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    La jeune femme à l'ombrelle, 1921, collection privée.

     

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    Réflexions matinales, 1910. Collection Privée.

     

    Voyage à travers l’œuvre de ce peintre américain, qualifié d'impressionniste et membre des Ten American Painters, des artistes de la couleur et de l'instant, particulièrement actifs à Boston et à New York en leur temps. Des artistes en rupture avec le monde des galeristes qu'ils jugeaient beaucoup trop mercantile.

     

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    Jeune fille en rose pâle, date incertaine

     

    Amoureux des effets de nacre et de transparence, des tons opalins et de l'évanescence des lignes, Robert Lewis Reid (1862-1929) nous séduit par ses rêveries élégantes. Je vous invite à savourer le charme de ses réalisations.

     

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    Réflexions, 1911, Montgomery Museum of Fine Arts.

     

    La touche de Robert Lewis Reid se caractérise par une énergie aussi puissante qu'aérienne et par une grande finesse dans la répartition des couleurs. Le miroir, objet symbolique, est souvent présent dans ses compositions.

     

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    Le miroir, 1910. Smithsonian American Art Museum (and the Renwick Gallery), Washington DC.

     

    Une esthétique subtile, révélatrice d'une séduisante modernité.

     

    Le flou des contours et la manière dont ils se dérobent invitent le regard à recomposer les lignes et les nuances de la couleur. Cela donne à l'ensemble un côté à la fois céleste et océanique et nous fait deviner des frissons de tempête sous la douceur.

     

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    Sensible à la vogue du Japonisme, Robert Lewis Reid a représenté des jeunes femmes en kimono et magnifié notamment la couleur bleue à travers des étoffes précieuses et de délicates soieries poudrées d'or.

     

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    Kimono bleu, 1910.

     

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    La jeune fille au kimono bleu, 1911. Collection Privée.

     

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    Le Kimono violet, 1911. Smithsonian American Art Museum (and the Renwick Gallery), Washington DC.

     

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    La jeune femme au vase chinois, 1915

     

    J'aime ses héroïnes aux silences éloquents...

     

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    La fleur jaune, 1908, Collection Privée.

     

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    Spring, 1906, collection privée.

     

     

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    Dans le jardin, 1911, Brauer Museum of Art.

     

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    A summer girl, 1896, collection privée.

     

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    Face au ciel, 1911, Brigham Young University Museum of Art.

     

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    Brise d'été, 1915, Reading Public Museum

     

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    Rêverie d'été, date incertaine, collection privée

     

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    Automne, date incertaine. collection privée.

     

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    Fleur de Lys ou Les Iris, 1899, Metropolitan Museum of Art, New York.

     

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    La jeune femme à l'ombrelle, date incertaine, collection privée

     

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    Le parasol blanc, 1907, Smithsonian American Art Museum (and the Renwick Gallery), Washington DC.

     

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    La jeune femme près du cours d'eau, date incertaine, collection privée.

     

     

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    Le Trio, 1898, Berkshire Museum, Pittsfield, MA.

     

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    La Miniature, 1912, Detroit Institute of the Arts.

     

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    L'amoureuse des perles, date incertaine, collection privée.

     

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    Se souvenir, date incertaine, collection privée.

     

    Les flux mémoriels sont associés aux mouvements des fils colorés et aux taches de couleur palpitantes qui décorent le tapis. Avec cette scène de genre, l'artiste nous livre une scène symbolique rappelant qu'en chaque brodeuse, en chaque couturière veille une Parque, une Norne, une Dise, une Grise... Déesse des Destins entrelacés...

     

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    Coudre dans la lumière du printemps, 1910, collection privée.

     

    J'aime aussi beaucoup les nus pleins de charme de Robert Lewis Reid.

     

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    Nu dans un intérieur exotique

     

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    Opale, 1895, collection privée.

     

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    Les Baigneuses, date incertaine, Smithsonian American Art Museum (and the Renwick Gallery), Washington DC.

     

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    L'instant du bain, date incertaine, collection privée.

     

     

    Dans ses paysages, la vibration des couleurs se fait quasiment musicale...

     

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    Springtime, 1900

     

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    Flanc de coteau en été, date incertaine, collection privée.

     

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    La rivière, effet miroitant, date incertaine, collection privée.

     

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    Les Chutes de Buttermilk, date incertaine, collection privée.

     

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    Automne d'Or, date incertaine, collection privée.

     

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    Robert Lewis Reid est né le 29 juillet 1862, à Stockbridge, dans le Massachusetts et il est mort à Clifton Springs, dans l'État de New York, le 2 décembre 1929. Il a fait ses études à l'École du Musée des Beaux-Arts de Boston, sous la direction d'Emil Otto Grundmann (1844-1890) puis à la Art Students League and Cooper Union de New York, en 1884.

     

    Emil Otto Grundmann, peintre allemand renommé, fut le premier directeur de l'École du Musée des Beaux-Arts de Boston, une nomination prestigieuse.

     

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    Les azalées roses, date incertaine, collection privée.

     

    En 1885, à l'instar de nombreux peintres américains au XIXe siècle, Robert Lewis Reid s'est rendu à Paris pour suivre des cours à la célèbre Académie Julian, auprès des maîtres Gustave Boulanger (1824-1888) et Jules Joseph Lefebvre (1836-1911).

     

    Ses premières œuvres furent « des figures de paysans français, peints à Étaples. »

     

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    Prendre soin du jardin, date incertaine, collection privée.

     

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    La jeune fille et les fleurs, date incertaine, collection privée.

     

    Il est retourné à New York en 1889 et s'est installé comme portraitiste. Il est également devenu professeur, exerçant ses talents à la Cooper Union et auprès de la Ligue des Étudiants de l'École des Beaux-Arts.

     

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    Rêverie, 1890, collection privée.

     

    En 1893, il a composé des fresques pour la Coupole de l'Édifice des Arts Libéraux, dans le cadre de la Foire Universelle de Chicago, dite Exposition Colombienne et en 1900, il a participé à l'ornementation du Pavillon Américain pour l'Exposition Universelle de Paris.

     

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    Deux jeunes femmes lisant, date incertaine, collection privée.

     

    En 1906, il est devenu membre de la National Academy of Design et créé une série de dix vitraux pour l'église du Souvenir Unitaire à Fairhaven, dans le Massachusetts.

     

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    La capeline rose, date incertaine, collection privée.

     

    Une de ses œuvres, le Martyre de Saint-Paul, peut être vue à l'extrémité sud-ouest de la nef de l'église Saint Paul Apôtre, à New York.

     

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    Bouquet de Printemps, date incertaine, collection privée.

     

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    Le garçon et les pivoines rouges, 1910, Brigham Young University Museum of Art.

     

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    Trois figures dans un jardin italien, date incertaine, collection privée.

     

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    Circé et Anatole, entre 1920 et 1926, Akron Art Museum

     

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    Daphné, date incertaine, collection privée.

     

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    L'Esprit du Jardin et ses merveilles, date incertaine, collection privée.

     

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    La jeune fille avec ses poupées ou Les Joujoux, date incertaine, collection privée.

     

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    La tentation des gourmandises (Tempting Sweets), 1924, collection privée.

     

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    Étude pour Polly, l'oiseau familier, 1923, collection privée.

     

    Des fresques et des panneaux muraux de Robert Lewis Reid décorent la Bibliothèque du Congrès, à Washington, la Cour d'Appel de New York, et la State House à Boston, dans le Massachusetts.

     

    Les visiteurs de la State House peuvent admirer trois grands panneaux qui décrivent des scènes majeures de l'Histoire Américaine soit Le Discours de James Otis, La chevauchée de Paul Revere et Le Boston Tea Party.

     

    Pour la Bibliothèque du Congrès, l'artiste a réalisé quatre allégories magnifiques : Le Savoir, La Sagesse, La Philosophie et La Compréhension qui témoignent d'une oscillation de son art entre Impressionnisme, Naturalisme et Symbolisme.

     

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    Le Savoir

     

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    La Sagesse

     

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    La Philosophie

     

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    La Compréhension

     

    Sur cette symphonie de vibrations colorées, je vous souhaite un très joli mois d'Octobre. Prenez soin de vous, gros bisous et merci de votre fidélité !

     

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    L'élégante et les fleurs, date incertaine, collection privée.

     

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    Un été parmi les fleurs, date incertaine, collection privée.

    Plume

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    Chaque année, je suis sous le charme des rudbeckias, ces grosses marguerites d'été et d'automne qui s'épanouissent comme des soleils dans les parcs et les jardins de Paris et d'ailleurs... Dans la belle atmosphère du mois de septembre, j'ai pris grand plaisir à les photographier pour vous offrir un bouquet de couleurs chatoyantes.

     

    En vous disant MERCI pour les petits mots reçus à l'occasion des sept ans de mon blog et MERCI pour votre soutien concernant mes blessures du mercredi 19 septembre. Mes soins se poursuivent et je récupère doucement.

     

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    Il existe plus d'une trentaine d'espèces de rudbeckias. Originaires d'Amériques du Nord, elles appartiennent à la famille des Astéracées ou Composées qui regroupent une infinité de plantes comme l'armoise, l'achillée millefeuille, la camomille, le calendula, l'estragon, la pâquerette, la chicorée... ou encore la fameuse stévia. Il faudrait une encyclopédie pour toutes les citer !

     

    Les papillons et les abeilles apprécient aussi ces fleurs ravissantes au cœur saillant, corseté de velours jaune ou noir.

     

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    On prête au rudbeckia des vertus cicatrisantes et anti-inflammatoires, fort utiles en cas de rhume, de grippe ou de fatigue généralisée. Et dans le langage des fleurs, on dit qu'il évoque la justice.

     

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    Palette magique de couleurs associées à l'été, à l'or des moissons et à la rouille poétique de l'automne... Jaune, cuivre, orange, rouge, marron, chocolat... Je ne me lasse pas de contempler ces jupons veloutés et ces cœurs poudrés de pollen légèrement boisé.

     

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    L'échinacéa, très belle fleur parée de nombreuses vertus médicinales est une cousine du rudbeckia. Je l'utilise sous diverses formes pour prévenir les affections hivernales et me défendre quand l'épilepsie me met à plat car elle fonctionne très bien sur mon système immunitaire.

     

    Je vous conseille de lire l'excellent article de l'herbaliste Christophe Bernard au sujet de l'échinacéa.

     

    https://www.altheaprovence.com/blog/systeme-immunitaire-echinace

     

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    Sur ce, je vous souhaite de butiner l'Automne avec la plus belle énergie qui soit !

     

    Merci pour vos pensées et votre fidélité, gros bisous...

     

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    Plume

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    Sept années se sont écoulées depuis la création de mon blog. Sept années et quelques jours ! Alors, en ce mois de Septembre qui, doucement, se pare de couleurs d'automne, je vous dis « Merci », fidèles lectrices et lecteurs.

     

    Merci pour les liens tissés, pour nos confidences et nos moments de partage et de complicité.

     

    Je continuerai avec passion de vous montrer Paris au gré de mes articles. Paris et pas seulement... Mon esprit voyage entre histoire de l'art, folklore, mythologie, chimères et poésie.... mais ça, vous le savez !

     

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    J'ai pris les photos illustrant ce billet anniversaire au numéro 20 de la rue de Richelieu, très jolie rue située à côté de la Comédie-Française et à quelques encablures du Louvre. Elle sillonne les 1er et 2e arrondissements de Paris.

     

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    Il s'agit d'une ferronnerie de style Monarchie de Juillet (1838-1848) qui évoque, avec sa fée, ses petits faunes, ses angelots, ses cornes d'abondance, ses rinceaux et son charmant et fantastique bestiaire (lapins, écureuils, griffons...), la prospérité, la luxuriance, la fécondité et dont les ornements ont aussi été réalisés dans un but apotropaïque (du grec apotropaios : « qui détourne les maux »).

    Le numéro 20 est une demeure datée de 1659 d'après l'historien Rochegude et sa porte a été redécorée dans la période dite de la Monarchie de Juillet.

     

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    Pour ces sept années fort sympathiques, je vous redis...

     

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    et vous embrasse bien amicalement !

    Plume

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    Illustration de © Miharu Yokota.

     

    Chers aminautes, je vous souhaite une excellente rentrée 2018 ! Avec mes meilleures pensées pour les écoliers, les parents et les professeurs qui font de leur mieux, au fil des jours, pour dispenser les savoirs fondamentaux.

     

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    Johann Georg Meyer Von Bremen (1813-1886), peintre de genre allemand. La petite écolière.

     

    Que le plaisir de lire, de découvrir des mondes à l'infini à travers une myriade d'ouvrages et de partager de captivantes impressions littéraires soit au rendez-vous !

     

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    Charles Roka (1912-1999), peintre hongrois, L'instant de la lecture.

     

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    Johann Georg Meyer Von Bremen (1813-1886), Une fillette lisant.

     

    Je pense bien à vous. Merci à celles et ceux qui ont si gentiment lu et commenté mes articles d'été et que la reprise sur nos blogs respectifs soit riche de beaux échanges d'amitié !

     

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    © Alfredo Rodriguez, artiste mexicain né en 1954, reconnu et récompensé, de manière internationale, pour ses peintures qui décrivent, avec sensibilité, l'Ouest américain.

     

    Vive les livres, nos royaumes d'imagination !

     

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    © Cindy Grundsten, CindyArt sur DeviantArt, spécialiste en art digital.

     

     

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    © George Hartley, artiste né en 1933. Son art oscille entre Réalisme et Réalisme Magique.

     

     

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    Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), L'enfant endormi sur son livre, dit Le petit paresseux, 1755, Montpellier, Musée Fabre.

     

    Artiste majeur du XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Greuze naquit à Tournus, en Saône-et-Loire, en 1725. Son père, maître couvreur, le plaça en apprentissage chez un peintre de Lyon, nommé Charles Grandon (1691-1762), auprès duquel il apprit à copier des tableaux anciens. En 1750, il se rendit à Paris et suivit les cours du maître Charles-Joseph Natoire (1700-1777) à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.

     

    Tout au long de sa vie, Greuze s'employa, avec douceur et générosité, à rendre un éloge esthétique à la Vertu. Il fut aimé des philosophes, à l'instar de Diderot mais il connut quelques déconvenues, ne parvenant pas à être considéré comme un peintre d'histoire. En revanche, il fut très apprécié comme peintre de genre et nombre de ses œuvres, considérées comme « édifiantes » furent diffusées, en grande quantité, par les ateliers de gravure.

     

    Jean-Baptiste Greuze voyagea en Italie mais la vogue de l'antique ne l'intéressa pas plus que cela. Il préféra étudier le charme des visages et la richesse pittoresque des scènes familiales et populaires pittoresques.

     

    Se spécialisant dans la représentation des mœurs du peuple et de la bourgeoisie, il rompit avec la mode des tableautins galants et des scènes mythologiques de son temps et son « originalité » le fit reconnaître comme un grand peintre par de célèbres critiques d'art comme les Frères Goncourt.

     

    Son « Petit Paresseux » a été reproduit de nombreuses fois...

     

     

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    James Charles (1851-1906), portraitiste et peintre de genre anglais qui oscilla, tout au long de sa carrière, entre le Réalisme et l'Impressionnisme. Jeune fille lisant pendant que son chien la regarde, 1895.

     

     

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    James Francis Day (1863-1942), Le temps de la lecture. Ce peintre et designer américain étudia d'abord à New York puis il se rendit à l'École des Beaux-Arts de Paris où il suivit un cursus auprès des maîtres Luc-Oliver Merson (1846-1920) et Ernest Hébert (1817-1908).

     

     

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    « Lire auprès de ma poupée »... par Mechtaniya sur @DeviantArt.com

     

     

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    Elliott Bouton Torrey (1867-1949), La petite liseuse.

     

    Ce peintre américain, de sensibilité Impressionniste, étudia l'art à Paris, à Florence et dans des villes américaines comme New York, Boston ou encore San Diego. Il est peu connu en Europe mais les musées américains conservent une part importante de ses oeuvres composées de paysages et de portraits animés par une vibration délicatement personnelle des couleurs.

     

     

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    Winslow Homer (1836-1910), Le Nouveau Roman, 1877.

     

    Peintre américain, Winslow Homer fut d'abord attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre Réalisme et Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires puis s'intéressa au monde rural, aux animaux et aux mouvements à la fois réalistes et oniriques de l'océan. Il réalisa de nombreuses marines, des scènes de pêche et aussi des portraits.

     

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    Honor Charlotte Appleton (1879-1951), Fille lisant.

     

    Illustratrice anglaise prolifique, Honor Charlotte Appleton (1879-1951) a réalisé de fines aquarelles en s'inspirant d'artistes comme Kate Greenaway (1846-1901) et Annie French (1872-1965).

     

    Kate Greenaway a écrit et illustré de nombreux livres pour enfants. Les costumes délicats de ses personnages ont influencé considérablement la mode enfantine de son époque. Elle fut aussi une source d'inspiration pour la célébrissime Cicely Mary Barker (1895-1973), l'auteur des Flower Fairies...

     

    Quant à Annie French, elle a exercé ses talents de peintre, d'illustratrice et de décoratrice auprès des membres de l'École de Glasgow, qui mêlaient des influences celtiques, japonisantes aux techniques de design et d'artisanat issues du mouvement Arts & Crafts.

     

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    Honor Charlotte Appleton, Dans la bibliothèque.

     

     

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    Nicolas van der Waay (1855-1936), peintre, aquarelliste, dessinateur et lithographe néerlandais. La jeune liseuse.

     

     

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    Albert Edelfelt (1854-1905), Portrait de Bertha Edelfelt, soeur de l'artiste, en 1881.

     

    Cet artiste finlandais étudia en Suède, à l’Université d'Helsinki puis à Anvers, à l'Académie des Beaux-Arts. En 1874, il suivit à Paris les cours de la prestigieuse École des Beaux-Arts et du maître néo-grec Jean-Léon Gérôme (1824-1904).

     

    Il fut abondamment récompensé, dans les salons officiels, pour la qualité de son œuvre et en 1886, il reçut la Légion d'Honneur pour avoir réalisé le portrait de Louis Pasteur, chimiste et biologiste émérite.

     

    Très apprécié dans les milieux littéraires et artistiques, il se lia d'amitié avec des peintres comme Jules Bastien-Lepage (1848-1884), Gustave Courtois (1852-1923), Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) et de grands écrivains comme Émile Zola (1840-1902) et Alphonse Daudet (1840-1897).

     

    Il a contribué à faire connaître en France certains aspects de l'art finlandais.

     

     

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    Rêverie enfantine par © Komako Sakaï, illustratrice japonaise née en 1966.

     

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    Je souscris volontiers à ces mots et je vous souhaite à nouveau, avec d'amicales pensées, une...

     

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    A nos lectures !!!

     

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    Image Pinterest

     

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    Carte de 1920...

    Plume

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    A Bercy, en contemplant les nénuphars gorgés de soleil qui s'épanouissent devant la Demeure X d'Étienne-Martin, on se détache doucement des bruits de la ville. Le regard caresse les délicats pétales blancs et les larges feuilles ovales, épaisses, cireuses et d'un vert satiné, qui flottent à la surface de l'eau.

     

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    Le nénuphar blanc ou nymphaea alba est une plante aquatique, originaire d'Inde, qui fleurit, de juin à août, dans les eaux calmes et les étangs d'Europe et d'Asie. Ses noms vernaculaires: « reine des lacs » « lys des étangs », « clef de Vénus », « rose ou lune d'eau »... témoignent de sa nature enchanteresse.

     

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    On l'appelle aussi « horloge des eaux » car il commence à se déployer à l'aube. A midi, il s'ouvre bien au-dessus de l'eau et à partir de quatre heures, il se referme lentement. Sa tige est un rhizome spongieux qui traverse les profondeurs de l'eau pour engendrer une multitude de petites racines. Son fruit gorgé de graines ressemble à une capsule de pavot.

     

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    Les vertus du nénuphar sont connues depuis des temps très anciens. Le nom de cette « sorcière des eaux » vient du sanscrit « nilotpatan » ou « nipplupal » qui devint « nilufar » ou « ninûfar » en arabe et finalement « nénuphar ».

     

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    La mythologie grecque nous rapporte que le héros Hercule transforma en nénuphar une nymphe qui se consumait de passion pour lui.

     

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    Paul Chabas (1869-1937), Les nénuphars.

     

    Fleur sacrée, compagne des déesses indiennes, aimée pour ses nacres issues des « eaux primordiales » dans l'Égypte ancienne, elle devint l'un des motifs les plus utilisés dans l'Art Nouveau. Les maîtres ébénistes et verriers de l'École de Nancy déclinèrent ses formes poétiques à travers de nombreux matériaux.

     

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    Le Nénuphar, 1898, par Alfons Mucha (1860-1939).

     

     

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    Vitrail aux nénuphars du maître verrier Jacques Grüber (1870-1936). Virginia Museum of Fine Arts.

     

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    Détail du vitrail aux nénuphars de Jacques Grüber.

     

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    Lampe nénuphar en pâte de verre et en bronze doré et ciselé, conçue par Louis Majorelle (1859-1926) et exécutée par la maison Daum en 1902.

     

     

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    Émile Gallé (1846-1904), Vase Nénuphar en verre multicouche, fond filigrané et marqueteries de verre gravées à la meule. Crédit Photo © fine-arts-museum.be

     

     

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    Panneau de céramique, aux poissons et nénuphars, créé en 1900 à la Faïencerie et Manufacture des Arts de la Table de Mettlach (née en 1836 à l'initiative de deux anciens concurrents, Nicolas Villeroy et Jean-François Boch...) Crédit Photo Villeroy&Boch.

     

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    Crédit Photo Villeroy&Boch.

     

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    Encrier Art Nouveau, femme allongée sur une feuille de nénuphar.

     

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    Lit aux nénuphars en acajou, bois d'amourette, marqueterie de bois précieux et bronze doré et ciselé, réalisé entre 1905 et 1909 par Louis Majorelle. On peut admirer ce chef-d’œuvre au musée d'Orsay.

     

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    Le nénuphar inspirait les artistes Art Nouveau en raison de la sensualité de ses formes mais dans l'Antiquité on l'utilisait pour réprimer le désir et dissiper les songes érotiques. A l'époque médiévale, on le qualifiait d'« herbe aux moines » ou de « plante aux moniales ». Son nom savant de « nymphaea » désigne la blancheur virginale de ses pétales consacrés aux nymphes et aux jeunes mariées.

     

     

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    Claude Monet (1840-1926), L'étang aux nénuphars, 1897/1899.

     

    Il existe aussi des nénuphars jaunes, roses ou tirant vers le fuchsia et des fleurs qualifiées de faux nénuphars qui se mirent délicatement dans l'eau.

     

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    Artiste © Theresa Ferguson

     

     

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    Faux nénuphar (Nymphoides peltata)

     

     

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    Charles Courtney Curran (1861-1942), peintre américain dont l’œuvre est une rencontre entre Réalisme, Impressionnisme et Symbolisme, Nénuphars.

     

    L'onguent de nénuphar était jadis employé pour adoucir la peau, atténuer plaques et rougeurs et apaiser certaines inflammations.

     

    Riche en tanins et en amidon, le rhizome était utilisé pour apprêter les cuirs, teindre les tissus en noir et fabriquer une farine dite « de disette ».

     

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    © Elaine Ferdinandi, Water beauty.

     

    Dans le folklore de l'ancienne Europe, le nénuphar était réputé éloigner les esprits malfaisants, protéger les voyageurs et le bétail contre les animaux nuisibles et les créatures vampiriques de la nuit.

     

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    © Ann Mortimer, Water Lilies.

     

    Associé à plusieurs mythes de création du monde et consacré à la Lune et à la Nisse, la Déesse des Eaux, le nénuphar représente pour les peuples anciens, en Europe mais aussi chez les Mayas et les tribus Amérindiennes, l'abondance, la fertilité et la connaissance des choses enfouies. Il apparaît comme une « clef magique » utilisée par les chamanes pour la traversée des mondes aquatiques souterrains et l'on dit qu'il existe une porte secrète sous le Victoria Regia ou Amazonica, le plus grand nénuphar existant (un spécimen pouvant atteindre jusqu'à trois mètres de diamètre)...

     

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    Vitória Regia par © JanainaArt sur DeviantArt.

     

    Victoria ou Vitória Regia est un superbe nénuphar qui s'épanouit sur le fleuve Amazone et dont les pétales blancs parfumés ne s’ouvrent que la nuit et se parent de rose au lever du soleil. D'après une légende indienne, il serait né grâce à la Lune qui aurait transformé en fleur la princesse Naiá.

     

     

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    © Anna Vinogradova

     

    Image issue de mon article intitulé Roussalki, les enchanteresses de l'onde et les dieux slaves, publié sur La Chimère écarlate.

     

    Symbole de transformation, d'accomplissement, d'épanouissement de soi au-dessus de la frontière mystérieuse des eaux, le nénuphar était aussi le gardien des petites fées...

     

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    Harold Gaze (1939-2012), Fée des eaux, 1929.

     

     

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    Le nénuphar, aquarelle de John Lafarge (1835-1910), peintre et maître verrier américain.

     

     

    Quant aux Nymphéas de Claude Monet, fantasmagories artistiques mêlées de nénuphars, iris et autres roses d'eau, on les admire à Giverny, village situé sur la rive droite de la Seine, aux confins de l'Île de France et de la Normandie, jardin d'eau chevauché par un petit pont à la fois réel et chimérique, et dans le Musée de l'Orangerie, aux Tuileries, que je vous ai déjà présenté...

     

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    Les Trésors de l'Orangerie, Chapitre Deux

     

     

    Je vous souhaite une bonne préparation de la rentrée et pense bien à vous, chers aminautes !

     

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    Fée des Nénuphars, illustration SEG

     

    Que cette petite fée souffle vers vous de gros bisous...

    Plume

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