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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

jardin

Publié le par maplumefee
Publié dans : #Chloé, #Douglas, #jardin, #mare, #nature, #paris

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

Promenades mêlées dans un jardin à la fois réel, imaginaire, intime, ouvert à soi dans l'énergie du monde... Un petit bout de Nature qui se love en harmonie au creux de la ville.

 

J'ai choisi pour ce mardi 6 octobre un poème signé Chloé Douglas, poétesse, chanteuse, danseuse... née à Londres en 1960, passionnée de Nature et désireuse d'exprimer dans ses œuvres la rencontre et la dichotomie entre les forces naturelles et la vie intense des grandes villes.

 

C'est un poème plein de charme que j'illustre avec des photos du Jardin Naturel, « territoire vert » de Paris.

 

« Parmi le vert

et la floraison

de toutes les plantes les plus belles

je flâne.

Je délibère ici

Je rêve par là.

L’heure s’arrête

ou plutôt s’étend pleinement,

se déplier et s’amplifier.

 

Ces tournoiements et ondulations soudaines

de brises d’été,

envoient tous les parfums

dans l’air chaud.

Contempler une feuille

ou le motif sur le mur

créés par des branches les plus près.

 

Ces têtes-là de fleurs dansantes

exposent délicatement

toute leur gloire.

 

Quelle simplicité à se perdre.

Et quelle aisance à respirer

doucement.

Et quelle aisance

à avoir des pensées profondes. »

 

Chloé Douglas, 1995

 

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 Au Jardin Naturel, dans le XXe arrondissement de Paris, on chemine tranquillement, on laisse aller ses rêveries...

 

Depuis 1995, ce square romantique, niché au pied au cimetière du Père Lachaise, préserve une formidable réserve de biodiversité. Il accueille, sur près de 6300 m2, une profusion de végétaux caractéristiques de plusieurs milieux naturels d'Île de France. C'est un lieu unique en son genre où règne une envoûtante palette de vert, une jungle urbaine emplie de chants d'oiseaux où s'épanouissent, autour d'une mare féerique, des massifs ébouriffés de graminées, de roses et de plantes aromatiques.

 

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J'ai souvent aimé écrire dans cette bulle de chlorophylle, ce petit coin de campagne urbaine où la vie rayonne à proximité des grands tombeaux. Mes photos ont été prises au fil des années et au rythme des saisons, d'où les différences de couleurs et d'atmosphères...

 

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A l'abri du bruit incessant de la ville, grâce aux ondulations stratégiques de la colline du cimetière du Père Lachaise et à une terrasse appuyée sur un solide escalier de calcaire, s'épanouit une prairie.

 

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Des arbres « d'eau » comme le saule marsault et l'osier blanc ou saule des vanniers, associés à des plantes d'ombre et de sous-bois : fougères, campanules, clématites, géraniums, hellébores, houblons..., encerclent la mare, émulsion de vert intense au-dessus de laquelle voltigent, à des moments privilégiés, des libellules rouges.

 

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La mare du Jardin Naturel et les différentes mares de Paris font l'objet de conférences et de visites thématiques, par petits groupes, à l'occasion des Journées du Patrimoine.

 

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La mare, ce milieu aquatique clos, est devenu un élément incontournable de ce que l'on appelle « la trame verte et bleue de Paris ». Milieu très précieux où se rencontrent d'innombrables espèces le plus souvent protégées, la mare est perçue comme un espace intermédiaire privilégié entre les eaux de la Seine et celles des lacs et des étangs. Elle se nourrit de pluie, recueille les eaux de ruissellement, protège la vie et « rafraîchit » la ville, souvent surchauffée, en favorisant le phénomène de brise.

 

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Comme vous le voyez, les couleurs sont variées, on a toujours l'impression de découvrir un nouvel endroit, je suis sous le charme !

 

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On fait de jolies rencontres et les insectes ne sont pas oubliés, avec ce mignon petit « hôtel » où ils peuvent passer l'hiver...

 

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Pour se rendre au Jardin Naturel :

 

Métro ligne 2, arrêt Alexandre-Dumas

Accès par le 120 rue de la Réunion, 75020 Paris

Ouvert en semaine entre7h30 et 17h30 (jusqu’à 22H en fonction du coucher du soleil)

Ouvert samedi et dimanche entre 9h00 et 17h30 (jusqu’à 22H également en fonction du coucher du soleil).

 

Belles pensées pour vous, merci de votre fidélité, je vous envoie de gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #childe, #frederick, #hassam, #jardin, #jpg

 

BLOG EN PAUSE quelques jours... AMITIÉS pour Vous...

 

Vous êtes nombreux à m'avoir demandé des nouvelles, je vous en remercie. C'est difficile, euphémisme, beaucoup de douleurs et de crises d'épilepsie en canicule. La chaleur se dissipe mais les blessures sont là et j'ai besoin de tout poser et de dormir... Je ne vous oublie pas, vous le savez ! Prenez bien soin de vous...

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Le thème proposé pour le samedi 15 août et le samedi 22 août par Lilou est « Bouquet Champêtre ». Sur le blog de Fardoise, cette semaine, pour les liens vers les publications. Merci...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/le-tableau-du-samedi-pour-les-15-et-22-aout-2020-lilou-propose-bouquet-a199322138

 

 

Un tutti frutti de fleurs, des notes de couleurs précieuses qui frémissent à l'orée d'un rivage... J'aime infiniment cette œuvre créée par l'artiste américain Frederick Childe Hassam (1859-1935), de sensibilité Impressionniste.

 

Ces fleurs me font l'effet d'un monde enchanté qui se dévoile, un athanor de couleurs qui attirent le regard, irrépressiblement. La force vibratoire de ce tableau est magique !

 

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Le Jardin de Celia Thaxter, détail 1

 

Cette toile représente un moment d'apogée dans le talent et la créativité de son auteur qui adorait passer ses étés dans le magnifique archipel des îles de Shoals, notamment sur l’île Appledore (Maine/New Hampshire), à environ seize kilomètres de Portsmouth. Il nous invite à découvrir un jardin d'une beauté enivrante, conçu par l'une de ses meilleures amies, la poétesse Celia Thaxter (1835-1894). Ce jardin était pour lui un lieu de paix, de réflexion, d'inspiration ardente... Il s'y imprégnait du rouge vif des coquelicots, des nuances de rose poudré des roses trémières, du vert changeant des feuillages d'été avec des touches de blanc et de jaune doré, des frissons de bleu, de gris, de mauve... Un jardin conçu comme un champ de fleurs sauvages !

 

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Le Jardin de Celia Thaxter, détail 2

 

Au fil de sa vie, Frederick Childe Hassam élabora une œuvre tissée de subtiles atmosphères, de paysages urbains se fondant dans des tons précieux, de vastes étendues conduisant à la mer, de champs fleuris, de silhouettes évoluant dans des lieux gorgés de l'intense magie des éléments... Son univers est d'une impressionnante richesse !

 

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Celia Thaxter dans son jardin, 1892, Smithsonian American Art Museum.

 

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Frederick Childe Hassam était membre de la confrérie des Ten American Painters, une association de dix peintres américains du XIXe siècle qui démissionnèrent de la Société des Artistes de leur temps afin de protester contre le mercantilisme de l'art. Ils se détachèrent aussi de l'Académie Nationale d'Esthétique sous l'impulsion d'artistes comme Mary Cassatt (1844-1926), James Whistler (1834-1903), Thomas Eakins (1844-1916) ou encore Winslow Homer (1836-1910).

 

Le groupe des Dix était constitué de Frederick Childe Hassam (1859-1935), Julian Alden Weir (1852-1919), John Henry Twachtman (1853-1902), Robert Lewis Reid (1862-1929), Willard Metcalf (1858-1925), Frank Weston Benson (1862-1951), Edmund Charles Tarbell (1862-1938), Thomas Wilmer Dewing (1851-1938), Joseph DeCamp (1858-1923) et Edward Simmons (1852-1931).

 

 

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Le Jardin d'Eau, 1909

 

En hommage à l'art vibratoire de Claude Monet (1840-1926)... Une foule de bouquets qui se respirent et se dégustent avec les yeux !

 

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Le Jardin d'Eau, détail 1

 

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 Le Jardin d'Eau, détail 2

 

Amoureux de la Nature, Frederick Childe Hassam fut aussi un admirateur des villes. Il peignit Paris avec ses contrastes et ses ambivalences et les puissantes villes américaines. Il aima particulièrement Boston où il fit des études de grande qualité.

 

Il étudia également à Paris, comme nombre d'artistes américains, à l'Académie Julian, de 1886 à 1889, sous l'égide des maîtres Louis Boulanger (1806-1867) et Jules Joseph Lefebvre (1836-1911) et à l'École des Beaux Arts.

 

Il fit vibrer la Nature, les fleurs, l'Océan, à travers les paysages côtiers magnifiques et gorgés de lumière, de la série « Appledore ». Il fut un expert en représentation de phénomènes météorologiques et notamment à New York, ville tentaculaire et sujet d'études infini ! Il peignit la nuit, la neige, le brouillard, la pluie au rythme des saisons et les effets de lumière troublés.

 

Envoûté par les œuvres de Claude Monet (1840-1926), il affirma encore sa célébrité en réalisant une série de 22 tableaux de drapeaux (The Flag Series) qui s'inspiraient de l'atmosphère de la Cinquième Avenue et de rues mythiques de New York. Particulièrement prolifique, il conçut plus de trois mille peintures sur toile, aquarelles, gravures et lithographies. Un de ses tableaux a été installé à la Maison Blanche, dans le Bureau Ovale, à l'initiative de Barack Obama dès le début de l'Investiture Présidentielle.

 

 

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Charme infini des fleurs que l'on butine avec passion...

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi La Cueillette des Coquelicots et des touches de Roses Trémières réalisées par l'artiste John George Todd (1832-1858), peintre de l'École d'Ecouen.

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/08/le-tableau-du-samedi-john-george-todd-la-cueillette-des-coquelicots-et-les-roses-tremieres.html

 

Un vrai Bouquet Champêtre !

 

Gros bisous et à bientôt, belles pensées pour vous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #abeille, #fee, #jardin, #jpg, #petits

 

 

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Sur le Boulevard Haussmann, les décorations festives de cette fin d'année 2019 ont mis les abeilles à l'honneur. Pleines d'allant dans leurs livrées noires et dorées, les butineuses vrombissent autour d'une reine ailée, majestueuse et élégante, dans le but de réjouir les visiteurs.

 

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Je n'ai pu vous montrer ces photos avant, vous savez pourquoi. Encore une fois, merci pour votre soutien. J'essaie de reprendre un peu le cours de mes articles et j'espère vous faire plaisir avec ces petits bonheurs collectés dans les vitrines de Noël de la capitale.

 

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Le thème choisi nous rappelle qu'il existe plus de sept cents ruches cabanettes dans les jardins et sur les toits de Paris. Chaque cabanette abrite entre 30000 et 60000 abeilles ! En dépit de la pollution, les abeilles apprécient l'environnement de la capitale, comme en témoignent les colonies des Tuileries, du Jardin du Luxembourg, du Parc Georges Brassens (15e arrondissement), du Parc Monceau (8e), du Parc Kellermann (13e), du Jardin d'Acclimatation (16e), du Jardin partagé de l'Aqueduc (14e), du Parc Floral de Vincennes, des Jardins du Conseil Régional (7e), du rucher-école de Montreuil mais aussi des toits de l'Opéra Garnier, de la sacristie de Notre-Dame de Paris, de l'Église Réformée de l'Étoile (avenue de la Grande Armée, 17e), du restaurant « La Tour d'Argent », de la Mairie du 4e arrondissement et du Crédit Municipal, situé dans le Marais etc...

 

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La fée des abeilles règne sur un univers peuplé de fleurs et de charmantes créatures industrieuses. Pendant ce temps, petits et grands ne perdent pas une miette de ce ballet cuivré ambré qui se déroule dans une atmosphère gourmande et fantasmagorique.

 

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A travers onze tableaux, les abeilles préparent les fêtes grâce aux produits de la ruche. Ouvrières, bâtisseuses, éclaireuses, cuisinières, nourricières, guérisseuses, dames d'honneur... elles rivalisent de savoir-faire pour donner ses lettres de noblesse au banquet de la reine.

 

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« Abeille : Petit insecte capable de fabriquer du ciel. » Pef : Dictionnaire des mots tordus.

 

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« La diligente abeille n’a pas de temps pour la tristesse. » William Blake (1757-1827).

 

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« Nous sommes les abeilles de l’Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible. » Rainer Maria Rilke (1875-1926).

 

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« Humble comme un agneau, diligente comme une abeille, belle comme un oiseau de paradis, fidèle comme une tourterelle. » Proverbe russe...

 

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Dans la nurserie, les petites abeilles s'éveillent et sommeillent en alternance. J'ai eu le coup de foudre pour leurs ravissants berceaux...

 

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Les petites abeilles s'affairent pour honorer leur reine fée que l'on retrouve à plusieurs endroits du Grand Magasin.

 

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Une déité ailée qui trône au sommet du sapin, le « roi de sous la coupole » parsemé de fleurs d'hiver, créature fantaisie de 25 mètres de hauteur que l'on admire depuis le rez-de-chaussée des Galeries et à chaque étage.

 

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La scénographie des lieux se butine grâce à une plate-forme déployée sous la magnifique coupole de verre et de métal ouvragé.

 

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Coupole érigée en octobre 1912 par l'architecte Ferdinand Chanut (1872-1948) et le célèbre ébéniste, dessinateur, affichiste, graveur et maître verrier nancéen Jacques Grüber (1870-1943) dans un style Art Nouveau tardif et néo-byzantin.

 

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La plate-forme permet de voir les détails de l'ensemble de manière très impressionnante. La coupole a été restaurée en 1923 puis, entre 1939 et 1945, elle a été entreposée à Clichy pour être protégée. Elle a de nouveau été restaurée en 1973 et en 1975, elle a été classée, ainsi que la façade des Galeries, comme Monument Historique.

 

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Issu de la seconde génération des artistes qui forment l’École de Nancy, avec Gallé, Prouvé, Majorelle ou les frères Daum, Jacques Grüber a créé une série de vitraux aux teintes subtiles, dans un style épuré. Il superposait avec brio les feuilles de verre pour donner à la lumière des contrastes absolument magnifiques.

 

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La fée des abeilles s'insère merveilleusement dans ce décor éclectique où la Nature mêle ses formes au langage architectural urbain.

 

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En vous souhaitant plein de belles choses à l'approche de la Nouvelle Année, je vous envoie de gros bisous ! Butinez bien les petits bonheurs de la Vie !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #art, #george, #jardin, #poeme, #stefan

 

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 Le Mardi, on propose un poème chez Lady Marianne

 

Le thème du 10 septembre concerne « les derniers jours d'été-adieu l'été », sur une proposition de Mamykool, ou on peut préférer un thème libre

 

Voici mon choix, pour dire « au revoir à l'été » :

 

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Stephan George (1866-1933), On dit que les jardins sont morts

 

« On dit que les jardins sont morts ; viens et regarde

Le reflet de ces bords lointains et souriants ;

Et des nuages purs l'azur inespéré

Éclaire les étangs et les couleurs des sentes.

 

Prends ce jaune profond, le moelleux de ces gris

Parmi les buis et les bouleaux ; la brise est tiède ;

Tardives ne sont point encore flétries les roses,

Choisis-les, baise-les et tresse la couronne.

 

Songe à n'oublier point les derniers des asters

Ni la pourpre enroulée à la vigne sauvage

Prends ce qui reste encor de vivante verdure

Fonds-le d'un doigt léger dans l'image automnale. »

 

Stefan George, poème écrit en 1897, issu de L'Année de l'Âme, Das Jahr der Seele.

 

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Stefan George par Curt Stoeving (1863–1939) sur Artnet.

 

Poète, linguiste et traducteur allemand, Stefan George (1866-1933) fut l'une des figures du Symbolisme, un défenseur des théories de l'Art pour l'Art et un émule des visions philosophiques de Friedrich Nietzsche (1844-1900).

 

Ami et élève du poète Stéphane Mallarmé (1842-1898), il traduisit des œuvres majeures de la littérature comme L'Enfer de Dante, les pièces de William Shakespeare, les poèmes de Baudelaire, de Mallarmé et de Rimbaud...

 

Marquant son opposition au nazisme, il s'exila en Suisse. Son influence se poursuivit en Allemagne mais il ne fut pas apprécié de tous les amateurs de poésie et certains intellectuels ont malmené verbalement son talent.

 

Les artistes symbolistes s'efforçaient de déchiffrer les mystères du monde à travers une conception spirituelle de l'art. Le Symbolisme voulait dépasser différentes certitudes affichées par le matérialisme scientifique. Les adeptes cherchaient l'essence de l'art à travers une forme subtile de musicalité, perceptible au cœur des mots. Leurs thèmes fétiches étaient l'ésotérisme, la mythologie, le mystère, la mort, la vie secrète des choses, la mécanique changeante et le rythme envoûtant des saisons, les espaces temps intermédiaires comme le crépuscule... Passionnés de symboles et d'images à la manière d'un artiste comme Baudelaire qui traduisit cette effusion créatrice, notamment dans ses Correspondances, ils voulaient établir des passerelles entre le visible et l'invisible. Ils privilégiaient le vers libre.

 

Le poème que j'ai choisi évoque avec sensibilité le passage entre les saisons, le lien subtil entre les temps que l'on ressent quand on se promène dans un jardin ou au cœur de la Nature. La fin de l'été n'appelle pas des larmes et des regrets mais la vie sous d'autres couleurs. La vie ne finit pas quand l'été se termine, elle se métamorphose, annonçant une parade luxuriante et flamboyante...

 

Une autre page à écrire avec les pigments soyeux et veloutés de l'Automne...

 

Belles pensées pour vous qui passez par ici... Merci...

 

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aime, #ciel, #jardin, #jpg, #vert

 

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Vue sur le pavillon de Flore et les statues du Grand Carré...

 

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Mais que regarde l'enfant au poisson du groupe sculpté La Loire et le Loiret, de Corneille Van Cleve (1645-1732) ?

 

Le ciel d'été où s'imprègnent des couleurs intenses et poétiques et de grands arbres gorgés d'une précieuse énergie verte...

 

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Ce bleu et ce vert m'ont fascinée...

 

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Les effets de « matière » aussi...

 

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Petit clin d’œil à mon ami le platane dont j'ai montré les charmes sur La Chimère écarlate dans l'article Un Platane Vénérable aux Tuileries.

 

Voici d'autres photos de ce magnifique géant !

 

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Les branches serpents et l'esthétique de la « mue » que j'aime tant !

 

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Je déambule, en pleine rêverie. Il fait très chaud. Les visiteurs avancent lentement et à certains endroits, le bleu du ciel est en métamorphose. Le jardin est un terrain de jeu pour les pensées qui papillonnent.

 

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 Vers l'obélisque de la Concorde, majestueuse aiguille au pyramidion doré, par exemple...

 

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Pomone la belle, déesse des fruits, regarde également le ciel et veille sur la géographie des lieux. J'ai aimé la photographier de dos. Je prépare un article sur elle et son parèdre Vertumne, dieu des vergers, pour la rentrée. J'ai gardé pour cette occasion les vues de son ravissant visage.

 

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Une respiration d'ombre et de lumière envahit le jardin. J'aime plonger dans cet entre-deux...

 

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Petite variante entre les deux photos, l’œil... Mystérieuse perle d'obsidienne, d'onyx ou de jais...

 

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Un peu partout, le vert est souverain ! Telle une abeille, je butine...

 

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et je fais une jolie rencontre...

 

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Scénographie de ciel où fondent les nuages, cette poésie de l'instant m'enveloppe...

 

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J'aime aussi beaucoup les lampadaires du jardin. Certains datent de la Belle-Époque, d'autres ont été conçus pour ressembler à des modèles anciens.

 

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La chaleur s'amplifie, je finis par trouver de l'eau jaillissante...

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Cette vasque de marbre se situe au centre d'un bassin rond qui borde le Grand Carré, un espace rempli de statues que je vous montrerai dans de prochains articles. Avant cela, je vous donne rendez-vous, dans quelques jours, pour une promenade aromatique dans une autre partie du jardin...

 

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Avec mes pensées d'amitié, merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #avons, #carrousel, #jardin, #jpg, #neige

 

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La France grelotte et Paris n'est pas en reste, euphémisme ! Mais comme neige, glace et verglas sont des artistes très inspirés, j'ai photographié avec grand plaisir (en tentant de ne pas déraper...) certains lieux transfigurés par cette poésie du froid.

 

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Sans oublier les sans-abris, les personnes précaires et rudement éprouvées par les conditions climatiques, je vous invite à traverser des espaces urbains brodés de blanc.

 

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Je publierai bientôt la suite de ma promenade au Musée Grévin. Accueillons, avec nos âmes d'enfants, ces beautés hivernales !

 

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Nous sommes à Châtelet, devant le terrain d'aventures du jardin Nelson Mandela et souvenez-vous, j'ai publié un billet à ce sujet l'été dernier.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-terrain-d-aventures-de-chatelet-a130949468

 

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Le terrain s'est agrandi. Les enfants s'amusent dans un espace décoré de ballons au pied du nouveau Forum et de sa canopée.

 

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Cet ensemble au riche passé architectural et les monuments qui l'entourent sont encore en travaux. Je n'aborde donc pas l'histoire des lieux (Les Halles, Le Cimetière et la Fontaine des Innocents, La Bourse de Commerce, La Colonne Astrologique de la reine Catherine de Médicis, L'Église Saint-Eustache etc... ) et de toute façon, ce n'est pas le propos de cet article.

 

Vous rappelez-vous cette représentation de notre Terre en matériaux recyclés ? Au mois d'août 2017, je vous l'avais montrée « baignée » de chaleur et la voici brodée de blancheur.

 

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En profitant de la fine lumière et des crépitements de cette neige immaculée, nous cheminons vers les Tuileries dans une atmosphère d'une étrange beauté.

 

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Les Tuileries sont fermées, comme le jardin du Palais-Royal et de nombreux squares et jardins de la capitale, mais le jardin du Carrousel nous accueille.

 

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Un espace ouvert qui se déploie derrière l'arc de triomphe du Carrousel et qui abrite, au cœur d'un labyrinthe, un superbe ensemble de statues signées Aristide Maillol (1861-1944).

 

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 La Nymphe et le bonhomme de neige, sourires !

 

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 Vénus, 1910

 

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 Baigneuse se coiffant, 1910

 

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 Pomone, 1910. Déesse des fruits, émulsion de sensualité et de fécondité...

 

J'ai souvent photographié ces belles et dans quelques temps, je consacrerai un article à leurs formes lisses et épanouies...

 

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 L'Été, 1910

 

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J'ai longuement parlé du thème du Carrousel dans mon article intitulé Le Pont du Carrousel.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-pont-du-carrousel-a79008359

 

Jardin du Carrousel qui jouxte celui des Tuileries, un monde ouvert alors que les Tuileries sont entourées de grilles...

 

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 Pomone drapée, jeune fille allongée et allégorie de la Douleur, 1922, par Aristide Maillol...

 

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Dans le cadre de l'aménagement du Grand Louvre et de la création de la célèbre Pyramide de Ieoh Ming Pei (et des petites pyramides l'accompagnant), le paysagiste belge Jacques Wirtz, maître de l'art topiaire originaire d'Anvers, a conçu, à l'initiative du Président François Mitterrand, un jardin que l'on dit « suspendu sur une dalle, constitué de parterres de buissons d'ifs taillés en éventail, rayonnant à partir de l'arc de triomphe. »

 

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 Arc de triomphe né de la volonté de Napoléon Ier, en 1806, de donner aux Tuileries une entrée monumentale.

 

Conçu par les architectes Charles Percier et Pierre François Léonard Fontaine, en hommage à la campagne d'Austerlitz, il s'inspire de l'arc de triomphe de Septime Sévère à Rome et fut achevé en 1809. Les sujets des bas-reliefs furent choisis par Vivant Denon, dessinés par Charles Meynier et réalisés par de prestigieux sculpteurs néoclassiques comme Pierre Cartellier, Clodion, Claude Ramey etc... Je ne développe pas davantage, je le ferai dans un article pleinement consacré à cet ensemble magistral.

 

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 Vue sur La Nuit, 1909.

 

En ce jardin, en 1965, André Malraux, alors ministre de la Culture a fait installer les 18 statues d'Aristide Maillol, maître de la sculpture et chantre du corps féminin, alchimiste des formes généreuses.

 

Pour Dina Vierny, muse et modèle absolu : « Maillol supprime la narration, s'écarte du romantisme, simplifie les formes, ouvre la voie du silence, abolit le mouvement... »

 

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 Air, 1932, sculpture en plomb, éloge du féminin sacré...

 

Quelques pas plus loin, le jardin des Tuileries est endormi sous la neige, enveloppé de magie blanche...

 

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Vue sur l'un des bassins du Grand Carré créé par André Le Nôtre (1613-1700). Tout est gelé et la Tigresse portant un paon à ses petits, du sculpteur animalier Auguste Cain, 1873, a fière allure...

 

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Il fait très froid et le sol devient de plus en plus glissant malgré le sel qui a été répandu. Il est temps de repartir en faisant preuve de patience...

 

A ce propos, merci aux employés de la Ville de Paris qui ont bien travaillé et qui en ont pris plein la tête dans les médias et les propos de gens passant leur temps à se plaindre dès qu'il fait froid...

 

Et oui, il fait froid, ça s'appelle l'Hiver et nous, humains, devons composer avec les saisons, c'est comme ça depuis la nuit des temps ! Je sais qu'il y a beaucoup de râleurs, des gens qui voudraient faire des procès à la neige parce qu'elle est tombée en abondance et qui reprochent tout et n'importe quoi aux autorités mais quand les conditions climatiques sont rudes, il faut faire avec, c'est comme ça ! Parfois, dans la vie on est bloqué sur une route ou dans une gare. Ce n'est pas « marrant » mais on est parfois obligé de prendre son mal en patience, de passer une nuit quelque part ou de marcher pendant des heures. Cela m'est arrivé plusieurs fois dans ma vie, je n'ai pas « chouiné » !!!

 

Avec Christophe, nous avons attendu notre RER un certain temps. Nous avions froid, nous en avons laissé passer quelques uns qui étaient trop pleins et nous sommes rentrés fatigués et très tard (de plus, nous avions dû réparer notre chaudière en pleine nuit car nous n'avions plus d'eau chaude...) mais nous n'avons pas râlé en accusant les autres de n'avoir pas bossé... Au regard des sinistrés des crues de la Seine et des gens qui n'ont pas de logement, il faut savoir relativiser. J'ai été excédée d'entendre des gens se plaindre d'être bloqués l'espace d'une nuit. Ce n'est pas drôle mais ça peut arriver alors que ceux qui ont raté un repas du soir ou qui ont dû dormir exceptionnellement dans leur voiture aient un peu de décence ! Je l'ai vécu aussi, dans ma vie, plusieurs fois, je n'en suis pas morte !

 

J'ai entendu les alertes météo dès le dimanche 4 février, les premières saleuses sont intervenues dans la nuit, j'en ai vu dans ma rue alors que certains ont dit que les saleuses n'étaient pas passées. J'ai dit à Christophe lundi matin « tu vas voir, les gens vont prendre leurs bagnoles malgré l'alerte orange, ils vont rester bloqués sur la route et hurler en disant qu'ils ne savaient pas qu'il allait neiger ou que la neige allait drue. Ils vont accuser le gouvernement, la ville de Paris et le Père Noël si ça se trouve !!! » Et bien, je ne m'étais pas trompée...

 

Je salue en revanche les personnes qui ont pris les choses au rythme où elles venaient et qui ont composé avec la situation sans se comporter en enfants gâtés pourris...

 

La neige, ce n'est pas évident mais ça offre aussi de belles choses, ça permet de voir son environnement autrement et de partager de jolis instants avec ceux qu'on aime et cela n'a pas de prix !

 

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En vous souhaitant de belles journées de Février et en vous remerciant de vos petits mots charmants et de votre fidélité, gros bisous !

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bassin, #grand, #jardin, #luxembourg, #statue

 

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La muse Calliope

 

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Retour devant le Sénat pour la suite de Lumières d'Octobre au Jardin du Luxembourg...

 

Avant tout, je veux vous dire « MERCI », en lettres majuscules, car votre enthousiasme concernant plusieurs de mes articles et mes poésies (Entre citrouille et sorcière...) m'a beaucoup touchée. Je souhaite également la bienvenue à mes nouveaux abonnés.

 

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Après avoir traversé les allées du Verger, je reviens devant le Sénat et je déambule, dans la lumière dorée, autour du Grand Bassin.

 

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Cet été, vous aviez apprécié mon article consacré aux petits voiliers de « Luco »et à la famille Paudeau. Vous pouvez le lire ou le relire en cliquant ICI...

 

 

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Le Grand Bassin se love à la croisée de deux axes autour desquels s'articule la puissante scénographie des lieux. Axes qui nous guident vers les méandres du Quartier Latin mais ne nous éloignons pas de notre sujet !

 

La majestueuse pièce d'eau, de forme octogonale, fut installée sous le Premier Empire par Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), Architecte de Louis XVI, ordonnateur des fêtes publiques sous le Consulat et concepteur -entre autres « merveilles »- de l'Arc de Triomphe de la Place de l'Étoile.

 

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Elle accueille en son centre une fontaine composée de trois chérubins, à demi-nus, à demi-drapés, qui émergent d'un petit paysage de roseaux stylisés et soutiennent une vasque.

 

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De la vasque « s'envole un jet central de taille moyenne et l'eau s'épanche par deux rebords d'écoulement, crachée par des têtes chimériques ».

 

L'oeuvre, anonyme, est simple et gracieuse. On ne sait pas grand chose à son sujet hormis sa provenance : le Hameau de Chantilly.

 

Le Sénat en aurait fait l'acquisition en 1801 ou en 1802, auprès d'un certain « citoyen Ovin », pour une somme de 2420 francs.

 

Tout autour, sur l'eau miroitante, s'ébattent les fameux petits voiliers, rêveries d'enfance et pas seulement...

 

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 En hiver, les chérubins s'habillent de glace et les oiseaux font du patinage...

 

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J'aime cette vue gelée...

 

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et souvent je rêve devant la fontaine et la maisonnette des oiseaux...

 

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Territoire d'aventures pour les petits voiliers, le Grand Bassin est aussi un lieu d'exposition pour de majestueux Phoenix canariensis ou dattiers des Canaries et une galerie de sculptures à ciel ouvert...

 

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Ces palmiers dattiers appartiennent depuis longtemps au patrimoine botanique du Luxembourg. Pendant l'hiver, ils sont conservés dans l'Orangerie, bâtiment orné de bustes de grands artistes du XIXe siècle que je vous montrerai prochainement.

 

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Le genre Phoenix comprend dix sept espèces qui jouent un rôle ornemental et utilitaire dans différentes régions du monde : fruits comestibles, feuilles permettant de nourrir les animaux et d'isoler les maisons, bois de construction. Quant à l'huile de palme, il est hautement compréhensible que son extraction intensive et le phénomène de déforestation associé suscitent la colère des associations de défense de l'environnement. Élément essentiel de l'équation, le consommateur n'est pas obligé d'acheter des produits dangereux pour son équilibre et mortifères pour Dame Nature...

 

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Les sculptures qui ornent les alentours du Grand Bassin ne sont pas les plus connues de « Luco ». On trouve peu, voire très peu de renseignements les concernant et les visiteurs préfèrent s'intéresser à des œuvres plus célèbres. Ce n'est pas une critique, c'est une constatation...

 

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Au rythme des saisons, je prends plaisir à les contempler et j'apprécie tout particulièrement Calliope, muse de la poésie épique et de l'éloquence.

 

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Calliope, mère du poète Orphée dont elle arbore la lyre, épouse d’Apollon, dieu du soleil et de la lumière... Les poètes de l'Antiquité aimaient particulièrement l'évoquer.

 

L'année de création de ce beau marbre est inconnue.

 

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Attribuée au sculpteur, professeur et directeur de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Carrare Ferdinando Pellicia (1808-1890 ou 1892), Calliope aurait été rapportée en France après le siège de Sébastopol, en 1855 ou 1856, par le Maréchal Aimable Pélissier (1794-1864). Le Maréchal fut fait duc de Malakoff par l'empereur Napoléon III, en remerciement de sa victoire sur l'armée russe.

 

Calliope aurait été conservée à l'Orangerie des Tuileries, parmi un dépôt de marbres réalisés d'après l'antique, jusqu'en 1890.

 

Sur le site du Sénat, il est fait état de sa « présence » au jardin du Luxembourg en 1902.

 

A proximité de la jolie muse, on rencontre une « Vénus au dauphin » dont l'auteur n'est pas identifié.

 

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La date de création est également inconnue. Ce marbre réalisé d'après l'antique fut installé au Luxembourg sous le Premier Empire.

 

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Représenté de manière fantastique, le dauphin, fidèle compagnon de la déesse de l'amour et de la beauté, est associé aux fluides de vie, à la luxuriance mais aussi à la mort et à l'ambivalence de l'eau... Vénus incarne la vie mais elle est également, ne l'oublions pas, une déesse psychopompe.

 

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Quelques pas me conduisent à une « Flore tenant une couronne ».

 

Déesse des fleurs sauvages et des fleurs cultivées, protectrice de la jeunesse et suzeraine du Printemps, Flore brandit la couronne d'inspiration poétique, emblème de joie et de fertilité associé aux Floralies, fêtes du renouveau de la Nature qui se déroulaient aux alentours du 15 avril.

 

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Comme pour la « Vénus au dauphin », l'auteur de l’œuvre n'est pas identifié. La date de création est inconnue. Ce marbre réalisé d'après l'antique était visible au Luxembourg sous le Premier Empire.

 

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Il existe deux marbres de Flore au Luxembourg, un situé à l'ouest et l'autre installé à l'est du bassin. J'ai photographié, à l'ouest, celui qui a le moins subi les affres du temps.

 

Autour du Grand Bassin, les statues masculines n'ont pas été oubliées. En longeant l'eau, on aperçoit « Marius debout sur les ruines de Carthage ».

 

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Ce marbre -pudique wink2- fut commandé, par le Ministère de l'Intérieur, au sculpteur Nicolas-Victor Alain (1818-1899). Figurant au Salon de 1861, il fut également présenté à l'Exposition Universelle de 1867.

 

L’œuvre, empreinte d'élégance et de belle simplicité dans les détails (draperie, casque...), rend hommage au général et homme d’État romain Caius Marius (157-86 avant J.-C.), élu sept fois consul, qui passa à la postérité en réformant l'armée romaine (il restructura les légions en différentes cohortes) et en remportant un nombre conséquent de victoires militaires.

 

Marius favorisa aussi, dans les institutions, le recrutement des proletarii, citoyens qui n'étaient pas propriétaires terriens et fut l'époux de Julia Cæsaris, la tante de Jules César.

 

Un peu plus loin, c'est « le dieu Vulcain qui présente les armes issues de sa forge ».

 

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Ce marbre, réalisé en 1780, fut commandé à Charles Antoine Bridan (1730-1805), artiste qui avait remporté le Premier Prix de Sculpture, en 1754, avec un sujet consacré au Massacre des Innocents.

 

La statue est présente au Luxembourg, près du bassin, depuis 1781, comme en attestent plusieurs inventaires. Son modèle en plâtre a figuré au Salon de 1777.

 

Vulcain est le dieu latin du feu et du fer, émanation du dieu grec Héphaïstos, seigneur des volcans. Il règne, sous l'Etna, sur la forge mythique des Olympiens où naissent les traits de foudre de Zeus/Jupiter. Son pouvoir se nourrit du feu bienfaisant des activités humaines. Il favorise le Commerce et l'Industrie mais peut aussi répandre sur la terre le feu destructeur des profondeurs. Aimé et craint, on l'invoquait pour repousser les incendies et se protéger des maladies fébriles.

 

A plusieurs égards, il diffère d'Héphaïstos mais je vous en reparlerai car ce thème est trop inspirant et complexe pour être traité dans un article qui évoque bien d'autres choses.

 

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De part et d'autre du Grand Bassin, sur la verte pelouse, se dressent deux colonnes surmontées chacune d'une statue. Vigies qui apportent une touche supplémentaire de charme à la mise en scène des lieux.

 

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Dans mon précédent article, vous avez vu de loin une « Vénus sortant du bain ». Chaque fois que j'ai tenté de zoomer sur elle, avec l'orientation de la lumière, que ce soit en début ou en fin de journée, ça n'a jamais fonctionné... J'ai pu mieux photographier la deuxième colonne et son « passager ».

 

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Au sommet de celle-ci veille une statue de « David vainqueur de Goliath, qui est considérée comme la plus ancienne statue du jardin.

 

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En 1993, la statue originale, dont l'auteur est inconnu, a été remplacée par un moulage et placée, après restauration, dans une galerie du Sénat.

 

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La photo est un peu floue mais je l'apprécie...

 

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Cette promenade se termine avec des vues du Grand Bassin, au crépuscule d'une belle et chaude journée d'automne...

 

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Poésie des formes, ivresse des reflets... Un des palmiers dattiers fait concurrence à la tour Montparnasse qui ressemble à un Lego géant.

 

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« Luco »... Je sais que vous l'aimez, ce merveilleux jardin qui est l'un de mes sujets de prédilection ! Mêlés à un patrimoine végétal superbe, cent six statues et groupes sculptés décorent ses allées et l'on y ressent, avec intensité, le cycle des saisons...

 

Plusieurs d'entre vous le connaissent depuis leur enfance. Quant à moi, je l'arpente depuis plus de quinze ans -peut-être même plus- et je ne me lasse jamais de retrouver les fontaines, les grands arbres, le jardin à la française, le jardin à l'anglaise, les kiosques de verdure, les vases et les statues d'un lieu tellement emblématique de l'histoire de Paris... Rendez-vous donc bientôt sous ses ombrages et à l'intérieur du Sénat, dans quelques temps... (J'ai un tri monumental de photos à faire...) En attendant, je vous souhaite de belles journées de Novembre.

 

Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

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Encore une fois, voici la vue du Sénat et du Grand Bassin pour le plaisir... Avec des salutations pour madame la mouette et son ami, le dragon de nuages...yes Le voyez-vous ?

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
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Du samedi 8 juillet au dimanche 3 septembre, le long des quais de Seine, sur le parvis de l'hôtel de ville et dans le cadre rénové du bassin de la Villette, les promeneurs auront le plaisir d'apprécier la 16 édition de Paris Plages.

 

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Chers aminautes, vous savez combien j'aime flâner sur les bords de Seine, observer de près les ponts de Paris et les détails d'architecture inaccessibles lors du passage des voitures. Bref, vous savez combien je plébiscite cette réappropriation de l'espace urbain.

 

Réappropriation qui va durer dans le temps puisque c'est officiel, le parc «Rives de Seine» et ses aménagements dédiés aux loisirs, au sport, aux circulations douces... s’étend sur près de sept kilomètres et sur les deux rives du fleuve, du bassin de l’Arsenal à Bastille jusqu’au Champ-de-Mars et à la tour Eiffel. Les voitures n'y circulent plus.

 

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A Paris Plages, chacun a ses habitudes... On peut marcher le long de l'eau, se restaurer, lire sous les parasols de la bibliothèque éphémère, profiter des animations sportives... ou ne rien faire. C'est comme on veut...

 

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Cette année, la nouveauté est la disparition du sable. Pour des raisons éthiques et déontologiques, la Mairie de Paris n'a pas reconduit le contrat qui la liait à son fournisseur, le groupe Lafarge, accusé d'avoir entretenu des relations « commerciales » avec Daesh. Le rôle de Lafarge auprès des terroristes étant sous l’œil de la justice, il n'était pas concevable de faire appel à cet équipementier et il n'était pas évident de solliciter un autre partenaire car Lafarge s'est imposé au fil du temps comme le maître des matières premières et des infrastructures de transport. Exit donc les 3500 tonnes de sable doré qui faisaient la joie des petits et des grands et place à une autre solution. La Mairie de Paris a remplacé les zones sableuses par des mosaïques de jardins fleurant bon la lavande et les herbes sauvages. Une excellente initiative à mon goût !

 

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De plus, l'argent dévolu jusque là au coût du sable a été utilisé pour développer des aires de jeux et un supplément d'animations sportives et culturelles.

 

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Petits bouts de jardins installés, au rythme de la promenade, là où passaient auparavant les voitures. On y voit danser des abeilles et des papillons (trop rapides pour que je les photographie) et les fleurs y sont allègrement butinées.

 

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 Un « hôtel » pour les abeilles et les insectes désireux de l'occuper...

 

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Outre les bouts de jardins, la Mairie a mis en place, le long des vieux quais, des arbres fruitiers, dans des pots ou sur le mode de la culture en espalier. Les pommiers s'y plaisent, ils sont robustes et leurs fruits pleins de promesses...

 

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 Belle idée que celle de cette recyclerie de vélos !

 

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J'ai beaucoup aimé ce parcours d'aventures en bois où les noms des arbres se dessinent comme des mots magiques...

 

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... et qui se termine par cette tête de serpent !

 

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Entre les jardins et les pommiers se dressent des murs d'escalade et des possibilités de faire du sport en longeant la Seine.

 

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Le plaisir est au rendez-vous !

 

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Et le jardin des brumes est le bienvenu quand il fait chaud...

 

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Je vous montrerai d'autres photos de Paris Plages au fil de l'été. En attendant, je vous souhaite de belles vacances et je vous dis merci pour vos charmants petits mots. Reposez-vous bien. A très bientôt !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jardin, #jpg, #loire, #sculpture, #tuileries

 

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Décembre se poudre de lumière festive et Saturne l'Ancien nous invite au jardin, en compagnie de ses amis Cérès, Pomone et Vertumne. Pour retrouver l'histoire de ces élégantes statues, il suffit de cliquer ICI.

 

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Saturne, dieu de l'hiver, maître des Saturnales que nous célébrons toujours sous le nom de Yule ou de Noël, est une force sereine, un gardien du temps et des usages magiques qui rythment cette période de l'année. Vous apprécierez la puissance évocatrice de ses mains et le travail de sculpture effectué sur le brasero qu'il tient.

 

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Le regard de Cérès, déesse des moissons, se perd dans le bleu intense et glacé du ciel.

 

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L'année s'achève et la Nature, doucement, sombre dans un sommeil poétique. L'atmosphère du jardin devient plus propice à l'introspection.

 

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Malgré le froid ambiant, la rondeur avenante des bassins où s'ébattent canards et mouettes attire les promeneurs.

 

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Le long des arcades de la rue de Rivoli, le Grand Couvert ou zone boisée du jardin nous offre une vaste respiration. Divisé en deux parties par la grande allée dessinée par André Le Nôtre (1613-1700), il accueille des statues anciennes et des œuvres contemporaines.

 

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 L'Hercule Farnèse de Giovanni Comino (actif en 1670 et mort en 1708) se dore au soleil. Ce marbre, créé entre 1670 et 1672, fut placé en 1790 dans le jardin.

 

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Autour de nous, les grands platanes n'ont pas encore perdu toutes leurs feuilles. Il reste de l'or en suspension.

 

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Les arbres prennent, avec leurs branches croches, des allures de créatures de contes de fée...

 

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 Dernière parure d'automne avant le règne de l'hiver.

 

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La Grande Roue de la place de la Concorde clôt la perspective du jardin. Elle se dresse sur l'axe est/ouest voulu par Le Nôtre et qui se déploie, depuis les jardins du Carrousel, vers l'Arc de Triomphe et les tours contemporaines de la Défense.

 

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Horloge futuriste et gardienne des secrets de la ville, avec l'obélisque de la place de la Concorde en guise d'aiguille, elle rythme la période des fêtes. Roue des cycles calendaires et du temps qui s'écoule, elle nous offre, dès que la nuit s'anime, ses mouvantes lumières.

 

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Photo prise avec mon téléphone portable

 

Intéressons-nous à présent au remarquable agencement dit du « fer à cheval » créé par André Le Nôtre. Vous l'apercevez au pied de la roue : deux rampes qui encadrent un bassin hexagonal conduisent à deux vastes terrasses, la terrasse du Bord-de-l'Eau, côté sud, qui mène à l'Orangerie et la terrasse des Feuillants, côté nord, où se dresse l'élégant Jeu de Paume entouré de parterres fleuris.

 

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Les pans coupés des deux terrasses et les rampes en fer à cheval dont la pente douce enserre les bordures du grand bassin se fondent avec majesté dans le paysage. Depuis 1719, on admire en ces lieux quatre groupes sculptés, représentations allégoriques de fleuves et de rivières soit :

  • Le Tibre de Pierre Bourdict (sculpteur connu entre 1684 et 1711),
  • Le Nil de Lorenzo Ottoni (1648-1736),
  • La Seine et la Marne de Nicolas Coustou (1658-1733),
  • La Loire et le Loiret de Corneille Van Cleve (1645-1732).

 

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 La Loire et le Loiret, moulage réalisé au début du XVIIIe siècle d'après l’œuvre originale de Corneille Van Cleve.

 

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Nous sommes entre automne et hiver mais j'ai rajouté à mon article deux photos de ce beau groupe sculpté, prises au début du printemps.

 

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 La Seine et Marne, moulage réalisé au début du XVIIIe siècle d'après l’œuvre originale de Nicolas Coustou.

 

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 La Seine et la Marne et La Loire et le Loiret sont le fruit d'un ambitieux programme politico-culturel orchestré par Jules-Hardouin Mansart (1646-1708), Surintendant des Bâtiments du Roi à partir de 1699.

 

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Mansart commanda quatre grands groupes pour le Bassin des Nappes du château de Marly, résidence bucolique de Louis XIV située dans les Yvelines. Le Roi Soleil apprécia tout particulièrement cet ensemble élégant qui illustrait l'un de ses grands projets à caractère mythologique.

 

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 Les marbres de Corneille Van Cleve et de Nicolas Coustou étaient associées à des Nymphes (disparues), œuvres d'Anselme Flamen (1647-1717) et de Simon Hurtrelle (1648-1724) qui comptèrent parmi les meilleurs sculpteurs de Versailles.

 

En 1719, La Seine et la Marne et La Loire et le Loiret furent installés aux Tuileries, au pied du fer à cheval imaginé par Le Nôtre. Le régent Philippe d'Orléans (1674-1723) fut à l'initiative de ce déplacement car les Tuileries, magnifique jardin de broderies n'accueillait pas encore de statues. Le Régent voulait également offrir au jeune Louis XV, installé aux Tuileries après la mort de son arrière grand-père Louis XIV, un cadre familier.

 

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 Le Nil

 

Le Nil et Le Tibre rejoignirent aux Tuileries les prestigieux marbres de Marly. Il s'agit de copies d'antiques réalisées par des sculpteurs de la Rome baroque.

 

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Pauvre petit génie qui a perdu sa tête !

 

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 Le dieu Nil est accompagné d'un sphinx et de 16 petits génies qui représentent les seize coudées du niveau d'eau maximal atteint par le fleuve lors de sa crue.

 

A la Révolution, d'autres sculptures de Marly furent saisies et placées dans le « Jardin National » des Tuileries et à partir de 1870, le musée du Louvre eut pour mission de protéger ces statues du vandalisme et des morsures du climat parisien.

 

En 1993, dans la lignée des travaux de la Pyramide du Louvre, les marbres de Marly ont été installés dans la Cour Marly. Les sculptures que nous contemplons aux Tuileries sont des copies altérées par le temps. Elles sont si jolies, une restauration ne serait pas de trop !

 

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Le Tibre

 

La statue originale du Tibre fut découverte à Rome, en 1512, sur le site de l'ancien sanctuaire des dieux Isis et Sérapis. Le dieu fleuve est représenté de manière traditionnelle c'est à dire barbu et à demi-couché. Il tient une rame, symbole de la navigation et sa grande corne d'abondance évoque les vertus nourricières de l'eau qui traverse la Ville Éternelle.

 

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 Il est accompagné par la Louve romaine et les jumeaux Romulus et Rémus.

 

L'iconographie du Nil et du Tibre nous ramène à l'époque d'Hadrien (117-138 après J.-C) mais les chercheurs ignorent quand les originaux de ces statues ont pu être réalisés. Un mystère qui sera peut-être percé un jour ?

 

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Vue printanière sur le côté sud du fer à cheval avec l'Orangerie, les copies d'antiques et les marbres de Marly que je vous ai présentés.

 

Gageons que Le Nôtre aurait apprécié de voir son magnifique jardin à la française ainsi paré et qu'il serait satisfait que tant de visiteurs se pressent, chaque année, dans cette galerie de sculptures à ciel ouvert !

 

Je vous souhaite, chers aminautes, d'excellents préparatifs de Noël et vous remercie de votre fidélité. Amicales pensées !

 

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Publié le par maplumefee
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BLOGUEUSE EN CONVALESCENCE

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En cheminant dans les allées verdoyantes du jardin, à proximité du Pavillon Davioud et de la rue d'Assas, on découvre un rucher et une petite fontaine destinée à rafraîchir les abeilles qui butinent autour. Cet enclos, établi en 1991 par la Société Centrale d'Apiculture, perpétue la tradition du rucher-école, créé en 1856, par Henri Hamet (1815-1889).

 

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Considéré comme « le père de l'apiculture française », Henri Hamet fut tour à tour ou simultanément libraire, instituteur, professeur de collège, directeur du journal « Le Cultivateur » et d'une fabrique d'hydromel.

 

En 1854, s'appuyant sur un vivier de passionnés, il créa la Société Centrale d'Apiculture et développa, en 1856, le rucher-école de la pépinière du jardin du Luxembourg, « grâce à la concession accordée par le Général Marquis d'Hautpoul, grand référendaire du Sénat. »

 

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Il publia en 1859 un Cours d'Apiculture qui connut de nombreuses mises à jour et rééditions.

 

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Il est inhumé au Cimetière du Montparnasse dans « une concession perpétuelle gratuite décidée par la Ville de Paris ».

 

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En 1866, dans le cadre des travaux haussmanniens, la pépinière fut détruite lors du percement de la rue Auguste Comte (rue qui borde aujourd'hui les grilles du jardin du côté de l'avenue de l'Observatoire). Le rucher disparut mais il fut réinstallé à son emplacement actuel en 1872. On l'a entièrement reconstruit en 1991.

 

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Chaque année, en automne, le miel collecté est vendu à l'Orangerie du Luxembourg.

 

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(Image Solutions-santé.net)

 

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Les cours dispensés initient les élèves à la magie qui s'opère « de la fleur au pot de miel ». Ils se déroulent de février à fin septembre et sont interrompus en juillet et en août. Un examen final permet de valider le diplôme d'apiculture. Le tarif pour l'année est de 250 euros.

 

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Les ruchers sont de plus en plus nombreux dans les jardins et sur les toits de Paris. En dépit de la pollution, les abeilles apprécient l'environnement de la capitale, comme en témoignent les colonies du parc Georges Brassens (15e arrondissement), du parc Monceau (8e), du parc Kellermann (13e), du Jardin d'Acclimatation (16e), du Jardin partagé de l'Aqueduc (14e), du Parc Floral de Vincennes, des Jardins du Conseil Régional (7e), du rucher-école de Montreuil mais aussi des toits de l'Opéra Garnier, de la sacristie de Notre-Dame de Paris, de l'Église Réformée de l'Étoile (avenue de la Grande Armée, 17e), du restaurant « La Tour d'Argent », de la Mairie du 4e arrondissement et du Crédit Municipal, situé dans le Marais...

 

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Il existe plus de trois cents ruches dans Paris...

 

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(Imagerie trouvée sur le site de la Grande Épicerie)

 

De plus en plus de particuliers décident de « sauter le pas » et de créer leur propre rucher sachant que, depuis le 1er janvier 2010, ils doivent obligatoirement déclarer la présence de leurs abeilles auprès de la Préfecture de Police.

 

Le miel de Paris se vend lors des fêtes du miel, chaque automne, dans plusieurs parcs et jardins, mais aussi sur les marchés (Place des Fêtes, Porte Dorée, Cours de Vincennes, etc...) et dans les épiceries fines comme Fauchon ou la Grande Épicerie. Les magasins Monoprix fabriquent également leur miel et le distribuent sous la marque « Monoprix Gourmet ».

 

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Que butinent les abeilles du Jardin du Luxembourg ?

 

De nombreuses plantes mellifères, des fleurs d'aubépine, de pommier, de poirier, de prunus, de tilleul ou de marronnier... Le verger, situé à proximité du rucher, les attire par la variété de fleurs et de fruits qu'il abrite et la fontaine miniature aux vasques brillantes leur apporte l'eau dont elles ont besoin.

 

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Le pommier à fleurs (Malus floribunda, Rosacées) dont la floraison blanche et rose constitue un « mets de choix » pour nos amies ailées.

 

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(Image Larousse.fr)

 

Je ne peux que rappeler combien les abeilles sont des êtres fragiles et indispensables à la survie de l'humanité. L'abeille est une sentinelle, une nourricière, une guérisseuse hélas menacée par les pesticides, les O.G.M et les changements climatiques. Nombreux sont ceux qui prétendent le savoir mais qui ne prennent pas conscience de l'urgence de la situation, dans le « concret ».

 

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Je vous souhaite une excellente semaine et je vous remercie, une nouvelle fois, pour vos messages et vos pensées d'amitié. Je continue de cicatriser. Mes plaies sont profondes et pas encore refermées. Plusieurs mois seront nécessaires. Je pense bien à vous et ne vous oublie pas, même quand je garde le silence. Gros bisous...

Plume

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