•  

    BLOG EN PAUSE

     

    Image001.jpg

     

    Chers Aminautes,

     

    Je pense bien à vous et j'espère que vous allez... le mieux possible...

     

    Je me mets en pause pendant quelques jours, ne vous inquiétez pas.

     

    Suite à une nouvelle crise d'épilepsie, d'anciennes blessures se sont rouvertes au niveau de mon bras droit. J'ai aussi une instabilité du bras gauche... épaule, poignet. D'habitude, quand ça m'arrive, je peux aller voir mon ostéopathe qui me connaît très bien mais là, évidemment, je ne peux pas ! Mon ostéopathe est sur Paris, je ne peux pas m'y rendre et de toute façon, il ne reçoit plus pour le moment.

    Je ne peux pas rester devant l'écran d'ordinateur, mes bras souffrent et l'épilepsie a réveillé mes migraines ophtalmiques. Je vois à travers un voile et c'est très douloureux.

     

    Je cicatrise et je reviens vers vous dans quelques jours.

     

    Je ne publierai pas cette semaine de tableau du Samedi et je ne ferai pas non plus de poème du Mardi, je reprendrai avec plaisir quand ça ira mieux.

     

    Prenez bien soin de vous et de vos proches, vous êtes dans mon cœur, gros bisous !

     

    Pour vous, quelques photos fleuries prises avant le début du confinement...

     

    Cendrine

     

    Image002.jpg

     

     

    Image003.jpg

     

     

    Image004.jpg

     

     

    Image005.jpg

     

     

    Image006.jpg

     

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    37 commentaires
  •  

    Image001.jpg

     

     

    Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

     

    J'ai choisi pour ce mardi « Le Colibri », un poème de Leconte de Lisle que j'ai illustré avec des photos du monument consacré à ce grand poète, des photos prises au fil des années, au gré des saisons...

     

     

    Image002.jpg

     

     

    Image003.jpg

    Martin Johnson Heade (1819-1904), Deux Colibris, 1864. Ce peintre américain fut très apprécié pour ses vues de la faune sauvage, ses paysages aux couleurs intenses, ses natures mortes pleines de charme...

     

     

    Le Colibri

     

    Le vert colibri, le roi des collines,

    Voyant la rosée et le soleil clair

    Luire dans son nid tissé d’herbes fines,

    Comme un frais rayon s’échappe dans l’air.

     

    Il se hâte et vole aux sources voisines

    Où les bambous font le bruit de la mer,

    Où l’açoka rouge, aux odeurs divines,

    S’ouvre et porte au cœur un humide éclair.

     

    Vers la fleur dorée il descend, se pose,

    Et boit tant d’amour dans la coupe rose,

    Qu’il meurt, ne sachant s’il l’a pu tarir.

     

    Sur ta lèvre pure, ô ma bien-aimée,

    Telle aussi mon âme eût voulu mourir

    Du premier baiser qui l’a parfumée !

     

    Charles Leconte de Lisle, Poèmes Barbares

     

    Image004.jpg

    Martin Johnson Heade (1819-1904), Colibris gorge rubis.

     

     

    Image005.jpg

    Portrait de Leconte de Lisle, vers 1840-1841, par Jean-François Millet (1814–1875).

     

    Leconte de Lisle naquit, le 22 octobre 1818, à Saint-Paul, sur l'Île de la Réunion où son père, un ancien chirurgien des armées de l'Empire, s'était reconverti en cultivateur de canne à sucre. Il fit ses classes à Saint-Denis de la Réunion puis il se rendit en Bretagne et à partir de 1845, il s'installa à Paris. Partageant les idées de Charles Fourier (1772-1837), le fondateur de l’École Sociétaire, qui prônait la création de phalanstères, de grands ensembles de production dans lesquels les ouvriers vivaient « en communauté harmonieuse », il crut à la Révolution de 1848.

     

    Il initia des pétitions contre l'abolition de l'esclavage mais cela lui valut de déclencher les foudres de sa famille et de plusieurs de ses connaissances. Rejeté pendant un certain temps, il choisit de se détourner de la politique pour se consacrer à la littérature.

     

    Image006.jpg

     

    Passionné par l'Hellénisme, il publia, à la fin de l'année 1852, les Poèmes Antiques et continua d'exprimer sa vision du Beau dans les recueils qui suivirent : Poèmes et Poésies, 1855 ; Poésies complètes, 1858 ; Poèmes Barbares, 1862.

     

    Il connut tout au long de sa vie des difficultés matérielles en devant subvenir aux besoins conséquents de sa famille. Il publia de nombreux recueils de poésies et réalisa des traductions d’œuvres majeures de l'Antiquité dont L'Iliade et L'Odyssée et Les Travaux et les Jours d'Hésiode.

     

    De 1871 à 1894, il fut bibliothécaire du Palais du Luxembourg/Sénat. Il dut cette nomination à Jules Simon (1814-1896) qui était Ministre de l'Instruction Publique et le 11 février 1886, il fut élu, à l'Académie Française, au fauteuil de Victor Hugo (1802-1885) qui était un grand admirateur de ses œuvres.

     

    Extrait d'une lettre de Victor Hugo à Leconte de Lisle :

     

    « Mon éminent et cher confrère,

    Je vous ai donné trois fois ma voix, je vous l’eusse donné dix fois. Continuez vos beaux travaux et publiez vos nobles œuvres qui font partie de la gloire de notre temps. En présence des hommes tels que vous, une Académie, et particulièrement l’Académie Française, devrait songer à ceci : qu’elle leur est inutile et qu’ils sont nécessaires.

    Je vous serre la main. »

     

     

    Image007.jpg

     

    Leconte de Lisle fut le chef de file du mouvement littéraire du Parnasse, mouvement qui naquit sur une opposition aux effets lyriques du Romantisme.

     

    La Poésie Parnassienne décrit et explore la vie de manière pittoresque, en faisant appel à un sens solide et scientifique de l'observation. Elle englobe souvent des notions historiques et archéologiques mais nombre d'artistes liés au Parnasse ont développé un art plein de fougue et de sensibilité, loin des grands effets de style et de certaines froideurs associées aux Sciences dont pourtant ils se réclamaient. Les Parnassiens principaux furent Théodore de Banville, Théophile Gautier, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, José Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé, Sully Prud'homme, François Coppée... Il y eut aussi Baudelaire dont la manière et le talent s'aventurèrent jusqu'au Symbolisme.

     

     

    Image008.jpg

    Le monument dédié à Leconte de Lisle fut réalisé en 1898 par le sculpteur Denys Puech (1854-1942), Grand Prix de Rome, qui reçut de nombreuses commandes officielles sous la Troisième République. Financé par une souscription publique ouverte en 1894, il représente le Poète qui avance vers le Parnasse, en compagnie de la Gloire, séduisante allégorie ailée.

     

    Inauguré en juillet 1898, dans le Jardin du Luxembourg traversé par Leconte de Lisle chaque jour, cet ensemble sculpté fut aimé de certains et rejeté par les autres. Ainsi, le grand poète Anatole France dit-il à Rodin ces mots peu flatteurs concernant l’œuvre : « Leconte de Lisle, caressé par une grande femme ailée en saindoux, me semble surtout à plaindre. Et quand je l’aperçois, je me sauve en songeant que peut-être, un jour, sous les ombrages, Monsieur Puech représentera une affaire Dreyfus en suif, baisant à pleine bouche mon buste en margarine ! »

     

    Image009.jpg

     

    Image010.jpg

     

    Prenez bien soin de vous chers aminautes, je vous envoie de gros bisous et mes pensées d'amitié..

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    23 commentaires
  •  

    Image001.jpg

     

     

    Image002.jpg

     

    En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

    Voici le thème proposé pour le samedi 21 mars et pour le samedi 28 mars par Fardoise « C'était mieux avant... » L'occasion d'évoquer le passé ou une certaine forme de passé et de porter un regard, personnel, sur « autrefois »...

     

    http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

     

    J'ai choisi, pour ce 21 mars, un tableau d'une artiste que j'aime beaucoup. Je vous avais présenté ses œuvres dans un article intitulé :

    Eleanor Fortescue-Brickdale, entre Préraphaélisme et « Fantasy »

    http://maplumefeedansparis.eklablog.com/eleanor-fortescue-brickdale-entre-preraphaelisme-et-fantasy-a159352656

     

    L’œuvre nous conte une « rencontre », celle d'une toute jeune fille, lovée dans une belle et douce lumière, avec de charmants petits êtres de la forêt. Cette scène nous transporte dans la magie du moment, la sylve chimérique où lutins, fées et farfadets caracolent, nous insufflant le bonheur de percevoir ce qui demeure invisible la plupart du temps. En ouvrant son cœur et son esprit, en dépassant les « perturbations » de la modernité, on peut voyager vers d'autres territoires et chuchoter dans le vent... Dire, peut-être ou sûrement « c'était bien mieux avant »...

     

    Bien mieux quand il n'y avait pas de folle surenchère pour se constituer une « image sociale », pour être perçu comme « bankable » et se sentir puissant, ultra performant en toutes circonstances...

     

    Juste être soi-même, avec ses imperfections délicieuses et écouter battre son cœur au rythme des chemins...

     

    Image003.jpg

    Voir « autre chose » en filigrane sur la toile de la réalité...

     

    Image004.jpg

     

    A propos de l'artiste :

     

    Image005.jpg

     

    Illustratrice, aquarelliste et peintre britannique de sensibilité Préraphaélite, Eleanor (Mary) Fortescue-Brickdale (1872-1945) aimait les mondes féeriques de l'ancienne Angleterre, la poésie du maître Alfred Tennyson (1809-1892), les œuvres de William Shakespeare (1564-1616), la littérature néo-gothique et les héroïnes qui ont nourri l'esprit des contes et des ballades populaires.

     

    Son inspiration, liée à un univers subtilement enchanté, est associée au Préraphaélisme dit de la seconde génération ou Néo-Préraphaélisme, en vogue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, qui s'est étendu, au-delà de la peinture, à des supports comme la tapisserie, le mobilier, la photographie... Artiste reconnue en son temps, passionnée par l'Esthétisme, elle rendit hommage, tout au long de sa vie, aux maîtres fondateurs du Cercle Préraphaélite, en l'occurrence Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), John Everett Millais (1829-1896) et William Holman Hunt (1827-1910).

     

    Elle naquit à Upper Norwood, dans le Surrey, un comté du sud-est de l'Angleterre, le 25 janvier 1872. Ses parents se nommaient Matthew et Sarah. Son père était avocat.

     

    A l'âge de 17 ans, elle fut élève à la Crystal Palace School of Art, Science and Litterature, établissement prestigieux ouvert en 1854 et elle étudia, entre 1896 et 1900, à la Royal Academy où elle se lia d'amitié avec le peintre et professeur Byam Shaw (1872-1919).

     

    En 1897, elle reçut un prix pour une composition intitulée Spring et en 1899, elle se fit connaître par une œuvre ambitieuse intitulée The Pale Complexion of True Love (Le pâle caractère du véritable amour). Le sujet du tableau étant associé à la pièce Comme il vous plaira, de William Shakespeare (1564-1616).

     

    Image006.jpg

     

    Sur un grand nombre de thèmes shakespeariens mais pas seulement, Eleanor réalisa, tout au long de sa vie, des aquarelles qui connurent un grand succès (elle appréciait particulièrement La Tempête) et des huiles sur toile, imprégnées de puissance narrative, qui furent présentées à la Royal Academy.

     

    Dans les années 1900, elle exposa des œuvres à la Galerie Préraphaélite Dowdeswell, un lieu artistique de renom ouvert en 1880 par le collectionneur Charles William Dowdeswell (1832-1915) et en 1902, elle fut la première femme à devenir membre de l'Institut des Peintres à l'Huile.

     

    Son exposition d'aquarelles se nommait « Such Stuff as Dreams Are Made of ! » soit « Les choses dont les rêves sont faits », un thème issu de La Tempête de William Shakespeare.

     

    Dans la deuxième décennie du XXe siècle, elle dispensa des cours à la Byam Shaw School of Art qui avait été fondée par Byam Shaw en mai 1910 et en 1919, elle devint membre de la Royal Watercolor Society.

     

    Image007.jpg

     

    Elle travailla dans le domaine de la littérature enfantine, réalisa des illustrations pour des ouvrages comme « A Cotswold Village » de Joseph Arthur Gibbs (1867-1899) et composa, en 1905, de ravissantes saynètes pour les poèmes d'Alfred Tennyson (1905) et de Robert Browning (1812-1889). Elle illustra aussi le Golden Treasury, une anthologie populaire de la poésie anglaise écrite par l'auteur et historien anglais Francis Palgrave (1788-1861).

     

    A l'initiative des éditeurs londoniens Hodder et Stoughton, elle conçut, en 1915, des saynètes colorées pour Le Livre des Chansons et Ballades anciennes d'Angleterre et en 1919, pour les mêmes éditeurs, elle illustra Le Livre d'Or des Femmes Célèbres (Golden Book of Famous Women). Un recueil qui présente des portraits d'héroïnes de la mythologie, du folklore, de la littérature et de la poésie.

     

    Pendant la Première Guerre Mondiale, elle élabora des affiches pour plusieurs administrations de Grande-Bretagne et quand la guerre fut terminée, elle créa une série de vitraux commémoratifs. Elle eut d'autant plus de mérite qu'elle était épuisée et confrontée à la cécité...

     

    Cette grande dame des arts repose à Londres, au cimetière de West Brompton.

     

    Si vous désirez voir d'autres œuvres, activez le lien qui suit :

    http://maplumefeedansparis.eklablog.com/eleanor-fortescue-brickdale-entre-preraphaelisme-et-fantasy-a159352656

     

    Et si vous souhaitez voir l'autre tableau que j'ai publié, ce samedi, sur La Chimère écarlate, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous, j'ai choisi La Guirlande de Papier de l'artiste allemand Carl Von Bergen (1853-1933).

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/03/le-tableau-du-samedi-carl-von-bergen-la-guirlande-de-papier.html

     

    Image008.jpg

     

     

    Image009.jpg

     

    Le Printemps est là, chers Aminautes... Préservons l'Espérance en ces temps si difficiles... Prenons soin de ceux que nous aimons et prenons soin de nous. Vive la Vie ! Merci à nos soignants, infirmières, médecins, personnel des Epadh, ils ne ménagent pas leurs efforts... Pensées pour eux, pensées pour ceux qui travaillent pour notre quotidien, je songe aux caissières, aux employés des supermarchés, aux facteurs, à bien des corps de métiers qui œuvrent courageusement...

     

    Pensées pour vous et vos proches, pensées pour nous tous...

     

    Joyeux Printemps autant que faire se peut et pour mes ami(e)s qui se reconnaîtront, Joyeux Ostara !

     

     

     

    Devant la fenêtre, de la lumière d'or...

     

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    19 commentaires
  •  

     

    Image001.jpg

     

    Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

     

    Pour la Saint-Patrick, j'ai choisi un poème de Chloé Douglas, poétesse, chanteuse, danseuse... née à Londres en 1960, passionnée de Nature et désireuse d'exprimer dans ses œuvres la rencontre et la dichotomie entre les forces naturelles et la vie intense des grandes villes.

     

     

    Chloé Douglas, Éclat

     

    Reine Terre, votre corps opulent

    se renverse dans l’horizon.

    Votre robe aux couleurs de soleil levant

    s’étale à perte de vue.

     

    Par-ci et par là,

    sculptures perpendiculaires ;

    cordes à grimper, lignes,

    courbes et pentes

    dansent à l’arrivée du vent de l’est.

     

    C’est ce moment du printemps,

    Anémone des bois

    invite toutes ses amies sauvages :

    Primevère, Célandine et Violette

    à se baigner dans la rosée.

     

    Il semble que pour la conférence des oiseaux,

    c’est ce chant de Merle angélique,

    comme si vous n’aviez jamais

    entendu son cœur joyeux.

    Il cherche comme un philosophe

    une histoire parfaite.

     

    Printemps, sa muse,

    sur le flot vert des forêts,

    sème l’enchantement

    partout sur la terre.

    Nous sommes joyeux,

    Unis par cette fête royale chaque année.

     

    Chloé Douglas, 2010

     

     

     

    Image002.jpg

     

    Suite à ce poème plein de charme, en cette Saint-Patrick, je veux partager avec vous ma collection de cartes exprimant la magie lumineuse de la verte Erin, en version 2020...

     

    Bon courage pour vous et vos proches, chers aminautes, bon courage en ces temps très difficiles... Que les petits lutins de la bonne fortune veillent sur nous tous !

     

     

    Image003.jpg

     

    La Saint-Patrick est une grande fête populaire et folklorique qui célèbre la vie, chaque 17 mars ou à partir du 17 mars et durant plusieurs jours. L'histoire et le folklore se confondent à travers bien des aspects de cette fête qui commémore la christianisation de l'Irlande au Ve siècle -et pas seulement- par un écossais nommé Maewyn Succat (385-461).

     

     

    Image004.jpg

     

    Fils d’un centurion romain originaire de Grande Bretagne, Maewyn fut enlevé à l’âge de 16 ans par des pirates qui le vendirent à un chef de clan irlandais. Il découvrit la religion chrétienne et en 409, après avoir rêvé que Dieu lui demandait de prendre la mer, il parvint à s'échapper.

     

    Devenu prêtre, il voyagea et se rendit aux îles de Lérins, près de Cannes, puis il s’établit, pendant deux années, au monastère de Saint-Honorat où il fit des études de Théologie.

     

    Un jour, le pape Célestin Ier lui ordonna de partir évangéliser l’Irlande Il entama donc, à partir de 411, une tournée de conversion sur les terres druidiques.

     

    Image005.jpg

     

    Il rencontra le roi Aengus et la légende dit qu'il expliqua à ce dernier le concept de Trinité (le Père, le Fils, et le Saint Esprit) en lui montrant un trèfle fraîchement cueilli. Aengus fut conquis...

     

    Image006.jpg

     

    L'évangélisation du pays se poursuivit et Maewynn, qui fut ordonné évêque, prit le nom de Patricius/Patrick. On lui attribue d'avoir chassé de la terre d'Irlande tous les serpents (à la fois les Druides et les symboles de la Déesse des temps anciens) en frappant un « vipérin » avec un bâton tréflé.

     

    Il mourut le 17 mars 461 dans la ville de Downpatrick et chaque année, les Irlandais lui rendent hommage en chantant, dansant, festoyant...

     

    Image007.jpg

     

    Il est amusant de constater que, une fois encore, l'église a tenté d'annihiler, sans y parvenir, une fête païenne et matriarcale, en l'occurrence la fête de la Déesse Ostara, jeune fille aux couleurs d'aurore que l'on célèbre au moment de l'équinoxe de Printemps (généralement, le 21 mars)...

     

    Image008.jpg

     

    Image009.jpg

     

     

    Les Symboles de la Saint-Patrick

     

    Image010.jpg

     

    Le Leprechaun

     

    Le Leprechaun est un personnage incontournable des légendes irlandaises et une véritable « icône » au moment de la Saint-Patrick.

     

    Créature magique, le Leprechaun est doté d'un caractère à la fois facétieux et ombrageux. De petite taille (il mesure environ 90 centimètres), il est vêtu de vert et arbore un joli pourpoint ou un tablier de cordonnier que l'on nomme « leigh bhrogan » en gaélique irlandais. Il fume des herbes de la lande avec sa pipe et boit une liqueur chimérique appelée « Dudeens » ainsi que du whisky fait maison.

     

    Image011.jpg

     

    Il serait, d'après le savoir oral, un être hybride, fruit de la rencontre amoureuse entre un humain et un esprit des anciens mondes.

     

    Image012.jpg

     

    Doué pour la cordonnerie, il est aussi le banquier de la communauté du Petit Peuple. Redoutable gardien de trésors, gardien de l'or, métal aussi magique que précieux, il possède un chaudron d'abondance, rempli de pièces qu'il dissimule au pied d'un arc-en-ciel ou sous une petite colline qui change de place régulièrement. Il se méfie des humains car beaucoup cherchent à le piéger pour s'emparer de ses biens mais il aime malgré tout « jouer » avec les « grandes gens ». Il s'amuse à leurs dépens et file, rapide comme l'éclair, à travers des paysages mystérieux.

     

    Image013.jpg

     

    Si l'on voit un Leprechaun, les anciens grimoires préconisent de ne pas cligner des yeux car un simple mouvement de paupières peut le faire disparaître...

     

    Il existe à Dublin un musée entièrement consacré aux traditions et aux mythes entourant le Leprechaun : le National Leprechaun Museum. Tout ce que l'on voit dans ce musée est gigantesque afin que le visiteur se sente « miniaturisé » et puisse « entrer dans la peau » d'un farfadet.

     

    Image014.jpg

     

     

    Le Trèfle (Shamrock)

     

    Image015.jpg

     

    L'emblème officiel de l'Irlande est une harpe, la harpe celtique associé au dieu Dagda, l'Omniscient. Mais le trèfle est l'emblème populaire le plus connu.

     

    Image016.jpg

     

    Plante pérenne qui abonde dans les prairies d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord, le trèfle se décline en plusieurs variétés... Trèfle blanc, trèfle violet, trèfle étoilé, trèfle patte-de-lièvre...

     

    Image017.jpg

     

    Le trèfle de Saint-Patrick, évoqué comme emblème chrétien, est beaucoup plus ancien puisqu'il entrait dans la pharmacopée et l'eschatologie druidiques. On le nommait « Seamrag Chapaill » et il était également sacré pour les bardes, maîtres du langage poétique et magique.

     

    Image018.jpg

     

    Le trèfle est associé à la Déesse Mère Brigid ou Brigit qui règne sur l'inspiration créatrice, aux trois divinités du Destin, à la déesse Tailtiu, mère adoptive du dieu solaire Lugh... ainsi qu'au Green Man, l'Homme Vert, le maître feuillu, seigneur secret de la sylve...

     

    Image019.jpg

    Green Man par ©Brian Froud

     

    Image020.jpg

    Le Tarot de la Sorcière Verte

     

    Image021.jpg

     

    Image022.jpg

     

    Imprégné du pouvoir de certaines constellations, le trèfle est réputé posséder de grandes vertus guérisseuses et protectrices. Selon le médecin et naturaliste grec Dioscoride (20/40-90 après J.-C), il soignait, sous forme de cataplasmes et d'infusions, les fièvres et les inflammations les plus tenaces. Au Moyen Âge, on l'a longtemps utilisé pour apaiser les quintes de toux et les douleurs articulaires. Sa feuille est devenue un emblème dans l'architecture avec l'arche gothique trilobée et elle possède un rôle de première importance dans le jeu de cartes auprès du cœur, du pique et du carreau.

     

    Dans le Jeu de Tarot divinatoire, le trèfle correspond à la suite des bâtons.

     

    Image023.jpg

     

    Image024.jpg

     

    Historiquement, le trèfle est lié à l'idée de rébellion. Sous le règne de Victoria (1819-1901), il était le signe de ralliement des opposants à la Couronne et les personnes qui portaient un trèfle risquaient de connaître la peine capitale.

     

    Image025.jpg

     

    Le trèfle à trois feuilles (trifolium) est une représentation stylisée du triskèle, motif populaire de l'art celte et de l'awen, énergie de vie et feu d'inspiration. Au moment de l'équinoxe de Printemps, Ostara ou Alban Eilir pour les Druides, il concentre la puissance des trois rayons sacrés de lumière qui palpitent sur les chemins de Dame Ceridwen, maîtresse du chaudron de connaissance et de régénération. Il est à la fois le symbole des Bardes, des Ovates et des Druides.

     

    Image026.jpg

     

    Il « incarne » aussi les trois Vertus Théologales soit la Foi, l'Espérance et la Charité. Le trèfle à trois feuilles est le plus répandu mais il existe des trèfles à quatre feuilles (symboles de richesse, d'amour, de santé et de chance ou de célébrité, de richesse, de santé et d'amour loyal).

     

    Image027.jpg

     

    Les trèfles à quatre feuilles sont d'une rareté extrême. On dit qu'il y en existe un seul pour dix mille trèfles à trois feuilles et d'après les livres de folklore, ce serait Ève qui aurait ramené du Paradis un trèfle quadrifolié.

     

    Image028.jpg

     

    Le trèfle quadrifolié est réputé combattre les effets du venin de serpent et pour les Druides, posséder un trèfle à quatre feuilles cueilli lors de certaines phases de lune permettait de voir les démons et les créatures enchantées.

     

    Image029.jpg

     

    Image030.jpg

     

    Symbole de chance dans nos sociétés, le trèfle à quatre feuilles est aussi l'emblème de la marque Alfa Roméo (Quadrifoglio Verde)...

     

    Image031.jpg

     

    Image032.jpg

     

    Pour l'anecdote, en 2009, au Japon, un fermier nommé Shigeo Obara a cueilli un trèfle à 56 feuilles qui figure dans le Livre des Records...

     

    Image033.jpg

     

    Il existe un trèfle à cinq feuilles, encore plus rare que le trèfle à quatre feuilles et son message est ambivalent. Soit, il porte chance, soit il la prend... Méfiance ! Et savez-vous ce qu'est un Ultratrifoliophile ? Il s'agit d'une personne qui collectionne les trèfles à 4 feuilles ou plus. Un collectionneur américain est réputé en posséder plus de 160000 !

     

    Image034.jpg

     

    Allons rêver sur des chemins de féerie et butiner gaiement les charmes du Printemps ! Je vous souhaite plein de jolies choses et vous adresse mes pensées d'amitié...

     

    Image035.jpg

     

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    23 commentaires
  •  

    Image001.jpg

    © Le Nuage de Tempête

     

    Image002.jpg

    En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

    Le thème proposé pour le samedi 14 mars par Fardoise est, dans la suite du samedi 7 mars, : « Les Tempêtes ».

     

    http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

     

     

    Image003.jpg

    J'ai choisi ce nuage magistral, phénomène atmosphérique réalisé par le peintre paysagiste américain Peter Allen Niesbet. La tempête arrive et sa figure de proue est ce nuage nommé Colossus, un monticule de lumière mousseuse et nacrée qui fait travailler l'imagination...

     

    Image004.jpg

     

    Image005.jpg

    D'autres nuages de © Peter Allen Niesbet.

     

    Image006.jpg

    Né en 1948 à Washington, en Caroline du Nord, Peter Allen Niesbet est reconnu aux États-Unis comme un maître en peinture. Dès l'âge de dix ans, il a entrepris des études artistiques. Il a été un étudiant brillant et ensuite, il a fait une carrière comme formateur dans l'armée avant de se consacrer entièrement à l'art.

    Ses œuvres, très appréciées, ont été périodiquement exposées dans des lieux prestigieux comme L'Institut Smithsonian à Washington et au cœur même du pouvoir, à la Maison Blanche. De grands musées et des fondations remarquables présentent régulièrement ses créations.

     

    Image007.jpg

    www.panisbet.com

     

     

    Image008.jpg

     

     

    Image009.jpg

     

     

    J'adore photographier les nuages et le ciel. Je « butine » le plus souvent des nuages de beau temps mais je prends aussi plaisir à « cueillir » des impressions célestes avant la tempête. Petit florilège de ciels d'entre-deux...

     

    Je photographie avant la giboulée. Le ciel est encore clair mais le vent, déjà fort. Un quart d'heure plus tard, j'ai dû vite trouver un abri... J'ai presque failli m'envoler et surtout, finir trempée comme une soupe, sourires !

     

     

    Image010.jpg

     

     

    Image011.jpg

     

     

    Image012.jpg

     

     

    Image013.jpg

     

     

    Image014.jpg

     

     

    Image015.jpg

     

     

    Image016.jpg

    Magie atmosphérique, effets de ciel et métamorphoses de la lumière...

     

    Si vous désirez voir l'autre tableau que j'ai choisi pour La Chimère écarlate et lire mon billet consacré à la Mythologie de l'Éclair, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous..

     

     

    Image017.jpg

    Clyde Aspevig, ©Lightning Dance

     

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/03/le-tableau-du-samedi-clyde-aspevig-lightning-dance.html

     

     

    Image018.jpg

     

    Sur ces tons de tempête, je dépose à votre intention, chers Aminautes, des notes colorées et fleuries, avec ces primevères...

    Image019.jpg

     

     

    Prenez bien soin de vous surtout !

     

    Bon courage à nous tous et profitons de chaque petit bonheur, de chaque instant de vie soyeux et pétillant !

     

    Carpe Diem !

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    23 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires