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    Hans Zatzka (1859-1945), peintre académique autrichien. Rencontre avec les fées...

     

    Joyeux Temps du Solstice d'Été ! Voici le Jour le plus long de l'année... Le Soleil vibre de tous ses feux. Le Petit Peuple se rassemble et nous invite à nous laisser happer vers les mystères de l'Entre-Deux...

     

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    © Charlotte Bird, Midsummer Eve (Eve pour Evening : La soirée de Midsummer...)

     

    A Midsummer (Solstice d'Été) et à d'autres périodes de l'année, les fées tissent des moments de pure magie, des sortilèges colorés que rythment rondes et caroles sur les chemins du Sidh/Sidhe...

     

    Autour des arbres dotés de formes chimériques, dans les clairières nimbées de lune où poussent fleurs sauvages et champignons, sur le bord des étangs et des sources sacrées..., les danses auxquelles elles se livrent leur permettent de se nourrir d'énergie aérienne et tellurique.

     

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    © Asako Eguchi, Danse féerique sur un champignon.

     

    De manière très poétique, le paysage accueille des traces de leur passage. Ainsi certains lieux sont-ils réputés pour l'étrange esthétisme des pas laissés sur la terre, à proximité de bois anciens, de ruisseaux et de chaos rocheux.

     

    Les Cercles de Fées scintillent sur l'herbe tendre quand les « Fines Dames » y tournoient au rythme d'une musicalité ardente. On y contemple des Champignons à Chapeaux...

     

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    © Asako Eguchi, Champignons et Petit Peuple

     

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    Cercle de fée, anneau ou rond de sorcière par © Liga Marta sur DeviantArt.

     

    Des récits rapportent que « Celui qui danse avec les fées, Voit sa dernière heure arrivée. » Les fées font danser les humains jusqu'à l'épuisement ou bien les humains vieillissent trop vite car une danse de cinq minutes pour les fées équivaut à une période « humaine » de dix années !

     

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    © Kinuko Y Craft, Golden Dancers.

     

    Dans d'autres histoires, ceux qui dansent avec les fées n'en sont pas affectés et après cet incroyable moment ressenti, ils sont récompensés. Certains de leurs vœux sont exaucés.

     

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    Johan August Malmström (1829-1901), La Danse des Fées (Älvalek), 1866.

     

    Dans cette œuvre fascinante, les fées émanent d'une dimension cachée. Les lieux de « puissante nature » sont leurs territoires : collines, lacs, mares, étangs, tertres, enchevêtrements de racines moussues...

    Elles sont les gardiennes du Old Path, le Vieux Chemin qui traverse les terres anciennes où sont tissées les Ley Lines, lignes d'opale telluriques qui relient, via une secrète géomancie, les lieux sacrés du Paganisme.

     

    Dans l’œuvre d'August Malmström, le spectateur devient le témoin d'un instant brodé de pure fantasmagorie...

     

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    Sous la ligne d'horizon, une nuée nacrée emplit l'atmosphère. Les fées papillonnent avec frénésie et ce ballet vaporeux enivre le regard. Semblant jaillir de l'eau, elles donnent vie à une sarabande voluptueuse. Le mouvement, dans cette composition, est remarquablement rendu par l'artiste. Le déplacement féerique s'élabore avant que le soleil ne découvre sa puissance ou bien avant qu'il ne plonge dans l'eau... C'est le charme de l’œuvre, imprégnée de tant de mystère... Á quel moment de la journée sommes-nous ? Le peintre s'amuse avec les notions d'espace et de de temps tout comme les fées virevoltent au-dessus de l'eau.

     

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    Peintre et illustrateur suédois, August Malmström (14 octobre 1829-18 octobre 1901) fut professeur à l'Académie Royale des Arts de Suède de 1867 à 1894. Très apprécié par ses pairs et ses élèves, il dirigea la vénérable institution de 1887 à 1893.

     

    Représentant du courant dit « gothique suédois » ou « gothiciste », il puisa son inspiration dans les thèmes littéraires de son pays et dans la mythologie nordique. Outre les représentants du Petit Peuple, il aima peindre des scènes d'enfance et fut un illustrateur accompli pour des livres de contes et différents journaux.

     

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    © Judy Mastrangelo, Défilé de Fairies

     

    Pour voir le Petit Peuple, de vieux grimoires nous invitent à regarder à travers une pierre trouée, ramassée au bord de l'eau lors de la nouvelle lune ou à la pleine lune.

     

    On peut aussi trouver un cercle naturel de champignons, au coucher du soleil ou baigné par les rayons nacrés de la pleine lune.

     

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    Mais pour ne pas altérer les liens qui pourraient se tisser avec les esprits de la nature, il ne faut pas porter sur soi de fer ou de sifflet.

     

    Les fées adorent danser autour des plus vieux chênes, des pommiers, des hêtres, des sureaux, des aulnes... Elles aiment la douce odeur sucrée des feuilles de tilleul, la blancheur élégante des fleurs d'aubépine, l'énergie protectrice des noisetiers et des hamamélis... et pas seulement. Elles veillent sur toute la Nature !

     

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    Nils Blommér (1816-1853), peintre suédois issu du mouvement Romantique. Ängsälvor, The Fairies of Meadow, Les Fées de la Prairie, 1850.

     

    Le parfum des roses les attire irrépressiblement.

     

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    D'anciens grimoires livrent une recette d'eau de rose permettant de communiquer avec le monde des fées...

     

    Cette eau de rose, considérée comme « sacrée », est obtenue en faisant macérer, d'une pleine lune à une autre, « 21 mesures de pétales de rose dans une bouilloire en cuivre, avec son couvercle. » On peut y ajouter de la vanille sous forme de gousse ou d'extrait naturel. L'eau de rose est ensuite versée dans un flacon en verre au fond duquel on place un cristal de quartz rose, associé à l'amour, à la chance, au bonheur, à la créativité, à la prospérité...

     

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    Au sujet des fées, Lewis Carroll, le célébrissime auteur d'Alice aux pays des merveilles a écrit :

     

    « Quel est le meilleur moment pour voir les fées ? Je crois que je peux répondre à cela… La première règle : ce doit être une journée très chaude, nous pouvons considérer cela comme une chose établie ; et vous devrez être un peu endormi, mais pas trop de façon à garder vos yeux et votre esprit ouverts. Bien, et vous devrez vous sentir un peu, ce qu’on peut appeler « enchanté », les Écossais nomment cela « eerie », et peut-être est-ce un plus joli terme ; si vous ne savez pas ce que cela signifie, je crains de ne pouvoir l’expliquer que difficilement ; vous devrez attendre jusqu’au moment où vous verrez une Fée, et alors vous saurez… Et la dernière règle : les criquets ne doivent pas chanter. Je ne peux pas m’arrêter là-dessus pour vous l’expliquer ; vous devez me croire sur parole pour le moment. Donc, si toutes les circonstances sont réunies, vous aurez une bonne chance de voir une fée, ou tout au moins une bien meilleure chance que si elles ne l’étaient pas… »

     

    Et si l'on parvient à voir une fée... Il paraît qu'il vaut mieux éviter de cligner des paupières car seul un regard fixe a la capacité de « fixer » la présence de la fée. Autrement, elle disparaît illico dans une nuée de poussière dorée ou argentée...

     

    Je vous souhaite un très bel été et une excellente fête de la Musique !

     

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    © Viktoria Gavrilenko (Viccolatte) sur Deviantart.com

     

    Prenez bien soin de vous les Ami(e)s avec les orages violents et la canicule qui approche à grands pas... Bon courage à toutes les personnes malades qui souffrent particulièrement de la chaleur. Je vous avoue que j'appréhende les températures très élevées de la semaine prochaine et que je croise les doigts autant que possible pour ne pas déclencher de crise d'épilepsie... Allez, on y croit !

     

    Gros bisous !

    Plume

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    Retour en un lieu que j'aime tout particulièrement... Je vous l'avais montré il y a des années et j'avais très envie de partager avec vous des photos faites en 2019. J'ai pris grand plaisir à observer, dans un univers fleuri, un élégant héron, des poules d'eau et d'adorables petits canards... Je vous les montrerai au fil de mes billets.

     

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    Vous verrez dans ma prochaine publication de nombreuses photos du Héron qui déambule ici... En attendant...

     

    Pour se remémorer ce que sont les exèdres

     

    De part et d'autre de la Grande Allée des Tuileries, axe majeur du jardin, deux bassins s'étendent sous les arbres, dans une atmosphère apaisante et romantique. Couronnés par un banc semi-circulaire appelé exèdre, ils sont parés de sculptures et bordés par une végétation luxuriante.

     

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    Exèdre Sud, notre propos... Nous verrons l'Exèdre Nord plus tard, dans un billet qui lui sera entièrement consacré.

     

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    Bassins et exèdres furent réalisés après la Révolution, quand le jardin devint « bien national ». La Convention décida la restauration des parties dégradées et la mise en œuvre d'un programme d'embellissements.

     

    Dans ce contexte, le projet de restructuration du domaine des Tuileries fut confié, en 1794, au peintre Jacques Louis David (1748-1825), également député et grand ordonnateur des fêtes de la Révolution.

     

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    Autoportrait de l'artiste, 1794.

     

    Assisté par son beau-frère, l'architecte Auguste Cheval de Saint-Hubert, Louis David devait élaborer un ensemble monumental composé de galeries, de propylées, d'une palestre et des deux exèdres mais le projet fut désavoué après la chute de Robespierre.

     

    Demeurent les fameuses exèdres, insérées dans la végétation et décorées de statues qui proviennent du Château de Marly, dans les Yvelines. Aujourd'hui, ce sont des moulages que nous contemplons, les originaux étant conservés au Musée du Louvre.

     

    Une exèdre est un édicule de pierre semi-circulaire ou rectangulaire qui dessine un banc, parfois décoré de niches et de statues. Dans la Grèce antique, cette structure architecturale était un élément privilégié des lieux publics, des sanctuaires, des agorae et des voies sacrées.

     

    L'exèdre est associée à la conversation et à la philosophie. Espace de réunion où se réunissaient autrefois les poètes et les philosophes, elle offrait des banquettes de pierre décorées de dauphins, de rinceaux et de grandes feuilles d'acanthe. Parfois, on y représentait les donateurs qui les avaient fait ériger.

     

    Dans la Rome triomphale, elle s'inséra, agrémentée de niches et de statues, dans les façades des monuments publics.

     

    Les exèdres des Tuileries sont l'émanation d'une volonté patriotique se référant aux grandeurs des siècles antiques.

     

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    Au bord des bassins qui semblent endormis, se dévoilent des sphinges, les femelles des sphinx, créatures fabuleuses au corps mi-léonin mi-humain. Ces êtres mystérieux sont les gardiens des métamorphoses et des secrets...

     

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    La séduisante Vénus Callipyge de François Barois (1656-1726) règne sur l'Exèdre Sud.

     

    On peut admirer au Louvre le marbre originel des années 1683-1686.

     

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    Vénus Callipyge soulève son péplos et contemple ses courbes avenantes par dessus son épaule. La belle a été restaurée, j'ai pris grand plaisir à la photographier.

     

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    Le péplos est une tunique féminine antique de style dorien, conçue à partir du péplos en or brodé par les femmes d'Athènes pour honorer la déesse Athéna lors de ses fêtes tutélaires : les Panathénées.

     

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    Les mots kallos: « beauté » et pygos: « fesse » sont à l'origine du terme « Callipyge » et le mot « kalligloutos » se traduit par « aux jolies fesses ».

     

    D'après l'érudit grec Athénée (IIe-IIIe siècle après J.-C.), il existait un temple dédié à Aphrodite des belles fesses, à Syracuse, en Sicile.

     

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    Vénus Callipyge au Parc de Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, « délicieuse demeure » de Monsieur, frère de Louis XIV. Une séduisante copie de la Vénus Callipyge du musée archéologique national de Naples.

     

     

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    Les deux filles d'un fermier demandèrent à un jeune homme qui passait de désigner celle qui avait le plus joli postérieur. Après une observation « assidue », il choisit l'aînée et s'éprit de sa beauté. Il retrouva ensuite son jeune frère à la ville et l'encouragea à aller contempler les charmes de la campagne. Le cadet suivit son conseil et fut séduit par la plus jeune sœur. Malgré les réticences de leur père, riche et âgé, les garçons épousèrent leurs sensuelles dulcinées. Elles fondèrent alors, en guise de remerciement, un temple dédié à la déesse aux jolies fesses.

     

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    D'après le théoricien chrétien Clément d’Alexandrie (vers 150 après J.-C.-vers 220), un culte érotique était dédié à la déesse aux courbes avenantes. Elle traversa les époques et inspira, au XVIIe siècle, un conte en vers au fabuliste Jean de La Fontaine (1621-1695).

     

    Les Contes sont aux adultes ce que les Fables sont aux enfants.

     

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    Les Contes et Nouvelles en vers furent écrits entre 1660 et 1693. Bien que frappés par la censure officielle, ils connurent un succès immense et s'imposèrent comme une œuvre majeure de la culture galante. Les amateurs de littérature libertine apprécieront ces truculentes saynètes et les charmantes illustrations de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806).

     

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    Aux Tuileries, les rotondités de la Vénus des Tuileries ont été voilées par le sculpteur Jean Thierry (1669-1739) afin de ne pas choquer les promeneurs!

     

    Conte tiré d'Athénée

     

    « Du temps des Grecs, deux sœurs disaient avoir

    Aussi beau cul que fille de leur sorte;

    La question ne fut que de savoir

    Quelle des deux dessus l’autre l’emporte:

    Pour en juger un expert étant pris,

    À la moins jeune il accorde le prix,

    Puis l’épousant, lui fait don de son âme;

    À son exemple, un sien frère est épris

    De la cadette, et la prend pour sa femme;

    Tant fut entre eux, à la fin, procédé,

    Que par les sœurs un temple fut fondé,

    Dessous le nom de Vénus belle-fesse;

    Je ne sais pas à quelle intention;

    Mais c’eût été le temple de la Grèce

    Pour qui j’eusse eu plus de dévotion. »

     

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    Quelques siècles plus tard, la Vénus Callipyge refleurit sous la plume de notre Georges Brassens (1921-1981) national.

     

    « Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant

    N'enlève à vos attraits ce volume étonnant

    Au temps où les faux culs sont la majorité

    Gloire à celui qui dit toute la vérité

     

    Votre dos perd son nom avec si bonne grâce

    Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison

    Que ne suis-je, madame, un poète de race

    Pour dire à sa louange un immortel blason

     

    En le voyant passer, j'en eus la chair de poule

    Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue

    Un culte véritable et, quand je perds aux boules

    En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous

     

    Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre

    Vous devez torturer les gens de votre entour

    Donner aux couturiers bien du fil à retordre

    Et vous devez crever votre dame d'atours

     

    C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse

    Car il ressemble au mien comme deux gouttes d'eau

    S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe

    « C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! »

     

    Ne faites aucun cas des jaloux qui professent

    Que vous avez placé votre orgueil un peu bas

    Que vous présumez trop, en somme de vos fesses

    Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas

     

    Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche

    La brise a fait voler votre robe et qu'on vit

    Écrite dans un cœur transpercé d'une flèche

    Cette expression triviale : « A Julot pour la vie »

     

    Laissez-les dire encor qu'à la cour d'Angleterre

    Faisant la révérence aux souverains anglois

    Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre

    La loi d'la pesanteur est dur', mais c'est la loi.

     

    Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples

    A l'assaut des chefs-d'œuvre ils veulent tous courir

    Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables:

    Voir votre académie, madame, et puis mourir.

     

    Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant

    N'enlève à vos attraits ce volume étonnant

    Au temps où les faux culs sont la majorité

    Gloire à celui qui dit toute la vérité. »

     

    Vénus Callipyge, Archive de l'INA, 17 décembre 1964, sur YouTube

     

    https://www.youtube.com/watch?v=vZM7WiW9WBo

     

     

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    A l'extrémité opposée du bassin, deux statues semblent prendre leur élan. Il s'agit de Daphné poursuivie par Apollon et d'Apollon poursuivant Daphné. Certains d'entre vous, chers aminautes s'en souviennent peut-être/sûrement, j'ai consacré un article à ces deux célèbres amants que vous pouvez retrouver en cliquant sur les liens qui s'affichent. Les statues des Tuileries sont aussi dans l'article en question.

     

    http://maplumefeedansparis.eklablog.com/apollon-et-daphne-a144629118

     

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    Le Petit Peuple de l'Exèdre est bien charmant...

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    Toutes mignonnes les poules d'eau à l'affût...

     

    http://www.oiseaux.net/oiseaux/gallinule.poule-d.eau.html

     

     

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    Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour la suite de cette promenade...

     

    Merci de votre fidélité chers Aminautes,

     

    Gros bisous !

     

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    © An Melis

    Plume

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    Pour le plaisir des yeux et le temps de reposer ma plume, je veux vous offrir des douceurs de Printemps, du rose ensorcelant avec de magnifiques cerisiers du Japon et des messagers ailés de la belle saison.

     

    Avec mon Amitié...

     

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    Belles pensées...

     

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    Mouvement frénétique dans le ciel de Paris... Un monstre mécanique soulève, à travers la ouate des nuages, des hommes-insectes suspendus à de longs fils d'argent. Les cris des intrépides résonnent au-delà des immeubles de la rue de Rivoli pendant qu'aux pieds du monstre, les gourmands s'activent autour des baraques à frites et des vendeurs de pommes d'amour, de pains d'épices et de barbe à papa !

     

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     D'accord, là on se demande où sont passés les gourmands !

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    C'est la fête foraine des Tuileries dans sa version estivale. Elle refermera ses portes dans la soirée du 27 août 2017.

     

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    Fête foraine

     

    « Tout n’était que lumière, poussière, cris, joies, tumulte ; les uns dépensaient, les autres gagnaient, les uns et les autres également joyeux.

    Les enfants se suspendaient aux jupons de leurs mères pour obtenir quelque bâton de sucre,ou montaient sur les épaules de leurs pères pour mieux voir un escamoteur éblouissant comme un dieu.

    Et partout, circulait, dominant tous les parfums, une odeur de friture, qui était comme l’encens de cette fête. »

    Charles Baudelaire

     

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    La fête foraine, dont le souvenir est lié aux joies de l'enfance, est traditionnellement considérée comme une image du monde en réduction. Gravée dans les mémoires, elle attise les sens et fait sourire les cœurs mais le plaisir ressenti est indissociable d'une face plus sombre et d'activités « initiatiques ». On vient s'y distraire et affronter, consciemment ou inconsciemment, des peurs fondamentales qui font progresser sur le chemin de la connaissance de soi.

     

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    La peur des monstres et de l'enfermement, le vertige, la vitesse, les images déformées des palais des glaces, les doubles grimaçants, le mystère et l'étrangeté qui font vaciller les murs de la réalité... Quand j'étais fillette, j'imaginais que les marchands de confiseries nourrissaient les visiteurs pour mieux les sacrifier, dans l'antre du train fantôme, à une divinité de carnaval dont la voracité n'était jamais rassasiée. Je cherchais où pouvait bien se cacher l'Ogre, avide de chairs sucrées et de fritures sur pattes !!! J'ai toujours aimé les films d'horreur se déroulant dans les fêtes foraines et lorsque je m'y promène je songe à des choses qui font dresser les cheveux sur la tête... Le grand barnum qui règne dans mon esprit nourrit mon goût pour les monstres et les histoires terrifiantes et la fête foraine est un écrin idéal pour ce genre d'inspiration. Écrivains et cinéastes ne s'y sont pas trompés !

     

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    La fête foraine maudite de Silent Hill 2 Révélation, film sorti en 2012.

     

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    Images actucine.com

     

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    Aux amateurs de fantastique et de science-fiction, je conseille la lecture ou la relecture de La Foire des Ténèbres (1962) de Ray Bradbury (1920-2012), le génial auteur de Fahrenheit 451 (1953), de Chroniques Martiennes (1950) ou encore de l'Homme illustré, sans oublier les terrifiques nouvelles intitulées Dark Carnival (1947) qui m'ont accompagnée au fil de l'adolescence et bien après. Son inquiétude face au matérialisme outrancier de la société et à la colonisation compulsive des espaces résonne tout particulièrement dans notre monde contemporain.

     

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    La fête foraine de La Foire des Ténèbres est un lieu fascinant, un cauchemar éveillé tout aussi remarquable sur un plan littéraire qu'au niveau cinématographique. Je ne peux me promener dans une fête foraine sans y penser.

     

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    Le livre de Bradbury raconte les péripéties de deux enfants, Jim et Will, qui visitent une fête foraine quelques jours avant Halloween. Les attractions sont toutes plus étranges les unes que les autres: un carrousel qui permet d'inverser le cours du temps, une femme endormie dans un bloc de glace... Le mystérieux Mr. Dark tire les ficelles de toutes ces bizarreries...

     

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    American Horror Story : Freak Show

    Attention, si vous n'aimez pas les flots de sang passez votre chemin mais si vous avez le cœur bien accroché, c'est une histoire intelligente et profondément jouissive qui se déroule dans une fête foraine très très étrange...

     

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    Tuileries, 2017...

     

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    Même les « monstres », les arbres monstres en l'occurrence, peuvent avoir de jolies devises... Amour toujours...

     

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    Luigi Loir (1845-1916), Fête foraine, vers 1880.

     

    Les historiens de la Belle Époque nous apprennent que la fête foraine fut indissociable de l'art de vivre entre 1850 et 1910. Dans un contexte d'effervescence industrielle et de recomposition des équilibres sociaux, elle apparut comme un puissant « phénomène » et l'expression baroque d'une certaine idée du bonheur, à la fois simple et familial, mais aussi comme le miroir ambivalent d'une époque tissée de contrastes. Elle fut -et demeure- une rêverie enfantine au cœur d'un monde en mouvement organisé autour d'une vision mécanique des êtres et des choses. La Belle Époque, qui cherchait à préserver le temps tout en affolant les cadences autant que son appétit de richesses le lui permettait, fut donc un écrin idéal pour cette fête aux mille visages, héritière des grandes foires commerciales du Moyen Âge.

     

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     Henry Jones Thaddeus (1859-1929), Le champ de foire, vers 1905.

     

    Quant à l'art forain, ses richesses sont infinies comme en témoignent les collections du Musée des Arts Forains que l'on découvre dans les Pavillons de Bercy.

     

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    Il s'agit d'un musée spectacle où les places se réservent afin d'apprécier l'esprit festif de la Belle-Époque à travers des cabinets de curiosité, des scènes de Carnaval, des attractions mystérieuses...

     

    Les attractions sont aussi très nombreuses au Jardin des Tuileries...

     

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    Mais loin des histoires de monstres, du fantastique et de la dark fantasy que j'aime tant, n'oublions pas le plaisir que procurent les joies de la fête foraine. Des joies simples, du partage avec ceux qu'on aime et de l'excitation quand on s'envole...

     

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    Merci de vos gentils petits mots et de votre fidélité, gros bisous ensoleillés d'amitié !

    Plume

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    J'aime les roses sous la pluie, j'aime sentir leurs fragrances mouillées, m'enivrer de leurs ondes sensuelles et que crépitent, dans le gris de l'atmosphère, leurs soies froissées d'eau.

     

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    Au Palais-Royal, la canicule s'est diluée dans un temps de tempête. Les promeneurs ont disparu sous les hautes arcades et le jardin, de tout son être, palpite...

     

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    Personne ou presque dans le jardin... mais une Cendrine trempée !!!

     

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    Le vent se lève et la pluie coule de plus belle sur mes lunettes et mon appareil photo. Je pourrais m'en aller mais l'occasion est trop belle de céder à ma fièvre poétique et de vous offrir ces beautés...

     

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    Bonnes vacances aux aminautes qui sont en pause et à celles et ceux qui continuent de bloguer. Merci pour vos gentils petits mots déposés ici, au fil des jours, en toute amitié. Profitez bien des charmes de l'été. Gros bisous!

    Plume

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    91 commentaires


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