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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

lumiere

Publié le par maplumefee
Publié dans : #deesse, #jpg, #lumiere, #ours, #roi

 

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© Briar, « Guided by the Northern Lights »

 

Je vous souhaite un TRÈS JOYEUX TEMPS DE YULE/NOËL 2020...

 

Et je choisis, en souvenir de notre aminaute Lady Marianne que nous n'oublierons jamais, un petit poème d'hiver écrit par Pernette Chaponnière (1915-2008), poétesse, dramaturge, romancière et bibliothécaire suisse, passionnée de comptines et d'ouvrages pour enfants.

 

La Neige

 

« Regardez la neige qui danse

Derrière le carreau fermé.

Qui là-haut peut bien s’amuser

À déchirer le ciel immense

En petits morceaux de papier ? »

 

Pernette Chaponnière

 

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©Briar, Féerie d'Hiver

 

Lumières vives, voluptueuses et dansantes au coeur de « la plus longue nuit » de l'année... La puissance initiatique du Solstice d'Hiver s'est exprimée, le 21 décembre 2020, sous l'obédience de l'énergie lunaire, dans un ciel traversé par une myriade d'étoiles filantes...

 

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Nuit de Magie Pure, cristaux givrés de sélénite et broderies d'argent qui se mélangent sur le velours d'un territoire infini...

 

A Yule, dans le folklore des pays du Nord de l'Europe, on assiste au retour des Ancêtres dont l'énergie attise le frisson mystérieux de la Chasse Sauvage. J'évoque cette chevauchée mythique dans mon article intitulé La Magie Hivernale.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-magie-hivernale-version-2018-a156493706

 

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Voyage Chimérique de ceux qui furent et demeurent les Gardiens d'une forme de Connaissance Ardente.

 

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Déesse du Solstice par © Emily Balivet

 

La Déesse, principe féminin honoré par les peuples anciens, enfante, dans les légendes du Nord, le Dieu Soleil, incarnation de la Vie.

 

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© Briar, La Déesse des Lumières de Yule et l'Enfant Solaire Sacré

 

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La bûche de Yule lui est consacrée. Bûche qui est devenue au fil du temps la bûche de Noël et qui se présente comme un gâteau succulent sur la table des festivités.

 

Traditionnellement, la bûche de Yule est taillée dans une branche de chêne dont les cendres, considérées comme sacrées, sont conservées tout au long de l'année dans un endroit secret. Elle symbolise le feu divin, nourricier et purificateur. Elle brûle dans le foyer, bouche crépitante de la maison, canal des âmes, à la croisée des mondes.

 

Bûche que l'on allumait jadis, dans le monde chrétien, au creux de l'âtre et qui devait brûler jusqu'au Nouvel An ou jusqu'à l'Épiphanie. La sagesse populaire conseillait de jeter sur la bûche un peu de sel et d'eau avant d'y mettre le feu. Une partie des cendres de la bûche était ensuite placée près du seuil de la porte d'entrée afin de protéger l'habitation contre les entités démoniaques, les voleurs, les tempêtes et les inondations.

 

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© Briar, La Dame des Lumières de Yule

 

La Déesse des Lumières Hivernales est également représentée par une couronne qui peut être constituée par un ou deux végétaux ou par une couronne plus sophistiquée où se mêlent pommes bien rouges, baies de laurier, feuilles de gui, de sapin, de chêne, d'if et de houx... Une couronne, un cercle, un rond de végétation sacrée qui donne pleinement son nom à Yule. Yule qui signifie « la Roue » !

 

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Sous l'obédience de la Déesse, Matriarche Lunaire, s'affrontent deux forces à la fois antagonistes et complémentaires. L'une de ces forces est représentée par le Roi Houx (Holly King/Lord of Darkness) et l'autre, par le Roi Chêne (Oak King/Lord of Light). Une longue bataille les oppose jusqu'à la victoire du Roi Chêne. Les jours deviennent ensuite plus longs.

 

Ainsi la Déesse, dans ses atours scintillants, apparaît-elle comme la Suzeraine des Forces Calendaires. La Lucie des pays nordiques, esprit de lumière et de sagesse, honorée le 13 décembre, en est une émanation juvénile et ravissante.

 

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Lucie et les chats blancs, émanations sacrées des chats qui accompagnaient la grande déesse Freya, la déesse nordique de l'Amour et des Plaisirs...

 

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Dans ce contexte, deux frères, Le Roi Chêne (Oak King) et le Roi Houx (Holly King), veillent à l'Équilibre Sacré des Forces de la Nature.

 

Ils combattent deux fois dans l'année : Au Solstice d’été (Midsummer, Litha, Coamhain... vers le 21 Juin)et au Solstice d'Hiver (Yule, Saturnalia, Jólablót, Light Christmas, Midwinter... vers le 21 Décembre).

 

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Le Roi Chêne est un pourvoyeur en Lumière. Il est celui qui va ranimer, au fil du temps, la chaleur nourricière dans les entrailles de la Terre Mère.

 

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Le Roi Houx © Anne Stokes

 

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Le Roi Houx © Margaret Ellis

 

Le Roi Houx règne sur les mondes sombres tout en préservant la Fécondité.

 

Ni l'un ni l'autre ne représente un principe manichéen associé au Bien ou au Mal. Ils sont les accesseurs magiques de la Déesse et portent dans leurs ramures végétales la Puissance du Dieu Cernunnos, Maître des Animaux, Seigneur de la Connaissance Secrète, Chamane Ancestral.

 

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Dieu Cerf Chamane de Yule

 

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Father Winter © Shona Mac Donald

 

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Pekka Halonen (1865-1933), artiste finlandais, artiste de la glace et de la neige.

 

Au Solstice d'Hiver, dans l'hémisphère nord, la durée du jour est la plus courte puis les jours commencent à rallonger alors que dans l'hémisphère sud, les jours raccourcissent. Nos Ancêtres considéraient cela comme le combat nécessaire entre Roi Chêne et le Roi Houx.

 

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©Briar, The Night before Yule

 

Le Solstice d'Hiver peut être lié à la pleine lune ou à la nouvelle lune ou à l'énergie d'une pluie d'étoiles filantes, nommées Ursides.

 

Les Ursides forment un essaim d'étoiles filantes qui crépitent dans le ciel d'hiver. Elles dessinent des traînées scintillantes qui émanent de la Constellation de la Petite Ourse.

 

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Dorothy Pulis Lathrop (1891-1980), Illustration pour « Stars Tonight », 1930.

 

Elles ont été observées en 1916 par l'astronome britannique William Frederick Denning (1848-1931) et leur existence est officiellement reconnue depuis 1945.

 

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Constellation de la Grande Ourse

 

La Grande Ourse, appelée aussi Grande Casserole ou Grand Chariot (la Grande Cuillère « Big Dipper » aux États-Unis) est liée, d'après les auteurs antiques, à la nymphe Callisto qui appartenait au cortège de la déesse Artémis et fut aimée de Zeus, le roi des dieux.

 

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Callisto séduite par Zeus qui a pris l'apparence de la déesse Diane/Artémis, école française du XVIIIe siècle, d'après François Boucher (1703-1770).

 

Héra, la reine de l'Olympe, épouse de Zeus, surprit un jour son mari faisant l'amour avec Callisto et prise de fureur, elle jeta un sort à Callisto, la transformant en un amas d'étoiles destinées à scintiller dans le ciel du nord. Callisto devint ainsi la Grande Ourse, une constellation dite circumpolaire, c'est à dire qui ne paraît pas se coucher.

 

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Callisto, la Lune de la planète Jupiter. Elle est particulièrement brillante car elle réfléchit la lumière du soleil.

 

Quelques temps plus tard, Héra métamorphosa Arcas, le fils de Callisto et de Zeus en la Petite Ourse, une constellation qui suit sa « mère étoilée » en permanence.

 

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© Art Galla, Petite et Grande Ourse sur DeviantArt

 

La Grande Ourse est sacrée pour plusieurs tribus indiennes d'Amérique du Nord qui vénèrent l'Ours comme un être fondateur de lignées et de mondes. Dans de très vieux récits, une Ourse traquée par des chasseurs est parvenue à se réfugier dans le ciel nocturne pour échapper à ses poursuivants.

 

Suzeraine des contrées septentrionales (les Romains la nommaient « Septem Triones » soit les sept bœufs de labour), la Grande Ourse est l'une des protectrices de l'Étoile Polaire dont la lumière diamantée est considérée comme l'une des plus puissantes sources d'énergie magique par les peuples de jadis.

 

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La Grande Ourse est à l'origine du nom Cercle Arctique. Arctos/Arktos signifiant l'Ours dans l'ancienne Grèce.

 

Elle apparaît comme une gardienne de la fécondité, de la vie et porte des noms évocateurs dans les grimoires d'astronomie et d'astrologie :

 

Le Chariot du Roi Arthur (Karr Arzhur) en Bretagne où elle est également désignée comme le chariot retors ou l'extrémité de la charrue.

 

Le Char de Charlemagne (Karlavagen) en Scandinavie, en Norvège ou encore en Suède.

 

La Charrue qui scintille (Bright Plough) dans le monde anglo-saxon...

 

En Arabie, la Grande Ourse est perçue comme le cénotaphe d'un homme tiré par ses filles qui tentent de rattraper le meurtrier de leur père soit la Petite Ourse.

 

Au Japon, on loue sa sagesse et sa capacité à créer la Lumière du Ciel et en Chine, elle règne avec bienveillance sur le cycle complexe des saisons.

 

Dans la tradition hindoue, on la nomme Sapta-Riksha. Elle est la demeure des Sept Rikshi », les sept rois ou sept sages et des Immortels nommés Hamsa Ases. Incarnation lumineuse de la Sagesse Primordiale, elle est la gardienne de l'Arche Polaire : le cœur brillant de toute Connaissance...

 

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La poétique vélocité des Ursides témoigne de la beauté de l'Ourse Céleste, ensemble de deux amas étoilés qui attisent la créativité et la capacité à rêver...

 

Fascinante magie qui nous appelle à voyager en imagination dans le ciel du Nord et à allumer des bougies dans la nuit...

 

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Que la Magie du Temps des Fêtes vous apporte sa Beauté, chers Aminautes !

 

Sans oublier les personnes seules, en souffrance et sans ressources...

 

Je souffle vers vous de gros bisous... A très bientôt dans nos bulles étoilées...

 

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©Briar, La Déesse et son petit enfant de lumière sacrée...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Eôs, #Félix, #flamant, #lumiere, #rose, #roses, #Ziem

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Pour les 7 et 14 novembre, le thème choisi par Fardoise et Lilou est « Les Oiseaux Migrateurs ». Les participations sont sur le blog de LilouSoleil... Merci à Fardoise et à Lilou ??

 

https://lilousol.wordpress.com

 

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Nous avons besoin de nous échapper, au-dessus des contrariétés, de prendre le large tels des oiseaux migrateurs alors j'ai choisi de suivre cet Envol de Flamants roses, orchestré par le peintre Félix Ziem (1821-1911). Probablement réalisée entre 1890 et 1895 et conservée au Petit Palais, le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, l'oeuvre fut acquise en 1905.

 

Au-dessus d'un étang, dans le magnifique territoire de Camargue, nous observons une colonie de flamants roses qui dessine dans l'air une nuée précieuse, couleur de tourmaline rose. Le regard évolue entre ciel et eau, attiré par le mouvement qui trouve un écho dans la vibration des roseaux bordant l'étendue aquatique.

 

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Le Flamant rose (Phoenicopterus roseus) est un oiseau charmeur, doté d'une très riche symbolique. On le disait jadis Gardien de la Lumière de l'Aurore, la déesse Eôs aux doigts de rose. Dans la Grèce antique, on le nommait « phénicoptère », ce qui signifie « oiseau dont les ailes sont de flamme ». Sa gracilité, des plus remarquables, n'entre pas en contradiction avec la puissance de son bec, dit « en soc de charrue », un bec richement innervé et muni de lamelles lui permettant de filtrer avec intensité la vase des espaces dans lesquels il évolue. Il possède de longues pattes fines et très articulées, un cou aux lignes courbes, d'intenses yeux jaunes au regard perçant, souligné par un cercle rose clair. Il arbore des plumes d'une beauté inouïe qui le désignaient comme « Flambant » dans les anciens ouvrages d'Histoire Naturelle. « L'oiseau flambant », détenteur d'étincelles de lumière pure dans les croyances de nos ancêtres, est devenu un « flamant » qui montre fièrement son habit rose aux variantes de garance.

 

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Ses couleurs superbes, il les doit à son alimentation constituée d'algues et de crustacés riches en pigments caroténoïdes. Il consomme des mollusques, des insectes, des invertébrés aquatiques, des petits poissons, des vers, des graines de plantes d'eau et aussi du riz. Il existe des flamants rosés et des flamants dont la robe est rouge intense. Il s'agit à ce moment-là de l'espèce Phoenicopterus ruber.

 

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Les ailes vives et puissantes du flamant rose lui permettent de voler sur des centaines de kilomètres à environ 60 km par heure et comme je l'évoquais plus haut, sa symbolique est indissociable de celle de la Lumière. Il est lié au Phoenix ou Phénix, l'oiseau légendaire des Grimoires de Magie et d'Alchimie qui jouit du pouvoir de revenir à la vie après s'être consumé dans les flammes. A l'instar du Phoenix, le Flamant rose est considéré comme un « oiseau de feu », gardien des cycles de la Vie, de la Mort et de la Renaissance.

 

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Emblème de la Camargue, le Flamant rose promène ses charmes dans les étendues sauvages, se dorant à la lumière du soleil dont il semble nourrir ses plumes.

 

Dans les temps anciens, il était hélas chassé pour sa chair considérée comme très goûteuse et des flûtes étaient fabriquées avec les os de ses jambes... Heureusement, les cuisiniers et les musiciens d'aujourd'hui le laissent tranquille !

 

Il peut s'ébattre donc... riche de l'intensité de ses symboles. On le trouve dans la littérature et notamment dans Alice au pays des merveilles où, sous la plume de Lewis Carroll, il « participe » à la célébrissime partie de croquet sous forme de maillet !

 

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Appelé le « peintre voyageur », Félix Ziem (1821-1911) fut l'un des artistes emblématiques de l'École de Barbizon. Talentueux et reconnu pour la qualité de ses marines et de ses paysages, il fut lié au mouvement orientaliste et perçu comme un précurseur de l'Impressionnisme.

Dessinateur et peintre prolifique (il semble qu'il ait réalisé plus de dix mille oeuvres!) , il adora la Nature, la Mer, les splendeurs de Venise et de Constantinople, les beautés de la Russie et les panoramas variés de la Provence.

Ses œuvres furent des odes à la couleur, des déclarations d'amour à la volupté de la lumière qu'il célébra avec une passion toujours renouvelée. Il montra les tons précieux de la Sérénissime à travers une palette de teintes aux vibrations fascinantes. Le ciel et l'eau furent ses sujets de prédilection.

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une toile du peintre Eugène Cartier (1861-1943) : Les Oies et l'Art, 1894.

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/11/le-tableau-du-samedi-eugene-cartier-les-oies-et-l-art-1894.html

 

Je vous dis merci pour votre fidélité et vous adresse de belles pensées !

 

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Prenez bien soin de vous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fenetre, #hanks, #jpg, #lumiere, #steve

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici le thème proposé pour le samedi 18 mars, par Fardoise : « Par la fenêtre ouverte... »

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

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 Un joli moment d'intimité, une rêverie à la fenêtre alors que palpite la lumière...

J'ai choisi cette œuvre de Steve Hanks (1949-2015), prestigieux aquarelliste américain, pour illustrer le thème de cette semaine et « respirer » en imagination.

 

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Passionné par ce qu'il a appelé « le réalisme émotionnel d'essence photographique », Steve Hanks est né en Californie, à San Diego. Il aimait profondément l'océan, la nature en fleurs et les paysages du Nouveau-Mexique où ses parents s'installèrent quand il était adolescent.

Il s'est intéressé très tôt aux disciplines artistiques, crayonnant au bord de l'eau et après le lycée, il s'est inscrit, à San Francisco, à l'Académie des Beaux-Arts. Il a été admis quelques temps plus tard à la prestigieuse École des Arts et Métiers de Californie où il a validé un diplôme de Licence.

 

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Tout au long de sa vie, il a réalisé des expériences picturales, étudiant les techniques variées de la peinture à l'huile, de l'aquarelle, de l'acrylique et les différentes manières de dessiner au crayon. Il a eu coutume de dire : « Si je n'avais pas passé tant de temps à perfectionner ma technique du dessin, je ne serais jamais devenu le peintre que je suis aujourd'hui. »

 

Amoureux des effets de lumière (la lumière a été, pendant toute sa carrière, l'un de ses sujets favoris), il a peint les ors subtils du soleil.

 

« Je suis fasciné par la manière dont (la lumière) filtre à travers les objets, par la manière dont elle inonde toute une pièce de couleur. Bien souvent, mes peintures sont davantage de la lumière qu'autre chose. »

 

Steve Hanks est considéré comme un maître en l'art de l'aquarelle. Ses œuvres, plusieurs fois récompensées, sont présentées dans les meilleures galeries aux États-Unis.

 

 

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Fenêtres ouvertes sur le ciel où papillonnent les couleurs des saisons... Yeux de l'habitation.

 

Les fenêtres, tout comme les portes, exercent des fonctions essentielles à la vie. Dotées d'une fonction à la fois « réelle » et profondément symbolique, elles sont un passage entre l'intimité de la pièce où l'on se trouve et le territoire social. Elles représentent la relation subtile qui s'établit entre l'espace du foyer et le monde extérieur.

 

En permettant de « voir au travers », les fenêtres sont des emblèmes réels et philosophiques de « perspicacité », d'après le latin « perspicere » qui signifie « voir » et « percevoir » avec un surcroît de subtilité.

 

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Autre tableau qui m'a beaucoup plu...

©Alex Russell Flint, artiste né en 1974, A la fenêtre...

 

https://www.facebook.com/ArfAlexRussellFlint/

 

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Les fenêtres, en permettant de faire se refléter des êtres vivants, en trois dimensions et des objets tridimensionnels sur une surface bidimensionnelle, donnent un côté fascinant et magique à l'espace qu'elles chargent de lumière et attirent le regard et l'esprit des habitants d'un lieu et des spectateurs d'un tableau dans un monde où règnent une envoûtante illusion de profondeur. Les fenêtres ont inspiré nombre d'artistes à l'instar de maîtres comme Albrecht Dürer (1471-1528), Harmen Steenwijck ou Steenwyck (1612-1656), Johannes Vermeer (1632-1675), Caspar David Friedrich (1774-1840), Wilhelm Hammershøi (1864-1916), Henri Matisse (1869-1954).

 

C'est un très beau thème que l'on pourrait explorer de manière encyclopédique...

 

En attendant que des jours meilleurs soient possibles, rêvons de liberté à travers nos fenêtres et les fenêtres composées par les artistes... Et dès que nous le pourrons, soyons prêts à retrouver le chemin filant vers l'extérieur et les douceurs des balades saisonnières...

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©Steve Hanks

 

Pour voir d'autres tableaux sur le thème de la fenêtre, si vous le souhaitez, rendez-vous sur la Chimère écarlate...

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/04/le-tableau-du-samedi-william-ladd-taylor-attendre-son-retour.html

 

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Prenez bien soin de vous chers Aminautes, je vous adresse mes pensées d'amitié sans oublier vos proches...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #belle, #hotel, #jpg, #lumiere, #ville

 

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TRÈS BELLE ANNÉE 2019 ET MERCI POUR VOS VŒUX !

 

La ville a enfilé ses habits de lumière. Prenons plaisir à découvrir, au cœur de ses rues, des clartés mouvantes et des petites touches d'enchantement qui se lovent dans la nuit...

Nous sommes sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Un monde fantasmagorique se déploie devant ce superbe édifice.

 

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Un château urbain auquel j'ai prévu de consacrer une série d'articles en 2019. Hôtel de Ville « moderne » qui se dresse dans l'obscurité scintillante tel un palais mystérieux.

 

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Là où se déployaient autrefois les tourelles et les arcades de la Maison aux Piliers, « Domaine de Ville » acquis par le Prévôt des Marchands Étienne Marcel (1315-1358) auprès de la famille royale, les promeneurs découvrent un joli monde où se lovent des lumières opalines et des sculptures de cervidés en bois.

 

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La vaste façade dévoile son esthétique néo-renaissance qui rend hommage au palais d'autrefois... Une composition dessinée par l'architecte italien Dominique de Cortone (1470-1549) dit Le Boccador et érigée, entre 1533 et 1628, sur les vestiges de la Maison aux Piliers, au couronnement de la Place de Grève. L'Hôtel de Ville du Boccador disparut dans les flammes, le soir du 24 mai 1871, pendant les événements de La Commune.

 

La façade actuelle, qui se déploie sur 143 mètres, est rythmée par une myriade de statues qui représentent de grands personnages issus du monde des arts et de la politique. Cent six statues en pied sont accompagnées de sculptures décoratives et de figures chimériques.

 

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 Ombres des dix chevaliers en cuivre qui veillent sur le campanile, les toitures et les pavillons de l'édifice.

 

Je publierai dans le courant de l'année les détails de mes photos de jour et la documentation (gravures anciennes, peintures, plans...) que j'ai constituée au fil du temps. Un travail plus que conséquent !

 

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Entre Hôtel de Ville et tours dorées de la Cathédrale Notre-Dame, les décors de fête ont fait le bonheur des petits et des grands. Je veux partager avec vous cette poésie de l'instant.

 

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Des animaux de bois, incarnations de l'Esprit des Forêts se laissent admirer... J'ai beaucoup aimé ce côté Nature...

 

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A proximité, palpitent les lumières du Carrousel Belle-Époque du parvis de l'Hôtel de Ville. Un écrin de rêves qui s'animent dans les velours de la nuit.

 

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Lumières aux tons précieux du BHV, célèbre Bazar de l'Hôtel de Ville qui ouvrit ses portes en 1856, à l'initiative d'un commerçant ardéchois, un bimbelotier philanthrope nommé François Xavier Ruel.

 

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Lumières sur lesquelles je referme ce billet en vous présentant à nouveau mes meilleurs vœux pour 2019 et en vous disant « merci » pour vos présences amicales.

 

Douces et belles pensées pour vous !

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #chose, #commence, #coquelicot, #lumiere, #moi, #pavot, #traitement

 

 

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En attendant de vous retrouver dans les allées verdoyantes de la Propriété Caillebotte, je veux vous offrir ces beautés corsetées de velours et de soie, photographiées dans la lumière d'or à côté de chez moi.

 

Je retourne à l'hôpital pour ajuster le nouveau traitement contre l'épilepsie que j'ai commencé il y a quelques jours et qui me « tourmente »... Mon cerveau s'est emballé, réaction première, je suis en suractivité mentale, je ne dors que deux heures par nuit et physiquement, les douleurs neurologiques sont optimales alors il faut que les choses s'apaisent, se calent et j'espère que cela m'apportera quelque chose de positif sur le long terme.

 

Je dois prendre ce traitement à base de ciguë pendant une première phase de quatre mois. J'ai commencé mercredi et je me sens vraiment... très bizarre.

 

Chaleur et lumière nous enveloppent, le solstice d'été approche à grands pas alors profitez bien, chers aminautes, des belles journées qui s'ouvrent devant vous. Je vous souhaite plein de belles choses et vous remercie de votre gentillesse et de votre fidélité, à bientôt !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fleur, #hivernale, #lumiere, #ombre, #pause

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  indéterminée...

 

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Ami(e)s lectrices, lecteurs

 

Je suis dans la lune, entre ombre et lumière, à fleur d'émotion, ce qui est très créatif alors ne vous inquiétez pas pour moi...

 

Ma pause continue... Je prends le temps nécessaire.

 

Je ne vous oublie pas, prenez bien soin de vous, gros bisous à tous...

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #lanterne, #lumiere, #nuit, #peintre

BLOG EN MODE BUISSONNIER

 

Je vous souhaite un très bel été!

 

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Arthur Rackham (1867-1939), Le songe d'une nuit d'été, 1908.

 

Lovée dans la chaleur, suspendue au bleu de mes pensées, je contemple les étoiles et l'envie de laisser danser ma plume sur le papier monte, comme une vague, dans l'encrier de la nuit.

 

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Maxfield Parrish (1870-1966), Rêveries, 1913.

 

Nuit d'été

 

Valse rubis frisson d'argent

Au clair de lune miroitant

Le feu délie son écriture

Et nos secrets sous la ramure

 

Étreins ce chant né de la terre

Ivre de braise à l'horizon

Le chemin rouge de lumière

Serpente au souffle des moissons

 

La nuit a bercé le soleil

Courons au verger mystérieux

Ravir les étranges merveilles

Gorgées de la sève des dieux

 

Sais-tu que mon âme a dansé

Jusqu'aux nacres de l'océan

Insaisissable au bal des fées

Nue sous le chêne des amants

 

L'arbre où fusionnent les murmures

Et les sortilèges du temps

L'or émeraude et les diaprures

Le miel de l'ombre avec mon sang...

 

                                           Cendrine

 

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Maxfield Parrish, Étoiles.

 

A l'heure où les sirènes dansent

Le vent file sur son rouet

Cette étrange luminescence

Qui s'évapore en mots de fée...

 

Magiques nuits d'été...

 

Des paysages ambivalents de l'Angleterre Victorienne aux incomparables lumières du Nord de l'Europe, elles se parent de mystère et dévoilent leur beauté, inspirant de nombreux peintres au fil des époques.

 

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John Simmons (1823-1876), Nuit d'été.

 

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John Simmons, Une fée parmi les liserons.

 

Ce peintre, originaire de Bristol en Angleterre, exerça d'abord le métier de miniaturiste d'où l'extrême précision apportée aux détails entourant chacun de ses personnages. En pleine vogue préraphaélite, il se spécialisa dans la peinture de nus féeriques.

 

L'observation de la Nature était primordiale pour les artistes victoriens. La fée devint une muse de l'histoire naturelle, insufflant à l'artiste le désir de peindre le vivant, les pulsations des couleurs, les scintillements de la rosée, de la lumière et de l'eau.

 

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L'étoile du soir

 

Le ciel d'été est tapissé de nombreuses étoiles, diamants dont la luminosité envoûte ceux qui cheminent dans les méandres de la nuit. Au crépuscule jaillit Vénus, « l'étoile du berger », en orbite autour du soleil, qui se love dans le ciel du soir ou dans le ciel du matin.

 

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L'étoile du matin

 

Vénus nous aimante vers les nacres stellaires de la Voie Lactée. Les anciennes croyances nous chuchotent que les rêves s'y forment et que les voeux papillonnent dans l'immensité, gorgés du lait de la déesse Héra qui s'est répandu dans le ciel après que le héros Héraclès, encore nourrisson, l'ait tété en secret pour acquérir l'immortalité.

 

Au-dessus de nos têtes, nébuleuses et constellations tourbillonnent et serpentent dans le vaste univers entre sombres veines et filaments argentés.

 

De temps à autre, mue par une fabuleuse énergie gravitationnelle une étoile tombe dans un fracas de poussière opalescente.

 

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Witold Pruszkowski (1846-1896), peintre et illustrateur polonais, Étoile tombante, 1884.

 

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John Atkinson Grimshaw (1836-1893), Esprit de la nuit, 1879.

 

Artiste de l'époque Victorienne, préoccupé par les modifications industrielles de son temps, il excellait à peindre les clairs de lune, les effets de lumière changeante et les paysages aussi bien urbains que ruraux. Cette fée d'une nuit d'été est une émissaire de la magie des Anciens Mondes.

 

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Aux êtres sensibles d'ouvrir les yeux et de laisser cette beauté rayonnante leur emplir le coeur et l'esprit!

 

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Le pont de Battersea, 1885.

 

Dans l'Europe du Nord, les peintres nous dévoilent la magie des « Sommernacht » où règne le mystère, où l'impalpable se révèle aux heures confondues du jour et de la nuit, à la période du soleil de minuit.

 

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Edvard Munch (1863-1944), Sommernacht.

 

L'oeuvre est imprégnée de cette lumière bleutée typique des nuits de l'été nordique. Les tons se rencontrent dans un savant ruissellement d'énergie animé de forts contrastes. Cette puissance chromatique fut remarquée par les artistes phares du Fauvisme: Raoul Dufy, Albert Marquet, André Derain, Henri Matisse...

 

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Prince Eugène (Eugen) Napoléon Nicolas de Suède (1865-1947), Nuages de nuit.

 

Ce prince du Nord était un collectionneur et un paysagiste émérite.

 

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Nuit d'été

 

Il décrivit avec une remarquable finesse cet état mystérieux où la Nature ne s'endort pas. Grâce à une facture douce, sensible et une imprégnation profonde de la beauté des éléments, le paysage se dévoile au coeur de la fine brume de nuit.

 

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Laurits Andersen Ring (1854-1933), peintre symboliste danois. Soir d'été sur le fjord de Roskilde, vers 1885.

 

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Eilif Peterssen (1852-1928), Nuit d'été, 1886.

 

Une oeuvre néo-romantique qui ressemble à une photographie et qui nous aimante vers le reflet du ciel et de la lune au creux de l'étang.

 

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Un subtil mélange de nuances variées de bleu compose la palette de ce ciel d'été nordique. En ces lieux, la nuit ne tombe pas et le ciel se mélange à la beauté réelle et fantasmée de l'eau, dans un concert de notes saphir, émeraude, jade et violacées.

 

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Eilif Peterssen, Nocturne, 1887.

 

Les nuits d'été ont leurs muses et leurs nymphes, leurs beautés rêveuses ou alanguies dans la moiteur enveloppante.

 

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Albert Joseph Moore (1841-1893), Argent. Troublante et lunaire féminité.

 

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Nuit d'été au gynécée, rayonnante de sensualité.

 

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Midsummer, 1886.

 

La nuit du solstice d'été, personnifiée avec élégance, par cet artiste victorien, né dans le Yorkshire, un vieux comté d'Angleterre. Fasciné par l'Antique, il fit preuve d'une extrême minutie dans l'utilisation des couleurs dont la vibration oscille entre douceur et puissance.

 

L’Esthétisme domine dans cette oeuvre qui préfigure le Symbolisme et la couleur orange, teinte de prédilection des artistes du mouvement victorien, nous invite dans les reflets du soleil couchant, aux portes du domaine des rêves.

 

Le orange représente à la fois l'ardeur extrême et la douceur de l'instant, la joie de vivre, l'éveil des sens et la force de la création. Elle est associée aux Muses et à Dionysos, le Seigneur de l'Inspiration. Elle est aussi la couleur des Épicuriens.

 

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Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur victorien. June flamboyante, 1895.

 

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Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), Le Tepidarium, 1881.

 

Sir Alma-Tadema fut l'un des artistes les plus en vogue du XIXe siècle victorien. Ce passionné d'Antiquité gréco-romaine et d'archéologie égyptienne décrivit avec une minutie spectaculaire des scènes de la vie antique, juxtaposant des éléments réels et des éléments fantasmés.

 

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George Frederic Watts (1817-1904), peintre et sculpteur victorien et symboliste. La jeune fille à la plume de paon.

 

Les nuits d'été attisent l'imaginaire et nous apportent un surcroît de douceur après les feux des journées caniculaires. Nuits brillantes où s'émoussent les contours de la réalité pour se recomposer sous le frisson du mystère.

 

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Winslow Homer (1836-1910), Nuit d'été, 1890.

 

J'ai eu le plaisir de contempler ce nocturne poétique à l'Orangerie des Tuileries, lors de l'exposition consacrée à la musique de Claude Debussy (1862-1918). Deux silhouettes féminines, quasi fantomatiques et lovées dans un fascinant clair-obscur, dansent au bord de la mer, emportées par le chant du ciel et des éléments.

 

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Peintre américain, Winslow Homer fut d'abord attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre Réalisme et Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires puis s'intéressa au monde rural, aux animaux et aux mouvements oniriques de l'océan.

 

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Au clair de lune...

 

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Edward Henry Potthast (1857-1927), Été, nuit impressionniste.

 

Calme et puissance des impressions fugitives, magistrale présence de la lumière au creux de la nuit et la lune qui s'offre, telle un miroir évanescent, aux spectateurs de son étrange beauté...

 

Fantasmagoriques nuits d'été où s'allument des lanternes, chimères d'or et de papier...

 

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Charles Courtney Curran (1861-1942), Lanternes impressionnistes, 1913.

 

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Ulpiano Checa y Sanz (1860-1916), peintre et illustrateur espagnol, précurseur de l'Impressionnisme. Barque aux lampions du solstice d'été (Carnival Eve).

 

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Percy William Gibbs (1894-1937), Promenade sur la rivière.

 

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Tavik Frantisek Simon (1877-1942), Soir de fête à Paris.

 

Cet artiste tchèque, amoureux de Paris, peignit avec passion les jardins, les squares, les places, les monuments et les rues pittoresques de la capitale. Pendant la première guerre mondiale, il retrouva sa patrie mais n'oublia jamais les atmosphères de la Ville Lumière. Il sombra dans l'oubli après avoir connu le succès en son temps. Espérons qu'il soit redécouvert...

 

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Henri Le Sidaner (1862-1939), artiste impressionniste et réaliste. Table avec lanternes à Gerberoy.

 

Fleurs et souffles de papier traduisent la délicieuse évanescence de ces moments privilégiés où le temps ralentit sa course pour un subtil « arrêt sur image ».

 

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John Singer Sargent (1856-1925), Lys, roses et oeillets, 1886. (Londres, Tate Gallery).

 

Peintres de la lumière, influencés par la clarté sublime émanant des oeuvres de la Renaissance florentine.

 

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Luther Emerson Van Gorder (1861-1931), Lanternes japonaises, 1895.

 

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Maxfield Parrish (1870-1966), peintre et illustrateur américain aux oeuvres oniriques. Les porteurs de lanternes, 1908.

 

Pierrots lunaires, magiciens des ombres de la nuit...

 

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Konstantin Alexeïevitch Korovin (1861-1939), peintre impressionniste et décorateur de théâtre russe. Lanternes de papier.

 

Nuits d'été gorgées de lumière et de fragrances fleuries qui se conjuguent avec la sensualité de l'air.

 

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Marguerite Pearson (1898-1978), Lanternes.

 

« La seule matière de la peinture, c'est la lumière. » Gilles Genty, historien de l'art.

 

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Delphin Enjolras (1857-1945), peintre aquarelliste, paysagiste et portraitiste. L'installation des lanternes.

 

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Pati Bannister, artiste anglaise née en 1929, Fleurs et lanternes.

 

Nuits ensorcelées, propices à la rencontre des désirs et des rêves, nuits de liesse et d'amour où les émotions palpitent en farandole.

 

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Louis-Adolphe Tessier (1858-1915), peintre de genre et d'histoire. Tourbillon, 1911.

 

« La vie est une lumière dans le vent. » Proverbe japonais.

 

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Gaston de Latouche (1854-1913), artiste post-impressionniste. Intrigue nocturne.

 

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Max Carlier (1872-1938), Les préparatifs de la fête.

 

Cet artiste belge était spécialisé dans les natures mortes, les compositions florales, les scènes de genre et la peinture de chats.

 

Sous les lampions, les couleurs de la nuit se métamorphosent et nous happent vers d'autres réalités, dans la moiteur et la brillance du clair de lune estival.

 

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Gene Pressler (1893-?), illustrateur américain.

 

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Gene Pressler, la jeune fille à la lanterne, 1921.

 

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Delphin Enjolras, Nuit d'été, la lanterne japonaise.

 

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Frederick Childe Hassam (1859-1935), peintre impressionniste américain. Nuit de Juillet, 1898.

 

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Soir d'été à Paris, 1889.

 

« Que serait la lumière sans les êtres qui la perçoivent? »: Philippe Montillier (explorateur et photographe).

 

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Ludwig Knoefel (1851-1933), La belle à la lanterne.

 

Je vous souhaite de savoureuses nuits d'été, dans la palette conjuguée des parfums, des rêves et des émotions. Prenez le temps, prenez soin de vous et merci de votre fidélité!

 

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Mon ciel d'été, juste avant la nuit...

 

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Avec mes plus douces pensées...

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #guillaume, #lumiere, #monet, #renoir, #vers

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Portrait de deux fillettes, 1890-1892, par Auguste Renoir.


Je vous invite à découvrir, dans le majestueux écrin de l'Orangerie des Tuileries, un florilège d'oeuvres exceptionnelles. Les personnes qui voudraient lire ou relire mon article consacré à l'histoire du bâtiment pourront le retrouver ici: Les Trésors de l'Orangerie, Chapitre Un.


La lumière nous séduit dès que nous pénétrons dans ce bel espace. Elle irradie par les grandes verrières et cisèle avec grâce les murs de la vénérable bâtisse. Nos billets d'entrée dans la main, nous franchissons la passerelle menant aux Nymphéas, dans une atmosphère sereine et recueillie, comme si nous cheminions vers un lieu sacré.


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Le matin, 1920-1926.


Les Nymphéas composent une oeuvre unique en son genre, « offerte » par Claude Monet à la France, le 12 novembre 1918, et installée dans deux vastes salles ovales, d'après une scénographie imaginée par l'artiste.


« Cher et grand ami, je suis à la veille de terminer deux panneaux décoratifs que je veux signer le jour de la victoire, et viens vous demander de les offrir à l'État par votre intermédiaire. » Lettre de Claude Monet à Georges Clémenceau, le 12 novembre 1918.


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Les lieux forment une ellipse majestueuse qui accueille les gigantesques panneaux et trace, de manière panoramique, le signe de l'infini. Il y règne un doux éclairage, diffusé par les verrières zénithales.


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L'acte de donation des Nymphéas à l'État fut signé le 12 avril 1922.


Monet devait livrer les toiles dans un délai de deux ans et, malgré la cataracte dont il souffrait depuis longtemps, il persévéra avec un courage poignant. Hélas, quand les Nymphéas ouvrirent au public, en 1927, l'Impressionnisme avait perdu les faveurs des générations nouvelles.


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Le matin aux saules


De 1920 à 1927, l'architecte Camille Lefèvre effectua des travaux d'aménagement d'après les indications de Monet mais le dispositif de visite initial fut ravagé par un obus tombé dans la deuxième salle, en août 1945, et totalement déstructuré par une rénovation des plus hasardeuses dans les années 1960.


Il fallut attendre l'essor de l'abstraction lyrique et la recréation subtile de l'espace intérieur, dans les années 2000-2006, pour que l'oeuvre retrouve la place qu'elle méritait.


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Les deux saules et Matin clair aux saules.


L'architecte Olivier Brochet a élaboré un espace consacré à la lumière. Le merveilleux jardin de Claude Monet s'offre dans la rondeur d'un espace où règne une intense clarté et le chemin qui y conduit est une passerelle fluide.


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Le Bassin aux Nymphéas, harmonie verte, 1899.


A l'hiver 1893, Monet fit aménager à Giverny, un village situé sur la rive droite de la Seine, aux confins de l'Ile de France et de la Normandie, un jardin d'eau chevauché par un petit pont. L'été suivant, il y cultiva des nymphéas et des iris du Japon. Dans un enchevêtrement d'arbres et d'arbustes, il conçut un monde féerique qui se voulait un « modèle réduit de l'univers ».


Par l'intensité de la couleur et sa touche si particulière, il cherchait à saisir la fugacité d'un moment lumineux. Cueillir l'essence des effets de lumière et leurs variations sur des sujets comme l'eau, les feuilles, les façades ciselées de motifs constituait une expérience enchantée.


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Le Bassin aux Nymphéas, harmonie rose, 1900.


Sa quête des métamorphoses de la lumière s'exprima tout au long de sa vie, à travers les représentations des bords de Seine et des meules de foin, la description onirique des canaux vénitiens, les vues du Parlement de Londres ou de la cathédrale de Rouen.


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Le bateau-atelier, 1874.


Pendant l'été 1872, Monet aménagea un atelier flottant à Argenteuil. Installé dans cette barque cabanée, il étudiait à loisir les petites embarcations et leur reflets mouvants sur l'eau et saisissait la fugacité lumineuse des levers et des couchers de soleil.


Il s'inspira de l'initiative de Charles-François Daubigny (1817-1878), peintre de l'École de Barbizon. Ce précurseur de l'Impressionnisme avait fait construire en 1844, le Bottin, un atelier flottant, pour peindre en toute tranquillité les bords de la Seine et de l'Oise.


En 1989, le chantier naval du Guip, à l'Île-aux-Moines, a reconstruit le bateau-atelier de Monet pour célébrer le 150ème anniversaire de la naissance du peintre.


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Meules de foin à la fin de l'été, effets du matin, 1890.


Monet s'imposa comme le poète des formes voilées et des paysages changeants. Entre l'été 1890 et l'hiver 1891, il peignit les meules de foin qui se trouvaient dans un champ situé près de Giverny. La répétition du motif lui permit de décrire la ronde des effets de lumière et de tisser les variations de l'atmosphère.


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Les Meules, effet de neige, 1890-1891.


A travers cette première série, il expérimenta les cadrages et les impressions colorées.


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Vue de Venise, 1908.


Fasciné par les mystères et les merveilles de la Sérénissime, Monet réalisa de nombreuses vues de la lagune et des monuments qui s'y reflétaient. Il aimait s'installer dans une gondole et peindre au fil de l'eau les métamorphoses de la pierre, de la lumière et du ciel.


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Le Parlement de Londres, 1904,
reconstruit en 1834 par Sir Charles Barry et Auguste Pugin
après la destruction de l'ancien palais de Westminster.


Pendant ses séjours londoniens, Monet fut fasciné par la Tamise, ciselée de miroitements qui s'imprégnaient des couleurs des saisons et se modifiaient au gré des heures du jour et de la nuit. Depuis la fenêtre de sa chambre de l'hôtel Savoy, il fit de la lumière son sujet principal, retravaillant ensuite ses toiles dans son atelier de Giverny.


La silhouette fantasmagorique du Parlement domine les mystérieux reflets qui déferlent sur la Tamise et Monet saisit l'harmonie vaporeuse du paysage urbain dans la brume. A force de capter l'instantané, les contours du sujet ne cessent d'évoluer et le regard du peintre aussi.


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La cathédrale de Rouen, portail, temps gris,


De 1892 à 1893, Monet peignit une série de trente tableaux qui représentaient des vues de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Il suivait le rythme des heures du jour, du bleu matinal ombré de brouillard aux feux mordorés du crépuscule.


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La cathédrale de Rouen, le portail et la tour Saint-Romain,
plein soleil, harmonie bleue et or
, 1894.


Ses travaux sur les vibrations de la lumière et la magie atmosphérique culminèrent avec les Nymphéas.


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Reflets d'arbres


La série se décline en presque trois cents toiles qui dessinent un fabuleux réceptacle de vie, de formes et de couleurs, au gré des heures diurnes et des saisons. Monet les peignit à la lumière naturelle, dans un immense atelier, conçu pour la circonstance, à Giverny.


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Le grand atelier construit pour les Nymphéas.
(Photo trouvée dans les archives du musée de l'Orangerie).


Monet y installait ses toiles sur de puissants châssis dressés au ras du sol. Pour donner un côté miroitant à ses pigments, il les broyait avec de l'huile de lin et, chaque fois qu'il passait une couche de couleur sur la toile, il diminuait la quantité de liant afin que les pigments remontent davantage à la surface.


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La course des nuages


Le regard du spectateur est attiré vers une transmutation mystérieuse. Le secret friselis de l'eau fait naître un langage chromatique merveilleux et basculer la réalité dans un monde onirique.


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Ce paysage d'eau où frissonnent les nymphéas, les reflets d'arbres, les branches de saules entrelacées, les fragments de ciel et de nuages, se déploie comme une farandole de songes emmêlés...


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Les couleurs poudrées voltigent dans la lumière de l'aube ou du couchant,
imprégnées du chant de l'eau et du bruissement de l'air dans les fleurs et les feuillages.


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Les Nymphéas semblent s'inscrire dans un vaste cycle cosmique où les éléments se chevauchent. Toute conception classique du paysage est balayée par Monet qui explore les infinies possibilités de la lumière et de la couleur sur les surfaces mouvantes. L'étang devient, au fil des reflets et des ombres, un miroir aux émotions.


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Le matin clair aux saules.


De près, le regard est saisi par l'épaisseur et la virtuosité de la matière picturale mais dès que l'on prend du champ, les touches colorées recomposent l'image d'une nappe d'eau sans contours ni horizon.


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Monet s'inspira des travaux du chimiste Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) sur la perception des couleurs. Par la division des touches et la juxtaposition des couleurs complémentaires, comme le jaune et le violet, l'espace se modifie.


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Le jardin est une entité vivante où la vie tisse ses mystères. Ses perspectives se renouvèlent, au rythme des saisons et des heures du jour. Les fleurs, les plantes, les rochers, la lumière et les ombres fusionnent dans une palette de formes fluides. Nymphéas, nuages, reflets, écorces et frondaisons dessinent un paysage enchanté, un monde intime où s'aventure le spectateur.


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Soleil couchant


Dans le contexte de la Première Guerre Mondiale, les Nymphéas représentaient un message de paix et de rêverie universelles. Loin du monde ravagé par la violence, l'homme pouvait prendre conscience d'évoluer dans une nature où chaque élément se fond dans le creuset des forces primitives.


Après cette promenade enchantée, retraversons la passerelle et descendons vers une extension de l'Orangerie, creusée, lors des travaux des années 2000-2006, sous le jardin des Tuileries. Nous allons y découvrir la prestigieuse collection Jean Walter et Paul Guillaume.


A l'entresol, la Librairie-Boutique de la Réunion des Musées Nationaux propose un vaste choix de cartes postales et d'ouvrages d'art, d'accessoires de papeterie et d'objets de décoration, un choix d'idées intéressantes pour de jolis cadeaux...


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Le buste de Georges Clémenceau nous accueille. Sculpté par Auguste Rodin (1840-1917), il nous rappelle le rôle essentiel joué par le Père la Victoire (1841-1929) auprès de Claude Monet quand celui-ci peignait les Nymphéas.


La Collection Jean Walter et Paul Guillaume


Elle désigne un ensemble de 144 oeuvres et rend hommage au marchand et collectionneur d'art Paul Guillaume (1891-1934).


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Paul Guillaume, Novo Pilota, 1915, par Amedeo Modigliani (1884-1920).


A cette époque, Paul Guillaume fut l'un des premiers à croire au talent de Modigliani. Une forte amitié unit les deux hommes jusqu'à la mort de l'artiste.


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Paul Guillaume, vers 1919-1920, par André Derain (1880-1954).


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Paul Guillaume, 1930, par Kees Van Dongen (1877-1968). Ce portraitiste mondain, précurseur du Fauvisme, était apprécié pour sa peinture élégante et raffinée qui faisait jaillir l'émotion par les mouvements de la couleur.


Paul Guillaume était employé dans un garage automobile quand il découvrit des sculptures africaines dans une cargaison de caoutchouc. Doté d'un tempérament audacieux, il les exposa dans la vitrine et ce décor atypique attira l'attention de Guillaume Apollinaire, le maître de la poésie moderne.


Suite à cette rencontre déterminante, Paul Guillaume devint courtier en art et en février 1914, il ouvrit une petite galerie au 6, rue de Miromesnil. En 1917, il s'installa dans une galerie plus cossue, rue du Faubourg Saint-Honoré et en 1921, il s'implanta dans la rue La Boétie, l'épicentre du quartier des plus fameux marchands.


Soutenu par son épouse Juliette Lacaze, alias Domenica, il devint l'un des plus célèbres marchands d'art de son époque et l'émanation d'un type inédit de collectionneur apparu à la fin du XIXe siècle, le marchand-collectionneur.


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Portrait de Domenica, 1924, par Marie Laurencin (1883-1956).


Les douces harmonies de gris et de rose se fondent dans un univers suave, emblématique du style de cette grande portraitiste.


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Portrait de Madame Paul Guillaume au grand chapeau,
vers 1928-1929, par André Derain.


Une belle gamme de tons chauds (beiges, ocres et bruns rouges) amplifie l'élégance du sujet.


Après la mort de Paul Guillaume, Domenica épousa un ami du couple, l'architecte et industriel Jean Walter. Elle compléta et modifia la collection avant de la céder à l'État en 1960.


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Vers 1930, Paul Guillaume possédait un appartement, au 22, avenue Foch, où il exposait des tableaux prestigieux, comme en témoignent ces maquettes qui représentent le bureau et la salle à manger.


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Le bureau


On y aperçoit des objets africains et des sculptures signées Picasso et Modigliani...


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L'Arlequin à la guitare d'André Derain, 1924, y figure en bonne place.


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La salle à manger


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Jusqu'à la fin de sa vie, Paul Guillaume fut un mécène particulièrement actif pour le peintre André Derain dont il admirait la réflexion esthétique et le sens aigu de la composition, entre simplification du dessin et force de l'expression.


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L'Âge d'Or, vers 1938-1946.


Derain élaborait des décors de théâtre et des cartons de tapisseries mais ce mystérieux Âge d'Or est la plus monumentale de ses créations. Il témoigne de ses nombreuses inspirations: les tapisseries du XVIIe siècle appelées « verdures », les représentations héraldiques de grands fauves, l'imagerie d'Épinal, les gravures de style « primitif » comme le chasseur d'Afrique où figurait un grand lion, les personnages du Douanier Rousseau...


Avec de grands aplats de couleurs, jaillit un monde archaïque merveilleux où les hommes et les animaux vivent en toute sérénité. Le peintre utilise la technique du marouflage (elle consiste à à fixer du papier ou de la toile sur un support rigide: toile plus solide, bois, pan de mur avec une colle forte qui durcit en séchant).


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Le reste de la collection se déploie dans plusieurs galeries baignées par une douce lumière, où contemplation et imagination s'entrelacent...


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Argenteuil, 1875, par Claude Monet.


En décembre 1871, Monet s'installa au nord ouest de Paris, avec sa famille. Située sur un des méandres de la Seine, Argenteuil avait été choisie pour accueillir les compétitions internationales de voile pendant l'Exposition Internationale de 1867. Ses célèbres régates et la douceur de vivre qui lui était associée attiraient de nombreux plaisanciers.


Auguste Renoir, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte et leur aîné Édouard Manet y retrouvèrent Monet qui peignit, aux alentours de 1875, une série de vues de voiliers au mouillage.


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Le regard du spectateur est attiré vers les coques rouge vermillon qui « éclatent » parmi les nuances bleutées de l'eau et du ciel et le vert de la végétation aquatique, rehaussé par quelques touches blanches et outremer.


Auguste Renoir: les charmes de la Période Nacrée, 1889-1919.


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Bouquet de tulipes, vers 1905-1910.


« Je peins pour peindre la joie de la couleur... »


Dans sa période dite « nacrée », Auguste Renoir (1841-1919) peignit le bonheur des instants privilégiés, les douceurs de l'enfance, la beauté épanouie et la féminité triomphante. Face à la tendance à l'abstraction qui s'amplifiait, ses grands nus régénérèrent une veine souple, classique et sensuelle.


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Baigneuse aux cheveux longs (vers 1895-1896).


Grâce à une palette de couleurs lumineuses et d'ombres légères, l'artiste emporte le regard dans un fondu voluptueux.


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Les chairs rosées fascinaient Renoir. Il passait de longs moments à contempler les roses, à la bonne saison, et conjuguait les tons des chairs féminines et la nacre vibrante et rosée des coquillages et des fleurs.


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Baigneuse assise s'essuyant une jambe, vers 1914.


La poésie des ombres bleues légères caresse les contours fugitifs et soyeux des tissus et des chairs. Sa période « nacrée » est l'expression de cette délicatesse picturale, fondée sur la rencontre entre volupté, formes pleines, ondulations de la lumière...


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Femme à la lettre, vers 1890.


Dans ce tableau ravissant, Renoir dévoile son admiration pour la peinture française du XVIIIe siècle. Le sujet et la touche, le cadrage resserré et la neutralité du fond évoquent les figures de fantaisie de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), saisies dans une activité artistique (lecture, musique, écriture).


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La Liseuse, 1770.


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Nature morte aux pêches, vers 1881-1882.


Dans ses natures mortes, Renoir exprime le volume et la texture uniquement par le biais de la couleur.


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Pommes et poires, 1890-1895.


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Jeunes filles au piano, vers 1892.


Cette huile sur toile est l'un des fleurons de la collection Jean Walter et Paul Guillaume. Elle marque un tournant dans l'oeuvre de Renoir car elle appartient à une série de tableaux qui lui valurent la reconnaissance des instances officielles. Commande de l'État certes mais surtout instantané délicieux d'un moment de bonheur.


Le peintre nous plonge dans un intérieur bourgeois à l'ambiance feutrée où sa touche ondulante traduit une douce mélodie. Deux jeunes filles absorbées dans leur passion musicale, entre joie et songe, sont emportées par une envolée de notes suaves. L'une ferme à demi les yeux et l'autre déchiffre la partition avec gourmandise.


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Renoir nous invite à caresser les étoffes, à suivre la lumière qui ruisselle sur les rubans, les chevelures et les courbes des visages.


Il interprète d'une manière très personnelle le thème de la musique, fréquemment illustré dans la peinture du XVIIe siècle. Il transcrit l'émotion à travers le traitement du piano qui s'appuie sur un fond doux et mouvant, comme s'il s'agissait d'un paysage dans la brume.


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Portrait de deux fillettes, 1890-1892.


Nous retrouvons les mêmes modèles que pour les Jeunes filles au piano et des tonalités ressemblantes dans le traitement pictural, un ruban similaire dans la chevelure blonde et une robe quasiment identique pour la jeune fille brune qui arbore un chapeau de paille.


Dans ce doux moment d'intimité mis en scène, Renoir exalte la beauté des chevelures et la coquetterie suave émanant de la fin de l'enfance (rubans, beaux tissus des robes...).


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La Lecture, 1890.


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Claude Renoir jouant, vers 1905.


Renoir peint l'enfance avec la tendresse d'un père et le regard de l'homme qui se tourne vers un délicieux « âge d'or », pétri de rêves et de fantastiques royaumes.


Ces toiles délicates ne reflètent pas le drame qui touchait l'artiste: de terribles crises d'arthrose déformant ses mains et lui provoquant d'atroces douleurs...


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Claude Renoir en clown, 1909.


Claude Renoir est son troisième et dernier enfant, né en 1901. Nous le retrouvons ici plus âgé, arborant un costume rouge de clown et un petit chapeau noir, devant deux grandes colonnes de marbre. Éloigné de la spontanéité de ses jeux, il n'appréciait pas particulièrement de prendre la pose pour satisfaire aux volontés de son père. Il dira, des années plus tard, que ses bas blancs le démangeaient et qu'il était bien difficile de rester immobile.


Dans ce tableau monumental, Renoir exprime son attirance pour les jeux de lumière à la surface des tissus, les étoffes chatoyantes et l'art du déguisement. Il rend un hommage de fantaisie aux jeunes princes et aux infantes représentés par Diego Vélasquez (1599-1660), peintre du Siècle d'Or espagnol, et aux portraits de cour d'Antoine Van Dyck (1599-1641).


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Fraises, vers 1905.


A l'instar de Renoir, mais d'une autre manière, Paul Cézanne (1839-1906) s'imposa comme une figure tutélaire du « classicisme moderne » des années vingt en accordant à la forme et à la construction des paysages et des figures une importance majeure.


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Nature morte, poire et pommes vertes, vers 1873.


« Tout dans la nature se modèle selon la sphère, le cône et le cylindre. Il faut apprendre à peindre des figures simples, on pourra ensuite faire ce qu'on voudra. » Cézanne.


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Dans le parc de Château Noir, 1898-1900.


L'oeuvre nous attire dans un mystérieux paysage où aucun sentier ne semble exister. Le regard hésite entre le vide et l'impressionnante paroi rocheuse, dressée à gauche de l'image comme un rempart.


Le volume est suscité par des facettes de couleur qui traduisent l'attachement du peintre pour la lumière et les âpres terres de Provence.


Dans ces mondes où chante le silence et par des cadrages insolites, Cézanne décompose les formes en une profusion de traits et de taches vibrantes où la couleur éclate avec lyrisme et modernité.


« La Nature pour nous hommes est plus en profondeur qu'en surface, d'où la nécessité d'introduire dans nos vibrations de lumière, représentées par les rouges et les jaunes, une somme suffisante de bleutés, pour faire sentir l'air. »


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Dans le parc de Château Noir, 1898-1900 et Le Rocher rouge, 1895.


Après le Fauvisme (1905-1906) et la Guerre, les peintres se tournèrent vers le volume et la perspective. Ainsi, dans les années 1920 et 1930, fleurirent les figures monumentales d'André Derain et de Pablo Picasso qui avait anticipé le phénomène dès les premières années du XXe siècle.


L'influence de l'art antique se manifeste dans le Nu à la cruche de Derain et l'Étreinte de Picasso.


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Le nu à la cruche, 1925.


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L'Étreinte, 1903.


Un homme et une jeune femme enceinte s'enlacent devant leur lit. Nous contemplons une des compositions de la Période Bleue de Picasso.


Bleue car en 1901, disparut l'un des plus chers amis de l'artiste: le peintre barcelonais Carles Casagemas. De retour à Paris, Picasso s’installa dans l’atelier du défunt et exprima sa tristesse par de grandes coulées de lumière froide et une palette où dominaient les bleus.


L'Étreinte met en scène deux amants confrontés aux difficultés de l'existence mais le vertige bleu qui les entoure est mêlé de notes rose pâle.


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Odalisque à la culotte rouge, 1924-1925.


A partir de 1918, les odalisques d'Henri Matisse (1869-1954) évoquent l'orientalisme de maîtres de la peinture comme Ingres, Delacroix et Renoir.


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Odalisque bleue ou l'Esclave blanche, 1921-1923.


Dans les années vingt, « avant garde » et « tradition » se réconcilièrent. Le corps féminin redevint la référence et les oeuvres des principaux artistes exaltèrent la beauté féminine dans sa plus pure volupté.


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Le beau modèle, 1923, par André Derain


En 1915, le poète Guillaume Apollinaire recommanda à Paul Guillaume différents peintres dont le « Douanier » Rousseau, Marie Laurencin et Amedeo Modigliani. Un courant primitiviste vit le jour, inspiré par un désir de se rapprocher d'une simplification « sacrée » du dessin et par l'engouement pour les sculptures africaines découvertes vers 1905 par Derain et Matisse.


Les doux sortilèges de Marie Laurencin


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Danseuses espagnoles, vers 1919.


Celle qui devint, dans les années vingt, la portraitiste du tout Paris nous livre son interprétation du Cubisme avec des figures mêlant tracé délicat, pointes et brisures. La musique du songe émane des visages de ses héroïnes.


Marie Laurencin naquit à Paris le 31 octobre 1883. Ses premières oeuvres furent influencées par les figures gracieuses des maîtres italiens et par le symbolisme où elle puisa une touche évanescente et mystérieuse.


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Brillante et décidée à marquer de son empreinte le monde artistique de son époque, elle entra en 1904 à l'Académie Humbert où elle rencontra Georges Braque (1882-1963).


Charmé par son talent, le pape du Cubisme l'introduisit auprès des artistes du Bateau-Lavoir, une vieille bâtisse de Montmartre qu'il partageait avec Picasso et de nombreux peintres, des comédiens et des poètes.


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Apollinaire et ses amis, 1909.


En 1907, au Salon des Indépendants où elle exposa pour la première fois, Marie fit la connaissance de Wilhem de Kostrowitsky, alias Guillaume Apollinaire (1880-1918) et vécut avec lui une passion dévorante.


"Mon destin, ô Marie, est de vivre à vos pieds en redisant sans cesse ô combien je vous aime".


Devenue sa muse et son égérie, elle posa à ses côtés pour une toile du Douanier Rousseau intitulée La Muse et son Poète.


Accusée de ne pas être ressemblante, l'oeuvre fut très critiquée mais Apollinaire objecta:"Si je ne suis pas ressemblant comment m'avez vous reconnu?".


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La Muse et son Poète par le Douanier Rousseau.


Ils se séparèrent en 1912 mais la mort d'Apollinaire, victime en 1918 de l'épidémie de grippe espagnole, plongea la jeune femme dans un profond chagrin.


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Femmes au chien, 1923.


Avec Berthe Morisot (1841-1895), Marie Laurencin est une preuve de cette marge exquise où se meuvent les femmes autour du travail des hommes. Tandis que Matisse, Picasso, Braque, Apollinaire, Max Jacob, créaient un monde, Marie les accompagnait et mettait en liberté une foule de jeunes filles qui relèvent des Demoiselles d'Avignon de Picasso et des Petites Filles Modèles de Madame de Ségur-Rostopchine. Ces jeunes filles aux visages triangulaires de plâtre et de clair de lune, tenant des éventails pareils aux jalousies, regardant s'ébattre et se cabrer des chiens qui pourraient être biches ou licornes ou n'importe quel animal de fable". Jean Cocteau (1889-1963).


Dans ce milieu profondément masculin, Marie, baptisée « Dame du Cubisme » apporta un vent de féminité et de sensibilité.


Elle façonna un style empreint de douceur, élabora une palette de couleurs tendres et raffinées et rechercha davantage la nuance que l'expression. A partir de 1910, sa palette offrit de subtiles nuances de rose, de gris, de bleu tendre et de vert turquoise.


« Je n'aimais pas toutes les couleurs. Alors pourquoi me servir de celles que je n'aimais pas? Résolument, je les mis de côté! »


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Les Biches, 1923.


En 1924, pour les Ballets Russes de Serge Diaghilev, elle composa les décors et les costumes du ballet les Biches sur un livret de Jean Cocteau et une musique de Francis Poulenc.


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Portrait de Mademoiselle Coco Chanel, 1923.


Dans le Paris des années vingt, elle devint l'artiste officielle du « milieu mondain ». Ses portraits se vendaient à prix d'or.


Elle illustra de nombreux ouvrages et notamment Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.


Poétesse, elle écrivit Le Carnet des Nuits, publié en 1942, dans lequel elle relate sa jeunesse et ses années d'apprentissage au Bateau-Lavoir.


Elle disparut le 8 juin 1956 et fut inhumée au cimetière du Père Lachaise, vêtue de blanc, une rose à la main, les lettres d'Apollinaire sur son coeur...


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Henri-Julien Félix Rousseau dit le Douanier Rousseau (1844-1910)

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La fabrique de chaises à Alfortville, vers 1897 ou vers 1906-1908.


Après la guerre de 1870, ce personnage atypique entra, comme commis de deuxième classe, à l’Octroi de Paris. On y percevait les taxes des marchandises qui entraient dans Paris.


Le poète, romancier et dramaturge Alfred Jarry le surnomma «Douanier Rousseau» car il occupait le poste de «gardien des contrôles et des circulations du vin et de l'alcool».


Il entama une carrière comme peintre autodidacte et l'obtention d'une carte de copiste au musée du Louvre lui permit d'étudier les chefs-d’œuvre. Hélas, son style empreint d'une candeur étrange, de nostalgie enfantine et d'exotisme stylisé suscita les moqueries et l'incompréhension.


Il essaya, sans succès, d'exposer ses oeuvres au Salon officiel en 1885 mais il réussit à participer au Salon des Indépendants en 1886, en raison de l'absence de jury d'entrée.


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La fabrique de chaises, vers 1897 ou vers 1906-1908.


Au fil des années, il acquit l'estime de Derain et Matisse et se lia d'amitié avec Picasso et Apollinaire.


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La Noce, vers 1905.


Ce portrait de famille, qui semble inspiré d’une photographie, réunit quatre hommes et quatre femmes à l'occasion d'un mariage. Des personnages au regard étrangement figé paraissent flotter au-dessus du sol. Hormis les deux aïeux, les protagonistes de la scène n'ont pas vraiment d'âge.


Profondément marqué par le spiritisme, Rousseau pensait que les esprits s'exprimaient à travers sa peinture. Est-ce le sujet de cette noce mystérieuse qui se déroule dans une forêt imprégnée par l'imaginaire des contes? Le chien, au premier plan, apparaît-il alors comme un gardien du voile séparant le monde des vivants et celui des défunts?


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Dans cette galerie de portraits et de paysages variés, les oeuvres d'André Derain nous offrent une promenade d'une séduisante intensité.


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Arlequin et Pierrot, 1924.


A différentes époques, les peintres ont choisi d'illustrer des personnages de la Comedia dell’Arte. Ainsi Watteau, Renoir, Cézanne, Picasso... ont livré leurs versions de ces figures folkloriques recréées par le théâtre au fil du temps.


Paul Guillaume commanda cette oeuvre monumentale pour sa collection privée.


L'action se déroule dans un paysage désertique au fond duquel apparaissent des collines ondulantes et un grand pan de ciel coupé par une masse nuageuse.


On aperçoit au premier plan, à droite, une nature morte composée d’un linge blanc sur lequel reposent un violon et son archet ainsi qu'une cruche, objets familier dans les tableaux de Derain. A gauche, jaillit une plante au feuillage souple et découpé.


Arlequin et Pierrot se livrent à une étrange danse qui les déséquilibre vers l’avant du tableau, un peu comme s'ils allaient tomber sur le spectateur. Ils brandissent des instruments dénués de cordes et leur silencieuse musique crée un sentiment de solitude et de malaise.


Derain donne une dimension tragique à ces deux « amuseurs » dont les visages hermétiques resteront repliés sur le mystère de leurs expressions. Mais il rend avant tout hommage à l'amitié qui l'unissait à Paul Guillaume, donnant à Pierrot les traits du collectionneur et reproduisant son propre visage dans celui d'Arlequin.


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Le noir à la mandoline, vers 1930.


Derain était un musicien autodidacte, féru de piano, d'orgue et de clavecin et passionné par les instruments à cordes et les cuivres. Il décorait les murs de ses ateliers avec des instruments de musique. Le thème du joueur de luth, de guitare ou de mandoline est récurrent dans son oeuvre.


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Le gros arbre, vers 1929-1930.


Après avoir été un des maîtres du Fauvisme, exaltant les couleurs pures, il revint à des formes « traditionnelles » et à une palette plus sombre, caractéristique de son goût pour la sculpture sur pierre et l'art africain.


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Roses sur fond noir, vers 1932.


Ce tableau tout en nuances fait référence aux Vanités du XVIIe siècle où le clair-obscur traduisait l'éphémère. La texture même du vase se fond dans l'obscurité, faisant apparaître un sillage scintillant.


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Roses dans un vase, Auguste Renoir.


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Fleurs dans un vase, 1896-1898, Auguste Renoir.


Notre promenade s'achève sur ces notes poétiques et fleuries mais je vous invite à poursuivre cette visite de l'Orangerie dans un troisième chapitre. Nous découvrirons alors les peintres de Montmartre, les vestiges archéologiques conservés dans la structure du bâtiment et les beautés de l'exposition consacrée à Claude Debussy et aux peintres préraphaélites. A très bientôt...


Bibliographie


Georges CLÉMENCEAU: Claude Monet, Les Nymphéas. Éditions Omnia, 2010.
(Ce livre témoigne de l'amitié unissant le peintre et l'homme d'état et décrit leur correspondance )

 

 

Regards sur les Nymphéas: De Paul Claudel à André Masson.

 

Daniel MARCHESSEAU: Marie Laurencin, Catalogue raisonné de l'oeuvre peint, deux volumes. Tokyo: éditions Musée Marie Laurencin, 1985-1999.


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #automne, #feuille, #lumiere, #petit, #pigments

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Soufflée par la tempête, dans les feuilles crépitantes, je déambule à travers Paris. La lumière est un carrousel qui redessine à l'infini le ciel, la végétation et la pierre.

 

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Tapis et ronds de feuilles au pied des arbres composent des paysages oniriques.

 

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Ombres d'or...

 

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La magnifique lumière du soir au Jardin du Luxembourg.

 

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Le grand mur emmitouflé de feuilles de l'Hôtel de Sully, dans le quartier du Marais.

 

Dans ce jardin, situé entre corps de logis et orangerie, l'automne invente un monde à la fois grandiose et propice à la rêverie. On aperçoit, à l'extrémité gauche de l'image, une petite porte qui permet d'accéder à la Place des Vosges.

 

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Sur la pierre gorgée d'Histoire, les feuilles déferlent avec voracité.

 

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Des sucres parfumés, des encres chatoyantes, les pigments d'automne dans toute leur splendeur... (Atmosphères d'automne).

 

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Précieuse

 

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Mystique

 

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Jungle de Novembre

 

 

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Luges à lutins...

 

Saturées en anthocyanines (de somptueux pigments rouges, pourpres, écarlates), les feuilles voltigent doucement avant d'échouer sur le sol et d'être chevauchées par le Petit Peuple.

 

 

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En robe de framboise, de mûre ou de cassis...

 

 

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Petites flammes enfiévrées

Qui forment rondes sur les prés

Cercles filants sur le bitume

Mues de serpent et noeuds de brume...

 

 

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Lignes de vie...

 

 

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Un nid se dévoile dans les feuilles papillons...

 

 

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Les feuilles revêtent leurs plus beaux atours avant de connaître une mort grandiose.

 

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Les arbres à feuilles caduques glissent dans le sommeil mais avant d'affronter l'hiver, ils se dénudent magnifiquement.

 

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Saison féconde et luxuriante, l'automne engendre des fruits qui ressemblent à des bonbons suspendus.

 

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Des gourmandises aux couleurs sublimes... de célèbres petites fraises qui titillent nos souvenirs d'enfance, peut-être...

 

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Le généreux plaqueminier (Diospyros kaki) de la famille des Ébénacées, dans le verger du Luxembourg.

 

Les kakis, très appréciés au Japon et en Chine mais pas seulement, sont riches en vitamine C et en substances qui favorisent la prévention contre les maladies cardiovasculaires.

 

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Magnificence

 

J'ai suivi le rire du vent

Mêlé de lumière et d'arômes

Au coeur d'un étrange royaume

Où sombrent les enchantements...

 

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Une palette mordorée

 

 

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De lumière et de sang...

 

 

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Une feuille rousse pour toi

Une feuille rouge pour moi

Une feuille orange et dorée

Pour y écrire nos secrets...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #ami, #line, #lumiere, #rose, #sourire

 

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Chers Ami(e)s,


Nous pleurons une rose qui souriait à la vie...


Line dont les mots, la sensibilité et le charme flamboyant ont profondément marqué ceux qui la connaissaient. Son blog, Le sourire de Line, n'existe plus...

 


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Qu'une douce lumière imprègne son voyage vers des rives de sereine beauté!


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Je présente à la famille de Line mes condoléances les plus attristées.


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Une rose mon amie

Dans l'éclat de sa jeunesse

Une rose poétesse

Vers d'autres cieux est partie


Sa plume sur l'océan

Sa lumière dans le vent

Ciselée par les aurores

Et les nuits qu'elle aimait tant


Blancs rivages de l'hiver

Premier souffle du printemps

Le chant de son univers

Est une île au creux du temps


Île aux sortilèges bleus

Tissée de parfums mythiques

Et de frondaisons de feu

Mêlées d'encres chimériques


Rose en ses velours épars

Sur la grève des adieux

Les nacres de son regard

Tremblent à l'horizon soyeux


La Nature dans sa danse

Lisse le sable brillant

Dans la trame du silence

J'entendrai ses mots d'argent...


Cendrine


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Te souviens-tu de cette rose

Ensorceleuse du jardin?

Tu aimais tant sa carnation

Son coeur de fièvre et son parfum

Que sa lumière jusqu'à toi

Palpite en doux rubans de soie...


Au revoir mon amie!


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