
Ami(e)s lectrices, lecteurs
Je vous remercie pour les petits mots, les mails, les commentaires, les poèmes, les jolies créations et les pensées d'amitié que vous m'avez adressés. Merci également pour vos cartes et vos nombreuses attentions. J'ai ressenti votre soutien, votre tendresse et j'en suis très touchée.

Je pense à vous bien fort comme vous le dira cette petite fée...
J'ai encore des plaies et des inflammations, tout ne guérit pas en une dizaine de jours. Ce n'était pas ma première crise d'une telle intensité, j'en ai vécu un nombre conséquent depuis l'enfance. J'en ai gardé des cicatrices et des blessures jamais refermées.
Il n'y a pas « une forme d'épilepsie » mais « des épilepsies ». Toutes sont souffrances. Comme certains d'entre vous le savent, la mienne résulte d'une pathologie orpheline. Mes vaisseaux sanguins, mes nerfs et mes racines dentaires ne sont pas « normaux », ils sont plus longs que ce qu'ils devraient être, mes nerfs ne sont pas placés comme il le faudrait, ils s'entortillent sur eux-mêmes pour former d'étranges arborescences qu'on ne peut sectionner sous peine de paralysie, ils touchent certaines artères là où il ne le faudrait pas et plusieurs fois par mois ils me provoquent des hémorragies de la bouche et du nez. Je précise les choses pour les personnes qui m'ont très gentiment soutenue et qui se posent des questions, ne connaissant pas la particularité de ma situation. A mes ami(e)s qui sont au courant, je réitère mes remerciements des plus chaleureux car votre présence et votre sensibilité sont merveilleuses.
La médecine continue de progresser, je suis heureuse pour ceux qui bénéficient de traitements de pointe et qui peuvent trouver du soulagement dans l'adversité. J'aimerais que cela soit possible pour tous les autres malades en attente et aussi pour moi, bien sûr, car il n'existe, pour le moment, aucun protocole de soins associé à ma pathologie.
Jour et nuit, ces malformations me font souffrir mais je garde le moral au beau fixe. Cela fait partie de moi, avec l'enthousiasme et l'espoir. J'ai la chance d'avoir un système immunitaire très solide et j'espère le conserver longtemps...
Comme je ressemble encore à une momie emberlificotée dans ses bandelettes (rires!), je referme la parenthèse et je vous remercie à nouveau, de tout coeur, pour vos messages et pour les pensées/pansées semées entre les mots. Je reviens doucement parmi vous, empaquetée mais ravie.
Mes pensées vont à ceux qui souffrent, quelle que soit leur affection, et à ceux qui les accompagnent. Gros bisous, prenez bien soin de vous...
Cendrine

Ce n'est plus la saison des roses mais je tenais à vous offrir celle-ci qui vous dira, je l'espère, combien je suis sensible à vos pensées de réconfort et d'amitié. Je vais reprendre doucement le fil de mes articles et répondre à vos messages.

