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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

arbre

Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #Desnos, #feuille, #ligne, #Robert

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié.

 

Une année toute jeune a déployé ses ailes, dans l'esthétique du froid alors j'ai choisi, pour honorer le rendez-vous du poème du Mardi, en souvenir de Lady Marianne, ce poème qui invite à la rêverie...

Il était une feuille... de Robert Desnos (1900-1945), poète, écrivain et journaliste, de sensibilité Surréaliste qui mourut du typhus dans les abysses du camp de concentration de Theresienstadt (en Tchéquie).

 

Comme la page d'un livre qui se tourne, ouvrant vers d'autres cieux...

 

Espoir d'une nouvelle ère, au-delà de ce qui fut...

 

Il était une feuille...

 

« Il était une feuille avec ses lignes —

Ligne de vie

Ligne de chance

Ligne de cœur —

Il était une branche au bout de la feuille —

Ligne fourchue signe de vie

Signe de chance

Signe de cœur —

Il était un arbre au bout de la branche —

Un arbre digne de vie

Digne de chance

Digne de cœur —

Cœur gravé, percé, transpercé,

Un arbre que nul jamais ne vit.

Il était des racines au bout de l’arbre —

Racines vignes de vie

Vignes de chance

Vigne de cœur —

Au bout de ces racines il était la terre —

La terre tout court

La terre toute ronde

La terre toute seule au travers du ciel

La terre. »

 

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J'illustre cette poésie dont j'aime beaucoup la rythmique libre, la subtilité, l'élégance et la riche simplicité, avec des photos hivernales et je souffle vers vous de gros bisous !

 

Comme des feuilles colorées d'Amitié...

 

Prenez bien soin de vous !

 

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 Célestes bleus d'hiver... On y accroche des vœux, des pensées, des rêves à travers le froid mystérieux de la lumière.

 

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L'ossature des arbres se fait évocatrice de tant de lignes de vie qui s'entrecroisent...

 

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 Arbres Ancêtres, Arbres Protecteurs et Conteurs d'Histoires à travers les voix entrelacées du Vent... Je vous Aime !

 

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Et dans le Ciel, en feux de nacre, se reflètent les Secrets de la Terre...

 

Je pense bien à vous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #Bragelonne, #Cadet, #D'Artagnan, #enseigne, #Favart, #Gorsas, #Liège, #Oppenord, #Tiquetonne

 

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C'est un petit bout de l'ancien Paris, un ornement qui appartient à la mémoire des lieux. Rue Tiquetonne, au numéro 10, dans le 2e arrondissement de la capitale, on aperçoit sur une façade datée de la première moitié du XVIIe siècle un arbre verdoyant, l'une des rares enseignes médiévales à être parvenue jusqu'à nous. L'enseigne se nomme « À L'Arbre à Liège » et d'après les historiens du Musée Carnavalet (Musée d'Histoire de la Ville de Paris), elle désignait la boutique d'un marchand de vins ou d'un marchand de bouchons.

 

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L'arbre, qui a été joliment restauré, est plaqué contre la façade mais il y a fort longtemps, les enseignes se balançaient au bout de chaînes suspendues à des tiges métalliques et cela faisait tant de bruit (sans compter le danger que cela représentait si l'enseigne venait à se décrocher) que les instances de la ville obligèrent les patrons d'échoppes à fixer les fameuses enseignes.

L'Arbre à Liège fut donc mobile pendant un certain temps avant de se retrouver placé de la manière dont nous l'observons aujourd'hui.

 

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Déployée sur le tracé de la muraille de Philippe-Auguste, la rue Tiquetonne, l'une des plus anciennes rues de la capitale, unissait la rue Montmartre à la rue Saint-Jacques. Son nom qui pétille au creux de l'oreille se réfère à Rogier de Quiquetonne ou de Quiquengrogne, un boulanger pâtissier réputé au XIVe siècle.

 

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La rue ne porte le nom de Tiquetonne que depuis 1868, d'après différents ouvrages consacrés aux rues de Paris. Avant cela, elle était appelée « rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur » et au Moyen-Âge, elle était désignée comme « rue Denys-le-Coffrier ».

 

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Cette rue sinueuse et bordée de vieilles demeures s'étend à proximité de Châtelet et du Forum des Halles. Certaines maisons sont plutôt bien conservées. On ne connaît pas précisément la date de leur construction mais on aperçoit encore leurs appuis de fenêtres ouvragés, leurs corniches moulurées, leurs ferronneries élégantes et dans les profondeurs du sol, se déploient des caves dont l'origine est à situer dans les premiers temps de la capitale.

 

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Au numéro 11, s'élève une imposante demeure qui date vraisemblablement du XVIIIe siècle. L'ample façade en pierre de taille est rythmée par bandeaux et corniches, appuis de fenêtres et mascarons.

 

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Vous remarquerez, enchâssées dans certaines façades, de vieilles traverses de bois médiévales ou datant de la Renaissance.

 

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Autrefois, les Arbalétriers du Roi venaient s'entraîner sur un terrain situé dans cette rue peuplée de prostituées, de soldats et de malandrins en quête de bourses bien pleines ! Il y avait aussi de nombreux rôtisseurs réputés pour la qualité de leurs plats et des vins qu'ils servaient.

 

Au XIVe siècle, on trouvait, du côté impair de la rue, l'Hôtel de Bourgogne qui fut « loti » par François Ier (1494-1547), en 1543. Le souvenir de cet hôtel demeure à quelques encablures d'ici, avec le nom d'une petite rue : la rue Française (ancienne rue Françoise...) et de beaux fers forgés.

 

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Au numéro 31, on trouvait jadis L'Auberge du Petit Trianon où à la fin du XVIIe siècle, un repas coûtait quinze sols. Autour de ce lieu très fréquenté, se déployaient d'autres auberges et des commerces de bouche qui portaient des noms pittoresques : Le Vert Galant, L'Escarmouche, Le Lion d'Or, Le Coq-et-la-Pie, Le Marteau d'Or.

 

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Des personnages importants ont habité dans la rue Tiquetonne.

 

Justine Favart (1727-1772), danseuse, actrice et dramaturge, épouse de Charles-Simon Favart (1710-1792), le directeur de l'Opéra-Comique et maîtresse du Maréchal Maurice de Saxe (1696-1750) vivait « entre le numéro 31 et le numéro 23 ».

 

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Portrait de Justine Favart (Mademoiselle Marie Justine Benoîte Cabaret Du Ronceray) par François-Hubert Drouais (1727-1775), portraitiste émérite de la Cour sous le règne de Louis XV (1710-1774).

 

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Justine Favart dans La Fausse Suivante de Marivaux (1688-1763).

 

 

Au numéro 7, l'Histoire a retenu la présence du journaliste, poète satirique, polémiste et homme politique Antoine-Joseph Gorsas (1752-1793), un drôle de personnage qui fut le premier Conventionnel à être guillotiné en octobre 1793. Gorsas dénonçait de manière ultra véhémente ce qu'il considérait comme les excès de la Cour (dans le Journal Révolutionnaire le Courrier de Versailles par exemple) mais en réalité, il se fit des ennemis dans toutes les couches de la société, ayant pour habitude de vilipender des personnes issues de tous milieux, avec esprit, talent littéraire et grande violence verbale. Il fut emprisonné plusieurs fois pour l'audace et l'intransigeance de ses pamphlets et ses écrits profondément diffamatoires envers la reine Marie-Antoinette. Créateur d'une maison d'éducation, il fut également accusé de corrompre les mœurs de ses élèves.

 

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Antoine-Joseph Gorsas, gravure de François Bonneville (1755-1844), Paris, BNF, département Estampes et photographie, 1797.

 

Il fut député de Seine-et-Oise, en septembre 1792, à la Convention Nationale et secrétaire de la Convention lors du jugement de Louis XVI. Tout d'abord farouche partisan de la Révolution Française et fortement anticlérical, il remit en question au fil du temps les actions des chefs de celle-ci qu'il se mit à considérer comme des Massacreurs. Se rapprochant des Girondins, il finit par détester Danton, Robespierre et surtout Marat. Cela lui fut fatal...

 

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Au numéro 21, vivait Monsieur Cadet, secrétaire du roi Louis XV et au numéro 13, se situait la résidence de l'ornemaniste et architecte Gilles-Marie Oppenord ou Oppenordt (1672-1742). Je ne développe pas davantage car mon prochain article sera consacré à cet artiste et à son élégante demeure.

 

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Sous la plume d'Alexandre Dumas Père (1802-1870), le célébrissime mousquetaire D'Artagnan, habita, au numéro 16, dans Le Vicomte de Bragelonne et dans Vingt ans après, D'Artagnan logea « chez une belle et fraîche flamande de vingt cinq à vingt six ans », à l'Hôtel de la Chevrette.

 

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Dans cette rue bruissante d'histoires, L'Arbre à Liège évoque l'aspect pittoresque de la ville d'autrefois, truffée d'enseignes variées et colorées. A travers une vaste forêt d'ornements utilitaires et symboliques, l'arbre apparaissait comme un motif associé à la protection d'un lieu, à la prospérité, à la luxuriance et aussi à la connaissance.

 

Il déploie ses branches dans le ciel et plonge ses racines, profondément, dans le sol. Il unit les mondes et représente le lien entre la Nature et l'Univers. Il est une image miniaturisée du Cosmos.

 

Les enseignes représentant des arbres peuvent être reliées au thème de la Jérusalem Céleste tel qu'il est expliqué dans la Table d'Émeraude, sous l'obédience d'Hermès Trismégiste :

 

« Ce qui est en bas est comme ce qui est haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »

 

Nous ne savons que très peu de choses au sujet de L'Arbre à Liège de la rue Tiquetonne mais il a traversé le temps et représente un souvenir précieux du Paris de jadis alors si l'occasion vous est offerte, arpentez cette rue serpentine et arrêtez-vous pour observer cette vieille enseigne qui se dévoile au numéro 10.

 

Et n'oublions pas que la magie des arbres est perceptible à ceux qui laissent leur sensibilité s'exprimer...

 

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Je vous dis à très bientôt pour explorer d'autres aspects de la rue Tiquetonne et des rues alentour... Merci de votre fidélité, amicales pensées !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #apprecie, #arbre, #catalpa, #forte, #fruits

 

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Chers aminautes, il y a quelques jours, en visitant le square Gabriel Pierné, nous avons contemplé un catalpa remarquable alors intéressons-nous davantage à ce bel arbre qui s'épanouit dans les parcs et les jardins de la capitale.

 

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Originaire du sud et du sud-est des États-Unis et plus particulièrement de la Géorgie et du Bassin du Mississippi, le catalpa apprécie les endroits chauds, fertiles, aux sols alluviaux, mais il supporte aussi très bien le climat d'Île de France et résiste à la pollution urbaine.

 

Son étymologie se compose du mot d'origine cherokee « Catalpa » qui signifie « haricot » en raison de la forme pittoresque des fruits et du nom Bignonioides qui se réfère à une plante grimpante, la Bignone de Virginie (Campsis radicans), dont les fleurs dessinent des trompettes réunies en grappes abondantes.

 

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Le catalpa est reconnaissable à ses grandes feuilles en forme de cœur, lisses sur le dessus et légèrement duveteuses en dessous. Ses fruits, mûrs en septembre, ressemblent à de longs haricots. Ils restent sur l'arbre pendant l'hiver, s'ouvrent en deux au printemps et libèrent des graines oblongues, pourvues d'excroissances velues, de couleur blanche, à leurs extrémités.

 

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Collection de haricots et de gousses...

 

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Le catalpa est aimé des jardiniers pour sa croissance rapide, sa résistance à la sécheresse et à la pollution, comme je l'écrivais plus haut, mais surtout pour son bel ombrage, son port élégant et sa floraison blanche, particulièrement luxuriante aux mois de juin et juillet.

 

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Autrefois, le catalpa était prisé pour ses vertus médicinales. Son écorce, réputée dotée de vertus sédatives, antispasmodiques et narcotiques, servait à soigner la toux quinteuse, à apaiser les crises d'asthme et à combattre la coqueluche. Employée de la même manière que celle du quinquina, elle était administrée sous forme d'infusion, aux adultes et aux enfants.

 

Les différentes parties de l'arbre étaient utilisées, à l'exception des racines, investies d'une forte toxicité. Des bains oculaires pour traiter les inflammations de la conjonctive étaient réalisés à partir d'un jus extrait des fruits.

 

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Dans une partie retirée du Jardin des Plantes, on découvre un vénérable catalpa dont le tronc est soutenu par des barres de métal. En hiver, on apprécie d'autant mieux l'aspect majestueux et tourmenté de sa silhouette...

 

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Au Jardin du Luxembourg, un catalpa très apprécié des visiteurs épris de littérature se dresse au bord d'une allée calme, sinueuse et agréablement ombragée. Respectant leurs rêveries de lecteurs, je ne les prends pas en photo mais je les vois s'installer, fréquemment, près de cet arbre qui est habité...

 

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Merci de vos gentils petits mots et de vos attentions multiples. Je vous souhaite de beaux instants d'automne et vous adresse mes pensées d'amitié, gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albizia, #arbre, #important, #jpg, #soie

 

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Albizia, Arbre à soie ou Acacia de Constantinople... Cette essence qui s'épanouit naturellement en Chine, au Japon, en Iran et au Sud de la Turquie apprécie nos contrées et révèle, entre juin et août, dans les parcs et jardins de Paris, ses fleurs roses plumeuses au parfum délicat, proche de celui du tilleul.

 

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Les premières graines d'albizia furent rapportées de Turquie, en 1749, par Filippo Albizzi, naturaliste et noble florentin.

 

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Le climat chaud de la région de Florence plut à ces nouveaux arbres qui reçurent le nom latin d' « Albizia Julibrissin ».

 

Nom qui honore le seigneur Albizzi en soulignant l'importance d'une région située en Iran, le « Julibrissin ».

 

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 Ravissants pompons, séduisantes houppettes...

 

L'albizia est très aimé pour sa croissance rapide, son ombrage généreux, son port élégant en forme de parasol et ses fleurs aux étamines d'un rose clair ou tirant vers le fuchsia et le violet que les abeilles butinent avec bonheur.

 

Son feuillage finement découpé rappelle les feuilles des fougères et le feuillage du mimosa d'hiver qui est appelé « acacia dealbata » en latin.

 

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Les fruits de l'albizia sont des gousses plates remplies d'une profusion de graines robustes qui témoignent d'un important pouvoir de fécondité. Quant à son bois de couleur jaune, très utilisé en ébénisterie, il est considéré comme une essence luxueuse à l'instar de l'ébène et il servit, au fil du temps, à encadrer des tableaux de maîtres. On peut en contempler dans les plus grands musées.

 

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Considéré principalement comme une essence d'ornement, l'albizia possède pourtant des vertus médicinales. Avec son écorce, les herboristes préparent une infusion aux propriétés vermifuges et anti-inflammatoires et des cataplasmes contre les douleurs articulaires et les ecchymoses.

 

Les fleurs de l'albizia sont fragiles mais l'arbre possède d'importantes capacités d'adaptation aux conditions climatiques difficiles : grand vent, orage, pluie... Les feuilles se replient, à l'instar des frondes de fougères à la tombée de la nuit, ce qui permet à l'arbre de préserver de l'humidité nécessaire à son énergie vitale.

 

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 Albizias sous une pluie de juillet...

 

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 … et sous le soleil d'août...

 

En vous souhaitant une belle continuation du « mois du lion », je souffle vers vous des bisous poudrés de couleurs douces. A très bientôt !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #dansant, #dieu, #faune, #iie

 

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Son corps s'anime et se fond, suivant les heures du jour, dans les frondaisons majestueuses du jardin du Luxembourg.

 

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Ce bronze daté de 1852, que j'aime à imaginer comme une sorte de gardien des lieux, est une création d'Eugène Louis Lequesne (1815-1887) appelée « Faune dansant ».

 

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Divinité champêtre latine, le faune est un avatar de Faunus, le dieu protecteur des bergers et des troupeaux et contrairement au satyre grec, que l'on affuble généralement d'un physique disgracieux, il affiche des traits fins et un corps sensuel et séduisant.

 

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Reconnaissables à leur queue, leurs petites cornes et leurs sabots de bouc, les faunes sont de grands amateurs de musique et de danse. On leur attribue, à partir d'une conque marine, la création de la trompette.

 

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Bondissant, léger, facétieux, le faune de Lequesne incarne les joies de la danse et le plaisir de répandre la musique, émanation de l'enthousiasme des dieux. La position de son corps est particulièrement harmonieuse dans le mouvement. Le célèbre romancier et poète Théophile Gautier (1811-1872) écrivit à son sujet : « C'est une œuvre de premier ordre. Son Faune musclé vigoureusement, mais sans exagération, est d'une anatomie irréprochable. »

 

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Avec cette œuvre pleine de charme, bien accueillie par le public et les critiques d'art, Lequesne, élève du maître James Pradier (1790-1852) voulut rendre hommage au Faune dansant daté des IIIe ou IIe siècles avant J.-C et découvert à Pompéi en 1830.

 

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Faune de Pompéi, image guidesvoyage.be

 

Construite à l'époque Samnite (IIIe-IIe siècle avant J.-C), la Maison du Faune est considérée comme l'une des plus imposantes demeure de Pompéi. Propriété d'un négociant en vins (on y a retrouvé une grande quantité d'amphores et d'emblèmes bachiques), elle est dotée d'un riche décor et abrite de magnifiques mosaïques. La plus célèbre de ces mosaïques représente l'étreinte érotique d'une nymphe et d'un faune, personnages traditionnels du cortège dionysiaque.

 

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La statue du faune dansant fut exhumée lors des fouilles menées entre 1830 et 1832 par l'archéologue Antonio Bonucciente. Il s'agit d'une œuvre de bronze qui reposait sur un piédestal en marbre à l'extrémité septentrionale de l'impluvium. Elle est conservée au Musée National de Naples.

 

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Le personnage du faune est considéré comme un gardien de la sylve où règne la magie des anciens dieux. Puissance bienveillante, il veille sur la fertilité des lieux et favorise l'expansion de la vie.

 

Créature joyeuse, jouisseuse, aux appétits sexuels débridés, le faune est un être mi-divin, mi-fantastique. Souvent représenté dans la peinture et la sculpture, il inspira aussi les poètes à l'instar de Rimbaud qui écrivit Tête de Faune en 1871.

 

« Dans la feuillée, écrin vert taché d'or,

Dans la feuillée incertaine et fleurie

De fleurs splendides où le baiser dort,

Vif et crevant l'exquise broderie,

Un faune effaré montre ses deux yeux

Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches

Brunie et sanglante ainsi qu'un vin vieux

Sa lèvre éclate en rires sous les branches.

Et quand il a fui- tel qu'un écureuil-

Son rire tremble encore à chaque feuille

Et l'on voit épeuré par un bouvreuil

Le Baiser d'or du bois, qui se recueille »

 

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Le poète, peintre des sensations, nous invite à entrer dans le monde secret, fascinant, mystérieux de la feuillée, loge de verdure et lieu intermédiaire entre les mondes, espace où la passion amoureuse, librement, peut s'exprimer.

 

Le faune est l'incarnation de cette passion érotique, de ce pouvoir de communion avec la Nature, flamboyante nature dont la puissance éclate à travers l'évocation parnassienne de la rouge carnation des fleurs.

 

La poésie parnassienne est associée à un groupe d'artistes aux personnalités emblématiques comme Leconte de Lisle, Catulle Mendès, Théophile Gautier, José Maria de Heredia... Le Parnasse, alchimie littéraire plutôt néo-classique se fonde sur la recherche de l'expression formelle. Censé entrer en concurrence avec la mélodie des sentiments, l'art du Parnasse est fait de constantes évolutions à travers lesquelles l'écriture, rapprochée constamment des arts plastiques, tisse une passerelle entre la plume du poète et le ciseau du sculpteur. Poésie bijou, savamment ciselée, elle n'en est pas moins attirante et reliée, à ses heures, aux énergies du cœur.

 

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Dans le monde antique où la Nature était peuplée de divinités, il était d'usage d'accomplir certains rites avant de s'enfoncer dans un bois, de traverser une rivière ou de longer certaines forêts. On accomplissait des libations en versant du vin, du lait, du miel sur la terre ou on déposait des offrandes (morceaux de tissu, gâteaux, flacons remplis d'eau parfumée, mèches de cheveux... dans le creux d'un arbre ou sur la mousse) pour se concilier les faveurs des faunes, des satyres, des muses et des nymphes.

 

Les femmes demandaient aux nymphes et aux faunes de veiller sur leur fécondité et d'intercéder auprès des dieux pour qu'elles puissent concevoir des enfants en bonne santé. Elles sollicitaient aussi ces personnages « intermédiaires » pour emporter les maladies des personnes aimées.

 

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La tradition des arbres à loques, toujours bien portante en France, en Europe et dans différentes parties du monde, peut être rapprochée de ces rituels antiques. Un arbre à loques est un arbre auquel on suspend des bandes de tissu, des rubans, des morceaux de papier et différents objets du quotidien dotés de vertus apotropaïques, -du grec apotropein, qui détourne le malheur et conjure les maléfices-, soit de petits ustensiles de cuisine, des lunettes, des boîtes de médicaments... L'esprit de l'arbre peut être assimilé à un faune protecteur, répondant aux vœux accrochés dans les branches ou glissés dans les anfractuosités de l'écorce. Certains arbres à loques sont appelés « faunes verts ».

 

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Arbre à loques. Image bookofdante.wordpress.com

 

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En 1902, Eugène Atget (1857-1927) immortalisa le faune dansant, gardien joyeux et voluptueux d'un musée jardin où les statues se font conteuses, sous les grands arbres, nous invitant à les écouter chuchoter et à nous rappeler, intimement, de ces forêts d'antan, labyrinthes profonds...

 

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Merci de vos nombreux messages, de votre fidélité. Je pense à vous et vous embrasse bien affectueusement !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #autre, #feuille, #platane, #platanus

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Après vous avoir fait découvrir ou redécouvrir l'histoire de la fontaine Médicis, je voulais vous parler des grands platanes qui bordent son bassin. Choyés par les jardiniers du Sénat et très appréciés des visiteurs pour leur ombrage -quand la saison s'y prête-, ils apparaissent comme des gardiens de la mémoire des lieux.

 

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Plantés en 1810, ils soulignaient le tracé d'une grande allée menant à la fontaine mais rappelez-vous, en 1862 (voir « les amants de la fontaine Médicis »), la création de la rue de Médicis (rue longeant les grilles du jardin pour rejoindre le boulevard Saint-Michel) se fit sur une partie conséquente du domaine. La fontaine Médicis dut être déplacée et la majorité de ces platanes dut être abattue. Heureusement, certains d'entre eux ont été conservés.

 

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Il s'agit de platanes à feuilles d'érable (platanus x acerifolia). Platanus vient du grec « platys/platos » qui signifie « large » et acerifolia dérive du latin « à feuilles d'érable ».

 

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Avec leurs troncs bien dressés, leurs branches vives et leur port ample, superbement étalé, ils dessinent une majestueuse forêt urbaine.

 

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Hybride entre le platane d'Orient (Platanus orientalis) et le platane d'Occident (Platanus occidentalis), le platane à feuilles d'érable fut créé en Espagne en 1663. Ce bel arbre se caractérise par sa résistance au gel, aux fortes chaleurs et à la pollution urbaine mais il est vulnérable face à une maladie appelée « chancre coloré » qui décime hélas nombre de ses représentants depuis la seconde guerre mondiale. Le chancre s'est imposé via des caisses en bois contaminé originaires des États-Unis.

 

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Le platane à feuilles d'érable était très utilisé comme arbre d'alignement à l'époque de Napoléon Ier (1769-1821). Son bois brun rosé, considéré comme un excellent combustible, était très apprécié des menuisiers et des ébénistes.

 

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J'aime contempler les reflets de ces platanes historiques dans l'eau du bassin de la fontaine Médicis.

 

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Des mondes se créent, respirent, se déforment et l’œil en apprécie la mystérieuse esthétique...

 

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Reflets sertis dans un miroir de glace...

 

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Dès que nous regardons vers le ciel, la myriade de branches serpentines happe notre attention.

 

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Histoire et symbolique du platane

 

La plupart du temps, nous lui accordons peu d'attention mais dans l'Antiquité, il était considéré comme un arbre sacré.

 

Vénéré, à l'instar du chêne, du pin, de l'olivier et du cyprès, il était appelé « fils de Gaïa » et voué à la déesse de la terre.

 

Les dendrophores ou « porteurs d'arbres » menaient, dans les villes et les provinces de la Rome ancienne, la procession du pin sacré en l'honneur d'Attis, le seigneur de la végétation. Au cours de « l'arbor intrat », l'arbre divinisé pouvait être le tronc ou les branches d'un platane sacré, transporté au moment de l'équinoxe de printemps.

 

Un platane majestueux se dressait sur l'île de Kos, dans le temple d'Asclépios, dieu grec de la médecine. Le célèbre médecin Hippocrate dispensait son enseignement sous son ombrage. Le caducée est d'ailleurs une baguette de platane ailée autour de laquelle s'enroulent deux serpents.

 

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Dans l'ancienne Carthage, le platane était consacré à Tanit, la déesse de la fécondité. Dans la mythologie grecque, ayant abrité les amours de Zeus et de la nymphe Europe, il fut décidé qu'il ne perdrait plus ses feuilles. Bien sûr, le platane est un arbre caduc mais la légende est belle et n'est-ce pas le propre d'une légende : enchanter et réinventer les « formes » du quotidien ?

 

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Je suis sous le charme de ce bel arbre qui fut l'un des premiers arbres cultivés pour l'ornementation des villes. Dans la Grèce antique, il était aimé d'esprits comme Socrate et associé aux lieux où l'on pratiquait la philosophie et la gymnastique. D'où le terme « plataniste » qui désigne un lieu ombragé où les jeunes gens se réunissaient pour discourir et accomplir de l'exercice physique.

 

Dans le monde romain, il est fait état d'un platane géant poussant dans la province orientale de Lycie. Un consul appelé Linicius Murianus fut censé accueillir, lors d'un festin, dix-sept invités dans la cavité formée par son tronc.

 

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L'animal associé au platane est le serpent. Nous retrouvons par ce biais l'image du caducée et les pouvoirs de guérison liés aux différentes parties de l'arbre. Écorce et feuilles étaient réputées pour leurs vertus astringentes. Quant à son ombrage, on disait qu'il pouvait favoriser la fécondité, faire baisser la fièvre, dissiper la mélancolie...

 

De nos jours, il entre dans la composition de plusieurs remèdes naturels. En homéopathie, il est préconisé contre la cataracte et en gemmothérapie (la médecine des bourgeons), le macérât glycériné de platane est utilisé contre l'acné et comme dépuratif général de l'organisme.

 

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L'écorce des plus vieux platanes s'exfolie en belles écailles polychromes qui font penser à une mue de serpent.

 

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Dans Paris, d'autres platanes anciens, ancêtres magnifiques ont su traverser les siècles...

 

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Le vieux platane du parc Monceau... Il s'agit d'un platane d'orient (Platanus orientalis), « arbre remarquable » aux formes féeriques qui fut planté en 1814.

 

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Le visage de l'arbre...

 

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Promenade au Parc Monceau

 

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Les platanes du Jardin des Plantes

 

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Dans ce vénérable jardin, on « rencontre » des platanes plantés en 1785. Dire qu'il ont connu la Révolution Française et tant d'autres événements historiques ! Je vous laisse admirer la puissance des troncs, des branches et des racines et la luxuriance des fruits.

 

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Impressionnantes racines...

 

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Autre platane planté en 1785.

 

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En vous souhaitant une très agréable fin de semaine, je vous adresse mes pensées amicales. Gros bisous et merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #jpg, #paris, #robinia, #square

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Le square Viviani-Montebello a été créé en 1928 à l'emplacement des anciennes dépendances de l'Hôtel-Dieu, dans le 5e arrondissement de Paris. Il borde la remarquable petite église orthodoxe Saint-Julien le Pauvre et se déploie autour d'un robinier faux acacia, considéré comme le plus vieil arbre de Paris.

 

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Le lieu offre au promeneur une vue exceptionnelle sur le flanc droit de la cathédrale Notre-Dame, dentelle d'ombre et de lumière dominant le petit bras de la Seine. On y découvre des fragments lapidaires, des balustrades et des pinacles gothiques, un sarcophage, un puits légendaire du XIIe siècle et des chapiteaux disséminés sous les arbres.

 

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Il a été conçu par Léon Azéma (1888-1978), « Prix de Rome et architecte de la Ville de Paris, chargé des promenades et des expositions », à qui nous devons aussi le parc de la butte du Chapeau Rouge. (Cf. Squares et jardins de Paris. Collection Les essentiels du Patrimoine.)

 

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Après la démolition des dépendances de l'Hôtel-Dieu, ancien Hospice d'Humanité, les parisiens découvrirent un espace en friche dont les autorités municipales ne savaient que faire. Après maintes réflexions, il fut décidé d'aménager un musée des Civilisations Chrétiennes mais cette idée fut balayée lors de la Première Guerre Mondiale. Une décennie plus tard, les parisiens optèrent pour la création d'un vaste square sur les vestiges d'un passé tourmenté.

 

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Le square porte le nom de l'avocat et député socialiste René Viviani (1862-1925) et rappelle la proximité du quai de Montebello, ancien quai de la Bûcherie puis quai Bignon, aménagé à partir de 1811 entre le Pont Saint-Michel et le Petit-Pont.

 

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Député de la Seine puis de la Creuse, René Viviani fonda avec Jean Jaurès (1859-1914) le journal L'Humanité en 1904. En 1905, il fut l'initiateur de la loi sur la séparation de l'Église et de l'État. Il devint ministre du Travail (1906-1910) et président du Conseil au moment de la déclaration de la guerre de 1914–1918. (Photographie de presse, agence Meurisse, 1912, conservée à la Bibliothèque Nationale de France.)

 

Il fit voter des lois réformistes comme le repos hebdomadaire, le salaire de la femme mariée, la possibilité pour les femmes de devenir avocates, la non saisie des biens familiaux... Il fut aussi l'inventeur de l'impôt sur le revenu!

 

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Bulle de verdure à proximité de la Seine et de Notre-Dame, le square qui lui rend hommage est un écrin pour un arbre remarquable, ancêtre d'écorce et de feuilles et témoin chuchotant de l'histoire mouvementée de Paris.

 

Le vieux robinier

 

Considéré comme le plus vieil arbre de Paris, il s'enracine en ces lieux depuis plus de quatre cents ans.

 

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Planté en 1601 par Jean Robin (1550-1629), botaniste et directeur du Jardin des Apothicaires, il est soutenu par une structure en ciment, en raison de son grand âge et de son poids conséquent.

 

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Jean Robin reçut de son ami John Tradescant (1570-1638), naturaliste anglais installé en Virginie, des graines de robinia pseudoacacia, un arbre de la famille des Fabaceae (Légumineuses), originaire de la région des Appalaches.

 

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Un premier robinier fut donc planté, au tout début du XVIIe siècle, dans le jardin de l'église Saint-Julien-le-Pauvre et un second robinier mis en terre, en 1636, dans le Jardin du Roi, actuel Jardin des Plantes.

 

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La structure en ciment est constituée de puissants étais, en partie dissimulés sous un lierre, qui empêchent l'écorce de rompre sous le poids des branches et des feuilles.

 

Le tronc de l'aïeul fait 3,50 m de circonférence. En 2010, un banc circulaire en chêne a été installé tout autour. Il domine une margelle en châtaignier tressé. On s'y attarde avec bonheur, à quelques pas de l'agitation du parvis de Notre-Dame.

 

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L'écorce crevassée dessine des saillies torsadées en fort relief et les branches sinueuses composent une ample couronne de feuilles vert jaunâtre.

 

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Entre avril et juin, apparaissent des grappes pendantes de fleurs blanches délicatement parfumées. A l'instar des fleurs de courgette et des fleurs d’acacia, ces beautés mellifères sont savourées sous forme de beignets sucrés ou salés.

 

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Arbre pionnier, le robinier a toujours été apprécié pour la qualité de son bois. On l'a utilisé pour stabiliser les terrains sablonneux et rocailleux tout en enrichissant la terre.

 

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L'écorce du vieux robinier est recouverte par du lierre mais les jeunes pousses du « parasite gourmand », émetteur de racines suçoirs, sont ôtées chaque année. Les bûcherons de la ville de Paris accomplissent avec beaucoup d'attention la toilette de l'arbre ancêtre ou plutôt de ses rejets car l'arbre originel est à l'état de « fossile ».

 

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En hiver, il ressemble à un arbre de conte de fées...

 

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J'adore le photographier ainsi !

 

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Dans la lumière estivale, il s'habille d'or vert et de luxuriance.

 

Autour de lui se déploie un jardin romantique, très apprécié par les promeneurs des bords de Seine ou du parvis de Notre-Dame.

 

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Comme je l'écrivais au début de cet article, il abrite un puits du XIIe siècle réputé miraculeux, des ornements archéologiques et se pare de roses écarlates en été. Je vous en reparlerai dans un futur article consacré à l'église Saint-Julien le Pauvre.

 

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Le puits médiéval

 

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On y admire aussi une émouvante fontaine contemporaine qui fera l'objet de mon prochain article.

 

Bibliographie

 

Jacques-Antoine DULAURE: Histoire de Paris. Paris: Gabriel Roux, 1853.

 

Félix et Louis LAZARE: Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Éditions Maisonneuve&Larose, 1855.

 

Henri SAUVAL: Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. Paris, 1724. 3 volumes in-8°.

 

Héron de VILLEFOSSE: Histoire de Paris. Grasset, coll. « Livre de Poche », 1995.

 

Merci à ceux qui prennent très souvent de mes nouvelles.

Je ne sais pas le dire autrement. Je suis épuisée. Les derniers traitements me mettent plus bas que terre mais je suis toujours là ! En Septembre, recommence la tournée des hôpitaux, les examens (8 IRM à passer, plusieurs électro-encéphalogrammes plus des choses au nom barbare) sans oublier les prélèvements sanguins. Je ne sais plus combien on m'a pris de tubes de sang ces derniers temps. Il vaut mieux ne pas compter. Je vais tâcher de tenir le coup mais j'ai perdu 41 kilos en deux ans et cet été je me suis encore bien amincie alors chaque journée et chaque nuit sont un long chemin...

Je tiens toujours le coup et je pense fort à vous ainsi qu'à toutes les personnes qui doivent batailler pour leur santé, gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #cendrine, #ciel, #saison, #terre

 

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Quelles que soient les couleurs du temps, les humeurs de la saison, les pensées de ceux qui m'entourent, je me love sous l'arbre et j'embrasse l'ample couronne qui porte les rêves et les dieux. L'arbre qui murmure, pleure, tremble, chante, s'exalte et se rappelle être tombé tant de fois et de tant de manières. Flamme qui respire et dont la sève éclate aux lèvres des nuages... (Cendrine)

 

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« L'Arbre est le lien entre les mondes souterrain et céleste. Arbres, éternels efforts de la terre pour parler au ciel qui l'écoute. » Rabindranath Tagore (1861-1941), poète, philosophe, peintre, dramaturge et compositeur indien.

 

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« Mais il en va d'une œuvre comme d'un arbre : plus les racines s'enfoncent dans la nuit dense de la terre, plus grand est le morceau de ciel que la ramure peut embrasser. » Michel Tournier (né en 1924).

 

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Arbres d'hiver arbres torses

Doigts griffus et mues d'écorce

Sombres formes qui s'enlacent

Tentacules au ciel de glace

(Cendrine)

 

 

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Comme toute saison l'arbre est mouvement, contemplation secrète, attente et vertige d'un nouveau cycle qui jaillira de la blanche spirale de l'hiver et fera chuchoter le printemps sur les toits de Paris... (Cendrine)

 

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Arbre des quatre saisons, par Joséphine Wall.

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #carnet, #ecriture, #mots, #papier

 

 

Velours et spasmes d'écriture

Je réponds à l'invitation de Sophie qui a fêté l'anniversaire de son blog « Sur des Ailes de Papier » et proposé à ses amies de se « définir » à travers quelques objets familiers.

 

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Ce qui me caractérise le plus: Incontestablement les carnets et les stylos que je collectionne depuis l'enfance et que j'utilise de manière passionnée voire compulsive! Il m'arrive très souvent de m'endormir un carnet à la main et de glisser des petits bouts de papier sous mon oreiller. Je ne vous montrerai qu'une partie de mes « trésors » mais vous comprendrez aisément pourquoi mon mari m'a donné, entre autres surnoms facétieux, celui de « mange-papier »...

 

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       Le Parchemin

 Dans le feu et la glace

Veinés de passion pure

Mes secrets s'entrelacent

Ma plume s'aventure

 

En syllabes de soie

Entre jeu et morsure

Papillonnent mes doigts

Sur ta peau d'écriture

 

Je glisse au fil des mondes

Un parfum me capture

M'emporte dans sa ronde

Entre clair et obscur

 

Mots de fièvre et de vent

Brodés sur l'encolure

De ce rêve troublant

A fleur de signature

 

Muse aux lèvres d'argent

Mes désirs sont diaprures

Grimoire des amants

Contre toute censure...

 

                       Cendrine

 

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Caresser le papier, matière puissamment sensuelle, c'est s'ouvrir à un florilège d'émotions qui deviennent flammes créatrices. Dans l'écriture il y a la partie brute, instinctive, « veinée de passion pure » et le travail d'orfèvre, l'art de ciseler encore et encore la matière sauvage en tenant compte des caprices des mots, de leurs mélodies changeantes, de leur folie passagère...

 

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Encres et flacons mystérieux, mues de papier et songes que j'effeuille...

 

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Dragon qui me contemple, gardien de mes secrets en feu.

 

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Larmes d'inspiration, que j'aime votre sillage doré!

 

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Quand mon écriture féline file sur des toits imaginaires, la passion m'emporte, à la brune, dans ses maraudes facétieuses, et les mots en fièvre sont pure délectation.

 

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Le début d'un poème, paysage de fascination où frissonne la magie de l'instant...

 

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Voici l'un de mes « duos » préférés: petit grimoire à la peau douce et stylo plume en bois de hêtre.

 Le hêtre, arbre de la connaissance écrite, est appelé « book-tree » dans les pays anglo-saxons. Cet « arbre à livres » est aussi celui des balais de sorcières (sachant que bien d'autres bois sont associés à la magie et à la sorcellerie), des rondes de fées et des créatures fantastiques. Arbre des runes, des voeux et des rêves, arbre des pouvoirs de l'écrit dont je vous reparlerai avec grand plaisir lorsque je publierai un article consacré aux vieux hêtres de Paris.

 

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Fée d'argent qui chevauche le rose poudré des fleurs de cerisier...

 

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Lion de jade talisman, confident miniature qui m'accompagne dans mes rêveries d'écriture.

 

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Petite kokeshi dans ses atours de Printemps.

 

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Belle d'hiver signée Alfons Mucha (1860-1939), artiste emblématique de l'Art Nouveau.

 

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J'associe ce carnet à des arômes de vanille, de cannelle et de chocolat chaud, sans oublier l'encens qui déploie ses volutes balsamiques dans ma bulle d'écriture...

 

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L'Améthyste de Mucha, énigmatique et rayonnante de sensualité... La couverture idéale pour une poésie « à fleur de peau ».

 

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L'Emeraude et sa magie ophidienne...

 

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Outre les stylos et les carnets, je collectionne les tampons décoratifs.

 

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J'aime les carnets, les plumes, les stylos, les moirures de l'encre et le parfum des mots. J'aime aussi passionnément les livres. Je passe de longues heures devant l'ordinateur mais rien ne saurait remplacer le lien merveilleux qui unit mes doigts, mon coeur et mon esprit aux courbes du papier.

 

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Quand j'ouvre un de mes carnets, je songe très souvent à cette phrase de Jules Supervielle (1884-1960):

 

« Faire en sorte que l'ineffable nous devienne familier tout en gardant ses racines fabuleuses. »

 

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Le papier contient l'âme du bois et la mémoire magique des anciennes forêts. J'ai de nombreux carnets en papier recyclé. Je n'oublie jamais que les arbres nous offrent, outre leur sagesse et leur beauté, une matière précieuse.

 

Je vous remercie de votre fidélité, chers aminautes, et je vous envoie de gros bisous. Merci à Sophie pour sa gentillesse et pour sa belle idée. Joyeux « anniblog » et une myriade de caresses pour Norma, adorable féline qui vient de fêter ses un an!

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #ancienne, #arbre, #ecorce, #platane, #sacre

 

Ce platane d'orient (Platanus orientalis) est un « arbre remarquable » qui fut planté au début du XIXe siècle. Sa silhouette d'arbre de conte de fées et son « visage » débonnaire se dévoilent au bord d'une allée.

 

Platane1

 

Platane2

 

 

Platane3Le visage de l'arbre

 

 

Plus le platane vieillit, plus son écorce se fissure, formant des écailles qui lui donnent l'aspect d'une peau de serpent.

Platane4 "Mue" de l'écorce

 

Platane5

 

 

Platane6Griffes d'écorce

 

Petite histoire du platane

 

De nos jours, il se dresse le long des routes, étirant ses branches tortueuses et formant contre le ciel un maillage d'ombre et de lumière. La plupart du temps, nous passons à côté de lui sans lui accorder d'attention particulière mais dans l'Antiquité, il était considéré comme un arbre sacré.

 

Vénéré, à l'instar du chêne, du pin, de l'olivier et du cyprès, il était appelé « fils de Gaïa » et voué à la déesse de la terre.

 

Les dendrophores ou « porteurs d'arbres » menaient, dans les villes et les provinces de la Rome ancienne, la procession du pin sacré en l'honneur d'Attis, le seigneur de la végétation. Au cours de « l'arbor intrat », l'arbre divinisé pouvait être le tronc ou les branches d'un platane sacré, transporté au moment de l'équinoxe de printemps.

 

Un platane majestueux se dressait sur l'île de Kos, dans le temple d'Asclepios, le dieu grec de la médecine. Le célèbre médecin Hippocrate dispensait son enseignement sous son ombrage. Le caducée est une baguette de platane ailée autour de laquelle s'enroulent deux serpents.

 

Les feuilles et l'écorce du platane sont réputées pour leurs propriétés astringentes.

 

Dans l'ancienne Carthage, le platane était consacré à Tanit, la déesse de la fécondité. Dans la mythologie grecque, ayant abrité les amours de Zeus et de la nymphe Europe, il fut décidé qu'il ne perdrait plus ses feuilles.

 

Platane7

 


Référencement sur http://www.etoile-blog.com

Plume4

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