

En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.
https://lilousoleil.wordpress.com
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Pour les samedis 6 et 13 février, le thème est « La Lecture ».
Les participations sont sur le blog de LilouSoleil :
https://lilousoleil.wordpress.com
Le thème de la Lecture étant l'un de mes préférés en Histoire de l'Art, je suis ravie !
J'ai donc choisi, cette semaine, deux Liseuses imaginées par un peintre dont la manière me séduit infiniment : Léon-François Comerre (1850-1916), artiste académique et orientaliste de grand talent, hélas méconnu de nos jours.
Léon-François Comerre m'a souvent accompagnée, dans mes rêveries artistiques, au fil des années, à travers des toiles pleines de charme comme Luna, La Jeune Femme à la Chandelle, La Bulle de Savon ou le fort sympathique « En Bicyclette au Vésinet »... Mais ce n'est pas le propos du billet de cette semaine. Nous célébrons la Lecture !

Beauté aux cheveux d'or, parés d'une fleur de Coquelicot... Incarnation, entre autres, de la Créativité. La jeune femme tient le Livre, territoire d'aventures, hommage à l'enfance de l'artiste qui a grandi dans une famille d'instituteurs, un métier sacerdoce...


L'autre Liseuse que j'ai choisie arbore une magnifique Couronne de Laurier, emblème des bacheliers. Une couronne aux baies couvertes de feuilles d'or. Bacca Laurea (baies de laurier) pour Baccalauréat, diplôme qui ne saurait exister sans le pouvoir des livres...

Le Laurier croît sous l'obédience de la déesse Athéna qui règne sur l'Intelligence, la Connaissance, la Stratégie...

Passion Lecture !
Léon-François Comerre a vécu à Lille où il a étudié, à l'École des Beaux-Arts, auprès d'Alphonse Colas (1818-1887). Il fut gratifié, dans son cursus, d'une Médaille d'Or et reçut une bourse qui lui offrit l'opportunité de pouvoir s'installer à Paris.
Trouvant sa place dans l'effervescence de la capitale, il entra dans l'atelier ô combien célèbre du maître Alexandre Cabanel (1823-1889) et fréquenta assidûment les Beaux-Arts. Sa carrière fut éclectique et appréciée. Il reçut le Grand Prix de Rome de peinture d'histoire en 1875 et un autre Grand Prix de Rome en 1878. Il peignit des Divinités Antiques, des scènes mythologiques, des scènes religieuses et une myriade de beautés féminines que l'on peut assimiler à des allégories... Allégories du Savoir, du Temps qui passe, de la Beauté en fleurs... Il réalisa des portraits recherchés par la bonne société de son époque, mit en scène des Odalisques, dans la veine Orientaliste qui l'avait attiré pendant ses jeunes années. Il créa aussi de magnifiques panneaux décoratifs, sur le thème des Saisons, pour la Salle des Fêtes de la Mairie du 4e arrondissement de Paris, ainsi que des panneaux et un plafond ouvragé pour la Préfecture du Rhône à Lyon.
Plusieurs de ses œuvres sont à admirer dans de prestigieux musées aux États-Unis.


Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre réalisée par le peintre et illustrateur New-Yorkais, Norman Rockwell (1894-1978).

http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/02/le-tableau-du-samedi-norman-rockwell-lecture.html

Je vous souhaite de belles journées de Février et de « sémillantes » lectures, amicalement vôtre !
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