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    Retour sur les bords du lac d'Enghien, entouré de nombreux bâtiments de style éclectique. Il y a quelques jours, je vous ai conté l'Histoire de la Ville et du Casino depuis la jetée ornée d'élégants lampadaires. Tout en suivant le mouvement de l'eau, nous allons poursuivre notre découverte des lieux.

     

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    Affiche illustrée par Raymond Tournon (1870-1919) pour les chemins de fer du Nord.

     

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    La réputation d'Enghien, ville cossue, s'est forgée autour de la beauté de ses eaux et des vertus médicinales qui leur ont été attribuées. Comme je vous le disais il y a quelques jours, en 1823, les eaux d’Enghien-les-Bains ont été associées à la guérison du roi Louis XVIII (1755-1824) qui souffrait d’un ulcère à la jambe. Grâce à la nouvelle qui s'est répandue très rapidement à l'époque, Enghien est devenu le lieu de villégiature à la mode, la station thermale où tout le monde voulait venir.

     

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    Après avoir évoqué Mistinguett, Arsène Lupin et Louis Blériot, le Navire-Casino, le Pavillon Chinois et bien d'autres choses encore..., nous continuons à longer le lac qui constitue une formidable réserve de biodiversité. Tout autour, l'architecture, pleine de charme, nous offre l'opportunité de contempler une myriade de styles : balnéaire, néo-classique, néo-gothique, néo-féodal, régionaliste, Second Empire, Art Nouveau...

     

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    Plusieurs de ces demeures se situent Avenue de Ceinture, dans une partie de la ville que je vous montrerai à travers ses détails au fil du temps.

     

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    Le lac possède une superficie de quarante-trois hectares. Il est peuplé d'oiseaux (cygnes, canards colverts, oies...) et abrite de nombreux poissons : gardons, carpes, rotengles, tanches, carassins, brochets, sandres, perches, poissons chats et aussi des anguilles et des écrevisses (attention, les écrevisses se raréfient, la pêche est réglementée...)

     

    On ne peut pas en faire le tour complètement. Certaines parties sont fermées par des grilles à la circulation des véhicules et des piétons ou dévorées par une végétation qui empêche le passage mais la promenade est tout de même très étendue. Je vous montre différents « visages » de ce magnifique plan d'eau et ses couleurs changeantes.

     

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    C'est en contemplant les moires aquatiques, dans une partie plus intime de la ville (nous passons par les Jardins du Pont de la Muse et de la Presqu'île aux Fleurs), que je veux me plonger dans l'histoire du nom « Enghien ».

     

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    Aux origines du mot Enghien-les-Bains, on trouve une ville de Belgique : Enghien (Edingen), située dans le Comté de Hainaut, à 30 kilomètres de Bruxelles.

     

    La famille des Princes de Condé possédait ce territoire grâce au mariage de Marie de Luxembourg (1462-1546), protectrice des arts et grande bâtisseuse, fille du Comte Pierre II de Luxembourg et de la puissante Marguerite de Savoie (1439-1483), avec François de Bourbon, Comte de Vendôme, ancêtre de la lignée des Condé.

     

    L'aîné des Princes de Condé portait le titre de Duc d'Enghien mais les Condé voulurent se départir de cet héritage (pour la spéculation...) tout en conservant le nom, ce qui n'était pas compatible avec la loi française. Ils eurent alors recours à une solution acceptée par le roi Louis XIV : donner le nom d'Enghien à l'une de leurs meilleures terres de France, la terre de Montmorency.

     

    Deux étangs existaient à cette époque là dans la région de Montmorency : L'Étang Neuf et l'Étang Vieux. Ces plans d'eau devinrent tous les deux Étangs d'Enghien.

     

    Après la Révolution Française, Montmorency reprit son nom initial mais l'Étang Neuf continua d'être appelé « Étang d'Enghien ». La Ville d'Enghien, née officiellement vers 1850, est issue d'un regroupement de terres qui affleuraient vers le fameux étang, devenu lac aux propriétés thermales mondialement réputées.

     

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    Enghien-les-Bains et Enghien en Belgique sont jumelées depuis 1957.

     

    Le blason d'Enghien-les-Bains est « d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au bâton péri en bande de gueules, brisé en chef d'un lambel d'argent. »

     

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    Il s'agit des armes traditionnelles de la maison de Bourbon-Condé, ces mêmes armes que portait Louis-Antoine duc d'Enghien, le 21 mars 1804, lors de son exécution dans les fossés du château de Vincennes.

     

    https://www.herodote.net/21_mars_1804-evenement-18040321.php

     

     

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    Le blason d'Enghien en Belgique est un « blasonné gironné de dix d'argent et de sable, chaque deuxième pièce étant chargée de trois croisettes recroisetées au pied fiché d'or. »

     

    En héraldique, le terme « sable » signifie « noir » et le terme « gueules » signifie « rouge ».

     

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    Une histoire bien complexe que celle d'Enghien !

     

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    Profitons de cet élégant petit kiosque situé sur les berges du lac et dont je vous ai montré des détails un peu plus haut dans mon article...

     

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    La vue est très agréable et l'eau, comme le ciel, modifie souvent ses couleurs...

     

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    De l'autre côté du kiosque, il y a une zone plus sauvage que j'aime beaucoup et cet arbre chargé de lierre et de gui. Il me fascine avec son allure de créature de conte de fées et ses habitants aux ailes bruissantes...

     

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    Le lac d'Enghien est une mosaïque de territoires. Il est issu de la rencontre de plusieurs étangs, réserves piscicoles au Moyen Âge entre Montmorency et L'Isle-Adam (des lieux où je vous emmènerai au fil du temps...). Des levées de terre furent aménagées pour permettre le fonctionnement de plusieurs moulins à travers de vastes zones marécageuses. Ces zones avaient été explorées par les Romains, créateurs de la chaussée César, au premier siècle de notre ère.

     

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    La gestion des lieux est associée à un projet européen de recherche appelé Prolyphic. Ce projet, fondé sur l'étude de la prolifération des micro-algues, étudie le taux d'oxygène dans l'eau et différents facteurs comme la fluorométrie (ou spectroscopie de fluorescence), une étude des photons de lumière à travers les différentes molécules d'eau. Ces travaux sont essentiels pour connaître la qualité du milieu aquatique et pouvoir surseoir à une prolifération d'organismes dangereux.

     

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    C'est dans ce milieu particulièrement riche au niveau de la faune et de la flore que le père Louis Cotte découvrit, en 1766, les particularités médicinales des eaux locales, les plus sulfureuses de France.

     

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    Affiche de Léonce Burret (1866-1915), Imprimerie Bourgerie & Cie, 1897, Paris, Faubourg Saint Denis.

     

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    Enghien, Grand établissement thermal, 1906, illustration de H. Bertheteiny.

     

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    Gardienne des activités humaines sur le lac, la Société Nautique d’Enghien fut créée, le 29 septembre 1885, par des riverains qui avaient reçu, via la Société Anonyme des Eaux d’Enghien, des permis de pêche et de bateau pour une durée de 99 ans. Des activités de voile et d'aviron se multiplièrent depuis la base nautique située sur l’île aux Cygnes au milieu du grand plan d'eau.

     

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    Avant la création de la Société Nautique, il y eut des régates sur le lac et l'histoire locale fait état d'une fête orchestrée, le 9 septembre 1860, par le directeur des Beaux-Arts et du Musée du Louvre, Monsieur De Reiset qui venait d’être élu Maire. Il choisit de célébrer sa victoire en lançant une invitation « aux canotiers d’Asnières et des autres ports de Seine à venir se mesurer à l’aviron sur le lac. »

     

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    Vous apercevez sur la photo l'ancien Casino avec ses deux grandes tours et son navire ornemental. Un aspect de l'histoire d'Enghien que j'ai développé dans mon précédent article.

     

    Plaisirs d'architecture autour du Lac d'Enghien

     

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    Image Port-Rhu.com

     

    La Société Nautique d’Enghien est à l'origine de la formation de nombreux athlètes en voile et en aviron. Elle a obtenu des dizaines de titres de Champions de France et plusieurs titres de Champions du Monde, de Champions d'Europe et de Champions Olympiques.

     

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    Outre les performances sportives accomplies sur le lac d'Enghien, on aperçoit aux beaux jours des adeptes du pédalo et le long de la jetée promenade, chaque été, on peut flâner, savourer des glaces, prendre un bain de soleil...

     

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    J'ai encore nombre de photos et d'informations historiques à partager sur Enghien alors au fil du temps, nous continuerons à nous promener dans cette ville-lac pleine de charme...

     

    Merci de votre fidélité, chers aminautes, je pense bien à vous !

    Plume

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    28 commentaires
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    Célébrons le renouveau de la Nature avec ces clochettes délicates, calices miniatures où le petit Peuple vient savourer l'ambroisie des Elfes et la manne des Fées... La Rosée de Lumière y tremble goutte à goutte !

     

    Je vous adresse mes vœux d'Amour, d'Amitié, de Chance et de Prospérité !

     

    En republiant un article que j'avais pris grand plaisir à écrire, agrémenté de nouvelles images qui se mêlent aux images déjà montrées.

     

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    Le Muguet: description et propriétés

     

    Plante vivace aux noms poétiques (Lis de Mai, Lis des vallées, Clochette des bois, Grelots, Grillets, Amourette, Gazon du Parnasse, Larmes de Notre-Dame...), le muguet se développe dans les bois clairs, sur les chemins dégagés et les pentes rocailleuses. Il se multiplie grâce à son rhizome traçant appelé « griffe ». Il est également cultivé pour ses ravissantes clochettes blanches au parfum enivrant dont le nom dérive de musc et de muscade. Ses fruits, très toxiques et de la grosseur d'un pois, deviennent rouges à maturité, en septembre ou en octobre.

     

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    La pharmacopée populaire connaît, depuis des siècles, les propriétés médicinales du muguet et sa richesse en convallatoxine, une substance apparentée à la digitaline qui possède une action sédative sur le cœur. L'infusion de fleurs, sucrée au miel, est toujours utilisée mais, en raison de sa toxicité, les conseils d'un thérapeute sont absolument nécessaires.

     

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    Prisée comme du tabac, la poudre de fleurs, préalablement séchées dans un lieu ombragé, est réputée calmer les migraines d'origine nerveuse, dissiper les vertiges et libérer les sécrétions des voies nasales. Mais souvenez-vous que les propriétés cardiotoniques du muguet ne sont pas à prendre à la légère et que ses jolies baies rouges ne doivent pas être consommées. Il faut également veiller à ce que les enfants n'absorbent pas l'eau dans laquelle le muguet a trempé. ATTENTION DANGER !!!

     

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    Au-delà de ses vertus « guérisseuses », cette petite plante aux clochettes lactescentes, aimée des fées et destinée à « chasser l'hiver », nous fait revivre des moments importants de l'Histoire de France...

     

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     Petite boîte cœur en porcelaine de Limoges, image Pinterest.

     

    La tradition consistant à offrir du muguet, le premier mai, semble remonter à l'époque de Charles IX (1550-1574). En 1560, alors qu'il visitait la Drôme, le roi reçut un brin de muguet. Séduit par ce présent, il fit distribuer, à partir de 1561, des bouquets odorants aux dames de la Cour. Les seigneurs s'empressèrent de l'imiter en « muguetant », c'est à dire en « faisant les galants »...

     

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    Les bals du muguet fleurirent, à partir de la Renaissance. Les messieurs arboraient à la boutonnière de jolis brins parfumés.

     

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    Le premier mai 1895, le muguet fut associé à une romance parisienne. Le chansonnier Félix Mayol (1872-1941), auteur de la chanson « Viens poupoule », offrit, sur le quai de la gare Saint-Lazare, un bouquet de muguet à son amie Jenny Cook.

     

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    Quand il monta sur les planches du « Concert Parisien », sa jaquette était ornée de clochettes immaculées. Il connut un tel succès que le muguet devint son porte-bonheur attitré.

     

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    Le premier mai 1900, lors de festivités organisées par des couturiers parisiens, les clientes et les ouvrières reçurent des brins de muguet. Les couturières prirent ensuite l'habitude d'offrir, chaque premier mai, du muguet à leurs clientes.

     

    Dans le Paris de la Belle Époque, les « fêtes du muguet » se multiplièrent et connurent un succès retentissant, lié à l'élection des « reines de Mai »: de jolies jeunes femmes vêtues de blanc, perçues comme les incarnations de Flore, la déesse du Printemps.

     

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     Reines du muguet (Photo Delcampe)

     

    Muguet en vogue dans les cours européennes et dans celle de la reine Victoria (1819-1901).

     

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    Ce tableau du peintre lithographe allemand Franz Xaver Winterhalter (1805-1873) décrit l'offrande par le duc de Wellington d'un cadeau à la reine Victoria, au prince Albert et au prince Arthur, dans une scène prévue pour ressembler à une Adoration des Mages. Le tableau fut commandé par la reine pour commémorer le 1er mai 1851, un jour doté d'une triple signification car il évoquait le premier anniversaire du prince Arthur, le quatre-vingt deuxième anniversaire du duc de Wellington, parrain du prince et la date d'ouverture de l'Exposition Universelle.

     

    Le petit prince tient des brins de muguet et le Crystal Palace, fleuron de l'exposition, est visible en arrière-plan.

     

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    Emblème de reverdie et de féminité, le muguet est aussi, depuis 1921, l'emblème du Rugby Club de Toulon!

     

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    La journée de huit heures et la Fête du Travail

     

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    Les clochettes de muguet sont associées, en dépit de leur douceur et de leur fragilité, à des luttes sociales majeures.

     

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    Le 1er mai 1884, au IVe congrès de l'American Federation of Labor, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis se donnèrent deux ans pour imposer à leurs employeurs la journée de travail de huit heures.

     

    Cette idée naquit en Australie où les travailleurs avaient organisé, le 21 avril 1856, une manifestation en faveur de la journée de huit heures. Le succès fut si retentissant qu'il fut décidé de renouveler cette journée d'action tous les ans.

     

    Le 1er mai 1886, alors qu'une partie des travailleurs venait d'obtenir satisfaction, de nombreux ouvriers, lésés, firent grève pour forcer les patrons à accepter leurs revendications.

     

    Le 3 mai, à Chicago, trois grévistes de la société McCormick Harvester perdirent la vie au cours d'une manifestation et le lendemain soir, alors qu'une marche de protestation se dispersait à Haymarket Square, une bombe explosa, tuant quinze policiers.

     

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    La révolte de Haymarket Square (Chicago, 4 mai 1886).

     

    Trois syndicalistes furent condamnés à la prison à perpétuité et cinq autres trouvèrent la mort par pendaison, le 11 novembre 1886, en dépit du manque de solidité des preuves dont la justice disposait. Ils finirent par être réhabilités.

     

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    Les derniers mots du condamné August Spies sont lisibles sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago: «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui.»

     

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    Trois ans après le drame de Haymarket, le deuxième congrès de la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris, au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies Parisiennes, dans le contexte de l'Exposition Universelle et de la commémoration du centenaire de la Révolution française.

     

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    Les ouvriers défilèrent à partir du premier mai 1890, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois temps (temps de travail, temps de loisir et temps de sommeil).

     

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     Le 1er mai, lithographie de Jules Grandjouan (1875-1968) réalisée pour l'Assiette au beurre (1906), une revue illustrée, satirique et libertaire de la Belle Époque.

     

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     Une guirlande pour le Premier Mai, 1895, par Walter Crane (1845-1915).

     

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    En 1891, à Fourmies, commune du nord de la France, la manifestation du premier mai s'acheva dans le sang, marquant un tournant essentiel dans l’histoire du mouvement ouvrier. Les forces de l'ordre, équipées des nouveaux fusils Lebel, tirèrent sur la foule. Elles tuèrent dix personnes et firent trente-cinq blessés. Une ouvrière de 18 ans nommée Maria Blondeau reçut une balle dans la tête à bout portant et devint le symbole de cette tragique journée.

     

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     La manifestation à Fourmies. (Image Fourmies info/archives.)

     

    Les autres victimes étaient Louise Hublet (vingt ans), Ernestine Diot (17 ans), Félicie Tonnelier (16 ans), Kléber Giloteaux (19 ans), Charles Leroy (20 ans), Emile Ségaux (30 ans), Gustave Pestiaux (14 ans), Emile Cornaille (11 ans) et Camille Latour (46 ans). Je conseille aux personnes intéressées par cette histoire de lire l'excellent ouvrage d'André Pierrard et Jean-Louis Chappat intitulé La fusillade de Fourmies, aux éditions Maxima.

     

    Dans le journal « l’Illustration » du 9 mai 1891, il est écrit: «C'est le fusil Lebel qui vient d'entrer en scène pour la première fois. Il ressort de ce nouveau fait à l'actif de la balle Lebel qu'elle peut très certainement traverser trois ou quatre personnes à la suite les uns des autres et les tuer.» Ce fusil équipera l’armée française jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.

     

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     Fourmies, Funérailles des Victimes

     

    A la fin de l’année 1891, l'Internationale Socialiste renouvela le « caractère revendicatif et international du 1er mai », en hommage aux « martyrs de Fourmies ». Le 23 avril 1919, le Sénat Français ratifia la journée de 8 heures et le 7 juin 1936, la signature des accords de Matignon par Léon Blum permit d'obtenir « une augmentation des salaires de 7 à 15 %, la reconnaissance du droit syndical dans l’entreprise, l’élection des délégués ouvriers, la création de conventions collectives, la semaine de 40 heures et quinze jours de congés payés ».

     

     

    Dans la Russie de 1920, le 1er mai fut chômé grâce à Lénine et en 1933, Hitler alla plus loin en rendant ce jour emblématique chômé et payé.

     

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     Affiche de Nikolaï Kitchenguine pour le 1er mai 1920.

     

    Le 24 avril 1941, sur les recommandations de René Belin, un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT, le Maréchal Pétain qualifia le premier mai de « Fête du Travail et de la Concorde Sociale ».

     

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     1er Mai 1941

     

    En avril 1947, à l'initiative du député socialiste Daniel Mayer et du ministre communiste du Travail, Ambroise Croizat, le 1er Mai devint, dans les entreprises publiques et privées, un jour chômé et payé...

     

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     1er mai 1947, discours de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, Place de la Concorde à Paris.

     

     

    Les Symboles du Premier Mai

     

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    En France, les manifestants du 1er mai défilèrent, à partir de 1890, avec le fameux triangle rouge « des trois temps » bien visible à la boutonnière. Ce triangle fut remplacé, en 1892, par une fleur d'aubépine suspendue à un ruban rouge, en l'honneur de Maria Blondeau, la jeune ouvrière de Fourmies, qui avait trouvé la mort en brandissant un bouquet d’aubépine. En 1895, le socialiste Paul Brousse invita, par le biais d'un concours, les travailleuses à choisir une fleur qui représenterait le « Mai » et c'est l’églantine qui fut choisie.

     

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     Maria Blondeau

     

    Cette fleur traditionnelle du nord de la France, liée au souvenir de la Révolution française, fut remplacée par le muguet, en 1907 à Paris. Emblème du printemps francilien, le muguet était accroché à la boutonnière avec un ruban rouge, symbole du sang versé.

     

    Après la Première Guerre mondiale, la presse encensa le muguet, aux dépens de la rouge églantine, et en 1941, sous le régime de Vichy, le muguet s'imposa.

     

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    La vente du muguet

     

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     Elena Salnikova, la jeune vendeuse de muguet

     

    Depuis les années 1930, une tolérance administrative autorise les particuliers à vendre, chaque 1er mai, des brins de muguet sans formalités, ni taxes mais cette tradition populaire se répandit surtout à partir de 1936. Elle semble trouver ses origines à Nantes où monsieur Aimé Delrue (1902-1961), droguiste et président du comité des fêtes de la ville, avait organisé « la Fête du Lait de Mai ».

     

    Symbole de renouveau et de fécondité, le lait fraîchement tiré était associé à la blancheur immaculée des clochettes de muguet.

     

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     Zubkov Fedor, Les Anges de Mai

     

    Depuis 1936, chacun peut vendre du muguet, sans patente, mais il s'agit d'une tolérance que certains arrêtés, en fonction des communes, n'hésitent pas à réglementer.

     

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     Robert Doisneau (1912-1994), Le 1er mai 1950 à Paris, Place Victor Basch.

     

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     Robert Doisneau, 1er mai 1969, La vendeuse de muguet.

     

     

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     Robert Doisneau, Le Muguet du Métro, 1953, MOMA © 2018 Robert Doisneau, courtesy Bruce Silverstein.

     

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    Des larmes de Marie au sang de Saint-Léonard

     

    On appelle le muguet « larmes de Notre-Dame » car il aurait jailli des pleurs de la Vierge, versés au pied de la croix.

     

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    D'autres légendes l'associent à Saint-Léonard, guerrier et ami du roi Clovis, qui choisit de vivre en ermite au fond des bois. Un jour, sous un bouquet d'arbres sacrés, Léonard se heurta à un dragon contre lequel il reprit les armes. Le combat fut très violent. De chaque goutte de sang perdue par le saint fleurirent des brins de muguet. D'après certaines croyances, on entend parfois, quand le vent souffle, le bruit de cette lutte fantastique...

     

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     Émile Gallé (1846-1904), vase au muguet, marqueterie sur verre, vers 1898-1900.

     

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     Pablo Picasso (1881-1973), Brin de muguet (pousse verte)

     

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    Folklore et Traditions

     

    Comme toutes les fleurs à clochettes, le muguet est lié au Petit Peuple et aux déesses de l'amour et de la fécondité.

     

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     Cicely Mary Barker (1895-1973), Flower Fairies

     

    Avec la campanule, la digitale et le thym sauvage, le muguet est l'une des fleurs préférées des lutins et des fées qui viennent danser, en cercles opalescents, là où s'épanouissent les clochettes parfumées.

     

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     Titania, la reine des fées, couronnée de muguet, sous le pinceau aux accents préraphaélites de Sir Frank Bernard Dicksee (1853-1928).

     

    D'après une légende allemande, le muguet serait sous la protection d'une Dame Blanche.

     

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     Idylle de printemps par George Henry Boughton (1834-1905).

     

    Fleur d'inspiration, le muguet est consacré à Apollon Belenos, dieu des Arts et du Soleil, qui couvrit en l'honneur des Muses, le Mont Parnasse de clochettes nacrées, d'où l'appellation « Gazon de Parnasse ».

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     Jugend, 1897, illustration d'Adolf Höfer (1869-1927) pour un journal munichois.

     

    Dans le folklore européen, l'éclosion des fleurs de muguet constitue un signe bénéfique, annonciateur du retour des déesses du printemps. En fonction des croyances, on pourra préférer les brins à douze ou à treize clochettes...

     

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     Anne Cotterill (1933-2010), Lily of the Valley.

     

    Dans le Vaudou et la magie des Caraïbes, le muguet est associé à l'invocation des esprits et aux trois planètes de puissance, de protection et de réalisation que sont le Soleil, Vénus et Mercure. Réduit en poudre et brûlé sur des charbons ardents, il est réputé favoriser la concrétisation des affaires matérielles.

     

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    Les druidesses faisaient brûler de l'encens de muguet pour accroître leurs capacités de clairvoyance.

     

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    Dans la tradition populaire, le muguet est considéré comme un porte-bonheur puissant que l'on adresse aux personnes aimées et qu'on laisse sécher pour obtenir la réalisation de ses vœux. Il s'offre après la nuit de Beltane, nuit sacrée pour les Celtes ouvrant les portes de « l'année claire » jusqu'au retour de « l'année sombre » à la période de Samain/Halloween.

     

    Dans des temps très anciens, c'était l'aubépine que l'on offrait pour célébrer le retour de Maïa, la déesse mère du printemps.

     

    Si vous souhaitez vous plonger dans les coutumes entourant l'Arbre de Mai et caracoler en compagnie des fées de Beltane, je vous invite à lire mon article intitulé la Magie de Mai...

     

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    Généreuses clochettes signifiant l'amour, la passion, la fidélité et le bonheur partagé...

     

    ...ainsi que le souvenir et la pureté des sentiments...

     

    Joyeux Premier Mai!

     

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     Image Pinterest

     

    Bibliographie

     

    DUBOIS, Pierre: La Grande Encyclopédie des Fées. Hoebeke, 2008.

     

    DUBOIS-AUBIN, Hélène: L'esprit des fleurs: mythes, légendes et croyances. Le Coudray-Macouard: Cheminements, 2002.

     

    SEBILLOT, Paul-Yves: Le Folklore de France.

     

    SIKE, Yvonne de: Fêtes et croyances populaires en Europe. Bordas, 1994.

     

    VESCOLI, Michaël: Calendrier celtique. Actes Sud, 1996.

    Plume

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    Rendez-vous sur la jetée promenade du Lac d'Enghien, dans le Val d'Oise, le 95, mon département, à environ onze kilomètres au nord de Paris.

     

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    La promenade, aménagée en 1910 par l'architecte Louis Olivier, a des similitudes esthétiques avec la jetée de la ville d'Arcachon, inaugurée en 1903.

     

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    Les promeneurs apprécient l'esplanade Henri Patenôtre-Desnoyers, la vue sur le lac et le casino dont je parlerai tout à l'heure.

     

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    A Enghien, ville propice à la villégiature, la marche est rythmée par l'élégante présence du mobilier urbain. Les hautes silhouettes des lampadaires se découpent sur le bleu de l'eau et du ciel et la scénographie de l'espace est particulièrement réussie.

     

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    J'aime tout particulièrement ces têtes de béliers !

     

    Si la symbolique du Bélier dans les Arts vous intéresse, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

     

    Le Bélier dans les Arts et le Folklore

     

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2018/04/le-belier-dans-les-arts-et-le-folklore.html

     

     

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    L'eau est indissociable du développement et de la renommée d'Enghien mais avant de se nommer « Enghien-les-Bains », la ville fut l'un des territoires affiliés à la puissante seigneurie de Montmorency qui connut, au XVIIe siècle, ses lettres de noblesse.

     

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    En 1633, les Princes de Condé firent l'acquisition de ce vaste domaine qui devint « Duché d'Enghien », en raison du titre de ducs d'Enghien détenu par les Condé dès le XVIe siècle.

     

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    Au creux de la vallée de Montmorency, Louis Cotte (1740-1815), jeune prêtre de l'oratoire de Montmorency et scientifique aguerri, découvrit, en longeant une étendue d'eau appelée « Étang d'Enghien » des eaux sulfureuses qui favorisèrent la création d'établissements de nature thermale.

     

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    En 1820, grâce à une analyse gouvernementale des vertus des eaux du royaume, Enghien acquit une renommée qui allait se développer tout au long des 19e et 20e siècle. La devise de la ville est : « Dant robur virtutemque fontes » soit : « Ces sources qui donnent force et courage ».

     

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    Le roi Louis XVIII (1755-1824) bénéficia des vertus de ces eaux qui lui permirent de soigner un ulcère à la jambe et le médecin en chef de l'Hôpital Saint-Louis en fit l'apologie.

     

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    A l'époque des Lumières, les lacs s'imposèrent comme des éléments incontournables de la mise en scène du paysage, ce qui annonçait une vision romantique de la Nature et une série d'aménagements financiers et hydrauliques.

     

    Madame de Sévigné (1626-1696), Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) ou encore Alphonse de Lamartine (1790-1869)... (ils ne furent pas les seuls...) chantèrent les vertus des lacs de France et de Suisse et le thermalisme devint l'un des fleurons des théories hygiénistes de l'époque. Dans ce contexte, la station thermale d'Enghien se développa grâce à Jean-Baptiste Péligot 1777-1837), ancien administrateur en chef des hôpitaux et hospices de Paris.

     

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    Les abords du lac furent défrichés, aménagés. On se mit à forer des puits artésiens, on lotit de manière effrénée. Une symphonie architecturale vit le jour, composée de belvédères, de chaumières, d'ermitages, de chalets, de demeures néo-gothiques, néo-normandes ou Renaissance et Enghien se métamorphosa en « Nouveau Village d'Enghien ».

     

     

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    Le 7 août 1850, l’Assemblée Nationale opta pour la création d’une commune nouvelle appelée « Enghien-les-Bains » et en 1863, les thermes furent remplacés par un complexe de soins qui est devenu l’un des plus modernes et des plus prisés sur la scène européenne et de manière internationale.

     

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    Dans les années 1830, on pouvait admirer, dans ce décor de carte postale, l'Hôtel des Quatre Pavillons qui a disparu. Gravure BNF Estampes.

     

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    Affiche Enghien, Compagnie de Chemin de Fer du Nord, Musée de l'Île de France.

     

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    Le lac d'Enghien a attiré de nombreux artistes, venus chercher l'inspiration dans un paysage peuplé de demeures pittoresques, de hameaux de style versaillais, de chalets suisses et de pavillons exotiques. Enghien avait ses habitués comme le maître sculpteur James Pradier (1790-1852), les peintres Horace Vernet (1789-1863), Eugène Isabey (1803-1886), Paul Delaroche (1797-1856) et bien d'autres, ainsi que des personnalités politiques comme Napoléon III (1808-1873), Charles Giraud (1802-1881) etc... et de célèbres actrices comme Mademoiselle Mars (1779-1847).

     

    Enghien est aussi la ville de Mistinguett (1875-1966), pétillante artiste née Jeanne Florentine Bourgeois au numéro 5 de la rue du Chemin-de-Fer (actuelle rue Gaston Israël).

     

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    Vous trouverez, en cliquant sur le lien ci-dessous, une biographie très complète, agrémentée de nombreuses photos.

     

    http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio//mistinguett/mistinguett.htm

     

     

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    Mistinguett en revue

     

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    Sur les bords du lac, on aperçoit le célèbre Casino d'Enghien.

     

    En 1870, lors de l'occupation prussienne, le casino était une sorte de chalet où les habitants d'Enghien venaient se livrer à des activités ludiques : jeux de société, jeux de boules... mais les Prussiens, saisis par le froid intense de l'hiver, démontèrent le bâtiment pour en faire du petit bois qu'ils brûlèrent pour réchauffer.

     

    Le casino fut reconstruit, en forme de navire, entre 1901 et 1902 par l'architecte Edmond Autant. Il attira de nombreux visiteurs, il abrita même un hôpital militaire mais des problèmes de sécurité furent signalés au fil du temps. Le bâtiment fut reconstruit en 1908 et associé à un théâtre à l'italienne, pouvant accueillir jusqu'à 700 spectateurs.

     

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    Le navire casino : Reproduction Vialles, J-B, 2009. Service Patrimoine et Inventaire du Conseil régional d'Île de France (base Mémoire 20099500213).

     

    Un théâtre à l'italienne est un théâtre dont la salle est en forme de demi-cercle et où les spectateurs sont placés à plusieurs niveaux( l'orchestre, les corbeilles, les balcons, la galerie).

     

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    Le casino actuel appartient au groupe Lucien Barrière dirigé par Dominique Desseigne. Lucien Barrière est le neveu de François André, homme d'affaires inventeur du concept de « resort à la française », soit la réunion dans un même lieu d'un casino, d'hôtels, d'un hippodrome et de terrains de golf.

     

    François André et son associé, Eugène Cornuché, s'illustrèrent en faisant construire des établissements de luxe, à partir de 1912, sur les côtes de Normandie. Personnages incontournables des Années Folles, ils se lièrent d'amitié avec les rois, les princes, les hommes politiques et les artistes. François André fut le premier à ouvrir les portes des casinos à une clientèle féminine.

     

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    Des célébrités comme Coco Chanel (1883-1971), André Citroën (1878-1935), le peintre Maurice Utrillo (1883-1955) ou encore les membres de la famille Rothschild avaient l'habitude de fréquenter les lieux et à la fin du mois de mai 1906, le célèbre ingénieur Louis Blériot (1872-1936) a entamé sur le lac « les essais d’un intéressant aéroplane de son invention. »

     

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    Photo trouvée sur Le Figaro.fr

     

    Voici ce que nous dit la revue L’Aérophile de la même année.

     

    « Cet appareil a une surface portante de 60 m² répartis sur deux cellules elliptiques. Ces surfaces sont en soie Française vernie, tendue sur une armature en bois de frêne creux. À l’avant, se trouvent deux hélices de 2 mètres de diamètre, tournant à 600 tours et placées côte à côte. Elles sont actionnées, au moyen de deux arbres flexibles, qui constituent une transmission d’une régularité et d’une souplesse remarquables, par un moteur de la célèbre marque « Antoinette », de 24 chevaux, 8 cylindres, pesant 40 kilogrammes. Les hélices ainsi actionnées ont fourni un effort de traction de 80 kilogrammes. L’ensemble de l’aéroplane est monté sur un hydroplane extrêmement léger, en bois perforé, garni de flotteurs en toile caoutchoutée. Des gouvernails horizontaux et verticaux assurent la stabilité dans tous les sens. L’appareil peut être monté par une ou deux personnes. Il a été établi sur les données de M. Blériot, le constructeur de phares bien connu dans les grands ateliers d’aviation Blériot et Voisin, à Billancourt. »

     

     

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    Le casino d'Enghien-les-Bains est semble-t-il le seul casino de France à avoir un droit d'accès payant et qui varie en fonction de chaque jour.

     

    Je ne suis pas entrée à l'intérieur. J'ai préféré me promener sur les bords du lac en songeant à la vie qui bruissait là autrefois et en me rappelant de certaines lectures comme Le Bouchon de Cristal, roman policier de Maurice Leblanc (1864-1941) qui met en scène les aventures du gentleman-cambrioleur Arsène Lupin.

     

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    Le roman parut en feuilleton dans Le Journal, de septembre à novembre 1912 puis il sortit, peu de temps après, en librairie. Maurice Leblanc rend hommage à La Lettre Volée d'Edgar Allan Poe (1809-1849), une nouvelle pleine de rebondissements dans laquelle un objet que l'on cherche à dissimuler est placé en évidence. L'action du Chapitre Un du Bouchon de Cristal se déroule au Lac d'Enghien.

     

    Synopsis : « Arsène Lupin cambriole la villa du député Daubrecq. Mais les choses tournent mal : Lupin réussit à s’enfuir avec un bouchon de cristal, qui disparaît presque aussitôt. Lupin espionne Daubrecq et découvre que c’est un maître chanteur qui possède une liste de vingt-sept noms impliqués dans l’affaire du Canal de Panama. Un scandale qui s'est déroulé entre 1892 et 1893.

    Un document explosif serait caché dans le fameux bouchon de cristal ! »

     

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    Époque fascinante du Pavillon Chinois, une construction issue de l'Exposition Universelle qui se déroula à Paris en 1867. A la fin de la manifestation, il fut démonté à l'initiative d'Albert De Montry, le directeur du premier établissement thermal et installé à Enghien où les visiteurs et la haute bourgeoisie de la ville l'apprécièrent pour son dôme exotique et ses formes polygonales incurvées et mouvantes, entre ombre et lumière. Il s'altéra hélas au fil du temps et dut être remplacé par un bâtiment inauguré le 14 juillet 1911.

     

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    Il abrite aujourd'hui le restaurant panoramique du Pavillon du Lac.

     

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    De l'ancien vers le nouveau...

     

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    Enghien est une ville magnifique qui a été tout autant convoitée que menacée, dans sa beauté éclectique, au fil du temps.

     

    Pendant la seconde guerre mondiale, elle a abrité, de manière régulière, les régiments allemands de passage ainsi qu’une Kommandantur d'importance régionale. A la Libération, des affrontements d'une grande violence se sont déroulés dans ses rues « entre les forces allemandes et des éléments de la seconde division blindée du général Leclerc, appuyés par la Résistance locale. »

     

     

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    J'ai encore plein de choses à vous dire au sujet d'Enghien et une myriade de photos à vous montrer alors je vous donne rendez-vous dans quelques jours, après ma publication du Premier Mai, pour la suite de cette promenade.

     

    Merci de tout cœur pour votre gentillesse, chers aminautes qui vous reconnaîtrez. Belles et douces pensées pour vous et gros bisous !

     

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    Plume

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    Fertile, habile et facétieux, le Lapin ou Lièvre de Pâques dépose des œufs en chocolat et des œufs peints dans les jardins, les parcs et différents lieux de nature. Très attendu par les gourmands, il est traditionnellement considéré comme l'émissaire des forces de Reverdie !

     

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    Il est l'animal sacré de la déesse Ostara, divinité féminine associée à la Lune et à l'Aurore qui a donné son nom à la fête germanique du Printemps. L'équivalent anglo-saxon d'Ostara est Eostre.

     

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    À la période de Pâques (Easter, Oyster...), le Lapin ou Lièvre du Printemps est honoré en Alsace, dans les Vosges, en Allemagne et en Angleterre sous le nom d'Osterhase. On le dit gardien des œufs prêts à éclore ou géniteur de ces précieux talismans de fécondité et on le représente, depuis l'Antiquité, sur une profusion de stèles, de statues, de plaques de cheminée, de moules à pâtisserie, etc...

     

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    © Mickie Mueller, Ostara, the sabbat with the rabbit

     

    La déesse Ostara gouverne les festivités de l'équinoxe de printemps (21, 22 ou 23 Mars) et les forces calendaires du mois d'Avril. En son honneur, des combats symboliques étaient organisés, simulant la lutte des énergies printanières et de l'hiver finissant. Les prêtresses d'autrefois plaçaient des œufs dans des barques miniatures glissant au fil de l'eau, enfouissaient des œufs et des figurines d'écorce dans la terre et jetaient des œufs décorés dans les brasiers rituels.

     

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    © Katherine Toms, Ostara

     

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    Animal ambivalent, le lièvre suscitait la méfiance dans la Grèce antique et symbolisait la fécondité dans la Rome ancienne où sa viande était réputée aphrodisiaque. Consacré à Vénus/Aphrodite, la déesse de l'amour, il incarnait paradoxalement la luxure et la vertu, sa morphologie lui permettant de détaler face aux tentations.

     

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    Dans la mythologie de Pâques, il apparaît comme le messager du printemps. Un peu avant la période des Rameaux (Pâques Fleuries) où se mélangent coutumes populaires et actions liturgiques chrétiennes, il prépare les œufs gourmands puis il élabore son plan de distribution de cadeaux-talismans.

     

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    Dans l'ancienne Angleterre, dans le monde germanique et dans plusieurs régions de France, sa présence est perceptible aux premières lueurs de l'aube. Il caracole aussi au crépuscule, sous la ronde lune et quand l'astre des nuits dessine un croissant argenté. Il fraye sur les vieilles voies, s'ébat à proximité des cercles de pierre, des anciens lieux de culte, des rivières et des sources. On le trouve près des rameaux verts, rameaux qui, avant d'être consacrés au Christ, étaient dédiés à Apollon, le dieu grec de la lumière et des arts, à la déesse Ostara et aux esprits des fleurs et des fruits.

     

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    © Pascal Moguérou, L'Heure des Fées...

     

    Le Lapin/Lièvre est très important dans le folklore européen et bien au-delà. Rusé, avisé, gourmand, maître des connaissances cachées et des comptines d'enfance, il est le familier de ceux qui pratiquent les Arts Anciens: Astrologie, Divination, Sorcellerie, Alchimie, Médecine magique...

     

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    © Janie Olsen

     

    À des périodes choisies, il s'aventure dans l'herbe tendre et va cueillir les plantes celtiques de longue vie: l'armoise de pleine lune qui favorise les visions secrètes, l'achillée matricielle qui nettoie et nourrit le sang, l'alchémille des elfes, le trèfle étoilé, la camomille au cœur de miel, la pimprenelle et la menthe aquatiques, la sauge des sortilèges, le serpolet, le lycopode, la verveine, le mouron d'eau, le romarin...

     

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    © Janie Olsen

     

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    © Janie Olsen, Lièvre seigneur de la fécondité, lié à la magie des abeilles et à la puissance guérisseuse du miel.

     

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    © Janie Olsen

     

    Comme je l'écrivais au début de mon article, il est Osterhase, celui qui annonce la venue des forces nouvelles, chasse les derniers fléaux de l'hiver, « ouvre les chemins » et attise les pouvoirs mystérieux de la terre. Il ranime les énergies d'Eos, l'Aurore aux doigts de rose et « pond », de manière magique, des œufs rouges, gorgés du sang de la vie.

     

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    Dans la tradition de Pâques, les enfants lui préparent un nid douillet, tapissé d'herbes et de fleurs, dans un lieu dont l'emplacement est gardé secret. Amant et guerrier lunaire, il y dépose des œufs incandescents et multicolores après avoir affronté, un coq cuirassé d'or.

     

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    © Amanda Clark, Abondance

     

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    © Karen Davis, The Starlight Hare...

     

    Symbole Universel, il apporte la chance, insuffle la créativité, stimule la clairvoyance...

     

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    Chez les Aztèques, appelé Tochtli, il représentait le huitième jour du calendrier et apparaissait comme le signe de la Lune et du bonheur.

     

    Dans la Chine ancienne, maître des remèdes alchimiques appelé Lapin de Jade et célébré à la mi-automne, il prononçait des incantations de guérison en écrasant des branches de cannelle dans un mortier sacré.

     

    Dans les mondes amérindiens, en Asie, pour les Égyptiens, les Celtes, les Saxons, les Hottentots... il était l'incarnation du pouvoir magique, fécond, régénérateur de la Lune printanière. Il est également honoré dans l'Islam.

     

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    Petits Lapins de la Tapisserie de la Dame à la Licorne, réalisée vers 1500. Ils représentent, à travers un luxuriant bestiaire et une farandole de symboles végétaux, la fécondité et la force du désir.

     

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    © Robert Bissell, Les Magiciens

     

    Le Lapin/Lièvre est un Trickster, expert en espiègleries. Vénéré par de nombreuses civilisations, il a été rejeté par l'église chrétienne. Assimilé au Malin, il est considéré dans le monde chrétien comme un emblème de luxure et un vecteur de maladies mais en tant qu'esprit de la reverdie, il a plus d'un tour dans son sac et les « gens du pagus » ont continué de le célébrer.

     

    On le trouve là où pousse la Verveine (Ferfaen en vieille langue celte, Trombhad en gaélique), herbe d'amour qui régénère le sang,la peau, apaise les migraines et décongestionne les foies épuisés.

     

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    © Robert Bissell, Le Secret

     

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    © Robert Bissell, Initiation

     

    En magie druidique, sous l'obédience du lièvre, on utilise la verveine (herbe de l'enchanteur, herbe du chef, herbe sacrée...) pour encourager la circulation de l'Awen, force de l'inspiration, apaiser les conflits et repousser les peurs qui empêchent d'avancer. On boit du thé de verveine mêlé d'armoise et d'achillée pour stimuler la sensibilité prophétique. On balaye les espaces sacrés avec des tiges et des feuilles de verveine...

     

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    © Robert Bissell, The Inquiry (L'Enquête)

     

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    © Donella Arts, Le Lièvre et le Tor

     

    Dans les Comtés d'Angleterre, on donne au Diable le surnom de Lapin quand il séduit les Sorcières pour les conduire au Sabbat mais pour autant le lapin/lièvre, dans le monde anglo-saxon, n'est pas empreint de négativité. Il va et vient sur ce qu'on appelle le Old Path, (le Vieux Chemin), route sacrée tissée de lignes d'énergies (Ley Lines) qui sillonne l'Angleterre et traverse, entre autres, dans le Somerset, la ville de Glastonbury.

     

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    ©Lisa O'Malley, Magic of the Tor

     

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    À Glastonbury, s'élève le Tor, une tour dédiée à Saint-Michel sur une colline considérée comme sacrée. Le Tor est perçu comme une aiguille d'énergie pure protégeant les secrets de la vieille Angleterre, celle des enchanteurs et des villes mythiques, comme la Cité de Camelot, fief du Roi Arthur. Le Tor évoque le Graal et le bâton d'aubépine magique de Joseph d'Arimathie.

     

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    Hare Print Spirit Path to Avalon Glastonbury by © eveningstardust

     

    Gardien des cycles calendaires, le Lapin/Lièvre est une figure initiatique, un maître des temps secrets, à l'instar du Lapin Blanc d'Alice au pays des merveilles.

     

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    White Rabbit par John Tenniel (1820–1914).

     

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    Illustration de John Tenniel.

     

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    Frederick Morgan (1847-1927), Feeding the rabbits (Nourrir les lapins), scène issue d'Alice au pays des merveilles.

     

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    © Lisa Parker, Moongazing Hare.

     

    De nombreux artistes ont célébré le Lapin/Lièvre... Il faudrait une encyclopédie pour tous les citer ! J'aime tout particulièrement les représentations des illustratrices Beatrix Potter (1868-1943), Susan Wheeler et Marjolein Bastin.

     

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    The Tale of Peter Rabbit, un ouvrage de fantasy animalière signé Beatrix Potter dont la première édition parut en octobre 1902.

     

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    Beatrix Potter

     

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    © Susan Wheeler

     

    Les lapins de Susan Wheeler sont tellement addictifs ! Cette artiste née en 1955, spécialiste de la carte de vœux, a grandi en Nouvelle-Angleterre et s'est passionnée très jeune pour la Nature et la vie des animaux. Elle a imaginé des mondes enchantés et notamment l'univers apaisant, familial, merveilleusement utopique de Holly Pond Hill où vivent des créatures des bois aux délicieuses petites manières...

     

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    © Susan Wheeler

     

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    © Susan Wheeler

     

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    © Marjolein Bastin

     

    J'espère que vous penserez aux lièvres magiques en vous promenant dans les champs ou lorsque vous dégusterez, qui sait, une infusion de verveine! Sourires...

     

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    Et n'oublions pas que sur le corps diamanté de la ronde lune, palpitent des taches qui d'après de nombreuses légendes, dessinent la forme d'un lapin...

     

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    Pour les personnes qui s'interrogeraient, voici la différence entre un lièvre et un lapin :

     

    Le lièvre et le lapin sont des Lagomorphes. Le lapin vit en colonie dans un terrier que sa petite famille a creusé. Il est plus petit que le lièvre, il a des oreilles plus courtes, une tête ronde et un museau aplati. Sa queue est plutôt blanche.

    Le lièvre, bien plus grand, est un solitaire qui ne creuse pas de terrier, préférant s'installer sous une haie ou des buissons. Sa queue est de préférence noire.

    Le lapin pèse environ 1,5 kilos. Le lièvre oscille entre 3 et 5 kilos.

    Le lapin aime le soir et l'aurore pour frayer en dehors de son terrier mais sans trop s'en éloigner.

    Le lièvre parcourt davantage de distance lorsqu'il sort de son habitation. Il aime le crépuscule et la nuit.

     

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    Joyeuses Pâques chers Aminautes !

     

    Si vous voulez retrouver mes précédents articles sur le sujet, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous :

     

    Mystères et Traditions de Pâques

     

    Les Œufs du Printemps

     

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    Petits sourires avec ces chenapans de Lapins Crétins !

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    Gros bisous et merci de votre fidélité !

     

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    Plume

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     Notre-Dame vue, pendant l'hiver 2019, depuis le parvis de l'Hôtel de Ville avec au premier plan, à gauche, La Science, 1880-1882, de Jules Blanchard (1832-1916).

     

    Comment ne pas se sentir bouleversé par tant de beauté, de mystère, de force esthétique ?

     

    Nous avons failli perdre un inestimable joyau...

     

    Sans les pompiers de Paris auxquels un hommage ô combien mérité vient d'être rendu, Notre-Dame ne serait qu'un spectre de pierre, noyé dans la poussière... Alors bravo à celles et ceux qui se sont battus, au péril de leur vie, pour que la Cathédrale demeure, œuvre de Foi et de Ferveur au cœur de l'Île de la Cité.

     

    Il faudra du temps pour la reconstruction... A ce sujet, je ressens l'Espérance de bien des personnes, une Espérance qui balaye, bien heureusement, de vaines polémiques associées à l'argent versé pour permettre la renaissance d'un chef-d’œuvre.

     

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    La Cathédrale est un Trésor Intemporel. Au-delà de toutes croyances, elle incarne la Concorde entre Religion et Laïcité, elle est notre héritage à travers les siècles, elle a résonné de toute son âme pendant les moments clefs de notre histoire...

     

    Comme nombre d'entre nous, je dois digérer ma tristesse et l'angoisse que j'ai ressentie en cette nuit où elle flambait, une nuit qui semblait irréelle...

     

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    Image L'Opinion

     

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    Image Europe 1

     

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    Image France 24.fr

     

    Notre-Dame est encore debout et les 200 000 abeilles qui vivent au sommet de la sacristie attenante ont survécu ! C'est un beau symbole... Petites abeilles industrieuses qui se gorgent de miel afin de protéger leur reine lorsqu'elles détectent un danger et qui s'endorment dans les atmosphères enfumées. Leurs minuscules organismes se sont réveillés après l'incendie. Les réactions affluent du monde entier pour saluer la bonne nouvelle.

     

    Une autre nouvelle... La girouette en forme de coq qui couronnait la pointe de la flèche a été retrouvée dans la soirée du 16 avril. « Cabossée mais vraisemblablement restaurable » d'après le ministère de la Culture.

     

    Le coq contenait, à l'instar d'un « paratonnerre spirituel », un fragment de la Couronne d’Épines, une relique de Saint-Denis et une relique de Sainte-Geneviève, la sainte patronne et protectrice de Paris. Ce coq reliquaire, en cuivre repoussé, est enfoncé et il est compliqué de savoir s'il abrite encore une partie de ses trésors.

     

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    Photo © Jacques Chanut montrant Philippe Villeneuve, l'architecte en charge des travaux de Notre-Dame, avec la girouette.

     

    La flèche que nous connaissions fut conçue, entre 1859 et 1860, par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc. Heureusement les douze apôtres et les quatre évangélistes monumentaux qui ornaient sa splendeur avaient été retirés des hauteurs de Notre-Dame quelques jours avant l'incendie. Ils sont en cours de restauration dans la ville de Périgueux.

     

    La flèche originelle avait été érigée en 1250 et démontée entre 1786 et 1792.

     

    Je veux dire encore BRAVO aux pompiers de Paris qui ont sauvé la Cathédrale et espérer qu'un magnifique projet de restauration puisse voir le jour...

     

    Pour les personnes intéressées, j'avais publié un billet consacré à Notre-Dame de Paris, au moment des fêtes de Noël 2018, sur La Chimère Écarlate :

     http://chimereecarlate.over-blog.com/2018/12/notre-dame-de-paris-et-son-sapin.html

     

     

    Les photos qui suivent ont été prises les 16 et 18 avril. Les rues qui entourent le parvis ne sont pas accessibles. Il y a un monde fou et plein de télévisions françaises et étrangères. Il n'est pas évident de se frayer un chemin pour photographier mais vous aurez une idée de l'état de Notre-Dame... Avec beaucoup d'émotion associée...

     

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    On ne peut se rendre sur le parvis. Les pompiers ont toujours beaucoup de travail à accomplir car des pignons et différents éléments sculptés risquent -hélas- de tomber.

     

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    Notre-Dame est vraiment une miraculée !

     

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    18 avril

     

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    16 avril

     

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    18 avril, jour de l'Hommage rendu aux pompiers et à Notre-Dame sur le parvis de l'Hôtel de Ville. La foule s'était dispersée après les discours d'Anne Hidalgo et de Christophe Castaner.

     

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    Continuons de penser très fort à la Dame du cœur de l'Île de la Cité et à ses pierres vives...

     

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    J'aimais tellement voir cette flèche s'élancer dans le ciel...

     

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    Image Infos.fr

     

    Pensées pour tous les bâtisseurs, petits ou grands et que résonnent à jamais les mots des amoureux de Notre-Dame...

     

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    Superbe roman paru en 1831 chez l'éditeur Charles Gosselin.

     

    Né de la plume ardente de Victor Hugo (1802-1885) qui nous emporte dans le Paris de 1482.

     

    A redécouvrir ou à découvrir avec un féroce appétit littéraire !

     

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    Notre-Dame de Paris, Quasimodo et Esmeralda, illustration de © Benjamin Lacombe.

     

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    Esmeralda par © Benjamin Lacombe

     

    Pensées pour vous chers Aminautes et merci de votre fidélité...

     

    Gros bisous gourmands à l'orée de Pâques...

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    © Lynn Bonnette

    Plume

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