le talent de deux artistes très différents : Valentin Rekunenko, peintre ukrainien né en 1955 et Doris Margaret Shaw (1890-1972) dite Dod Procter...

 

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©Valentin Rekunenko

 

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Dod Procter

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/02/le-tableau-du-samedi-valentin-rekunenko-le-monde-bibliotheque-et-dod-procter-dinah-reading.html

 

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Photo trouvée sur Pinterest

 

Merci de votre fidélité... Prenez bien soin de vous, gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

Cette semaine, j'ai voulu, en résonance avec le thème du Tableau du Samedi, proposer un poème qui célèbre La Lecture. Les mots de Théodore de Banville (1823-1891) évoquent la passion que l'on peut éprouver dans l'acte de lire, à tous les âges de la vie !

 

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Christophe plongé dans une lecture d'été...

 

« Oh! quelle volupté! Lire!

Entendre, oubliant nos maux,

Tous les frissons de la Lyre

Exprimés avec des mots!

 

Et regarder les estampes,

Quand voltige et tremble un peu

Sur la blancheur de nos tempes

Le rose reflet du feu!

 

Sans les toux préparatoires,

Le Livre, doux et charmant,

Nous raconte des histoires,

Mais silencieusement.

 

Les caractères en foule

S'en vont d'un pas leste et fin,

Et le conte se déroule

Comme une étoffe sans fin.

 

Nous voyons les belles phrases

Construites selon nos vœux

Nous montrer des chrysoprases

Dans les ors de leurs cheveux.

 

Et menant la mascarade

Sous les rubis indiens,

Les mots qui font la parade

Sont tous des comédiens.

 

L'un que la louange flatte,

Apparaît tout radieux,

Portant la pourpre écarlate;

Il fait les Rois et les Dieux.

 

Tel, qui parmi nous émigre,

Nous vient du pays latin,

Et tel autre est, comme un tigre,

Plus rayé que Mezzetin.

 

Quelle joie! auprès de celle

Dont le regard plein de jour

Même dans l'ombre étincelle,

Lire des strophes d'amour!

 

Mais lire est plus doux encore

Lorsque le Temps envieux

Avec sa neige décore

Notre front devenu vieux.

 

Alors, penché sur son livre,

Le vieillard, qu'on trouble en vain,

Dit à l'Archer toujours ivre:

Je ne bois plus de ton vin.

 

C'est fini des soins moroses!

Je n'effeuille plus de lys

Ni de rougissantes roses

Pour Silvie ou pour Philis.

 

Sans colère, il dit à maintes

Cruelles aux fronts pâlis:

Églés et fières Amintes,

Ne fredonnez pas. Je lis.

 

Il dit: Chez moi je n'accueille

Ni Lisettes ni Lizons.

Il n'est plus temps que je cueille

Des violettes. Lisons. »

 

Mercredi, 25 novembre 1885.

 

 

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Image Pinterest

 

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 Plumes d'écriture, encres, stylos et crayons... pour que naissent de beaux livres... Et des carnets qui deviendront livres, ma passion...

 

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 Des chats bleus d'imagination, aux yeux et aux moustaches d'or... Je les adore !

 

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Des Grimoires ouvrant sur d'autres dimensions...

 

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Poète, dramaturge, chroniqueur et critique littéraire, passionné d'Esthétisme, orfèvre et sculpteur de vers, Théodore de Banville (1823-1891) nourrit une amitié profonde avec Théophile Gautier (1811-1872), Charles Baudelaire (1821-1867) et Victor Hugo (1802-1885). Surnommé par ses amis « le poète du bonheur », il excella dans l'art d'explorer les ressources profondément variées de la poésie française.

 

L'une de ses créations les plus célèbres, la revue collective « Le Parnasse Contemporain » fut une révélation pour Arthur Rimbaud (1854-1891).

 

Tout jeune poète, Arthur Rimbaud envoya ses poèmes à Théodore de Banville qui l'encouragea à persévérer dans l'écriture et l'invita à habiter chez lui mais quelques temps plus tard, les relations se « compliquèrent » entre les deux hommes. Leurs visions artistiques entrèrent en « différence ».

 

Outre le Parnasse Contemporain et ses nombreux recueils de poésie, Théodore publia un Petit Traité de Poésie Française, en 1872, et un roman intitulé Marcelle Rabe. Il fut aussi l'éditeur, avec Charles Asselineau (1820-1874), de la Troisième édition des Fleurs du Mal de Baudelaire.

 

Je prends grand plaisir à voyager à travers ses Recueils...

 

Améthystes, Dans la Fournaise, Le Sang de la Coupe, Les Cariatides, Les Exilés, Les Princesses, Odelettes, Odes Funambulesques, Rimes Dorées, Rondels, Sonnailles et Clochettes, Trente-Six Ballades Joyeuses...

 

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Image trouvée sur Pinterest

 

Belles journées de Février chers Aminautes et gros bisous d'amitié !

 

Bonnes Lectures !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #beaute, #Cabanel, #Comerre, #francois, #lecture, #leon, #Odalisques

 

 

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Pour les samedis 6 et 13 février, le thème est « La Lecture ».

 

Les participations sont sur le blog de LilouSoleil :

 

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Le thème de la Lecture étant l'un de mes préférés en Histoire de l'Art, je suis ravie !

J'ai donc choisi, cette semaine, deux Liseuses imaginées par un peintre dont la manière me séduit infiniment : Léon-François Comerre (1850-1916), artiste académique et orientaliste de grand talent, hélas méconnu de nos jours.

 

Léon-François Comerre m'a souvent accompagnée, dans mes rêveries artistiques, au fil des années, à travers des toiles pleines de charme comme Luna, La Jeune Femme à la Chandelle, La Bulle de Savon ou le fort sympathique « En Bicyclette au Vésinet »... Mais ce n'est pas le propos du billet de cette semaine. Nous célébrons la Lecture !

 

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Beauté aux cheveux d'or, parés d'une fleur de Coquelicot... Incarnation, entre autres, de la Créativité. La jeune femme tient le Livre, territoire d'aventures, hommage à l'enfance de l'artiste qui a grandi dans une famille d'instituteurs, un métier sacerdoce...

 

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L'autre Liseuse que j'ai choisie arbore une magnifique Couronne de Laurier, emblème des bacheliers. Une couronne aux baies couvertes de feuilles d'or. Bacca Laurea (baies de laurier) pour Baccalauréat, diplôme qui ne saurait exister sans le pouvoir des livres...

 

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Le Laurier croît sous l'obédience de la déesse Athéna qui règne sur l'Intelligence, la Connaissance, la Stratégie...

 

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Passion Lecture !

 

Léon-François Comerre a vécu à Lille où il a étudié, à l'École des Beaux-Arts, auprès d'Alphonse Colas (1818-1887). Il fut gratifié, dans son cursus, d'une Médaille d'Or et reçut une bourse qui lui offrit l'opportunité de pouvoir s'installer à Paris.

 

Trouvant sa place dans l'effervescence de la capitale, il entra dans l'atelier ô combien célèbre du maître Alexandre Cabanel (1823-1889) et fréquenta assidûment les Beaux-Arts. Sa carrière fut éclectique et appréciée. Il reçut le Grand Prix de Rome de peinture d'histoire en 1875 et un autre Grand Prix de Rome en 1878. Il peignit des Divinités Antiques, des scènes mythologiques, des scènes religieuses et une myriade de beautés féminines que l'on peut assimiler à des allégories... Allégories du Savoir, du Temps qui passe, de la Beauté en fleurs... Il réalisa des portraits recherchés par la bonne société de son époque, mit en scène des Odalisques, dans la veine Orientaliste qui l'avait attiré pendant ses jeunes années. Il créa aussi de magnifiques panneaux décoratifs, sur le thème des Saisons, pour la Salle des Fêtes de la Mairie du 4e arrondissement de Paris, ainsi que des panneaux et un plafond ouvragé pour la Préfecture du Rhône à Lyon.

 

Plusieurs de ses œuvres sont à admirer dans de prestigieux musées aux États-Unis.

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre réalisée par le peintre et illustrateur New-Yorkais, Norman Rockwell (1894-1978).

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/02/le-tableau-du-samedi-norman-rockwell-lecture.html

 

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Je vous souhaite de belles journées de Février et de « sémillantes » lectures, amicalement vôtre !

Plume

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J'ai donc choisi, cette semaine, deux Liseuses imaginées par un peintre dont la manière me séduit infiniment : Léon-François Comerre (1850-1916), artiste académique et orientaliste de grand talent, hélas méconnu de nos jours.

 

Léon-François Comerre m'a souvent accompagnée, dans mes rêveries artistiques, au fil des années, à travers des toiles pleines de charme comme Luna, La Jeune Femme à la Chandelle, La Bulle de Savon ou le fort sympathique « En Bicyclette au Vésinet »... Mais ce n'est pas le propos du billet de cette semaine. Nous célébrons la Lecture !

 

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Beauté aux cheveux d'or, parés d'une fleur de Coquelicot... Incarnation, entre autres, de la Créativité. La jeune femme tient le Livre, territoire d'aventures, hommage à l'enfance de l'artiste qui a grandi dans une famille d'instituteurs, un métier sacerdoce...

 

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L'autre Liseuse que j'ai choisie arbore une magnifique Couronne de Laurier, emblème des bacheliers. Une couronne aux baies couvertes de feuilles d'or. Bacca Laurea (baies de laurier) pour Baccalauréat, diplôme qui ne saurait exister sans le pouvoir des livres...

 

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Le Laurier croît sous l'obédience de la déesse Athéna qui règne sur l'Intelligence, la Connaissance, la Stratégie...

 

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Passion Lecture !

 

Léon-François Comerre a vécu à Lille où il a étudié, à l'École des Beaux-Arts, auprès d'Alphonse Colas (1818-1887). Il fut gratifié, dans son cursus, d'une Médaille d'Or et reçut une bourse qui lui offrit l'opportunité de pouvoir s'installer à Paris.

 

Trouvant sa place dans l'effervescence de la capitale, il entra dans l'atelier ô combien célèbre du maître Alexandre Cabanel (1823-1889) et fréquenta assidûment les Beaux-Arts. Sa carrière fut éclectique et appréciée. Il reçut le Grand Prix de Rome de peinture d'histoire en 1875 et un autre Grand Prix de Rome en 1878. Il peignit des Divinités Antiques, des scènes mythologiques, des scènes religieuses et une myriade de beautés féminines que l'on peut assimiler à des allégories... Allégories du Savoir, du Temps qui passe, de la Beauté en fleurs... Il réalisa des portraits recherchés par la bonne société de son époque, mit en scène des Odalisques, dans la veine Orientaliste qui l'avait attiré pendant ses jeunes années. Il créa aussi de magnifiques panneaux décoratifs, sur le thème des Saisons, pour la Salle des Fêtes de la Mairie du 4e arrondissement de Paris, ainsi que des panneaux et un plafond ouvragé pour la Préfecture du Rhône à Lyon.

 

Plusieurs de ses œuvres sont à admirer dans de prestigieux musées aux États-Unis.

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre réalisée par le peintre et illustrateur New-Yorkais, Norman Rockwell (1894-1978).

 

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Je vous souhaite de belles journées de Février et de « sémillantes » lectures, amicalement vôtre !

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Pour les samedis 6 et 13 février, le thème est « La Lecture ».

 

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Le thème de la Lecture étant l'un de mes préférés en Histoire de l'Art, je suis ravie !

J'ai donc choisi, cette semaine, deux Liseuses imaginées par un peintre dont la manière me séduit infiniment : Léon-François Comerre (1850-1916), artiste académique et orientaliste de grand talent, hélas méconnu de nos jours.

 

Léon-François Comerre m'a souvent accompagnée, dans mes rêveries artistiques, au fil des années, à travers des toiles pleines de charme comme Luna, La Jeune Femme à la Chandelle, La Bulle de Savon ou le fort sympathique « En Bicyclette au Vésinet »... Mais ce n'est pas le propos du billet de cette semaine. Nous célébrons la Lecture !

 

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Beauté aux cheveux d'or, parés d'une fleur de Coquelicot... Incarnation, entre autres, de la Créativité. La jeune femme tient le Livre, territoire d'aventures, hommage à l'enfance de l'artiste qui a grandi dans une famille d'instituteurs, un métier sacerdoce...

 

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L'autre Liseuse que j'ai choisie arbore une magnifique Couronne de Laurier, emblème des bacheliers. Une couronne aux baies couvertes de feuilles d'or. Bacca Laurea (baies de laurier) pour Baccalauréat, diplôme qui ne saurait exister sans le pouvoir des livres...

 

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Le Laurier croît sous l'obédience de la déesse Athéna qui règne sur l'Intelligence, la Connaissance, la Stratégie...

 

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Passion Lecture !

 

Léon-François Comerre a vécu à Lille où il a étudié, à l'École des Beaux-Arts, auprès d'Alphonse Colas (1818-1887). Il fut gratifié, dans son cursus, d'une Médaille d'Or et reçut une bourse qui lui offrit l'opportunité de pouvoir s'installer à Paris.

 

Trouvant sa place dans l'effervescence de la capitale, il entra dans l'atelier ô combien célèbre du maître Alexandre Cabanel (1823-1889) et fréquenta assidûment les Beaux-Arts. Sa carrière fut éclectique et appréciée. Il reçut le Grand Prix de Rome de peinture d'histoire en 1875 et un autre Grand Prix de Rome en 1878. Il peignit des Divinités Antiques, des scènes mythologiques, des scènes religieuses et une myriade de beautés féminines que l'on peut assimiler à des allégories... Allégories du Savoir, du Temps qui passe, de la Beauté en fleurs... Il réalisa des portraits recherchés par la bonne société de son époque, mit en scène des Odalisques, dans la veine Orientaliste qui l'avait attiré pendant ses jeunes années. Il créa aussi de magnifiques panneaux décoratifs, sur le thème des Saisons, pour la Salle des Fêtes de la Mairie du 4e arrondissement de Paris, ainsi que des panneaux et un plafond ouvragé pour la Préfecture du Rhône à Lyon.

 

Plusieurs de ses œuvres sont à admirer dans de prestigieux musées aux États-Unis.

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre réalisée par le peintre et illustrateur New-Yorkais, Norman Rockwell (1894-1978).

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/02/le-tableau-du-samedi-norman-rockwell-lecture.html

 

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Je vous souhaite de belles journées de Février et de « sémillantes » lectures, amicalement vôtre !

Plume

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