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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

printemps

Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #Evstafievitc, #fleurs, #Josef, #jpg, #Krachkovsky, #printemps, #tableau

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici le thème proposé pour le samedi 11 mars, dans la continuité du samedi 4 avril, par Fardoise : fêter le printemps, l'ode à la vie, comme dans « Le Printemps » de Michel Fugain : « Vive la vie et vive le vent, et vive le printemps »...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Le 4 avril, je n'ai pas publié. Me voici de retour mais en mode semi-pause en raison de mes douleurs au bras et des crises d'épilepsie qui ne prennent pas de vacances pendant la pandémie de coronavirus. Je fais avec et je garde le moral... Je veux vous dire merci pour vos gentils petits mots, vous êtes toujours dans mes pensées, vous le savez. Prenez bien soin de vous...

 

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Pour célébrer le Printemps, donc, et sa giboulée de fleurs, je voulais mettre à l'honneur sur mon blog ce tableau qui me séduit profondément. Son auteur, un peintre russe né à Varsovie, Josef Evstafievitch Krachkovsky (1854-1915), s'est illustré en France, en Italie et en Espagne entre 1880 et 1903.

 

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Cet artiste spécialisé dans l'art du paysage a fait ses études à l'Académie Impériale des Arts, sous l'égide du maître Mikhaïl Konstantinovitch Klodt, Baron von Jürgensburg (1832-1902) puis à l'École Supérieure des Arts Appliqués de Saint-Pétersbourg. En 1878, il a reçu une médaille d'or pour une peinture intitulée « Le Matin » et au fil de sa carrière, il a collecté plusieurs récompenses.

 

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Il s'est passionné pour les scènes bucoliques et les peintures dites d'atmosphère. Il a peint des effets de Nuit, de Crépuscule, des impressions de Tempête...

 

Sa biographie demeure énigmatique à bien des égards. On sait peu de choses de lui que ce soit sur le plan artistique ou sur le plan personnel. Les Annales de la Société des Artistes de Saint-Pétersbourg relatent qu'il en fut membre entre 1890 et 1903.

 

 

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Pour accompagner ce billet aux charmes fleuris, voici un bouquet de photos butinées du côté de notre cuisine. Je suis dans un tout petit logement sans balcon ni jardin mais nous avons la chance d'avoir dans la rue, contre notre immeuble, de ravissants cerisiers alors grâce à eux, j'ai pu « saisir » des impressions de Printemps...

 

La tête dans le ciel, un voyage à domicile...

 

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Happée dans le ciel par cette broderie de rose si généreux...

 

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Tout contre l'immeuble, cette floraison nous ravit ! On a la sensation d'être moins « enfermés »... Les logements sont bien petits et encore, Christophe et moi sommes à deux dans 30 mètres carrés, je ne me plains pas. Dans la plupart des logements environnants, les personnes sont entre quatre et six voire plus dans la même superficie.

 

Ce serait bien triste sans ce rose ambiant... Merci Dame Nature !

 

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Près de la porte d'entrée de l'immeuble, quelques jolies couleurs... Ma photo est un peu floue mais je l'aime bien quand même...

 

 

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Sur La Chimère écarlate, je n'ai pu résister au plaisir de montrer les joies amoureuses du Printemps à travers un de mes tableaux préférés :

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/04/le-tableau-du-samedi-pierre-auguste-cot-le-printemps-1873.html

 

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Tableau que j'avais présenté sur Ma Plume Fée dans Paris il y a un certain temps mais voilà, on a toujours quelque chose à dire au sujet d'une œuvre qu'on aime !

 

Prenez bien soin de vous surtout, mes pensées volent vers vous comme autant de pétales d'amitié...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #auguste, #cot, #jpg, #pierre, #printemps

 

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Le Printemps (Springtime), 1873.

 

Charmes de l'instant, finesse et grâce des lignes, offrande vive d'un regard en pleine Reverdie... Le Printemps, tableau réalisé en 1873, nous ouvre les portes de l'univers enivrant du peintre Pierre-Auguste Cot (1837-1883) dont le talent fut mêlé de Romantisme, d'Académisme et de Pré-Impressionnisme.

 

L’œuvre met en scène un jeune couple sur une balançoire, dans une forêt dense. Le Printemps est revenu, la chaleur envahit la Nature qui se pare de vert intense et de notes fruitées et fleuries.

 

La forêt forme un écrin pour les amoureux. Elle est le lieu d'un rendez-vous secret et dessine un territoire où la magie des sentiments peut crépiter. Dans ce cocon émeraude et doré, la jeunesse du couple exprime la passion de la vie et la renaissance des énergies de fertilité.

 

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Les deux jeunes gens sont suspendus dans la lumière, très amoureusement enlacés...

 

Le tableau de Pierre-Auguste Cot décrit les prémices d'une offrande érotique, ce qui a choqué les parangons de vertu, à son époque. Mais l’œuvre, jugée trop sensuelle par les uns, fut très appréciée par les autres...

 

Le Printemps chante... La jeune fille, ravissante et désirable dans sa fine tunique, s'apprête à donner sa virginité à son amoureux. Le blanc transparent de son vêtement s'apparente à la texture de l'air.

 

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Le garçon arbore une tunique rouge, émanation de la passion charnelle. Le rouge évoque directement le sang de la virginité, offrande de sa bien-aimée.

 

Le regard de la jeune fille est explicite, les émotions ne se cachent pas et les effleurements des corps disent la vigueur des envies et des sentiments. Le Printemps jaillit telle une flamme verte dans cette forêt propice aux ardeurs voluptueuses.

 

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Montre pendentif réalisée vers 1880, image Sotheby's

 

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La Tempête (The Storm), une toile peinte en 1880 pour une collectionneuse américaine nommée Miss Wolfe et conservée, comme Le Printemps, au Metropolitan Museum of Art, à New York, décline à nouveau le thème des jeunes amants lovés dans un milieu naturel faisant écho à leurs sentiments. Cette course contre les éléments déchaînés les rapproche d'une fusion charnelle.

 

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Le Printemps et La Tempête ont suscité la passion de nombreux visiteurs du MET. Leur potentiel d'attraction ne s'étant jamais démenti, ils ont été reproduits sous forme de cartes postales, de posters et dans de nombreux livres d'art. Des artistes se sont amusés à les utiliser dans leurs créations.

 

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© John Sapiro

 

Un collectionneur d'origine turque tomba tellement sous le charme de La Tempête qu'il voulut en faire l'acquisition mais Miss Wolfe n'étant pas disposée à en séparer, il fit peindre une copie de grande qualité par un artiste de son pays. La copie est exposée au Palais Présidentiel d'Ankara !

 

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Panneau de soie tissée vendu sur ©Artcurial

 

Pierre Auguste Cot naquit le 17 février 1847 à Bédarieux, dans une famille modeste de l'Hérault. Il montra dès ses jeunes années de belles dispositions artistiques et reçut une aide de sa municipalité pour étudier à Toulouse où il fit la rencontre du sculpteur Antonin Mercié (1845-1916) et du peintre d'histoire et sculpteur Jean-Paul Laurens (1838-1921).

 

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La nouvelle poupée

 

En 1862, il fut le lauréat du Grand Prix de la Ville de Paris et put s'inscrire à l'École des Beaux-Arts, où il fit ses classes sous la direction des maîtres Alexandre Cabanel (1823-1889), William Bouguereau (1825-1905) et Léon Cogniet (1794-1880).

 

En 1863, ses premières œuvres furent exposées au Salon de Paris et à partir de 1870, il devint membre des jurys du Salon de Paris et du Prix de Rome. Il participa aussi à des cercles culturels renommés comme Le Parnasse Club et La Cigale.

 

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Portrait d'une jeune femme dit La Baigneuse

 

En 1868, il épousa Juliette Duret, la fille du maître sculpteur Francisque Duret (1804-1865) et le 7 Juillet 1874, il reçut le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur. Ses créations furent gratifiées de nombreuses récompenses et médailles. Très apprécié dans la haute société du Second Empire, il fut un portraitiste accompli et représenta le gotha. Il collabora également avec son ancien maître, le peintre et professeur émérite William Bouguereau.

 

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Dionysia, 1870.

 

Sa peinture, hélas oubliée du grand public, demeure prisée par les connaisseurs des subtilités Académiques.

 

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Une Lady, 1879.

 

Pierre-Auguste Cot aima profondément sa terre d'Occitanie et sa ville de Bédarieux où il possédait un atelier, au Mas Tantajo.

 

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Image trouvée sur Geneanet

 

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Ophelia ou La Lecture

 

En 1882, il réalisa une œuvre intitulée Mireille en Arles qui est conservée au Musée Fabre à Montpellier et en 1883, il commença, sur commande de la Cour d'Autriche, une vaste composition qui devait représenter « Sainte-Élisabeth de Hongrie soignant les malades ». Hélas, il mourut à l'âge de 46 ans et son travail resta inachevé.

 

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Mireille en Arles. Le prénom Mireille vient du latin « Miracula » qui signifie « Prodige ». Il semble que « Mireille » soit la forme provençale de « Marie ». Les « Mireille » sont d'ailleurs célébrées le 15 août, jour de l'Assomption de la Vierge.

On attribue la création de « Mireille » au poète occitan Frédéric Mistral (1830-1914) et on relie aussi ce joli nom à « Myriam », un prénom d'origine hébraïque qui désigne un être « cher » ou « aimé ».

 

 

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Sainte-Élisabeth de Hongrie, l’œuvre que Pierre-Auguste Cot ne put terminer.

 

https://www.sainteelisabethdehongrie.com/se_vie.html

 

Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 19), dans la tombe de son beau-père, Francisque Duret et le 9 août 1891, la ville de Bédarieux inaugura un monument commémoratif, réalisé par le sculpteur Antonin Mercié (1845-1916) et l'architecte toulousain Paul Pujol (1848-1926).

 

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Image trouvée sur E.Monument.net. Crédit Photo Musée d'Orsay, Fonds Debuisson.

 

En 1942, sous le régime de Vichy, les ornements en bronze de l’œuvre furent fondus. Dans les années 1970, un nouveau buste fut créé et la statue de l'enfant fut remplacée par une palette, un pinceau et une palme.

 

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 La charmante baigneuse

 

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Je vous souhaite d'être amoureusement emportés par les souffles du Printemps et je vous dis merci pour votre fidélité... Gros bisous les ami(e)s !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2019, #illustrateur, #image006, #jpg, #printemps

 

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Luc Olivier Merson (1846-1920), peintre et illustrateur qui fut l'un des précurseurs du Symbolisme. Le réveil du Printemps.

 

Le Printemps se ranime en éloignant les spectres d'un Hiver aux longues griffes. Sa respiration danse dans l'air et à chacun de ses pas, il sème des couleurs en farandole.

Son sillage est riche de parfums, d'envies, de fièvres aromatiques. Il invite rêveurs et jouisseurs au bal des Opulentes où de séduisantes déesses ouvrent les yeux...

Sans relâche, il attise le feu des anémones, dessine violettes et primevères, brode hellébores et crocus, jonquilles et tulipes sur la Terre aux émotions voluptueuses. Ses nuances de soleil levant papillonnent, dans le ciel lilas, à perte de vue...

 

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Carlos Schwabe (1866-1926), Primavera.

 

Ce peintre d'origine allemande, autodidacte et visionnaire, passionné de de mythologie, de mysticisme, de symbolisme, d'ésotérisme, fut affilié au mouvement Rose-Croix (un ordre secret hermétique et artistique complexe que je compte bien évoquer dans de prochains billets...) et un grand illustrateur de livres. Il illustra les écrits de Baudelaire, de Victor Hugo, d'Émile Zola, de José-Maria de Heredia, de Pierre Louÿs, de Stéphane Mallarmé et bien d'autres encore...

 

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Que ce nouveau Printemps nous enveloppe de force et de douceur...

 

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Affectueusement vôtre et gros bisous!

 

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2017 , #jpg, #paques, #printemps, #souhaite

 

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Chers amis, je vous souhaite de délicieuses fêtes de Pâques et je remercie celles et ceux qui, très gentiment, m'ont souhaité aujourd'hui un bel anniversaire! Je suis très touchée par vos attentions.

 

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Si vous êtes intéressés, vous pouvez lire ou relire mes articles intitulés MYSTÈRES ET TRADITIONS DE PÂQUES et LES OEUFS DU PRINTEMPS.

 

Soyez heureux auprès de ceux que vous aimez et savourez ces agréables journées de Printemps. Je souffle joyeusement mes bougies et je pense bien à vous, gros bisous !

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #blog, #jour, #pendant, #printemps, #retrouve

 

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Chers aminautes, je suis contente, j'ai retrouvé mon blog en ce premier jour du Printemps. Merci à Stéphanie d'Eklablog pour sa gentillesse et sa réactivité. Pendant plusieurs jours, Ma Plume Fée dans Paris était dans les limbes du net... J'ai bien cru avoir perdu cet espace que j'aime tant et je veux remercier ceux d'entre vous qui m'ont soutenue pendant ces turbulences.

 

J'ai beaucoup angoissé alors je « digère » en douceur et en attendant de publier un nouvel article, je vous souhaite un magnifique Printemps ! Gros bisous et encore merci pour votre réconfort...

 

A très bientôt !

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #crises, #petits, #pomponnette, #printemps, #semaine

 

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Chers Aminautes, le Printemps s'est épanoui dans une symphonie de couleurs chatoyantes. La Nature nous offre une vague de boutons veloutés, de dentelles rosées, de pampilles odorantes et l'air sucré attise le désir de promenade. Avec ces différentes nuances, je veux vous souhaiter une belle semaine ensoleillée et vous remercier, très chaleureusement, pour vos vœux d'anniversaire. J'ai beaucoup apprécié les messages déposés sur mon blog, les mails, les cartes postales, les fleurs reçues et la myriade de petits cadeaux qui ont voltigé jusqu'à ma boîte aux lettres... Merci beaucoup!

 

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Merci également d'avoir pris de mes nouvelles. Je suis encore secouée par les crises d'épilepsie survenues après la semaine de Pâques. Mes hématomes se résorbent, mes veines cicatrisent, j'ai moins de « black out » oculaires mais je sens que les prochaines crises ne vont pas tarder. J'ai -hélas- trop de pratique en ce domaine pour ne pas savoir quand le mal s'apprête à refaire surface... Nombre d'entre vous s'inquiètent pour moi et j'en suis très touchée. Vous m'avez témoigné votre amitié, je vous assure de la mienne et je vous adresse, avant d'écrire de nouveaux articles, un bouquet de pomponnettes... ces petites pâquerettes moutonnantes que j'aime tant !

 

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Élégant cultivar de la petite fleur blanche et dorée qui investit nos pelouses aux beaux jours, la pâquerette« pomponnette » est une bisannuelle de la famille des Astéracées. Elle se caractérise par des feuilles vert vif disposées en rosette et de jolies efflorescences en forme de pompons chatoyants. Elle fleurit « timidement » en automne et se développe surtout de mars à mai. Elle décore les bordures, les massifs et les jardinières, garnit les corbeilles de baptême ou de fiançailles et permet de composer de séduisants bouquets. Elle se marie fort bien avec les muscaris, les tulipes, les jacinthes et les narcisses.

 

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Je vous souhaite une agréable semaine ensoleillée. Prenez soin de vous. Gros bisous !

 

Je reviens au rythme de mes possibilités...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #amies, #merci, #pensee, #printemps, #tendresse

 

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Illustration de Anne-Julie Aubry

 

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J'adresse un chaleureux merci à celles et ceux qui sèment des pensées d'amitié sur mon jardin de la toile. Je suis très touchée par vos messages, votre tendresse et votre sensibilité.

 

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Je reviens doucement, aimantée par les charmes du printemps naissant, après une période d'introspection profondément nécessaire et réparatrice. Alors merci à vous, amies et fidèles lecteurs qui m'avez accompagnée en pensée.

 

Je vous offre avec tendresse cette première émulsion de printemps, magique farandole de camélias, crocus, narcisses, jonquilles, pâquerettes pomponnettes et primevères...

 

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Joyeux Ostara à mes amies d'ici et d'ailleurs.

 

Affectueusement vôtre et gros bisous!

 

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #blanche, #couleurs, #printemps, #rose, #vert

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Entre ombre et lumière, le Printemps compose, dans les squares et les jardins de Paris, une symphonie de couleurs chatoyantes et nous aimante vers une poésie de l'instant. Sous un ciel perlé de sortilèges, je vous invite à butiner les charmes de la capitale...

 

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Bleu d'immensité où rêvent les grands platanes du Luxembourg.

 

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Sérénade bleue...

 

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Songes fugaces au souffle de Zéphyr...

 

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Entre deux giboulées...

 

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Un papillon m'a chuchoté que des gouttes de rosée, nées de la robe de la déesse Flora, avaient tissé ces délicates tulipes...

 

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...et que les nymphes de l'aurore y avaient versé des secrets de fécondité...

 

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Crépitent au vent les belles aux jupons enflammés...

 

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Palette soyeuse après l'averse...

 

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Le Printemps métamorphose la ville. L'air sucré attise une fièvre voluptueuse.

 

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Ce petit arbuste de la famille des Éricacées, appelé Pieris ou Andromède, nous offre sa blanche floraison mêlée de pousses rouge carmin.

 

Je l'ai découvert sur le blog de Canelle et je l'ai retrouvé dans plusieurs jardins parisiens.

 

Vivace et résistant, il est originaire de l'Est de l'Asie, des Caraïbes et du Nord Est de l'Amérique du Nord. Il fut introduit en 1870 dans les jardins de l'Ouest de l'Angleterre. On le rencontre dans les haies et les massifs de terre de bruyère qu'il partage avec les rhododendrons, les camélias et les azalées. Il se caractérise, d'avril à juin, par ses jolies grappes de fleurs blanches cireuses qui se teintent parfois de rose pâle. Son pollen est toxique.

 

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Le nom « pieris » évoque la mythique Piérie, contrée des Neuf Muses dans la mythologie grecque.

 

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Il s'agit probablement de la variété « Mountain Fire » ou « Forest Flame ».

(Source: Plantencycles.com sur le site de la Société des Gens de Lettres.)

 

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J'entre avec bonheur dans cette respiration verte...

 

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Une vague de boutons veloutés, de pampilles odorantes, de dentelles rosées épouse le paysage.

 

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Les pâquerettes nous offrent un mélange exquis de roses, de rouge et de blanc.

 

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Romantique cultivar de la petite fleur blanche et dorée qui investit nos pelouses aux beaux jours, la pâquerette« pomponnette » est une bisannuelle de la famille des Astéracées. Elle se caractérise par des feuilles vert brillant disposées en rosette et de jolies efflorescences en forme de pompons chatoyants. Elle fleurit « timidement » en automne et se développe surtout de mars à mai. Elle décore les bordures, les massifs et les jardinières, garnit les corbeilles de baptême ou de fiançailles et permet de composer des petits bouquets élégants. Elle se marie fort bien avec les muscaris, les tulipes, les jacinthes et les narcisses.

 

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(Photo Graines de Tortue.com)

 

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Fleur de Pâques, la pâquerette illumine l'herbe des prés et symbolise la reverdie. Dans les temps anciens, elle était consacrée à Apollon Belenos, le seigneur du soleil.

 

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Son étymologie dérive des mots « pasquis, pasquier » qui signifient « pâturage » en ancien français. Son nom latin, « bellis perennis », évoque la beauté éternelle, la douceur des sentiments, les liens d'amour et la protection de l'innocence.

 

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Ses jolis boutons, ses feuilles et sa racine sont comestibles. Elle possède aussi des vertus médicinales. Elle est réputée soigner les inflammations de la bouche, de la gorge et des voies respiratoires, résorber les oedèmes et les entorses, nettoyer le sang, raffermir la peau, réduire l'hypertension, apaiser les maux de tête et cicatriser les plaies. Elle est souvent représentée dans la peinture du Moyen Âge et de la Renaissance.

 

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La « pomponnette » blanche représente la pureté, la jeunesse et l'élégance. On la glisse dans un bouquet pour attirer la bonne fortune amoureuse.

 

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Parée de rose « vénusien », elle symbolise la tendresse, la grâce enfantine mais aussi l'épanouissement des désirs.

 

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Du rose pâle au rose dragée, du rose framboise au rose fuchsia, les fleurs printanières composent avec le vert des jeunes pousses une mélodie de douceur et de sensualité.

 

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Rose fougueux des primevères né d'une alchimie entre le blanc virginal et le rouge passion...

 

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Au printemps, les vieilles âmes dansent avec les fantômes de l'hiver et se fondent dans la terre, au creux des ombres, des pierres et des écorces.

 

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Sur l'herbe luxuriante où s'éveillent les parfums, le chant de la sève devient émulsion de couleurs.

 

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Une vague d'or serpente sous les arbres majestueux, semant des promesses de fécondité.

 

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Le Printemps s'épanouit dans une atmosphère de sous-bois...

 

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La délicate jonquille est l'une des fleurs fétiches de la saison nouvelle. Dans le langage floral, elle signifie « je vous désire » et symbolise l'affection partagée. Elle a inspiré de nombreux artistes au cours des siècles.

 

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Dans mon article intitulé Une giboulée de couleurs, elle se butine à travers la peinture victorienne et la poésie romantique...

 

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Jonquille d'or âme sucrée

Au premier rire du soleil

Attise l'or dans un baiser...

 

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Dans le jardin mystérieux

Les mots que j'aime sont en feu

Ils ont de l'or dans les prunelles...

 

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L'or ruisselle aussi sur ce petit pissenlit, né dans ma jardinière de menthe.

 

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Du jaune au vert

Je papillonne en ce jardin

Jailli d'un rêve florentin...

 

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Dans l'écrin du Luxembourg, loin des gelées et des frimas qui nous ont enveloppés, le printemps est luxuriance...

 

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Aux Tuileries aussi...

 

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...règne l'art de la promenade...

 

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Au Palais-Royal, brille la mélodie de l'eau...

 

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qui trouve son écho dans les frêles narcisses... 

 

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Sur les chemins buissonniers, le Printemps trace son sillage parfumé...

 

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Il sème quelques beautés à l'entrée du RER...

 

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et se poudre de rose en bas de ma rue...

 

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Je vous souhaite une agréable semaine ensoleillée et je vous remercie, très chaleureusement, pour vos voeux d'anniversaire. J'ai beaucoup apprécié les messages déposés sur mon blog, les mails, les cartes postales et la myriade de petits cadeaux qui ont voltigé jusqu'à ma boîte aux lettres... Merci beaucoup!

 

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Je souffle vers vous des pensées d'amitié...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aime, #femme, #jour, #passionnement, #printemps

 

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Gaetano Bellei (1857-1922), The Masquerader

 

Au premier souffle du Printemps

Je caracole et je m'effeuille

Un peu, beaucoup, passionnément?

Oh oui surtout passionnément!

Bélier je suis, j'aime le rouge

Et les couleurs en liberté

Je suis féline et femme enfant

Je danse sur le corps du vent

Mes émotions en giboulées

Jaillissent aux lèvres de l'instant

J'aime la nuit et ses secrets

Jouir de la vie espièglement...

 

Cendrine

 

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En ce 15 avril, je souffle avec joie et gourmandise mes quarante-deux bougies...

 

L'autre jour, je regardais des photos avec une amie. Amusée, elle a trouvé quelques similitudes entre mon sourire et celui de la jeune femme en rouge du portrait. Nous nous sommes alors imaginées, « héroïnes » d'un bal masqué, une petite fantaisie sans prétention...

 

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Je lève mon verre rempli de frissons d'or et de bulles fruitées à celles et ceux qui fêtent leur anniversaire. Je vous embrasse bien affectueusement!

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bouquet, #parfum, #portrait, #printemps, #violette

 Un délicieux parfum de violette

 Georges Louis Picard (1857-1943), La vendeuse de violettes.

 Le printemps frissonne encore sous ses dentelles givrées mais, solitaire ou en bouquets, la délicate violette exhale, dans les jardins et les bois, ses effluves sucrés. Elle est une des premières fleurs qui apparaît au sortir de l'hiver et elle est appréciée, depuis l'Antiquité, pour ses vertus médicinales et son parfum envoûtant.

 

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Vivace, elle apprécie l'atmosphère ombragée des jardins et des bois où elle forme des touffes à partir d'une souche centrale d'où rayonnent de longs stolons. Ses feuilles en forme de cœur ou de rein, pubescentes et longuement pétiolées, dessinent une rosette au ras du sol alors que ses fleurs violet sombre et parfois roses ou blanches s'étirent à l'extrémité des longues tiges. Elles éclosent généralement de mars à mai mais certaines variétés sont plus précoces ou plus tardives.

 

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Connue depuis la plus haute Antiquité dans le Bassin Méditerranéen, la violette est originaire d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord. De nos jours, elle est surtout cultivée dans le sud est de la France et la région de Toulouse. La violette et la pensée appartiennent toutes deux à l'espèce de la viola.

 

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Blanche Odin (1865-1957), Panier de violettes.

 

Noms populaires

 Fleur de Carême

Violette de Mars

Violette des haies

Violette bleue

Violette des chiens

Violette à la couleuvre

Violier commun

Violetier

Vioulétié

 

Étymologie

 Violette vient du latin viola et du grec lon, désignant la couleur violette.

 

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Naissance de la violette

 

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La violette naquit du sang du dieu phrygien Attis dont la déesse aux lions, Cybèle/Agdistis, était passionnément amoureuse. Attis étant promis à Atta, la fille du roi de Pessinonte, Agdistis le frappa de folie. Attis erra par les forêts et les clairières avant de saisir son poignard pour s'émasculer. De son sang jaillit un tapis de violettes parfumées. Quand Atta l'eut retrouvé, elle mit fin à ses jours et leurs sangs mélangés engendrèrent d'autres violettes.

 

A bien des égards, le mythe d'Attis se rapproche de celui d'Adonis dont le sang fit naître les anémones.

 

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Adonis par James Northcote (1746-1831), artiste romantique anglais.

 

La violette est également associée, dans la mythologie grecque, aux amours de Zeus et de Io. Zeus s'éprit de la nymphe Io mais Héra, la reine des dieux, nourrit une jalousie si vive que le seigneur de l'Olympe dut métamorphoser sa ravissante maîtresse en génisse blanche. Les larmes de Io se changèrent en violettes parfumées.

 

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Ambrogio Figino (1540-1608), Io et Zeus.

 

Consacrée à Vénus, la déesse de l'amour, la violette était placée dans les temples et les maisons sous forme de couronnes odorantes. D'après certains récits, Vénus céda aux avances de Vulcain, le dieu du feu, maître des forges olympiennes, qui s'était couronné de violettes...

 

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John William Godward (1861-1922), Danseuse ionienne portant une couronne de violettes, 1902.



Jeune femme couronnée de violettes, 1902.



A l'équinoxe de printemps ou au solstice d'été, le parfum délicieux de la violette réveille les légendes et les traditions magiques du Petit Peuple. Elle est la fleur sacrée, annonciatrice du renouveau de la Nature...

 

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Cicely Mary Barker (1895-1973), Flower Fairies

 

Dans les croyances anglo-saxonnes, la violette apporte l'amour, la chance et la fécondité. Au moment d'Ostara, le sabbat de la lune de printemps, les anciennes traditions invitent à offrir à la reine des fées une petite écuelle de crème sucrée sur laquelle on aura semé quelques violettes. Mais si une violette fleurit en automne il ne faut pas la cueillir ou respirer son parfum car elle appartient aux « sombres mondes ». Il faut passer son chemin.

 

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Pour les chrétiens, la violette est l'attribut de Santa Viola, honorée le 3 mai à Vérone et l'emblème de Sainte-Fina qui vécut au XIIIe siècle en Toscane, à San Gimignano. Fina mourut à l'âge de quinze ans, d'une maladie ulcéreuse, après avoir aidé les plus démunis. Les récits populaires rapportent que des violettes jaillirent autour d'elle au moment de sa mort.

 

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Sainte-Fina par Benozzo Gozzoli (1420/1424-1497).

 

Dans le langage des fleurs, la violette symbolise la modestie, la pudeur et la timidité car elle dissimule ses semences et s'autoféconde dans son écrin de feuilles.

 

Quand elle est bleue, elle évoque la fidélité. Si elle est blanche elle représente le bonheur et la sérénité mais elle est avant tout un symbole d’amour secret.

 

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Les poètes du Moyen Âge et de la Renaissance l'ont chantée. Théophraste, élève d'Aristote, considéré comme un des « pères de la botanique », a évoqué ses vertus.

 

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Dans l'ancienne Athènes, des pommades et des tisanes à base de violette étaient réputées embellir et apaiser certaines inflammations de la peau . Dans la Rome antique, les violettes odorantes ou violettes de mars, tressées en couronnes, étaient destinées à apaiser les maux de tête et les effets de l'ivresse. On déposait aussi sur les tombes des bouquets de violettes que l'on associait à la mémoire des ancêtres.

 

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Blanche Odin (1865-1957), Vase aux violettes.

 

La violette entra naturellement dans les monastères et les jardins de simples du Moyen Age. Elle figure dans de nombreux traités de médecine et de botanique et dans La Flore de Basilius Besler (1561-1629), médecin, botaniste et pharmacien de Nuremberg, où de fines planches décrivent avec précision ses différentes variétés.

 

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Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les aristocrates des cours européennes se parfumaient avec de la poudre de violette musquée. La violette occupa une place privilégiée dans le Potager du Roi à Versailles et fut dégustée sur les tables les plus prestigieuses. La Quintinie, le jardinier de Louis XIV, créait, avec plusieurs variétés de violettes, des compositions luxuriantes où se mêlaient le rose, le blanc et le bleu.

 

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Napoléon Bonaparte fut appelé « Père la Violette » par ses soldats lors de son exil à l’île d’Elbe car il était censé « revenir avec les violettes », c’est-à-dire avec le printemps.

 

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Sarkis Diranian (1854-1918), Élégante au bouquet de violettes.

 

La passion de Napoléon pour les violettes naquit lors de sa rencontre avec Joséphine de Beauharnais. Elle lui offrit le petit bouquet de violettes qu’elle arborait à la ceinture ou près de son corsage.

 

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Éléonore Escallier (1827-1888): Bouquet de violettes, 1856.

 

D'après la tradition populaire, Napoléon cueillit des violettes sur la tombe de Joséphine et les conserva dans un médaillon jusqu’à sa mort.

 

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Élisabeth Whitehead Violettes, vers 1900.

 

L'impératrice Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon 1er, devenue Duchesse de Parme après la chute de l’Empire en 1814, adorait la violette et en fit l'emblème de la ville.

 

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Marie-Louise (1791-1847), fille de l'empereur d'Autriche et petite-nièce de Marie-Antoinette.

 

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La violette cucullée est l’emblème floral de la province canadienne du Nouveau-Brunswick, officiellement créée le 16 août 1784.

 

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En France, sous le Second Empire (1866), les Palmes académiques adoptèrent la couleur des violettes impériales.

 

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«Violettes impériales» est le titre d’une opérette interprétée par Luis Mariano, d’abord sur la scène du théâtre Mogador puis au cinéma, en 1952, dans un film de Richard Pottier.

 

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L'héroïne de cette fable musicale est Violetta, une danseuse gitane, vendeuse de violettes, qui s'éprend d'un comte et devient fleuriste à la cour de l'impératrice Eugénie de Montijo...

 

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Théodore Chassériau (1819-1856), Mademoiselle Cabarrus, 1848, musée de Quimper.

 

Sous le Second Empire et à la Belle-Époque, la violette s'imposa comme la fleur des élégantes. Les dames glissaient des petits bouquets ronds dans leur corsage ou piquaient des violettes sur leurs manchons de fourrure, agrémentant ainsi leurs toilettes d'une touche chic et parfumée. Des poésies de Shakespeare étaient parfois glissées à l'intérieur des bouquets.

 

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Walter Crane (1845-1915), Shakespeare's Garden XI: Violette et Primevère.

 

Ainsi ai-je réprimandé la violette précoce:

«Suave friponne, où as-tu volé le parfum que tu exhales si ce n’est au souffle de mon amour? Cet éclat empourpré qui fait le teint de ta joue si douce, tu l’as outrageusement teinté aux veines de mon aimée. »

 

(William Shakespeare, Sonnets XCIX)

 

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Les « Violette » sont célébrées le 5 octobre, à la Sainte Fleur. Réputées fidèles et pures dans leurs sentiments, elles sont aussi qualifiées de « grandes amoureuses ».

 

« L'amour est un bouquet de violettes » chantait Luis Mariano. Emblème du printemps naissant, la violette, sur les cartes de Saint-Valentin et de Bonne Année, attise les désirs ensommeillés, la chance et la prospérité.

 

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Carte de 1905

 

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La violette est devenue l'emblème de la ville de Toulouse où chantent les couleurs et les parfums. Confréries et coopératives de la ville rose, appelée aussi « cité des violettes », ont donné ses lettres de noblesse à cette fleur symbole de renouveau.

 

Aux alentours de 1854, la violette de Parme fut introduite dans les jardins des maraîchers qui s'étendaient au nord de Toulouse. Cultivée en alternance avec les légumes, elle était vendue sur le Marché aux Violettes du quartier des Jacobins et dans les rues animées du centre ville.

 

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La violette de Toulouse connut un âge d'or pendant la première moitié du XXe siècle. Elle fut exportée à travers toute l’Europe jusqu’en Russie. Il semble que l'hiver 1956 ait détruit une part conséquente des cultures et que les producteurs se soient raréfiés dans la deuxième partie du siècle mais en 1985, Adrien Roucolle, un ingénieur agronome, réussit à relancer la culture de la violette à Toulouse. Elle est aujourd'hui un produit régional incontournable, une manne sucrée qui se décline à travers une myriade de gourmandises...

 

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Les violettes cristallisées, un de mes pêchés mignons!!!

 

Des sucres enivrants...

 

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Des liqueurs et des sirops... (Je ne fais pas de publicité, je vous fais partager mes coups de coeur gourmands...)

 

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La violette nous fait pénétrer dans un univers de poésie culinaire... Elle se savoure en salade, en confiture, en gelée, sous forme de miel et de pâte gélifiée. Le vin de violettes est particulièrement capiteux.

 

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La «Violette» est aussi l’une des récompenses décernées par l’Académie poétique des Jeux floraux.

 

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Et n'oublions pas qu'elle est appréciée depuis fort longtemps par la médecine populaire.

 

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Albrecht Dürer (1471-1528), Violettes, vers 1500, aquarelle sur parchemin.



« La première violette que tu trouveras au printemps, mange-la, et l'an devant, tu n'auras jamais la fièvre. » Ce proverbe normand fait allusion à la violette des haies que les anciens grimoires médicaux prescrivent à raison d'une pincée par tasse d'eau bouillante, sucrée au miel.



Dans la Rome antique, l'usage voulait que les invités des banquets portent des couronnes de violettes tressées pour apaiser les migraines dues à l'ivresse. D'après un texte de l'École de Salerne:

« Pour dissiper l'ivresse et chasser la migraine,

La violette est souveraine

D'une tête pesante elle ôte le fardeau,

Et d'un rhume fâcheux délivre le cerveau. »



L'abbé Sebastian Kneipp (1821-1897), incontournable personnalité de la médecine « non conventionnelle », recommandait les compresses imprégnées de décoction de fleurs de violette pour calmer les névralgies et la nervosité.



 

Un délicieux parfum de violette

 

L'infusion de fleurs séchées est indiquée contre les inflammations des voies respiratoires, le rhume, la bronchite et la toux quinteuse. Elle adoucit la peau et favorise la cicatrisation des petites plaies. Elle exerce sur l'intestin une action légèrement laxative. La décoction de racine est vomitive. La teinture homéopathique de plante fraîche est utilisée pour calmer les douleurs d'oreille et la toux quinteuse.



Un délicieux parfum de violette

 

Un parfum nommé désir

 

Au XVIe siècle, la poudre de violette musquée était préconisée pour embellir la chevelure. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle était utilisée pour couvrir les odeurs corporelles et à l'époque victorienne, grâce à sa richesse en irone, un composé odorant d'une particulière intensité, la violette contribua à l'essor de la parfumerie.

 

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Symbole de modestie et de discrétion, la violette émet pourtant des notes parfumées à la signature puissante que les parfumeurs utilisent pour créer des fragrances féminines aussi bien que masculines.

 

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La violette dans les arts

 

Représentée dans l'enluminure médiévale comme un symbole à la fois marial et courtois, la violette s'impose, à travers différents portraits comme un emblème d'innocence, d'humilité et d'exquise féminité.

 

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Le Jardin de Paradis, peinture sur bois réalisée vers 1410.

 

Dans l'hortus conclusus (jardin clos) de la Vierge Marie, la violette éclot près de la rose, de l'iris et du lys blanc. Elle décore aussi les marges, les initiales et les bordures des manuscrits.

 

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Stephan Lochner (1400/1410-1451), la Madone à la violette, vers 1435-1440.

 

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Luca Signorelli (vers 1445-1523), La Vierge Marie et l'enfant Jésus avec des saints, 1484. La violette se révèle au premier plan.

 

Violette des humbles, manne embaumée qui se vendait à la criée ou au gré de la marche, dans les rues des grandes villes.

 

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Ferdinand Pelez (1848-1913), Un martyr ou le marchand de violettes.

 

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Stanislaw Wyspianski (1869-1907), la fille aux violettes.

 

Pétales d'innocence qui se dévoilent sous la caresse du printemps...

 

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Paul Peel (1860-1892), Portrait de Gloria Roberts, 1889.

 

Violettes des dames, messagères des élégances et compagnes des rêveries.

 

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Franz Xavier Winterhalter (1805-1873): L'impératrice Eugénie entourée de ses dames d'honneur, 1855.

 

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L'impératrice arbore une couronne de violettes et tient un bouquet de violettes dans la main droite.

 

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Edgar Maxence (1871-1954), Jeune fille au bouquet de violettes, musée des Beaux-Arts de Rennes.

 

Ce peintre symboliste, originaire de Nantes, peut être rapproché des préraphaélites. Les racines de son art plongent dans le mythique passé de la Bretagne.

 

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Henry Meynell Rheam (1859-1920), Violettes, 1904. Artiste préraphaélite.

 

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Sir John Lavery (1856-1941), Portrait de Miss Julia Macguire.

 

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Lilla Cabot Perry (1848-1933), une des premières artistes impressionnistes aux États-Unis. Portrait d'Alice Perry Grew au bouquet de violettes.

 

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Eva Gonzalez(1849-1883), La Paresse ou l'Indolence, 1871-1872.

 

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William Worcester Churchill (1858-1926), Le petit bouquet de violettes.

 

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Édouard Manet (1832-1883), Berthe Morisot au bouquet de violettes, 1872.

 

A la fin de l'année 1871, marqué par la guerre franco-prussienne et les évènements de la Commune, Manet retrouve son amie artiste et future belle-soeur Berthe Morisot (1841-1895).

Il la représente vêtue de noir, telle une mystérieuse apparition, dans une oeuvre tout en ombre et en lumière. Ce portrait « aux noirs », comme l'appellent les historiens d'art, a été prêté à la Royal Academy of Arts de Londres, jusqu'au 14 avril 2013, pour l'exposition « Portraying Life ».

L'écrivain Paul Valéry (1871-1945) disait: « Je ne mets rien dans l'oeuvre de Manet au-dessus d'un certain portrait de Berthe Morisot daté de 1872. »

 

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Paul Chmaroff (1874-1950), Femme au bouquet de violettes.

 

Liqueur de violettes au trouble et mystérieux sillage... Quand fleurs et tissu se confondent dans la transe des couleurs.

 

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Giovanni Boldini (1842-1931), Luisa Casati avec un lévrier, 1908. Marquise, muse, mécène la Casati est un sacré personnage!

 

Violette des âmes et des esprits accompagnant la mythique Ophélie dans sa dernière demeure, au fil de l'eau...

 

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Sir John Everett Millais (1829-1896), Ophélia, 1851-1852.

 

L'héroïne d'Hamlet arbore un collier de violettes en guise d'offrande funéraire.

 

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Elles symbolisent aussi la pureté de son amour, dans la vie comme dans la mort.

 

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Claude Monet(1840-1926), Portrait de Camille au bouquet de violettes.

 

Camille Léonie Doncieux (1847-1879) était la première femme et le modèle favori de Monet. Elle a également posé pour Pierre-Auguste Renoir et Édouard Manet. Sur ce tableau, elle est déjà très malade et soignée par Alice Hoschedé, la maîtresse de Monet. Les violettes sont à nouveau investies d'une connotation funéraire.

 

Mais n'oublions pas que leur merveilleux parfum dessine les chemins du rêve et de la fantaisie la plus vive.

 

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René Magritte (1898-1967), La grande guerre, 1964.

 

Surréalistes violettes au service d'une poésie de l'image capable de délier toute imagination...

 

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Blanche Odin

 

Les aquarellistes et les artistes de natures mortes ont admirablement saisi la beauté qui palpite dans ces bouquets de senteurs.

 

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Antoine Vollon (1833-1900), Nature morte aux violettes.

 

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Eugène Claude (1841-1922), Corbeille de bouquets de violettes.

 

Profondément enracinée dans l'imaginaire des artistes, la violette nous offre une palette d'émotions délicieuses et nous invite à succomber à ses charmes veloutés. J'espère que cette promenade culturelle, gourmande et parfumée vous aura enivrés autant que moi...

 

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Édouard Manet (1832-1883), Bouquet de violettes, 1872.

 

Je vous remercie de votre fidélité, je vous embrasse!

 

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Plume

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