•  

    Image001.jpg

     

     

    Image002.jpg

     

    En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

    http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

     

    Suite du thème proposé pour le samedi 18 et le samedi 25 juillet par Lilou soit « Quelques portraits de femmes portant chapeau... »

     

    https://lilousol.wordpress.com/2020/07/15/le-tableau-du-samedi-semaine-29-le-theme

     

     

    Image003.jpg

    La Jeune fille au Jardin Fleuri, détail 1

     

    J'ai choisi pour ce 25 juillet des beautés douces, rayonnantes, au charme suranné, signées Émile Vernon (1872-1919).

     

    Pendant plusieurs décennies, les peintures d'Émile Vernon ont été considérées avec dédain, qualifiées de mièvres et de trop académiques alors qu'elles étaient l'expression d'une mode fleurie, fraîche et délicieuse, en vigueur aux alentours de 1900.

     

    Douceur et sensibilité se manifestent dans le choix des coloris, la transparence et le mouvement des fines étoffes, la qualité des broderies et des parures, le soin apporté à la description des visages et des chevelures d'où émane une sensualité diffuse.

     

    Image004.jpg

    La Jeune fille au Jardin Fleuri, détail 2

     

    Ces portraits élégants, fort appréciés en Angleterre et aux États-Unis, trouvent enfin leur place dans l'Histoire de l'Art, parmi les créations de la Belle-Époque.

     

    Image005.jpg

    La Jeune fille au Jardin Fleuri, détail 3

     

    Émile Vernon étudia à l'école des Beaux-Arts de Tours où il reçut le premier prix de dessin en 1888. Il devint à Paris l'élève d’Auguste Truphème (1836-1898) et de William Bouguereau (1825-1905), dont les nus féminins, les compositions mythologiques et les décorations murales pour de prestigieux monuments, comme le Grand Théâtre de Bordeaux, suscitèrent autant la critique que l'engouement du public. En 1898, Vernon présenta ses œuvres à l'exposition de l'école des Beaux Arts et des Arts décoratifs de Tours et jusqu'en 1913, il exposa régulièrement au Salon des Artistes Français.

     

    En 1899, il réalisa des peintures pour le théâtre de Nevers et pour celui de Châtellerault (coupole et rideau de scène) sur le thème des Muses.

     

    Ses portraits, ses paysages et ses peintures florales aux couleurs douces et aux atmosphères vaporeuses sont désormais recherchés par les collectionneurs américains, canadiens et japonais. (Sources Larousse, Bénézit: Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, 14 vol. nouvelle édition 1999).

     

    Image006.jpg

     

    Le deuxième tableau que j'ai choisi pour ce samedi est La Tasse de Thé. Les détails et les ornements sont magnifiques, le chapeau me séduit au plus haut point !

     

    Image007.jpg

    La Tasse de Thé détail 1

     

    Avec de ravissantes figures de jeunes femmes élégantes, des portraits d'enfants souvent accompagnés d'animaux et des portraits de son épouse, Émile Vernon sut montrer qu'il était un artiste de qualité, expert en éclairages subtils. Tout au long de sa vie, il se consacra à l'art, aimant draper les courbes séductrices sous des atours d'innocence.

     

    Image008.jpg

    La Tasse de Thé détail 2

     

    En 1915, il se trouva mobilisé dans l’infanterie et en 1916, il fut réformé pour raisons médicales. Il perdit la vie en janvier 1920.

     

    Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre de François-Martin Kavel (1861-1931), La jeune femme au chapeau souple.

     

    Image009.jpg

     

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-francois-martin-kavel-la-jeune-femme-au-chapeau-souple.html

     

     

    Image010.jpg

    Une Rose Soleil pour vous...

     

    L'Été poursuit son chemin, chers Aminautes, je vous souhaite de cueillir les charmes de l'instant...

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    17 commentaires
  •  

    Image001.jpg

     

    Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

     

    J'ai choisi un poème qui me ravit car il célèbre un être merveilleux et tellement indispensable à la Vie : la Fleur... Muse des Cœurs, Ardente Inspiratrice, Enchanteresse qui exalte nos émotions !

     

    J'illustre ce poème avec avec des « Messagères » butinées avec passion dans la Nature et dans la Ville, sous la caresse des saisons...

     

    Image002.jpg

     

     

    La Messagère

     

    La fleur, exquise messagère,

    En son petit cœur rose ou bleu

    Qu’embaume une senteur légère,

    Enferme l’infini d’un vœu.

     

    Frissonnante dans sa corolle,

    La fleur, ce vivant billet doux,

    Exhale en parfum la parole

    Dite, en tremblant, du fond de nous...

     

    Parfois, sous le poids chaud d’une âme,

    Meurtrie, elle se penche et meurt…

    Il faut être poète ou femme

    Pour ne pas accabler la fleur.

     

    Seule, une phrase délicate

    Brûle en elle comme un encens;

    Mais son âme fragile éclate

    Sous le fardeau des mots pesants.

     

    Pour épargner sa grâce fine,

    Confions-lui le rêve aimé

    Dont l’émoi subtil se devine,

    En un soupir, sans l’exprimer...

     

    Albert Lozeau

     

     

    Image003.jpg

     

    Albert Lozeau (1878-1924) est un auteur québecois que j'apprécie beaucoup et dont j'avais présenté un poème (La Girouette), il y a quelques mois.

     

    Au Québec, Albert Lozeau (1878-1924) est perçu comme un monument de la littérature poétique. Artiste sensible et profondément humaniste, il naquit à Montréal, aima les études et fut hélas atteint, à l'âge de treize ans, d'une arthrose de l'épine dorsale due à la tuberculose. Les années passèrent et sa maladie empira. Quand il eut 18 ans, il fut dans l'incapacité de se tenir debout et donc de marcher. Il resta tout le reste de son existence alité ou derrière sa fenêtre, à observer la Nature, le Ciel, les couleurs changeantes des Saisons.

     

    Il développa une âme poétique des plus subtiles et il écrivit, de tout son être, en laissant s'aventurer son esprit au dehors...

     

    Image004.jpg

     

    Image005.jpg

     

    Une messagère dans l'espace urbain...

     

    Image006.jpg

     

    Et d'autres messagères de nos pensées vagabondes et de nos espérances précieuses...

     

    Image007.jpg

     

    Image008.jpg

     

    Image009.jpg

     

    Image010.jpg

     

    Image011.jpg

     

    Et pour nous porter bonheur...

     

    Bien affectueusement, chers Aminautes !

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    21 commentaires
  •  

     

    Image001.jpg

     

    Image002.jpg

     

    En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

    http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

     

    Voici le thème proposé pour le samedi 18 et le samedi 25 juillet par Lilou : « Quelques portraits de femmes portant chapeau... »

     

    https://lilousol.wordpress.com/2020/07/15/le-tableau-du-samedi-semaine-29-le-theme/

     

     

    J'ai choisi pour ce samedi d'explorer l'oeuvre d'une brillante artiste, fille et élève du peintre Louis Vigée, madame Louise Elisabeth Vigée-Lebrun (1755-1842), qui se spécialisa dans l'art du portrait et croqua avec élégance ses contemporains. Elle immortalisa de séduisantes jeunes femmes, mit à l'honneur des robes légères, des coiffures gracieuses et des décors simplifiés. Sa manière sensible et naturelle anticipa le néo-classicisme. La reine Marie-Antoinette fut sa plus célèbre commanditaire.

     

     

    Image003.jpg

    Autoportrait au chapeau de paille, détail 1

     

    Gourmandise esthétique, L'Autoportrait au chapeau de paille offre un jeu subtil entre la fine lumière du jour et la lumière solaire, plus affirmée. Il rend hommage aux maîtres italiens et flamands et directement à une œuvre de Rubens appelée Le Chapeau de paille. L'artiste se représente en pleine nature, sur un fond de ciel moucheté de nuages. Ses cheveux et son visage ne sont pas poudrés. Son décolleté se livre au regard, gorgé de clarté rayonnante. Paré de fleurs des champs et d'une plume d'autruche, le chapeau de paille est à la fois simple et gracieux.

     

    Le tableau d'Elisabeth Vigée Lebrun est indissociable de celui de Pierre Paul Rubens (1577-1640), réalisé entre 1622 et 1625. Il s'agit d'un hommage des plus appuyés.

     

    Image004.jpg

     

    Rubens a représenté Suzanne Fourment, sœur de Hélène Fourment, sa seconde épouse. Elisabeth Vigée-Lebrun adorait ce tableau, un portrait de fiançailles ou de mariage qui met en scène une jeune femme au regard à la fois intense et timide, arborant un chapeau non pas de paille (en dépit du titre de l’œuvre) mais sûrement davantage en feutre. Ce chapeau était dit « en forme de baldaquin » et pour désigner cette forme, on pouvait employer le terme « paille ».

     

    Image005.jpg

     

    Image006.jpg

    Autoportrait au chapeau de paille, détail 2

     

    Le chapeau de l'autoportrait d'Elisabeth Vigée Lebrun est quant à lui, bien en paille. Il connut un franc succès au XVIIIe siècle où il servit d'accessoire privilégié par les élégantes qui se rendaient dans leurs jolies demeures de campagne.

     

    On retrouve un chapeau ressemblant dans l’œuvre intitulée Portrait de la duchesse de Polignac, gouvernante des enfants de France (1782).

     

    Image007.jpg

    La Duchesse de Polignac

     

    Image008.jpg

    Autoportrait au chapeau de paille, détail 3

     

    Louise-Elisabeth naquit à Paris le 16 avril 1755. Comme je l'écrivais au début de cet article, elle était la fille de Louis Vigée, pastelliste et professeur à l'Académie de Saint-Luc. Sa maman, Jeanne Maissin, issue de la paysannerie, était devenue coiffeuse après son mariage.

     

    Elle grandit au couvent, de l'âge de 6 ans à l'âge de 11 ans et montra très tôt des aptitudes pour le dessin et un grand talent pour saisir les traits des personnes qui l'entouraient. Les religieuses s'en offusquèrent mais elle persévéra, dessinant des visages et des paysages partout où elle le pouvait.

    Sur les murs, surtout !

     

    Elle perdit son père -qu'elle adorait- quand elle n'avait que 12 ans et le chagrin l'accabla tant qu'elle cessa de dessiner mais grâce à un ami de la famille, elle reprit ses activités artistiques. Elle devint l'élève du maître Gabriel Briard dont elle eut vite fait de surpasser les capacités. Elle fut alors « conseillée » par l'un des plus grands artistes de son temps : Joseph Vernet qui l'encouragea à persévérer dans l'art du portrait.

     

    Elle connut rapidement le succès, au grand dam des jaloux qui cherchèrent, tout au long de sa vie, à lui mettre des bâtons dans les roues !

     

    En 1774, son atelier fut « saisi » par les officiers de police du Châtelet au motif « qu'elle pratiquait son art sans licence ». Elle devint donc postulante à l'Académie de Saint-Luc où elle fut reçue « officiellement » le 25 octobre.

     

    Image009.jpg

    Autoportrait au chapeau de paille, détail 4

     

    Âgée de vingt ans, elle s'installa avec sa mère et son jeune frère dans un hôtel particulier que possédait le peintre, collectionneur et marchand d'art Jean-Baptiste Pierre Lebrun.

     

    Monsieur Lebrun entreprit de la séduire et elle l'épousa, le 11 Janvier 1776 mais en réalité, il était déjà marié, à l'étranger, et entretenait plusieurs maîtresses ! Sa passion pour les femmes lui fit dilapider, à plusieurs reprises, la fortune familiale mais Elisabeth, malgré ses déconvenues d'épouse, profita des connaissances en art de son mari et de la qualité des collections qu'il avait constituées. Elle mena sa vie comme elle l'entendait, travaillant sans relâche et copiant les grands maîtres pour parfaire sa technique autant qu'elle le pouvait.

     

    Ses œuvres furent recherchées par la bonne société de l'époque et elle fut introduite à la Cour par Louise-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, épouse du duc de Chartres. Elle devint portraitiste officielle de la reine Marie-Antoinette dont elle réalisa un portrait en robe de satin avec une rose à la main. Une trentaine de portraits suivirent au fil des années.

     

    Louise Elisabeth devint maman d'une petite fille, prénommée Julie, le 12 février 1780 et le 30 mai 1783 elle fut reçue à l'Académie Royale de Peinture avec « La Paix ramenant l'Abondance », une séduisante allégorie.

     

    Entre la naissance de sa fille et sa réception à l'Académie Royale, elle voyagea dans les Flandres où elle se livra à une étude approfondie des grands maîtres du Nord et notamment de l'art de Rubens qu'elle admirait au plus haut point.

     

    Image010.jpg

    Autoportrait au chapeau de paille, détail 5

     

    Tout au long de sa vie, elle subit des calomnies, accusée d'être la maîtresse d'une infinité d'hommes influents, des hommes dont elle avait réalisé les portraits. Elle fut considérée comme ultra dépensière et brocardée de la manière dont la reine Marie-Antoinette, sans cesse, l'était.

     

    La nuit du 6 octobre 1789, elle parvint à échapper, in extremis, à la fureur des foules révolutionnaires, avec sa fille et sa gouvernante, et à se réfugier en Italie. Elle n'eut pas d'autre choix que celui de rester loin de la France et en 1792, elle se rendit à Vienne où elle peignit les portraits de nobles polonais et autrichiens. Elle voyagea ensuite, depuis Prague, jusqu'à Saint-Pétersbourg.

     

    Recherchée en France et bien évidemment « introuvable », elle perdit sa citoyenneté. Son mari (qui avait arrangé, depuis des années, son histoire de bigamie) tenta de la faire réhabiliter mais il fut emprisonné et dut se résoudre, en 1794, à divorcer. Pendant ce temps, Elisabeth vécut à Saint-Pétersbourg où elle fut très appréciée par la noblesse russe et la famille Impériale. Elle envoya des toiles au Salon de Paris et au bout de quelques années, grâce au Directoire, elle eut l'autorisation de regagner la France.

     

    Elle s'établit à Louveciennes, à proximité de Paris où elle demeura plusieurs années, puis elle s'éteignit dans la capitale, rue Saint-Lazare, en 1842. Elle demeure l'une de nos plus talentueuses portraitistes, femme de caractère, séduisante et sensuelle, qui fut tout autant aimée que brocardée et honnie par des mesquins, jaloux de son talent...

     

    Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une jeune femme au chapeau de roses, réalisée par le peintre Albert Lynch (1860-1950).

     

    Image011.jpg

     

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-albert-lynch-le-chapeau-de-roses.html

     

     

    Image012.jpg

     

    Belles pensées pour vous, chers Aminautes ! Que votre été soit agréable et surtout, faites bien attention à vous...

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    28 commentaires
  •  

    Image001.jpg

     

    Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

     

    J'ai choisi pour ce mardi 14 juillet un poème gorgé de passion, de volupté... Des mots d'amour et de désir qui éclatent en pétales de roses ! Un feu d'artifice de sensualité... et à propos de feu d'artifice, je nous souhaite une Bonne Fête Nationale ! Bien « étrange », cette année...

     

    « Dans un jardin de roses

    Le sommeil t'emporte

    Aux quatre coins de ton lit

    Se dressent des bouquets

    Faits de roses trémières:

    Tagète jaune, blanche

    Vives couleurs mariées

    A l'arôme de menthe.

     

    Un bouquet de roses rouges

    Sous ton oreiller blanc

    Deux autres de roses blanches

    Au pied de ton lit

    Des œillets parfumés

    Çà et là dans ta chambre

    Feront de toi ce soir

    La reine de printemps.

     

    Voici que vient la nuit,

    Chaude d'élégance

    Une nuit voluptueuse

    Pleine de charmes,

    Séduisante, sereine

    Qui donne de l'extase.

     

    Sur ton lit de roses

    Tu es étendue,

    Ton corps élancé

    Dans ta couleur d'ébène

    Aux sourires charmants,

    Interroge mes sens.

     

    Ton portrait alléchant

    Dans ta tunique rouge

    Ah! Quelle convoitise;

    En te dévisageant

    J'imagine déjà

    Avec quelle volupté

    Je te posséderai.

     

    Sur ta peau de satin

    Tombent des nénuphars,

    Pétales blancs, rouges

    Rosés de plaisirs;

    Au milieu de ton lit

    Tu prends ton bain de roses

    Doux et sentimental

    Au parfum grisant et suave.

     

    Sur tes lèvres succulentes

    Je dépose des baisers

    Vrais bouquets de printemps,

    T'enlaçant dans mes bras

    Sans penser à demain;

    Ivres de caresses,

    Le sommeil nous emporte

    Dans ton grand lit de roses. »

     

    Extrait de « Cris du Cœur »

     

    L'auteur, Maurice Oreste, est un poète et romancier haïtien, amoureux de sa terre natale et de sa culture dont il chante, avec beaucoup de sensualité, les beautés ardentes et les douleurs abyssales. A travers son écriture, particulièrement sensible et pleine de vie, il montre la tristesse d'un peuple souvent blessé et exprime sa foi en l'avenir et en la magie d'une terre où s'épanouit la Nature en volupté...

     

    En 2011, il a publié un roman intitulé « La Voix de l'Ombre » qui a connu un grand succès.

     

    Image002.jpg

     

    J'illustre ce poème avec des roses dont j'ai butiné, avec les yeux, la beauté si suggestive...

     

    Image003.jpg

     

    Image004.jpg

     

    Image005.jpg

     

    Image006.jpg

     

    Image007.jpg

     

    Belles pensées pour vous, gros bisous !

     

    Cendrine

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    20 commentaires
  •  

    Image001.jpg

     

    Image002.jpg

     

    En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

     

    https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

     

    Le thème des 4 et 11 Juillet proposé par Fardoise est « Et au milieu coule une rivière... »

     

    http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

     

    Merci à Fardoise et à Lilou

     

    Image003.jpg

     

    Pour la suite de cette aventure esthétique sur le thème des Rivières, j'ai choisi de musarder à travers la magie de deux toiles signées Albert Bierstadt (1830-1902) : « Coucher de Soleil sur la Rivière » et « Coucher de Soleil, Cerf et Rivière ». Cet artiste était un amoureux inconditionnel des paysages de l'Ouest des États-Unis.

     

    Peintre américain d'origine Rhénane, il appartenait à l'Hudson River School, mouvement artistique caractérisé par sa vision Romantique de l'art, fondée sur la passion des grands espaces et des merveilles naturelles, comme les Montagnes Rocheuses, le tout sublimé par un travail très approfondi, quasi mystique, sur la lumière.

     

    Image004.jpg

    Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 1

     

    Les pigments de l’œuvre sont des sucres enchantés, des caramels luxuriants dont la splendeur crépite entre ciel et terre. Le soleil fond dans le ciel, ardent et vénérable... Il enchante les regards de ceux qui se promènent en cet écrin de Nature.

    Image005.jpg

    Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 2

     

    Image006.jpg

    Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 3

     

    L'Hudson River School a attiré des artistes fascinés par une infinité de couleurs et de formes. Des artistes voyageurs qui célébraient la Beauté telle que peuvent l'offrir les éléments naturels. A travers une myriade de matières colorées, ils honoraient les Saisons et leurs nuances de pierres précieuses.

     

    Image007.jpg

    Coucher de Soleil, Cerf et Rivière détail 1

     

    Quand fusionnent le ciel et la rivière... Émulsion de matières...

     

    Image008.jpg

    Coucher de Soleil, Cerf et Rivière détail 2

     

    Albert Bierstadt a peint de véritables merveilles ! Son talent s'est lové dans les paysages des Montagnes Rocheuses qu'il a explorées tout au long de sa vie. Il a peint les variations de l'atmosphère, les mouvements subtils et complexes de l'eau et de l'air, les curiosités minérales... Il aimait beaucoup le comté d'Oneida, l'un des 62 comtés de l'État de New York.

     

    Dans sa jeunesse, il avait étudié la peinture au sein de l’École de Düsseldorf qui magnifiait le Paysage et ses possibilités Romantiques. Il fut professeur de dessin, explorant le continent européen dont il apprécia les charmes mais l'Amérique fut sa terre de prédilection. Il aima des villes comme San Francisco et New York mais il fut toujours attiré, de manière irrépressible, par la Nature. Il multiplia donc les expéditions dans les territoires sauvages et grandioses avec des peintres, des géomètres, des arpenteurs. Il sillonna aussi les grands espaces canadiens.

     

    Il laissa son empreinte dans le paysage des États-Unis avec des lieux comme le Mont Evans, dans le Colorado, une montagne de 4347 mètres qui fut renommée, en guise d'hommage, Mont Bierstadt. Ce sommet devint quelques temps plus tard le Mont Rosalie.

     

    Image009.jpg

     

    Albert Bierstadt vécut une vie riche et aventureuse. Il connut aussi des drames, essayant d'apaiser les souffrances de son épouse, tuberculeuse. Il s'enfonça dans la solitude après la mort de celle qui éclairait ses jours, continuant à peindre la Nature mais en 1882, un incendie détruisit son atelier situé dans la banlieue de New York. Il perdit plusieurs de ses œuvres mais heureusement, il put sauver des toiles magnifiques, aujourd'hui visibles dans les grands musées américains.

     

    Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une rivière tissée de charmes féminins, réalisée par l'artiste Paul Émile Chabas (1869-1937) :

     

    Image010.jpg

     

    http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-paul-chabas-naiade-dans-la-riviere.html

     

    Belles pensées pour vous, chers Aminautes, je vous souhaite de très belles journées d'été, en faisant bien attention à vous...

    Plume

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    19 commentaires