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    Un banc de marbre en demi-lune dans un jardin ensoleillé, peuplé de hautes herbes et de luxuriants iris.

    Une fée parée d'ailes bleues de papillon vient offrir des fleurs à une jeune fille vêtue de blanc. Magie d'une rencontre... La fée, initiatrice en cette scène d'intimité, touche la tête de sa visiteuse dont le visage est éclairé par un radieux sourire.

     

    La fée aux ailes de papillon est un être psychopompe, une messagère entre les mondes. Elle porte les rêves dans le palais de Somnus, le dieu antique des songes et des initiations qui s'élaborent au niveau de la psyché.

     

    Psyché mythologique, délicieuse amante de Cupidon, le Désir, qui arbore des ailes de papillon...

     

    Le Papillon est l'une des créatures les plus aimées du Bestiaire Symboliste et du Bestiaire Art Nouveau. A la fois fragile et doux, enivrant et ambivalent, emblème de vie et de mort, gardien des secrets et des métamorphoses... Double envoûtant de la femme qui connaît plusieurs transformations au cours de sa vie.

     

    L’œuvre, tissée d'un charme Symboliste mêlé d'Art Nouveau, est signée du peintre parisien, dessinateur, graveur et affichiste Auguste Gorguet.

     

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    Artiste prolifique, Auguste François-Marie Gorguet (1862-1927) étudia à l'École des Beaux-Arts de Paris, sous la direction des maîtres Gustave Boulanger (1824-1888), Jean-Léon Gérôme (1824-1904), Léon Bonnat (1833-1922) et Aimé Morot (1850-1913). Son talent fut reconnu au Salon à partir de l'année 1885 et en 1892, il reçut une distinction dans les milieux artistiques de la ville de Chicago. La photographie ci-dessus a été prise en 1896.

     

    Il fut un peintre décorateur qui réalisa sur une inspiration Symboliste, des plafonds, des panneaux, des huiles sur toile, une myriade d'affiches et de couvertures de magazines.

     

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    Le Symbolisme naquit le 18 Septembre 1886 sous la plume du poète Jean Moréas (15 avril 1856-30 avril 1910) qui publia dans Le Figaro un manifeste associé aux Arts Visuels, à la Musique et à la Littérature. Nourri d'un substrat poétique, onirique et mythologique, le Symbolisme s'inspirait du Préraphaélisme et des œuvres hermétiques et envoûtantes de William Blake (1757-1827). Il s'agit d'un mouvement européen.

     

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    Quant au Préraphaélisme, je vous en parle souvent... Les personnes intéressées pourront en retrouver la définition, assortie de détails esthétiques, dans mon article intitulé Les atmosphères enchantées de John Atkinson Grimshaw.

     

    http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-atmospheres-enchantees-de-john-atkinson-grimshaw-a138324034

     

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    Allégorie de l'Hiver

     

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    Les Compositions de Sapphô, 1897.

     

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    Il a donc conçu de nombreuses affiches pour le Théâtre et l'Opéra, il a aussi gravé des billets de banque et différents titres financiers comme des actions, des emprunts et des obligations.

     

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    La Symbolique du Théâtre

     

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    Portrait du romancier et dramaturge Georges Courteline (1858-1929).

     

    Il a travaillé, entre 1914 et 1916, avec Pierre Carrier-Belleuse (1851-1932), peintre renommé et portraitiste des danseuses de l'Opéra, à l'élaboration du Panthéon de la Guerre, une immense peinture panoramique de forme circulaire. L’œuvre, inaugurée par Raymond Poincaré le 19 octobre 1918, se trouve aujourd'hui disséminée à travers le monde. Elle a nécessité lors de sa création la présence d'une vingtaine d'artistes et l'édification d'un bâtiment près de l'Hôtel des Invalides.

     

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    Le déjeuner des amoureux, 1890

     

    Auguste Gorguet a réalisé des œuvres variées, délicatement colorées et emblématiques d'une certaine harmonie dans la façon de vivre et de ressentir son époque.

     

    Il était fasciné par Isadora Duncan (1877-1927), danseuse et chorégraphe américaine, d'origine irlandaise par sa mère et écossaise par son père.

     

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    Cette « pionnière de la danse moderne » était l'incarnation faite femme d'une forme nouvelle de liberté. Héroïne féministe, artiste passionnée par la créativité de tous les aspects de l'être, elle se métamorphosait sur scène... Papillon, Libellule, Cygne... Elle avait adoré incarner une fée dans Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare.

    Elle portait de fines tuniques dites « à la grecque » et offrait à son public la possibilité de contempler des mouvements particulièrement inventifs. Passionnée d'art chorégraphique, elle lutta toute sa vie contre ce qu'elle appelait « le corps corseté ». Elle aimait être pieds nus, privilégiait l'improvisation et ce qu'elle considérait comme le langage intime du corps. Détestant le Puritanisme et le Conservatisme, elle pratiqua la « danse serpentine », d'inspiration dionysiaque et fut l'égérie d'une foule d'artistes et de grands personnages parmi lesquels on trouvait Georges Clémenceau, Auguste Rodin... et Auguste Gorguet qui nous concerne ici. Elle avait coutume de dire « Montrer son corps relève de l’art, le dissimuler est vulgaire. »

     

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    Elle connut une autre danseuse d'exception : Loïe Fuller, un fascinant personnage qui m'inspire l'écriture d'un article que je publierai dans quelques temps.

     

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    Isadora Duncan disparut de manière bien tragique. Dans la soirée du 14 septembre 1927, à Nice, vers le numéro 239 de la Promenade des Anglais, un morceau de son écharpe fut happé par une roue de son automobile... Elle mourut étranglée.

     

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    Étude de nu, inspirée d'Isadora Duncan.

     

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    Auguste Gorguet, Isadora

     

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    Andante Nocturne

     

    Auguste Gorguet fut un professeur de dessin renommé et très aimé de ses élèves. Il ne cessa de mêler, au fil de sa vie, le merveilleux à la réalité, recherchant une énergie secrète à travers la femme, les fleurs, les éléments...

     

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    La jeune femme à l'iris et aux ombelles...

     

     

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    Le Jardin des Hespérides... Merveilleux jardin situé à l'Extrême-Occident, au bord de l'Océan, où coulaient des sources d'ambroisie destinées aux dieux. Un arbre fabuleux, porteur de « fruits d'or », s'y épanouissait, sous la garde d'un dragon à cent têtes, appelé Ladon et des gracieuses Hespérides.

     

    L'orange ou « pomme d'or » est associée au mythe du Jardin des Hespérides. Je ne développe pas plus, j'ai un article à publier sur le sujet...

     

     

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    Le verger de Pomone, la déesse des fruits... J'ai aussi consacré un article à cette déesse et à son parèdre, le dieu Vertumne. Il s'agit d'une future publication. Je m'éclipse donc en vous laissant savourer avec les yeux ces fruits luxuriants.

     

    En attendant de vous retrouver, merci pour vos petits mots pleins d'amitié. A bientôt, chers Aminautes !

    Plume

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    MERCI BEAUCOUP POUR VOS VŒUX D'ANNIVERSAIRE !

     

    Et vos pensées concernant ma santé... Je suis très touchée... par ce que plusieurs d'entre vous m'ont écrit, par vos poèmes et par les créations que vous avez réalisées pour moi. Je vous dis de tout cœur...

     

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    A quelques pas de la Place des Vins de France, dans le Quartier de Bercy-Village, on contemple, devant la façade miroitante d'un hôtel de luxe, une statue en marbre de Carrare.

     

    Assise en tailleur sur une dalle qui semble flotter sur l'eau, elle se nomme Plénitude et elle a été réalisée en l'an 2000 par l'artiste plasticienne Florence de Ponthaud-Neyrat.

     

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    De manière songeuse et sensuelle, elle se penche et mire son reflet dans une étendue où plongent les formes des bâtiments alentour.

     

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    Ce marbre resplendit par sa pureté dans un univers empreint d'une modernité qui peut paraître froide mais à peu de distance, on pénètre dans un écrin de Nature, le Parc de Bercy à la très belle scénographie.

     

    Plénitude est là, telle une déesse à fleur d'eau. Puissance matricielle qui incarne le féminin sacré entre ciel et moires aquatiques.

     

    Et le marbre se fait chair...

     

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    Florence de Ponthaud-Neyrat est née en 1944 à Chalon-sur-Saône. Artiste profondément accomplie et pleine de sensibilité, elle pratique la sculpture monumentale, « en pierre unique » et dans toutes sortes de matières : bois, marbre, fer, bronze, terre cuite, verre...

     

    Entre 1971 et 1975, elle a étudié à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et au fil des années, elle a travaillé auprès de maîtres de la sculpture, en l'occurrence :

     

    César Baldaccini, dit César (1921-1998), enfant terrible de l'art désigné comme Nouveau Réaliste en 1960.

     

    Étienne-Martin, sculpteur et plasticien, créateur de La Demeure, en 1968, œuvre à laquelle j'ai consacré un article : La Demeure, Étienne-Martin, été 2018

     

    Jean Cardot (né en 1930), maître sculpteur, Président de l’Académie des Beaux-Arts en 1992 et 1997, spécialiste en grandes commandes publiques.

     

    Germaine Richier (1902-1959), créatrice de créatures fantasmagoriques.

     

    Nino Bruschi, artiste emblématique de l'art à Carrare en Italie, terre de prédilection pour de merveilleux marbres...

     

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    https://www.florencedeponthaud.com/

     

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    Florence de Ponthaud-Neyrat posant à côté de son œuvre intitulée Le brame du cerf, photo © Hervé Desvaux.

     

    Elle a dirigé l'entreprise de son père, André Neyrat, héritier d'une maison de fabrication de parapluies depuis 1865 et elle se voue à son art, pleinement, depuis l’année 2000. Attirée par la Nature, l’Art Sacré, l'expression des grands mythes créateurs à travers la matière, les effets de texture et le mouvement...

     

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    Aux Aguets, œuvre réalisée entre 2015 et 2016 par Florence de Ponthaud-Neyrat, en bois de châtaignier, bambous et fer à béton.

     

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     L’œuvre nid et oiseau est visible à Yerres, dans la Propriété Gustave Caillebotte, en Essonne.

     

    Je vous ai fait visiter ce lieu bucolique et peuplé de ravissantes fabriques à travers une série d'articles :

     

    La Propriété Gustave Caillebotte à Yerres

     

    La Propriété Gustave Caillebotte : Notre-Dame du Lierre

     

    La Propriété Caillebotte : L'Exèdre et l'Enfant à l'Oie

     

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    Irriguant le charme et la vigueur retenue de son mode d'expression artistique, la rencontre de Florence Ponthaud-Neyrat avec Robert Couturier (1905-2008), élève d'Aristide Maillol (1861-1944), a été d'une importance capitale pour ses marbres monumentaux.

     

    Je conseille aux personnes intéressées par la sculpture contemporaine, l'excellent site de la Galerie Martel Greiner :

     

    https://www.martel-greiner.fr/artists/robert-couturier/

     

    https://www.martel-greiner.fr/artists/florence-de-ponthaud-neyrat/

     

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    La Belle se laisse admirer dans un quartier très riche sur un plan artistique. Je vous ai conté l'histoire des lieux dans plusieurs articles et billets :

     

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    La roseraie et les parterres de Bercy

     

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    Le Jardin Romantique de Bercy

     

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    Les vignes de Bercy

     

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    Le magnifique musée des Arts Forains se situe également à proximité. J'ai pris plein de photos de ce lieu insolite et fascinant. Je lui consacrerai un article dans quelques temps...

     

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    Je vous souhaite de belles journées de Plénitude Printanière, merci encore pour vos vœux d'anniversaire et votre fidélité. Gros bisous !

     

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    Plume

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    Le Printemps (Springtime), 1873.

     

    Charmes de l'instant, finesse et grâce des lignes, offrande vive d'un regard en pleine Reverdie... Le Printemps, tableau réalisé en 1873, nous ouvre les portes de l'univers enivrant du peintre Pierre-Auguste Cot (1837-1883) dont le talent fut mêlé de Romantisme, d'Académisme et de Pré-Impressionnisme.

     

    L’œuvre met en scène un jeune couple sur une balançoire, dans une forêt dense. Le Printemps est revenu, la chaleur envahit la Nature qui se pare de vert intense et de notes fruitées et fleuries.

     

    La forêt forme un écrin pour les amoureux. Elle est le lieu d'un rendez-vous secret et dessine un territoire où la magie des sentiments peut crépiter. Dans ce cocon émeraude et doré, la jeunesse du couple exprime la passion de la vie et la renaissance des énergies de fertilité.

     

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    Les deux jeunes gens sont suspendus dans la lumière, très amoureusement enlacés...

     

    Le tableau de Pierre-Auguste Cot décrit les prémices d'une offrande érotique, ce qui a choqué les parangons de vertu, à son époque. Mais l’œuvre, jugée trop sensuelle par les uns, fut très appréciée par les autres...

     

    Le Printemps chante... La jeune fille, ravissante et désirable dans sa fine tunique, s'apprête à donner sa virginité à son amoureux. Le blanc transparent de son vêtement s'apparente à la texture de l'air.

     

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    Le garçon arbore une tunique rouge, émanation de la passion charnelle. Le rouge évoque directement le sang de la virginité, offrande de sa bien-aimée.

     

    Le regard de la jeune fille est explicite, les émotions ne se cachent pas et les effleurements des corps disent la vigueur des envies et des sentiments. Le Printemps jaillit telle une flamme verte dans cette forêt propice aux ardeurs voluptueuses.

     

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    Montre pendentif réalisée vers 1880, image Sotheby's

     

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    La Tempête (The Storm), une toile peinte en 1880 pour une collectionneuse américaine nommée Miss Wolfe et conservée, comme Le Printemps, au Metropolitan Museum of Art, à New York, décline à nouveau le thème des jeunes amants lovés dans un milieu naturel faisant écho à leurs sentiments. Cette course contre les éléments déchaînés les rapproche d'une fusion charnelle.

     

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    Le Printemps et La Tempête ont suscité la passion de nombreux visiteurs du MET. Leur potentiel d'attraction ne s'étant jamais démenti, ils ont été reproduits sous forme de cartes postales, de posters et dans de nombreux livres d'art. Des artistes se sont amusés à les utiliser dans leurs créations.

     

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    © John Sapiro

     

    Un collectionneur d'origine turque tomba tellement sous le charme de La Tempête qu'il voulut en faire l'acquisition mais Miss Wolfe n'étant pas disposée à en séparer, il fit peindre une copie de grande qualité par un artiste de son pays. La copie est exposée au Palais Présidentiel d'Ankara !

     

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    Panneau de soie tissée vendu sur ©Artcurial

     

    Pierre Auguste Cot naquit le 17 février 1847 à Bédarieux, dans une famille modeste de l'Hérault. Il montra dès ses jeunes années de belles dispositions artistiques et reçut une aide de sa municipalité pour étudier à Toulouse où il fit la rencontre du sculpteur Antonin Mercié (1845-1916) et du peintre d'histoire et sculpteur Jean-Paul Laurens (1838-1921).

     

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    La nouvelle poupée

     

    En 1862, il fut le lauréat du Grand Prix de la Ville de Paris et put s'inscrire à l'École des Beaux-Arts, où il fit ses classes sous la direction des maîtres Alexandre Cabanel (1823-1889), William Bouguereau (1825-1905) et Léon Cogniet (1794-1880).

     

    En 1863, ses premières œuvres furent exposées au Salon de Paris et à partir de 1870, il devint membre des jurys du Salon de Paris et du Prix de Rome. Il participa aussi à des cercles culturels renommés comme Le Parnasse Club et La Cigale.

     

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    Portrait d'une jeune femme dit La Baigneuse

     

    En 1868, il épousa Juliette Duret, la fille du maître sculpteur Francisque Duret (1804-1865) et le 7 Juillet 1874, il reçut le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur. Ses créations furent gratifiées de nombreuses récompenses et médailles. Très apprécié dans la haute société du Second Empire, il fut un portraitiste accompli et représenta le gotha. Il collabora également avec son ancien maître, le peintre et professeur émérite William Bouguereau.

     

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    Dionysia, 1870.

     

    Sa peinture, hélas oubliée du grand public, demeure prisée par les connaisseurs des subtilités Académiques.

     

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    Une Lady, 1879.

     

    Pierre-Auguste Cot aima profondément sa terre d'Occitanie et sa ville de Bédarieux où il possédait un atelier, au Mas Tantajo.

     

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    Image trouvée sur Geneanet

     

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    Ophelia ou La Lecture

     

    En 1882, il réalisa une œuvre intitulée Mireille en Arles qui est conservée au Musée Fabre à Montpellier et en 1883, il commença, sur commande de la Cour d'Autriche, une vaste composition qui devait représenter « Sainte-Élisabeth de Hongrie soignant les malades ». Hélas, il mourut à l'âge de 46 ans et son travail resta inachevé.

     

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    Mireille en Arles. Le prénom Mireille vient du latin « Miracula » qui signifie « Prodige ». Il semble que « Mireille » soit la forme provençale de « Marie ». Les « Mireille » sont d'ailleurs célébrées le 15 août, jour de l'Assomption de la Vierge.

    On attribue la création de « Mireille » au poète occitan Frédéric Mistral (1830-1914) et on relie aussi ce joli nom à « Myriam », un prénom d'origine hébraïque qui désigne un être « cher » ou « aimé ».

     

     

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    Sainte-Élisabeth de Hongrie, l’œuvre que Pierre-Auguste Cot ne put terminer.

     

    https://www.sainteelisabethdehongrie.com/se_vie.html

     

    Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 19), dans la tombe de son beau-père, Francisque Duret et le 9 août 1891, la ville de Bédarieux inaugura un monument commémoratif, réalisé par le sculpteur Antonin Mercié (1845-1916) et l'architecte toulousain Paul Pujol (1848-1926).

     

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    Image trouvée sur E.Monument.net. Crédit Photo Musée d'Orsay, Fonds Debuisson.

     

    En 1942, sous le régime de Vichy, les ornements en bronze de l’œuvre furent fondus. Dans les années 1970, un nouveau buste fut créé et la statue de l'enfant fut remplacée par une palette, un pinceau et une palme.

     

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     La charmante baigneuse

     

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    Je vous souhaite d'être amoureusement emportés par les souffles du Printemps et je vous dis merci pour votre fidélité... Gros bisous les ami(e)s !

    Plume

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    L'invité inattendu et la fiancée de la nuit, 1906

     

     

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    Elle aimait les mondes féeriques de l'ancienne Angleterre, la poésie d'Alfred Tennyson (1809-1892), les œuvres de William Shakespeare (1564-1616), la littérature néo-gothique et les héroïnes qui ont nourri l'esprit des contes et des ballades populaires.

     

    Promenade à travers un univers subtilement enchanté, celui d'Eleanor (Mary) Fortescue-Brickdale (1872-1945), illustratrice, aquarelliste et peintre britannique de sensibilité Préraphaélite.

     

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    Le Monde des Amoureux

     

    L'inspiration d'Eleanor est associée au Préraphaélisme dit de la seconde génération ou Néo-Préraphaélisme, en vogue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, qui s'est étendu, au-delà de la peinture, à des supports comme la tapisserie, le mobilier, la photographie... Artiste reconnue en son temps, passionnée par l'Esthétisme, elle rendit hommage, tout au long de sa vie, aux maîtres fondateurs du Cercle Préraphaélite, en l'occurrence Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), John Everett Millais (1829-1896) et William Holman Hunt (1827-1910).

     

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    Photo de l'artiste, réalisée vers 1900.

     

    Éléments biographiques :

     Eleanor Fortescue Brickdale naquit à Upper Norwood, dans le Surrey, un comté du sud-est de l'Angleterre, le 25 janvier 1872. Ses parents se nommaient Matthew et Sarah. Son père était avocat.

     A l'âge de 17 ans, elle fut élève à la Crystal Palace School of Art, Science and Litterature, établissement prestigieux ouvert en 1854 et elle étudia, entre 1896 et 1900, à la Royal Academy où elle se lia d'amitié avec le peintre et professeur Byam Shaw (1872-1919).

     En 1897, elle reçut un prix pour une composition intitulée Spring et en 1899, elle se fit connaître par une œuvre ambitieuse intitulée The Pale Complexion of True Love (Le pâle caractère du véritable amour). Le sujet du tableau étant associé à la pièce Comme il vous plaira, de William Shakespeare (1564-1616).

     

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    The Pale Complexion of True Love

     

    « Comme il vous plaira... » Une délicieuse comédie pastorale écrite en 1599 et fondée sur le travestissement et les surprises de l'amour. L'action se déroule dans une forêt luxuriante où chaque scène est profondément initiatique. Je garde d'excellents souvenirs de cette lecture...

     

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    Sur un grand nombre de thèmes shakespeariens mais pas seulement, Eleanor réalisa, tout au long de sa vie, des aquarelles qui connurent un grand succès (elle appréciait particulièrement La Tempête) et des huiles sur toile, imprégnées de puissance narrative, qui furent présentées à la Royal Academy.

     

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    Dans les années 1900, elle exposa des œuvres à la Galerie Préraphaélite Dowdeswell, un lieu artistique de renom ouvert en 1880 par le collectionneur Charles William Dowdeswell (1832-1915) et en 1902, elle fut la première femme à devenir membre de l'Institut des Peintres à l'Huile.

     

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    Parmi les fleurs

     

    Son exposition d'aquarelles se nommait « Such Stuff as Dreams Are Made of ! » soit « Les choses dont les rêves sont faits », un thème issu de La Tempête de William Shakespeare.

     

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    Allégorie de la Chance, 1901

     

    Dans la deuxième décennie du XXe siècle, elle dispensa des cours à la Byam Shaw School of Art qui avait été fondée par Byam Shaw en mai 1910 et en 1919, elle devint membre de la Royal Watercolor Society.

     

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    Allégorie de la Richesse

     

    Elle travailla dans le domaine de la littérature enfantine, réalisa des illustrations pour des ouvrages comme « A Cotswold Village » de Joseph Arthur Gibbs (1867-1899) et composa, en 1905, de ravissantes saynètes pour les poèmes d'Alfred Tennyson (1905) et de Robert Browning (1812-1889). Elle illustra aussi le Golden Treasury, une anthologie populaire de la poésie anglaise écrite par l'auteur et historien anglais Francis Palgrave (1788-1861).

     

     

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    Blush (Rougeur)

     

     A l'initiative des éditeurs londoniens Hodder et Stoughton, elle conçut, en 1915, des saynètes colorées pour Le Livre des Chansons et Ballades anciennes d'Angleterre et en 1919, pour les mêmes éditeurs, elle illustra Le Livre d'Or des Femmes Célèbres (Golden Book of Famous Women). Un recueil qui présente des portraits d'héroïnes de la mythologie, du folklore, de la littérature et de la poésie.

     

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    Pendant la Première Guerre Mondiale, elle élabora des affiches pour plusieurs administrations de Grande-Bretagne et quand la guerre fut terminée, elle créa une série de vitraux commémoratifs. Elle eut d'autant plus de mérite qu'elle était épuisée et confrontée à la cécité...

     

    Cette grande dame des arts repose à Londres, au cimetière de West Brompton.

     

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    Le Livre d'Or des Femmes Célèbres (Golden Book of Famous Women)

     

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    Titania et Bottom, personnages issus du Songe d'une Nuit d'Été de William Shakespeare (1564-1616).

     

    Titania, la reine des fées, est l'épouse d'Obéron, le roi du Petit Peuple. Ces deux-là s'aiment passionnément mais, dotés d'un caractère ombrageux et de grands pouvoirs magiques, ils se disputent souvent ! Ils se jouent des tours, se lancent des sortilèges puis se réconcilient, ce qui fait le bonheur des lutins et des fées.

     

    La scène illustrée par Eleanor Fortescue-Brickdale montre Titania, victime d'un sort orchestré par son coquin de mari ! Obéron a demandé au lutin Puck de verser sur les paupières de Titania endormie le suc d'une plante magique, substance ayant pour effet de rendre Titania temporairement amoureuse, à son réveil, du premier « mâle » qu'elle apercevrait. Pour pimenter son sort, Obéron a métamorphosé un voyageur de la forêt, un tisserand nommé Nick Bottom en homme à tête d'âne !

     

    L'âne... animal associé à la sorcellerie du terroir, aux divinités nordiques (dieux Ases) ou au dieu Priape dans l'Antiquité... Un initiateur au caractère érotique, maître de sarabandes endiablées et aussi un symbole de sottise et de paresse en fonction des traditions. Créature fort intéressante à étudier via l'ouvrage d'Apulée (125-170 après J.-C) intitulé Les Métamorphoses ou L'Âne d'Or...

     

    Shakespeare s'amuse par cette transformation à décrire le caractère facétieux et débridé du Petit Peuple, l'âne étant le plus souvent considéré comme un maître de l'énergie sexuelle. Obéron « offre » à Titania un amant qui incarne les forces satyriques, un substitut pour lui dire, à sa manière, qu'il la désire et qu'elle le rend fou.

     

    Quelques scènes plus tard, Obéron restitue sa tête humaine à Bottom et s'excuse auprès de Titania puis les époux se renouvellent leurs vœux d'amour...

     

     

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    Héloïse (1100-1164) et Abélard (1079-1142), célèbres et infortunés amants...

     

     

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    Béatrice Portinari (1265-1290) et Dante (1265-1321)

     

    Béatrice était la muse et le grand amour du poète florentin Dante. Ils tombèrent amoureux dans l'enfance. Béatrice avait huit ans et Dante, neuf ans...

     

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    Laure de Noves (1308 ou 1310-1348) et Pétrarque (1304-1374)

     

    Laure de Noves, dite la belle Laure, fut la muse du poète Pétrarque et l'aïeule du Marquis de Sade.

     

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    Jeanne d'Arc (1412-1431)

     

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     La reine Catherine d'Aragon (1485-1536)

     

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    Catherine Douglas, alias Kate Barlass, figure célèbre du monde anglo-saxon, tenta d'empêcher l'assassinat du roi James Ier d'Écosse, le 20 Février 1437.

     

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    Guenièvre/Guinevere, célèbre épouse du Roi Arthur et amante du Chevalier Lancelot...

     

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    Guenièvre

     

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    Viviane et Merlin

     

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    Jeune fille en train de coudre dans un intérieur Tudor pour l'Histoire d'Elaine d'Alfred Tennyson.

     

     

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    Rencontre avec le Petit Peuple de la Forêt

     

     

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    Petites Fées de l'ancienne Angleterre, cachées sous les digitales.

     

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    Dans l'univers d'Eleanor Fortescue-Brickdale, Le Petit Page, une œuvre datée de 1905 et conservée au National Museum de Liverpool, occupe une place privilégiée.

     

    Ce tableau plein de charme illustre un extrait d'une ballade anglo-écossaise intitulée « Burd Helen » « Helen de Kirkconnel » ou « Child Waters ». L’œuvre est issue des « Reliques de la Poésie anglaise ancienne » (1765) de Thomas Percy (1729-1811), évêque de Dromore en Irlande.

     

    Helen est enceinte d'un homme infidèle, considéré comme un amant sans cœur. Elle tente de suivre son « amour » en se déguisant en page et elle est représentée dans une forêt, parmi des fleurs à caractère magique comme des églantines et des sureaux...

     

    Elle s'apprête à couper sa superbe chevelure pour passer inaperçue.

     

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    La ballade connaît plusieurs versions... Dans certaines d'entre elles, Helen suit son amour en étant travestie en page et elle est soumise à de terribles aléas pour se rapprocher de lui. Dans d'autres versions, le cruel Child Waters la garde près de lui mais il l'oblige à revêtir des vêtements de garçon et à le servir, dans des conditions particulièrement difficiles, alors qu'elle est enceinte...

     

    En revanche, dès que Helen accouche de son enfant, Child Waters reconnaît sa paternité. Il propose le mariage à la jeune femme en lui promettant de pouvoir « porter les plus belles soies » et décide que le baptême de leur enfant sera célébré le même jour que le mariage.

     

    Helen avait été peinte par William Lindsay Windus (1822-1907), un artiste de Liverpool qui appartenait au mouvement Préraphaélite de la Première Génération. Eleanor Fortescue Brickdale lui a donné un charme bien particulier, au début de sa quête, le regard aux aguets... L'artiste fut plébiscitée par ses professeurs pour sa représentation du corps humain, son attention portée aux détails et à la beauté précieuse des couleurs. « Burd Helen » témoigne de ses magnifiques qualités.

     

    Ses autres œuvres aussi...

     

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    La princesse faisant l'école buissonnière

     

    A l'approche du Printemps, mes pensées fleuries d'amitié pour vous chers aminautes...

    Plume

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    © Christian Schloé

     

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    INTERNET et ORDINATEUR indisponibles du 10 au 17 Décembre

     

    Merci de tout cœur, chers aminautes, pour vos pensées de réconfort et vos petits mots déposés sous mon précédent billet. Je reste en pause pendant quelques jours encore. J'ai demandé à Christophe de publier cet article que j'avais écrit le mois dernier. J'espère que cette touche de magie vous fera plaisir.

     

    La semaine prochaine, il y aura dans ma ville des coupures d'électricité dues à des travaux sur le réseau ERDF. Et mon ordinateur portable sera indisponible lui aussi. Je ne pourrai donc pas voir vos mails et missives pendant quelques jours. Surtout ne vous inquiétez pas.

     

    Merci encore pour votre sollicitude et votre fidélité. Je pense bien à vous !

     

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    © Christian Schloé, Wish upon a Star

     

    Dans les mondes de Christian Schloé, artiste autrichien contemporain, s'élabore une alchimie subtile entre peinture, illustration, photographie et possibilités numériques.

     

    Sur ce terreau de créativité, l'artiste sème des graines poétiques et des visions imprégnées d'un surréalisme très personnel.

     

    La lune, ardente déité, y est mise en scène d'une façon particulièrement remarquable. Il suffit qu'elle paraisse et chaque personnage peut accomplir des merveilles.

     

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    © Christian Schloé, Au-dessus de la ville

     

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    © Christian Schloé, Peindre la Lune

     

    Avec les nombreuses qualités de sa palette, elle éclaire ces œuvres fabuleuses où se déploient des motifs enchantés.

     

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    © Christian Schloé, Gouttes lunaires

     

    Sorcière opalescente, muse fantasmagorique, sibylle nacrée, elle se dévoile, au rythme de compositions énigmatiques et l'artiste tisse un réseau de fantaisies complexes autour de l'esprit du visiteur...

     

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    © Christian Schloé, La Lectrice

     

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    © Christian Schloé, La Rivière de Lune

     

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    © Christian Schloé, L'entrée secrète

     

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    © Christian Schloé, Floraison

     

    Luminaire accroché entre terre féconde et ciel infini des chimères étoilées...

     

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    © Christian Schloé, La Berceuse

     

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    © Christian Schloé, Nuit de Contes de Fées

     

    Beautés énigmatiques, à l'instar des dames de la Renaissance qui peuplent les tableaux des musées.

     

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    © Christian Schloé, Lady Midnight

     

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    © Christian Schloé, Nuit avec Vue

     

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    © Christian Schloé, Élans de plume

     

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    © Christian Schloé, L'instant précieux

     

    Visages « botticelliens », pureté que l'on croirait formelle et qui masque de séduisantes aspérités.

     

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    © Christian Schloé

     

    Sirène au sang de nacre...

     

    Les héroïnes de Christian Schloé se lovent dans des décors brodés de symboles comme le papillon, la rose, la clef...

     

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    © Christian Schloé, La Porte Secrète

     

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    © Christian Schloé, L'Offrande

     

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    © Christian Schloé, Inspiration

     

    Hypostases de déesses antiques, fiancées de la Nuit et mères universelles ayant des oiseaux pour familiers...

     

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    © Christian Schloé, Sur les toits de la ville

     

    Corneille, messagère d'Autre Monde, prophétesse aux plumes de jais, gardienne de la Triade Sacrée des Sorcières. Oiseau fétiche et incarnation de la Morrigan, la Triple Lune des Celtes qui « éveille et moissonne » à l'instar de la puissante Hécate des mondes gréco-romains.

     

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    © Christian Schloé, Sur mon épaule

     

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    © Christian Schloé, Le Messager

     

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    © Christian Schloé

     

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    © Christian Schloé, Élévation

     

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    © Christian Schloé, Le Voyage

     

    Cygne noir, dédoublement de la personnalité, image poétique de l'imprévu... Cygne de Nuit, émanation du désir sexuel et de la créativité sauvage de l'esprit.

     

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    © Christian Schloé, Un autre monde

     

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    © Christian Schloé, Le Roi de la Nuit

     

    Cerf aux ramures dressées... Avec son port altier, il est vénéré, dans les anciennes traditions, pour sa force et le renouvellement périodique de ses bois. Associé aux anciens cultes des arbres et au passage des saisons, incarnation du Soleil, il est considéré comme l'amant de la Déesse Lune.

     

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    © Christian Schloé, La forêt des souhaits

     

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    © Christian Schloé, Mon ami le jeune cerf

     

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    © Christian Schloé, La Dame de la Forêt

     

    Éléments météorologiques qui reflètent les émotions des personnages, entre ciel et terre...

     

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    © Christian Schloé, Les Amoureux

     

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    © Christian Schloé, La mélodie de la pluie

     

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    © Christian Schloé, L'ouverture du cœur

     

    Le papillon, seigneur des métamorphoses et des secrets, hante l’œuvre de l'artiste.

     

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    © Christian Schloé, Une lumière dans l'obscurité

     

    Maître des changements et compagnon des sorcières et des fées, le papillon est un symbole érotique impérieux dans les rêves. Sa trompe donne et aspire les sucs, à la croisée des mondes, entre mort et fécondité.

     

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    © Christian Schloé

     

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    © Christian Schloé, Leaving Wonderland

     

    Attribut de Somnus, le dieu des songes...

     

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    © Christian Schloé, Autre Monde

     

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    © Christian Schloé, Imagine...

     

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    © Christian Schloé, Métamorphoses du Papillon

     

    Les personnages de Christian Schloé caracolent souvent dans les airs...

     

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    © Christian Schloé

     

    Héroïne perchée sur un cheval céleste. Chevaux que l'on rencontre dans les mythes amérindiens et que l'on associait, selon la couleur de leur robe, aux différentes directions de l'espace.

     

    Chevaux magiques du Nord qui apportaient tantôt l'aurore « crinière brillante », Skinfaxi, tantôt le crépuscule « crinière de givre », Hrimfaxi. Animaux chamaniques, montures des divinités, des esprits et des âmes, symboles aiguisés de clairvoyance.

     

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    © Christian Schloé

     

    Chat noir, enfant de la lune en décours, gardien des mondes intermédiaires et veilleur des croisées de chemins.

     

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    © Christian Schloé, Le chat noir

     

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    © Christian Schloé, Le chat de la nuit

     

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    © Christian Schloé, La femme du marin

     

    Et l'Esprit hante avec un E majuscule ces contrées de songes si personnels où la logique chavire et devient voilier...

     

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    © Christian Schloé, Déesse des eaux

     

    Ainsi, par-delà les tempêtes et les mers de l'existence, s'accomplissent les destinées...

     

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    © Christian Schloé, Le cœur en mouvement (Longing)

     

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    © Christian Schloé, You

     

    Merci encore pour vos pensées et gentils petits mots associés. Je vous retrouve dans quelques jours. Prenez bien soin de vous, gros bisous !

     

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    © Christian Schloé, La rivière des secrets

     

    https://www.facebook.com/ChristianSchloeDigitalArt/

    Plume

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