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    Le Mardi, on propose un poème chez Lady Marianne

     

    Le thème du 17 septembre est « Couleurs de sept-ciel-soleil... » sur un choix de Covix.

     

    Arc-en-ciel

     

    « Comme saute sauterelle

    J’ai sauté si haut

    Que j’arrive sur le dos

    D’un bel arc-en-ciel

     

    Rouge, orange, jaune

    Vert, bleu, indigo

    Violet, joli dôme

    Couleurs berlingots

     

    Il faut que je redescende

    Tout cet escalier

    Mais les marches sont trop grandes

    Pour mes petits pieds

     

    C’est la fin de mon voyage

    Sur cet arc-en-ciel

    Ma maison est en nuage

    En coton de miel

     

    Rouge, orange, jaune

    Vert, bleu, indigo

    Violet, joli dôme

    Couleurs berlingots

     

    Tu pourras voir ma maison

    Quand vient le soleil

    Percer la pluie d’un rayon

    Paraît l’arc-en-ciel

     

    Rouge, orange, jaune

    Vert, bleu, indigo

    Violet, joli dôme

    Couleurs berlingots »

     

    ©Bernard Pithon

     

    Bernard Pithon est un poète et un musicien, amoureux des mots, familier des Compagnons de la Chanson et de la chanteuse Mannick. Il fait partie du groupe Tourlandry.

     

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    Un poème, une chanson

    Des mots qui rient, donnent le ton

    D'un beau voyage sur les ailes

    De l'arc-en-ciel

    Couleurs fugaces à butiner,

    Couleurs bonbons,

    Inspiration...

     

    J'ai choisi le texte de Bernard Pithon parce qu'il s'adresse, plein de vie, aux enfants et à nos cœurs d'enfants dans une réalité d'adultes. La scénographie de l'arc-en-ciel y est décrite avec une simplicité rayonnante, en résonance avec les couleurs de ce photométéore qui évoque la magie de Dame Nature.

     

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    Vue depuis ma fenêtre

     

    L'Arc-en-Ciel ou Écharpe d'Iris résulte, d'après Isaac Newton (1642-1727) de la diffusion de la lumière du soleil à travers une myriade de gouttelettes en suspension qui forment les nuages. Ce phénomène optique et atmosphérique comporte bien plus de sept couleurs mais l’œil humain ne peut toutes les percevoir. Il y a notamment de nombreuses nuances de pourpre mais indécelables pour nos capacités de vision.

     

    Cette symphonie de violet, d'indigo, de bleu, de vert, de jaune, d'orangé et de rouge s'élabore sous l'obédience d'Iris, la messagère des dieux de l'Olympe, déesse qui déroulait entre ciel et terre le pont de l'arc-en-ciel. Dans l'Athènes antique, on lui consacrait des jardins d'iris odorants, fleurs élégantes, destinées à apporter l'amour et à stimuler la chance.

     

    Déesse psychopompe, Iris conduisait les âmes féminines vers le Paradis grâce à une ceinture ou à une écharpe magique aux couleurs irisées. Les âmes masculines étaient guidées, quant à elles, par le dieu Hermès.

     

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    Iris, gardienne de l'arc-en-ciel, par l'illustratrice ©Joséphine Wall.

     

     

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    Image Pinterest

     

    Dans la mythologie scandinave, il existe un pont arc-en-ciel nommé BIFROST ou ASBRU. Créé par les dieux comme une passerelle entre la Terre (Midgard) et Asgard, la résidence divine, il est gardé par un guetteur redoutable nommé Heimdall, que l'on appelle aussi « l’Ase blanc ». Conçu par Odin, le seigneur des dieux et par neuf vagues personnifiées, Heimdall est celui qui repousse les potentiels assauts des Géants venus de la terre montagneuse. Sa vigilance et sa sensibilité sont telles qu'il entend l'herbe pousser, la laine croître sur le dos des moutons et qu'il voit, nuit et jour, à plus de 160 kilomètres.

    C'est avec son cor, l'impressionnant Gjallarhorn, qu'il souffle pour réunir les dieux lors du Ragnarök, le Crépuscule des Puissances.

     

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    « Bifröst Brücke » par © Weiß Stefan, artiste spécialisé en peinture mythologique.

     

    Voie magique chevauchée par les dieux et les héros dans de nombreuses civilisations, l'arc-en-ciel est un pont de rêves à emprunter entre folklore et réalité. J'ai en préparation l'écriture d'un article à ce sujet. En attendant de le publier, je vous laisse imaginer au pied de l'arc-en-ciel le facétieux Leprechaun Irlandais qui dissimule un pot rempli d'or, une perle accordant la chance ou un plat en argent exauçant les désirs... Certains essayent de déterrer ce trésor et le Leprechaun s'en amuse... Une quête qui invite à savourer les petits bonheurs et les joies simples de l'instant présent. Les vraies richesses à partager avec ceux qu'on aime...

     

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    A très bientôt, gros bisous !

    Plume

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     Le Mardi, on propose un poème chez Lady Marianne

     

    Le thème du 10 septembre concerne « les derniers jours d'été-adieu l'été », sur une proposition de Mamykool, ou on peut préférer un thème libre

     

    Voici mon choix, pour dire « au revoir à l'été » :

     

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    Stephan George (1866-1933), On dit que les jardins sont morts

     

    « On dit que les jardins sont morts ; viens et regarde

    Le reflet de ces bords lointains et souriants ;

    Et des nuages purs l'azur inespéré

    Éclaire les étangs et les couleurs des sentes.

     

    Prends ce jaune profond, le moelleux de ces gris

    Parmi les buis et les bouleaux ; la brise est tiède ;

    Tardives ne sont point encore flétries les roses,

    Choisis-les, baise-les et tresse la couronne.

     

    Songe à n'oublier point les derniers des asters

    Ni la pourpre enroulée à la vigne sauvage

    Prends ce qui reste encor de vivante verdure

    Fonds-le d'un doigt léger dans l'image automnale. »

     

    Stefan George, poème écrit en 1897, issu de L'Année de l'Âme, Das Jahr der Seele.

     

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    Stefan George par Curt Stoeving (1863–1939) sur Artnet.

     

    Poète, linguiste et traducteur allemand, Stefan George (1866-1933) fut l'une des figures du Symbolisme, un défenseur des théories de l'Art pour l'Art et un émule des visions philosophiques de Friedrich Nietzsche (1844-1900).

     

    Ami et élève du poète Stéphane Mallarmé (1842-1898), il traduisit des œuvres majeures de la littérature comme L'Enfer de Dante, les pièces de William Shakespeare, les poèmes de Baudelaire, de Mallarmé et de Rimbaud...

     

    Marquant son opposition au nazisme, il s'exila en Suisse. Son influence se poursuivit en Allemagne mais il ne fut pas apprécié de tous les amateurs de poésie et certains intellectuels ont malmené verbalement son talent.

     

    Les artistes symbolistes s'efforçaient de déchiffrer les mystères du monde à travers une conception spirituelle de l'art. Le Symbolisme voulait dépasser différentes certitudes affichées par le matérialisme scientifique. Les adeptes cherchaient l'essence de l'art à travers une forme subtile de musicalité, perceptible au cœur des mots. Leurs thèmes fétiches étaient l'ésotérisme, la mythologie, le mystère, la mort, la vie secrète des choses, la mécanique changeante et le rythme envoûtant des saisons, les espaces temps intermédiaires comme le crépuscule... Passionnés de symboles et d'images à la manière d'un artiste comme Baudelaire qui traduisit cette effusion créatrice, notamment dans ses Correspondances, ils voulaient établir des passerelles entre le visible et l'invisible. Ils privilégiaient le vers libre.

     

    Le poème que j'ai choisi évoque avec sensibilité le passage entre les saisons, le lien subtil entre les temps que l'on ressent quand on se promène dans un jardin ou au cœur de la Nature. La fin de l'été n'appelle pas des larmes et des regrets mais la vie sous d'autres couleurs. La vie ne finit pas quand l'été se termine, elle se métamorphose, annonçant une parade luxuriante et flamboyante...

     

    Une autre page à écrire avec les pigments soyeux et veloutés de l'Automne...

     

    Belles pensées pour vous qui passez par ici... Merci...

     

     

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    Plume

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    Par un soir d'été gorgé de chaleur vive, le héron des Tuileries regardait le soleil fondre dans le ciel de Paris...

     

    J'ai pris grand plaisir à photographier ce bel oiseau qui se montrait tantôt hiératique et tantôt plus animé.

     

    Je le croise régulièrement. Il chemine, de bassin en bassin, au rythme des saisons, comme s'il évoluait en devisant avec l'âme des lieux. J'aime l'observer, sa présence est apaisante.

     

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    Voici ce que regardait notre ami le héron...

     

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    Le ciel en explosion de nacre et d'or et l'obélisque de la place de la Concorde... superbe aiguille vibratoire couronnée par le pyramidion sacré.

     

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    Les modulations de la lumière et les frissons de l'eau...

     

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    La beauté d'un espace de respiration dans le maillage de la ville...

     

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    Et au-dessus de lui, un ballet d'oiseaux...

     

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    Merci de votre fidélité, belles pensées pour vous, chers Aminautes !

    Plume

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    Photo de l'école élémentaire Marie Curie à Villiers le Bel, située près de là où j'habite.

     

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    Le Mardi, on choisit un poème

     

    Chez Lady Marianne

     Le thème proposé est la Rentrée

     

    Voici mon choix

     

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    Anatole France, La Rentrée, poème en prose écrit dans Le Livre de mon Ami.

     

    « Je vais vous dire ce que me rappellent tous les ans, le ciel agité de l’automne et les feuilles qui jaunissent dans les arbres qui frissonnent.

     

    Je vais vous dire ce que je vois quand je traverse le Luxembourg dans les premiers jours d’octobre, alors qu’il est un peu triste et plus beau que jamais ;

     

    car c’est le temps où les feuilles tombent une à une sur les blanches épaules des statues.

     

    Ce que je vois alors dans ce jardin, c’est un petit bonhomme qui, les mains dans les poches et son sac sur le dos, s’en va à l'école en sautillant comme un moineau.

     

    Ma pensée seule le voit ; car ce petit bonhomme est une ombre :

     

    c’est l’ombre du moi que j’étais, il y a vingt-cinq ans....

     

    Il y a vingt-cinq ans, à pareille époque, il traversait, avant huit heures,

     

    ce beau jardin pour aller en classe.

     

    Il avait le cœur un peu serré : c’était la rentrée. »

     

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    Au Jardin du Luxembourg, atmosphère de rentrée et notes de vie et de mélancolie... Quand le temps change et que les couleurs évoluent...

     

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    Avec au fond le Panthéon...

     

    Le Livre de mon Ami est un livre de souvenirs d'Anatole France publié en 1885. L'auteur y relate des moments pleins de sensibilité sous l'identité d’un double littéraire nommé Pierre Nozière. Il évoque ensuite les souvenirs d’un père au sujet de sa fille, Suzanne puis, à la fin de l'ouvrage, il fait converser trois personnages au sujet de l’origine et du sens des contes de fées.

     

    Pour clore ce billet, je publie la biographie d'Anatole France que j'avais écrite pour La Chimère Écarlate. En vous souhaitant Bonne Lecture !

     

    Romancier, nouvelliste et critique littéraire, François-Anatole Thibault, dit Anatole France, était le fils d'un libraire apprécié par les frères Goncourt et par de célèbres écrivains.

     

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    -En 1881, il connut le succès et reçut le prix de l'Académie Française avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, un premier roman où le héros est un érudit amoureux de sa bibliothèque, « distrait, lunaire, aimable et souvent naïf ».

     

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    -Il écrivit une Tétralogie de l'Histoire Contemporaine, quatre romans dont le héros se nomme Bergeret et qui apparaît « comme un juste panorama de la France sous la IIIe République (1870-1940) et tout particulièrement pendant l'Affaire Dreyfus.

     

    -En 1892, dans L'Île des Pingouins, Anatole France imagine un érudit qui se retrouve sur une île entièrement peuplée de pingouins. Il se met à les baptiser, « ce qui provoque un grand remue-ménage au Paradis Chrétien ».

     

    -En 1893, parut La Rôtisserie de la Reine Pédauque.

     

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    La Rôtisserie de la Reine Pédauque, Éditions Terres Latines, 1952. Illustrations par Jacques Touchet.

     

    Il s'agit d'un roman initiatique qui se déroule au XVIIIe siècle et qui est écrit dans la langue magnifique du Siècle des Lumières.

     

    Le héros, Jacques Ménétrier, issu d'une famille de rôtisseurs, (ses proches le nomment Jacques Tournebroche), évolue dans une librairie appelée « A l'image Sainte-Catherine ». Il relate ses aventures de jeunesse auprès d'une galerie de personnages truculents.

     

    Jacques a été initié aux Belles-Lettres par un abbé jouisseur, l'abbé Coignard, épris de belles poitrines féminines ! Jacques et l'abbé Coignard rencontrent un mystérieux alchimiste dans un château, une sorte de Merlin qui leur explique comment on peut tomber amoureux de femmes salamandres dont il faut se méfier !

     

    Un roman plein de charme, drôle et incisif, une aventure littéraire aux nombreux rebondissements...

     

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    Librairie Mornay, 1920.

     

     

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    -Dans Le Lys Rouge, en 1894, Anatole France exprime un amour de plusieurs années vécu avec sa meilleure amie, Madame de Caillavet. Il explore avec hardiesse l'intensité et la complexité du sentiment amoureux. L'Amour étant « la plus antisociale, la plus sauvage des passions ! »

     

    -Il fut élu à l'Académie Française en 1896.

     

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    Citation extraite du Lys Rouge

     

    -En 1908, dans Les dieux ont soif, « ce républicain solidement anti-clérical, fait le procès des excès de la Terreur, qu'il impute d'ailleurs non pas tant à la Révolution elle-même qu'à la nature humaine. » Libre penseur, il fut membre de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen.

     

    -La Révolte des Anges, publié en 1914, est une pépite !

     

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    Des anges rebelles se réunissent, dans le Paris de la Troisième République, afin de préparer un coup d'État contre Dieu. Ils désirent que Lucifer, l'Ange de Lumière, soit honoré sur le trône du ciel à la place de son père qu'ils jugent trop vieux et réactionnaire.

     

    Au gré d'une satire sociale implacable, Lucifer préfère ne pas renverser son père car il veut privilégier sa parole et sa pensée libres. Il laisse à Dieu la lourde charge d'un règne considéré comme sclérosé et savoure sa vie parmi l'Humanité.

     

    Les personnages, qu'il s'agisse des anges ou bien des hommes, sont particulièrement truculents. On découvre avec bonheur Alexandre d’Esparvieu, collectionneur passionné par les livres, qui réunit dans sa bibliothèque trois cent soixante mille volumes, imprimés ou manuscrits !

     

    Monsieur Sariette, bibliothécaire ultra zélé qui vit un jour un livre s'envoler par une fenêtre !

     

    Maurice, un jeune homme voluptueux qui rencontre Arcade, son ange gardien, lui aussi fasciné par les livres.

     

    -En 1921, Anatole France reçut le Prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de son œuvre.

     

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    La Révolte des Anges, édition de Bibliophile

     

    -Amoureux des Livres, Anatole France vécut une savoureuse vie d'auteur, d'esthète, de penseur libre et audacieux et de critique acerbe des institutions de notre pays. Il disparut en 1924 et fut honoré, « en contradiction avec ses dispositions testamentaires » par des obsèques nationales à Paris, le 18 octobre 1924, puis il fut inhumé à Neuilly-sur-Seine dans le caveau familial.

     

    -Il a donné son nom à de nombreux collèges en France et à l'étranger.

     

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    Wilhelm Benque Photography. Tucker Collection - New York Public Library Archives

     

    Anatole France est l'un de mes écrivains préférés...

     

    Je m'éclipse en pensant bien à vous chers aminautes, gros bisous et merci de votre fidélité...

     

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    Plume

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    Mark Arian, peintre américain Réaliste né en 1947, © Caresses

     

    Le Mardi, on choisit un poème

    Chez Lady Marianne

    Pas de thématique proposée au mois d'août

    Voici mon choix

     

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    L'Amour

     

    Par Anna de Noailles

     

    « Amour, qui dès l'aube du temps

    Flottais sur la terre et les eaux ;

    Toi qui, dans l'arbre et dans l'étang,

    Meus les poissons et les oiseaux.

     

    Toi qui dans la forêt mouvante

    Troubles la sève sous l'écorce,

    Et joins, aux heures violentes,

    La soumission et la force.

     

    Au delà du bien et du mal

    Mènes les cœurs phosphorescents,

    Amour au regard d'animal,

    Ô dieu des âmes et du sang... »

     

    Texte issu du Recueil : Le cœur innombrable (1901).

     

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    © James V Griffin, Romance de Feu...

     

    J'aime beaucoup l'inspiration d'Anna de Noailles (1876-1933), poétesse d'origine gréco-roumaine qui fut gratifiée, à son époque, des distinctions littéraires et publiques les plus importantes. Je lis très souvent ses poèmes...

     

    Anna-Élisabeth de Noailles naquit sous le nom de Princesse Anna-Élisabeth Bibesco Bassaraba de Brancovan. Elle devint, le 18 août 1896, la Comtesse Mathieu de Noailles et fit partie, avec son mari, de la très haute société parisienne. Anna et Mathieu de Noailles eurent un fils, le comte Anne Jules de Noailles (1900-1979).

     

    Fascinée par l'Orient et par les univers luxuriants de Constantinople, elle fut la première femme à être nommée Commandeur de la Légion d'Honneur et à être admise à l'Académie Royale de Langue et de Littérature de Belgique. Elle reçut un prix de prestige de la part de l'Académie Française et entretint des relations très amicales avec des académiciens comme Pierre Loti, Maurice Barrès, Henri de Régnier... Elle repose au Cimetière du Père-Lachaise mais son cœur se situe dans le cimetière d'Amphion-les-Bains, en Haute-Savoie, région où elle s'était mariée et qu'elle aimait tout particulièrement.

     

    Après sa mort, elle tomba hélas dans une sorte d'oubli mais de son vivant, elle fut récompensée pour son talent, sa manière audacieuse de créer entre Romantisme et Modernisme, sa vision du monde pleine de passion.

     

    L'Art d'Anna de Noailles s'accorde à une forme de ressenti « Dionysiaque ». Il exprime l'Enthousiasme de vivre et il est imprégné de grande sensualité. Nombre de ses écrits furent qualifiés d'érotiques et elle assuma complètement.

     

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    Belles pensées chers Aminautes et bonne rentrée !

    Gros bisous

    Plume

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