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    Version réactualisée de Une pagode nommée désir... avec des photos prises en Octobre 2018.

     

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    Je reviens en un lieu qui me séduit... A l'angle de la rue de Courcelles et de la rue Rembrandt, dans le 8e arrondissement de Paris, où se dresse une fascinante « maison » rouge.

     

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    Je prends plaisir à la photographier dans la lumière d'automne.

     

    A quelques encablures du Parc Monceau, elle apparaît, plutôt mystérieuse parmi les immeubles haussmanniens. Est-elle décor de théâtre, temple ou rêve échoué dans la réalité? Quoi qu'il en soit, sa couleur, sa hauteur et son architecture inattendues attisent la curiosité des passants.

     

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    Singulière sous le ciel de Paris, avec ses volumes élégants et sa peau « sang de bœuf », la Pagode reflète la passion de son premier propriétaire, l'antiquaire Ching-Tsai Loo (1880-1957), pour les arts de l'Asie.

     

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    Ce chinois ambitieux, originaire de la province méridionale du Zhejiang, s'établit à Paris au début du XXe siècle et devint le plus fameux spécialiste du commerce d'antiquités orientales que connut son époque.

     

    Il acquit en 1922, rue de Courcelles, un hôtel particulier où se mêlaient styles Louis-Philippe et Napoléon III. Il voulait y installer ses collections mais comme il trouvait le bâtiment trop petit, il fit construire, entre 1926 et 1928, une maison rouge en forme de pagode par l'architecte François Bloch. L'écrivain Marcel Proust (1871-1922) a vécu dans l'immeuble situé en face de la demeure Loo.

     

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    Le nouvel édifice, d'une superficie de 800 m2, séduisit par son charme insolite les habitants des luxueuses propriétés de la Plaine Monceau. Il rayonna sur un quartier qui s'était considérablement transformé sous l’impulsion du Baron Haussmann.

     

    Parmi les richissimes demeures de mécènes et de collectionneurs, à l'instar des Camondo, des Menier, des André ou des Rothschild, la maison Loo devint un haut lieu d'échanges artistiques et commerciaux.

     

    Grâce à Ching-Tsai Loo, de prestigieux cabinets de curiosités privés se constituèrent et plusieurs musées d'art asiatiques, comme le musée Guimet à Paris, le British Museum à Londres et le Metropolitan Museum à New York, enrichirent considérablement leurs collections.

     

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    Très appréciée pour la luxuriance de son décor intérieur, la Pagode de la rue de Courcelles abrita, pendant plusieurs décennies, la galerie C.T. Loo&Cie qui se rendit célèbre en fabriquant, sur commande, des meubles vernis de laque craquelée. La galerie s’est installée, en juin 2011, dans le 7ème arrondissement de Paris.

     

    A l'époque de monsieur Loo, la Pagode constituait un écrin pour des objets d'un raffinement extrême: lits à opium, porcelaines impériales, panneaux laqués, boiseries indiennes importées du Rajâsthan au XVIIIe siècle, plafond à caissons, chaises de lettrés, jades, tête de Bouddha du Gandhâra...

     

    Une porte de lune permettait de découvrir un cabinet de curiosités, des murs lambrissés et des paravents somptueux.

     

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    Janine Loo, la quatrième fille de monsieur Loo, prit en 1947, à la demande de son père la direction de la Pagode. Pagode qui a également été tenue par Michel Cardosi, petit-fils du remarquable antiquaire.

     

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    La Maison Loo accueille aujourd'hui des expositions, des événements culturels et des ventes d’art asiatique. Elle abrite la bibliothèque privée de Ching Tsai Loo, un lieu exceptionnel doté de plus de 2000 livres, 3000 catalogues d’art, 3000 photographies et qui protège la précieuse correspondance de l'ancien maître des lieux avec des membres de prestigieuses familles comme les Rockefeller, les Morgan, les Vanderbilt...

     

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    L'architecture de la Pagode

     

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    Elle domine, de ses quatre étages, la place Gérard Oury, appelée autrefois place du Pérou. Ses toits et ses auvents aux extrémités courbes, ses tuiles vernissées et son décor raffiné font voyager le regard vers des cimes de poésie. Le toit terrasse du petit pavillon qui lui est adossé est accessible par un passage dérobé.

     

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    Afin de tamiser la lumière, de fines grilles dessinent un maillage géométrique sur chacune des fenêtres.

     

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    Au-dessus de l'élégant portail en bois précieux, s'étire une frise de créatures fantastiques et de part et d'autre du linteau, marqué du nom du propriétaire, combattent des animaux fabuleux.

     

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    Dominant l'entrée et son toit aux extrémités recourbées, des créatures chimériques s'appliquent à repousser les esprits néfastes qui voudraient s'introduire dans le bâtiment.

     

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    Cette fonction est aussi dévolue aux tuiles faîtières qui arborent un décor raffiné tout en assurant la cohésion des parties supérieures de l'édifice. Réputées protéger la demeure contre les incendies et contrer les êtres malveillants, elles représentent des monstres aquatiques pourvus d'une queue relevée en forme de point d'interrogation.

     

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    Ces créatures sont appelées « Chiwei » ou « queue de hibou ». D'après une très ancienne légende, un poisson mythique qui ressemblait à un gros hibou pouvait éteindre les incendies en « levant les flots ». Il fut placé, de manière stylisée, en bordure des toits et remplacé par un dragon sous la dynastie Qing (1644-1912).

     

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    Certains auteurs comparent les créatures dressées au sommet du porche d'entrée à des Mingqis, objets funéraires très répandus dans les sépultures de la Chine antique, mais il s'agit plus vraisemblablement de Kuilongzi, personnages qui avancent, en file indienne, sur le rebord des avant-toits des temples et des pagodes.

     

    L'ornementation des bords du toit est une constante dans l'architecture chinoise. Les tuiles faîtières en grès, revêtues de glaçures plombifères, et les petits personnages juchés au sommet des habitations ont des vertus magiques et protectrices. Ils jouent aussi le rôle de messagers et d'intercesseurs entre le monde humain et celui des génies, des ancêtres et des dieux.

     

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    Emblème funéraire, symbole de vigilance et de régénération, le poisson apparaît sur les poteries néolithiques. Lors des fêtes printanières, des petits poissons en céramique étaient posés près des cours d'eau pour marquer les passages entre les mondes et signifier la présence des âmes des Ancêtres.

     

    Dans la Chine ancienne, le poisson (yü) était un symbole de richesse, de bonheur et d'abondance, un protecteur et un gardien des plaisirs régnant sur « les jeux érotiques des nuages et de la pluie. »

     

    Il favorise la réussite et l'harmonie entre les époux. Il saisit le mal dans sa gueule, nous rappelant qu'il descend d'une monstrueuse créature primordiale née dans les abysses aquatiques.

     

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    Célébré le sixième jour de la première lune de l'année, le cheval incarne le mélange harmonieux du yin et du yang. Il est aussi l'Étoile, l'animal héraldique de la 25ème constellation zodiacale.

     

    Symbole de vitesse, de rapidité et de longévité, il est la monture des Immortels et celle du mythique Empereur Jaune. L'Ancêtre des Chevaux est un puissant génie protecteur.

     

    Esprit du Vent, messager des Écritures Sacrées, le cheval tisse les mots dans sa course. Il a des ancêtres communs avec le ver à soie.

     

    Avant le Nouvel An, on offrait au Dieu du Foyer un cheval en céramique ou en papier pour que les vœux voyagent en toute aisance vers le ciel.

     

    Le cheval représente aussi la réussite professionnelle.

     

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    Le Mythique Immortel, Gardien du porche et Chasseur de Démons... Comme les bêtes écailleuses, il éloigne les êtres malfaisants et il dissipe la mauvaise fortune, à l'instar des oiseaux dont les chants mélodieux engendrent la félicité.

     

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    Ching Tsai Loo avait coutume de dire « L'art ne devrait avoir aucune frontière et devrait, au contraire, être une source de joie pour les peuples à travers le monde ». Il disait aussi : « Les objets d'art parcourent le monde tels des ambassadeurs silencieux. »Je m'éclipse sur ces citations en vous souhaitant de belles journées de Novembre.

     

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    Bibliographie

     

    Alfred FIERRO: Histoire et mémoire du nom des rues de Paris. Parigramme, 1999.

     

    Géraldine LENAIN : Monsieur Loo, le roman d'un marchand d'art asiatique, 2013.

     

    Maurice L TOURNIER: L'imaginaire et la symbolique dans la Chine ancienne. L'Harmattan, 1991.

     

     

    Informations pratiques

     

    Adresse de la Pagode: 48, rue de Courcelles.

     

    Il faut emprunter la ligne 2 du métro et descendre à l'arrêt « Courcelles ».

     

    Vous pouvez aussi traverser le Parc Monceau et rejoindre la rue Rembrandt. La Pagode se situe au bout de la rue, au croisement avec la rue de Courcelles.

     

    Pour connaître les prochaines expositions qui se dérouleront à la Pagode, vous pouvez vous rendre sur le site www.pagodaparis.com.

     

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    Les amateurs d'antiquités orientales apprécieront de découvrir le Comptoir Français de l’Orient et de la Chine ou C.F.O.C. Il se situe de l’autre côté de la rue de Courcelles, à l’angle du boulevard Haussmann.

     

    Et bien sûr, des visites au Musée Cernuschi et au Musée Guimet ne pourront que susciter l'émerveillement...

     

    Je vous montrerai ces trésors dans de prochains billets... Merci de votre fidélité et gros bisous !

    Plume

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    33 commentaires
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    © Molly Harrison, La Sorcière d'Automne

     

    ...Femme de chair ou créature du folklore cristallisant les peurs et la fascination du danger. Peurs de l'enfance rassemblées dans la nuit avec les êtres de cauchemar qui veulent nous dévorer.

     

    Protéiforme à travers les siècles, la Sorcière est bien vivante dans notre monde où la lumière semble dominer l'obscurité.

    Clarté émanant des réverbères, enseignes brillantes des magasins, lampes et bougies à profusion... Nous ne traversons plus, le cœur battant, ces forêts géantes à l'atmosphère fantastique où la peur des créatures magiques s'est forgée. Mais la Sorcière est toujours là, indissociable des circonvolutions de notre psyché.

     

    A califourchon sur le balai magique,

    Chevelure au vent de minuit ou

    son chapeau pointu se découpant sur le disque lunaire

    La Sorcière vole,

    se hâte vers un lieu tenu secret,

    libérée des contraintes de son corps physique...

     

    Elle va festoyer au sommet des collines,

    à la croisée des vieux chemins,

    sur les montagnes d'Ambre

    en compagnie d'étranges créatures

    que certains appelleront démons.

     

    La Sorcière qui chevauche

    sa monture enchantée

    pendant que les humains respirent

    dans les mailles du sommeil

    est libre et donc considérée comme forcément dangereuse,

    maléfique, adversaire de la société.

     

    Son image à facettes multiples

    s'est construite au fil du temps

    « déguisée » par les fantasmes des inquisiteurs

    et la frayeur populaire...

     

    Ses familiers l'assistent

     

    Le chat qui veille près de l'âtre,

    le regard veiné d'or,

    tissant les ombres sur son corps

    La chauve-souris gardienne de son grimoire

    Le serpent qui fascine les miroirs

    Le crapaud qui féconde la terre

    La jument de ténèbres,

    monture des esprits qui la renseignent...

     

    Initiatrice et Séductrice, elle est Fille de la Nature et des Éléments...

     

    Bouc-émissaire...

     

    Toujours puissante...

     

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    ©Molly Harrison, Lune du Temps d'Halloween

     

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    (Je ne connais pas l'auteur...)

     

    Pénétrer dans son univers, c'est découvrir une réalité protéiforme, nourrie de peurs enracinées dans l'inconscient collectif, de fantasmes sexuels et sanguinaires exacerbés par les frustrations inhérentes aux contraintes de la Religion. C'est se confronter au pouvoir des femmes et à travers elles à la voix de nos instincts.

     

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    ©Victoria Frances, Black Witch

     

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    © The Green Fairy Art

     

    Théologiens et magistrats ont discouru sur les actions jugées malveillantes des Sorcières, vouant aux tortures et aux humiliations multiples ces "filles d'Eve" prétendument disposées de par leur nature à tendre l'oreille aux paroles séductrices du Démon. La femme est, dans leurs esprits dérangés, née pour commettre crimes et méfaits. Elle s'évertue à corrompre et à nuire, telle Eve, la pécheresse initiale, sensible au chuchotement du Serpent de l'arbre, qui tendit la pomme de connaissance interdite à Adam, le premier homme modelé par Dieu.

     

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    Carte Vintage

     

    Pendant des siècles de maladies, de guerres et de famine, la femme a incarné l'agent privilégié de Satan sur la Terre. Pour ceux qui détestent sa nature, si elle ne naît pas sorcière, elle le devient forcément, initiée par une "maîtresse en l'art de sorcellerie" ou par le Diable lui-même. Happée dans ses rêves ou sur le chemin de sa maison, elle révèle au sabbat sa constitution perverse (d'après les démonologues compulsifs!), à travers danses obscènes et festins sauvages.

     

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    © Rik Garreth, Le culte des sorcières

     

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    Sabbat de sorcières à Paris, photo 1910

     

    Les récits populaires et les textes érudits dépeignent une « effroyable » créature qui s'accouple avec le Diable, se donne lubriquement aux démons et aux hommes qui la convoitent, assassine des êtres innocents qu'elle fait cuire pour honorer son maître et se repaît des restes que celui-ci lui concède.

     

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    La Sorcière, dans l'imaginaire des prêtres et des magistrats... Représentation issue d'un Grimoire de Démonologie, BNF.

     

    Elle est accusée d'enchanter des objets inanimés, de dompter d'étranges bêtes et de chevaucher l'échine du vent personnifié. Puis d'enfanter la mort, le chaos, la famine, la destruction. On la tient pour responsable de tous les maux qui bouleversent le quotidien.

     

    Quand "on" réfute qu'elle soit sorcière, la femme est "forcément" frappée d'un mal hallucinogène distillé par les contractions de son utérus!!! La prétendue « faiblesse » de ses organes, par rapport aux organes masculins, est censée affoler son esprit. Ainsi, elle croit réellement voler dans les airs, seule ou en compagnie d'autres femmes dévoyées, de diables et de bêtes et elle s'affirme sorcière pour mieux expier l'imperfection de sa nature!

     

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    Cette folie a conditionné hélas la vie des femmes pendant des siècles et elle continue, dans certaines régions du monde... Chaque femme devrait être libre de faire ce qu'elle veut, comme elle le veut et de croire en ce qu'elle veut, sans être sous le joug de pensées patriarcales et de vieilles rengaines religieuses...

     

    Vive la liberté des femmes, à pied ou à califourchon sur un balai! C'est aussi ce que nous dit le personnage de la Sorcière en « habitant » l'imaginaire de nombreuses civilisations.

     

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    ©Molly Harrison, Green Witch

     

    Charismatique et complexe, la Sorcière évolue avec brio dans les romans et les contes et représente souvent de nos jours, à la télévision et au cinéma, une héroïne appréciée.

     

    Prêtresse des forces de la Nature, elle considère la forêt, espace sauvage et mystérieux, comme son territoire magique. Elle y célèbre le dieu Pan, maître des puissances de fécondité.

     

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    Image Pinterest

     

     

    Dans les cercles de pierre, elle évoque les charges magiques, tisse les lignes d'énergie et fait pulser les points sacrés.

     

    Elle "récolte" les cailloux dotés de formes particulières et les cristaux précieux qu'elle utilise pour accomplir des rituels de guérison, pour la divination et marquer des chemins de pouvoir.

     

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    Image Pinterest

     

    A travers l'élément liquide, la sorcière accroît ses dons de divination. Elle accomplit des rituels de guérison et façonne des charmes en puisant dans la force des eaux vives. Elle love ses secrets dans les eaux calmes aux couleurs changeantes. Elle verse ses énergies "noires" dans les eaux croupissantes et bannit, grâce à elles, ses ennemis.

     

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    Les sources sont aussi très prisées par la sorcière. Elle "capte" leur chant cristallin et leur énergie vive pour canaliser certains pouvoirs comme la clairvoyance et la communication avec les esprits de la Nature.

     

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    © Janna Prosvirina

     

    Dans les miroirs d'eau, la sorcière lit le passé et l'avenir. Elle contemple les mondes anciens ainsi que des visions de sa propre psyché.

     

    Elle recueille la pluie, eau du ciel considérée comme un fluide divin et elle célèbre, de différentes manières, les puissances océanes. Elle conjure les Grands Anciens qui habitent dans les abysses liquides. Elle "cueille" dans l'eau des coquillages et des cristaux bleus qui serviront à protéger les habitations et l'accompagneront au cours de ses rituels.

     

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    Image Pinterest

     

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    La Sorcière s'imprègne des énergies de la Terre pour nourrir ses charmes et ses rituels. Elle vit ou s'aventure dans les grottes les plus profondes. Elle contemple et célèbre les ondulations de la Terre Mère, les chaos de grès et de granit, la sensualité ou la rudesse des formes en présence.

     

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    Le Feu lui est indispensable. Elle honore son énergie rouge, née dans les fumerolles et la lave des volcans. Dans l'antre de sorcellerie, le feu brûle sous et dans le chaudron, éclaire les rituels... Son souffle d'or chuchote à travers les charmes séculaires et la Cheminée, qualifiée de Bouche du Dragon, devient un lieu magique par où cheminent les esprits.

     

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    Outre le Feu, depuis les premiers temps de l'Humanité, le Vent compose l'une des entités favorites de la Sorcière qui agit en étroite relation avec les éléments.

     

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    Sorcière en chevauchée, issue de The Blue Fairy Book. The Fairy Book est un travail monumental, effectué, entre 1889 et 1910, sous la houlette de l'érudit écossais Andrew Lang (1844-1912), qui présente différents contes de fées...

     

    D'après la croyance populaire, les sorcières "chevaucheuses de nuées" ou Tempestaires, conduisent, à califourchon sur leurs balais, des armées démoniaques qui apportent grêle, neige, foudre et pluies torrentielles. Métamorphosées en corbeaux, elles règnent sur la météorologie. Elles dirigent les éclairs et la foudre. Pour les conjurer, il faut faire "résonner les faux", frapper sur des ustensiles métalliques (chaudrons et pots) et tirer des balles bénites là où le ciel s'obscurcit. Ce vacarme est réputé rompre les maléfices.

     

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    Albert-Joseph Pénot (1862-1930), Départ pour le sabbat, 1910.

     

     

    LES USTENSILES DE LA SORCIÈRE

     

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    Les Sorcières exercent leurs pouvoirs par l'intermédiaire de certains objets, indissociables des activités domestiques et qui revêtent, dans la conscience collective, une connotation maléfique ou ambigüe. Catalyseurs des énergies complexes que les sorcières manipulent, ils sont associés, en fonction de leur nature et de leur utilisation, à l'eau (balai), à l'air (baguette), à la terre (bâton) ou au feu (chaudron).

     

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    © Victoria Frances Art

     

    Ustensile de ménage, le BALAI est réputé depuis le XVe siècle accompagner les sorcières dans leurs déplacements nocturnes et transmettre maladies et maléfices. Brocardé par les inquisiteurs et les magistrats pontificaux, il devient la monture infernale par excellence voire le signe d'appartenance de la femme à une communauté de sorcières.

     

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    © Akerdantzaria.com

     

    Accusée de le graisser d'un onguent magique confectionné par ses soins ou octroyé par le Diable au premier sabbat en guise de "cadeau de bienvenue", la sorcière dénudée ou parée d'un habit de circonstance, fixe sur le manche luisant de son balai une chandelle allumée, prononce un mot de passe magique ou une formule enchantée et s'échappe dans les airs par le conduit de la cheminée. Seule ou en horde, elle vole dans le ciel nocturne, traversant le temps et l'espace pour se rendre en un lieu isolé où doit se dérouler le sabbat.

     

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    Les populations se méfient des balais qui changent mystérieusement de place. Elles les croient habités par des démons ou par le Diable lui-même et redoutent ceux que les sorcières placent auprès de leurs conjoints la nuit pour leur dissimuler leur absence.

     

    Le balai de sorcière est généralement constitué d'un manche en frêne, de ramilles de bouleau et de liens de saule ou d'osier.

     

    Plusieurs dates dans l'année sont propices à la création de balais magiques et cérémoniels. Vers le 15 avril, les sorcières attachent les ramures d'un jeune saule à une branche de prunellier...

     

    Le balai est un accessoire purificateur, utilisé pour nettoyer l'espace avant d'y établir un cercle sacré. Il est réputé attirer la chance, lever le vent bienfaiteur, dissiper les tempêtes et refouler les esprits malfaisants. Il permet de contrer la malchance. Il est associé à la venue du printemps et à la protection du foyer. Les jeunes mariés, dans le folklore de plusieurs pays, sautent par-dessus un balai avant de rejoindre leur habitation.

     

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    © Lisa Parker

     

     

    LE CHAUDRON

     

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    C'est un ustensile culinaire qui devient le lieu d'une transformation alchimique. Il est l'Athanor des Sorcières.

     

    Les chaudrons celtiques ont un rapport symbolique avec le chaudron de Dagda, le dieu père, l'Omniscient... Ce sont des récipients magiques, sacrificiels où plongent les initiés, où se régénèrent les corps et les âmes. Mais ce sont aussi des vortex ouverts sur une connaissance magique et mythologique. Les chaudrons permettent la communication entre le monde humain et celui du Sidhe ou Autre Monde Celtique.

     

    Le chaudron divinatoire est un chaudron tripode rempli d'eau claire. Pendant la nuit de Samain/Halloween, on fait couler du blanc d'oeuf à la surface. Les gouttelettes qui se forment ont une fonction divinatoire. Ce procédé est appelé Ciromancie.

     

    Pendant la nuit d'Halloween, on lit des présages dans le sang d'un animal versé dans un chaudron de terre ou de métal noir, posé à un carrefour ou à une croisée de chemins et encadré par quatre chandelles rouges ou noires. Il s'agit le plus souvent de sang de porc, animal de l'Autre Monde, sacré pour les Celtes, messager sacrificiel entre le monde humain et celui des dieux. On fait couler des gouttes de cire noire à la surface du sang versé.

     

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    Dans le chaudron, la sorcière fait cuire ses potions et ses mixtures. Elle prépare ses philtres et ses élixirs, des "mélanges d'abondance" qu'elle remue grâce à une cuiller en bois de charme.

     

    Les fonctions symboliques du Chaudron

     

    Régénération saisonnière des forces de vie

    Miroir de divination

    Connaissance et clairvoyance

    Inspiration

    Création de potions et de philtres

    Création de la nourriture des dieux

    Mort et Résurrection

    Porte entre les mondes

     

     

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    Daniel Gardner (1750-1805), Les Trois Sorcières de Macbeth (Elizabeth Lamb, Vicomtesse Melbourne; Georgiana, Duchesse de Devonshire et Anne Seymour Damer), 1775.

     

     

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    © Shannon Stamey

     

     

    LE BÂTON

     

    Le bâton permet à la sorcière de commander aux esprits et aux éléments, de chevaucher dans les airs jusqu'aux lieux de sabbat, de battre l'eau des chaudrons magiques, des sources, des mares, des fontaines pour faire venir orages, grêle, démons de l'air...

     

    Le bâton protège les voyageurs, repousse les revenants (en bois de sureau), empêche les élémentaux de voler le lait et le beurre (en bois de sorbier), favorise la connaissance des choses secrètes (en bois de hêtre), attire la chance (en bois de pêcher), suscite la guérison et la prospérité (en bois de pommier), exerce une action bénéfique sur les cultures et le bétail (en bois de poirier)...

     

     

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    LA BAGUETTE

     

    Associée à l'élément Air, elle est depuis l'Antiquité la plus ancienne, un objet de pouvoir et l'instrument d'invocation par excellence dans les rites magico-religieux.

     

    Baguettes de prêtres, de magiciens, de sorcières ou de fées qui servent à dessiner sur la terre des cercles et des symboles magiques, à délimiter dans le ciel un espace sacré, à "attirer" l'énergie émanant d'un lieu ou d'un monument particulier: cromlech, bétyle, obélisque, allée couverte, dolmens, menhirs...

     

    Dans l'Antiquité égyptienne et gréco-romaine, on trouvait des baguettes en forme de serpent.

     

    Instrument fétiche des sorcières, la baguette est utilisée pour mélanger les potions à l'intérieur du chaudron.

     

    Dans la culture populaire, des baguettes protectrices du bétail étaient utilisées par les bergers et les bergères. Elles étaient associées à des incantations proférées contre les loups, incantations appelées "gardes".

     

    Dans le Berry, haute terre de sorcellerie, on trouvait des baguettes en coudrier que l'on cueillait le Vendredi Blanc, soit neuf jours avant Pâques. On enlevait leur écorce, on les associait en nombre impair et on les attachait en de petits faisceaux. Puis elles étaient apportées par les bergères à l'église pour être guisées, c'est à dire sculptées par leurs prétendants.

     

    Les baguettes étaient coupées à certaines périodes de l'année et lors de certaines phases lunaires... En Nouvelle Lune, à la Pleine Lune, "au croissant de la Lune de Mars", en période de Lune Rousse, le dimanche des Rameaux, le dimanche de Pâques, le Vendredi-Saint, le 5 Février, jour de la Sainte-Agathe, le matin de la Saint-Jean... On récoltait les branches avec un couteau neuf, une lame d'or ou de cuivre, d'un coup vif après s'être "adressé" généralement à l'arbre concerné par le biais d'une incantation.

     

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    Image Le Grimoire de Sorcellerie.fr

     

    Les branches collectées devenaient des baguettes investies de pouvoirs que les prêtresses et les prêtres de l'Antiquité, les sorcières et les magiciens réveillaient, grâce à des rituels et des charmes dont le souvenir demeure ancré dans les vieux grimoires...

     

     

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    Image Pinterest

     

    LA JARRETIERE ET LES NOEUDS

     

    Les Sorcières utilisaient des Jarretières et des Cordes à Noeuds pour créer des charmes d'amour. Les Cordes à Nœuds, associées aux voies secrètes du Destin, permettaient aussi de contrôler les éléments, de susciter les tempêtes ou de repousser les vents violents, de guérir des maladies fébriles, de faciliter l'accouchement, sous l'obédience de déesses anciennes, comme la déesse romaine Junon Licinia...

     

    Le motif des nœuds est récurrent dans les grottes ornées, sur les reliefs rupestres de la Préhistoire, dans l'art Celte...

     

    Le nœud d'Isis, déesse magicienne de l'Égypte ancienne est parvenu jusqu'à nous, symbole gravé, incrusté ou peint sur des sarcophages, des statues, de nombreux monuments... Précieuse amulette, souvent sculptée dans la cornaline ou le jaspe rouge, pierres liées au sang, qui forme une sorte de croix Ankh ou croix de vie.

     

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    Nœud d'Isis en jaspe datant du Nouvel Empire (1562-1069 avant J.C.) Photo © The British Museum, Distr. RMN-Grand Palais.

     

    « Que ce Nœud me relie à toi, Déesse

    Par la vie qui est dans mon corps,

    Par la profondeur de mon âme,

    Par l’étendue de ma conscience

    Par le feu de mon esprit

    Qu’il m’unisse à toi avec amour »

     

    Texte issu du livre Offering to Isis de M. Isidora Forrest.

     

    La Sorcière emploie des petites CLOCHES et des CLOCHETTES en cuivre, en laiton, en cristal, en verre, en bois... pour appeler les esprits au cours des rituels et des cérémonies et les renvoyer quand la magie est accomplie.

    La clochette agit comme le carillon Feng-Shui dont la musique cristalline dissipe les ondes néfastes qui s'accumulent dans une pièce ou au-dessus de la porte d'entrée.

     

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    © Artisanne, Scottish sea glass mobile sur Flickr.com

     

    https://www.flickr.com/photos/artisanne/6070725216/in/photostream

     

    Elle coupe les herbes et les plantes qui serviront aux rituels avec des SERPES et des FAUCILLES de petite taille, des couteaux à manche blanc dotés d'une lame droite ou recourbée. La lame courbe représente le croissant de lune qui scintille dans le ciel nocturne. Le manche est généralement en os, ciselé de runes ou de glyphes de connaissance et de protection. Le fourreau est noir comme les ténèbres du secret, territoire magique des sorcières.

     

    Les principales lames rituelles se nomment BOLLINE (manche blanc) et ATHAMÉ.

     

    L'athamé sert à diriger vers un but donné l'énergie mobilisée pendant les rites et les incantations.

     

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    Je ne connais pas l'auteur...

     

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    Image Pinterest

     

    La Sorcière pratique également le SCRYING, l'art de la divination à travers un CRISTAL ou une surface réfléchissante. La forme ronde est emblématique du pouvoir de la LUNE qui régit les visions intérieures.

     

    Le terme CRISTALLOMANCIE vient du grec CRYSTALLYUS qui signifie « glace » et de MANTEIA qui signifie « divination ». On regarde à travers une matière mystérieuse qui absorbe les différentes sortes de lumières. Ainsi, les couleurs, les formes et les mouvements dévoilent un langage subtil que la Sorcière interprète...

     

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    © Molly Harrison

     

    Je continuerai sur ce thème au fil du temps... Je vous parlerai du CHAPEAU POINTU, du PENTACLE, du BESTIAIRE de la Sorcière, des lieux associés à sa nature profonde...

     

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    © Lynn Bonnette, Can we go ?

     

    Le monde des Sorcières a une infinité de choses à nous apprendre... Une encyclopédie n'y suffirait pas ! Je veux ajouter que le Savoir rencontré se ressent, dans tout le corps, tout autant qu'il se perçoit avec l'esprit. Aussi, lorsqu'on s'intéresse aux mondes anciens ne peut-on pas s'appuyer que sur la seule théorie. Faire ses expériences est nécessaire pour avancer à travers la Connaissance. Découvrir avec tous ses sens est une bénédiction !

     

    Merci à vous qui me lisez, je souffle vers vous mille et une pensées d'amitié et je souhaite que l'énergie automnale vous soit favorable.

     

    Joyeux temps de Samain...

     

    Progressons toujours avec humilité, honnêteté et respect...

     

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    « Blessed be » signifie : « Soyez bénis, protégés... » C'est un porte chance !

    Plume

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     Ma ville, le soir...

     

    Sarcelles en poésie urbaine, quand tout prend une autre dimension...

     

    Avec la lumière qui change, j'aime sillonner l'espace où se mêlent monde ancien et modernité.

     

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    Mes pas me conduisent vers la zone commerciale où je m'amuse à « saisir » les silhouettes des grands pylônes.

     

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    Ces géants de métal ont pour moi un côté très photogénique.

     

    J'aime y accrocher des pensées futuristes qui se hissent dans le ciel et vont dans les étoiles...

     

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    Je savoure l'instant... puis direction Les Pénates en passant par le chemin du tramway.

     

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    Ma ville, ma ville que j'aime et son côté Lego chimérique... Une géométrie qui titille l'imagination...

     

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    Le soir déploie ses ailes de plus en plus...

     

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    Je salue la maison d'Harry Potter et la Créature de Feuilles qui va danser, les nuits de pleine lune, à la croisée des chemins...

     

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    Gros bisous et merci de vos gentils petits mots...

     

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     Image Pinterest

    Plume

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    A l'angle de la rue Cler et de la rue de Grenelle, au numéro 23, dans le 7e arrondissement de Paris, on découvre un bâtiment sobre et puissant, doté d'un bien joli décor. Construit en 1911, il abrite le Café Roussillon.

     

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    Plusieurs zones d'ombre entourent la création de cet immeuble. Le nom de l'architecte et celui du sculpteur n'apparaissent pas et la peau d'ombellifères luxuriante où se lovent des figures de femmes et d'enfants revêt un charme énigmatique.

     

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    Cette broderie invite le promeneur à suspendre le cours de sa marche.

     

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    Femmes et enfants se lovent parmi les feuilles et les fleurs d'une forêt imaginaire.

     

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    Les ornements floraux épousent les lignes structurelles du bâtiment et créent une forme d'enchantement entre ombre et lumière.

     

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    Le motif des ombellifères est récurrent dans l'Art Nouveau mais on le rencontre plus souvent sur les vases et les ouvrages de marqueterie que dans l'architecture.

     

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    Aquarelle « Ombellifères » de l'atelier d'Émile Gallé (1846-1904), Musée d'Orsay.

     

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    La porte d'entrée est décorée d'un magnifique motif en fer forgé sur le thème de l'ombelle.

     

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    Après cette halte devant le Café Roussillon, il suffit de traverser la rue de Grenelle pour s'engager dans la partie piétonne de la rue Cler.

     

    J'ai déjà emmené certains lecteurs en promenade, via mon blog, dans cette rue semi-piétonne du 7e arrondissement de Paris mais c'était au tout début de mon aventure sur la toile. Bordée, sur sa moitié, par des commerces et des restaurants, la rue Cler s'insère dans ce qu'on appelait autrefois « le bourg du Gros-Caillou »et rencontre la rue du Champ-de-Mars, la rue Saint-Dominique et la rue de Grenelle. Elle s'achève, vers le sud, au niveau de l'avenue de la Motte-Picquet.

     

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    Au numéro 36, on admire cette jolie porte dont le décor évoque Héloïse et Abélard, amants tragiques et passionnés.

     

     

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    Ancienne « rue Neuve-de-l'Église » puis « rue de l'Église », la rue Cler changea de nom en 1864, pour rendre hommage au Général Jean Joseph Gustave Cler (1814-1859), vainqueur de l'Alma et tué à la bataille de Magenta. Photo ci-dessus.

     

     

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    Le Bourg du Gros-Caillou

     

    Ce quartier fort agréable, à la fois huppé et populaire, se situe à l'ouest du 7e arrondissement. L'une de ses originalités est d'avoir conservé, à différents endroits, l'apparence d'un village du XVIIIe siècle. Plusieurs rues ont gardé leur nom et leur tracé d'avant la Révolution et leur ancien pavement a été préservé.

     

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    La rue Cler vers 1900

     

    Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, une « garenne verdoyante » (garanella: grenelle) s'étendait à l'emplacement du quartier actuel. Elle était couverte de vignes et de prés, de vergers et de potagers. On y chassait la caille et le lièvre.

     

    L'abbaye de Saint-Germain-des-Prés et l'abbaye de Sainte-Geneviève se partageaient la jouissance de cet espace luxuriant. La rue de Grenelle était appelée le « grand chemin des Vaches » et la rue Saint-Dominique, « rue aux Vaches » car les vaches du Faubourg Saint-Germain la remontaient pour aller paître dans le Pré aux Clercs.

     

    L'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou se dresse au croisement des rues Cler et Saint-Dominique près de l'endroit où jadis, un gros caillou marquait la limite entre les terres des deux abbayes.

     

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    Cette église, conçue par l'architecte néo-classique Étienne-Hippolyte Godde (1781-1869), prend la forme d'une basilique romaine. Elle est précédée d'un péristyle dorique. Dans le fronton, une inscription latine fait référence à l'apôtre Pierre et à la pierre de bornage.

     

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    Ce « Gros-Caillou » était un énorme bloc alluvial qui servait de point de repère dans le paysage et délimitait la frontière entre les abbayes établies sur la plaine de Grenelle. D'après le géographe Charles Pomerol, le caillou aurait été détruit, avec des explosifs, en 1738 mais le nom de l'église a perpétué son souvenir.

     

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    De nombreux artisans s'établirent dans le quartier lorsque Louis XIV décida la construction de l'Hôtel des Invalides pour y loger les vétérans de l'armée. Des lavandières affluèrent pour blanchir le linge des anciens soldats. Elles exerçaient leur activité dans des blanchisseries flottantes, les bateaux-lavoirs. Sous l'impulsion des habitants du bourg, une église fut édifiée à partir de 1738, à l'extrémité de la rue Cler mais le bâtiment devint rapidement trop petit. L'édifice actuel fut construit, en majeure partie, entre 1822 et 1829.

     

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    Le bourg connut donc un formidable essor grâce à la proximité des Invalides. Entre 1786 et 1858, une pompe à feu monumentale, créée par les frères Périer, alimenta en eau le quartier du Gros-Caillou, l'École Militaire, les Invalides et le faubourg Saint-Germain.

     

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    A la fin du XVIIIe siècle, les « pompes à feu » remplacèrent les « pompes hydrauliques », du type de celle de la Samaritaine (mise en service sur le Pont-Neuf en 1608 à l'initiative d'Henri IV et du duc de Sully).

     

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    Vue de la « pompe à feu de Chaillot », prise depuis le Gros-Caillou. Le dessin est de Jean-Baptiste Lallemand. Source: Gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France.

     

    La première pompe à feu fut installée à Chaillot, sur la rive droite, en 1781. En 1788, la pompe du Gros-Caillou fut mise en place sur la rive gauche (Quai d'Orsay).

     

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    La tour que l'on aperçoit mesurait 35 mètres de hauteur. Elle contenait un réservoir géant et desservait les différents quartiers grâce à d'imposantes machines à vapeur, fabriquées en Angleterre. Elle fut abandonnée en 1851.

     

    Le port du Gros-Caillou fut aménagé pour transporter les matériaux nécessaires à la construction des Invalides. Il ne cessa de se développer, de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Anecdote intéressante, une école de natation fut créée, dans le port, en 1822. La première école de natation fut fondée à Paris, en 1785, par le sieur Turquin, l'inventeur des Bains Chinois (des cabinets de bains réputés hygiéniques) et le créateur de la première piscine (Piscine Deligny), en 1801, le long des berges du Quai d'Orsay.

     

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    En 1810, une manufacture de tabac fut implantée sur une vaste parcelle de terrain située dans la partie nord du bourg. Cette gravure, qui provient du site de la BNF, est de Joris Minne d'après une illustration de A. Jahandier.

     

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    Manufacture des Tabacs, 1905. Photographie de Jean-Eugène Durand, trouvée sur le site culture.gouv.fr.

     

    Comme vous l'aurez compris, l'histoire de ce quartier est passionnante à explorer et je ne manquerai pas de vous en faire découvrir d'autres aspects, au fil du temps.

     

    Petit clin d’œil à Isa-Marie et à son blog Grelinette et Cassolettes pour qui la rue Cler revêt une importance toute particulière...

     

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    Gros bisous et merci de votre fidélité...

    Plume

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    Voici quelques notes d'enfance avec des ballons que je me suis amusée à photographier, entourée de petits bouts qui allaient et venaient, fascinés par Licornes, Hello Kitty, Bonshommes Verts et Diablotins Rouges, etc... !

     

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    J'ai passé du temps devant ces ballons... Gamine que je suis !!! Imaginant une envolée magistrale de formes colorées vers les nuages et soufflant dans le ciel des pensées chimériques, des rêveries un peu folles au-dessus des toits mais chut... C'est un secret entre moi et l'atmosphère !wink2

     

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    A celles et ceux qui ont gardé leur âme d'enfant, je veux souhaiter une infinité de belles choses, des choses à la fois simples et précieuses...

     

    Gros bisous étoilés d'amitié et sourires d'enfance... Juste parce que ça fait du bien !

     

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    Plume

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