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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

bassin

Publié le par maplumefee
Publié dans : #autour, #bassin, #cherubins, #grand, #jpg

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Je vous souhaite, chers Aminautes, de Joyeuses Pâques en compagnie de ceux que vous aimez, sous l'obédience du Lièvre Messager des Énergies Bienfaisantes du Printemps...

 

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http://maplumefeedansparis.eklablog.com/mysteres-et-traditions-de-paques-a79008315

 

Je ne vous ai pas oubliés... Cela fait des mois que j'essaie de publier un article et voilà, tout arrive, sourires !

 

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Promenons-nous autour du Grand Bassin du Jardin du Luxembourg. Cette majestueuse pièce d'eau, de forme octogonale, se love à la croisée de deux axes autour desquels s'articule la puissante scénographie des lieux qui abritent le Sénat.

 

Axes qui nous guident vers les méandres du Quartier Latin, les rues imprégnées de récits historiques et légendaires que l'on arpente avec une irrépressible envie de découvertes...

 

Le Grand Bassin fut installé sous le Premier Empire par Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), architecte du roi Louis XVI (1754-1793).

Chalgrin fut Ordonnateur des fêtes publiques sous le Consulat et concepteur -entre autres « merveilles »- de l'Arc de Triomphe de la Place de l'Étoile.

 

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Le Grand Bassin accueille en son centre une fontaine composée de trois chérubins, à demi-nus et à demi-drapés, qui émergent d'un petit paysage de roseaux stylisés et soutiennent une vasque.

 

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De la vasque « s'envole un jet central de taille moyenne et l'eau s'épanche par deux rebords d'écoulement, crachée par des têtes chimériques ».

 

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L’œuvre, anonyme, est simple et gracieuse. On ne sait pas grand chose à son sujet hormis sa provenance : le Hameau de Chantilly.

 

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Le Sénat en aurait fait l'acquisition en 1801 ou en 1802, auprès d'un certain « citoyen Ovin », pour une somme de 2420 francs.

 

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Tout autour, sur l'eau miroitante, s'ébattent les fameux petits voiliers, rêveries d'enfance et pas seulement...

 

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J'ai écrit un article sur ces embarcations miniatures :

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-petits-voiliers-du-jardin-du-luxembourg-a130849442

 

 

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En hiver, les chérubins s'habillent de glace.

 

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La fontaine gelée attise les songeries. Les oiseaux font du patinage et les saisons tournent autour du Grand Bassin...

 

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Des Chérubins nettoyés des mousses et des scories qui recouvraient leur épiderme...

 

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Cela fait papoter !!!

 

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Un peu floue, mais j'aime bien ma photo !

 

Je vous dis « à bientôt pour d'autres promenades » ! Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

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Laissez-moi vous offrir cette beauté blanche tenue par Christophe...

 

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bassin, #grand, #jardin, #luxembourg, #statue

 

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La muse Calliope

 

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Retour devant le Sénat pour la suite de Lumières d'Octobre au Jardin du Luxembourg...

 

Avant tout, je veux vous dire « MERCI », en lettres majuscules, car votre enthousiasme concernant plusieurs de mes articles et mes poésies (Entre citrouille et sorcière...) m'a beaucoup touchée. Je souhaite également la bienvenue à mes nouveaux abonnés.

 

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Après avoir traversé les allées du Verger, je reviens devant le Sénat et je déambule, dans la lumière dorée, autour du Grand Bassin.

 

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Cet été, vous aviez apprécié mon article consacré aux petits voiliers de « Luco »et à la famille Paudeau. Vous pouvez le lire ou le relire en cliquant ICI...

 

 

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Le Grand Bassin se love à la croisée de deux axes autour desquels s'articule la puissante scénographie des lieux. Axes qui nous guident vers les méandres du Quartier Latin mais ne nous éloignons pas de notre sujet !

 

La majestueuse pièce d'eau, de forme octogonale, fut installée sous le Premier Empire par Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), Architecte de Louis XVI, ordonnateur des fêtes publiques sous le Consulat et concepteur -entre autres « merveilles »- de l'Arc de Triomphe de la Place de l'Étoile.

 

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Elle accueille en son centre une fontaine composée de trois chérubins, à demi-nus, à demi-drapés, qui émergent d'un petit paysage de roseaux stylisés et soutiennent une vasque.

 

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De la vasque « s'envole un jet central de taille moyenne et l'eau s'épanche par deux rebords d'écoulement, crachée par des têtes chimériques ».

 

L'oeuvre, anonyme, est simple et gracieuse. On ne sait pas grand chose à son sujet hormis sa provenance : le Hameau de Chantilly.

 

Le Sénat en aurait fait l'acquisition en 1801 ou en 1802, auprès d'un certain « citoyen Ovin », pour une somme de 2420 francs.

 

Tout autour, sur l'eau miroitante, s'ébattent les fameux petits voiliers, rêveries d'enfance et pas seulement...

 

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 En hiver, les chérubins s'habillent de glace et les oiseaux font du patinage...

 

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J'aime cette vue gelée...

 

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et souvent je rêve devant la fontaine et la maisonnette des oiseaux...

 

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Territoire d'aventures pour les petits voiliers, le Grand Bassin est aussi un lieu d'exposition pour de majestueux Phoenix canariensis ou dattiers des Canaries et une galerie de sculptures à ciel ouvert...

 

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Ces palmiers dattiers appartiennent depuis longtemps au patrimoine botanique du Luxembourg. Pendant l'hiver, ils sont conservés dans l'Orangerie, bâtiment orné de bustes de grands artistes du XIXe siècle que je vous montrerai prochainement.

 

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Le genre Phoenix comprend dix sept espèces qui jouent un rôle ornemental et utilitaire dans différentes régions du monde : fruits comestibles, feuilles permettant de nourrir les animaux et d'isoler les maisons, bois de construction. Quant à l'huile de palme, il est hautement compréhensible que son extraction intensive et le phénomène de déforestation associé suscitent la colère des associations de défense de l'environnement. Élément essentiel de l'équation, le consommateur n'est pas obligé d'acheter des produits dangereux pour son équilibre et mortifères pour Dame Nature...

 

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Les sculptures qui ornent les alentours du Grand Bassin ne sont pas les plus connues de « Luco ». On trouve peu, voire très peu de renseignements les concernant et les visiteurs préfèrent s'intéresser à des œuvres plus célèbres. Ce n'est pas une critique, c'est une constatation...

 

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Au rythme des saisons, je prends plaisir à les contempler et j'apprécie tout particulièrement Calliope, muse de la poésie épique et de l'éloquence.

 

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Calliope, mère du poète Orphée dont elle arbore la lyre, épouse d’Apollon, dieu du soleil et de la lumière... Les poètes de l'Antiquité aimaient particulièrement l'évoquer.

 

L'année de création de ce beau marbre est inconnue.

 

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Attribuée au sculpteur, professeur et directeur de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Carrare Ferdinando Pellicia (1808-1890 ou 1892), Calliope aurait été rapportée en France après le siège de Sébastopol, en 1855 ou 1856, par le Maréchal Aimable Pélissier (1794-1864). Le Maréchal fut fait duc de Malakoff par l'empereur Napoléon III, en remerciement de sa victoire sur l'armée russe.

 

Calliope aurait été conservée à l'Orangerie des Tuileries, parmi un dépôt de marbres réalisés d'après l'antique, jusqu'en 1890.

 

Sur le site du Sénat, il est fait état de sa « présence » au jardin du Luxembourg en 1902.

 

A proximité de la jolie muse, on rencontre une « Vénus au dauphin » dont l'auteur n'est pas identifié.

 

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La date de création est également inconnue. Ce marbre réalisé d'après l'antique fut installé au Luxembourg sous le Premier Empire.

 

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Représenté de manière fantastique, le dauphin, fidèle compagnon de la déesse de l'amour et de la beauté, est associé aux fluides de vie, à la luxuriance mais aussi à la mort et à l'ambivalence de l'eau... Vénus incarne la vie mais elle est également, ne l'oublions pas, une déesse psychopompe.

 

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Quelques pas me conduisent à une « Flore tenant une couronne ».

 

Déesse des fleurs sauvages et des fleurs cultivées, protectrice de la jeunesse et suzeraine du Printemps, Flore brandit la couronne d'inspiration poétique, emblème de joie et de fertilité associé aux Floralies, fêtes du renouveau de la Nature qui se déroulaient aux alentours du 15 avril.

 

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Comme pour la « Vénus au dauphin », l'auteur de l’œuvre n'est pas identifié. La date de création est inconnue. Ce marbre réalisé d'après l'antique était visible au Luxembourg sous le Premier Empire.

 

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Il existe deux marbres de Flore au Luxembourg, un situé à l'ouest et l'autre installé à l'est du bassin. J'ai photographié, à l'ouest, celui qui a le moins subi les affres du temps.

 

Autour du Grand Bassin, les statues masculines n'ont pas été oubliées. En longeant l'eau, on aperçoit « Marius debout sur les ruines de Carthage ».

 

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Ce marbre -pudique wink2- fut commandé, par le Ministère de l'Intérieur, au sculpteur Nicolas-Victor Alain (1818-1899). Figurant au Salon de 1861, il fut également présenté à l'Exposition Universelle de 1867.

 

L’œuvre, empreinte d'élégance et de belle simplicité dans les détails (draperie, casque...), rend hommage au général et homme d’État romain Caius Marius (157-86 avant J.-C.), élu sept fois consul, qui passa à la postérité en réformant l'armée romaine (il restructura les légions en différentes cohortes) et en remportant un nombre conséquent de victoires militaires.

 

Marius favorisa aussi, dans les institutions, le recrutement des proletarii, citoyens qui n'étaient pas propriétaires terriens et fut l'époux de Julia Cæsaris, la tante de Jules César.

 

Un peu plus loin, c'est « le dieu Vulcain qui présente les armes issues de sa forge ».

 

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Ce marbre, réalisé en 1780, fut commandé à Charles Antoine Bridan (1730-1805), artiste qui avait remporté le Premier Prix de Sculpture, en 1754, avec un sujet consacré au Massacre des Innocents.

 

La statue est présente au Luxembourg, près du bassin, depuis 1781, comme en attestent plusieurs inventaires. Son modèle en plâtre a figuré au Salon de 1777.

 

Vulcain est le dieu latin du feu et du fer, émanation du dieu grec Héphaïstos, seigneur des volcans. Il règne, sous l'Etna, sur la forge mythique des Olympiens où naissent les traits de foudre de Zeus/Jupiter. Son pouvoir se nourrit du feu bienfaisant des activités humaines. Il favorise le Commerce et l'Industrie mais peut aussi répandre sur la terre le feu destructeur des profondeurs. Aimé et craint, on l'invoquait pour repousser les incendies et se protéger des maladies fébriles.

 

A plusieurs égards, il diffère d'Héphaïstos mais je vous en reparlerai car ce thème est trop inspirant et complexe pour être traité dans un article qui évoque bien d'autres choses.

 

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De part et d'autre du Grand Bassin, sur la verte pelouse, se dressent deux colonnes surmontées chacune d'une statue. Vigies qui apportent une touche supplémentaire de charme à la mise en scène des lieux.

 

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Dans mon précédent article, vous avez vu de loin une « Vénus sortant du bain ». Chaque fois que j'ai tenté de zoomer sur elle, avec l'orientation de la lumière, que ce soit en début ou en fin de journée, ça n'a jamais fonctionné... J'ai pu mieux photographier la deuxième colonne et son « passager ».

 

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Au sommet de celle-ci veille une statue de « David vainqueur de Goliath, qui est considérée comme la plus ancienne statue du jardin.

 

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En 1993, la statue originale, dont l'auteur est inconnu, a été remplacée par un moulage et placée, après restauration, dans une galerie du Sénat.

 

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La photo est un peu floue mais je l'apprécie...

 

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Cette promenade se termine avec des vues du Grand Bassin, au crépuscule d'une belle et chaude journée d'automne...

 

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Poésie des formes, ivresse des reflets... Un des palmiers dattiers fait concurrence à la tour Montparnasse qui ressemble à un Lego géant.

 

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« Luco »... Je sais que vous l'aimez, ce merveilleux jardin qui est l'un de mes sujets de prédilection ! Mêlés à un patrimoine végétal superbe, cent six statues et groupes sculptés décorent ses allées et l'on y ressent, avec intensité, le cycle des saisons...

 

Plusieurs d'entre vous le connaissent depuis leur enfance. Quant à moi, je l'arpente depuis plus de quinze ans -peut-être même plus- et je ne me lasse jamais de retrouver les fontaines, les grands arbres, le jardin à la française, le jardin à l'anglaise, les kiosques de verdure, les vases et les statues d'un lieu tellement emblématique de l'histoire de Paris... Rendez-vous donc bientôt sous ses ombrages et à l'intérieur du Sénat, dans quelques temps... (J'ai un tri monumental de photos à faire...) En attendant, je vous souhaite de belles journées de Novembre.

 

Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

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Encore une fois, voici la vue du Sénat et du Grand Bassin pour le plaisir... Avec des salutations pour madame la mouette et son ami, le dragon de nuages...yes Le voyez-vous ?

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #architecte, #bassin, #chevaux, #glace, #palais

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La glace et la neige enveloppent la ville. Jardins et fontaines, vasques et bassins, arbres verts ou défeuillés se lovent dans un suaire soyeux.



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Symphonie fantomatique



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En ce palais dormant, les couleurs fusionnent avec les sortilèges du froid.



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Bulles de rêves, entre deux rives, et florilège de cristaux mystérieux.



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Miroir étrange où les ombres respirent...



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  La lumière se dilue dans les moires de l'eau, ténébreuse cryosphère où s'enfonce le regard ...

 

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Le paysage se pare d'une beauté plus secrète, tissée d'étoiles matricielles et de diamants oniriques.


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Magie du flocon dont la croissance hexagonale cisèle, dans les mouvements de l'air, des formes complexes et poétiques.

 


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Paris frissonne sous la glace, scintillante étendue qui étreint le Jardin du Luxembourg.

 


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Sur cette photographie, datant de 1895, les jardiniers cassent, devant le palais, l'épaisse couverture gelée qui recouvrait le grand bassin.


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La froide lumière exalte la puissance de cet édifice érigé, à partir de 1615, par l'architecte huguenot Salomon de Brosse (1571-1626), sur l'ordre de Marie de Médicis (1575-1642). Lassée du Louvre qu'elle trouvait très inconfortable, nostalgique du Palais Pitti et des jardins luxuriants de sa chère Florence, la Régente fit construire ce monument, célèbre par ses façades aux volumes saillants et sa Grande Galerie enluminée par Rubens. Le Palais du Luxembourg abrite le Sénat depuis la fin de l'année 1799.


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La fontaine du grand bassin, élaboré sous le Premier Empire par l'architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), a revêtu de singuliers atours.


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Des doigts de glace ont remodelé ces chérubins et la vasque qu'ils soutiennent.


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Ils sont issus du Hameau de Chantilly, construit par l'architecte Jean-François Leroy pour le prince Louis-Joseph de Bourbon-Condé et qui inspira celui de la reine Marie-Antoinette à Versailles.


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Les oiseaux engourdis patinent doucement et se rapprochent pour tenter de se réchauffer.

 


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A défaut de marcher sur la glace, j'ai photographié ma fontaine préférée, à mi parcours de l'avenue de l'Observatoire.


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L'hiver a saisi dans sa gangue la fontaine des Quatre Parties du Monde et tissé une peau de glace autour des statues et des ornements.


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Je consacrerai bientôt un article à ce monument conçu par l'architecte Gabriel Davioud (1823-1881), inspecteur général des travaux d'architecture de la ville de Paris sous le règne de Napoléon III.


Des chevaux marins, des dauphins et des tortues, sculptés par Emmanuel Fremiet (1824-1910), dominent un majestueux bassin.



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Les cristaux de glace dévoilent leur miroitante poésie.



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Au sommet de l'édifice, quatre figures féminines réalisées par Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) soutiennent un globe terrestre entouré par les signes du Zodiaque.


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L'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique subissent l'étreinte du froid.


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Les chevaux qui se dressent dans la lumière hivernale sont des merveilles néo-baroques.


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Magnifiques chevaux dont le corps se termine par une queue de serpent. Anguipèdes médiateurs entre le monde humain et celui des divinités, ces puissants hybrides personnifient les courants telluriques et aquatiques.


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Brisant leur armure de glace, ils jaillissent en direction des points cardinaux.

 


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L'axe de l'Observatoire de Paris est une promenade historique et architecturale d'une immense richesse, un domaine de connaissance tourné vers les mystères du ciel étoilé.


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Les crinières diamantées de ces fiers chevaux ruissellent dans la clarté évanescente.

 


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Seconde peau sur âme de bronze...


Merci à Christophe qui est entré dans le bassin pour les photographier.


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Ses photos et les miennes alternent tout au long de cet article.

 


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Nous commencions à geler sur place alors nous avons pris congé de ces destriers fantastiques.


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Nous sommes rentrés chez nous avant que la neige recouvre le paysage.


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Le collège Évariste Galois, vu depuis la fenêtre de notre cuisine, tout de blanc vêtu...


Dans les vapeurs exquises de vanille et de chocolat chaud, je vous souhaite de savourer pleinement les fantasmagories hivernales et les joies de votre foyer!


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bassin, #certes, #domaine, #eau, #pres

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Je voudrais vous emmener sur la rive Est du Bassin d'Arcachon, dans un endroit mystérieux et magique, le Domaine de Certes-Graveyron. Juste avant de fêter 2012, cette escapade en terre girondine, aux portes de la mer, a été particulièrement ressourçante.

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Dans ce paysage magnifique, doté d'un patrimoine et d'une biodiversité exceptionnels, le ciel, la végétation et le vent s'entremêlent. Savourer l'air gorgé d'embruns et de douceur sucrée, presque printanière, fut un bonheur indicible.

Des Espaces Naturels Sensibles

Depuis 1991, le Conseil Général de la Gironde gère et valorise ces lieux choisis en raison de leur richesse historique et biologique.

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Dans les prés salés, les vaches apprécient le goût iodé de l'herbe.



Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le marquis de Civrac, seigneur local, fit mener d'importants travaux d'endiguement et transformer les prés salés en marais salants. Constamment attaquées par les tempêtes et les fortes marées, les digues sont étroitement surveillées. Leur entretien minutieux permet de protéger les terres et favorise l'accès au Sentier du Littoral.

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Une mosaïque de prairies humides, naturellement salées. Un camaïeu de vert, d'argent et de bleu qui nous attire vers des contrées oniriques...

Historique des lieux

A l'époque médiévale, un tertre artificiel fut érigé sur le domaine de Certes afin de surveiller « la circulation maritime du bassin d'Arcachon ».

A partir de 1768, dans un paysage de prés salés, de marais côtiers et de végétation herbacée, la saliculture se développa, grâce à François Emery de Durfort, marquis de Civrac, seigneur de Lamothe, de Certes, de Comprian et baron d'Audenge. Les seigneurs locaux arboraient également un titre princier, celui de « Captal de Certes ».

Dispensé par le roi de payer l'impôt sur le sel, le marquis fit dresser de puissantes digues autour de l'île de Branne, située à proximité, et créer des marais salants, entre 1768 et 1773,  le long du domaine de Certes. Mais quand son privilège d'exonération de redevance sur le sel fut aboli, suite aux récriminations des producteurs de sel charentais, les ennuis s'accumulèrent. Il termina sa vie ruiné par les travaux pharaoniques qu'il avait engagés et par son train de vie dispendieux à la Cour, car il résidait le plus souvent au château de Versailles et dans son hôtel parisien.

Les salines tombèrent peu à peu en désuétude, au profit des prés salés originaux, mais les modifications humaines se poursuivirent.

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Les écluses croisées sur le bord du chemin en témoignent. Elles sont plus que jamais les gardiennes du niveau des eaux en fonction des marées et des variations de la météorologie. Il en existe 31, réparties sur la totalité du Domaine.


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A partir de 1843, Ernest Valeton de Boissière (1811-1894), le fils de François Valeton Boissière, un négociant en vin du Quai des Chartrons, à Bordeaux, influa sur le destin de Certes. Il fit planter des pins et creuser des bassins pour la pisciculture.

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Diplômé en 1830 de l'École Polytechnique, ce personnage atypique devint ingénieur géographe dans l'armée avant de quitter celle-ci vers 1832.

En 1818, son père avait acquis une importante partie du Domaine de Certes auprès d'un certain Guillaume Darles, pharmacien bordelais. En 1837, il acheta de nouveaux terrains au parisien Augustin Walbreck.

Dès 1843, Ernest de Boissière entreprit la transformation progressive des anciennes salines en réservoirs à poissons. Cette politique de grands travaux exprimait une vision humaniste de la société, fondée sur les théories de Charles Fourier.

Charles Fourier (1772-1937) envisageait une société composée de phalanstères, des bâtiments communautaires habités par des personnes qui décidaient de s'unir librement. Dans cette nouvelle société utopique, devaient fleurir les fermes, les potagers, les vergers et les viviers à poissons. L'Homme et la Nature pouvaient ainsi vivre en harmonie, éloignés de la notion de profit égoïste.

Grand philanthrope, Ernest de Boissière concrétisa ces théories en fondant des écoles mixtes. Il semblerait d'ailleurs que le premier collège mixte de France ait été celui d'Audenge, une commune attenante au domaine. Il traversa l'Atlantique quelques années plus tard, en des temps troublés, pour créer une communauté idéale à Silkville, au Kansas.

Le château de Certes

Un premier château fut érigé vers 1350, sur une motte féodale, pendant la Guerre de Cent Ans. Il fut détruit en 1765.

Entre 1766 et 1769, le marquis de Civrac fit édifier une demeure seigneuriale qui disparut en 1866. Ce « vieux château » se dressait sur une butte artificielle. Un moulin à eau était situé près de sa tour.

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Carte datant de 1708.



Ernest de Boissière fit raser cette construction et ériger à la place une élégante chartreuse, aux alentours de 1855. Il utilisa des matériaux issus des bâtiments démolis et notamment des modillons médiévaux.

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Après sa mort, Camille Descas, le fils de Jean Descas, un célèbre négociant en vin de Bordeaux, fit moderniser la « maison Boissière » dans le style Second Empire. Il fit ériger des tourelles et un belvédère et agrémenter la demeure d'un décor « Art Nouveau », composé de faïences et de boiseries précieuses, mais le 14 novembre 2010, l'aile sud fut détruite par un incendie.

Camille Descas et son frère Ferdinand favorisèrent l'essor de la pisciculture et de l'élevage dans les prés salés mais, après leur disparition, survint une période troublée au cours de laquelle le domaine partit en déliquescence.

Le Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres (CELRL) acquit, à partir de 1984, cette mosaïque de zones humides pour assurer leur protection.

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Le Domaine de Certes-Graveyron offre une harmonieuse variété d'oiseaux. Hérons, milans noirs, spatules blanches, aigrettes, cormorans, mouettes, goélands, bernaches, canards, oies cendrées, cygnes et bien d'autres évoluent dans ce paradis aquatique, survolant l'immensité des prés salés.

Les poissons qui entrent dans les bassins, grâce aux fortes marées du Bassin d'Arcachon servent de nourriture aux plus gourmands, ce qui explique la présence de filets sur certains viviers.

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Ce beau cygne a gentiment pris la pose au moment où nous passions.



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L'énergie sauvage des marées et la volonté humaine ont modelé ce réseau d'écluses et de canaux où se reflètent les humeurs du ciel.

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Les « bosses » sont des levées de terre qui séparent les bassins. Les eaux peu profondes y favorisent le développement des algues et des plantes aquatiques et dessinent des méandres bleu saphir.

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Au fil de notre marche, nous avons longé le joli port d'Audenge à marée basse. A l'extrémité du quai, se dresse la cabane bleue aux artistes où, de février à novembre, se déroulent des expositions. Les peintres, les sculpteurs et les écrivains y rencontrent le public dans un cadre qui se veut authentique.

 


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La mélodie graphique des pontons, un monde fascinant de force et de fragilité...



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Des écritures scintillantes qui se métamorphosent au rythme des marées...

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Le lieu est propice à de nombreuses activités: canoë kayak, randonnée, ramassage de coquillages, visite des tonnes (les cabanes de chasseurs), découverte de l'ostréiculture, balades à vélo sur les pistes cyclables autorisées (à ce propos, il est nécessaire de se renseigner dans les Offices de Tourisme d'Audenge et de Lanton).

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Les silhouettes tourmentées des cotonniers qui jalonnent le chemin.



Le baccharis ou faux cotonnier d'Amérique est une espèce invasive, dont les branches et les troncs composent en hiver une étrange forêt. Au printemps, les fruits ressemblent à de grandes aigrettes cotonneuses, répandues par le vent. En été et en automne, ses fleurs mellifères, appréciées des abeilles, donnent un miel de caractère, vendu dans les épiceries locales et bio.

Les Cotonniers de Bassalane est un roman de Michèle Perrein (1929-2010), paru en 1984 aux éditions Grasset. Ce livre, qui reçut le Prix Interallié la même année, relate la vie à la grande époque de la pisciculture.

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Nous abordons à présent la « petite plage » qui fait les délices des baigneurs, à la bonne saison.

Dans ce lieu, les cotonniers, les tamaris et les ronciers affrontent les colères du vent et servent de refuge à différents animaux.

 


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Ce monde changeant offre une palette unique de formes et de couleurs, comme si le givre de la nuit avait griffé le ciel.

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Je remercie mon amie Antoinette, son mari et sa maman de nous avoir guidés à travers ce paysage alchimique, né de la force du flux et du reflux, entre mer et marais...


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Des espèces rares et menacées vivent dans ce milieu remarquable. Une prise de conscience de leur vulnérabilité est donc indispensable.

La Cistude d'Europe (Emys orbicularis) est une petite tortue qui aime les eaux douces et saumâtres, âgée de deux millions d'années et en voie de disparition. Dotée d'une carapace sombre et un peu bombée, ornée de petits points jaunes, elle possède des pattes palmées, aux puissantes griffes, et une longue queue effilée. Elle arbore un plastron généralement jaune ou noir.

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Elle ressemble à un beau galet brillant.

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Elle aime les marais, les étangs, les lacs, les canaux et les tourbières. Elle se nourrit de végétaux (elle raffole des carottes) mais elle est aussi carnivore et nécrophage. Elle savoure des poissons, des crustacés, des amphibiens et des petits animaux morts.

Dans les haies, les roselières et les prairies humides, vivent aussi le vison d'Europe, nocturne et discret, la loutre joueuse, la genette farouche et la belette, agile, vorace et gourmande, sans oublier les ragondins, les musaraignes et les facétieux lapins sauvages.

Le lézard vert aime profiter de la chaleur sur le bord des chemins. Pendant la période nuptiale, la gorge des mâles se pare d'une somptueuse couleur turquoise.

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Les rainettes arboricoles se lovent dans les ronciers et les arbustes des haies: prunelliers, aubépines, églantiers...

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Les chauve-souris, les papillons (paon de nuit) et les insectes (capricornes, lucanes cerf-volant...) abondent dans le domaine. Des « chasses au drap », organisées périodiquement par la Société Linnéenne de Bordeaux permettent de découvrir ces fascinantes créatures nocturnes.

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La flore locale est aussi luxuriante que la faune. Roseaux, ajoncs, salicornes, fraisiers, violettes et arums sauvages, jacinthe des bois, lavande de mer, pissenlits et boutons d'or composent une symphonie colorée et parfumée qui répond, à la saison propice, aux senteurs enivrantes des aubépines et des acacias en fleur.

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La beauté des eaux saumâtres dont la gestion des niveaux doit être effectuée avec beaucoup de minutie.

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Le clocher de l'église d'Audenge, comme un phare dans le paysage...


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Une vie luxuriante palpite dans les eaux mêlées.


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Dans ce territoire, nous évoluons constamment à la lisière du conte et de la réalité. Quand les formes se troublent, quand le jour et la nuit s'interpénètrent, nos sens aiguisés s'enivrent du chant de l'eau et de la respiration de l'air.

Si vous en avez un jour l'occasion, je ne peux que vous inviter à découvrir ces merveilles, dans le plus grand respect de ce fragile écosystème, en évolution permanente, dont la préservation est une absolue priorité.


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Bibliographie

C. BOUSQUET-BRESSOLIER, F. BOUSCAU et M.-J. PAJOT: Les aménagements du Bassin d'Arcachon au XVIIIe siècle. Mémoire du laboratoire de géomorphologie de l'École Pratique des Hautes Études, n°43. Dinard éditions, 1990, 224 p.

M. HOUDART: Entre terre et mer, les 250 ans du littoral. IFREMER, mai 2003.

F. VERGER: Marais et estuaires du littoral français. Paris: Belin éditions. 333p.


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