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    Je vous donne rendez-vous pour contempler de beaux groupes sculptés, situés à proximité de la Place de la Concorde, au niveau de l'agencement du « fer à cheval » créé par André Le Nôtre (1613-1700).

     

    Un agencement composé de deux rampes en fer à cheval encadrant un bassin hexagonal et menant à deux vastes terrasses, la terrasse du Bord-de-l'Eau, côté sud, qui conduit à l'Orangerie et la terrasse des Feuillants, côté nord, où se dresse l'élégant Jeu de Paume entouré de parterres fleuris.

     

    Je vous ai montré les statues de cet aménagement il y a des années. Le temps passe... C'est fou ! En cet été 2019, j'ai fait de nouvelles photos, dans l'atmosphère caniculaire et aussi dans le temps orageux. Et comme j'ai ajouté du texte à mon texte initial, j'ai tout reclassé et fait une nouvelle présentation.

     

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    Depuis 1719, on admire donc à cet endroit quatre groupes sculptés, représentations allégoriques de fleuves et de rivières soit :

     

    La Loire et le Loiret de Corneille Van Cleve ou Van Clève (1645-1732), modèle en plâtre réalisé en 1699, œuvre en marbre conçue entre 1703 et 1707.

    Le Tibre de Pierre Bourdict (sculpteur connu entre 1684 et 1711).

    La Seine et la Marne de Nicolas Coustou (1658-1733).

    Le Nil de Lorenzo Ottoni (1648-1736).

     

    J'ai choisi de consacrer un billet à chacun de ces groupes car j'ai de nombreuses photos.

     

    Commençons par La Loire et le Loiret.

     

    Il s'agit d'un moulage réalisé au début du XVIIIe siècle d'après l’œuvre originale de Corneille Van Clève. Tout comme le groupe de La Seine et la Marne que vous verrez dans un prochain billet, La Loire et le Loiret est le fruit d'un ambitieux programme politico-culturel orchestré par Jules-Hardouin Mansart (1646-1708), Surintendant des Bâtiments du Roi à partir de 1699. Dommage pour les morceaux de statues qui manquent, une restauration ne serait pas de trop !

     

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    Mansart commanda quatre grands groupes pour le Bassin des Nappes du château de Marly, résidence bucolique de Louis XIV située dans les Yvelines. Le Roi Soleil apprécia tout particulièrement cet ensemble élégant qui illustrait l'un de ses grands projets à caractère mythologique.

     

    Les marbres de Corneille Van Cleve et de Nicolas Coustou étaient associées à des Nymphes (disparues), œuvres d'Anselme Flamen (1647-1717) et de Simon Hurtrelle (1648-1724) qui comptèrent parmi les meilleurs sculpteurs de Versailles.

     

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    En 1719, La Seine et la Marne et La Loire et le Loiret (dit à tort Le Rhin et la Moselle ou le Rhône et la Saône) furent installés aux Tuileries, au pied du fer à cheval imaginé par Le Nôtre. Le régent Philippe d'Orléans (1674-1723) fut à l'initiative de ce déplacement car les Tuileries, magnifique jardin de broderies n'accueillait pas encore de statues. Le Régent voulait également offrir au jeune Louis XV (1710-1774), installé aux Tuileries après la mort de son arrière grand-père Louis XIV (1638-1715), un cadre familier.

     

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    Torrentueuse et fertile, la Loire est le plus long fleuve de France. Si l'on suit ses 1006 kilomètres, on découvre des trésors nichés dans les villes, les villages et les châteaux du Val-de-Loire, classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Les personnes intéressées par des renseignements géographiques sur le sujet peuvent cliquer sur le lien ci-dessous.

     

    http://www.cosmovisions.com/Loire.htm

     

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    Élégante en ses draperies et subtilement dénudée, la belle est appuyée contre une jarre d'où s'écoule une eau généreuse.

     

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    Rivière qui s'écoule dans la région Centre Val-de-Loire, le Loiret ou Petite Loire est un affluent venant de la rive gauche de la Loire.

     

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    Corne d'abondance, poissons et flore de la mer décorent ce groupe sculpté.

     

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    Groupe immortalisé par Eugène Atget (1857-1927), photographe et historien de Paris. L'image est conservée au Musée Carnavalet, musée de l'Histoire de la Ville de Paris...

     

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    Vue du marbre de Corneille Van Cleve, réalisée par Eugene Atget en avril 1906. Reproduction numérique du tirage sur papier albuminé. Source BNF/Gallica, Département Estampes et Photographie.

     

    L’œuvre originale a été retirée des Tuileries en 1993. Elle est visible au musée du Louvre, aile Richelieu, cour Marly.

     

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    Photo © RMN-Grand Palais / René-Gabriel Ojéda, Musée du Louvre

     

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    Sculpteur parisien, né dans une famille d'orfèvres, Corneille Van Clève (1645-1732) a fait ses classes dans l’atelier du maître statuaire Michel Anguier (1612-1686) puis il s'est établi en Italie, pendant une dizaine d'années. Il a exercé son art à Rome, de 1611 à 1617, en tant que Pensionnaire du Roi puis à Venise, de 1617 à 1680. Il a profondément été influencé par la manière du Bernin (1598-1680).

     

    Quand il est revenu à Paris, il a été admis à l’Académie, en 1681, avec « Polyphème assis sur un rocher ».

     

    Tout au long de sa carrière, il a été sollicité pour créer des statues, des vases et des décorations (bas-reliefs, chapiteaux, figures variées...) pour le château de Versailles et aussi pour les châteaux de Marly et de Meudon.

     

    Il a réalisé plusieurs Anges somptuaires pour des églises franciliennes (Notre-Dame de Paris, Saint-Germain-L'Auxerrois, La Sorbonne...) et il a conçu un magnifique maître-autel pour la Chapelle de Versailles... J'aurais l'occasion de vous en reparler.

     

    Considéré pour sa grande capacité de travail et la qualité de ses œuvres, il a été nommé professeur à l'Académie en 1693, adjoint au recteur en 1706, directeur en 1711, recteur en 1715 puis chancelier en 1720. Propriétaire d'un atelier de fonte, il a produit des modèles réduits de ses meilleures créations, très recherchées par les Amateurs, notamment sur les thèmes mythologiques de Diane et Endymion, de Léda et le Cygne, de Bacchus et Ariane.

     

    La Loire est l'une de ses œuvres les plus appréciées.

     

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    La Loire est accompagnée de deux charmants bambins, ses petits génies de la fécondité. Je les aime beaucoup tous les deux, leurs expressions sont émouvantes.

     

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    L'enfant et les poissons...

     

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    Il en tient un et un autre fraye derrière lui...

     

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    L'enfant et la flore marine

     

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    J'ai pris grand plaisir à vous présenter ce groupe sous autant de vues que je le pouvais et je vous souhaite, chers Aminautes, une bonne préparation de la rentrée.

    Merci de vos visites pendant l'Été.

    Je pense bien à vous, gros bisous !

    Plume

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    A Bercy, en contemplant les nénuphars gorgés de soleil qui s'épanouissent devant la Demeure X d'Étienne-Martin, on se détache doucement des bruits de la ville. Le regard caresse les délicats pétales blancs et les larges feuilles ovales, épaisses, cireuses et d'un vert satiné, qui flottent à la surface de l'eau.

     

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    Le nénuphar blanc ou nymphaea alba est une plante aquatique, originaire d'Inde, qui fleurit, de juin à août, dans les eaux calmes et les étangs d'Europe et d'Asie. Ses noms vernaculaires: « reine des lacs » « lys des étangs », « clef de Vénus », « rose ou lune d'eau »... témoignent de sa nature enchanteresse.

     

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    On l'appelle aussi « horloge des eaux » car il commence à se déployer à l'aube. A midi, il s'ouvre bien au-dessus de l'eau et à partir de quatre heures, il se referme lentement. Sa tige est un rhizome spongieux qui traverse les profondeurs de l'eau pour engendrer une multitude de petites racines. Son fruit gorgé de graines ressemble à une capsule de pavot.

     

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    Les vertus du nénuphar sont connues depuis des temps très anciens. Le nom de cette « sorcière des eaux » vient du sanscrit « nilotpatan » ou « nipplupal » qui devint « nilufar » ou « ninûfar » en arabe et finalement « nénuphar ».

     

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    La mythologie grecque nous rapporte que le héros Hercule transforma en nénuphar une nymphe qui se consumait de passion pour lui.

     

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    Paul Chabas (1869-1937), Les nénuphars.

     

    Fleur sacrée, compagne des déesses indiennes, aimée pour ses nacres issues des « eaux primordiales » dans l'Égypte ancienne, elle devint l'un des motifs les plus utilisés dans l'Art Nouveau. Les maîtres ébénistes et verriers de l'École de Nancy déclinèrent ses formes poétiques à travers de nombreux matériaux.

     

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    Le Nénuphar, 1898, par Alfons Mucha (1860-1939).

     

     

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    Vitrail aux nénuphars du maître verrier Jacques Grüber (1870-1936). Virginia Museum of Fine Arts.

     

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    Détail du vitrail aux nénuphars de Jacques Grüber.

     

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    Lampe nénuphar en pâte de verre et en bronze doré et ciselé, conçue par Louis Majorelle (1859-1926) et exécutée par la maison Daum en 1902.

     

     

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    Émile Gallé (1846-1904), Vase Nénuphar en verre multicouche, fond filigrané et marqueteries de verre gravées à la meule. Crédit Photo © fine-arts-museum.be

     

     

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    Panneau de céramique, aux poissons et nénuphars, créé en 1900 à la Faïencerie et Manufacture des Arts de la Table de Mettlach (née en 1836 à l'initiative de deux anciens concurrents, Nicolas Villeroy et Jean-François Boch...) Crédit Photo Villeroy&Boch.

     

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    Crédit Photo Villeroy&Boch.

     

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    Encrier Art Nouveau, femme allongée sur une feuille de nénuphar.

     

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    Lit aux nénuphars en acajou, bois d'amourette, marqueterie de bois précieux et bronze doré et ciselé, réalisé entre 1905 et 1909 par Louis Majorelle. On peut admirer ce chef-d’œuvre au musée d'Orsay.

     

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    Le nénuphar inspirait les artistes Art Nouveau en raison de la sensualité de ses formes mais dans l'Antiquité on l'utilisait pour réprimer le désir et dissiper les songes érotiques. A l'époque médiévale, on le qualifiait d'« herbe aux moines » ou de « plante aux moniales ». Son nom savant de « nymphaea » désigne la blancheur virginale de ses pétales consacrés aux nymphes et aux jeunes mariées.

     

     

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    Claude Monet (1840-1926), L'étang aux nénuphars, 1897/1899.

     

    Il existe aussi des nénuphars jaunes, roses ou tirant vers le fuchsia et des fleurs qualifiées de faux nénuphars qui se mirent délicatement dans l'eau.

     

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    Artiste © Theresa Ferguson

     

     

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    Faux nénuphar (Nymphoides peltata)

     

     

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    Charles Courtney Curran (1861-1942), peintre américain dont l’œuvre est une rencontre entre Réalisme, Impressionnisme et Symbolisme, Nénuphars.

     

    L'onguent de nénuphar était jadis employé pour adoucir la peau, atténuer plaques et rougeurs et apaiser certaines inflammations.

     

    Riche en tanins et en amidon, le rhizome était utilisé pour apprêter les cuirs, teindre les tissus en noir et fabriquer une farine dite « de disette ».

     

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    © Elaine Ferdinandi, Water beauty.

     

    Dans le folklore de l'ancienne Europe, le nénuphar était réputé éloigner les esprits malfaisants, protéger les voyageurs et le bétail contre les animaux nuisibles et les créatures vampiriques de la nuit.

     

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    © Ann Mortimer, Water Lilies.

     

    Associé à plusieurs mythes de création du monde et consacré à la Lune et à la Nisse, la Déesse des Eaux, le nénuphar représente pour les peuples anciens, en Europe mais aussi chez les Mayas et les tribus Amérindiennes, l'abondance, la fertilité et la connaissance des choses enfouies. Il apparaît comme une « clef magique » utilisée par les chamanes pour la traversée des mondes aquatiques souterrains et l'on dit qu'il existe une porte secrète sous le Victoria Regia ou Amazonica, le plus grand nénuphar existant (un spécimen pouvant atteindre jusqu'à trois mètres de diamètre)...

     

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    Vitória Regia par © JanainaArt sur DeviantArt.

     

    Victoria ou Vitória Regia est un superbe nénuphar qui s'épanouit sur le fleuve Amazone et dont les pétales blancs parfumés ne s’ouvrent que la nuit et se parent de rose au lever du soleil. D'après une légende indienne, il serait né grâce à la Lune qui aurait transformé en fleur la princesse Naiá.

     

     

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    © Anna Vinogradova

     

    Image issue de mon article intitulé Roussalki, les enchanteresses de l'onde et les dieux slaves, publié sur La Chimère écarlate.

     

    Symbole de transformation, d'accomplissement, d'épanouissement de soi au-dessus de la frontière mystérieuse des eaux, le nénuphar était aussi le gardien des petites fées...

     

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    Harold Gaze (1939-2012), Fée des eaux, 1929.

     

     

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    Le nénuphar, aquarelle de John Lafarge (1835-1910), peintre et maître verrier américain.

     

     

    Quant aux Nymphéas de Claude Monet, fantasmagories artistiques mêlées de nénuphars, iris et autres roses d'eau, on les admire à Giverny, village situé sur la rive droite de la Seine, aux confins de l'Île de France et de la Normandie, jardin d'eau chevauché par un petit pont à la fois réel et chimérique, et dans le Musée de l'Orangerie, aux Tuileries, que je vous ai déjà présenté...

     

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    Les Trésors de l'Orangerie, Chapitre Deux

     

     

    Je vous souhaite une bonne préparation de la rentrée et pense bien à vous, chers aminautes !

     

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    Fée des Nénuphars, illustration SEG

     

    Que cette petite fée souffle vers vous de gros bisous...

    Plume

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    A Bercy, dans le parc où j'apprécie tout particulièrement de flâner, se dresse La Demeure, fascinante sculpture contemporaine conçue, en 1968, par le sculpteur et plasticien Étienne-Martin. Le trait d'union entre Étienne et Martin n'est pas une coquille. L'artiste a choisi de le placer entre son prénom et son nom.

     

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    Installée sur un îlot qui domine un tapis de nénuphars, il s'agit de la dixième des vingt « Demeures » réalisées par l'artiste.

     

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    Divinité gardienne des cycles du temps, la Demeure 10 semble se nourrir des frissons de l'eau, des métamorphoses des couleurs, du souffle des éléments et des trilles des oiseaux. « Œuvre-lieu » puissamment fantasmagorique, elle épelle de silencieuses sonorités vers les « mondes en contrebas » et se dévoile à fleur d'eau, au-dessus d'un magma d'ombres vertes et de lacis de lumière.

     

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    Corps enchevêtrés qui forment une maison-visage, émanation du ventre et de l'abri originels, la sculpture incarne le désir de se lover dans la hutte primordiale, la crypte matricielle du fond des âges et des eaux/os.

     

    « Elle s'enracine dans la nuit des réminiscences originelles; elle est à la fois l'idole caverneuse, l'infernale demeure et le vestige reconstitué, transposé en termes plastiques, des maisons des souvenirs de l'artiste. » Pierre Volboudt (1906-1987), critique d'art.

     

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    Étienne-Martin (1913-1995) est né à Loriol, dans la Drôme. A l'âge de 16 ans, il s'est inscrit à l'École des Beaux-Arts de Lyon, et, après un apprentissage qualifié de « traditionnel », il a décidé d'étudier la sculpture, de 1934 à 1939, à l'Académie Ranson de Paris, auprès de Charles Malfray (1887-1940), maître sculpteur, tailleur de pierre et survivant des tranchées de Verdun.

     

    La sculpture était pour lui quelque chose de profondément sensuel et matriciel, un art des creux, des gouffres et des cavités que l'on ne peut aborder autrement qu'avec le corps et en faisant appel à tous les sens.

     

    Inspiré par les « spiritualités mystérieuses », il a travaillé, de 1951 à 1956, à un « Hommage à l'écrivain Howard Phillips Lovecraft » qui s'appelait initialement « le Grand Rythme ». Ce plâtre monumental n'existe plus mais le souvenir de ses structures alvéolées complexes perdure dans les anfractuosités des Demeures où s'entrelacent les cauchemars et les rêves.

     

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    H P Lovecraft (1890-1937) est un auteur américain rendu célèbre par ses récits fantastiques, oniriques, macabres, ses contes d'horreur et ses ouvrages de Dark Fantasy et de Science-Fiction. Un petit clin d’œil aux aficionados du Necronomicon et du Mythe de Cthulhu...

     

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    Étienne-Martin a commencé en 1954 la série des Demeures et a reçu en 1966 le grand prix de sculpture à la 33e Biennale de Venise. Il existe vingt Demeures de taille variée, réalisées chacune dans des matériaux différents. Elles le ramènent toutes à la maison natale de Loriol dont il dira: « Un jour, j’ai été obligé de me séparer de ma maison, là où j’étais né, et j’en ai été choqué et peiné. Mais elle est restée tellement présente en moi que j’ai eu le désir de l’explorer. (…) En travaillant sur ce thème, j’ai retrouvé la forme, la lumière, les gens, tout ce qui constituait l’âme de cette maison.»

     

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    « Construire, c'est pénétrer dans la matière, traverser l'épaisseur où se lovent les hantises originelles... »

     

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    Étienne-Martin aimait les sculptures d'Océanie aux cavités gorgées de « sacré », les tabernacles et les sculptures-tombeaux étrusques. Il était également fasciné par l'art égyptien monumental, les pyramides et les colosses d'Abou Simbel. Il invoquait sous ses doigts d'artiste ce qui naît, meurt et renaît dans la terre et le sable.

     

    Il considérait le bois comme la matière primordiale et la pierre comme une source de résonances infinies. Les végétaux aux formes étranges, les fleurs séductrices et les plantes dotées de profondes racines l'inspiraient aussi...

     

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    Rendez-vous dans quelques jours pour une autre promenade d'été...

     

    Gros bisous !

    Plume

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    Vue sur le pavillon de Flore et les statues du Grand Carré...

     

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    Mais que regarde l'enfant au poisson du groupe sculpté La Loire et le Loiret, de Corneille Van Cleve (1645-1732) ?

     

    Le ciel d'été où s'imprègnent des couleurs intenses et poétiques et de grands arbres gorgés d'une précieuse énergie verte...

     

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    Ce bleu et ce vert m'ont fascinée...

     

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    Les effets de « matière » aussi...

     

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    Petit clin d’œil à mon ami le platane dont j'ai montré les charmes sur La Chimère écarlate dans l'article Un Platane Vénérable aux Tuileries.

     

    Voici d'autres photos de ce magnifique géant !

     

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    Les branches serpents et l'esthétique de la « mue » que j'aime tant !

     

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    Je déambule, en pleine rêverie. Il fait très chaud. Les visiteurs avancent lentement et à certains endroits, le bleu du ciel est en métamorphose. Le jardin est un terrain de jeu pour les pensées qui papillonnent.

     

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     Vers l'obélisque de la Concorde, majestueuse aiguille au pyramidion doré, par exemple...

     

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    Pomone la belle, déesse des fruits, regarde également le ciel et veille sur la géographie des lieux. J'ai aimé la photographier de dos. Je prépare un article sur elle et son parèdre Vertumne, dieu des vergers, pour la rentrée. J'ai gardé pour cette occasion les vues de son ravissant visage.

     

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    Une respiration d'ombre et de lumière envahit le jardin. J'aime plonger dans cet entre-deux...

     

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    Petite variante entre les deux photos, l’œil... Mystérieuse perle d'obsidienne, d'onyx ou de jais...

     

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    Un peu partout, le vert est souverain ! Telle une abeille, je butine...

     

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    et je fais une jolie rencontre...

     

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    Scénographie de ciel où fondent les nuages, cette poésie de l'instant m'enveloppe...

     

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    J'aime aussi beaucoup les lampadaires du jardin. Certains datent de la Belle-Époque, d'autres ont été conçus pour ressembler à des modèles anciens.

     

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    La chaleur s'amplifie, je finis par trouver de l'eau jaillissante...

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    Cette vasque de marbre se situe au centre d'un bassin rond qui borde le Grand Carré, un espace rempli de statues que je vous montrerai dans de prochains articles. Avant cela, je vous donne rendez-vous, dans quelques jours, pour une promenade aromatique dans une autre partie du jardin...

     

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    Avec mes pensées d'amitié, merci de votre fidélité !

    Plume

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    La France grelotte et Paris n'est pas en reste, euphémisme ! Mais comme neige, glace et verglas sont des artistes très inspirés, j'ai photographié avec grand plaisir (en tentant de ne pas déraper...) certains lieux transfigurés par cette poésie du froid.

     

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    Sans oublier les sans-abris, les personnes précaires et rudement éprouvées par les conditions climatiques, je vous invite à traverser des espaces urbains brodés de blanc.

     

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    Je publierai bientôt la suite de ma promenade au Musée Grévin. Accueillons, avec nos âmes d'enfants, ces beautés hivernales !

     

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    Nous sommes à Châtelet, devant le terrain d'aventures du jardin Nelson Mandela et souvenez-vous, j'ai publié un billet à ce sujet l'été dernier.

     

    http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-terrain-d-aventures-de-chatelet-a130949468

     

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    Le terrain s'est agrandi. Les enfants s'amusent dans un espace décoré de ballons au pied du nouveau Forum et de sa canopée.

     

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    Cet ensemble au riche passé architectural et les monuments qui l'entourent sont encore en travaux. Je n'aborde donc pas l'histoire des lieux (Les Halles, Le Cimetière et la Fontaine des Innocents, La Bourse de Commerce, La Colonne Astrologique de la reine Catherine de Médicis, L'Église Saint-Eustache etc... ) et de toute façon, ce n'est pas le propos de cet article.

     

    Vous rappelez-vous cette représentation de notre Terre en matériaux recyclés ? Au mois d'août 2017, je vous l'avais montrée « baignée » de chaleur et la voici brodée de blancheur.

     

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    En profitant de la fine lumière et des crépitements de cette neige immaculée, nous cheminons vers les Tuileries dans une atmosphère d'une étrange beauté.

     

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    Les Tuileries sont fermées, comme le jardin du Palais-Royal et de nombreux squares et jardins de la capitale, mais le jardin du Carrousel nous accueille.

     

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    Un espace ouvert qui se déploie derrière l'arc de triomphe du Carrousel et qui abrite, au cœur d'un labyrinthe, un superbe ensemble de statues signées Aristide Maillol (1861-1944).

     

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     La Nymphe et le bonhomme de neige, sourires !

     

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     Vénus, 1910

     

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     Baigneuse se coiffant, 1910

     

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     Pomone, 1910. Déesse des fruits, émulsion de sensualité et de fécondité...

     

    J'ai souvent photographié ces belles et dans quelques temps, je consacrerai un article à leurs formes lisses et épanouies...

     

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     L'Été, 1910

     

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    J'ai longuement parlé du thème du Carrousel dans mon article intitulé Le Pont du Carrousel.

     

    http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-pont-du-carrousel-a79008359

     

    Jardin du Carrousel qui jouxte celui des Tuileries, un monde ouvert alors que les Tuileries sont entourées de grilles...

     

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     Pomone drapée, jeune fille allongée et allégorie de la Douleur, 1922, par Aristide Maillol...

     

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    Dans le cadre de l'aménagement du Grand Louvre et de la création de la célèbre Pyramide de Ieoh Ming Pei (et des petites pyramides l'accompagnant), le paysagiste belge Jacques Wirtz, maître de l'art topiaire originaire d'Anvers, a conçu, à l'initiative du Président François Mitterrand, un jardin que l'on dit « suspendu sur une dalle, constitué de parterres de buissons d'ifs taillés en éventail, rayonnant à partir de l'arc de triomphe. »

     

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     Arc de triomphe né de la volonté de Napoléon Ier, en 1806, de donner aux Tuileries une entrée monumentale.

     

    Conçu par les architectes Charles Percier et Pierre François Léonard Fontaine, en hommage à la campagne d'Austerlitz, il s'inspire de l'arc de triomphe de Septime Sévère à Rome et fut achevé en 1809. Les sujets des bas-reliefs furent choisis par Vivant Denon, dessinés par Charles Meynier et réalisés par de prestigieux sculpteurs néoclassiques comme Pierre Cartellier, Clodion, Claude Ramey etc... Je ne développe pas davantage, je le ferai dans un article pleinement consacré à cet ensemble magistral.

     

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     Vue sur La Nuit, 1909.

     

    En ce jardin, en 1965, André Malraux, alors ministre de la Culture a fait installer les 18 statues d'Aristide Maillol, maître de la sculpture et chantre du corps féminin, alchimiste des formes généreuses.

     

    Pour Dina Vierny, muse et modèle absolu : « Maillol supprime la narration, s'écarte du romantisme, simplifie les formes, ouvre la voie du silence, abolit le mouvement... »

     

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     Air, 1932, sculpture en plomb, éloge du féminin sacré...

     

    Quelques pas plus loin, le jardin des Tuileries est endormi sous la neige, enveloppé de magie blanche...

     

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    Vue sur l'un des bassins du Grand Carré créé par André Le Nôtre (1613-1700). Tout est gelé et la Tigresse portant un paon à ses petits, du sculpteur animalier Auguste Cain, 1873, a fière allure...

     

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    Il fait très froid et le sol devient de plus en plus glissant malgré le sel qui a été répandu. Il est temps de repartir en faisant preuve de patience...

     

    A ce propos, merci aux employés de la Ville de Paris qui ont bien travaillé et qui en ont pris plein la tête dans les médias et les propos de gens passant leur temps à se plaindre dès qu'il fait froid...

     

    Et oui, il fait froid, ça s'appelle l'Hiver et nous, humains, devons composer avec les saisons, c'est comme ça depuis la nuit des temps ! Je sais qu'il y a beaucoup de râleurs, des gens qui voudraient faire des procès à la neige parce qu'elle est tombée en abondance et qui reprochent tout et n'importe quoi aux autorités mais quand les conditions climatiques sont rudes, il faut faire avec, c'est comme ça ! Parfois, dans la vie on est bloqué sur une route ou dans une gare. Ce n'est pas « marrant » mais on est parfois obligé de prendre son mal en patience, de passer une nuit quelque part ou de marcher pendant des heures. Cela m'est arrivé plusieurs fois dans ma vie, je n'ai pas « chouiné » !!!

     

    Avec Christophe, nous avons attendu notre RER un certain temps. Nous avions froid, nous en avons laissé passer quelques uns qui étaient trop pleins et nous sommes rentrés fatigués et très tard (de plus, nous avions dû réparer notre chaudière en pleine nuit car nous n'avions plus d'eau chaude...) mais nous n'avons pas râlé en accusant les autres de n'avoir pas bossé... Au regard des sinistrés des crues de la Seine et des gens qui n'ont pas de logement, il faut savoir relativiser. J'ai été excédée d'entendre des gens se plaindre d'être bloqués l'espace d'une nuit. Ce n'est pas drôle mais ça peut arriver alors que ceux qui ont raté un repas du soir ou qui ont dû dormir exceptionnellement dans leur voiture aient un peu de décence ! Je l'ai vécu aussi, dans ma vie, plusieurs fois, je n'en suis pas morte !

     

    J'ai entendu les alertes météo dès le dimanche 4 février, les premières saleuses sont intervenues dans la nuit, j'en ai vu dans ma rue alors que certains ont dit que les saleuses n'étaient pas passées. J'ai dit à Christophe lundi matin « tu vas voir, les gens vont prendre leurs bagnoles malgré l'alerte orange, ils vont rester bloqués sur la route et hurler en disant qu'ils ne savaient pas qu'il allait neiger ou que la neige allait drue. Ils vont accuser le gouvernement, la ville de Paris et le Père Noël si ça se trouve !!! » Et bien, je ne m'étais pas trompée...

     

    Je salue en revanche les personnes qui ont pris les choses au rythme où elles venaient et qui ont composé avec la situation sans se comporter en enfants gâtés pourris...

     

    La neige, ce n'est pas évident mais ça offre aussi de belles choses, ça permet de voir son environnement autrement et de partager de jolis instants avec ceux qu'on aime et cela n'a pas de prix !

     

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    En vous souhaitant de belles journées de Février et en vous remerciant de vos petits mots charmants et de votre fidélité, gros bisous !

     

    Plume

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    27 commentaires


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