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    Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié.

     

    Pour célébrer l'Automne qui commence à dessiner ses couleurs et à répandre ses parfums dans le paysage, j'ai choisi une beauté sculpturale, émanation du Féminin Sacré, et un poème dont les mots fondent sur les lèvres comme des notes imprégnées de gourmandise...

     

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    Je souhaite la bienvenue à la Saison Nouvelle avec une poésie aux couleurs d'enfance, écrite par Pierre Gamarra (1919-2009).

     

    « Graine de pomme dans ma main,

    Goutte brune, tendre pépin,

    Je tiens le pommier dans ma main.

     

    Je tiens le tronc et les ramures

    Et les feuilles et les murmures,

    La chanson des oiseaux vivants

    Et les mille routes du vent.

     

    Graine fine, pépin léger,

    Dans ma main, je tiens le pommier,

    Pépin menu, graine fragile,

    Si je te jette au sol profond,

    Par dessous les pluies et les neiges,

    Voici les fleurs, voici les fruits,

    La lune sur les pommes bleues,

    Le soleil sur les pommes rouges,

    Et mon coeur qui bouge, qui bouge

    Dans la romance des pommiers. »

     

    Pierre Gamarra s'est illustré comme poète, romancier, fabuliste, journaliste, enseignant. Amoureux des mots, de la liberté créatrice, de son Occitanie natale (il vit le jour à Toulouse) qui chante dans ses vers, ses phrases, ses publications.

     

    En lutte contre les oppressions, il a célébré l'enfance, période de tous les possibles, une période à préserver, à chérir et il a cristallisé sa vie et son art autour de son engagement de Résistant.

     

    Il fut aussi chroniqueur littéraire, encyclopédiste, conseiller municipal... Il œuvra pour la promotion de la littérature auprès d'une grande variété de publics.

     

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    Puissante et gracieuse, la Femme aux Pommes se dresse devant le Sénat, le long de parterres fleuris, dans le Jardin du Luxembourg. Créée dans le cadre de l'Exposition Universelle de 1937, elle offre aux promeneurs ses formes sensuelles et ses muscles marqués. Illustrant la volonté d'unir les Peuples, elle représente l'Espoir que la Guerre ne vienne pas. Elle apparaît comme une messagère, émissaire de Paix.

     

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    A l'instar des Déesses Antiques, elle livre aux regards sa nudité triomphante et de ses courbes irradie le talent de son auteur, Jean Terzieff (1894-1978), un sculpteur né à Bucarest et qui repose au cimetière du Montparnasse.

     

    Fondé en 1987, le Prix de Sculpture Jean Terzieff est une récompense de prestige honorant un artiste qui fit ses classes à l'école des Beaux-Arts de Bucarest avant de s'installer, en 1919, à Paris. Dans la capitale, Jean Terzieff devint l'élève des maîtres Antoine Bourdelle (1861-1929) et Ossip Zadkine (1890-1967). Il épousa Marina Terzieff (1905-1988), une brillante plasticienne, et de leur amour naquirent l'acteur Laurent Terzieff, la plasticienne Brigitte Terzieff et la réalisatrice Catherine Terzieff.

     

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    La Femme aux Pommes se présente comme une antithèse d'Eris, la Discorde, fille de la Nuit et petite-fille du Chaos. Eris engendra le Léthé, la source des Enfers où les âmes des Défunts se désaltéraient pour oublier les souffrances de leur vie passée. La Femme aux Pommes invite les passants à réfléchir aux conséquences des conflits armés et à choisir la Vie, toujours la Vie, comme source d'inspiration privilégiée.

     

     

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    La pomme est l'attribut des déesses et surtout d'Aphrodite/Vénus, déesse fondatrice et suzeraine de l'Amour aussi bien spirituel que physique. Un fruit sacré, riche de magie que l'on retrouve dans différentes scènes mythologiques. Pommes d'or du merveilleux jardin des Hespérides, délices qui sont selon les versions et les auteurs des oranges ou des coings mais qui font référence à la pomme en tant que symbole de vie et de fécondité. Pommes des Vergers de Pomone, la sensuelle déesse des fruits, pommes féeriques de la mythique Avalon, dans les légendes arthuriennes...

     

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    La pomme a tant de saveurs... Elle enchante les papilles aussi bien que l'esprit ! Dans l'Antiquité, le Pommier était considéré comme l'arbre de la jeunesse, de la beauté, de la vie éternelle. La pomme est un fruit riche de merveilles qui fut rendu maléfique dans la Bible et dans plusieurs contes de fées où on lui attribue une chair empoisonnée.

     

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    Emblème des déesses de l'Amour et de la Fécondité, la pomme en ses rondeurs est un concentré de bienfaits, un symbole de vie, de mort initiatique et de renaissance après la traversée de mondes mystérieux.

     

    La pomme recèle en sa chair savoureuse la puissance ésotérique du nombre 5 car lorsqu'on la coupe dans le sens de l'horizontalité, on aperçoit cinq pépins placés en forme d'étoile.

     

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    Le Pommier Cultivé est l'héritier des vertus médicinales et magiques du Pommier Sauvage (Malus sylvestris), un petit arbre fruitier, disséminé dans les haies, les bois et les forêts, qui peut atteindre 10 à 12 mètres de hauteur.

    On le reconnaît à son écorce brun/ gris, gerçurée et écailleuse et à ses fleurs très odorantes et mellifères qui sont appréciées par les insectes. Il donne des petites pommes jaune verdâtre d'une grande amertume qui servent à la fabrication de verjus, une sorte de vinaigre et périodiquement des pommes rouges rubis, croquantes et acidulées.

     

    Dans son bois brun clair à brun rouge, très résistant, utilisé en ébénisterie, on sculptait traditionnellement des figurines sacrées et des poupées magiques.

     

    Dans le monde agraire, les baguettes de pommier étaient réputées favoriser les récoltes, rendre le sol fertile, fortifier l'herbe, les graines et les fleurs. Des rituels se perpétuant de génération en génération invitaient à les passer au-dessus de l'herbe ou de la terre en prononçant le mot « robin ». D'après les anciens grimoires, il est préférable de les cueillir en août, un vendredi de lune montante, au lever du soleil.

     

    Quant à la pelure de pomme, elle est associée dans le contexte des fêtes folkloriques de l'automne à des rituels de magie amoureuse. A la clarté de la lune, on pèle une pomme au-dessus d'un récipient rempli d'eau et on pose un long morceau de peau sur la surface liquide. Les yeux mi-clos, on se concentre sur ses envies amoureuses et en ouvrant les yeux, on regarde la pelure qui est censée former l'initiale du prénom du futur époux ou de la future mariée.

     

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    Je prends plaisir à vous souhaiter un délicieux Automne, chers Aminautes. Prenons bien soin de nous et de ceux que nous aimons. Savourons fruits et parfums, butinons les fleurs de la saison en ses métamorphoses... et que le vent souffle vers vous un florilège de gros bisous !

     

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     Roses d'Automne en leur beauté...

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     En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

     

     

    Pour le 19 septembre, le thème est « Hommage aux Chevaux ». Les participations sont sur le blog de Lilou Soleil.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

     Promenade à travers une ballade romantique anglaise, La Belle Dame sans Merci de Frank Bernard Dicksee (1853-1928), qui nous conte une histoire d'amour et de féerie. Pour célébrer nos amis chevaux, symboles de beauté, de liberté, d'inspiration créatrice...

     

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    Un chevalier rencontra dans les prés fleuris une « dame mystérieuse », ravissante jeune femme aux longs cheveux roux qui se présenta comme la fille d'une fée. Le chevalier était mélancolique, il songeait aux spectres des valeureux guerriers tombés au combat et la séduisante inconnue lui murmura des mots enchanteurs. Il tomba amoureux d'elle et lui tressa une une guirlande de fleurs des champs puis il la plaça sur sa monture et ils parcoururent la campagne où se dressaient, près de très vieux arbres, des tertres féeriques. La Belle Dame sans Merci entraîna le chevalier dans des territoires magiques, lui fit déguster du miel gardé par le Petit Peuple et des racines de fleurs sauvages imprégnées de rosée puis, elle l'emmena dans une grotte et le plongea dans un sommeil ensorcelé.

     

    Le chevalier traversa des contrées oniriques dans lesquelles il vit évoluer des formes pâles, des fantômes de princes, de rois et de guerriers qui le mirent en garde contre le charme vampirique de son hôtesse. Il finit par se réveiller et réalisa qu'il marchait dans une semi-obscurité, sur une colline éloignée du monde des hommes. Il cherchait son amour magique et fut condamné à chercher jusqu'à la fin des temps à moins qu'un sort ne puisse le délivrer de cette emprise...

     

    Des variantes de cette ballade décrivent une issue bien plus favorable au chevalier. Il serait devenu l'amant de la fée et le couple sillonnerait les champs, juché sur un magnifique cheval afin de répandre la fécondité. Lors de fêtes associées au monde agraire, ce couple issu d'un très ancien folklore est honoré avec des bouquets de fleurs placés au pied des arbres, des rubans colorés accrochés dans les branches, des sachets de tissus remplis de graines déposés près des cercles de pierres ou des pierres dressées. Leur cheval est également célébré, considéré comme une émanation des pouvoirs conjugués de l'Aurore et du Soleil.

     

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     Pour réaliser son tableau, Frank Bernard Dicksee (1853-1928) s'inspira de la ballade composée en 1819 par le poète romantique anglais John Keats (1795-1821). Une œuvre complexe, fondée sur un mélange d'influences littéraires et esthétiques issues du monde médiéval, de la poésie dite amoureuse, des légendes et des récits celtiques. Les écrits de John Keats ont passionné et fortement inspiré les peintres préraphaélites que j'évoque souvent sur mes blogs.

     

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     La fée qui palpite sous la plume de Keats et qui apparaît dans le tableau de Dicksee évoque la « femme fatale » en tant que « topos littéraire ». Elle est « l'Enchanteresse », celle qui suscite l'amour fou et dissipe le libre arbitre par l'intensité de ses sorts. Elle évoque un aspect de la féminité qui effrayait et fascinait les hommes, parfois jusqu'à la folie, dans les mondes victoriens. Émanation de personnages ardents comme la magicienne Circé, les Sirènes des abysses, la Loreleï : sirène nymphe dont la voix déroule ses accords au-dessus du fleuve Rhin..., elle est à la fois Fée, Sorcière, Vampire... Magnifiquement sensuelle !

     

    Dans l’œuvre de Keats, elle déploie son charme érotique et mortifère, elle « naufrage » les hommes qu'elle rencontre et dans le tableau de Dicksee, elle évoque la beauté envoûtante de la Nature, le pouvoir magique et mystérieux, démiurge de la Femme. Elle est plutôt perçue comme une Gardienne, une amante au souffle mélodieux, une protectrice des forces naturelles.

     

    Le cheval inscrit en cette œuvre sa riche symbolique : Animal chamanique, symbole de clairvoyance. Monture des déesses et des dieux, des esprits et des âmes, des chasseurs célestes. Monture des sorcières qui se rendent au sabbat et incarnation du Diable tentateur qui apporte la séduction, dans sa robe d'ébène...

     

    Certains chevaux frappent une roche avec leur sabot et font jaillir de la terre une source de fécondité, à l'instar de Pégase, le cheval ailé de la mythologie gréco-romaine.

     

    Lutins et Gnomes, Sylphes et Farfadets tressent ou emmêlent les crinières des chevaux. Fées et Sorcières font de même, elles chevauchent sur le col d'un cheval aux yeux de rubis dont les crins servent d'étriers.

     

    Comme les cheveux des sorcières, dans de nombreuses traditions, les crins des chevaux se transforment en serpents quand ils tombent dans une mare au lever du jour.

     

    Il existe des chevaux fantastiques et des chevaux lutins qui peuvent se transformer en chats, en lapins et même en éléphants quand ils sont conduits par la bride dans une écurie. Dans le Morbihan, en Saintonge et ailleurs... on peut croiser des chevaux mystérieux qui ont le don de métamorphose. Ils détiennent aussi des pouvoirs oraculaires.

     

    L'Hippomancie est notamment une forme de divination qui consiste à étudier les hennissements d'un cheval et à en extraire des présages.

     

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    Dans plusieurs mythes amérindiens, le cheval est assimilé à une « boussole chromatique ». On dit qu'il est associé, selon la couleur de sa robe, aux directions de l'espace symbolisées chacune par une couleur. De nombreux mythes et rituels sont associés aux chevaux chez les Zuni, les Pueblos, les Navajos et les Apaches etc... où, parmi les figures mythiques traditionnelles dont la Lune et le Soleil, les héros civilisateurs, les Chamans, les Medicine Men, les guerriers accostés de chevaux exercent une fonction médiatrice entre l'Humanité et les Dieux.

     

    Dans la mythologie nordique, un magnifique cheval nommé Skinfaxi, « crinière brillante » annonce et incarne l'aurore. Son parèdre, le cheval Hrimfaxi, « crinière de givre » apporte le crépuscule.

     

    Les Celtes honoraient des chevaux blancs sacrés et vouaient un culte à la déesse Ostara (Aurore) qui apparaissait parfois sur les anciens chemins sous la forme d'un cheval de rosée. Les chevaux sont traditionnellement liés à la naissance de l'aube et à l'évolution des heures au fil de la journée. Au Danemark, un rite très ancien consistait à verser du sang de cheval (le fils de la Déesse-Jument) à l'Est, pour célébrer l'aurore rose et à l'Ouest, pour honorer le crépuscule de bronze. A cet égard, le cheval n'était pas tué, le sang était prélevé de manière à respecter l'animal sans lui nuire.

     

    Il existe une infinité de mythes et de légendes associés aux chevaux qui nous accompagnent depuis la nuit des temps. L'Humanité a un lien spécial avec eux et dans les anciennes traditions, les chevaux conduisent les humains parmi le Petit Peuple alors n'oublions pas de rêver...

     

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    Frank Bernard Dicksee (1853-1928), peintre et illustrateur anglais, fut très apprécié en son temps pour ses portraits pleins d'élégance, ses compositions historiques et ses tableaux qui s'inspiraient de légendes celtiques. Il ne fut pas considéré comme membre à part entière de la Confrérie Préraphaélite mais l'esthétique de ses œuvres fut souvent associée à la manière et au style des Préraphaélites.

     

    Il apprit, dès son plus jeune âge, en compagnie de son frère Herbert et de sa sœur Margaret, la peinture auprès de son père, peintre de talent. Son cousin était également peintre.

     

    Sa carrière fut prestigieuse. Il fut remarqué dès son inscription à la Royal Academy en 1870 et en 1891, il en fut élu membre. Il obtint le titre de Président de la Royal Academy en 1924. Il fut nommé Chevalier en 1925 et membre du Royal Victorian Order par le roi George V (1865-1936), en 1927.

    Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi des Chevaux réalisés par Kirk Reinert, un illustrateur de fantasy dont j'apprécie beaucoup le style et la sensibilité.

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/09/le-tableau-du-samedi-kirk-reinert-chevaux.html

     

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    Avec des pensées pour nos amis chevaux et pour que leurs agresseurs soient mis hors d'état de nuire, je vous souhaite de belles journées annonciatrices de l'Automne. Amicales pensées pour vous et merci pour vos mots de réconfort !

     

    Merci, chers Aminautes !

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    BLOG EN PAUSE pendant quelques jours...

     

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    Je pense bien à vous, chers Aminautes. J'ai besoin de soigner mes blessures dues aux crises d'épilepsie vécues les jours précédents et je dois reposer mon œil gauche. Ma rétine est déchirée et les cicatrices au laser sont rudement sollicitées à chaque nouvelle période épileptique.

     

    Rendez-vous dans quelques jours... Prenez bien soin de vous !

     

    En souvenir de notre amie Lady Marianne, j'ai choisi pour ce mardi un poème de Verlaine, Soleils couchants, que je me récite souvent...

     

    « Soleils couchants

    Une aube affaiblie

    Verse par les champs

    La mélancolie

    Des soleils couchants.

     

    La mélancolie

    Berce de doux chants

    Mon cœur qui s'oublie

    Aux soleils couchants.

     

    Et d'étranges rêves,

    Comme des soleils

    Couchants, sur les grèves,

    Fantômes vermeils,

     

    Défilent sans trêves,

    Défilent, pareils

    A de grands soleils

    Couchants sur les grèves. »

     

    Paul Verlaine (1844-1896)

     

    J'aime ce poème depuis longtemps, par sa vibration, sa musicalité, le souffle de son chant...

     

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    Je vous offre également des soleils sur tige, des rudbeckias photographiés, au fil du temps, au gré de mes déplacements.

     

    Chaque année, je suis sous le charme de ces grosses marguerites d'été et d'automne qui s'épanouissent comme des soleils dans les parcs et les jardins de Paris et d'ailleurs... Place à un bouquet de couleurs chatoyantes !

     

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    Il existe plus d'une trentaine d'espèces de rudbeckias. Originaires d'Amériques du Nord, elles appartiennent à la famille des Astéracées ou Composées qui regroupent une infinité de plantes comme l'armoise, l'achillée millefeuille, la camomille, le calendula, l'estragon, la pâquerette, la chicorée... ou encore la fameuse stévia, une fée sucrée... Il faudrait une encyclopédie pour toutes les citer !

     

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    Les papillons et les abeilles apprécient aussi ces fleurs ravissantes au cœur saillant, corseté de velours jaune ou noir.

     

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    On prête au rudbeckia des vertus cicatrisantes et anti-inflammatoires, fort utiles en cas de rhume, de grippe ou de fatigue généralisée. Et dans le langage des fleurs, on dit qu'il évoque la justice.

     

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    Palette magique de couleurs associées à l'été, à l'or des moissons et à la rouille poétique de l'automne... Jaune, cuivre, orange, rouge, marron, chocolat... Je ne me lasse pas de contempler ces jupons veloutés et ces cœurs poudrés de pollen légèrement boisé.

     

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    L'échinacéa, très belle fleur parée de nombreuses vertus médicinales est une cousine du rudbeckia. Je l'utilise sous diverses formes pour prévenir les affections hivernales et me défendre quand l'épilepsie me met à plat car elle fonctionne très bien sur mon système immunitaire.

     

    Je vous conseille de lire cet excellent article au sujet de l'échinacéa.

     

    https://www.altheaprovence.com/blog/systeme-immunitaire-echinacee/

     

    Avec ces rayons de soleil en pétales, je vous adresse de grosses bises et je vous dis à bientôt, chers Aminautes !

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    En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

    http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

     

    Pour les samedis 5 et 12 septembre, le thème vient de Fardoise et de moi, sourires d'amitié.

     

    Les mots de Fardoise...

    L'été est, à la fois un souvenir, mais encore présent et il est encore temps de partir en promenade pour profiter des jours encore beaux, et surtout libérés de la canicule.

    Avec Cendrine, je vous propose de...

     

    « Musarder dans la Nature ou se promener en bord de mer, en quête des coquillages, marcher sur le sable... »

     

    Fardoise a bien rappelé que les thèmes sont une proposition, pas une obligation.

     

    Sur le blog de LilouSoleil, cette semaine, pour les liens vers les publications.

     

    https://lilousol.wordpress.com

     

     

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    « Jeunes filles grecques ramassant galets et coquillages sur la plage », 1871. Mexico, Collection Pérez Simón.

     

    Septembre est arrivé, soufflant sur les ors de l'été mais les envies de promenades sont toujours là et de belles journées attendent les butineurs des chemins. Dans la Nature qui verdit encore ou le long des rivages qui palpitent... Pour exprimer le thème de ce samedi, j'ai songé à un tableau réalisé par Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne.

     

    Au bord de la mer, quatre jeunes filles vêtues d'élégantes draperies agitées par le vent font une récolte de petits trésors. Absorbées par leurs activités, elles ne contemplent pas le paysage. On aperçoit dans leur dos le ciel marin, aux couleurs quasi chimériques et les vagues en doux mouvement, ourlées d'écume...

     

    Lord Frederick Leighton a choisi de ne pas représenter un lieu « reconnaissable » et ses « héroïnes » n'incarnent aucun personnage précis. Elles sont l'émanation d'une beauté antique, d'une grâce qui se suffit à elle-même et surtout, on peut projeter, à travers elles, ce que l'on veut. En les regardant, les spectateurs sont susceptibles de leur consacrer une histoire, de les inclure dans un récit personnel et de s'approprier les gestes qu'elles accomplissent.

     

    La Liberté est de mise !

     

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    Détail 1

     

    Sans être des incarnations littéraires ou historiques, ces jeunes filles grecques nourrissent fort agréablement l'imagination. A travers elles, Lord Leighton rend hommage à un tableau qu'il aimait beaucoup : Hippomène et Atalante du maître italien Guido Reni (1575-1642). Il fait aussi allusion aux Nymphes qui évoluent joliment dans plusieurs œuvres de Botticelli (1445-1510).

     

    Je vous parlerai très bientôt d'Hippomène et d'Atalante, j'ai un billet en préparation sur le sujet aussi je ne développe pas et je reviens aux jeunes filles.

     

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    Détail 2

     

    Lord Frederic ou Frederick Leighton, peintre et sculpteur britannique, était considéré comme un maître en son temps. Il naquit le 3 décembre 1830 à Scarborough dans le comté du Yorkshire, au Royaume-Uni et mourut en 1896 à Kensington.

     

    Issu d'une famille de médecins par son père et son grand-père qui avait soigné les membres de la famille royale russe, il eut l'occasion de voyager et cela nourrit sa créativité.

     

    Il bénéficia d'une solide formation artistique, étudiant à Berlin puis à l'University College School, à Londres, approfondissant ses connaissances à Florence, à l'Accademia di Belle Arti et découvrant les charmes de Paris où il fit la rencontre de Delacroix, Corot, Ingres et Millet.

     

    Après plusieurs années passées en France (de 1855 à 1859), il retourna en Angleterre (1860) où il s'établit et fréquenta les milieux Préraphaélites.

     

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    Détail 3

     

    Profondément considéré dans les milieux artistiques de son temps, Lord Frederick Leighton fut élu Président de la Royal Academy en 1878.

     

    Il fut professeur et mentor pour des artistes qui jouirent d'une belle notoriété comme le dessinateur, sculpteur et orfèvre Alfred Gilbert (1854-1934), et les peintres Frank Dicksee (1853-1928) et Charles Edward Perugini (1839-1918).

     

    En 1900, à l'Exposition Universelle de Paris, ses oeuvres furent choisies pour représenter la Grande-Bretagne. Émanations idéalisées du charme victorien et de la quête d'un Âge d'Or inhérent à la nostalgie de la Grèce et de la Rome antiques, elles furent plébiscitées.

     

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    Détail 4

     

    Artiste accompli, Lord Frederic Leighton entretint un certain mystère autour de sa vie privée même si les rumeurs concernant son homosexualité allaient bon train. Célibataire, il était entouré de jeunes hommes qui se passionnaient pour ses mises en scènes picturales glorifiant un passé mythologique.

     

    Une relation épistolaire intense et sûrement amoureuse, aux dires des historiens d'art anglais, l'unit au poète Henry William Greville (1801-1872) qu’il avait rencontré à Florence en 1856. On lui attribua également la paternité d'un enfant qu'il aurait conçu avec l'un de ses modèles.

     

    Très apprécié de ses contemporains, il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et devint le premier peintre britannique à être nommé pair du Royaume-Uni en 1896, à la veille de sa mort.

     

    On peut admirer à Londres, dans Melbury Road, sa maison de Holland Park qui a été transformée en musée, un écrin pour des réalisations pleines de charme.

     

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    Détail 5

     

    Prenons plaisir à butiner les petits riens précieux qui se dévoilent autour de nous, réjouissons-nous de savourer, autant que possible, les joies subtiles de l'instant, voilà ce que je ressens quand mon regard caresse les formes et les couleurs à la fois douces et intenses de ce Tableau du Samedi.

     

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    Détail 6

     

    Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre imaginée par le peintre et illustrateur de l'époque victorienne William Henry Margetson (1861-1940).

     

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    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/09/le-tableau-du-samedi-william-henry-margetson-au-bord-de-la-mer-1900.html

     

    Je pense bien à vous, chers Aminautes ! Gros bisous !

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    Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

     

    En ce mardi 1er septembre, veille de Pleine Lune où les couleurs du temps annoncent l'Automne, j'ai été séduite par un poème romantique, une gourmandise littéraire concoctée par le poète André Lemoyne (1822-1907).

     

    Rêve d'Oiseau

     

    « Sous les fleurs d'églantier nouvellement écloses,

    Près d'un nid embaumé dans le parfum des roses,

     

    Quand la forêt dormait immobile et sans bruit,

    Le rossignol avait chanté toute la nuit.

     

    Quand les bois s'éclairaient au réveil de l'aurore,

    Le fortuné chanteur vocalisait encore.

     

    Sous les grands hêtres verts qui lui filtraient le jour,

    La reine de son cœur veillait au nid d'amour.

     

    Dans le berceau de mousse il revint d'un coup d'aile,

    Impatient alors de se rapprocher d'elle.

     

    Puis le maître divin dormit profondément...

    Mais parfois il chantait dans son rêve en dormant.

     

    « Les yeux fermés, il pense encore à moi, » dit-elle,

    Heureuse d'être aimée, heureuse d'être belle. »

     

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    Issu du recueil intitulé « Chansons des nids et des berceaux » (1896), Rêve d'Oiseau était dédié à une demoiselle nommée Berthe Wells.

     

    André Lemoyne était poète, romancier, bibliothécaire, également avocat au Barreau de Paris, typographe, correcteur de caractères, publicitaire dans les milieux littéraires... Esprit brillant et touche à tout, il adorait les oiseaux, symboles de liberté, capables de s'élever au-dessus des problématiques et des contrariétés humaines. Il voyait à travers les oiseaux les possibilités d'une vie plus simple et riche de nombreux bonheurs à préserver ainsi que la capacité à fuir, à tire-d'ailes, la souffrance et les conflits, nés de la guerre surtout.

     

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    Je prends plaisir à associer au charme de ses mots des photos d'oiseaux et quelques notes fleuries...

     

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    Instants de rêverie privilégiés alors que viennent doucement mais sûrement les tons précieux de l'automne et la rouille des roses. Les pétales, de ci de là, se caramélisent mais il y a encore des bourgeons et des petits oiseaux qui profitent de l'atmosphère...

     

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    J'ai cueilli ces photos entre pluie et soleil. C'est un temps que j'aime, un territoire changeant avec des étoiles soyeuses à contempler.

     

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    Le rose poudré des dahlias m'a enivrée...

     

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    Une fièvre rose à butiner...

     

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    Un peu loin, j'ai été séduite par une anémone du Japon en parure de soie rose mauve.

     

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     Ses sœurs tentaient de résister dans le vent, le temps bien plus froid et les bourrasques de pluie venant de temps à autre...

     

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     Celle-ci était bien délitée alors j'ai fait un vœu en imaginant que les pétales envolés puissent l'emporter très haut dans le ciel...

     

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    Je souhaite un bon courage à celles et ceux qui reprennent les chemins du travail, de l'école, de leurs activités... Je vous dis merci de votre fidélité, chers Aminautes, et je vous adresse avec Amitié ce « Rêve d'Oiseau »...

     

    Prenez bien soin de vous !

     

     

    Plume

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