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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #allegorie, #bruegel, #jan, #jpg, #velours

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Le thème proposé pour le samedi 29 août par Lilou est « Bruegel dans tous ses états »... Exploration d’œuvres de membres de la lignée des Bruegel. Sur le blog de Fardoise, cette semaine, pour les liens vers les publications.

 

Merci à vous, Lilou et Fardoise...

 

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Allégorie de la Terre, détail 1

 

J'ai choisi cette semaine une Allégorie aux nuances précieuses, riche d'une infinité de détails. Une œuvre réalisée de concert par Jan Brueghel l’Ancien, Jan I dit Brueghel de Velours (1568-1625) et par un peintre et décorateur de mobilier anversois nommé Hendrick Von Balen (1575-1632).

 

Avant de présenter l’œuvre, je veux mettre en lumière la lignée des Bruegel ou Brueghel, une des plus célèbres dynasties d'artistes que l'histoire de l'art ait connu.

 

Pieter Brueghel, dit l'Ancien, l'un des maîtres de la Renaissance Flamande, né aux alentours de 1525/1530 et décédé en 1569, épousa, « après » une relation amoureuse tumultueuse avec une servante, une jeune femme nommée Mayken Coecke qu'il connaissait depuis l'enfance.

Mayken Coecke était la fille du peintre et architecte-scénographe Pieter Coecke Van Aelst (1502-1550), maître anversois et initiateur de Pieter dans le monde des arts, et de l'aquarelliste, miniaturiste et graveuse Mayken Verhulst (1518-1596 ou 1599).

Avec Mayken Coecke, Pieter Brueghel eut deux fils dont le talent n'est plus à démontrer : Pieter Brueghel le Jeune (1564-1638), dit Brueghel d’Enfer, et Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625), Jan I dit Brueghel de Velours, l'artiste qui m'a inspiré l'article publié ce samedi.

 

Pieter Brueghel le Jeune et Jan Brueghel l'Ancien apprirent différentes techniques picturales auprès de leur grand-mère Mayken Verhulst, connue aussi sous le nom de Marie Bessemers et considérée comme l'une des plus importantes artistes féminines aux Pays-Bas.

 

La lignée des Brueghel se poursuivit avec Jan Brueghel l'Ancien qui eut deux fils peintres : Jan II dit le Jeune (1601-1678) et Ambrosius (1617-1675). Jan II eut à son tour deux fils artistes : Abraham (1631-1697) et Jan-Baptist (1647-1719).

 

Le nom « Brueghel », qui s'écrit de plusieurs façons (Breugel, Breughel, Brueghel, Bruegel) est vraisemblablement lié à un village situé près de Bréda, dans le sud des Pays-Bas.

 

Allégorie de la Terre

 

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Dans une sylve luxuriante ornée de fleurs, de fruits, de graines dont les couleurs semblent palpiter tant leur énergie de vie est intense, apparaît Cérès, la déesse latine de l'agriculture et des moissons.

 

Fille des Titans Chronos (Saturne) et Rhéa (Cybèle), Cérès est couronnée de blé mûr et de fleurs des champs et associée à la croissance des végétaux. Son nom dérive du mot latin « crescere » qui signifie « grandir, pousser ». Assimilée à la grande déesse mère Déméter, honorée dans l'ancienne Grèce, elle apprit aux hommes à cultiver les céréales et fut pendant très longtemps invoquée pour protéger les récoltes, faire croître la végétation et attirer la fécondité sur les foyers.

 

On l'honorait sur l'Aventin, la plus méridionale des sept collines de Rome et sa fleur symbolique était le pavot.

 

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Allégorie de la Terre, détail 2

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/ceres-la-suzeraine-de-l-ete-a147095268

 

Le tableau de Brueghel de Velours célèbre le pouvoir de la Terre Féconde et l'esthétique des lieux se pare d'une référence au Jardin d'Éden. Il s'agit d'un « paysage-monde », éclairé par de subtils dégradés de teintes vives à douces. La végétation, prolifique et précieuse, est un écrin pour la déesse Cérès, entourée de deux faunes et de deux putti, qui tient une grande corne d'abondance.

 

L’œuvre, à vocation didactique, est le fruit d'une commande destinée à glorifier le Savoir et la Connaissance. Elle est conçue comme un Cabinet de Curiosités qui se situerait en plein air. Brueghel de Velours et Hendrick Von Balen ont représenté chaque élément, soit La Terre, L'Eau, L'Air et Le Feu.

 

 

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Allégorie de la Terre, détail 3

 

Jan I Brueghel l'Ancien (1568-1625), fils de Pieter Brueghel l’Ancien, fut surnommé Brueghel de Velours grâce à la finesse de sa touche colorée. Il fut un grand artiste de paysages et pratiqua avec brio l'art de la la nature morte. Il réalisa des bouquets superbes, imprégnés de lumière douce, de détails naturalistes et semblant être vus, pour certains, à travers un voile de soie. Sa maîtrise des masses colorées, des fondus, des dégradés, la délicatesse et la fluidité de sa « manière » sont indissociables du lien tissé avec sa grand-mère, l'artiste Mayken Verhulst, connue aussi sous le nom de Marie Bessemers, que j'évoquais plus haut.

Spécialisée dans l'art de la miniature dite à la détrempe, Mayken concevait des petits portraits sur le mode fin de l'aquarelle. Brueghel de Velours apprit beaucoup à ses côtés ainsi que dans des ateliers anversois où il fut initié aux secrets de la peinture à l'huile.

 

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Allégorie de la Terre, détail 4

 

Brueghel de Velours fut très apprécié pour ses paysages, ses natures mortes, pour les allégories (Allégorie des Cinq Sens), les scènes mythologiques, folkloriques et religieuses qu'il réalisa. Esprit brillant et minutieux à l'extrême, metteur en scène d'une vision baroque et surréelle du monde qui l'entourait, il donna au « thème des bouquets de fleurs » de véritables lettres de noblesse, jouant sur une étourdissante profusion de détails et une fantastique variété d'ornements floraux. Sa peinture fut qualifiée d'encyclopédique tant on pouvait y acquérir de connaissances en l'observant.

 

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Bouquet de fleurs avec bijoux, pièces et coquilles, 1606, huile sur cuivre. Deuxième tableau choisi pour ce samedi.

 

La composition des bouquets de Brueghel de Velours, le savoir s'y imprégnant et le charme en émanant inspirèrent, parmi bien d’autres, des artistes comme son fils Jan II Brueghel (1601-1678) dit le Jeune mais aussi Clara Peeters (1589-1639), artiste spécialisée dans la création de natures mortes pour de riches commanditaires, et Daniel Seghers (1590-1661), considéré comme l'un des plus grands peintres de fleurs issu du monde flamand.

 

L'inspiration de Jan I Brueghel s'enracina dans son amour pour l'étude et l'apprentissage, pour les livres et l'atmosphère des bibliothèques de collectionneurs. Il aima le style d'artistes comme Joachim Patinir (1480-1524), maître de l'art du paysage à la Haute Renaissance. Il collectionna les dessins de paysages et, à l'instar de son père, il voyagea en Italie, notamment à Rome, en 1593, et à Milan où il se lia d'amitié avec le cardinal archevêque Federico Borromeo (1564-1631), un autre amoureux des livres qui fonda, sous l'obédience de Saint Ambroise, l’une des premières bibliothèques publiques : la bibliothèque Ambrosienne de Milan.

 

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 Bouquet de fleurs, détail 1.

L’œuvre fut commandée par le cardinal Federico Borromeo. Vous apprécierez les petits objets épars, « signature » de Brueghel de Velours, laissés au pied du vase...

 

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Bouquet de fleurs, détail 2.

Des coquillages bijoux...

 

Les tableaux de Brueghel de Velours conservent un charme poétique résultant de son attirance pour les variations de couleurs, la subtilité des nuances (notamment au niveau des ciels et des feuillages vaporeux...), les effets de clair-obscur, l'observation approfondie de la Nature. Son impressionnante maîtrise de la technique n'altère pas cette poésie...

 

Je m'arrête là mais c'est difficile, sourires... Vous l'aurez compris, j'adore les Brueghel qui m'ont inspirée plusieurs travaux universitaires. Avec tant de plaisir...

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi La Fenaison, réalisée par Pieter Brueghel dit l'Ancien, père de Brueghel de Velours...

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/08/le-tableau-du-samedi-pieter-brueghel-dit-l-ancien-la-fenaison.html

 

Je vous souhaite une belle rentrée chers Aminautes, bon courage à ceux qui « reprennent » études et travail dans des conditions sanitaires peu évidentes... Douces pensées...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #alain, #conter, #livre, #peinture, #yvars

 

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Je veux vous parler, chers Aminautes, d'un livre que j'aime énormément !

 

En feuilleter les pages, c'est s'installer pour partir en voyage dans un train rempli d'émotions, c'est filer, fenêtre ouverte, à travers un univers de tableaux fascinants...

 

Entendre vibrer, tout près de soi, la voix du conteur, celui qui souffle les histoires et fait chanter la vie au rythme de son stylo.

 

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Conter la Peinture... Voilà ce que m'inspire ce livre signé Alain Yvars, l'auteur du délicieusement littéraire et intense « Que les blés sont beaux », au rythme duquel nous entrions dans l'intimité de Van Gogh.

 

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 http://www.httpsilartetaitconte.com/archive/2019/04/01/cendrine-a-lu-que-les-bles-sont-beaux-6140645.html

 

https://www.babelio.com/auteur/Alain-Yvars/506341

 

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http://www.httpsilartetaitconte.com/archive/2020/01/08/conter-la-peinture-6203783.html

 

Conter la Peinture... Alain fait cela avec beaucoup de talent et d'amour pour les œuvres d'art et leurs auteurs ! Il fait vivre les artistes, les personnages des toiles comme des êtres de chair et ceux qui en leur temps contemplaient ces merveilles. En lisant son livre, on semble surprendre des cœurs qui frémissent à travers le papier, on perçoit, telle une friandise, la conscience des couleurs.

 

On remonte le temps, on imagine ce qui a été, on savoure les mots, les impressions, on butine au fil des formes révélées... Il y a Vermeer, Georges de La Tour, Monet, Whitsler, Winslow Homer... Il y a Degas, Seurat, Toulouse-Lautrec et Modigliani... Il y a les pleins et les déliés de la créativité généreuse !

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Alain, sachez que son érudition est également très « abordable ». Alain écrit avec beaucoup de force évocatoire et de douceur passionnée, il cultive à la fois l'élégance et la simplicité.

 

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Je vous conseille ses livres, de tout cœur !

 

A noter que les bénéfices des écrits d'Alain sont reversés à l'association Rêves qui œuvre pour apporter du bonheur aux enfants malades.

 

Merci Alain de m'avoir envoyé « Conter la Peinture » et merci d'avoir patienté pour cette publication que j'aurais aimé faire « plus tôt »...

 

Bien affectueusement,

 

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #caventou, #ecorce, #fontaine, #nymphe, #Pelletier, #quinine

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'ai choisi un poème de Claude Roy (1915-1997) qui célèbre les charmes de l'eau, la beauté enivrante d'une rivière, territoire de vie, de magie, de rêverie... Je l'illustre avec des photos d'une Nymphe incarnant les principes guérisseurs et salvateurs de l'élément aquatique.

 

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La Rivière endormie

 

« Dans son sommeil glissant l’eau se suscite un songe

Un chuchotis de joncs de roseaux d’herbes lentes

Et ne sait jamais bien dans son dormant mélange

Où le bougeant de l’eau cède au calme des plantes

 

La rivière engourdie par l’odeur de la menthe

Dans les draps de son lit se retourne et se coule

Mêlant ses mortes eaux à sa chanson coulante

Elle est celle qu’elle est surprise d’être une autre

 

L’eau qui dort se réveille absente de son flot

Écarte de ses bras les lianes qui la lient

Déjouant la verdure et l’incessant complot

Qu’ourdissent dans son flux les algues alanguies. »

 

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Poème de Claude Orland, nom de plume Claude Roy (1915-1997). Ce monsieur était un esprit brillant, un polygraphe* et un polymathe* : poète, romancier, chroniqueur littéraire, journaliste, essayiste, historien d'art, auteur de contes pour enfants...

 

https://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-roy/

 

*Polygraphe : Nom fondé à partir des mots grecs « polugraphos/poly » signifiant « plusieurs » et « graphos » désignant « l'écriture ». Ce nom évoque un auteur qui écrit à propos d'une grande variété de domaines.

 

*Polymathe : « Celui qui a étudié en grande quantité » est considéré comme un « Génie Universel ». La polymathie désigne « la connaissance approfondie d’un grand nombre de sujets différents, en particulier dans le domaine des arts et des sciences. »

 

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Au-delà du poème qui évoque l'eau, sa beauté, sa sensualité, ses pouvoirs, ses mystères... retour sur l'histoire d'une fontaine couronnée par une Nymphe.

 

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Le monument, appelé Fontaine des Pharmaciens ou Fontaine Pelletier et Caventou, se dresse à l'angle du boulevard Saint-Michel et de la rue de l'Abbé de l'Épée, sur la place Louis Marin, dans le 5e arrondissement de Paris.

 

La Nymphe du lieu, dotée de vertus protectrices contre les épidémies, représente les eaux guérisseuses. Je l'avais évoquée il y a quelques années et vu le contexte sanitaire, je la trouve fortement d'actualité.

 

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Appelée aussi Allégorie de la Guérison, la Nymphe a été sculptée en 1951 par Pierre-Marie Poisson (1876-1951), un artiste dont le travail, fondé sur une recherche de pureté lisible à travers la puissance et la simplicité des formes, peut être admiré en Province et en divers endroits de Paris.

 

La fontaine, inaugurée le 2 mars 1951, rend hommage à deux esprits brillants, personnalités incontournables du monde de la pharmacie : Joseph Bien Aimé Caventou (1795-1877) et Pierre-Joseph Pelletier (1788-1842) qui furent à l'origine de l'obtention de la Quinine.

 

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P.-J. Pelletier

 

Pierre-Joseph Pelletier rencontra Joseph Bien Aimé Caventou à l'Hôpital Saint-Antoine. Ils se lièrent d'amitié et étudièrent les substances d'origine végétale, travaillant à en extraire les principes actifs.

 

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Joseph Bien Aimé Caventou

 

Ils nommèrent la « Chlorophylle » en étudiant la substance verte qui compose les feuilles et, en 1818, ils isolèrent la Strychnine de la Fève de Saint-Ignace et de la Noix vomique. Mais la découverte qui les rendit célèbres est sans conteste celle de la Quinine.

 

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La Quinine est extraite de l'écorce du Quinquina (Cinchona officinalis condaminea), arbuste ou petit arbre sempervirent (à feuillage persistant) de la famille des Rubiacées, originaire de l'Équateur, de la Cordillère des Andes et d'Amérique centrale. Le Quinquina fut découvert par le Chevalier Charles Marie de La Condamine (1701-1774), explorateur, astronome et encyclopédiste au service de Monseigneur le Duc d'Orléans.

 

Charles de La Condamine découvrit les Cinchona (ceux que vous pouvez voir sur ma photo) en 1739, dans la province de Loxa au Pérou. Il voyageait avec Joseph de Jussieu (1704-1779), médecin, naturaliste et frère des célèbres académiciens Bernard et Antoine de Jussieu et avec l'astronome, physicien, mathématicien et hydrographe Pierre Bouguer (1698-1758).

 

Pour certains, le nom Cinchona dérive de celui de l'épouse d'un vice-roi du Pérou, la comtesse de Chinchon qui, d'après plusieurs témoignages, aurait été guérie d'une violente fièvre, en 1635, grâce à une décoction d'écorce de quinquina.

 

L'écorce séchée et pilée fut appelée « poudre de la comtesse » ou « poudre des Jésuites » car les Jésuites connaissaient les vertus fébrifuges, digestives, toniques et antipaludéennes du remède obtenu. En péruvien, « kina-kina » signifie « écorce des écorces ».

 

C'est à Pelletier et Caventou que nous devons l'obtention de la quinine cristallisée à partir de l'écorce du quinquina.

 

Le quinquina a également permis d'obtenir le remède China officinalis qui apparaît comme le tout premier décrit par Samuel Hahnemann (1755-1843), le père fondateur de l'Homéopathie.

 

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Avant la fontaine qui rend hommage aux deux célébrités du monde de la Pharmacie, il y eut un premier monument inauguré le 7 août 1900. Une souscription internationale permit de faire ériger un socle puissant décoré de beaux caducées (œuvre de l'architecte Georges Lisch, arrière petit-neveu de Caventou) et deux statues de bronze (créations d'Édouard Lormier) représentant Pelletier et Caventou portant leur toge professorale. Hélas, fin novembre 1941, les allemands firent déboulonner les statues afin d'utiliser le cuivre qu'elles contenaient pour le sulfatage des vignes.

 

Après de nombreuses difficultés, un nouveau monument, celui que nous admirons aujourd'hui, a été créé au même emplacement. Le socle -qui est resté le même- est surmonté de la Nymphe qui évoque la Guérison.

 

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Je vous souhaite une bonne préparation de la rentrée, chers Aminautes. Merci de votre fidélité et gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bouquet, #coates, #fleurs, #francis, #jones

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Le thème proposé pour le samedi 15 août et le samedi 22 août par Lilou est « Bouquet Champêtre ». Sur le blog de Fardoise, cette semaine, pour les liens vers les publications.

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/le-tableau-du-samedi-pour-les-15-et-22-aout-2020-lilou-propose-bouquet-a199322138

 

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Plaisir de caresser la peau des fleurs, de se lover dans la lumière pour jouir de l'énergie florale et imaginer un monde à soi, enivré par des murmures de Nature. Sentir frémir sous ses doigts des pétales aux tons clairs. Cette œuvre signée Francis Coates Jones (1857-1932) me charme profondément. J'aime la « rencontre » entre la jeune femme, simple et élégante dans sa tenue à l'antique, et la puissance de vie qui jaillit du bouquet. L'instant semble crépiter comme autant d'ailes de papillons...

 

Francis Coates Jones appréciait l'esthétique des fleurs, perçues comme une quintessence de féminité. Il fut élève, comme tant de peintres à la célébrissime Académie Julian, s'imprégnant du talent des maîtres William-Adolphe Bouguereau (1825–1905) et Jules Joseph Lefebvre (1836–1911). Il voyagea beaucoup. Il sillonna l'Europe et le Maroc, en compagnie de son frère, dans les années 1870-1890 et il travailla à Paris et en Bretagne, parmi les artistes de l'École de Pont-Aven, où il rencontra Paul Gauguin (1848-1903).

 

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Il retrouva ensuite les États-Unis mais il ne put oublier la France, Paris et Pont-Aven. Il fut un peintre apprécié de ses contemporains, représentant, avec subtilité dans le mouvement, des saynètes de vie qui se plaçaient dans la Nature ou qui nourrissaient un lien ardent avec elle.

 

Il garda de son séjour à Pont-Aven une vision « libre » de ce qui l'entourait, un goût pour la simplicité et les charmants bonheurs ressentis. Il salua dans plusieurs de ses œuvres le style et l'esprit de ce groupe d'artistes qui se réunissaient dans une séduisante localité bretonne autour de la personnalité de Paul Gauguin.

Il honora une dimension, à bien des égards, « spirituelle » de l'art qui refusait désormais de composer avec la manière des Impressionnistes. Il ne peignit pas pour autant complètement dans le style de Pont-Aven. Il s'en imprégna et créa sa propre voie picturale.

 

Il peignit beaucoup de fleurs, de bouquets, de jeunes femmes, en résonance avec une vision de la vie intimiste, profonde, tissée de forces spirituelles... A ressentir au creux de soi...

 

 

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Deuxième tableau de Francis Coates Jones pour ce samedi, « Des fleurs à la fenêtre », collection privée.

 

 

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi des Bouquets réalisés par un artiste méconnu : Emanuele Bocchieri (1910-1998), qui fut peintre de l'École de Tunis.

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/08/le-tableau-du-samedi-emanuele-bocchieri-vases-de-fleurs.html

 

 

Merci de votre fidélité et pour les charmants petits mots reçus...

 

Belles pensées pour vous

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #childe, #frederick, #hassam, #jardin, #jpg

 

BLOG EN PAUSE quelques jours... AMITIÉS pour Vous...

 

Vous êtes nombreux à m'avoir demandé des nouvelles, je vous en remercie. C'est difficile, euphémisme, beaucoup de douleurs et de crises d'épilepsie en canicule. La chaleur se dissipe mais les blessures sont là et j'ai besoin de tout poser et de dormir... Je ne vous oublie pas, vous le savez ! Prenez bien soin de vous...

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Le thème proposé pour le samedi 15 août et le samedi 22 août par Lilou est « Bouquet Champêtre ». Sur le blog de Fardoise, cette semaine, pour les liens vers les publications. Merci...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/le-tableau-du-samedi-pour-les-15-et-22-aout-2020-lilou-propose-bouquet-a199322138

 

 

Un tutti frutti de fleurs, des notes de couleurs précieuses qui frémissent à l'orée d'un rivage... J'aime infiniment cette œuvre créée par l'artiste américain Frederick Childe Hassam (1859-1935), de sensibilité Impressionniste.

 

Ces fleurs me font l'effet d'un monde enchanté qui se dévoile, un athanor de couleurs qui attirent le regard, irrépressiblement. La force vibratoire de ce tableau est magique !

 

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Le Jardin de Celia Thaxter, détail 1

 

Cette toile représente un moment d'apogée dans le talent et la créativité de son auteur qui adorait passer ses étés dans le magnifique archipel des îles de Shoals, notamment sur l’île Appledore (Maine/New Hampshire), à environ seize kilomètres de Portsmouth. Il nous invite à découvrir un jardin d'une beauté enivrante, conçu par l'une de ses meilleures amies, la poétesse Celia Thaxter (1835-1894). Ce jardin était pour lui un lieu de paix, de réflexion, d'inspiration ardente... Il s'y imprégnait du rouge vif des coquelicots, des nuances de rose poudré des roses trémières, du vert changeant des feuillages d'été avec des touches de blanc et de jaune doré, des frissons de bleu, de gris, de mauve... Un jardin conçu comme un champ de fleurs sauvages !

 

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Le Jardin de Celia Thaxter, détail 2

 

Au fil de sa vie, Frederick Childe Hassam élabora une œuvre tissée de subtiles atmosphères, de paysages urbains se fondant dans des tons précieux, de vastes étendues conduisant à la mer, de champs fleuris, de silhouettes évoluant dans des lieux gorgés de l'intense magie des éléments... Son univers est d'une impressionnante richesse !

 

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Celia Thaxter dans son jardin, 1892, Smithsonian American Art Museum.

 

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Frederick Childe Hassam était membre de la confrérie des Ten American Painters, une association de dix peintres américains du XIXe siècle qui démissionnèrent de la Société des Artistes de leur temps afin de protester contre le mercantilisme de l'art. Ils se détachèrent aussi de l'Académie Nationale d'Esthétique sous l'impulsion d'artistes comme Mary Cassatt (1844-1926), James Whistler (1834-1903), Thomas Eakins (1844-1916) ou encore Winslow Homer (1836-1910).

 

Le groupe des Dix était constitué de Frederick Childe Hassam (1859-1935), Julian Alden Weir (1852-1919), John Henry Twachtman (1853-1902), Robert Lewis Reid (1862-1929), Willard Metcalf (1858-1925), Frank Weston Benson (1862-1951), Edmund Charles Tarbell (1862-1938), Thomas Wilmer Dewing (1851-1938), Joseph DeCamp (1858-1923) et Edward Simmons (1852-1931).

 

 

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Le Jardin d'Eau, 1909

 

En hommage à l'art vibratoire de Claude Monet (1840-1926)... Une foule de bouquets qui se respirent et se dégustent avec les yeux !

 

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Le Jardin d'Eau, détail 1

 

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 Le Jardin d'Eau, détail 2

 

Amoureux de la Nature, Frederick Childe Hassam fut aussi un admirateur des villes. Il peignit Paris avec ses contrastes et ses ambivalences et les puissantes villes américaines. Il aima particulièrement Boston où il fit des études de grande qualité.

 

Il étudia également à Paris, comme nombre d'artistes américains, à l'Académie Julian, de 1886 à 1889, sous l'égide des maîtres Louis Boulanger (1806-1867) et Jules Joseph Lefebvre (1836-1911) et à l'École des Beaux Arts.

 

Il fit vibrer la Nature, les fleurs, l'Océan, à travers les paysages côtiers magnifiques et gorgés de lumière, de la série « Appledore ». Il fut un expert en représentation de phénomènes météorologiques et notamment à New York, ville tentaculaire et sujet d'études infini ! Il peignit la nuit, la neige, le brouillard, la pluie au rythme des saisons et les effets de lumière troublés.

 

Envoûté par les œuvres de Claude Monet (1840-1926), il affirma encore sa célébrité en réalisant une série de 22 tableaux de drapeaux (The Flag Series) qui s'inspiraient de l'atmosphère de la Cinquième Avenue et de rues mythiques de New York. Particulièrement prolifique, il conçut plus de trois mille peintures sur toile, aquarelles, gravures et lithographies. Un de ses tableaux a été installé à la Maison Blanche, dans le Bureau Ovale, à l'initiative de Barack Obama dès le début de l'Investiture Présidentielle.

 

 

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Charme infini des fleurs que l'on butine avec passion...

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi La Cueillette des Coquelicots et des touches de Roses Trémières réalisées par l'artiste John George Todd (1832-1858), peintre de l'École d'Ecouen.

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/08/le-tableau-du-samedi-john-george-todd-la-cueillette-des-coquelicots-et-les-roses-tremieres.html

 

Un vrai Bouquet Champêtre !

 

Gros bisous et à bientôt, belles pensées pour vous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #coeur, #fete, #foraine, #heureux, #petit

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

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Besoin de liberté, de s'envoler, de respirer dans les hauteurs... Je veux suivre mon imagination, la laisser pousser les murs de la réalité et me propulser dans les joies d'une Fête Foraine. Voilà pourquoi j'ai choisi ce poème plein d'allant signé Jacques Prévert (1900-1977).

 

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Fête Foraine

 

Heureux comme la truite remontant le torrent

 

Heureux le cœur du monde

 

Sur son jet d'eau de sang

 

Heureux le limonaire

 

Hurlant dans la poussière

 

De sa voix de citron

 

Un refrain populaire

 

Sans rime ni raison

 

Heureux les amoureux

 

Sur les montagnes russes

 

Heureuse la fille rousse

 

Sur son cheval blanc

 

Heureux le garçon brun

 

Qui l'attend en souriant

 

Heureux cet homme en deuil

 

Debout dans sa nacelle

 

Heureuse la grosse dame

 

Avec son cerf-volant

 

Heureux le vieil idiot

 

Qui fracasse la vaisselle

 

Heureux dans son carrosse

 

Un tout petit enfant

 

Malheureux les conscrits

 

Devant le stand de tir

 

Visant le cœur du monde

 

Visant leur propre cœur

 

Visant le cœur du monde

 

En éclatant de rire

 

Jacques Prévert

 

 

La Fête Foraine apparaît comme un microcosme, un lieu d'initiation où les émotions éclatent comme des bulles de savon dans l'atmosphère. C'est un univers attachant que nous conte Jacques Prévert avec son immense talent de poète populaire et de scénariste au langage riche et familier, truffé de jeux de mots qui caracolent dans le cœur et la tête.

 

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J'illustre ce poème avec des photos de la Fête Foraine des Tuileries, un endroit prisé des promeneurs qui refermera ses portes dans la soirée du dimanche 30 août 2020.

 

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La Fête Foraine des Tuileries a été maintenue, à la différence de la célèbre Fête des Loges de Saint-Germain-en-Laye qui devait, pour sa 368e édition, se dérouler du 26 juin au 16 août et qui a été annulée.

 

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A la Fête Foraine des Tuileries, on trouve plus d'une soixantaine d'attractions dont la Grande Roue, le Palais des Glaces, un carrousel ancien de petits chevaux, des auto-tamponneuses, des trampolines, des toboggans, des murs d'escalade, le Train Fantôme, la traditionnelle pêche aux petits canards et les tirs à la carabine. Il y a aussi l'Air Swing et le « 6G », un manège qui danse et tournoie à une vitesse de 140 km/h !

 

L'entrée est gratuite. Seuls les manèges sont payants.

 

Les mesures prises pour se prémunir contre la pandémie de Covid 19 sont les suivantes :

 

Cinq mille personnes pourront accéder au lieu en même temps, le port du masque sera obligatoire dans plusieurs attractions, du gel hydroalcoolique sera distribué, un siège pourra être condamné dans certains divertissements.

 

La fête est accessible tous les jours de 11h à minuit pendant la semaine et de 11h à 0h45 les vendredi, samedi et veilles de jours fériés.

 

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Le bleu du ciel estival me ravit !

 

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Les petits chevaux, fièrement, caracolent...

 

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Les autos, plus modernes, sont prêtes à se tamponner. J'aime bien mais je préfère les charmants destriers...

 

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Petits et grands sont attendus...

 

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A proximité, des canetons et leur maman se soucient peu de l'agitation ambiante. Ils déambulent à leur gré et aux Tuileries, l'herbe est encore verte, pas comme dans nombre de jardins !!!

 

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Ils ne prêtent guère attention aux créatures voraces de la fête foraine, sourires...

 

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Dans les livres d'histoire de la Belle Époque, la Fête Foraine est perçue comme indissociable de l'art de vivre entre 1850 et 1910. Dans un contexte d'effervescence industrielle et de recomposition des équilibres sociaux, elle est apparue comme un puissant « phénomène » et comme l'expression baroque d'une certaine idée du bonheur, à la fois simple et familial, mais aussi comme le miroir ambivalent d'une époque tissée de contrastes. Elle a été -et demeure- une rêverie enfantine au cœur d'un monde en mouvement organisé autour d'une vision mécanique des êtres et des choses. La Belle Époque, qui cherchait à préserver le temps tout en affolant les cadences autant que son appétit de richesses le lui permettait, a donc été un écrin idéal pour cette fête aux mille visages, héritière des grandes foires commerciales du Moyen Âge.

 

Et la fête, pleine de couleurs, de vie, de joies d'enfance est aussi un monde propice à l'expression des peurs et des pensées sombres, matérialisées par un certain nombre d'attractions dont le train fantôme ou les palais aux monstres, que l'on affronte afin de mieux retrouver les sensations de la lumière. Une myriade de films gothiques et de dark fantasy explorent ce thème que j'aime infiniment. J'en reparlerai volontiers au moment de l'automne et des célébrations du cycle de Samain/Halloween. Thème et période qui me sont chers...

 

 

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Fête Foraine, un univers riche, initiatique, ambivalent et imprégné de bonheurs simples et gourmands qui se cueillent et se partagent avec ceux qu'on aime... Sans oublier l'excitation quand on s'envole !

 

Merci de vos gentils petits mots et de votre fidélité, gros bisous ensoleillés d'amitié !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Nu de dos

 

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La Lecture abandonnée

 

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Le thème proposé pour le samedi 1er août et le samedi 8 août par Lilou est « La Vie en Rose ». Sur le blog de Fardoise, cette semaine, pour les liens vers les publications.

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/le-tableau-du-samedi-pour-ce-debut-du-mois-d-aout-a197330916

 

 

Pour explorer la suite de ce thème, j'ai choisi des œuvres, réalisées par l'artiste belge Fernand Toussaint (1873-1956), qui me charment profondément.

 

Le Nu de dos, tout en élégance et en volupté, décrit une jeune femme à la chevelure de feu, installée devant l'ovale de son miroir. Émanant d'une émulsion de tissu rose, elle se reflète dans l'eau secrète du miroir, à côté d'un bouquet de roses.

 

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Nu de dos, détail 1

 

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Nu de dos, détail 2

 

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Nu de dos, détail 3

 

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La Lecture abandonnée, détail 1

 

Dans La Lecture abandonnée, l'alanguissement, le sommeil, la sensualité du personnage sont de toute beauté et la robe rose, telle un nuage de matières douces, semble palpiter. La lectrice vogue sur l'océan régi par Morphée, enivrée par la magie du livre qu'elle a tenu. De méchantes langues diraient peut-être/sûrement qu'elle s'est endormie parce qu'elle s'est ennuyée. Personnellement, je ne le crois pas. Le sommeil est un voyage peuplé de rêves qui sont autant de récits et le livre, gardien d'histoires enracinées dans le monde réel ou au creux de contrées imaginaires, ouvre les voies secrètes... Le livre a suscité l'état d'abandon dans lequel se trouve l'héroïne du tableau, « disposée » d'une manière qui apparaît pleine de volupté.

 

(Une Liseuse que je veux offrir à mon Amie VANESSA, passionnée de lecture et de représentations de lectrices, avec de gros bisous pour abolir la distance géographique qui existe entre nous...)

 

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La Lecture abandonnée, détail 2

 

Artiste né à Bruxelles, Fernand Toussaint (1873-1956) fut apprécié en son temps pour la qualité et la délicatesse de ses portraits mondains. Au fil de sa carrière, il mit en scène « la femme » en son intimité séduisante. Il aima particulièrement montrer des lectrices et des jeunes femmes vues de dos. Il représenta des bouquets aux douces nuances (dont plusieurs Natures Mortes au vase de roses), des espaces fleuris, des paysages et des scènes de marines.

 

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Je n'ai pu m'empêcher d'ajouter cette « Élégante cueillant des fleurs », une huile sur panneau.

 

Fernand Toussaint fit ses classes, à l'âge de 15 ans, chez Jean-François Portaels (1818-1895), le directeur de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et quand il eut 18 ans, il se rendit à Paris où il fut intégré dans l'atelier du maître Alfred Stevens (1823-1906). Fasciné par les œuvres de maîtres anglais comme Thomas Gainsborough (1727-1788) et George Romney (1734-1802), il apprit à maîtriser de nombreuses techniques artistiques. Il fut affichiste, lithographe, aquarelliste, dessinateur de grand talent, croquant ses sujets sur le vif.

 

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Élégante cueillant des fleurs, détail 1

 

Il exerça son art au sein de La Libre Esthétique, cercle artistique belge spécialisé dans les Arts Graphiques et les Arts Plastiques et il conçut, à maintes reprises, de superbes affiches dans le style Art Nouveau. Il connut le succès de manière mondiale et fut qualifié de « maître du portrait féminin ».

 

En 1929, le Salon de Paris lui décerna une médaille d'or et les commandes affluèrent. Ses toiles et ses panneaux parent depuis lors les murs de grands musées et sont également nombreuses dans de prestigieuses collections privées.

 

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Élégante cueillant des fleurs, détail 2

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi « La Protectrice de la Forêt », imaginée par l'illustrateur et peintre anglais Warwick Goble (1862-1943)...

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/08/le-tableau-du-samedi-warwick-goble-la-protectrice-de-la-foret-1913.html

 

 

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Je termine cet article en n'oubliant surtout pas les victimes de la terrible tragédie qui a eu lieu au Liban. Je pense fort aux victimes, à leur famille, à la souffrance d'un peuple épuisé par des mois et des mois de frustration, de manque, de sentiment d'abandon. Puissent ces personnes retrouver une vie normale et décente dès que ce sera possible...

 

Pensées également pour les victimes des incendies en France qui ont tout perdu, pour les personnes malades et ceux qui souffrent, en silence ou en hurlant, au quotidien... Je pensais aussi au 75e anniversaire des atrocités d'Hiroshima et de Nagasaki. J'ai vu un reportage profondément émouvant au sujet des survivants.

 

On ne peut espérer voir la Vie en Rose sans penser aux autres, sans ouvrir son cœur et partager... Je le crois profondément !

 

MERCI à vous, pour votre gentillesse, je vous adresse mes meilleures pensées... Protégez-vous bien avec cette canicule. Nous venons, dans mon Val d'Oise, de passer en alerte rouge et il y a plusieurs autres départements concernés de la même manière. Bon courage à nous tous...

 

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©Mila Marquis

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #jpg, #merat, #parfum, #Parnasse, #poeme

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

Parfums de Nature, chemins où vibre l'Été, instants plaisir à butiner...

J'ai choisi un poème, signé Albert Mérat (1840-1909), qui m'a happée dans sa trame subtile. Issu du recueil intitulé « Les Chimères », paru en 1866, il exprime une myriade de sensations que je voulais illustrer avec des photos cueillies au gré des mes pérégrinations.

 

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Les Parfums

 

« La moisson sent le pain : la terre boulangère

Se trahit dans ses lourds épis aux grains roussis,

Et caresse au parfum de ses chaumes durcis

L'odorat du poète et de la ménagère.

 

La tête dans l'air bleu, les pieds dans la fougère,

Les bois sont embaumés d'un arôme indécis.

La mer souffle, en mourant sur les rochers noircis,

Son haleine salubre et sa vapeur légère.

 

L'Océan, la moisson jaune, les arbres verts,

Voilà les bons et grands parfums de l'univers ;

Et l'on doute lequel est le parfum suprême.

 

J'oubliais les cheveux, tissu fragile et blond,

Qu'on déroule et qu'on fait ruisseler tout du long,

Tout du long des reins blancs de la femme qu'on aime. »

 

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Pour les amoureux de littérature, je prends plaisir à rappeler la biographie d'Albert Mérat (1840-1909), poète parnassien plutôt méconnu du grand public. Un poète dont j'apprécie infiniment les œuvres...

 

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Dans sa jeunesse, Albert Mérat fit des études de Droit puis il travailla à la Préfecture de la Seine. Passionné de poésie, il fréquenta les milieux littéraires et rencontra Paul Verlaine avec qui il tissa des liens profonds. Il fut apprécié de son vivant pour son talent mais à la différence d'autres poètes de son temps, il fut oublié ensuite dans nombre d'ouvrages et malmené par la postérité.

 

Rimbaud le qualifia « d'artiste visionnaire », Verlaine lui dédia un poème appelé « Jadis » et il fut l'auteur de plusieurs poésies pour la revue intitulée « Le Parnasse Contemporain ».

 

Le mouvement littéraire du Parnasse naquit sur une opposition aux effets lyriques du Romantisme. Le chef de file de cette école d'art et de pensée fut Leconte de Lisle et ses membres principaux furent Théodore de Banville, Théophile Gautier, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, José Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé, Sully Prud'homme, François Coppée... Il y eut aussi Baudelaire dont la manière et le talent s'aventurèrent jusqu'au Symbolisme.

 

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La Poésie Parnassienne décrit et explore la vie de manière pittoresque, en faisant appel à un sens solide et scientifique de l'observation. Elle englobe souvent des notions historiques et archéologiques mais nombre d'artistes liés au Parnasse ont développé un art plein de fougue et de sensibilité, loin des grands effets de style et de certaines froideurs associées aux Sciences dont pourtant ils se réclamaient.

 

Albert Mérat eut une vie riche sur un plan artistique et il partagea une belle amitié avec Verlaine. En revanche, ses relations furent plus tendues avec Rimbaud. Dans la dernière partie de sa vie, nommé Chevalier de la Légion d'honneur il devint bibliothécaire au Palais du Luxembourg, l'actuel Sénat.

 

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Belles pensées, chers Aminautes...

Butinons saveurs et parfums d'Été et que dansent les couleurs !

Prenez bien soin de vous !

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #art, #dvorak, #franz, #jpg, #rose

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Le thème proposé pour le samedi 1er août et le samedi 8 août par Lilou est « La Vie en Rose ».

 

J'ai choisi, à ce propos, une petite frimousse, joyeuse et cabotine... Celle d'une fillette lovée parmi les fleurs, dans une harmonie tissée de rosé, de blanc rosé et de nuances de rose, un symbole fort en des temps troublés où nos visages se couvrent face au danger. L’œuvre s'appelle « Summer ». J'aime beaucoup les sonorités de ce mot qui désigne l'Été et qui forme aussi un ravissant prénom.

 

Petit bout de femme, héroïne d'un tableau signé Franz Dvorak (1862-1927). Enfant de la lumière et âme du peintre qui quitta ce monde peu de temps après avoir « immortalisé » son visage plein de charme.

 

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Célèbre à son époque, Franz Dvorak, artiste d'origine hongroise est, de nos jours, davantage connu aux États-Unis et dans le monde anglo-saxon. Il étudia à l'Académie des Beaux-Arts de Prague et à Vienne avec les maîtres Carl Wurzinger et Christian Griepenkerl, spécialistes de la peinture d'histoire. En 1883, il poursuivit son apprentissage à l'Académie des Beaux-Arts de Munich et se fit connaître en exposant des portraits et des scènes de genre dans des galeries de Berlin et de Vienne.

 

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En 1888, Franz Dvorak découvrit la France avec Alfons Mucha avant de se rendre en Italie où il rencontra de riches amateurs d'art américains qui l'invitèrent à accomplir une tournée artistique à travers les États-Unis. En pleine vogue de l'Art Nouveau, passant par Philadelphie, New York, Chicago, Détroit... il peignit des portraits qui furent très appréciés des collectionneurs.

 

Il retrouva sa chère Prague en 1905 et il y ouvrit un atelier dans lequel il vécut jusqu'à sa mort.

 

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« Entre roses et pivoines », deuxième tableau illustrant avec élégance et poésie le thème de la vie en rose.

 

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Nous disposons de peu de renseignements biographiques le concernant mais nous savons qu'il fréquenta des milieux dits « ésotériques », des fraternités où l'art se nourrissait d'une forme de spiritualité panthéiste. Il y forgea un art très personnel et intensément poétique à travers lequel la réalité devint indissociable de mondes imaginaires. Ses héroïnes se lovent souvent parmi les fleurs comme c'est le cas dans l'Art Nouveau mais sa « manière » ne s'inspire d'aucune autre et ses œuvres se parent d'une énergie mystérieuse et mystique, sans pour autant négliger les images de son temps.

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi des œuvres du peintre russe contemporain Igor Levashov, né en 1964. Pour voir La Vie en Rose...

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-igor-levashov-roses.html

 

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En vous souhaitant de belles journées d'été, je vous remercie pour vos petits mots qui m'accompagnent avec bonheur ! Prenez bien soin de vous...

Plume

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