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    Chers Aminautes, Amies et Amis qui m'accompagnez... Il y a six ans, j'ai semé des graines d'inspiration sur un petit bout de la toile et ces graines lancées au vent ont dessiné un jardin, territoire sensible et baroque...

     

    Pour différentes raisons et notamment celles liées à ma santé et que vous connaissez, je ne pensais pas être encore « là » alors en ce mois de septembre 2017, je veux vous dire « merci », du fond du cœur, pour la fidélité qui nous unit.

    Merci pour votre soutien et vos présences dont je ressens l'intensité... Je vous souhaite de très belles choses et je vous offre une farandole de fleurs, à commencer par le cosmos qui illustre le début de ce billet.

     

    Je pense bien à vous...

     

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    Dahlia Aurore

     

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    Rose trémière

     

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    Hibiscus Rose de Chine (Rosa Chinensis L.)

     

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    Anémone du Japon (Anemone hupehensis var. Japonica)

     

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     Magnifique rose de Bercy

     

     

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    Rudbeckias, des soleils sur tige !

     

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     Et de ravissants dahlias à nouveau...

     

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    Merci pour nos instants précieux et pour les joies à venir... Je vous embrasse bien fort !

    Plume

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    Dans le Montmartre secret, au fond d'une impasse appelée Marie-Blanche, les promeneurs ont la possibilité de découvrir un trésor...

     

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    Une maison de style « troubadour », la Maison Eymonaud, fantaisie d'esprit gothique et renaissance mise en œuvre par Ernest Eymonaud, un antiquaire spécialisé dans la vente d'objets médiévaux.

     

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    Vue de l'ancienne impasse Constance, dans le quartier des Grandes-Carrières, qui devint passage Sainte-Marie et impasse Sainte-Marie-Blanche avant de prendre, en 1873, le nom d'impasse Marie-Blanche.

     

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    Au numéro 7, l'architecte Joseph-Charles Guirard de Montarnal conçut, entre 1892 et 1897, un lieu de vie et un atelier, en y intégrant des éléments d'un hôtel particulier disparu : l'Hôtel de l'Escalopier.

     

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    Agrémentée d’une tour carrée de deux étages, la Maison Eymonaud présente de belles balustrades et des fenêtres à meneaux, des vitraux et un riche décor sculpté incluant un bestiaire fantastique, des gargouilles, des escargots, des salamandres, des singes et toutes sortes de petits personnages facétieux...

     

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    Certaines photos sont un peu floues, j'ai fait ce que j'ai pu avec mon zoom...

     

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    Les Fous et leurs marottes, issus des Soties (satires dramatiques) du Moyen-Âge et du début de la Renaissance.

     

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    L'Hôtel de l'Escalopier naquit, en 1835, à l'initiative d'un personnage original et érudit : le comte Marie-Joseph-Charles de l'Escalopier (1812-1861).

     

    Passionné d'archéologie, le comte de l'Escalopier descendait d'une vieille famille originaire de Vérone, les Della Scala. Il naquit le 9 avril 1812 dans la Somme, au château de Liancourt et fit ses études à Paris, au Lycée Charlemagne. Brillant élève, il publia son premier ouvrage à l'âge de 23 ans et en 1840, il devint conservateur à la bibliothèque de l'Arsenal sous la direction de l'académicien Charles Nodier (1780-1844).

     

    Dès qu'il en eut la possibilité, il fit construire sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848), en pleine vogue historiciste, une demeure que L'Annuaire de Paris et de ses environs de Leblanc de Ferrière décrit ainsi : « La façade sur la cour présente une tour en saillie crénelée en son sommet ; à gauche un avant-corps carré, surmonté d’une terrasse et d’un balcon ; les formes et les ornementations de l’édifice sont dans le style du Bas Moyen Âge, des années 1450, règne de Louis XI ; les encadrements des ouvertures, le balcon, les clochetons et les culs-de-lampe sont d’un gothique plein de délicatesse et de goût dans le choix et la réalisation ; le cadre d’une fenêtre au rez-de-chaussée est une copie fidèle de la porte de Jeanne d’Arc à Domrémy. »

     

    L'Hôtel était agrémenté d'un vaste jardin, d'un gymnase et de serres remarquables : « Contiguës au bâtiment, elles sont exposées vers le sud, sur une ligne de cent vingt pieds de long et de douze pieds de large ; elles sont construites en fer ; ornées de roches et de bassins elles sont chauffées à la vapeur et renferment une collection remarquable de végétaux à propriétés historiques, les plus rares et les plus précieuses. On y entre par le salon dont la glace sans tain au-dessus de la cheminée offre une vue sur ces serres au centre desquelles un pavillon, de vingt-huit pieds de haut avec des colonnes ornées de chapiteaux dorés, est consacré à la culture des bananiers. Les serres contiennent des bambous, des papayers, des arbres à pain, des cocotiers ; tous ces arbres sont en pleine terre. Dans la quatrième serre se trouvent les plantes qui exigent le plus de chaleur : orchidées, bois de santal, muscadier, cacaoyer, copayer, mangoustanier, mancenillier, vanille… » Leblanc de Ferrière.

     

    Mais le comte manqua rapidement de place pour mettre en valeur sa prestigieuse collection de livres. Il se résolut donc à remplacer les serres (après avoir donné son contenu au Jardin des Plantes) par une bibliothèque riche de cinq mille neuf cents ouvrages dédiés à l'Archéologie, à l'Histoire et à la Théologie.

     

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    Il créa un musée destiné à ses amis et aux visiteurs de passage où l'on pouvait admirer des bois sculptés, des émaux, des ivoires, de l'orfèvrerie ou encore des verres médiévaux. Il tomba malade en 1859 et regagna le domaine familial de Liancourt où il décéda en 1861. Ses collections furent léguées à la ville d'Amiens et l'Hôtel de l'Escalopier fut détruit en 1882.

     

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    Nous pénétrons dans la Maison Eymonaud par une porte dotée d'un bel encadrement de style Renaissance.

     

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    Le petit escargot lunaire, gardien du seuil, nous ouvre le chemin...

     

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    Son ami le lézard, parèdre solaire et avatar de la chimérique salamandre, également...

     

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    Les pièces de la demeure ont été transformées en bureaux et en appartements. Nous ne pouvons voir les richesses ornementales qu'ils abritent mais un escalier, magnifique ossature de bois, nous accueille et le sol est décoré de carreaux de pavement dans le style « Viollet-le-Duc ».

     

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    Une des « pierres figurées » de la collection d'Ernest Eymonaud qui possédait à cette adresse un atelier appelé « A l'Art Ancien ». Il y restaurait des meubles et il réalisait des copies très recherchées de meubles peuplant les intérieurs des plus beaux châteaux de France. Très sollicité par les amateurs du genre, il fit agrandir sa demeure parisienne en 1900 et en 1910.

     

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    Les panneaux de bois ciselés qui se dévoilent au fil de notre progression font référence aux thèmes du Zodiaque et des Travaux des Mois.

     

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    Vous reconnaîtrez des scènes de vendanges, de banquet, de chasse et de nombreuses activités agricoles...

     

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    Saynètes qui forment une fascinante bande dessinée...

     

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    Certaines me font penser au décor des stalles du chœur de l'église Saint-Gervais Saint-Protais, située à proximité de l'hôtel de ville de Paris, un sujet intéressant pour de futurs articles...

     

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    L'escalier est une sylve peuplée de créatures chimériques et de formes flamboyantes...

     

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    L'Homme Vert, le Feuillu, le Green Man, seigneur de la fécondité et de la parole magique à l'instar de l'Ogmios des Celtes, le maître du langage. Un excellent gardien de la demeure !

     

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    En poursuivant notre ascension, nous découvrons d'élégantes fenêtres et la verrière sommitale.

     

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    Puis nous observons le couronnement de la tour, belvédère de deux étages joliment intégré dans la structure néo-gothique des lieux.

     

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    Elle ne se visite pas mais la vue sur Montmartre doit être magnifique de là haut !

     

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    Voilà, il est temps de redescendre et de prendre congé de cette maison qui se love tout au fond d'une impasse du vieux Paris...

     

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    La Maison Eymonaud, fabuleuse « maison troubadour », inscrite au titre des Monuments Historiques par un arrêté du 14 septembre 1995, est « accessible » en juillet, en août et au moment des Journées du Patrimoine, en respectant bien sûr la tranquillité et l'intimité des habitants autrement dit en ne faisant pas ce que quelques visiteurs ont fait : tenter de pousser des portes « privées » et de photographier à travers les fenêtres des gens.

     

    En espérant vous avoir fait plaisir avec cette découverte, je vous souhaite une excellente rentrée 2017 et vous envoie de gros bisous d'amitié !

    Plume

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    Chers aminautes, avec ces notes de lumière nacrée, je veux vous dire « merci » pour vos petits mots reçus tout au long de l'été. Vos cartes postales m'ont fait très plaisir et je pense fort à vous.

     

    Je suis également ravie des amitiés retrouvées, amitiés qui ne s'étaient pas perdues mais que la toile du temps, le flux et le reflux des jours avaient rendues silencieuses.

     

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    A l'orée de la rentrée, je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, de belles choses en songeant aux personnes, d'ici et d'ailleurs, rudement éprouvées par les conditions climatiques, les guerres, les problèmes économiques et les soucis de santé...

     

    En toute fragrance d'amitié ! Gros bisous...

     

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     William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Au bord de la mer », 1900.

     

    Avec ses mues couleur de ciel et ses lames nacrées, ses songes gris perle, émeraude ou turquoise, ses colères anthracite et ses ombres d'argent, la mer nous invite à accomplir un fascinant voyage poétique, à plonger sans retenue dans ses murmures salés, ses frissons d'outre-monde et ses grondements impétueux...

     

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    Claude Monet (1840-1926), « La mer à Pourville », 1882.

     

    L'eau exerçait une véritable fascination sur Monet, lui permettant d'égrener à l'infini sa passion pour les fluctuations de la lumière, les humeurs changeantes du ciel et l'ambivalence poétique des formes.

     

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    Claude Monet, Coucher de soleil à Pourville, 1882.

     Bleu d'opale impressionniste et force enivrante des éléments...

     

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    Sir John Lavery (1856-1941), peintre irlandais, célèbre portraitiste. « Depuis les falaises », 1901.

     

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    Sir John Lavery, « Windy Day ».

     

    Célébrée par une myriade d'artistes, à la fois crainte et aimée, représentée de manière réaliste ou onirique et souvent personnifiée par de voluptueuses créatures, la mer est un décor insaisissable qui happe nos pensées vagabondes et nous offre sa beauté ambivalente, mystérieuse, enchanteresse... A l'orée de sa splendeur, sous le pinceau des artistes, on récolte une multitude de petits trésors, galets et coquillages nacrés.

     

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     Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne. « Jeunes filles grecques ramassant des galets sur la plage », 1871. Mexico, Collection Pérez Simón.

     

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    Beautés classiques, aux drapés d'une remarquable élégance qui flottent dans le vent marin.

     

    Très célèbre au Royaume-Uni, Lord Frederick Leighton fut élu en 1878 président de la Royale Académie des Arts. Percevant l'Antiquité Gréco-Romaine comme une sorte d'âge d'or, il idéalisa, dans ses différentes œuvres, ce passé en vogue à son époque.

     

    Il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et fut le premier peintre britannique à devenir « pair du royaume », en 1896.

     

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    William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Sea hath its pearl » : La mer a sa perle.

     

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    William Henry Margetson, un soir d'été.

     

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    William Henry Margetson, La fiancée de Poséidon dansant sur la rive.

     

    Cheveux au vent, cheminons, de toile en toile, à travers des siècles de paysages et de portraits et laissons affluer nos souvenirs d'enfance au contact de l'écume, de l'eau ou du sable doré...

     

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    Edmund Charles Tarbell (1862-1938), impressionniste américain, « La fillette au bateau », 1899.

     

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    Edmund Charles Tarbell, « Garçon sur la plage », 1885.

     

    Tarbell était membre des Ten American Painters, une association de dix peintres américains du XIXe siècle qui démissionnèrent de la Société des artistes afin de protester contre le mercantilisme de l'art. Ils se détachèrent aussi de l'Académie Nationale d'Esthétique sous l'impulsion de Mary Cassatt, de James Whistler, de Thomas Eakins et de Winslow Homer.

    Le groupe des Dix était constitué de : Frederick Childe Hassam, Julian Alden Weir, John Henry Twachtman, Robert Reid, Willard Metcalf, Frank Weston Benson, Edmund Charles Tarbell, Thomas Wilmer Dewing, Joseph DeCamp et Edward Simmons.

     

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    Charles Courtney Curran (1861-1942), impressionniste américain, « Enfants sur la plage ».

     

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    Edward Henry Potthast (1857-1927), impressionniste américain, « By the beach ».

     

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    Edward Henry Potthast, « Liseuses à la plage ».

     

    Pour découvrir d'autres œuvres de ce peintre sur mon deuxième blog : La Chimère écarlate, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : Edward Henry Potthast, peintre des étés heureux.

     

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    « At the beach »

     

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    « Le vendeur de ballons », 1910.
    (Pour mon amie Vanessa... moi aussi, j'adore les ombres dansantes et bleutées de ce tableau!)

     

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    Charles Sims (1873-1928), portraitiste et paysagiste britannique, « By summer seas ».

     

    La mer est l'un des sujets de prédilection des peintres impressionnistes qui excellent à saisir ses colères, ses félicités, ses humeurs changeantes. Les couleurs du ciel et de la mer traduisent les mouvements du cœur et de l'atmosphère. Avec le bruit des vagues en filigrane, les artistes nous offrent mille et une variations sur le thème de l'eau, l'évanescence mystérieuse et la nature ambivalente des éléments.

     

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    Claude Monet, « Tempête de Belle-Île en mer ». Paris, musée d'Orsay.

     

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    Claude Monet, « Étretat, la porte d'Aval », 1885. Musée des Beaux-Arts de Dijon.

     

    La mer et le ciel se confondent, absorbant presque toute la ligne d'horizon et l’œuvre vibre, clapote, scintille, attirant le regard vers la palette mouvante des couleurs, à de multiples endroits.

     

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    Eugène Boudin (1824-1898), « Marée montante à Deauville ».

     

    Celui qu'on appelait « le roi des ciels » aimait décrire les côtes normandes, les caprices des forces océanes et les activités du bord de mer avec d'élégants effets de lumière et de talentueux dégradés de gris et de bleu. Dans ses œuvres, on apprécie la profondeur de champ, l'intensité poétique des éléments et la subtilité du rendu de l'atmosphère.

     

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    Eugène Boudin, L'heure du bain à Deauville, 1865.

     

    Belle société et chroniques mondaines... L'artiste voyageait beaucoup mais il revenait toujours à Deauville ainsi qu'à Honfleur où il était propriétaire d'une papeterie, lieu de rencontre pour de nombreux artistes.

     

    En 1858, il incita Monet à peindre sur le motif et en 1862, il créa une forme particulière de marine, celle des plages de Deauville et de Trouville qui allait devenir une véritable institution. Tout au long de sa vie, il donna libre cours à sa passion pour les « merveilleux nuages » qui dansent et courent au-dessus de la mer.

     

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    Eugène Boudin, Marée basse à Étaples, 1886.

     

    En 1859, Charles Baudelaire qualifia ses études au pastel de « prodigieuses magies de l'air et de l'eau ». L'artiste voulait « nager en plein ciel » et sa quête de la lumière le poussa à exécuter des centaines d'études de cieux et de nuages, au crayon, au pastel, à l'aquarelle et à l'huile.

     

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    Eugène Boudin, Étude de nuages sur un ciel bleu, 1888.

     

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    Frederick Childe Hassam (1855 ou 1859-1935), peintre impressionniste américain, membre de la confrérie des Ten que j'évoquais plus haut. « Duck island from Appledore » (L'île aux canards à Appledore).

     

    Tout au long de sa vie, Childe Hassam a oscillé entre deux pôles d'attraction : les États-Unis et la France. Grand admirateur de l’œuvre de Claude Monet, il étudia l'art à Boston puis à Paris, à l'Académie Julian, entre 1886 à 1889 où il fut influencé par les travaux des maîtres Louis Boulanger et Jules Joseph Lefebvre.

     

    Il aimait la peinture à l'huile mais il appréciait aussi beaucoup l'aquarelle et en 1897, il fonda en compagnie d'autres artistes le New York Water Color Club, (club d'aquarellistes réputé). Il devint ensuite l'un des membres fondateurs du fameux Groupe des Ten.

     

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    Frederick Childe Hassam, « Appledore, The South Ledges » (Les corniches du sud).

     

    Il a peint très souvent la mer et les rochers mais aussi l'atmosphère de New York au début du XXe siècle. Il a d'ailleurs fait l'acquisition d'une propriété à Long Island, en 1919.

     

    La série "Appledore" représente des paysages côtiers très lumineux et pleins de magnificence. La puissance de la Nature y est exaltée.

     

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    Frederick Childe Hassam, « Seaweed and Surf, Appledore » (Les algues et le surf).

     

    Artiste très prolifique, il s'est aussi rendu célèbre en peignant une série de 22 tableaux montrant des drapeaux. Cette série fut perçue comme un hommage à Claude Monet.

     

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    Jean-Louis Forain (1852-1931), peintre de mœurs et caricaturiste de la Belle Époque, « La plage à Trouville ».

     

    Cet artiste acquit la notoriété en publiant, dans des journaux comme Le Figaro, Le Courrier français, Le New York Herald ou Le Rire, des dessins satiriques qui dénonçaient les travers et les égoïsmes de la bourgeoisie de son temps.

     

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     Joaquin Sorolla y Batisda (1863-1923), peintre impressionniste et luministe espagnol, « Femmes au bord de la mer », 1909. Musée Sorolla à Madrid.

     

     

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    John William Godward (1861-1922), peintre anglais néoclassique et d'inspiration préraphaélite. Nérissa, 1906.

     

    Le thème de la mer permit également aux artistes de mettre en scène des beautés nues, alanguies sur le sable ou chevauchant les forces aquatiques.

     

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    Guillaume Seignac (1870-1924), peintre académique, représentant de l'École d'Écouen (je ne développe pas car j'ai prévu un article à ce sujet...), Nymphe des eaux, 1908.

     

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    Guillaume Seignac, La Vague, 1908.

     

    Voluptueuses personnifications de l'eau matricielle et avatars d'Amphitrite, déesse des flots et parèdre de Neptune, le seigneur des océans.

     

    Les lignes serpentines des corps évoquent le flux et le reflux, les enroulements fertiles des vagues, l'intensité des mouvements de l'eau où s'incarnent l'Amour et la Vie.

     

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    Paul Albert Laurens (1870-1934), peintre académique, portraitiste et enseignant dans les meilleures académies d'art de Paris. Les baigneuses, 1903.

     

    Peintures considérées en leur temps comme profondément indécentes. Classées comme érotiques, elles furent très recherchées « sous le manteau » et installées, dans des cabinets de curiosités bien dissimulés, pour le plaisir de leurs propriétaires...

     

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    Paul Albert Laurens, Les baigneuses, seconde version.

     

    En vous souhaitant de belles rêveries artistiques à l'orée du mois de septembre, je vous adresse mes pensées d'amitié et de gros bisous !

    Plume

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    Albizia, Arbre à soie ou Acacia de Constantinople... Cette essence qui s'épanouit naturellement en Chine, au Japon, en Iran et au Sud de la Turquie apprécie nos contrées et révèle, entre juin et août, dans les parcs et jardins de Paris, ses fleurs roses plumeuses au parfum délicat, proche de celui du tilleul.

     

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    Les premières graines d'albizia furent rapportées de Turquie, en 1749, par Filippo Albizzi, naturaliste et noble florentin.

     

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    Le climat chaud de la région de Florence plut à ces nouveaux arbres qui reçurent le nom latin d' « Albizia Julibrissin ».

     

    Nom qui honore le seigneur Albizzi en soulignant l'importance d'une région située en Iran, le « Julibrissin ».

     

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     Ravissants pompons, séduisantes houppettes...

     

    L'albizia est très aimé pour sa croissance rapide, son ombrage généreux, son port élégant en forme de parasol et ses fleurs aux étamines d'un rose clair ou tirant vers le fuchsia et le violet que les abeilles butinent avec bonheur.

     

    Son feuillage finement découpé rappelle les feuilles des fougères et le feuillage du mimosa d'hiver qui est appelé « acacia dealbata » en latin.

     

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    Les fruits de l'albizia sont des gousses plates remplies d'une profusion de graines robustes qui témoignent d'un important pouvoir de fécondité. Quant à son bois de couleur jaune, très utilisé en ébénisterie, il est considéré comme une essence luxueuse à l'instar de l'ébène et il servit, au fil du temps, à encadrer des tableaux de maîtres. On peut en contempler dans les plus grands musées.

     

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    Considéré principalement comme une essence d'ornement, l'albizia possède pourtant des vertus médicinales. Avec son écorce, les herboristes préparent une infusion aux propriétés vermifuges et anti-inflammatoires et des cataplasmes contre les douleurs articulaires et les ecchymoses.

     

    Les fleurs de l'albizia sont fragiles mais l'arbre possède d'importantes capacités d'adaptation aux conditions climatiques difficiles : grand vent, orage, pluie... Les feuilles se replient, à l'instar des frondes de fougères à la tombée de la nuit, ce qui permet à l'arbre de préserver de l'humidité nécessaire à son énergie vitale.

     

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     Albizias sous une pluie de juillet...

     

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     … et sous le soleil d'août...

     

    En vous souhaitant une belle continuation du « mois du lion », je souffle vers vous des bisous poudrés de couleurs douces. A très bientôt !

    Plume

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