•  

    Bibliographie

     

    ALCINA FRANCH, José:

    L'Art Précolombien. Nouvelle édition revue et augmentée. Paris:Citadelles&Mazenod, 1996. 612 p.

     

    BAUDEZ, Claude-François:

    Les Mayas.Paris: Les Belles Lettres, 2005.

    Une histoire de la religion des Mayas. Du panthéisme au panthéon.Bibliothèque Albin Michel, Histoire, 2002.

     

    BAUDEZ, Claude-François et PICASSO, Sydney:

    Les cités perdues des Mayas.Découvertes Gallimard, 1987.

     

    COE, Michael D. et KERR, Justin:

    L'art maya et sa calligraphie.Editions de la Martinière, 1997.

     

    GENDROP, Paul:

    Les Mayas.Coll. Que sais-je? N°=1734. 1978.

     

    GRUBE, Nikolaï:

    Les Mayas. Art et Civilisation.Köneman, 2000.

    Les dieux sacrés de la forêt tropicale.(Avec le concours de Eva Eggebrechet et Mathias Seidel). H.F. Ullmann: 2006-2007.

     

    LAUGHTON, Timothy:

    Les Mayas. Peuples et Cultures.Gründ, 1999.

     

    MAILLET, Arnaud:

    Le miroir noir: enquête sur le côté obscur du reflet. Editions Kargo, 2005. 244 p..

     

    MEYERS, Claude:

    Mythologies, histoires, actualités des drogues.Editions L'Harmattan, 2007. 276 p..

     

    NORDENSKIÖLD, Erland:

    Miroirs convexes et concaves en Amérique. Journal de la Société des Américanistes de Paris, T. 18, 1926, pp. 103-110.

     

    THOMPSON, J.E.S.:

    Grandeur et décadence de la civilisation maya.Payot, 1958.

     

    VOGEL, Susana:

    Les Mayas: Histoire, art et archéologie.

    Monclem Ediciones: Mexico, 1995.

     

    Le Journal de la Société des Américanistes:

    -de 1895 à 2000:

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/revue/jsa

     

    -de 2000 à 2005:

    http://jsa.revues.org/

     

    DVD du National Geographic:

    L'Aube des Mayas. 2007. (Le site maya d'El Mirador et la fresque de San Bartolo.)

     

    Dossier d'Archéologie n°=245. Juillet-Août 1999. Grandes civilisations du Mexique. Olmèques, Zapotèques, Mayas, Aztèques, la civilisation Teotihuacan.

     

    Beaux-Arts hors série: Révélations sur la civilisation maya. Juin 2011. Pourquoi et comment elle a disparu.

     

    B.D.: Les Voyages d'Alix chez Castermann. Les Mayas, tomes I et II.


    Référencement sur http://www.etoile-blog.com

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    36 commentaires

  • Grandioses et complexes, prêtresses d'une poésie cruelle, celle de la Nature où se mêlent puissance, raffinement et sauvagerie flamboyante, les civilisations d'Amérique du Sud jaillissent de la sylve émeraude, gorgée de mystérieuses croyances.


    L'exposition intitulée Maya, de l'aube au crépuscule, qui se déroule jusqu'au 2 octobre 2011 au Musée du Quai Branly, m'a aimantée vers ces royaumes perdus.


    Un dieu mystérieux, celui de la Mort, est représenté sur l'affiche, comme s'il gardait la porte de ces mondes étranges.

    1-OretSangAfficheMayas

    160 pièces exceptionnelles témoignent de la richesse artistique des Mayas du Guatemala.


    En cheminant à travers des siècles d'iconographie, on découvre des sculptures anthropomorphes et zoomorphes, des vases chatoyants, des parures en jade, des stèles, des plats et des figurines polychromes, de fines pierres taillées, des coquillages, de somptueux encensoirs...



    De ces objets étranges, imprégnés de simplicité et de magnificence, à une littérature tentaculaire, entretenue par des prédictions de fin du monde, les connaissances astronomiques des Mayas et la manière dont ils s'adaptaient à leur environnement soulèvent plus que jamais des interrogations. Les études se multiplient à propos des prêtres de Tikal qui maîtrisaient le calcul de la trajectoire des étoiles et des planètes. Leur savoir est-il une clé vers des sciences oubliées ou inconnues?


    2-OretSangTikal  

    Le Temple 1 de Tikal

    Vers 700 après J.-C.


    Tikal domine l'épaisse forêt de la région du Petén, au nord du Guatemala. Les alentours de la cité sont riches en silex qui servit à fabriquer des armes et des outils et fut utilisé comme monnaie d'échange.

     

    Le temple se dresse sur un socle pyramidal à neuf degrés. Il est surmonté d'une crête faîtière, caractéristique de l'architecture maya et sa colonne vertébrale comporte neuf niveaux. Les Mayas considéraient le chiffre 9 comme celui de la lune et lui attribuaient des vertus guérisseuses.

     

    La photo est issue de l'ouvrage intitulé Les Royaumes Précolombiens dans la collection « Les Grands Empires » de Robert Laffont. P.30.


     


    Une partie de l'exposition relate les découvertes effectuées à El Mirador, dans les Hautes Terres du Guatemala, près de la frontière avec le Mexique.


    De 300 avant J.-C. à 150 après J.-C., cette cité, fortifiée au nord et à l'ouest par un éperon rocheux, n'a cessé de se développer et de braver la puissance de la Nature par son réseau de routes à travers la forêt, ses pyramides géantes et ses temples démesurés. La qualité des arts et de l'écriture y est exceptionnelle. Une frise monumentale, découverte par l'archéologue Richard Hansen, apparaît comme la plus ancienne de la civilisation maya. Elle ornait un bassin destiné à recueillir les eaux de pluie.


    3-OretSangCarteEmpire  

    La civilisation maya apparut au troisième millénaire avant J.-C. et connut son apogée du IIIe siècle au Xe siècle de notre ère.

    Le territoire maya constituait une vaste zone innervée par des routes terrestres, fluviales et maritimes, indispensables à l'économie des grandes villes, où circulaient les marchandises et les matières premières.

     



    Les Mayas possédaient un remarquable savoir architectural, astronomique et mathématique. Leurs pyramides monumentales, leurs temples, leurs observatoires et leurs plateformes cérémonielles témoignent de leurs qualités de bâtisseurs. Ils inventèrent la voûte en encorbellement ou fausse-voûte.


    Leur économie reposait sur l'agriculture, l'élevage de volailles et l'apiculture. Ils produisaient du maïs, des courges, du cacao, des haricots, du piment et du manioc. Ils cultivaient des arbres fruitiers. Leurs cultures surélevées étaient irriguées grâce à l'eau recueillie dans des citernes ou provenant de cenotes, des puits naturels karstiques.


    Les œuvres d'art qu'ils nous ont léguées expriment une dualité fascinante, celle d'un monde qui oscille entre lumière et obscurité.


    4-OretSangAneChampignon  5-OretSangAneChampignon


    Cette sculpture champignon zoomorphe en roche volcanique date du Préclassique récent (400 ans avant J.C -100 ans après J.-C.) et vient de Kaminaljuyú, dans les Hautes Terres du Guatemala. Elle mesure 29 cm.


    Des pierres champignons furent retrouvées dans les hauts plateaux de la région centrale du Guatemala. Il semble qu'elles honoraient une divinité champignon régnant sur les rituels chamaniques liés à la consommation de champignons hallucinogènes.


    Au milieu du XVIe siècle, Bernardino (Ribeira) de Sahagun,un missionnaire franciscain espagnol relata, dans son Codex Florentin,les usages divinatoires et magiques de certains champignons chez les Mayas et les Aztèques. Appelés « chair des dieux », « petits enfants des eaux » ou encore « champignons merveilleux »,ils étaient consommés rituellement au cours de cérémonies visant à obtenir de puissantes visions. Leurs effets furent comparés à ceux du peyotl.


    En 1656, un ouvrage destiné aux missionnaires espagnols préconisait la destruction des rites chamaniques associés à l'ingestion de champignons sacrés mais les cultes perdurèrent dans le secret.


    En 1919, le docteur Blas Pablo Reko publia un ouvrage richement documenté sur la flore et les pratiques magiques en vigueur dans le Mexique ancien. En 1936, son cousin, Victor Reko, poursuivit ses travaux. Sillonnant des territoires mystérieux, il étudia des statues de champignons sacrés et collecta des échantillons qu'il expédia à l'université de Harvard. Il écrivit Poisons Magiques: Toxiques et Narcotiques du Nouveau-Monde.


    Dans les années 1950, Roger Gordon Wasson et sa femme Valentina Pavlova voyagèrent dans la région de Oaxaca au Mexique. A force de persévérance, ils purent décrire, dans les plus secrets détails, une cérémonie magique fondée sur l'utilisation des champignons. Ils se lièrent ensuite d'amitié avec Roger Heim, un mycologue français renommé, directeur du Museum National d'Histoire Naturelle à Paris.


    Les champignons sacrés sont riches en alcaloïdes et toujours utilisés par les sorcières (curanderas) et les sorciers (curanderos) dans le but de guérir, de retrouver les personnes et les objets perdus et d'obtenir des visions de l'avenir. Dans le Mexique ancien, ils étaient mélangés avec du cacao et du miel et consacrés aux dieux des plantes psychotropes.


    Xochipilli,le Prince des Fleurs, vénéré par les Aztèques, était le gardien de la transe hallucinatoire appelée « Rêve Fleuri ».

    Piltzintecuhtliou Sept Fleurs régnait, dans la culture Mixtèque, sur des rituels complexes fondés sur l'absorption de champignons magiques. Dans le Codex de Vienne,il est entouré par sept dieux qui tiennent des champignons.

     


    Albert Hoffmann (1906-2008), un chimiste suisse, étudia la structure chimique des substances psychoactives que contenaient les champignons. En 1943, Hoffmann découvrit le LSD avec le professeur Arthur Stoll, au cours de recherches qui concernaient les effets de l'ergot de seigle.


    Dans les années 1960, Timothy Leary, neuropsychologue et professeur controversé à l'université de Harvard, mena, à partir de la psilocybine (un puissant modificateur de perception présent dans les champignons), des expériences sur plusieurs groupes de personnes. Il explora ensuite les effets du LSD et s'aventura, grâce à ses découvertes, dans certains territoires occultes.


    6-OretSangGrossesCuisses  

    Figurine anthropomorphe


    Kaminaljuyú, Hautes Terres, Guatemala.

    Préclassique récent (400 avant J.-C.-100 après J.-C.)

    Céramique



    Imprégnés de naturel et de surnaturel, les arts mayas révèlent une fascination pour la beauté féroce et l'étrangeté de la Nature.

     


    Au Préclassique récent, une architecture puissante et monumentale se généralise. Des observatoires astronomiques voient le jour à Tikal, à Uaxactún ou encore à El Mirador où les arts connaissent un développement remarquable. Baroque et foisonnante, l'écriture sublime la pierre et différents supports. La céramique se caractérise par des engobes oranges ou noirs puis rouges ou noirs. (Un engobe est un revêtement riche en argile appliqué sur de la céramique crue.)

     

    Urne anthropomorphe

    400 avant J.-C.-100 après J.-C. Céramique.

    7-OretSangPrieurDent

     8-OretSangPoterieCrane


    Jatte anthropomorphe

    La Lagunita, Hautes Terres, Guatemala.

    Préclassique récent (400 avant J.-C.-100 après J.-C.)

    Céramique

     

     

    9-OretSangJarreTeteAnimal


    Jarre à effigie zoomorphe

    La Lagunita, Hautes Terres, Guatemala.

    Préclassique récent (400 avant J.-C.-100 après J.-C.)

    Céramique

     10-OretSangVaseCourge


    Vase phytomorphe

    Hautes Terres, Guatemala.

    Préclassique récent-terminal

    (400 avant J.-C.-250 après J.-C.)

    Céramique

     

     



    Les artistes mayas utilisaient des matériaux variés comme la pierre, le bois, la céramique, les coquillages, l'os, le jade, l'ambre et l'obsidienne. Ils façonnaient aussi des ornements et des objets rituels dans du corail, des aiguillons de raie et des dents de requin. Ces matériaux circulaient, dans tout le territoire maya, et bien au-delà, par de nombreuses voies de communication. Des figurines et des bijoux étaient taillés dans des pierres précieuses. Les plumes d'ara, de perroquet et de quetzal aux couleurs magnifiques étaient prisées pour la réalisation de coiffes somptuaires.


    L'Obsidienne

     

    Cette substance que l'historien grec Hérodote nommait, au Ve siècle avant J.-C., « pierre d'Ethiopie », est née dans le corps fracassé de certains volcans. Elle est le fruit du refroidissement très rapide de la lave, brusquement vitrifiée sous l'effet d'un choc thermique. On rencontre plusieurs variétés:


    L'obsidienne noire évoque la nuit et l'obscurité. Elle était utilisée, sous différentes formes, pour repousser le « négatif ».


    L'obsidienne flocon de neige ou mouchetée était réputée favoriser la méditation et accroître le pouvoir de clairvoyance.


    L'obsidienne Larmes d'Apache était employée, sous forme d'amulettes et de petits objets, pour dissoudre les énergies maléfiques et la mélancolie.


    L'obsidienne œil céleste ou obsidienne dorée était associée à des pratiques de Haute Magie.


    L'obsidienne était répandue dans l'état d'Oaxaca, un vaste territoire situé dans le sud du Mexique, à l'est du Chiapas et au nord de Veracruz. Elle servait à la fabrication de lames tranchantes, de poignards de combat, d'outils pour découper les peaux, le bois ou la viande, de pointes de lances et de flèches, de miroirs et de bijoux. Le noir profond de sa « robe », unie ou mouchetée, représentait, de manière symbolique, la nuit et le monde des profondeurs.


    En frappant des blocs d'obsidienne, des lamelles se détachaient, aiguisées comme des lames de rasoir. Les prêtres plongeaient ces noirs couteaux sacrificiels dans la poitrine des prisonniers. En leur retirant le cœur, ils espéraient attirer la bienveillance des dieux et repousser les phénomènes climatiques dangereux.


    Associée à la guerre, aux sacrifices rituels et aux auto-sacrifices, l'obsidienne représentait le sang cristallisé de la terre. On l'utilisait aussi pour façonner des bijoux, des figurines et des amulettes.


    Elle était placée sous les autels, les stèles et le seuil des maisons. On semait sous les sépultures des personnages importants une myriade d'éclats d'obsidienne afin de protéger magiquement le défunt.


    Une quantité conséquente d'obsidienne, sous forme de coulées brillantes, se situe dans le Yellowstone, en Amérique du Nord. Des pointes de flèches et de javelots, des éléments de parure et des talismans témoignent de son utilisation dans la vie quotidienne des populations.


    Dans l'Egypte ancienne, son éclat mystérieux était très apprécié. Pendant les rites d'embaumement, les prêtres utilisaient des couteaux à lame d'obsidienne afin de bannir les énergies malveillantes. De nombreux parures, des pots à onguents, des miroirs, des vases et des statues étaient sculptés dans de magnifiques obsidiennes.


    Les yeux des statues étaient souvent façonnés dans de l'obsidienne chatoyante, ce qui leur conférait une force quasi surnaturelle. Les yeux du masque funéraire de Toutankhamon mêlent quartz et obsidienne.


    Sur l'île de Pâques, les esprits ou fantômes des ancêtres sont représentés sous forme de petites statuettes: les Kava kava. Leurs yeux, réputés magiques, sont constitués d'os et d'obsidienne.


    En Occident, l'obsidienne est associée à la magie des sorcières, à la divination et à la protection contre les forces du mal.


    Les Miroirs d'obsidienne


    Les Aztèques nommaient l'obsidienne « soleil noir ». Ils l'associaient au dieu Tezcatlipoca auquel ils consacraient des miroirs divinatoires. Le miroir du docteur John Dee, célèbre occultiste anglais de l'époque élisabéthaine, est façonné dans de l'obsidienne. Il est conservé au British Museum. D'après Arnaud Maillet, auteur de l'ouvrage Le miroir noir: enquête sur le côté obscur du reflet, « cette pierre spéculaire est en fait un objet aztèque. »


    « Ces miroirs étaient, avec plusieurs autres de même provenance, des miroirs divinatoires utilisés dans le cadre de la sorcellerie et de la nécromancie par différentes civilisations précolombiennes. Leur nature d'obsidienne rattache invinciblement ces objets à la divinité aztèque Tezcatlipoca dont le nom signifie « miroir fumant ». (…)Primitivement représenté avec un miroir d'obsidienne sur la tête, il est figuré plus tard avec ce miroir à la place du pied qu'il perdit dans un combat légendaire avec le monstre Cipactli. (...)Le miroir fumant (parce que relié à l'inframonde ainsi qu'à l'eau et à la terre) à deux faces, permettant de voir et d'être vu, symbole de la connaissance et de l'union des contraires, révélait ainsi les péchés et le destin. » P. 43-44.


    Le Jade

     

    Pierre de vie, le jade est associé à l'eau de pluie et au maïs, les piliers de la civilisation. Il a la couleur de l'eau céleste, de la forêt luxuriante et des épis avant qu'ils se parent de la couleur dorée de l'astre solaire.


    Ce collier témoigne du raffinement des artistes mayas et de l'importance du jade dans leur société.

    11-OretSangCollierJade  

    Collier en jade

    Kaminaljuyú, Hautes Terres, Guatemala.

    Classique ancien (250-550 après J.-C.)


    D'importantes veines de jade se situent dans la région du Motagua au Guatemala.

    Des échanges de pierres vertes entre les Hautes Terres et les Basses Terres se sont probablement produits dans des lieux comme Kaminaljuyú.


    Les parures de jade étaient associées à la noblesse mais différents ornements, de taille et de poids conséquents, appartenaient au mobilier funéraire. Elles permettaient à leurs possesseurs d'établir un lien privilégié avec l'au-delà.



    Pierre semi-précieuse, le jade est généralement connu pour sa teinte vert profond mais il dévoile, autour du monde, une palette de couleurs variées. Les peuples d'Amérique du Sud, particulièrement les Mayas, les Aztèques, les Toltèques et les Olmèques, le considéraient comme une substance sacrée. Ils lui attribuaient des vertus magiques, alchimiques et curatives.


    Les Mayas appréciaient une variété de jade vert d'eau qui réfléchissait la lumière, les Olmèques un jade bleu-vert aux reflets chatoyants. De nombreux objets sacrés aux nuances bleutées furent retrouvés au Costa Rica.


    Symbole des eaux vives qui fécondent la terre et du sang jaillissant, le jade était utilisé pour fabriquer des masques funéraires, des miroirs, des éléments de parure (colliers, bagues, pendentifs), des plastrons, des armes et des figurines rituelles.


    L'eau et la poudre de jade étaient réputées apaiser les douleurs de l'appareil urinaire, les coliques néphrétiques et permettre d'expurger les calculs rénaux.


    Les gisements de jade les plus conséquents sont situés dans le Chiapas (une région montagneuse du Mexique qui s'étend à l'est de l'Oaxaca) et au Guatemala.


    Les pierres vertes (jade, jadéite, néphrite, serpentine, fuschite, stéatite, pyrophyllite) étaient très importantes pour les Mayas comme en témoigne cette hache originaire de Finca Zunil.

     

    12-OretSangHacheJade  

    Hache en pierre verte

    Finca Zunil. Côte Pacifique, Guatemala.

    Classique ancien, récent (250-800 après J. C.)


    Sous l'appellation « jade », on désigne en réalité deux roches métamorphiques très résistantes: la jadéite et la néphrite.

    La faille de Motagua, qui traverse le Guatemala, est à l'origine de la formation de jade et de roches métamorphiques. La production de ces roches résulterait de la collision de la plaque nord-américaine et de la plaque Caraïbes.



    13-OretSangPlaqueJade

    Plaque de Jade

    Nebaj, Hautes Terres, Guatemala.

    Classique récent (550-800 après J.-C.)


    Un personnage juché sur un trône fait face à un nain, fréquemment représenté dans les scènes de cour.

    Le « suzerain » est doté de parures somptueuses. Il porte un pectoral et des bijoux de jade.

     



    Les masques funéraires étaient le plus souvent constitués de jade, de coquillages, d'obsidienne et d'hématite: matériaux associés au monde spirituel, extension du divin. D'après les croyances mayas, le masque permettait d'atteindre le rang de divinité après la mort. Les gouverneurs des cités les plus prestigieuses recevaient un masque de jade pour accomplir leur voyage dans l'au-delà.



    Comme l'obsidienne, la pyrite était utilisée pour fabriquer les yeux de certaines statues et des miroirs dont la surface polie, brillante, favorisait la communication avec les entités magiques.


    Les os des animaux marins étaient associés à la magie des eaux souterraines.


    Le silex évoquait le feu et la lumière du jour.


    L'hématite et le cinabre symbolisaient le sang ruisselant, gorgé du pouvoir de fécondité.



    A la Période Classique, les Mayas entretiennent une série d'échanges commerciaux et artistiques avec la civilisation de Teotihuacan. Les arts de l'écriture connaissent un raffinement sans précédent. Associés à des caractères énigmatiques, les dieux, les animaux et les créatures mythologiques ornent la pierre et les nombreux objets en céramique.

     

    Ecuelle polychrome à couvercle et anse en forme de tête de jaguar

    Tikal, Basses Terres, Guatemala.

    Classique ancien: 250-550 après J.-C.

    Céramique

     

    Cette écuelle fut découverte dans une partie du site archéologique de Tikal appelée « Mundo Perdido ».

    La tête du jaguar est façonnée en relief sur le couvercle, la gueule ouverte. On aperçoit ses dents acérées. « Le reste du corps est peint sur le couvercle. L'animal, en position d'attaque, est entouré de motifs circulaires qui représentent l'au-delà aquatique. Les parois de l'écuelle sont ornées de panneaux représentant une tête stylisée de serpent et la carène inférieure, de motifs géométriques. »

    14-OretSangEcueilJaguar


    15-OretSangEcueilJaguar

    De nombreux objets de la vie quotidienne ou spirituelle représentent un jaguar, animal emblématique de la civilisation maya.


     

     

    Seigneur de la jungle émeraude, le jaguar règne sur les mystères du monde...


    Force, rapidité, férocité, magnificence, prunelles dardées sur les secrets anciens, le jaguar est un félin de l'Ancien Monde. Gardien de la jungle luxuriante, il se révèle, dans la spiritualité des peuples amérindiens, comme un initiateur.


    Le dieu maya du soleil se métamorphose en jaguar lorsqu'il accomplit son périple nocturne dans le Monde Inférieur. Associé à la mort et à la fertilité, le jaguar détient le pouvoir de renaître.


    16-OretSangEcueilAnimal  

    Ecuelle à couvercle avec poignée en forme de tête animale.


    Tikal, Basses Terres, Guatemala.

    Classique ancien (250-550).

    Céramique

     

    La magnifique polychromie orangée de cet objet caractérise la céramique du Classique ancien. Les motifs qui ornent les parois de l'écuelle sont des bandes symbolisant les eaux à connotation magique.


    17-OretSangVaseSiffleur  

    Vase siffleur

    Kaminaljuyú, Hautes Terres, Guatemala.

    Classique ancien, 250-550 après J.-C.


    Ce vase pittoresque est constitué de deux corps unis. L'un est ouvert, l'autre fermé. Ce dernier comporte une petite ouverture qui permet d'émettre un son ressemblant à un sifflement.




    Volutes aromatiques


    Dans un monde où les Hommes entretiennent des rapports étroits avec les Divinités, l'encens joue le rôle d'un messager. Les encensoirs deviennent, au fil du temps, des pièces ornementales de plus en plus complexes.

     

    18-OretSangEncensoir


    Encensoir Théâtre anthropomorphe

    Guatemala, Los Chatos, Côte Pacifique, Céramique, Classique ancien, 250-550.


    Les yeux du personnage sont en quartz. Le pectoral est particulièrement somptueux.

     19-OretSangEncensoir


    Dans ces magnifiques encensoirs, les Mayas brûlaient du copal pour honorer le dieu du Soleil, Kinish Ahau. On l'appelait aussi ledieu G, époux de Ix Chel, la déesse de la Lune. Il voyageait chaque jour à travers le ciel, maître de la vie, et plongeait dans le monde souterrain après le coucher du soleil. Il se métamorphosait alors en jaguar et chevauchait un caïman. Son glyphe était un chiffre 4.


     

     

    Les Mayas appelaient la résine de copal « cerveau du ciel » et pensaient que les volutes parfumées pouvaient atteindre le « cœur du ciel » où se concentraient les plus grands pouvoirs.

     

     

    Conque incisée

    20-OretSangConque



    21-OretSangFigurineFuschite  

    Figurine en fuschite

    Le personnage est assis, les doigts croisés sur la poitrine. Il fut trouvé sous l'escalier d'accès au Palais Royal de Uaxactún. Sur les joues, il est marqué du glyphe kin, associé au soleil. Ses sourcils forment des motifs incisés en U inversé.


    Offrande de fondation, Classique ancien 250-550.


    La fuschite verte ou « mica chromifère » est une pierre verte et brillante, un composé de silicate d'aluminium riche en chrome.


    Uaxactún, dont le nom signifie « huit pierres », est un site constitué d'une succession de plateformes et d'escaliers, d'un Palais, d'un observatoire astronomique (une pyramide regarde trois temples plus petits dont la position permet d'étudier le lever du soleil aux équinoxes et aux solstices.) et d'un décor baroque de masques en stuc.



    22-OretSangFigurineSouriant  

    Vase anthropomorphe avec couvercle


    Classique ancien (250-550 après J.-C.)

    Céramique

    21x20 cm, Uaxactún, Basses Terres, Guatemala.

     

    La période du Classique ancien est propice à la fabrication de pots et de vases à effigies anthropomorphes et zoomorphes. On en a retrouvé en grande quantité dans les Basses Terres, à Tikal et à Uaxactún, à Kaminaljuyú sur l'Altiplano central et aussi à Teotihuacan dans le Mexique central.





    Serpent de roche volcanique

    Pasaco, Hautes Terres, Guatemala. Classique récent: 550-800.

     

    23-OretSangSerpent  24-OretSangSerpent

     

    Il appartient à une catégorie de représentations sculpturales zoomorphes de style Cotzumalguapa.

    Enroulé sur lui-même, le serpent se dresse, comme s'il allait attaquer ou se défendre. Son expression est particulièrement travaillée. Ses grands yeux allongés, ses crochets sinueux et sa langue bifide lui donnent une impression de mouvement. Son corps est orné de motifs décoratifs formés par des lignes entrecroisées et des cartouches en forme de losanges.



    Mystérieuse écriture

    25-OretSangEcriture  

    Panneau I de la Corona


    La Corona, Basses Terres, Guatemala.

    Classique récent.

     

    Deux blocs sculptés constituent ce panneau ciselé de 144 hiéroglyphes.

     

     

     

    La connaissance de l'écriture mayas'appuie sur la découverte d'environ 5000 textes ciselés dans la pierre, sur des stèles, des linteaux, des parois rocheuses et des marches d'escalier, gravés sur des os, des coquillages, des plaques et des objets en jade, peints sur des murs, des vases et à l'intérieur de certaines grottes.

     

    L'écriture apparut chez les Mayas vers l'an 300 avant J.C, sous une forme logographique: un dessin représentait un mot. Elle évolua ensuite vers une forme mixte: logographique etphonétique et vers une division en syllabes. Il y avait plusieurs sons pour un signe et plusieurs sens pour chaque son. Disposés sous forme de colonnes, ces signes ou glyphes se lisaient de gauche à droite et du haut vers le bas.

     

    Les Codex Mayas

     

    Les Mayas ont fabriqué des Codex, ouvrages constitués de lamelles d'écorce, de feuilles de figuier transformées en pâte à papier ou de peaux très finement tannées. Ils étaient richement documentés mais la plupart d'entre eux disparurent au cours d'autodafés effectués par les Espagnols au XVIe siècle.


    En 1562, l'évêque Diego de Landa ordonna de brûler ces ouvrages qui, d'après lui, « ne contenaient que superstitions et mensonges du Diable ». Il n'en demeure que quatre: le Codex de Madrid, le Codex de Dresde, le Codex de Paris et le Codex Grolier (l'authenticité de celui-ci est controversée par certains chercheurs).

     

    Les illustrations qui suivent sont extraites du Codex de Madrid. Des personnages et des caractères énigmatiques, d'étranges oiseaux, des créatures et des serpents fantastiques, ornent ses pages. On y trouve des rituels concernant l'invocation de la pluie, le tissage, la chasse, l'élevage des abeilles, les moissons, la sécheresse et les maladies.


    26-OretSangSerpent  27-OretSangPersonnageHache  28-OretSangOiseau


     

    Tissée par les dieux, l'écriture témoignait de la puissance et de l'histoire des dynasties.


    Quand la Pyramide de Copan fut découverte au Honduras, en 1870, un hiéroglyphe complexe figurait sur chaque pierre de l'escalier, appelé Escalier des Hiéroglyphes. Des décennies plus tard, l'archéologue David Stuart déchiffra ces signes et retranscrit la liste des rois de Copan, la date de leur intronisation et de leur décès.

    Parmi les masques étranges qui semblent veiller sur le monument, l'écriture, instrument de la connaissance et du divin, transcende l'humanité et devient une parure mystique et une marque de toute-puissance.

     

    29-OretSangCalendrier

    Calendrier maya


    Bien avant les Aztèques, les Mayas établirent un calendrier lunaire, un calendrier solaire et un calendrier fondé sur les mouvements de la planète Vénus.

    Ces calendriers leur permettaient de déterminer les dates favorables aux semailles, les saisons des pluies, les éclipses solaires et lunaires, les périodes propices pour se rendre à la chasse et pour mener la guerre.



    30-OretSangJeuBalle

    Marqueur de terrain de jeu de balle


    Cancuén, Basses Terres, Guatemala.

    Classique récent (550-800 après J.-C.)

    Pierre

     

    Le jeu de balle ou « pok ta pok » se pratiquait sur d'immenses esplanades dans toute l'Amérique centrale. On utilisait une balle de latex durci (kik) qui symbolisait le soleil et devait passer dans de grands anneaux de pierre.


    31-OretSangJeuBalle  

    Les phases majeures du calendrier rythmaient des rencontres dont l'issue déterminait quelle équipe restait en vie et quelle équipe était sacrifiée aux dieux. Les équipes incarnaient la dualité des puissances de création et de destruction, la rencontre des énergies de lumière et des forces de l'inframonde. Leurs mouvements symbolisaient la course du soleil.

     

    Les terrains de jeux de balle étaient richement décorés de bas-reliefs qui représentaient des joueurs. Des statues et des pierres étaient utilisées pour délimiter les différents espaces.



    Les Mayas entretenaient un rapport particulier avec le sang. Ils accomplissaient des sacrifices rituels et des auto-sacrifices et brûlaient le sang en guise d'offrande aux divinités, créant un sentier subtil entre le monde humain et celui des êtres supérieurs.


    Le sang était nécessaire au « vieux » soleil,voyageur nocturne dans les contrées de l'inframonde. Gorgé du rouge et précieux fluide de vie, il pouvait ensuite réapparaître dans le ciel à l'aurore.

     

    32-OretSangSteleTete

    Stèle 7 (fragment)


    Piedras Negras, Basses Terres, Guatemala.

    Classique récent (550-800 après J.-C.)

    Calcaire

     

    De cette stèle brisée, il demeure la partie supérieure sur laquelle on aperçoit le visage du souverain K'inich Yo'nal Ahk II. Coiffé de plumes majestueuses, il semble jaillir des mâchoires d'une créature fantastique. Une gueule de monstre s'enroule autour de lui.

    Les autres parties de la stèle décrivaient les parures et les vêtements du souverain, décorés de hiéroglyphes.

     

     

    33-OretSangEncensoir  

    Encensoir anthropomorphe

    Flores, Basses Terres, Guatemala. Céramique, Classique récent: 550-800.

    Au-dessus des yeux du personnage se trouve une chauve-souris. En Occident, le Diable revêt des ailes membraneuses et se tapit dans l'obscurité. La chauve-souris est considérée comme l'incarnation d'un démon ou une sorcière métamorphosée. On l'accusait jadis de transmettre des maladies et des fièvres d'origine maléfique mais, chez les Mayas, elle est une divinité protectrice nommée Z'otz.

    Même si dans un des mythes des Mayas Quiché « une chauve-souris coupeuse de têtes » hante le monde des profondeurs, cette créature étrange était vénérée et considérée comme positive.

     

     

    34-OretSangPlat  

    Plat polychrome


    El Mirador, Basses Terres, Guatemala.

    Classique récent (550-800 après J.-C.)

    Céramique

     

     

    35-OretSangFigurine  

    Camahuil

    Région du Chixoy et du Quiché,

    Hautes Terres, Guatemala.

    Classique: 250-1000 après J.-C.


    Ces figurines représentent des petits personnages asexués, « aux traits simples et géométriques », les bras croisés sur la poitrine.

     

     

    36-OretSangJarreCourge

    Jarre à décor de calebasse


    Topoxte, Basses Terres, Guatemala.

    Classique, 250-1000 après J.-C.

    Céramique

     

     

     

    37-OretSangDieuCoquillage  

    Mosaïque de coquillages

    Basses Terres. Classique récent: 550-800.

    Cet étrange personnage dénommé dieu A ou dieu de la Mort est figuré assis. Dans son visage décharné, scintille un œil de pyrite. Il porte deux perles de jade de part et d'autre du cou. Cette mosaïque joyau accompagnait un jeune garçon dans la sépulture 49 trouvée dans l'édifice A de Topoxte, au Petén.

    Il s'agit de Kimi, l'un des seigneurs de l'inframonde qui règne sur Xibalba. Dans ce lieu qui représentait l'enfer, les esprits des morts affrontaient des épreuves afin de revenir à la vie pendant les prochains cycles d'existence. De Xibalba émergèrent Xbalanque et Hunahpu, les Héros Jumeaux, sous la forme du Soleil et de la Lune.

     


    L'inframondeest un territoire mystérieux, un magma de ténèbres habité par des puissances sauvages et surnaturelles. On pénètre dans ce fabuleux réceptacle de mort, d'énergie et de fécondité par une grotte, passage naturel vers le royaume du soleil couchant. Les plantes s'y enracinent. La race humaine y a été façonnée. Le dieu soleil y voyage chaque nuit. Il traverse les eaux souterraines et se confronte à de multiples dangers. L'inframonde est le territoire du jaguar, double nocturne du soleil fécondant.



    Période Postclassique: 1000-1524 après J.-C.

     

    Les grandes cités situées plus au nord des Basses Terres se développent, à l'instar de Chichén Itza. Les brillantes civilisations des K'iché et des Kaqchikel s'enracinent dans les Hautes Terres. Elles se caractérisent par un dynamisme artistique et commercial. L'utilisation du cuivre, de l'or et du tumbaga, un alliage d'or, d'argent et de cuivre pour créer des parures et différents objets se généralise.


    Mais les fortifications de nombreuses cités témoignent d'une période d'affrontements entre plusieurs royaumes avant l'arrivée des Espagnols au début du XVIe siècle. La division des territoires en une profusion de fiefs belliqueux s'ajoute à une surexploitation des forêts et à des bouleversements climatiques qui suscitent un affaiblissement inexorable de la puissance maya.


    38-OretSangDisqueOr

    Disque de tumbaga à motif animal.


    Guatemala, 900-1500 après J.-C.

     

    « Ce disque en tumbaga (alliage d'argent, d'or et de cuivre) à décor repoussé représente un oiseau, peut-être un hibou. Par son motif, cet artefact fait partie du groupe appelé « Disques du Soconusco », daté majoritairement du Classique Récent et provenant d'une aire comprenant la province du Soconusco et l'ouest du Guatemala. »

     


    Chez les Mayas, le hibou était associé à la mort. Dans les Basses Terres, le dieu de la mort était doté d'une tête de hibou.

    Dans la civilisation de Teotihuacan, le hibou était consacré au dieu de la pluie mais les Aztèques le considéraient comme une incarnation démoniaque et liaient à sa présence des évènements néfastes.


    39-OretSangEncensoirJaguar


    Grand encensoir subcylindrique à couvercle représentant un jaguar.


    Guatemala, 1000-1524 après J.-C.

     40-OretSangEncensoirJaguar


    Grand encensoir représentant un jaguar

    San Andres Sajcabajà, Hautes Terres. Céramique, Postclassique: 1000-1524 après J.-C.



    41-OretSangCruches  

    Cruche à effigie aviforme

    Asuncion Mita, Hautes Terres, Guatemala.

    Céramique à aspect métallique. Postclassique ancien: 1000-1250 après J.-C.

    Cette sorte de céramique fut commercialisée sur l'Altiplano du Guatemala et franchit les limites du territoire maya.

    La jarre tripode sur la gauche vient de la côte Pacifique.



    Le métal et notamment le cuivre, auquel les Mayas attribuaient des pouvoirs divins, représente une innovation technique au Postclassique ancien. Il est utilisé pour fabriquer des ornements « sonores ».


    42-OretSangHachesBronze  

    Haches de bronze

    Ixtahuacán, Hautes Terres, Guatemala.

    Postclassique (1000-1524 après J.-C.)

    Bronze



    43-OretSangTeteOiseauCuivre  

    Tête d'oiseau en cuivre


    Zaculeu, Hautes Terres, Guatemala.

    Postclassique ancien (1000-1524 après J.-C.)

     

    Cet objet qui appartenait peut-être à une mosaïque ornementale fonctionnait comme une sorte de grelot permettant d'imiter le chant d'un oiseau.



    44-OretSangGrelotsCuivre

    Grelots en cuivre


    Quirigá, Basses Terres, Guatemala.

    Classique terminal-Postclassique ancien

    (800-1250 après J.-C.)

     

    Ces grelots en forme de poire ont conservé les billes ou les grains qui leur permettent d'émettre un son caractéristique.

     



    Ce passionnant « voyage » à travers la réalité quotidienne et la cosmologie maya se conclut par une série de photographies qui présentent les traditions modernes des indiens et la permanence de leur relation avec le sacré: vénération du feu, ballet baroque de cerfs-volants, recréation par le théâtre et la danse de mythes fondateurs.


    De l'aube au crépuscule de sa grandeur, la civilisation maya garde une part de mystère et d'insaisissable, à l'instar du dieu Soleil qui plonge chaque nuit dans des contrées profondes, peuplées de créatures effrayantes et initiatiques. Mais le Soleil renaît chaque jour et malgré les évolutions de notre monde, les peuples qui l'ont honoré susciteront encore et toujours notre fascination.


    Référencement sur http://www.etoile-blog.com

    Plume4

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