• BLOGUEUSE EN PAUSE

     

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    Merci à tous pour votre gentillesse et votre soutien...

     

    Je pense bien à vous et vous souhaite d'aller le mieux possible ainsi que vos proches. Continuez à bien prendre soin de vous...

     

    Début d'une longue série de soins et de massages pour réparer mes blessures.

     

    Mon omoplate droite est replacée mais elle est encore fragile. Ma hanche droite est replacée aussi. Mes vertèbres donnent encore des signes de flottement. A voir dans les prochaines séances. Les ligaments autour de l'omoplate sont très enflammés et mon nerf sciatique aussi, alors je me répare, sur recommandation du praticien, en prenant une semaine par mois sans utiliser l'ordinateur.

     

    J'ai promis de suivre scrupuleusement la recommandation en question. Une vingtaine de jours dans le mois avec l'ordinateur en faisant attention et en calant mon bras jusqu'à ce que ça aille vraiment mieux. Une semaine de repos complet chaque mois pour que la cicatrisation se fasse en profondeur.

     

    En espérant que mes futures crises d'épilepsie n'abîment pas les soins en cours.

     

    Les douleurs sont très violentes par moments, elles décroissent ensuite au gré de la journée avant de remonter en intensité la nuit.

     

    Je suis contente car j'ai pu tout de même me promener dans ma ville et faire quelques photos d'arbres. J'ai fait bien attention car je ne peux pas zoomer ou prendre certaines positions comme je le voudrais. Cela finira bien par revenir, je suis confiante.

     

    Gros bisous pour vous, les Amis, et à bientôt... Merci...

     

    Cendrine

     

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    Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

     

    J'ai choisi pour ce mardi 19 mai un poème d'Anatole France, un de mes poètes préférés. Il est consacré aux Arbres, les Arbres qui m'ont tant manqué pendant le confinement... Je sais qu'ils ont manqué à une infinité de personnes... J'ai pu aller me promener en faisant attention à mon bras et j'ai pris un immense plaisir à ressentir cette énergie verte...

     

    Je partage donc ce poème, illustré par des photos réalisées lors d'une promenade dans ma ville de Sarcelles, lundi 18 mai. La Nature était en pleine émulsion de vie, les bâtiments se fondaient dans le vert... Je me suis régalée au bal des chênes, des charmes, des châtaigniers, des saules, des peupliers, des platanes, des bouleaux, des chèvrefeuilles, des hêtres... et je n'oublie pas les fleurs que je vous montrerai dans de prochains billets... J'espère que ces photos vous diront que je pense fort à vous !

     

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    « Ô vous qui, dans la paix et la grâce fleuris,

    Animez et les champs et vos forêts natales,

    Enfants silencieux des races végétales,

    Beaux arbres, de rosée et de soleil nourris,

     

    La Volupté par qui toute race animée

    Est conçue et se dresse à la clarté du jour,

    La mère aux flancs divins de qui sortit l'Amour,

    Exhale aussi sur vous son haleine embaumée.

     

    Fils des fleurs, vous naissez comme nous du Désir,

    Et le Désir, aux jours sacrés des fleurs écloses,

    Sait rassembler votre âme éparse dans les choses,

    Votre âme qui se cherche et ne se peut saisir.

     

    Et, tout enveloppés dans la sourde matière

    Au limon paternel retenus par les pieds,

    Vers la vie aspirant, vous la multipliez,

    Sans achever de naître en votre vie entière. »

     

    Anatole France (1844-1924)

     

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    Romancier, nouvelliste et critique littéraire, François-Anatole Thibault, dit Anatole France, était le fils d'un libraire apprécié par les frères Goncourt et de célèbres écrivains.

     

    En 1881, il connut le succès avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, un roman où le héros est un érudit lové dans sa bibliothèque, « distrait, lunaire, aimable et souvent naïf ».

     

    Il écrivit une Tétralogie de l'Histoire Contemporaine, quatre romans dont le héros se nomme Bergeret et qui apparaît « comme un juste panorama de la France sous la IIIe République (1870-1940) et tout particulièrement pendant l'Affaire Dreyfus.

     

    En 1892, dans L'Île des Pingouins, Anatole France imagine un érudit qui se retrouve sur une île entièrement peuplée de pingouins. Il se met à les baptiser, « ce qui provoque un grand remue-ménage au Paradis Chrétien ».

     

    Élu à l'Académie Française en 1896, il fut romancier, chroniqueur, critique littéraire, collectionneur féru d’antiquités...

     

    En 1908, dans Les dieux ont soif, « il fit le procès des excès de la Terreur, qu'il imputa d'ailleurs non pas tant à la Révolution elle-même qu'à la nature humaine et en 1931, il reçut le Prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de son œuvre.

     

    Il fut honoré, « en contradiction avec ses dispositions testamentaires » par des obsèques nationales à Paris, le 18 octobre 1924, puis inhumé à Neuilly-sur-Seine dans le caveau familial.

     

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    Il aima profondément la Nature et ses splendeurs, considérées comme des cadeaux offerts à l'Humanité...

     

    Prenons-en soin...

     

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    J'avais tant besoin de Vert ! Je me suis enivrée de cette promenade...

     

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    Le jardin public de Sarcelles est encore fermé (nous sommes en zone rouge) mais la ville est pleine d'arbres, heureusement...

     

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    La Nature est créative !

     

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    Si luxuriante et parfumée...

     

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    Gorgée de lumière, généreuse et artiste !

     

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    Merci de votre fidélité, prenez bien soin de vous, gros bisous !

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    En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

    Voici ce que propose Fardoise pour les 9 et 16 mai 2020... : Le Thème du Rêve... Suite...

     

    http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

     

    « Alors quels sont vos rêves ? En avez vous réalisé ? Comment rêvez vous la vie d'après le confinement ? Quand rêvez vous ? etc...

    Les accroches sont multiples pour : Je rêve – Tu rêves – Nous rêvons... Il ne suffira peut-être pas de deux semaines...

     

     

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    Retour en territoire de rêve, à travers les visions d'un peintre victorien que j'aime énormément : John Anster Christian Fitzgerald (1819-1906) qui était surnommé « Fairy Fitzgerald » (Fitzgerald le féerique). Ses peintures ouvrent les portes d'univers étranges, surréalistes où le regard est cristallisé par des couleurs somptueuses et les fantaisies du monde végétal (feuilles, fruits, branchages...).

     

    L’œuvre que j'ai choisie ne se situe pas dans la Nature. Elle se nomme « La substance dont les rêves sont faits... » et sa mise en scène est associée à la Magie de Mai, au temps secret et sacré de Beltane, le temps des Fées qui se poursuit en Midsummer... Ainsi, autour d'une jolie dormeuse papillonnent des êtres féeriques, des lutins et une myriade de créatures qui traversent le voile de la réalité.

     

    Merci à Christophe pour les découpages au sein de ce tableau luxuriant, ce n'est pas évident vu les effets de brume et de flou mais j'adore présenter des détails et je sais que vous êtes nombreux à les apprécier aussi...

     

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    Émanations d'une énergie mystérieuse, les Rêves sont les enfants privilégiés de la lignée des divinités de la Nuit (Nyx).

     

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    Morphée, dieu des Rêves et fils d'Hypnos/Somnus, le dieu du Sommeil, envoie dans le creux de la Nuit, les Oneiros : les Songes fascinants et initiatiques... Ainsi, Rêves et Songes forment un carrousel fantastique de visions riches d'enseignements. Dotés du pouvoir de métamorphose, les Oneiros sont les gardiens des secrets et des vérités mystérieuses.

     

     

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    Artiste victorien autodidacte, John Anster Fitzgerald, doté d'une personnalité particulièrement sensible, était le fils du poète irlandais William Thomas Fitzgerald (1759-1829).

     

    Il n'aima guère la vie sociale de son temps où il était à la mode de fréquenter différents clubs, clubs d'artistes et clubs de gentlemen. Profondément épris de solitude, il se rendit parfois à Londres, au Savage Club, mais il préféra vivre loin de toute agitation, en compagnie des livres et dans les paysages enchantés du Surrey où il naquit.

     

    Il fut un grand amoureux du thème des fées et il représenta également le rêve sous différentes formes : anthropomorphes, animales et notamment félines, spectrales...

     

    A travers de fréquentes rêveries d'opium, de chloral et de laudanum (drogues en vogue à l'époque victorienne), il laissait son imagination dériver au pays des fées et dès qu'il en « revenait », sur les ailes du rêve, il créait de superbes compositions aux couleurs précieuses, chamarrées, chatoyantes...

     

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     John Anster Fitzgerald, Un chat parmi les fées...

     

    En Angleterre, la vogue des fées coïncida avec la révolution industrielle, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Cette révolution s'opéra avec une rapidité telle que les esprits de l'époque redécouvrirent, en réaction au « règne des machines », les univers de féerie.

     

    Cette redécouverte, dans les arts et la littérature, s'associa à un engouement profond pour les œuvres de William Shakespeare (1564-1616).

     

    En 1600, lors de la publication du premier in-quarto du Songe d'une nuit d'été, (A Midsummer Night's Dream), l’œuvre préférée de John Anster Fitzgerald avec La Tempête et Alice au pays des merveilles... Shakespeare apparut comme le fondateur de la mythologie féerique britannique.

     

    Shakespeare miniaturisa les fées, modifia leur aspect physique et gomma le caractère démoniaque que l'Église leur avait attribué. Elles ressuscitèrent, sous sa plume, en créatures espiègles et fascinantes, associées au rythme des saisons et aux rêves de la nuit...

     

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    Il établit un lien étroit entre la botanique et la féerie. Les fées devinrent des créatures hybrides, mi-femmes, mi-fleurs. Mais il ne recréa pas seulement le corps de la fée, il lui attribua de nouvelles couleurs, rompant ainsi avec la croyance populaire qui associait le noir aux êtres féeriques.

     

    La vogue des êtres magiques connut aussi un regain d'intensité avec l'affaire des Fées de Cottingley. Vous pouvez, si vous le souhaitez, lire ou relire l'article que je leur ai consacré sur La Chimère écarlate.

     

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2017/04/les-fees-de-cottingley.html

     

    Dans les mondes féeriques de John Anster Fitzgerald évoluent des êtres ambivalents, des petits personnages facétieux, créatifs, truculents, burlesques et parfois inquiétants que les historiens d'art rapprochent des visions hallucinées de maîtres comme Jérôme (Hiéronymus) Bosch (1459-1516) et Pieter Brueghel (1525-1569). On songe aussi au Cauchemar de Füssli (1741-1825).

     

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    « Fairy Fitzgerald » fut également l'auteur d'une magnifique série de Fées de Noël imaginées en 1858 pour le magazine « Nouvelles Illustrées de Londres » mais ceci est une autre histoire... Je ne m'éloigne pas du tableau du samedi, sourires...

     

    A propos, sur La Chimère écarlate, voici mon choix pour ce samedi 16 mars :

     

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/05/le-tableau-du-samedi-ferdinand-knab-le-portail-du-chateau-1881.html

     

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     Ferdinand Knab (1834-1902), Le Portail du Château, 1881

     

    Merci de votre fidélité et belles pensées pour vous...

     

     

     

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    A proximité des Champs-Élysées, dans un joli carré de nature où s'épanouissent arbres et fleurs, se dresse une fontaine couronnée par une statue de la déesse Vénus. Rêveuse et sensuelle, élégante et à demi-dénudée, elle apprête sa longue chevelure.

     

    Elle me plaît tout particulièrement pour illustrer le Poème du Mardi, un rendez-vous que j'aime partager avec vous, en souvenir de Lady Marianne qui manque beaucoup à ses ami(e)s de la blogosphère...

     

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    J'ai choisi, pour ce mardi 12 mai, un poème de Guillaume Apollinaire (1880-1918), issu du recueil intitulé « Poèmes à Lou ». Des mots qui célèbrent un immense amour, incarné par Louise de Coligny-Châtillon (1881-1963) qui fut l'une des premières aviatrices françaises.

     

    « Ô mon très cher amour, toi mon œuvre et que j'aime,

    A jamais j'allumai le feu de ton regard,

    Je t'aime comme j'aime une belle œuvre d'art,

    Une noble statue, un magique poème.

     

    Tu seras, mon aimée, un témoin de moi-même.

    Je te crée à jamais pour qu'après mon départ,

    Tu transmettes mon nom aux hommes en retard

    Toi, la vie et l'amour, ma gloire et mon emblème;

     

    Et je suis soucieux de ta grande beauté

    Bien plus que tu ne peux toi-même en être fière:

    C'est moi qui l'ai conçue et faite toute entière.

     

    Ainsi, belle œuvre d'art, nos amours ont été

    Et seront l'ornement du ciel et de la terre,

    O toi, ma créature et ma divinité ! »

     

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    En septembre 1914, Apollinaire rencontra Louise et s'éprit d'elle follement. Les deux amants s'aimèrent à Nice, passionnément et Louise devint la muse et la déesse du poète qui s'engagea dans l'armée.

     

    Apollinaire continua d'écrire à Louise depuis le front où il était artilleur. Exaltant la fièvre de leurs sentiments, il lui dédia des poèmes profondément érotiques qui se heurtèrent aux mœurs prudes de la société de l'époque. À travers Louise, il exalta la femme charnelle, l'amour physique lié à la déesse Vénus, l'Aphrodite des temps anciens, déité de tous les plaisirs...

     

    Vénus guida la plume du poète à travers une autre série de correspondances épistolaires enflammées dédiées à Madeleine Pagès (1892-1965) qui fut la fiancée d'Apollinaire...

     

     

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    La fontaine de Vénus ou fontaine des Ambassadeurs (nommée ainsi en souvenir du Café des Ambassadeurs, établissement célèbre dans le Faubourg Saint-Honoré au XVIIIe siècle où évoluaient de nombreux diplomates étrangers) apparaît parmi les arbres, près de l'Espace Cardin que j'évoquerai davantage dans un autre billet.

     

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    Appuyée sur un piédestal paré de coquillages, la déesse jaillit parmi les roseaux, dominant une vasque décorée de feuillages, d'oves, d'entrelacs et de douze mascarons en forme de têtes de lions. Elle vient de prendre son bain et prend soin de sa longue chevelure.

     

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    Elle fut réalisée, en 1840, par Francisque-Joseph Duret (1804-1865), l'auteur du superbe groupe sculpté intitulé « Saint-Michel affrontant le Démon » qui décore la fontaine Saint-Michel au cœur du Quartier Latin.

     

    http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-fontaine-saint-michel-a107259126

     

    Francisque-Joseph Duret fut l'un de nos plus grands sculpteurs. Élève de son père, le sculpteur François Joseph Duret (1732–1816), et du maître François Joseph Bosio (1768-1845), il devint, en 1823, Premier Prix de Rome et fut ensuite sollicité pour de nombreuses commandes publiques. Il créa des œuvres majestueuses, inspirées de l'Antiquité Gréco-Romaine et des arts florentins de la Renaissance, pour le Louvre, l'Hôtel de Ville de Paris, le Palais de Justice, le Palais de la Bourse, le Théâtre Français… Il enseigna à l'École des Beaux-Arts à partir de 1852 et forma une myriade d'élèves talentueux qui acquirent la célébrité comme Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Jules Dalou (1838-1902), Henri Chapu (1833-1891)...

     

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    Nous devons l'architecture de la fontaine à Jacques-Ignace Hittorff (1792-1867), le concepteur des fontaines de la Place de la Concorde, de l'aménagement de la Place incluant l'installation de l'Obélisque, de nombreux immeubles de la rue de Rivoli, d'avenues somptuaires et de la Gare du Nord...

     

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    La vasque dominée par la déesse Vénus est soutenue par quatre dauphins qui représentent les forces aquatiques, la luxuriance et la fécondité.

     

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    Delphinos, dans la mythologie de la mer, est l'un des familiers d'Aphrodite/Vénus et aussi l'ami, le confident d'Amphitrite, l'épouse de Poséidon, le seigneur des flots.

     

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    Nous devons les ornements en bronze de la fontaine à François-Étienne Calla (1762-1836) qui fut l'un des plus importants fondeurs d'art de notre pays. Grand industriel, inventeur et mécanicien émérite, il établit à Paris d'impressionnants ateliers dédiés à la construction de machines-outils et de machines à vapeur. Il réalisa des fontes ornementales pour de prestigieux monuments de la capitale : Le Panthéon, l'église de la Madeleine, les fontaines de la promenade des Champs-Élysées, la fontaine Louvois face à la Bibliothèque Nationale Richelieu...

     

    Les ornements signés Calla sont considérés comme des trésors architecturaux.

     

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    Je vous laisse en compagnie de la séduisante Vénus/Aphrodite et vous souhaite de très belles journées de Mai... J'espère pour nous de la sérénité et que nous puissions respirer dans des endroits où règne de l'espace... Profitons bien des petits bonheurs qui s'épanouissent et merci à vous pour les gentils messages !

     

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    Avant de plonger dans les beautés du Tableau du Samedi, je veux vous adresser un grand MERCI, chers Aminautes, pour vos messages de réconfort et répondre aux questions que plusieurs d'entre vous m'ont posées.

     

    J'ai rendez-vous chez mes praticiens dans une dizaine de jours, en cabinet privé et à l'hôpital.

     

    Je souffre beaucoup, j'ai des vertèbres déboîtées et mon omoplate droite qui n'est plus calée par les ligaments. Mon omoplate bouge et se déboîte aussi plusieurs fois par jour. Mes cervicales ne sont plus en place non plus. Mes névralgies chroniques sont encore plus intenses... Les crises d'épilepsie répétées du début du Printemps ont rouvert mes anciennes blessures.

     

    J'habite, comme plusieurs d'entre vous le savent, à Sarcelles dans le Val d'Oise. Le Val d'Oise, département le plus touché par le coronavirus Covid-19 avec Mayotte. Pour aller à mes rendez-vous médicaux, je n'ai pas d'autre possibilité que de prendre les transports en commun.

     

    J'ai rendez-vous à l'hôpital en dehors des heures de pointe, c'est déjà un peu « rassurant » mais emprunter le tramway T5, le RER D et les métros ne va pas être évident dans ces nouvelles conditions.

     

    60 stations RATP vont rester fermées après le 11 mai et en ce qui concerne mon RER D, j'ai reçu un message de Transilien SNCF disant que seuls 600 passagers seraient acceptés au lieu de 2600 par train.

    http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/deconfinement-voici-les-stations-de-metro-qui-ne-rouvriront-pas-le-11-mai-08-05-2020-8313465.php

     

    Même quand on a l'habitude des transports en commun, il va falloir se réadapter et surtout plonger dans l'inconnu. Je viens de constater que pour aller à mon hôpital qui est sur la ligne 12, de nombreuses stations de métro ne seront pas ouvertes. En conséquence, la marche va être longue entre l'aller et le retour... Bref, Je vous raconterai mon périple avec des notes d'humour... en tous cas je ferai de mon mieux pour l'humour... J'essaierai de faire un petit reportage dans la partie accessible des transports parisiens, surtout le RER, histoire de garder des « souvenirs » de cette période inédite dans nos vies...

     

    Extrait du courrier reçu : « L’obligation de respecter une distance de 1 mètre entre chaque voyageur diminue fortement la capacité d’accueil à bord des trains circulant sur l’ensemble des lignes Transilien SNCF.

    À partir du 11 mai, date du déconfinement progressif, sur les 3,4 millions de voyageurs transportés par Transilien SNCF chaque jour, seuls 410 000 pourront voyager.

    À titre d’exemples, cela représente pour un RER D, 600 personnes au lieu de 2600 et pour un train des lignes J et L, 300 personnes sur les 1500 habituellement. »

     

    Bon courage à nous tous, où que nous habitions !

     

    Retour au Tableau du Samedi...

     

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    En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

    Voici ce que propose Fardoise pour les 9 et 16 mai 2020... : Le Thème du Rêve...

     

    http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

     

    « Alors quels sont vos rêves ? En avez vous réalisé ? Comment rêvez vous la vie d'après le confinement ? Quand rêvez vous ? etc...

    Les accroches sont multiples pour : Je rêve – Tu rêves – Nous rêvons... Il ne suffira peut-être pas de deux semaines...

     

     

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    J'ai choisi ce tableau de l'artiste Symboliste Catalan Joan Brull Y Vinyoles qui m'inspire les mots suivants...

     

    Entrer en territoire magique, regarder l'entre-deux s'épanouir dans la brume et sentir que fondent, au fil de l'instant, les limites de la réalité.

    Le rêve est là, à portée de regard. C'est un paysage subtil qui s'incarne à travers une myriade de frissons et de reflets.

     

    Je rêve beaucoup, mon esprit est comme un cheval au galop. Il ne reste jamais au même endroit bien longtemps. Même quand il se « pose », il se projette toujours vers un « ailleurs » brodé de couleurs changeantes, vers un paysage en métamorphose où s'entrelacent et filent des sentiers de fées...

     

    Pour illustrer ce thème onirique, j'ai pensé, de manière instinctive, à cette œuvre de Joan Brull Y Vinyoles que j'ai « rencontrée » il y a bien des années. Une œuvre que j'aime énormément...

     

    Souvenirs... C'était un soir d'hiver, à la bibliothèque d'Art et d'Histoire de l'Université Michel de Montaigne, à Bordeaux III. Les étudiants commençaient à déserter l'immense salle sur laquelle s'ouvraient des allées conduisant à des pièces intimistes et ma table était encore couverte de feuilles bruissantes. Il restait environ une heure avant la fermeture des lieux mais l'obscurité avait déployé ses ailes sur la ville et le froid ne nous épargnait pas.

    Dès que j'avais fini de travailler « directement » pour les Unités de Valeur composant mon Cursus d'Historienne de l'Art, je parcourais la bibliothèque pour m'imprégner de tout ce qu'elle avait à offrir, au gré de l'instant présent. Je prenais des livres sur les étagères en faisant davantage appel à mon ressenti qu'à mon intellect.

     

    J'ai donc ouvert ce soir-là un livre à la couverture bleue et dorée, une sorte de grimoire qui évoquait le Symbolisme dans l'Art et je suis partie en balade à travers les chapitres proposés. C'est alors que je l'ai vue, l’œuvre appelée « Le Rêve » (dont il existe plusieurs versions). Elle m'a enveloppée dans sa trame fine...

     

     

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    J'ai toujours aimé les personnages saisis, de côté, dans une attitude qui accroît le mystère ou vus de dos (je suis « amoureuse » des représentations féminines d'Antoine Watteau... délicieuses héroïnes mélancoliques...)

     

    Concernant l'auteur, Joan Brull Y Vinyoles, on sait qu'il fut un élève particulièrement doué à l'École des Beaux-Arts de Barcelone. Initié tout d'abord au Réalisme en Peinture, il fit vivre sous son pinceau des scènes d'histoire et des scènes de genre.

     

    Artiste et critique d'art, Joan Brull a obtenu de nombreux prix et récompenses au fil de sa carrière à Madrid et à Barcelone. En 1900, à l'Exposition Universelle de Paris, il fut gratifié de la Médaille de Troisième Classe et en 1904, il fut nommé Commandeur de l'Ordre du Roi Alphonse XII.

     

    Le Rêve met en scène une jeune fille dans un espace que l'on peut assimiler au Sidh/Sidhe, l'Autre Monde Celtique. Enchanteresse perçue dans une intimité douce et élégante, entre le monde réel et un ailleurs onirique qui se dessine au-delà d'une étendue d'eau. L'eau, matière onirique par excellence...

     

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    Il existe plusieurs versions, les nuances colorées sont variées mais toujours brodées à partir d'une impression de brume et de magie...

     

    Le Rêve qui attire la jeune fille est féerique. On aperçoit une ronde enchantée sur l'autre rive du plan d'eau. Une danse des esprits de l'eau... Il émane de ce paysage une touche de mélancolie voire quelque chose qui semble tenir du Spleen Baudelairien et qui invite, irrépressiblement, à la contemplation.

     

    La fleur tutélaire de l’œuvre est l'Iris, associé dans les herbiers anciens à la puissance magique des dieux.

     

     

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    Fleur d'Iris, la messagère des divinités de l'Olympe, « l'élue », la gardienne des bonnes nouvelles et la porteuse de chance qui déroulait entre ciel et terre le pont de l'arc-en-ciel.

     

    Iris est liée à Cupidon, le dieu du Désir, fils d'Aphrodite/Vénus et à Morphée, le dieu du sommeil et des rêves...

     

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    Les livres d'histoire rapportent que l'iris des marais protégea le roi franc Clovis pendant une attaque de guerriers Goths. Clovis, dissimulé, choisit l'iris pour emblème.

    Cultivé par les égyptiens, les babyloniens, les grecs, les hébreux..., l'iris qui trouva, au fil des siècles, des applications médicales et cosmétiques variées, fut aussi associé au roi Louis VII qui gagna une bataille dans un marécage constellé d'iris. L'iris, devenu « fleur de Louis », finit par se confondre phonétiquement avec la « fleur de lys ».

     

    D'après les légendes celtiques, des trésors se lovent sous les rhizomes des iris des marais, les lieux marécageux étant associés aux mondes magiques et aux initiations druidiques. L'iris est l'une des fleurs consacrées aux esprits aquatiques.

     

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    L'iris évoque si bien les subtilités et les fantasmagories du Symbolisme... Courant artistique envoûtant, le Symbolisme naquit le 18 Septembre 1886, en réaction contre l'Impressionnisme et le Naturalisme, sous la plume du poète Jean Moréas qui publia dans Le Figaro un manifeste associé aux Arts Visuels, à la Musique et à la Littérature. Nourri d'un substrat poétique, onirique et mythologique, le Symbolisme s'inspirait du Préraphaélisme et des œuvres hermétiques et envoûtantes de l'ogre esthétique William Blake (1757-1827). Il s'agit d'un mouvement européen.

     

    Mouvement qui cristallise ses forces autour de sensations liées au rêve, à l'imaginaire et à la spiritualité. Les artistes symbolistes aiment frayer dans l'entre-deux, en quête d'un Âge d'Or disparu, d'une Antiquité lointaine, à l'instar de Puvis de Chavannes (1824-1898), de territoires de rêve (Dante Gabriel Rossetti, Ferdinand Khnopff), de légendes médiévales (Henri Fantin-Latour, Edward Burne-Jones...), de mondes mystérieux (Gustave Moreau, Gustav Klimt...).

     

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    Amoureux des effets d'atmosphère, Joan Brull Y Vinyoles a su s'éloigner de la « rigueur académique ». Ses œuvres se sont parées d'effets nacrés, d'impressions brumeuses et de notes de Romantisme très personnelles. On peut les admirer dans des musées prestigieux comme le Musée du Prado ou le Musée National d'Art de Catalogne... ainsi que dans des galeries privées.

     

    Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi un autre tableau pour illustrer le thème du Rêve...

     

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     Maxfield Parrish (1870-1966), Le Château d'Air...

     

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/05/le-tableau-du-samedi-maxfield-parrish-le-chateau-d-air-1904.html

     

    Belles pensées pour vous, merci de votre fidélité !

    Plume

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