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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #fut, #jardin, #observatoire, #paris, #pierre

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Cet angelot regarde en direction de l'avenue de l'Observatoire.

 

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La majestueuse promenade fut créée en 1866 et aménagée par Gabriel Davioud en 1867. Elle relie le Jardin du Luxembourg à l'Observatoire de Paris, en passant par le Jardin des Grands Explorateurs, la Fontaine de l'Observatoire, la Place Camille Jullian et la Maison des Fontainiers.

 

 

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Depuis la Place André Honnorat, on aperçoit la rue Auguste Comte.

 

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Au numéro 7, cet immeuble, érigé par l'architecte Henri Delormel en 1923, ressemble à un gigantesque navire.

 

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Réalisé en belle pierre de taille, il se pare d'un étonnant bestiaire.

 

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Des éléphants et des lions encadrent les fenêtres. Des guirlandes de fleurs et des têtes d'angelots, des putti aux chevelures délicatement bouclées, des rinceaux et de fines palmettes ornent la façade.

 

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L'École Nationale d'Administration Publique, de style néo-mauresque, se dresse face à cet imposant bâtiment.

 

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Ancienne École Coloniale, elle se situe à l'angle de l'avenue de l'Observatoire et de la rue Auguste Comte.

 

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Elle fut édifiée, entre 1895 et 1911, par l'architecte Maurice-Adolphe Yvon (1857-1911).

 

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De grandes fenêtres aux arcs outrepassés sont insérées dans des mosaïques décorées de rinceaux.

 

Un arc outrepassé désigne une variante de l'arc courant, dit en plein-cintre. Ses pointes s'accentuent et se rapprochent l'une de l'autre pour lui donner l'aspect d'un fer à cheval. Il est caractéristique de l'art hispano-mauresque et se retrouve aussi dans l'architecture préromane.

 

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En 1902, la Manufacture de Sèvres réalisa, d'après des dessins de Charles Lameire, de fines mosaïques en grès cérame ressemblant à de la faïence.

 

Le grès cérame est constitué d'argile, de quartz et de feldspath. Il peut imiter la texture et la couleur de la pierre, du marbre, du bois, du métal et du cuir.

 

Charles Lameire (1832-1910) conçut plusieurs décors pour des bâtiments religieux et civils comme l'Église de la Madeleine, l'Hôtel de Ville et le Palais du Trocadéro à Paris.

 

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La Faculté de Pharmacie se situe à côté de l'École Coloniale.

 

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Ce monument tout en longueur, décoré par de nombreux médaillons, fut construit en 1876 par l'architecte Charles Laisné (1819-1891) sur l'ancienne pépinière de l'enclos des Chartreux.

 

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Il se compose d'un bâtiment principal, d'une aile consacrée aux travaux pratiques et d'un jardin botanique.

 

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L'Institut National d'Histoire de l'Art

 

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Construit par l'architecte Paul Bigot (1870-1942), il se présente comme une sorte de synthèse des grands styles et des arts de l'Antiquité, du Moyen-âge et de la Renaissance. Il mêle des références à de prestigieux monuments comme le Palais des Doges à Venise, le Palais Pitti à Florence, l'Alhambra de Grenade ainsi que des influences mauresques.

 

Ses façades de briques rouges recréent « l'habillage » sobre et puissant de certaines demeures de la Renaissance Siennoise et Florentine et de l'Espagne Mudéjar (sous domination arabe).

 

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On aperçoit de petites fenêtres géminées qui s'inspirent de l'architecture des églises romanes.

 

Une frise luxuriante décore chaque pan de l'édifice. Elle est constituée de bas-reliefs qui font renaître des chefs-d'oeuvre de l'Histoire de l'Art, de l'Égypte ancienne à la Renaissance italienne.

 

 

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La silhouette du dieu Anubisse dessine parmi les effets colorés et plastiques de la façade.

 

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Une jeune femme joue de la double flûte ou aulos, un instrument de musique caractéristique de la Grèce antique. D'après la légende, cette flûte fut créée par la déesse Athéna.

 

 

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Les pittoresques bucranes

 

Ce sont des crânes de taureaux ou de boeufs. Leurs cornes sont attachées à des guirlandes végétales ou décorées de rubans et de couronnes de fleurs et de feuilles. Ils constituent des motifs récurrents dans les frises antiques et les décors de la Renaissance.

 

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La Maison du Génie de la Sculpture Décorative

 

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Au numéro 4 de la rue des Chartreux, cette belle maison est appuyée contre la façade de l'Institut d'art et d'archéologie. Le Génie ou l'Ange tient dans la main gauche une branche feuillue et dans la main droite une colonne ionique et une tête de statue.

 

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Un lion gardien de porte

 

 

Le Jardin des Grands Explorateurs

 

Il était réuni, à l'origine, avec le Jardin du Luxembourg, dans une zone peuplée de pépinières et de vergers.

 

Comme je l'ai précédemment écrit, (voir l'article en question), quatre groupes sculptés en marbre blanc rythment la perspective qui se déroule vers l'Observatoire.

 

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Le jardin s'étire vers le sud où se dresse, comme en apothéose, la Fontaine des Quatre Parties du Monde.

 

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Conçue par Gabriel Davioud (1823-1881), elle se compose d'un bassin spacieux dans lequel se reflètent des chevaux marins, des dauphins et des tortues, oeuvres d'Emmanuel Fremiet (1824-1910).

 

Au sommet, quatre figures féminines réalisées par Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) soutiennent un globe terrestre entouré par les signes du Zodiaque. Elles incarnent l'Europe, l'Afrique, l'Asie et l'Amérique.

 

 

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Le Zodiaque de Pierre Legrain (1889-1929).

 

 

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La Place Camille Jullian

 

Espace de respiration et carrefour de nombreuses voies, elle accueille le monument qui contient les cendres de Francis Garnier.

 

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Ce groupe sculpté par Denys Puech (1854-1942) rend hommage au célèbre explorateur et officier de marine assassiné au Vietnam par les Pavillons Noirs.

 

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La statue du Maréchal Michel Ney(1769-1815)

 

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Figure historique du Premier Empire, il fut accusé de trahison pour s'être rallié à Napoléon, pendant l'épisode des Cent-Jours, alors qu'il devait exécuter les ordres du roi Louis XVIII. La statue qui lui rend hommage se dresse là où il fut fusillé, le 7 décembre 1815.

 

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Le monument consacré à Stéphane Tarnier(1828-1897)

 

Il se situe au coin de l'avenue de l'Observatoire et de la rue d'Assas.

 

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Ce professeur émérite était « le pionnier de l'obstétrique moderne. » Préoccupé par l'hygiène et le bien-être des mères et des nourrissons, il mit au point des moyens de lutter contre les infections puerpérales. Il inventa plusieurs instruments dont le forceps qui porte son nom. Il créa un modèle de couveuse et écrivit un Traité de l'art des accouchements.

 

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Le monument dédié à Théophile Roussel

 

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Il fut érigé en 1906 à l'angle de l'avenue de l'Observatoire et de l'avenue Denfert-Rochereau.

 

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Les figures empreintes d'émotion, réalisées par le sculpteur Jean-Baptiste Champeil (1866-1913), rendent hommage à ce médecin, parlementaire et philanthrope, auteur de lois destinées à protéger les enfants abandonnés et victimes de maltraitance.

 

Son buste était représenté sur les diplômes des nourrices.

 

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« Le mot d'ordre de toute vie c'est bienfaisance et bonté. Protéger l'enfance c'est aimer deux fois les hommes. » Ces mots, signés Théodore Tissier, décorent une des faces du monument.

 

Au fil de notre marche vers l'Observatoire, se révèle une succession de façades raffinées.

 

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De puissants immeubles semblent naviguer...

 

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Le mariage élégant de la brique et de la pierre de taille.

 

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Frontons jumeaux, agrafes ciselées, mascaron gracieux, l'ensemble crée une véritable symphonie ornementale.

 

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Le travail du bois et de la pierre, la qualité de la ferronnerie sont remarquables.

 

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La Maison des Fontainiers (au numéro 42)

 

Entre 1619 et 1623, Marie de Médicis (1575-1642) fit construire un aqueduc pour approvisionner en eau le Palais et le Jardin du Luxembourg ainsi que les habitants de la rive gauche de Paris.

 

Au débouché du fameux aqueduc, un élégant bâtiment en pierre de taille fut érigé par les architectes Salomon de Brosse (1565 ou 1571-1626) et Louis Métezeau (1560-1615). L'ingénieur hydraulicien Thomas Francine (1571-1651) et ses héritiers y habitèrent et s'occupèrent, au XVIIe et au XVIIIe siècle, de la gestion des eaux de Paris, de Versailles et de Saint-Cloud.

 

 

L'Observatoire de Paris (au numéro 61)

 

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Cette sobre construction fut réalisée, entre 1667 et 1671, d'après les plans de Claude Perrault (1613-1688) et de François d'Orbay (1634-1697), sous la direction de Colbert (1619-1683). Le 21 juin 1667, jour du solstice d'été, les mathématiciens de l'Académie marquèrent le tracé de l'Observatoire et du Méridien de Paris.

 

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Les quatre faces du bâtiment sont orientées vers les points cardinaux. Une tour carrée s'élève au nord. Au sud, deux tours octogonales ornées de coupoles livrent la position du soleil au moment des solstices et des équinoxes.

 

Les plus prestigieux astronomes s'y succédèrent:

 

Les Cassini: une brillante dynastie de scientifiques qui « régnèrent » sur l'Observatoire de 1671 jusqu'à la Révolution. Ils effectuèrent le tracé de la première carte topographique de la France ou Carte Cassini.

 

François Arago (1786-1853): célèbre pour ses expériences sur l'optique, il fit placer en 1845 une coupole sur la tour orientale afin d'y installer une grande lunette astronomique.

 

Léon Foucault (1819-1868): inventeur du gyroscope, il est particulièrement connu pour son fameux pendule.

 

Urbain Le Verrier (1811-1877): il découvrit en 1846 la planète Neptune. Sa statue, réalisée par Henri Chapu, se dresse devant la façade nord de l'édifice.

 

 

Au terme de cette riche promenade, je n'ai qu'une envie: explorer davantage ces rues chargées d'histoire qui nous offrent tant de beauté à contempler...

 

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Bibliographie

 

Emmanuel AMOUGOU: Architecture et ethnographie au XIXe siècle. Lecture des conférences de la Société centrale des architectes français. L'Harmattan: 2008.

 

Pierre Thomas Nicole HURTAUT: Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs. Moutard, 1779.

 

Antoine QUATREMÈRE DE QUINCY: Dictionnaire historique d'architecture.2 vol. Paris, 1832.

 

Henri SAUVAL: Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris.3 tomes. Paris: Charles Moette et Jacques Chardon, 1724. Réédité sous le titre: Paris ancien et moderne.

 

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Annette Loginova
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