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    Ils se gorgent de soleil, au fil de l'été, les orangers des Tuileries... et leur beauté évoque les splendeurs verdoyantes des parcs et des jardins de nos plus grands châteaux.

     

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    Ils forment une allée parfumée qui se déploie vers l'Orangerie, bâtiment tout en longueur, remarquable d'élégance et de sobriété, qui se dresse face à la Place de la Concorde, à l'extrémité occidentale de la Terrasse du Bord de l'Eau.

     

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    La Terrasse du Bord de l'Eau domine, d'un côté, la Seine et ses quais ombragés et, de l'autre, une série de parterres.

     

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    Côté « Bord de l'Eau », vous apercevez les oriflammes bleus de Paris Plages où nous irons nous promener dans quelques jours.

     

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     La Tour Eiffel se cache derrière les arbres...

     


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    Je vous avais montré l'Orangerie en 2012. C'est fou comme le temps file... Six ans déjà ! Je prends plaisir à publier de nouvelles photos.

     

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    A la Belle-Époque, l'Allée des Orangers formait une promenade particulièrement prisée. Bordée de grands marronniers, elle constituait une galerie d'exposition à ciel ouvert pour les Parisiennes qui y déployaient leurs accessoires de mode. Les jeunes gens s'y donnaient rendez-vous sous les frondaisons parfumées. Ils venaient y « sourire à des amours écloses l'hiver; sous les lustres, et maintenant épanouies au sein de la verdure, sous les brises embaumées du Printemps. » Edmond Texier: Tableau de Paris, 1852-1853.

     

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    Aujourd'hui, les délicats orangers qui s'y épanouissent sont des réminiscences de ceux qui ont peuplé, pendant des siècles, l'allée centrale du jardin.

     

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    L'Orangerie fut érigée à partir de 1853, sur les plans de Firmin Bourgeois, pour accueillir les orangers des Tuileries, entreposés jusque là dans une galerie du Louvre. Ludovico Visconti (1791-1853), architecte de l'empereur Napoléon III, termina la construction de ce grand vaisseau de pierre.

     

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     Partie tournée vers la Place de la Concorde.

     

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     Partie regardant vers le jardin des Tuileries.

     

    Les lignes classiques du bâtiment s'harmonisent avec celles des grands Hôtels de la Place de la Concorde (l'Hôtel de Crillon et l'Hôtel de la Marine).

     

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     Vue datant de septembre 2017 Les orangers n'étaient pas encore rentrés.

     

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    Une orangerie est traditionnellement un bâtiment clos, doté de vastes fenêtres tournées vers le Sud. Il y règne une température agréable et bien régulée. Les agrumes en bacs ou en pots et les végétaux fragiles, comme les palmiers, y sont protégés contre le gel.

     

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    Les grandes fenêtres que j'évoquais et...

     

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    ...deux statues d'Auguste Rodin (1840-1917), en l'occurrence Méditation ou La Voix Intérieure et L'Ombre ou Adam (au premier plan) que je présenterai dans un article à part, avec Ève et bien sûr, le célèbre Baiser...

     

    Pour le moment, ne nous éloignons pas de notre sujet : orangers et Orangerie...

     

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    La mode des orangeries date de la Renaissance et vient d'Italie. Les orangers étaient gardés, à l'abri des intempéries, dans des « limonaiae ».

     

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    La statue que l'on aperçoit au fond de l'image est la Reclining Figure d'Henry Moore (1898-1986), une œuvre mystérieuse datant de 1951 et qui a des rapports avec l'art maya. J'ai aussi un article en préparation à son sujet mais... revenons à l'Orangerie... sourires ! (Je résiste à mon penchant pour la digression, vous voyez... wink2)

     

    Pendant la IIIe République, l'Orangerie des Tuileries fut transformée en salle de concert et en lieu d'exposition pour du matériel industriel et horticole, des objets artisanaux et des chiens de race. Elle accueillit, pendant la Première Guerre Mondiale, des soldats mobilisés et servit de dépôt d'armement.

     

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    Elle fut attribuée, en 1921, à l'administration des Beaux-Arts et destinée, comme son pendant, le Jeu de Paume, à devenir une annexe du Musée du Luxembourg. Mais Georges Clémenceau (1841-1929) proposa à Claude Monet (1840-1926) d'y installer Les Nymphéas et, le 17 mai 1927, le Musée de l'Orangerie ouvrit ses portes.

     

     

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    A l'est et à l'ouest, les portes monumentales sont surmontées de frontons qui décrivent des sujets agricoles, sculptés par Gallois-Poignant, un des artistes du Louvre de Napoléon III (1808-1873).

     

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    Lions, cornes d'abondance, gerbes de blé, feuilles d'acanthe, faucilles, faux et divers instruments...

     

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    Ce lieu magnifique n'abrite plus aujourd'hui les orangers que nous contemplons dans le jardin. Ceux-ci passent l'hiver dans l'Orangerie de Meudon. Ils s'épanouissent aux Tuileries pendant les beaux jours.

     

     

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    Outre une promenade aromatique dans ce jardin que j'aime tant, je ne saurais trop vous conseiller, si vous en avez la possibilité, de visiter le musée de l'Orangerie et sa sélection raffinée de peintures impressionnistes et post-impressionnistes. Deux immenses salles ovales forment un écrin privilégié pour les célèbres Nymphéas.

     

    J'en avais parlé en Juin 2012...

     

    Les Trésors de l'Orangerie Chapitre Deux

     

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    Avec de belles pensées ensoleillées, merci de votre fidélité et gros bisous...

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    Vue sur le pavillon de Flore et les statues du Grand Carré...

     

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    Mais que regarde l'enfant au poisson du groupe sculpté La Loire et le Loiret, de Corneille Van Cleve (1645-1732) ?

     

    Le ciel d'été où s'imprègnent des couleurs intenses et poétiques et de grands arbres gorgés d'une précieuse énergie verte...

     

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    Ce bleu et ce vert m'ont fascinée...

     

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    Les effets de « matière » aussi...

     

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    Petit clin d’œil à mon ami le platane dont j'ai montré les charmes sur La Chimère écarlate dans l'article Un Platane Vénérable aux Tuileries.

     

    Voici d'autres photos de ce magnifique géant !

     

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    Les branches serpents et l'esthétique de la « mue » que j'aime tant !

     

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    Je déambule, en pleine rêverie. Il fait très chaud. Les visiteurs avancent lentement et à certains endroits, le bleu du ciel est en métamorphose. Le jardin est un terrain de jeu pour les pensées qui papillonnent.

     

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     Vers l'obélisque de la Concorde, majestueuse aiguille au pyramidion doré, par exemple...

     

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    Pomone la belle, déesse des fruits, regarde également le ciel et veille sur la géographie des lieux. J'ai aimé la photographier de dos. Je prépare un article sur elle et son parèdre Vertumne, dieu des vergers, pour la rentrée. J'ai gardé pour cette occasion les vues de son ravissant visage.

     

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    Une respiration d'ombre et de lumière envahit le jardin. J'aime plonger dans cet entre-deux...

     

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    Petite variante entre les deux photos, l’œil... Mystérieuse perle d'obsidienne, d'onyx ou de jais...

     

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    Un peu partout, le vert est souverain ! Telle une abeille, je butine...

     

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    et je fais une jolie rencontre...

     

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    Scénographie de ciel où fondent les nuages, cette poésie de l'instant m'enveloppe...

     

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    J'aime aussi beaucoup les lampadaires du jardin. Certains datent de la Belle-Époque, d'autres ont été conçus pour ressembler à des modèles anciens.

     

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    La chaleur s'amplifie, je finis par trouver de l'eau jaillissante...

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    Cette vasque de marbre se situe au centre d'un bassin rond qui borde le Grand Carré, un espace rempli de statues que je vous montrerai dans de prochains articles. Avant cela, je vous donne rendez-vous, dans quelques jours, pour une promenade aromatique dans une autre partie du jardin...

     

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    Avec mes pensées d'amitié, merci de votre fidélité !

    Plume

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    Albert Lynch (1851-1912), Un moment de sérénité.

    Ce portraitiste émérite reçut la médaille d'or de la Peinture lors de l'Exposition Universelle de Paris, en 1900.

     

    Chers aminautes, plusieurs d'entre vous sont partis se reposer, retrouver des personnes aimées, profiter des charmes de l'été. Je vous souhaite de délicieux moments, de la douceur de vivre et pour celles et ceux qui ne sont pas en vacances, j'espère aussi un agréable été...

     

    Lire et rêver dans un jardin ou sur le sable, un lieu serein et confortable... Se ressourcer, prendre le temps, laisser venir à soi les savoureux petits bonheurs... N'est-ce-pas là un beau programme ?

     

    Je continuerai à publier, à un rythme buissonnier, au gré de l'été... En attendant, je vous invite à lire ou à relire un article écrit l'été dernier :

     

    Rêveries artistiques en bord de mer

     

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    John William Godward (1861-1922), peintre anglais néoclassique et d'inspiration préraphaélite. Nérissa, 1906.

     

    Je vous invite aussi à « déguster » des « Mots de Fées » sur mon deuxième blog : La Chimère écarlate... D'ailleurs, merci à ceux qui m'ont déjà laissé un gentil petit mot.

     

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    Féerie par Bente Schlick, illustrateur allemand né en 1986

     

    Pour les aminautes que je ne « reverrai » qu'à la rentrée, de gros bisous d'amitié et pour les autres aussi !

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    Fée et petits animaux, par Judy Mastrangelo...

    Plume

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    Et si nous nous donnions rendez-vous dans une charmante impasse ombragée, située au cœur du Marais, où l'on chemine à des années lumière de l'agitation des grandes voies parisiennes ?

     

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    Abordons cette rue pleine de fleurs (les rhododendrons y éclatent de beauté !) qui doit son nom à un trésor véritable, exhumé en 1882 quand fut démoli l'Hôtel d'Effiat, joyau architectural du XVIIe siècle, remplacé, au nom de la sacro-sainte spéculation immobilière (!), par une série d'immeubles de rapport.

     

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    Dans les décombres de l'hôtel, on découvrit un vase de cuivre qui renfermait un trésor composé de monnaies d'or, des francs à cheval du roi Jean II le Bon (1319-1364) et des francs à pied de Charles V (1338-1380), le tout atteignant une somme de 7882 livres.

     

    La rue qui fut alors percée à l'emplacement de l'hôtel, entre les rues Vieille-du-Temple et des Écouffes (les noms Écouffes ou Escouffes désignaient autrefois les Prêteurs sur Gages), fut appelée rue du Trésor.

     

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    Au XVIe siècle, se dressait à cet emplacement un imposant manoir, bâti sur les vestiges d'un fief médiéval, le fief d'Autonne. Le manoir Renaissance et ses dépendances étaient la propriété de la puissante famille de Marle qui compta parmi ses membres des hauts dignitaires du royaume (en l'occurrence un Conseiller du Roi, un avocat au Parlement Royal, un Prévôt des Marchands et un magistrat du Tribunal Royal).

     

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    Vous apprécierez le décor d'abondance en métal ouvragé de la jolie porte, de style « Monarchie de Juillet » (1830-1848).

     

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    Au début du XVIIe siècle, l'ensemble fut acquis par le Maréchal Jacques Vignier d'Effiat, père de Cinq-Mars, célèbre favori du roi Louis XIII et Surintendant de la Maison et des Finances du Prince de Condé.

     

    Après la mort du Maréchal, sa veuve, Marie de Fourcy, sollicita le célèbre architecte Clément Métezeau (1581-1652) pour agrandir la demeure et l'agrémenter d'une élégante façade.

     

    L'hôtel fut cédé, en 1696, par les descendants de Marie de Fourcy à Claude Le Peletier (1631-1711) Prévôt des Marchands qui devint Contrôleur Général des Finances à la mort de Jean-Baptiste Colbert (1619-1683). Des aménagements furent entrepris (agrandissement du corps de logis et du jardin qui était à l'époque l'un des plus beaux du Marais et dont il ne reste rien...).

     

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    Après la Révolution, l'hôtel fut mis en location et en 1800, des négociants venus de l'Aisne, les Mareuse, en firent l'acquisition.

     

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    Au fil des années, le bâtiment fut géré par une bourgeoisie nouvelle, implantée dans les hôtels particuliers du Marais, et investi par des boutiques de négoce et d'artisanat. Il accueillit notamment le domicile d'Auguste Mariage, fondateur d'une célèbre maison de thé, véritable institution parisienne.

     

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    Exemples de belles vitrines...

     

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    Puis l'hôtel d'Effiat devint la propriété de la Compagnie Foncière de France et d'Algérie qui décida de le faire raser pour que soient érigés, à partir de 1882, sous la direction de l'architecte et maître d’œuvre Paul Fouquiau, huit petits immeubles de rapport.

     

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    A l'extrémité de la rue, on installa une fontaine dominée par le moulage du relief qui décorait jadis l'une des façades de l'hôtel d'Effiat mais le moulage n'est plus visible et la fontaine n'est plus en eau.

     

    Le relief se situait là où l'on aperçoit une petite fenêtre qui a été percée illégalement (!) et rebouchée depuis la précédente photo...

     

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    Le relief original, en pierre, intitulé « Allégorie du Commerce ou du Bon Gouvernement » fut offert au Département des Sculptures du Musée du Louvre par Paul Fouquiau, en 1882.

     

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    Relief original © Musée du Louvre/P. Philibert

     

    C'est donc une partie conséquente de l'histoire du Marais et de l'art de vivre au XVIIe siècle qui a disparu mais le souvenir de l'hôtel d'Effiat, indissociable de cette façade fontaine lovée dans les fleurs continue de hanter les lieux.

     

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    Et grâce à des photographes du vieux Paris, nous avons la possibilité de contempler des documents précieux où s'inscrivent des lambeaux de ce qui fut l'une des plus remarquables demeures aristocratiques de la capitale.

     

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    Souvenirs de l'hôtel d'Effiat, par Henri Chapelle (1850-1925), auteur d'un magnifique recueil de dessins à la plume recherché par les collectionneurs.

     

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    Hôtel d'Effiat en démolition, photographie attribuée à Henri Godefroy (1837-1913), l'un des photographes témoins les plus assidus des transformations de Paris, avec Charles Marville (1813-1879), Édouard Denis Baldus (1813-1889), Gustave Le Gray (1820-1884) et Eugène Atget (1857-1927)... Crédit photo musée Carnavalet/Roger-Viollet

     

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    Aujourd'hui, la rue du Trésor est une voie pleine de charme qui s'offre au visiteur, une halte délicieusement fleurie dans la ville.

     

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    Rénovée en 2004, elle accueille de charmantes boutiques. Le lieu est vraiment plaisant mais en 1930 voici ce qu'en disait un journaliste nommé Marius Richard : « Poursuivons notre chemin par le passage que des portes ferment, ou ne ferment pas, le soir. Les murs en sont criblés d'éraflures, de marques de coups d'on ne sait trop quoi... Les habitants du quartier ont les coudes bien pointus. C'est l'hiver qu'il faut venir dans ce boyau, lorsqu'un mauvais vent y pousse la pluie mêlée à la lumière sale du bec de gaz. Mais alors c'est un guet-apens où les courants d'air vous assassinent. »

     

    Que de changements !

     

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    Quant au véritable trésor, il est réparti entre le Musée Carnavalet (Musée d'Histoire de la Ville de Paris) qui a fait l'acquisition du vase de cuivre et de plusieurs pièces et les collections de numismates privés. Comme je vous le disais au début de cet article, il se compose de francs à cheval et de francs à pied.

     

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    Image Musée Carnavalet

     

    Sur le franc à cheval, on distingue le roi Jean II le Bon (chevauchant son destrier, armé d'un écu à fleur de lys et brandissant son épée avec le terme «Francorum Rex» (Roi des Francs). L'autre face montre une croix feuillue, lovée dans un quadrilobe. Il s'agit du premier franc frappé en or (1360) afin de payer la rançon du souverain, capturé par les Anglais à Poitiers, en 1356.

     

    Dans ce contexte particulièrement troublé, les Français durent s'acquitter d'une rançon considérable, versée après plusieurs années de captivité. Le franc à cheval coûtait d'ailleurs si cher que la frappe en fut abandonnée, dès l'avènement de Charles V, en 1364.

     

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    Image Musée Carnavalet

     

    Le franc à pied de Charles V date de 1365. Le roi est représenté debout et couronné, sous un dais accosté de lys. Il porte la cotte d'armes fleurdelisée et tient l'épée et la main de justice dans le but d'affirmer la vaillance de la dynastie des Valois face au pouvoir vorace des Plantagenêt.

     

    Le temps s'est écoulé... Le trésor est constitué de nos jours par une parenthèse fleurie dans la toile ambivalente de la ville et l'on chemine en cette rue, accompagnés de rêveries qui prennent les couleurs soyeuses des rhododendrons...

     

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    Je vous souhaite un très bel été, avec d'amicales pensées en farandole !

    Plume

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    Que l'Été soit ! Vert chlorophylle, ciselé de douceur sous un ciel bleu intense, créatif et gorgé de délicieuses saveurs... Un été que je nous souhaite très favorable, chers aminautes ! Et à cette occasion, je ne résiste pas au plaisir de d'exposer ici un tableau que j'aime infiniment : Midsummer Eve, composé par le peintre anglais Edward Robert Hughes (1851-1914).

     

    J'avais présenté ce tableau l'année dernière, sur mon autre blog : La Chimère écarlate et je me réjouis de laisser à nouveau caracoler mon esprit en des terres de fantaisie, invitée par les facétieux esprits de Midsummer.

     

    Nuit magique du Solstice d'Été qui, à l'instar de la nuit de Beltane (30 avril) et de celle de Samain/Halloween (31 octobre), fait tomber le voile qui sépare le monde des humains et le territoire ambivalent du Sidh (Sidhe) où évolue le Petit Peuple...

     

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    L’œuvre, datée de 1908, décrit ces instants mystérieux ("Eve" dérive de evening, le soir).

     

    Edward Robert Hughes (1851-1914) est un artiste à la touche élégante, très influencé par l'Esthétisme et le Préraphaélisme. Ses œuvres ont un charme infini (je les trouve superbes : Cœur des Neiges, la Nuit et son chariot d'étoiles etc...) mais là n'est pas mon propos en cet instant... Continuons d'évoquer Midsummer, nuit de fièvre magique où tout devient possible !

     

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    L'esprit féminin de Midsummer (Litha, pour le Druidisme) a appelé les créatures de la forêt qui s'assemblent autour d'elle pour former un fairy ring ou cercle de fées. Dotés d'ailes de papillons, ils portent des lampions et des lanternes en forme de boule ou de fleurs. Ces délicats éclairages évoquent la puissance créatrice des lucioles et des lampyres, coléoptères qui produisent de la lumière et font crépiter les velours d'onyx et les soies d'obsidienne de la nuit.

     

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    Pour les faire venir, la fée a utilisé une sorte de flûte dont l'extrémité est évasée. Elle est rousse, à l'instar des sirènes et des lamies, déités voluptueuses qui peuplent les toiles des peintres victoriens et sont la manifestation de leurs hantises (j'y reviendrai bien sûr, tant le thème me plaît et tant j'ai écrit de choses sur le sujet au fil de mes études). Rousseur et charme de feu... Elle porte une couronne de campanules stylisées, fleurs fétiches du Petit Peuple qui s'est regroupé pour festoyer.

     

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    Des fleurs roses ornent sa taille et sa robe dorée, superbement chatoyante, semble s'animer, dans le frisson des lueurs qui l'encerclent.

     

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    L'atmosphère est celle d'un monde fantastique et merveilleux... celui de Litha, festival de la lumière, fête du soleil triomphant qui nourrit les sillons fertiles de la terre.

     

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    À Midsummer, la chaleur palpite, les céréales grandissent. On célèbre avec des danses et des chants le jour le plus long de l'année et la force créatrice des éléments. On honore le feu, entité rouge et or qui dévore les monstres de l'obscurité. On va sur les chemins cueillir les « simples » guérisseurs et magiques avec une prédilection pour les herbes suivantes : armoise, achillée millefeuille, pissenlit, millepertuis, calendula, sauge, angélique, fenouil, reine des près, romarin, serpolet, thym, verveine, mélisse, menthe, plantain, pimprenelle, myrte, aubépine, capucine, bourrache, chélidoine, gentiane, hysope, lavande, marjolaine, joubarbe, lierre terrestre, marguerite, mauve, brunelle...

     

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    Midsummer Eve Party, image (c)Tricia Fountaine.

     

    Je vais donc savourer ma tisane d'armoise en vous souhaitant un très bel été et une délicieuse fête de la musique ! Laissez filer votre imagination dans les sous-bois, autour des vieilles pierres et sur le bord des étangs... Vous verrez peut-être caracoler de minuscules lanternes au gré de l'instant !

     

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    Fairy Lights

     

    Je pense bien à vous et je viens vous voir au rythme de mes possibilités. Mon épilepsie dont je ne parle que très peu depuis quelques temps est pourtant bien présente, avec son cortège de désagréments... Entre autres joyeusetés, j'ai très mal aux yeux et je dois prendre soin de ma rétine gauche déchirée, je fais donc comme je peux avec l'écran et un réseau Internet aussi brinquebalant que moi (sourires...) mais je ne vous oublie pas... Gros bisous !

     

    J'ai grand besoin de me reposer...

     

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    David Delamare, Midsummer Dream...

    Plume

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