BLOGUEUSE EN CONVALESCENCE

En cheminant dans les allées verdoyantes du jardin, à proximité du Pavillon Davioud et de la rue d'Assas, on découvre un rucher et une petite fontaine destinée à rafraîchir les abeilles qui butinent autour. Cet enclos, établi en 1991 par la Société Centrale d'Apiculture, perpétue la tradition du rucher-école, créé en 1856, par Henri Hamet (1815-1889).


Considéré comme « le père de l'apiculture française », Henri Hamet fut tour à tour ou simultanément libraire, instituteur, professeur de collège, directeur du journal « Le Cultivateur » et d'une fabrique d'hydromel.
En 1854, s'appuyant sur un vivier de passionnés, il créa la Société Centrale d'Apiculture et développa, en 1856, le rucher-école de la pépinière du jardin du Luxembourg, « grâce à la concession accordée par le Général Marquis d'Hautpoul, grand référendaire du Sénat. »

Il publia en 1859 un Cours d'Apiculture qui connut de nombreuses mises à jour et rééditions.


Il est inhumé au Cimetière du Montparnasse dans « une concession perpétuelle gratuite décidée par la Ville de Paris ».

En 1866, dans le cadre des travaux haussmanniens, la pépinière fut détruite lors du percement de la rue Auguste Comte (rue qui borde aujourd'hui les grilles du jardin du côté de l'avenue de l'Observatoire). Le rucher disparut mais il fut réinstallé à son emplacement actuel en 1872. On l'a entièrement reconstruit en 1991.

Chaque année, en automne, le miel collecté est vendu à l'Orangerie du Luxembourg.

(Image Solutions-santé.net)

Les cours dispensés initient les élèves à la magie qui s'opère « de la fleur au pot de miel ». Ils se déroulent de février à fin septembre et sont interrompus en juillet et en août. Un examen final permet de valider le diplôme d'apiculture. Le tarif pour l'année est de 250 euros.

Les ruchers sont de plus en plus nombreux dans les jardins et sur les toits de Paris. En dépit de la pollution, les abeilles apprécient l'environnement de la capitale, comme en témoignent les colonies du parc Georges Brassens (15e arrondissement), du parc Monceau (8e), du parc Kellermann (13e), du Jardin d'Acclimatation (16e), du Jardin partagé de l'Aqueduc (14e), du Parc Floral de Vincennes, des Jardins du Conseil Régional (7e), du rucher-école de Montreuil mais aussi des toits de l'Opéra Garnier, de la sacristie de Notre-Dame de Paris, de l'Église Réformée de l'Étoile (avenue de la Grande Armée, 17e), du restaurant « La Tour d'Argent », de la Mairie du 4e arrondissement et du Crédit Municipal, situé dans le Marais...

Il existe plus de trois cents ruches dans Paris...

(Imagerie trouvée sur le site de la Grande Épicerie)
De plus en plus de particuliers décident de « sauter le pas » et de créer leur propre rucher sachant que, depuis le 1er janvier 2010, ils doivent obligatoirement déclarer la présence de leurs abeilles auprès de la Préfecture de Police.
Le miel de Paris se vend lors des fêtes du miel, chaque automne, dans plusieurs parcs et jardins, mais aussi sur les marchés (Place des Fêtes, Porte Dorée, Cours de Vincennes, etc...) et dans les épiceries fines comme Fauchon ou la Grande Épicerie. Les magasins Monoprix fabriquent également leur miel et le distribuent sous la marque « Monoprix Gourmet ».

Que butinent les abeilles du Jardin du Luxembourg ?
De nombreuses plantes mellifères, des fleurs d'aubépine, de pommier, de poirier, de prunus, de tilleul ou de marronnier... Le verger, situé à proximité du rucher, les attire par la variété de fleurs et de fruits qu'il abrite et la fontaine miniature aux vasques brillantes leur apporte l'eau dont elles ont besoin.

Le pommier à fleurs (Malus floribunda, Rosacées) dont la floraison blanche et rose constitue un « mets de choix » pour nos amies ailées.


(Image Larousse.fr)
Je ne peux que rappeler combien les abeilles sont des êtres fragiles et indispensables à la survie de l'humanité. L'abeille est une sentinelle, une nourricière, une guérisseuse hélas menacée par les pesticides, les O.G.M et les changements climatiques. Nombreux sont ceux qui prétendent le savoir mais qui ne prennent pas conscience de l'urgence de la situation, dans le « concret ».

Je vous souhaite une excellente semaine et je vous remercie, une nouvelle fois, pour vos messages et vos pensées d'amitié. Je continue de cicatriser. Mes plaies sont profondes et pas encore refermées. Plusieurs mois seront nécessaires. Je pense bien à vous et ne vous oublie pas, même quand je garde le silence. Gros bisous...
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