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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #2016, #bonne, #fete, #maman, #tot

 

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A toutes les mamans et à ma maman chérie, envolée bien trop tôt mais dont l'amour est enraciné à jamais dans mon cœur, je souhaite une très belle fête !

 

Gros bisous parfumés de tendresse, merci de votre fidélité !

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bains, #brongniart, #gres, #montansier, #orchies

 

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Nous voici, chers aminautes, devant la pimpante façade des anciens Bains Douches Municipaux de Vincennes, construits en 1907 au numéro 7 de la rue de Montreuil.

 

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Ils ont conservé leur décor de panneaux muraux en grès cérame, de style « métro », réalisés à Orchies, dans la région Nord-Pas-de-Calais.

 

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Entre le 18e siècle et le début du 20e siècle, bénéficiant de la présence de vastes forêts et d'importants réseaux fluviaux et routiers, de nombreuses manufactures s'établirent dans le Nord de la France (à Arras, Tournai, Valenciennes...)

 

Créée en 1886 par Émile Joseph L'Herminé, près de la célèbre usine de faïence du Moulin des Loups, (fondée au 18e siècle, à Saint-Amand-les-Eaux), l'usine d'Orchies se fit connaître par des cruches et des carafes représentant des animaux, sur un mode humoristique et par des cruches commémoratives, aux couleurs pastel. Déjà propriétaire d'une faïencerie à Rebaix en Belgique, monsieur L'Herminé s'installa à Orchies avec ses frères, Firmin et Louis. L'usine a fermé ses portes dans les années 1980.

 

Pour la petite histoire, c'est à Orchies que l'on peut visiter le musée de la chicorée Leroux, fondé en 1904, à l'initiative de l’industriel Alphonse Henri Eugène Leroux (1866-1947) mais ce n'est pas notre propos, revenons aux Bains Montansier.

 

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Autour d'une nymphe sortant des eaux, se développe une végétation foisonnante, aux couleurs subtiles et douces obtenues grâce à un procédé complexe.

 

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Ce panneau signé JMD est en grès cérame, une poterie à pâte opaque vitrifiée et réputée de qualité imperméable. La différence entre le grès et la porcelaine se situe au niveau de l'opacité et de l'imperméabilité. La porcelaine est translucide, le grès, plus opaque. Le grès résiste également mieux aux phénomènes climatiques comme le gel ou les fortes chaleurs. Cuit à plus de 1200 degrés, il est appelé par les anglais « stoneware » soit « objet ou marchandise de pierre ».

 

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Le grès dit émaillé fut renommé grès cérame par Alexandre Brongniart (1770-1847), fils d'Alexandre-Théodore Brongniart (1739-1813), célèbre concepteur du Palais Brongniart et du Cimetière du Père-Lachaise.

 

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Scientifique spécialisé en minéralogie, Alexandre Brongniart publia en 1844 un ouvrage de référence appelé Traité des Arts Céramiques ou des poteries, considérés dans leur histoire, leur pratique et leur théorie.

 

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Pour obtenir ce type de décor, il faut fixer des oxydes métalliques sur des carreaux de grès préalablement cuits et enduire l'ensemble d'une fine couche d'émail transparent. Puis on passe le tout au four afin que les couleurs se vitrifient et que les motifs soient protégés des intempéries.

 

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C'est grâce à la remarquable résistance de ces matériaux que nous apprécions aujourd'hui ce travail mais je ne peux vous en montrer davantage car l'intérieur des Bains Douches ne se visite pas. Il est réservé à la clientèle d'un sauna libertin pour hommes.

 

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En vous souhaitant une excellente semaine, je vous adresse mes plus amicales pensées. Merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #architecte, #art, #immeuble, #malo, #nouveau

 

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A Vincennes, sur le chemin que l'on emprunte pour se rendre au château, se dévoilent de remarquables éléments d'architecture. Marquons une pause là où la rue de Montreuil rencontre la rue de Villebois-Mareuil et prenons le temps de contempler ce bâtiment Art Nouveau. A quelques encablures de la forteresse des rois de France et de l'élégant Parc Floral, il s'élève comme une sorte de vigie et nous séduit par sa polychromie, la richesse de son décor, la puissance et la fluidité de ses lignes.

 

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Vous apprécierez le traitement de l'angle en pan coupé et les deux colonnes d'inspiration corinthienne appuyées sur un balcon ouvragé.

 

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Il fut construit, en 1899, par Georges Malo, personnalité de l'histoire de Vincennes, à la fois architecte, promoteur et propriétaire du terrain mais je précise qu'il n'existe pas de véritable documentation à son sujet, en dépit du rôle important qu'il joua dans la ville. Il n'existe pas non plus de documentation fournie accessible à propos de cet immeuble. Je me suis donc lancée avec mes connaissances d'historienne de l'art en faisant ma propre étude.

 

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L'immeuble est une harmonie de tons chauds, mêlés de notes précieuses et froides. La couleur turquoise, lumineuse et océane, domine les fenêtres et s'accorde à loisir avec les enroulements des magnifiques fers forgés.

 

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Les façades se caractérisent par de multiples jeux d'animation dont la présence d'élégants bow-windows, la variété des matériaux utilisés (pierre de taille, brique vernissée, métal, céramique glaçurée, grès flammé) et le côté précieux des ornements que l'on aperçoit.

 

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Lanternons et cabochons aux nuances bleutées, sont d'une superbe qualité.

 

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Vous observerez la marque de l'ancienne fonderie de bronze et de fer Muller Roger et Cie, qui fabriquait, entre autres à Noyon (Picardie), des baignoires émaillées et qui devint Société générale de Fonderie puis société Jacob Delafon.

 

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L'architecte a particulièrement soigné les détails de sa résidence personnelle...

 

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...comme en témoignent les agrafes sculptées soutenant ce petit balcon, les volutes et les effets de liane, les savants jeux de courbes et de contre-courbes.

 

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Un jeu subtil s'élabore entre l'architecture et le décor. En caressant la façade du regard, on découvre des tournesols, des feuilles de chardon et des arbres de vie.

 

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L'architecture des immeubles Art Nouveau est toujours dotée d'une peau aux reliefs subtils, à la fois protectrice et ornementale. Le mouvement y est essentiel.

 

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Ainsi, les ondulations de ces tiges de fleurs de tournesol sont caractéristiques de ce qu'on appelle la « ligne coup de fouet ». Une forme d'art que ses détracteurs qualifièrent de « style nouille » ou « style spaghetti » alors qu'il s'agit d'une véritable écriture ornementale.

 

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L'Art Nouveau porte des noms différents selon les pays (Modern Style en Angleterre, Jugendstil en Allemagne, Sezessionstil en Autriche, Modernismo en Espagne, Style Floréal ou Liberty en Angleterre...) mais les thèmes floraux sont toujours à l'honneur.

 

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Les fleurs ont une importance esthétique majeure, comme dans le mouvement Arts and Crafts en Angleterre, mouvement réformateur utopiste fondé par William Morris (1834-1896), en 1861, qui engendra, aux alentours de 1880, une vision de l'art fondée sur l'importance de l'artisanat et la glorification de l'ouvrier. Elles serpentent, avec luxuriance et subtilité, à des endroits bien précis de la façade, soulignant les lignes de force de l'architecture et, dans le cas de cet immeuble, elles semblent aussi rappeler la proximité de la forêt, la puissance et la vitalité des arbres entourant le château.

 

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La rue de Montreuil et ses alentours étant particulièrement riches de belles choses à contempler, je vous propose de continuer cette promenade, dans les prochains jours. J'ai repéré d'autres immeubles de Georges Malo, notamment au 36, avenue des Minimes, à proximité de la forteresse des rois de France mais ceci est une autre histoire...

 

Merci de votre fidélité, je pense bien à vous !

Plume

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