•  

    Image001.jpg

     

    Je vous invite à Yerres, dans l'Essonne, pour découvrir la demeure familiale du peintre impressionniste Gustave Caillebotte (1848-1894), génie atypique dont les œuvres reflètent un sens très particulier de l'art du cadrage, considéré comme photographique.

     

    Image002.jpg

     

    Plusieurs articles nous permettront de contempler la propriété et son parc d'agrément de onze hectares, peuplé d'arbres remarquables et de fabriques, constructions pittoresques qui ont traversé le temps pour nous offrir leur élégante scénographie.

     

    Image003.jpg

     

    L'Yerres, un affluent de la rive droite de la Seine, irrigue les lieux. Cette rivière, en partie souterraine sur son cours supérieur, naît en Seine-et-Marne, à Courbon, près de l’étang de Guerlande. Elle « nourrit » les villages de Soignolles-en-Brie et de Brie-Comte-Robert, traverse le département de l’Essonne et rejoint la Seine à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne. Sinueuse à son point de départ, elle se nourrit de sources et de rus pour franchir autant de communes rurales que d'espaces très urbanisés. Son principal affluent se nomme Le Réveillon.

     

    Image004.jpg

     

    Gustave Caillebotte a peint près de quatre vingt dix toiles sur ses berges végétalisées et pendant plusieurs années, ses amis artistes ont pris plaisir à le rejoindre à Yerres pour écrire, peindre et deviser au bord de l'eau.

     

    Image005.jpg

     

    Martial Caillebotte, père de Gustave, a acquis ce lieu de villégiature pour en faire la résidence d'été familiale et ainsi « échapper » aux nouvelles contraintes du Paris Haussmannien. Martial Caillebotte avait fait fortune en fabriquant des toiles à matelas pour l'Armée Française. Son entreprise se nommait « Service des lits militaires ».

     

    Avant la Propriété Caillebotte, on trouvait au bord de la rivière un parc paysager à l'anglaise aménagé dans les années 1830 par Pierre-Frédéric Borrel, chef cuisinier du célèbre restaurant Le Rocher de Cancale, à l'emplacement d'un vaste domaine agricole ayant appartenu aux seigneurs d'Yerres.

     

    (Le Rocher de Cancale, institution gourmande parisienne, n'est évidemment pas le propos de cet article. Je l'ai photographié plusieurs fois au cours des années et bien sûr, à travers de prochains écrits, je vous le montrerai.)

     

    Image006.jpg

     

    Dans les années 1860, Martial Caillebotte fit ériger LE CASIN, maison de campagne à l'italienne, rythmée par de jolies colonnades, sur les vestiges de l'Hôtel de Narelles, manoir Renaissance de Nicolas Budé, le dernier seigneur d'Yerres. Il ne reste de cette construction que des caves voûtées qui ne se visitent pas.

     

    Image007.jpg

     

    Les façades de ce bâtiment aux lignes élégantes et pures ont été réhabilitées de 1997 à 2001.

     

    Image008.jpg

     

    On y admire de belles frises sculptées qui évoquent des divinités antiques, sans précision particulière.

     

    Image009.jpg

     

    Image010.jpg

     

    Le « casin » a engendré le mot « casino » qui signifie littéralement « petite maison » et désigne un lieu de détente situé à l'écart des activités trop intenses de la ville.

     

    Image011.jpg

     

    Inscrite à « l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques » et labellisée en 2012 « Maison des Illustres » par le ministère de la Culture, la Propriété Caillebotte appartient depuis 1973 à la commune d’Yerres qui l’a entièrement restaurée. Haut lieu de l’Impressionnisme, elle est considérée comme l'équivalent de l’atelier et du jardin de Claude Monet à Giverny.

     

    Image012.jpg

    Le Parc, 1875.

     

    Dès l'âge de douze ans, Gustave Caillebotte a particulièrement aimé ces lieux. Pensionnaire tout au long de l'année hormis en été, il pouvait retrouver ses parents aux grandes vacances et profiter, à Yerres, d'un bonheur bucolique. Ce fut donc naturellement qu'il se mit à peindre les différents points de vue et les endroits pittoresques du parc.

     

    Image013.jpg

    Vue sur le Casin, 1876.

     

    Entre 1875 et 1879, plusieurs de ses tableaux majeurs ont été peints dans l'écrin verdoyant de la demeure. Il a cheminé le long de la rivière, étudié les jeux d'ombre et de lumière sur les façades des différentes dépendances, observé l'évolution du potager... Son style atypique s'est défini à cette époque là, mêlé de poésie impressionniste et d'une modernité très personnelle.

     

    En 2014, quarante trois de ses œuvres ont été exposées à Yerres et le rendez-vous était d’autant plus exceptionnel que ces tableaux n’avaient jamais été, pour la plupart, présentés devant le public.

     

    On a donc pu admirer le célèbre triptyque peint en 1878 qui se compose de Pêche à la ligne, Baigneurs, bords de l’Yerres et Périssoires sur l’Yerres et l’œuvre intitulée Partie de Bateau, dit aussi Canotier au chapeau haut de forme.

     

    Le Triptyque

     

    Image014.jpg

    Pêche à la ligne, 1878.

     

    Image015.jpg

    Baigneurs, bords de l'Yerres, 1878.

     

    Ce tableau fut raillé, moqué, décrié de manière très violente, par les critiques à l'Exposition Impressionniste de 1879 où le trio de toiles fut présenté sous la forme de panneaux décoratifs.

     

    Image016.jpg

    Périssoires sur l'Yerres, 1878.

     

    La périssoire, sous sa forme monoplace, est un canot qui mesure entre trois mètres cinquante et quatre mètres de longueur. Il existe des périssoires de course qui sont environ deux fois plus grandes.

     

    Embarcation très maniable mais susceptible de chavirer facilement, d'où la référence au verbe « périr » , la périssoire était très en vogue au XIXe et au début du XXe siècle, en Europe et dans le Nouveau Monde. Elle dérive de la pirogue Cajun, utilisée par les Français de Louisiane et fut peu à peu détrônée par le canoë kayak.

     

    Image017.jpg

    Partie de bateau dit aussi Canotier au chapeau haut de forme, 1875-1878, collection particulière.

     

    Ce célébrissime tableau, peint à Yerres, fut qualifié en son temps de « fantaisie ultra-naturaliste » ce qui se voulait très péjoratif. Le modèle est inconnu. Un homme en tenue de ville capte l'attention du spectateur. La vigueur du mouvement est hautement perceptible. La composition est très originale et moderne : le champ de vision n'accueille qu'une partie du corps du personnage dont le regard, détourné de celui du spectateur, effleure le vague de l'atmosphère... Avec cette oeuvre profondément personnelle, Caillebotte a rompu avec toutes les conventions de l'art ce qui lui fut intensément reproché.

     

    Image018.jpg

    Le parc à Yerres, 1877.

     

    Chaque fois que je me promène avec Christophe dans les allées et les petits coins secrets du parc entourant la demeure (Yerres se situe sur notre ligne de RER, la ligne D), j'imagine l'artiste arpentant les lieux avec ses toiles et ses pinceaux à la main... C'est un endroit que nous aimons beaucoup !

     

    Depuis LE CASIN, on aperçoit l'ORANGERIE, bâtiment néo-classique dont la façade principale est orientée plein sud afin de recueillir un maximum de lumière et de chaleur solaires.

     

    Image019.jpg

     

    A l'époque de Gustave Caillebotte, elle abritait non seulement des orangers, des citronniers, des grenadiers et des mandariniers mais aussi de superbes collections d'orchidées qui ne sont plus visibles aujourd'hui.

     

    Image020.jpg

     

    Joliment restauré, le bâtiment dévoile ses fins ornements : une nymphe gracieuse et une séduisante Vénus assise sur un dauphin fantastique.

     

    Image021.jpg

     

    Des œuvres contemporaines ont été installées à différents endroits du parc et notamment à côté de l'Orangerie. Petit florilège...

     

    Image022.jpg

     

    Voici « Le Grand Assis » de Denis Monfleur.

     

    Image023.jpg

     

    Cette œuvre de 2013 a été sculptée dans de la lave de Chambois, un granit gris, aux reflets argentés, extrait des carrières volcaniques du Puy de Dôme.

     

    Né en 1962, Denis Monfleur est un amoureux des matières dures comme le granit et le basalte. Armé de puissantes scies à diamants, il aime s'attaquer à des blocs massifs et leur donner vie en y insufflant « l'animé », visualisation de ses possibilités d'artiste. Il est le créateur de formes énigmatiques qui évoquent des idoles gardiennes de l'énergie spirituelle de l'Humanité.

     

    Image024.jpg

     

    Image025.jpg

     

    Sur la pelouse qui mène à l'Orangerie, se dressent des formes mystérieuses... celles de la Suite musicale d'Alain Kirili, oeuvre de fer conçue en 2014.

     

    Image026.jpg

     

    Né en 1946, Alain Kirili est l'un des grands noms de la sculpture contemporaine. Inspiré par la calligraphie coréenne, l'écriture hébraïque et passionné par ce qu'il appelle « les mots de l'inconscient », il est devenu l'auteur d'un étrange alphabet scriptural. Le Président Georges Pompidou était un grand admirateur de son œuvre.

     

     

    Image027.jpg

    Depuis la terrasse de l'Orangerie, la vue sur le Casin est magnifique et quelques pas suffisent pour découvrir un bronze d'Antoine Bourdelle (1861-1929), sculpteur incontournable de la 2e moitié du XIXe et des premières décennies du XXe siècle.

     

    Image028.jpg

     

    Grand guerrier avec jambe, 1893-1902 : une œuvre prêtée par le Musée Bourdelle à Paris.

     

    Image029.jpg

     

    Ami et collaborateur d'Auguste Rodin pendant près de quinze ans, sans pour autant céder à ce que certains appelaient « l'emprise du maître », Bourdelle défendit, tout au long de sa vie, son droit à l'indépendance et à l'originalité. Grand amoureux des mythes, il appréciait le lyrisme mais il aimait aussi simplifier les formes et faire dialoguer les pleins et les vides, de façon très personnelle.

     

    Image030.jpg

     

    En « quittant » la statue de Bourdelle et en revenant vers le Casin, on découvre le CHALET SUISSE, beau bâtiment de bois agrémenté d'élégantes découpures. Utilisé comme laiterie, à l'époque de Gustave Caillebotte, il accueille un restaurant gastronomique : celui du chef Philippe Detourbe.

     

    Image031.jpg

     

    Image032.jpg

    Vue sur le Casin, le Chalet Suisse et l'entrée principale de la propriété.

     

    Image033.jpg

     

    Image034.jpg

     

    Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour découvrir d'autres aspects du parc. En attendant, merci de votre fidélité et gros bisous !

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    42 commentaires
  • Image01

     

    C'est une promenade aux couleurs de l'amitié que je vous propose aujourd'hui. J'ai sillonné avec CHRIS, (du blog  Au fil des jours et des menus plaisirs), les chemins inattendus de Sarcelles, cité emblématique du Val d'Oise et de la banlieue nord parisienne.

     

    Image02

    Je te remercie, Chris, pour les moments de joie et de complicité que nous avons partagés. Ils sont aussi lumineux que ces fleurs.

     

    Image03

     

    Amis lecteurs, je vous invite à découvrir les balades intimistes de CHRIS dans Paris, ses escapades en Île de France et ses décorations fort réussies mais vous la connaissez peut-être déjà...

     

    Image04

     

    Si vous vous demandez ce que Sarcelles offre en matière de verdure et de patrimoine, mon article vous surprendra sûrement. En dépit de sa réputation négative, le lieu est loin d'être inhospitalier et recèle, dans sa partie la plus ancienne, de véritables petits trésors.

     

    Image05

     

    Sarcelles est mon « chez moi » depuis plus de dix ans mais Paris est mon royaume de rêves et une terre infinie d'exploration. Osciller entre les deux nourrit mon inspiration...

     

    Autrefois, Sarcelles était nichée dans la campagne, au coeur d'un territoire luxuriant, constitué de vignes, de champs, de cultures potagères (choux-fleurs, petits pois) et de vergers (poiriers, pommiers) dont les récoltes étaient acheminées, par voie ferrée, jusqu'à Paris. A la fin du XIXe siècle, on y construisit d'élégants pavillons mais à partir des années cinquante, l'urbanisation galopante donna naissance à de grands ensembles, destinés, de prime abord, à accueillir les rescapés de l'Hiver 54 et les français rapatriés d'Algérie.

     

    Cette « nécessité immobilière » modifia sans concessions le visage des lieux. La bourgade champêtre se métamorphosa en une banlieue tentaculaire peuplée de tours immenses et un terrible mal de vivre, appelé « sarcellite », fit son apparition.

     

    Image06

    (Image trouvée sur le Net)

     

    Cette angoisse mortifère, soulignée avec force détails en mars 1962, naquit dans la première phase du Grand Ensemble. Au milieu des barres de béton, elle suscita une vague de troubles psychologiques et de suicides mais elle s'atténua quand les quartiers furent équipés de commerces, d'écoles, de bureaux de poste, de bibliothèques et d'espaces de loisirs.

     

    Le Canard Enchaîné lui consacra sa une, le 9 février 1966 et le livre Regards et témoignages sur Sarcelles de Claude Mezrahi, publié en 1986, en décrivit les différentes manifestations.

     

    Image07

    Le ciel au crépuscule, contemplé depuis ma fenêtre, au coeur du Grand Ensemble.

     

    Sarcelles est l'union de deux entités: le vieux Sarcelles, dit Sarcelles Village et la ville nouvelle, appelée Sarcelles Lochères.

     

    Image08

    Sarcelles Village

     

    Image09

     

    Sarcelles Lochères fut le premier exemple de « ville neuve », érigée entre 1955 et 1970 à l'initiative de François Bloch-Lainé, président de la Société immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations (SCIC). Il confia la réalisation du projet aux architectes Jacques-Henri Labourdette (1915-2003) et Roger Boileau.

     

    Image10

     

    Image11

     

    Les immeubles de Jacques-Henri Labourdette ont été conçus pour s'adapter aux contraintes d'une ville très dense. Leur écriture architecturale est fondée sur les exigences du rationalisme constructif. Baies vitrées, panneaux de pierre et bandeaux de béton rythment les plus grands bâtiments qui abritent aussi bien des logements que des bureaux et des activités libérales.

     

    Image12

     

    Labourdette est connu pour avoir édifié, en 1960, avec Édouard Albert, la Tour Albert, premier gratte-ciel de Paris. Sa hauteur de 61 mètres suscita une âpre controverse mais son ossature tubulaire en acier était si novatrice pour l'époque que le bâtiment est considéré, aujourd'hui encore, comme un exemple de modernisme.

     

    Image13

    La Tour Albert, 33, rue Croulebarbe, photographiée par Jacques Mossot pour Structurae (Base de données internationale du patrimoine du génie civil).

     

    Image14

     

    Les « Labourdettes » érigées sur le Cours Belsunce, à Marseille, entre 1960 et 1962. Ces trois tours ont obtenu le label « Patrimoine XXe siècle ». (La photo est de Xavier de Jauréguiberry pour Djibnet.)

     

    Image15

     

    J'habite à l'ombre des « Labourdettes » de Sarcelles, dans un immeuble de quatre étages. Comme vous pouvez le constater, la Nature a retrouvé une place importante dans la ville.

     

    Image16

     

    Depuis plusieurs années, des espaces verdoyants, des massifs de fleurs et des arbres vigoureux, qui s'élancent plus haut que certains immeubles, ont adouci l'hydre de béton.

     

    Image17

     

    Sous l'orage, une inquiétante et fascinante poésie...

     

    Image18

     

    Image19

    Le paysage s'est considérablement modifié par rapport à l'époque du « tout béton », comme en témoignent ces séductrices photographiées au pied de mon habitation.

     

    Image20

     

    Quand je longe ces « espaces de respiration » émaillés de roses voluptueuses, je songe aux premiers temps de la ville moderne, à la grisaille omniprésente et je me dis que les lieux ont bien changé.

     

    Image21

     

    Que serions-nous sans ces beautés opulentes, caressées par les larmes du ciel?

     

    Image22

     

    Le patrimoine vert de Sarcelles constitue près de 25% du territoire de la commune (source Mairie) et chaque petite place est agrémentée de compositions florales.

     

    Image23

     

    Cette réécriture végétale et colorée de l'espace urbain est particulièrement appréciée par les riverains.

     

    Image24

    Mon arrêt de bus

     

    Image25

     

    Image26

     

    Rubdbeckias couleur de soleil, pensées et pétunias composent une palette de soie et de lumière.

     

    Image27

     

    Image28

     

    Image29

    Devant la gare...

     

    Image30

    Un petit coin de prairie découvert en cheminant vers Sarcelles Village qui a préservé son authenticité, parmi les squares verdoyants et les monuments classés, à l'instar de l'église et de l'Hôtel de Ville.

     

    Image31

     

    Image32

    Ancienne Place de la Mairie, la Place de la Libération se dresse à l'emplacement de l'ancien cimetière (1730).

     

    Image33

    Ce bel espace ombragé, orné de roses, honore la mémoire du docteur Marius Galvani (1844-1920).

     

    Image34

     

    Image35

     

    Image36

    Le nom de ce médecin au grand coeur est indissociable du combat contre le choléra.

     

    Image37

     

    Marius Galvani naquit à Zante, une île d'Ionie, le 20 novembre 1844. Pendant la guerre de 1870, il s'engagea dans les ambulances volantes des armées de terre et de mer. Diplômé de médecine à Paris en 1874, il s'établit à Sarcelles, en 1875, et devint conseiller municipal. Pendant l'épidémie de choléra de 1892, il soigna sans relâche les malades sarcellois et reçut la Légion d'honneur.

     

    Le monument fut érigé grâce à des fonds collectés auprès des anciens malades, en 1938, et inauguré en 1946.

     

    Image38

    Les lieux avant l'aménagement du square. De récentes campagnes de fouille ont révélé qu'il s'agissait du premier établissement humain à Sarcelles.

     

    Image39

     

    Image40

     

    Image41

     

    Quelques pas nous conduisent au square d'Hattersheim, un lieu ravissant qui célèbre le jumelage de la ville d'Hattersheim, en Allemagne, avec Sarcelles, le 14 juin 1987.

     

    Bien que située dans une zone fortement industrialisée, Hattersheim s'est épanouie au bord de l'eau, sur les rives du Main. Elle est appelée « la ville des roses » car, dès la fin du XIXe siècle, des horticulteurs se spécialisèrent dans la culture et l'exportation de roses coupées. En 1997, une somptueuse roseraie y fut inaugurée. On y contemple aujourd'hui plusieurs centaines de variétés de roses, une pyramide ornementale géante, des bassins parsemés de roses aquatiques... On y donne, sous les frondaisons parfumées, des « Concerts de Sérénades ».

     

    Image42

    La roseraie d'Hattersheim. (Image trouvée sur le net).

     

    Image43

    Rose d'Hattersheim

     

    En attendant de consacrer un article à la reine des fleurs, je veux offrir celle-ci à une délicieuse poétesse, Corinne (Cronin), qui signe d'une rose ses vers exquis et ses missives d'amitié.

     

    Image44

     

    Nous sommes accueillis par une allégorie de l'abondance, gracieuse incarnation de l'esprit des vignes qui couvraient autrefois la campagne sarcelloise.

     

    Image45

     

    Image46

     

    Image47

    Un peu floue sous un rideau de pluie...

     

    Image48

     

    Image49

    Dans sa grâce juvénile, cette vendangeuse au visage poupin rayonne, telle une nymphe des fleurs.

     

    Image50

    A ses pieds, jaillit un tapis de verdure et de fleurs colorées, tableau chamarré où les couleurs chaudes s'entremêlent...

     

    Image51

     

    Image52

    Elle se dresse à côté du manoir de Miraville (l'actuel hôtel de ville) et regarde en direction de l'église du village.

     

    Image53

    Le manoir de Miraville fut construit en 1885 par Frédéric Aylé, un collectionneur d'objets d'art strasbourgeois, qui devint maire de Sarcelles, de 1878 à 1881 et de 1884 à 1896. Je vous ferai visiter ce remarquable bâtiment dans un prochain article.

     

    Image54

     

    Image55

    L'église Saint-Pierre et Saint-Paul, dont le porche Renaissance fut construit par le célèbre architecte et sculpteur Jean Bullant(1515-1578). J'ai prévu de lui consacrer un article dans quelques temps.

     

    Image56

     

    Je suis ravie de vous avoir montré différents visages de Sarcelles qui, avant d'être « la zone » est un lieu de vie et une ville chargée d'histoire.

     

    Image57

     

    Je remercie CHRIS de sa visite. J'ai savouré chaque moment de notre promenade estivale, si éloignée des persiflages, des regards condescendants et des phrases du genre: « ah, vous habitez LE Sarcelles »...

     

    Image58

     

    Avec l'arrivée du Tram dans les prochains mois, Sarcelles se métamorphose encore. Nombre de quartiers seront désenclavés mais trottoirs et routes ont déjà pris un sacré coup de neuf.

     

    Image59

    Essais du tram photographiés en août 2012.

     

    Image60

     

    Avant que le froid de l'automne les fasse glisser dans le sommeil hivernal, je vous offre des fleurs de Sarcelles, sans oublier quelques vues représentatives de mon « univers ».

     

    Image61

     

    Image62

     

    Image63

     

    Image64

     

    Image65

     

    Image66

     

    Image67

    Plume4

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    72 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique