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    Image trouvée sur la toile...

     

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    Je vous souhaite un très bel été 2019 !

    Que l'or solaire vous enveloppe de sa belle énergie et que l'amour, l'amitié, la créativité, le bonheur, la santé soient au rendez-vous !

     

    Je me mets en pause pour quelques semaines mais je n'oublierai pas de penser à vous...

     

    Au plaisir de vous retrouver, pour de nouvelles saisons d'échange et de partage...

     

    Avec des fleurs d’été et une farandole de gros bisous !

     

    Cendrine

     

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    Pavot Somnifère/Papaver Somniferum

     

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    Pommier d’Amour/Solanum pseudocapsicum

     

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    Lavande officinale/Lavandula Angustifolia

     

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    Anoda cristata, petite fleur estivale de la famille des Malvacées, connue chez les Mayas...

     

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    Grande Aunée/Inula Helenium

     

    https://www.altheaprovence.com/blog/launee-elle-a-tout-dune-grande/

     

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    Partenelle Grande Camomille/Tanacetum Parthenium

     

    https://www.altheaprovence.com/blog/partenelle-grande-camomille-tanacetum-parthenium/

     

    https://www.altheaprovence.com/blog/migraines-solutions-naturelles/

     

    Les articles de l’herbaliste (autre nom de l’herboriste) Christophe Bernard sur le blog Althea Provence sont excellents. Pour les personnes intéressées...

     

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    Étourneau Sansonnet à bec noir

     

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    Clématite des Haies ou Clématite Vigne blanche/Clematis Vitalba, Renonculacées...

     

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    Minuscules étoiles nacrées, un plumetis d’été…

     

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    A bientôt !

    Plume

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    Quelques roses pour vous, chers aminautes !

     

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    Épargnées par le soleil vampirique et la pollution de la ville... Tout autour, les fleurs étaient complètement desséchées.

     

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    Et une autre photo...

     

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    Un petit coin d'ombre

    Dans l'atmosphère noyée de chaleur

    Pour rêver à fleur d'eau...

     

    Si vous désirez voir ma publication pour le Tableau du Samedi de Lady Marianne, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

     

    William Bouguereau, La Vague, 1896.

     

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    Une Vague sensuelle et rafraîchissante...

     

    Prenez bien soin de vous, je pense fort à vous, gros bisous et merci de votre fidélité !

    Plume

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    Hans Zatzka (1859-1945), peintre académique autrichien. Rencontre avec les fées...

     

    Joyeux Temps du Solstice d'Été ! Voici le Jour le plus long de l'année... Le Soleil vibre de tous ses feux. Le Petit Peuple se rassemble et nous invite à nous laisser happer vers les mystères de l'Entre-Deux...

     

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    © Charlotte Bird, Midsummer Eve (Eve pour Evening : La soirée de Midsummer...)

     

    A Midsummer (Solstice d'Été) et à d'autres périodes de l'année, les fées tissent des moments de pure magie, des sortilèges colorés que rythment rondes et caroles sur les chemins du Sidh/Sidhe...

     

    Autour des arbres dotés de formes chimériques, dans les clairières nimbées de lune où poussent fleurs sauvages et champignons, sur le bord des étangs et des sources sacrées..., les danses auxquelles elles se livrent leur permettent de se nourrir d'énergie aérienne et tellurique.

     

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    © Asako Eguchi, Danse féerique sur un champignon.

     

    De manière très poétique, le paysage accueille des traces de leur passage. Ainsi certains lieux sont-ils réputés pour l'étrange esthétisme des pas laissés sur la terre, à proximité de bois anciens, de ruisseaux et de chaos rocheux.

     

    Les Cercles de Fées scintillent sur l'herbe tendre quand les « Fines Dames » y tournoient au rythme d'une musicalité ardente. On y contemple des Champignons à Chapeaux...

     

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    © Asako Eguchi, Champignons et Petit Peuple

     

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    Cercle de fée, anneau ou rond de sorcière par © Liga Marta sur DeviantArt.

     

    Des récits rapportent que « Celui qui danse avec les fées, Voit sa dernière heure arrivée. » Les fées font danser les humains jusqu'à l'épuisement ou bien les humains vieillissent trop vite car une danse de cinq minutes pour les fées équivaut à une période « humaine » de dix années !

     

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    © Kinuko Y Craft, Golden Dancers.

     

    Dans d'autres histoires, ceux qui dansent avec les fées n'en sont pas affectés et après cet incroyable moment ressenti, ils sont récompensés. Certains de leurs vœux sont exaucés.

     

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    Johan August Malmström (1829-1901), La Danse des Fées (Älvalek), 1866.

     

    Dans cette œuvre fascinante, les fées émanent d'une dimension cachée. Les lieux de « puissante nature » sont leurs territoires : collines, lacs, mares, étangs, tertres, enchevêtrements de racines moussues...

    Elles sont les gardiennes du Old Path, le Vieux Chemin qui traverse les terres anciennes où sont tissées les Ley Lines, lignes d'opale telluriques qui relient, via une secrète géomancie, les lieux sacrés du Paganisme.

     

    Dans l’œuvre d'August Malmström, le spectateur devient le témoin d'un instant brodé de pure fantasmagorie...

     

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    Sous la ligne d'horizon, une nuée nacrée emplit l'atmosphère. Les fées papillonnent avec frénésie et ce ballet vaporeux enivre le regard. Semblant jaillir de l'eau, elles donnent vie à une sarabande voluptueuse. Le mouvement, dans cette composition, est remarquablement rendu par l'artiste. Le déplacement féerique s'élabore avant que le soleil ne découvre sa puissance ou bien avant qu'il ne plonge dans l'eau... C'est le charme de l’œuvre, imprégnée de tant de mystère... Á quel moment de la journée sommes-nous ? Le peintre s'amuse avec les notions d'espace et de de temps tout comme les fées virevoltent au-dessus de l'eau.

     

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    Peintre et illustrateur suédois, August Malmström (14 octobre 1829-18 octobre 1901) fut professeur à l'Académie Royale des Arts de Suède de 1867 à 1894. Très apprécié par ses pairs et ses élèves, il dirigea la vénérable institution de 1887 à 1893.

     

    Représentant du courant dit « gothique suédois » ou « gothiciste », il puisa son inspiration dans les thèmes littéraires de son pays et dans la mythologie nordique. Outre les représentants du Petit Peuple, il aima peindre des scènes d'enfance et fut un illustrateur accompli pour des livres de contes et différents journaux.

     

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    © Judy Mastrangelo, Défilé de Fairies

     

    Pour voir le Petit Peuple, de vieux grimoires nous invitent à regarder à travers une pierre trouée, ramassée au bord de l'eau lors de la nouvelle lune ou à la pleine lune.

     

    On peut aussi trouver un cercle naturel de champignons, au coucher du soleil ou baigné par les rayons nacrés de la pleine lune.

     

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    Mais pour ne pas altérer les liens qui pourraient se tisser avec les esprits de la nature, il ne faut pas porter sur soi de fer ou de sifflet.

     

    Les fées adorent danser autour des plus vieux chênes, des pommiers, des hêtres, des sureaux, des aulnes... Elles aiment la douce odeur sucrée des feuilles de tilleul, la blancheur élégante des fleurs d'aubépine, l'énergie protectrice des noisetiers et des hamamélis... et pas seulement. Elles veillent sur toute la Nature !

     

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    Nils Blommér (1816-1853), peintre suédois issu du mouvement Romantique. Ängsälvor, The Fairies of Meadow, Les Fées de la Prairie, 1850.

     

    Le parfum des roses les attire irrépressiblement.

     

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    D'anciens grimoires livrent une recette d'eau de rose permettant de communiquer avec le monde des fées...

     

    Cette eau de rose, considérée comme « sacrée », est obtenue en faisant macérer, d'une pleine lune à une autre, « 21 mesures de pétales de rose dans une bouilloire en cuivre, avec son couvercle. » On peut y ajouter de la vanille sous forme de gousse ou d'extrait naturel. L'eau de rose est ensuite versée dans un flacon en verre au fond duquel on place un cristal de quartz rose, associé à l'amour, à la chance, au bonheur, à la créativité, à la prospérité...

     

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    Au sujet des fées, Lewis Carroll, le célébrissime auteur d'Alice aux pays des merveilles a écrit :

     

    « Quel est le meilleur moment pour voir les fées ? Je crois que je peux répondre à cela… La première règle : ce doit être une journée très chaude, nous pouvons considérer cela comme une chose établie ; et vous devrez être un peu endormi, mais pas trop de façon à garder vos yeux et votre esprit ouverts. Bien, et vous devrez vous sentir un peu, ce qu’on peut appeler « enchanté », les Écossais nomment cela « eerie », et peut-être est-ce un plus joli terme ; si vous ne savez pas ce que cela signifie, je crains de ne pouvoir l’expliquer que difficilement ; vous devrez attendre jusqu’au moment où vous verrez une Fée, et alors vous saurez… Et la dernière règle : les criquets ne doivent pas chanter. Je ne peux pas m’arrêter là-dessus pour vous l’expliquer ; vous devez me croire sur parole pour le moment. Donc, si toutes les circonstances sont réunies, vous aurez une bonne chance de voir une fée, ou tout au moins une bien meilleure chance que si elles ne l’étaient pas… »

     

    Et si l'on parvient à voir une fée... Il paraît qu'il vaut mieux éviter de cligner des paupières car seul un regard fixe a la capacité de « fixer » la présence de la fée. Autrement, elle disparaît illico dans une nuée de poussière dorée ou argentée...

     

    Je vous souhaite un très bel été et une excellente fête de la Musique !

     

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    © Viktoria Gavrilenko (Viccolatte) sur Deviantart.com

     

    Prenez bien soin de vous les Ami(e)s avec les orages violents et la canicule qui approche à grands pas... Bon courage à toutes les personnes malades qui souffrent particulièrement de la chaleur. Je vous avoue que j'appréhende les températures très élevées de la semaine prochaine et que je croise les doigts autant que possible pour ne pas déclencher de crise d'épilepsie... Allez, on y croit !

     

    Gros bisous !

    Plume

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    Retour en un lieu que j'aime tout particulièrement... Je vous l'avais montré il y a des années et j'avais très envie de partager avec vous des photos faites en 2019. J'ai pris grand plaisir à observer, dans un univers fleuri, un élégant héron, des poules d'eau et d'adorables petits canards... Je vous les montrerai au fil de mes billets.

     

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    Vous verrez dans ma prochaine publication de nombreuses photos du Héron qui déambule ici... En attendant...

     

    Pour se remémorer ce que sont les exèdres

     

    De part et d'autre de la Grande Allée des Tuileries, axe majeur du jardin, deux bassins s'étendent sous les arbres, dans une atmosphère apaisante et romantique. Couronnés par un banc semi-circulaire appelé exèdre, ils sont parés de sculptures et bordés par une végétation luxuriante.

     

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    Exèdre Sud, notre propos... Nous verrons l'Exèdre Nord plus tard, dans un billet qui lui sera entièrement consacré.

     

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    Bassins et exèdres furent réalisés après la Révolution, quand le jardin devint « bien national ». La Convention décida la restauration des parties dégradées et la mise en œuvre d'un programme d'embellissements.

     

    Dans ce contexte, le projet de restructuration du domaine des Tuileries fut confié, en 1794, au peintre Jacques Louis David (1748-1825), également député et grand ordonnateur des fêtes de la Révolution.

     

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    Autoportrait de l'artiste, 1794.

     

    Assisté par son beau-frère, l'architecte Auguste Cheval de Saint-Hubert, Louis David devait élaborer un ensemble monumental composé de galeries, de propylées, d'une palestre et des deux exèdres mais le projet fut désavoué après la chute de Robespierre.

     

    Demeurent les fameuses exèdres, insérées dans la végétation et décorées de statues qui proviennent du Château de Marly, dans les Yvelines. Aujourd'hui, ce sont des moulages que nous contemplons, les originaux étant conservés au Musée du Louvre.

     

    Une exèdre est un édicule de pierre semi-circulaire ou rectangulaire qui dessine un banc, parfois décoré de niches et de statues. Dans la Grèce antique, cette structure architecturale était un élément privilégié des lieux publics, des sanctuaires, des agorae et des voies sacrées.

     

    L'exèdre est associée à la conversation et à la philosophie. Espace de réunion où se réunissaient autrefois les poètes et les philosophes, elle offrait des banquettes de pierre décorées de dauphins, de rinceaux et de grandes feuilles d'acanthe. Parfois, on y représentait les donateurs qui les avaient fait ériger.

     

    Dans la Rome triomphale, elle s'inséra, agrémentée de niches et de statues, dans les façades des monuments publics.

     

    Les exèdres des Tuileries sont l'émanation d'une volonté patriotique se référant aux grandeurs des siècles antiques.

     

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    Au bord des bassins qui semblent endormis, se dévoilent des sphinges, les femelles des sphinx, créatures fabuleuses au corps mi-léonin mi-humain. Ces êtres mystérieux sont les gardiens des métamorphoses et des secrets...

     

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    La séduisante Vénus Callipyge de François Barois (1656-1726) règne sur l'Exèdre Sud.

     

    On peut admirer au Louvre le marbre originel des années 1683-1686.

     

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    Vénus Callipyge soulève son péplos et contemple ses courbes avenantes par dessus son épaule. La belle a été restaurée, j'ai pris grand plaisir à la photographier.

     

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    Le péplos est une tunique féminine antique de style dorien, conçue à partir du péplos en or brodé par les femmes d'Athènes pour honorer la déesse Athéna lors de ses fêtes tutélaires : les Panathénées.

     

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    Les mots kallos: « beauté » et pygos: « fesse » sont à l'origine du terme « Callipyge » et le mot « kalligloutos » se traduit par « aux jolies fesses ».

     

    D'après l'érudit grec Athénée (IIe-IIIe siècle après J.-C.), il existait un temple dédié à Aphrodite des belles fesses, à Syracuse, en Sicile.

     

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    Vénus Callipyge au Parc de Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, « délicieuse demeure » de Monsieur, frère de Louis XIV. Une séduisante copie de la Vénus Callipyge du musée archéologique national de Naples.

     

     

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    Les deux filles d'un fermier demandèrent à un jeune homme qui passait de désigner celle qui avait le plus joli postérieur. Après une observation « assidue », il choisit l'aînée et s'éprit de sa beauté. Il retrouva ensuite son jeune frère à la ville et l'encouragea à aller contempler les charmes de la campagne. Le cadet suivit son conseil et fut séduit par la plus jeune sœur. Malgré les réticences de leur père, riche et âgé, les garçons épousèrent leurs sensuelles dulcinées. Elles fondèrent alors, en guise de remerciement, un temple dédié à la déesse aux jolies fesses.

     

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    D'après le théoricien chrétien Clément d’Alexandrie (vers 150 après J.-C.-vers 220), un culte érotique était dédié à la déesse aux courbes avenantes. Elle traversa les époques et inspira, au XVIIe siècle, un conte en vers au fabuliste Jean de La Fontaine (1621-1695).

     

    Les Contes sont aux adultes ce que les Fables sont aux enfants.

     

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    Les Contes et Nouvelles en vers furent écrits entre 1660 et 1693. Bien que frappés par la censure officielle, ils connurent un succès immense et s'imposèrent comme une œuvre majeure de la culture galante. Les amateurs de littérature libertine apprécieront ces truculentes saynètes et les charmantes illustrations de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806).

     

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    Aux Tuileries, les rotondités de la Vénus des Tuileries ont été voilées par le sculpteur Jean Thierry (1669-1739) afin de ne pas choquer les promeneurs!

     

    Conte tiré d'Athénée

     

    « Du temps des Grecs, deux sœurs disaient avoir

    Aussi beau cul que fille de leur sorte;

    La question ne fut que de savoir

    Quelle des deux dessus l’autre l’emporte:

    Pour en juger un expert étant pris,

    À la moins jeune il accorde le prix,

    Puis l’épousant, lui fait don de son âme;

    À son exemple, un sien frère est épris

    De la cadette, et la prend pour sa femme;

    Tant fut entre eux, à la fin, procédé,

    Que par les sœurs un temple fut fondé,

    Dessous le nom de Vénus belle-fesse;

    Je ne sais pas à quelle intention;

    Mais c’eût été le temple de la Grèce

    Pour qui j’eusse eu plus de dévotion. »

     

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    Quelques siècles plus tard, la Vénus Callipyge refleurit sous la plume de notre Georges Brassens (1921-1981) national.

     

    « Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant

    N'enlève à vos attraits ce volume étonnant

    Au temps où les faux culs sont la majorité

    Gloire à celui qui dit toute la vérité

     

    Votre dos perd son nom avec si bonne grâce

    Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison

    Que ne suis-je, madame, un poète de race

    Pour dire à sa louange un immortel blason

     

    En le voyant passer, j'en eus la chair de poule

    Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue

    Un culte véritable et, quand je perds aux boules

    En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous

     

    Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre

    Vous devez torturer les gens de votre entour

    Donner aux couturiers bien du fil à retordre

    Et vous devez crever votre dame d'atours

     

    C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse

    Car il ressemble au mien comme deux gouttes d'eau

    S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe

    « C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! »

     

    Ne faites aucun cas des jaloux qui professent

    Que vous avez placé votre orgueil un peu bas

    Que vous présumez trop, en somme de vos fesses

    Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas

     

    Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche

    La brise a fait voler votre robe et qu'on vit

    Écrite dans un cœur transpercé d'une flèche

    Cette expression triviale : « A Julot pour la vie »

     

    Laissez-les dire encor qu'à la cour d'Angleterre

    Faisant la révérence aux souverains anglois

    Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre

    La loi d'la pesanteur est dur', mais c'est la loi.

     

    Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples

    A l'assaut des chefs-d'œuvre ils veulent tous courir

    Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables:

    Voir votre académie, madame, et puis mourir.

     

    Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant

    N'enlève à vos attraits ce volume étonnant

    Au temps où les faux culs sont la majorité

    Gloire à celui qui dit toute la vérité. »

     

    Vénus Callipyge, Archive de l'INA, 17 décembre 1964, sur YouTube

     

    https://www.youtube.com/watch?v=vZM7WiW9WBo

     

     

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    A l'extrémité opposée du bassin, deux statues semblent prendre leur élan. Il s'agit de Daphné poursuivie par Apollon et d'Apollon poursuivant Daphné. Certains d'entre vous, chers aminautes s'en souviennent peut-être/sûrement, j'ai consacré un article à ces deux célèbres amants que vous pouvez retrouver en cliquant sur les liens qui s'affichent. Les statues des Tuileries sont aussi dans l'article en question.

     

    http://maplumefeedansparis.eklablog.com/apollon-et-daphne-a144629118

     

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    Le Petit Peuple de l'Exèdre est bien charmant...

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    Toutes mignonnes les poules d'eau à l'affût...

     

    http://www.oiseaux.net/oiseaux/gallinule.poule-d.eau.html

     

     

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    Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour la suite de cette promenade...

     

    Merci de votre fidélité chers Aminautes,

     

    Gros bisous !

     

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    © An Melis

    Plume

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    Savourons des plaisirs poétiques en souhaitant une Très Bonne Fête à nos Mamans... J'adresse de douces pensées à celles qui rayonnent ici et à nos chères disparues, toujours présentes dans l'écrin du cœur...

     

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    Les Roses

     

    « Le Printemps rayonnant, qui fait rire le jour

    En montrant son beau front, vermeil comme l’aurore,

    Naît, tressaille, fleurit, chante, et dans l’air sonore

    Éveille les divins murmures de l’amour.

     

    O Sylphes ingénus, vous voilà de retour!

    De mille joyaux d’or la forêt se décore,

    Et blanche, regardant les corolles éclore,

    Titania folâtre au milieu de sa cour,

     

    A travers l’éther pur dont elle fait sa proie,

    Tandis que la lumière, éclatante de joie,

    Frissonne dans la bleue immensité des cieux.

     

    Beauté qui nous ravis avec tes molles poses,

    Dis, n’est-ce pas qu’il est doux et délicieux

    De plonger follement ta bouche dans les roses? »

     

    Novembre 1888

     

    Théodore de Banville, Dans la fournaise, 1892

     

     

    Titania, dans le monde anglo-saxon, est la reine des fées et l'épouse d'Obéron, le roi du Petit Peuple. Ces deux-là s'aiment passionnément mais, dotés d'un caractère ombrageux et de grands pouvoirs magiques, ils se disputent souvent ! Ils se jouent des tours, se lancent des sortilèges puis se réconcilient, ce qui fait le bonheur des lutins et des fées.

     

    Ils sont issus du Songe d'une Nuit d'Été de William Shakespeare (1564-1616).

     

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    Surnommé par ses amis « le poète du bonheur », Théodore de Banville excella dans l'art d'explorer les ressources profondément variées de la poésie française.

     

    Éclectique dans l'âme, il écrivit une partition Romantique et Parnassienne, brodée de fièvre Symboliste et nous convie, dans chacune de ses œuvres, à un voyage en mots.

     

    Poète, dramaturge, chroniqueur et critique littéraire, passionné d'Esthétisme, orfèvre et sculpteur de vers, Théodore de Banville nourrit une amitié profonde avec Théophile Gautier (1811-1872), Charles Baudelaire (1821-1867) et Victor Hugo (1802-1885).

     

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    L'une de ses créations les plus célèbres, la revue collective « Le Parnasse Contemporain » fut une révélation pour Arthur Rimbaud (1854-1891).

     

    Tout jeune poète, Arthur Rimbaud envoya ses poèmes à Théodore de Banville qui l'encouragea à persévérer dans l'écriture et l'invita à habiter chez lui mais quelques temps plus tard, les relations se « compliquèrent » entre les deux hommes. Leurs visions artistiques entrèrent en « différence ».

     

    Outre le Parnasse Contemporain et ses nombreux recueils de poésie, Théodore publia un Petit Traité de Poésie Française, en 1872, et un roman intitulé Marcelle Rabe. Il fut aussi l'éditeur, avec Charles Asselineau (1820-1874), de la Troisième édition des Fleurs du Mal de Baudelaire.

     

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    Mouvement poétique incontournable de la deuxième moitié du XIXe siècle, Le Parnasse émane directement du Parnasse Contemporain, revue, recueil et symphonie littéraire publiée, entre 1866 et 1876, par le grand éditeur Alphonse Lemerre.

    Loin, très loin d'une vision esthétique « morale ou utile », Le Parnasse se fonde sur la beauté de « l'art pour l'art » comme le préconisait Théophile Gautier. Il exalte le travail du poète considéré comme un sculpteur de mots, un artisan d'une opiniâtreté dans faille, un ciseleur de mondes sur les reliefs imaginaires de la page blanche.

     

    Le Poète est perçu comme un Alchimiste de la Matière Poétique et Le Parnasse se veut un hommage à cette activité subtile, sous l'égide des Muses...

     

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    Le Parnasse, fresque réalisée par Raffaello Sanzio dit Raphaël (1483-1520) de 1509 à 1511. Il s'agit de la « Maison de la Poésie » et du « Séjour des Poètes ».

     

    Neuf Muses, filles de Mnémosyne, la Mémoire et de Zeus/Jupiter, le maître des Olympiens sont honorées comme des Déesses. Leurs voix mélodieuses résonnent dans les lieux élevés. Leur assemblée est présidée par le dieu Apollon. Les Grâces paraissent auprès d'elles ainsi que le dieu de l'Amour, des artistes, des sages et des philosophes.

     

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    Apollon et les Muses, 1826, par Heinrich Maria von Hess (1798–1863).

     

    Belles, jeunes, brillantes, sensuelles, gardiennes de la Connaissance, inspiratrices des Arts, les Muses (Mnémosynides) ne se laissent pas défier sans réagir avec intensité. Elles sont à l'origine de la transformation des Sirènes, esprits de l'air sous leur forme initiale, en demoiselles des eaux. Les Sirènes, femmes ailées, leurs disputèrent le premier prix de chant auprès des Olympiens. Les Muses, opiniâtres, gagnèrent et les Sirènes perdirent leur plumage et furent obligées de s'exiler sur une île lointaine, à proximité des terrifiants Charybde et Scylla.

    Quelques temps plus tard, neuf sœurs dotées de belles qualités artistiques, les Piérides, se mesurèrent aux Muses. Elles perdirent et se mirent en colère. En guise de punition pour avoir vilipendé les Muses, elles furent transformées en pies par les dieux. Condamnées à jacasser pour l'Éternité...

     

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    Les Muses, image Pinterest

     

    De nombreuses fontaines et sources leurs sont consacrées, à l'instar de l'Hippocrène, source née d'un coup de sabot du cheval ailé Pégase, coursier merveilleux associé à l'Inspiration Poétique.

     

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    Visite de Minerve aux Muses par Joos de Momper le Jeune (1564-1635). Pégase et la source/fontaine Hippocrène apparaissent à droite.

     

    Les Neuf Muses sont :

     

    Uranie « la savante » qui règne sur l’Astronomie et l’Astrologie.

     

    Calliope, la spécialiste de l’éloquence et de la poésie héroïque, mère du poète Orphée.

     

    Clio, suzeraine de l'Histoire, gardienne des grands événements et des mémoires ancestrales.

     

    Thalie, « la vive », qui préside à la comédie et apporte la joie.

     

    Melpomène, la reine de la tragédie, celle qui charme par ses vers héroïques.

     

    Erato, suzeraine de la poésie passionnée, muse des vers ardents et de l'élégie.

     

    Euterpe créatrice de la musique, reine des instruments à vents. Couronnée de fleurs, elle tient une flûte.

     

    Polymnie, fondatrice de la poésie lyrique et de l’harmonie.

     

    Terpsichore, maîtresse de la danse et de l'énergie flamboyante des mouvements.

     

    Dans l'Antiquité, on les invoquait au début et à la fin de chaque chanson et on leur offrait des libations à base d’eau fraîche, de lait parfumé à la rose et de miel.

     

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    Théodore de Banville a célébré l'énergie créatrice des Muses à travers ses recueils poétiques aux noms évocateurs :

     

    Améthystes, Dans la Fournaise, Le Sang de la Coupe, Les Cariatides, Les Exilés, Les Princesses, Odelettes, Odes Funambulesques, Rimes Dorées, Rondels, Sonnailles et Clochettes, Trente-Six Ballades Joyeuses...

     

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    La Muse

     

    « La Muse est un oiseau, disait un maître ancien.

    Auguste Vacquerie.

     

    Près du ruisseau, sous la feuillée,

    Menons la Muse émerveillée

    Chanter avec le doux roseau,

    Puisque la Muse est un oiseau.

     

    Puisque la Muse est un oiseau,

    Gardons que quelque damoiseau

    N’apprenne ses chansons nouvelles

    Pour aller les redire aux belles.

     

    Un méchant aux plus fortes ailes

    Tend mille pièges infidèles.

    Gardons-la bien de son réseau,

    Puisque la Muse est un oiseau.

     

    Puisque la Muse est un oiseau,

    Empêchons qu’un fatal ciseau

    Ne la poursuive et ne s’engage

    Dans les plumes de son corsage.

     

    Mère, veillez bien sur la cage

    Où la Muse rêve au bocage.

    Veillez en tournant le fuseau,

    Puisque la Muse est un oiseau. »

     

    Avril 1844.

     

    Théodore de Banville, Les Stalactites, 1846

     

    Auguste Vacquerie (1819-1895) était un poète, un dramaturge, un photographe et un grand journaliste.

     

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    Les Muses au tombeau

     

    « Près de la pierre close

    Sous laquelle repose

    Théophile Gautier,

    (Non tout entier,

     

    Car par son œuvre altière

    Ce dompteur de matière

    Est comme auparavant

    Toujours vivant,)

     

    Regardant cette tombe

    De leurs yeux de colombe,

    Les Muses vont pleurant

    Et soupirant.

     

    Toutes se plaignent : celle

    Dont l'œil sombre étincelle

    Et qui réveille encor

    Le clairon d'or,

     

    Celle que le délire

    Effréné de la Lyre

    Offre aux jeux arrogants

    Des ouragans,

     

    Celle qui rend docile

    Un mètre de Sicile

    Et tire du roseau

    Des chants d'oiseau,

     

    Celle qui, dans son rêve

    Farouche, porte un glaive

    Frissonnant sur son flanc

    Taché de sang,

     

    Et celle qui se joue

    Et pour orner sa joue

    Prend aux coteaux voisins

    Les noirs raisins,

     

    Et la plus intrépide,

    La Nymphe au pied rapide,

    Celle qui, sur les monts

    Où nous l'aimons,

     

    Par sa grâce savante,

    Fait voir, chanson vivante,

    Les rythmes clairs dansants

    Et bondissants.

     

    Oui, toutes se lamentent

    Et pieusement chantent

    Dans l'ombre où leur ami

    S'est endormi.

     

    Car il n'en est pas une

    Qui n'ait eu la fortune

    D'obtenir à son tour

    Son fier amour ;

     

    Pas une qu'en sa vie

    Il n'ait prise et ravie

    Par un chant immortel

    Empli de ciel !

     

    Ses pas foulaient ta cime,

    Mont neigeux et sublime

    Où nul Dieu sans effroi

    Ne passe ; et toi,

     

    Fontaine violette,

    Il a vu, ce poète,

    Errer dans tes ravins

    Les chœurs divins !

     

    Et toi, monstre qui passes

    A travers les espaces,

    Usant ton sabot sur

    Les cieux d'azur,

     

    Cheval aux ailes blanches

    Comme les avalanches,

    Tu prenais ton vol, l'œil

    Ivre d'orgueil,

     

    Quand sa main blanche et nue

    T'empoignait sous la nue,

    Ainsi que tu le veux,

    Par les cheveux !

     

    Mais, ô Déesses pures,

    Ornez vos chevelures

    De couronnes de fleurs,

    Séchez vos pleurs !

     

    Car le divin poète

    Que votre voix regrette

    Va sortir du tombeau

    Joyeux et beau.

     

    Les Odes qu'il fit naître

    Lui redonneront l'être

    A leur tour, et feront

    Croître à son front

     

    Victorieux de l'ombre,

    L'illustre laurier sombre

    Que rien ne peut faner

    Ni profaner.

     

    Toujours, parmi les hommes,

    Sur la terre où nous sommes

    Il restera vivant,

    Maître savant

     

    De l'Ode cadencée,

    Et sa noble pensée

    Que notre âge adora,

    Joyeuse, aura

     

    Pour voler sur les lèvres

    Que brûleront les fièvres

    De notre humanité

    L'éternité ! »

     

    Théodore de Banville

     

    Recueil : Odelettes (1856).

     

     

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    Églé

     

    « Sous le lourd fleuve d’or qui va le caressant,

    Avec ses sombres yeux et sa bouche de rose,

    Le visage d’Églé, fait pour l’apothéose,

    Apparaît, comme au ciel un astre éblouissant.

     

    Dans sa prunelle en feu rit le désir naissant,

    Et du col au talon qui sur le sol se pose,

    Sur le torse, où le lys a mis sa neige éclose,

    La ligne glorieuse et tranquille descend.

     

    Toute troublée encor par le songe nocturne,

    Églé lève ses bras comme des anses d’urne,

    Et prend ses grands cheveux, mêlés par le sommeil.

     

    Un frissonnant rayon de lumière glisse entre

    Ses jeunes seins, baisant leur bout rose et vermeil,

    Et met dans la clarté la blancheur de son ventre. »

     

    Villa de Banville, 29 octobre 1884

     

    Théodore de Banville, Dans la fournaise.

     

    Dans la mythologie grecque, Églé ou Aeglé, est « la Brillante » et « l'éclat du feu ». Elle est l'une des trois Hespérides, filles du titan Hespérus, le frère d'Atlas qui porte le fardeau du monde. Elle a pour sœurs Érythie, « la Rouge » et Hesperaréthousa, « l'Aréthuse du Couchant ».

     

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    Théodore de Banville appartient à mon groupe de poètes préférés avec Charles Baudelaire, Théophile Gautier, Paul Éluard, Saint-John Perse, Louis Aragon, Albert Samain, Anna de Noailles, Aimé Césaire...

     

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    Je vous adresse mes meilleures pensées, chers aminautes et je réitère mes vœux de bonne fête pour les mamans... A très bientôt !

    Plume

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