Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #blog, #box, #galere, #moment, #reseau

 

Image001.jpg

 

Chers Aminautes,

 

Je ne peux pas publier pour le moment ni passer vous voir sur vos blogs mais je n'oublie pas de penser à vous.

 

Mon quartier est dans un chantier monumental, le réseau Internet est en grosse galère, notre box nous a lâchés et nous attendons la prochaine en espérant qu'elle arrivera à se connecter vu les problèmes de réseau. On est en bas-débit, vraiment bas...

 

Christophe, tant bien que mal, a programmé ce petit billet à son travail mais il est aussi en galère de réseau. Quant au télétravail, il ne peut pas bosser pour le moment vu qu'on attend la box...

 

Dès que possible, je vous retrouverai pour de nouvelles aventures bloguesques mais je ne sais pas quand... En attendant, gros bisous et surtout, prenez soin de vous !

 

Cendrine

Plume

Voir les commentaires

Publié le par maplumefee
Publié dans : #david, #peintre, #remouleur, #tableau, #teniers

 

Image001.jpg

 

 

Image002.jpg

 

 

En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Pour le samedi 6 Mars, le thème est « Métiers qui ont aujourd'hui disparu, ou quasiment disparu... »

Les participations sont sur le blog de LilouSoleilhttps://lilousoleil.wordpress.com

 

Bon Courage à Lilou pour ses ennuis Internet, j'espère que ça va aller mieux...

 

Je précise aussi qu'avec Christophe, nous avons de gros soucis de réseau et hier la box ne marchait plus pendant des heures. Du coup, impossible de souhaiter les vœux d'anniversaire à une Amie très chère qui se reconnaîtra, désolée, grr... Mais, j'ai réussi ensuite, youpi !

 

Je publie et je passe chez vous comme je peux. Le réseau coupe brutalement et quand ça le fait, ça peut durer des heures, du coup, stand by... Je pense à vous mais la technique a ses caprices...

 

Allez, je crois au fait de pouvoir publier mes articles ce samedi...

 

J'ai choisi d'évoquer le personnage du Rémouleur, à travers un tableau de David Teniers le Jeune (1610-1690) qui fut l'un des plus grands artistes flamands de son temps.

Le Rémouleur... Un mot plein de charme suranné qui désigne un vieux métier, une activité itinérante d'antan qui peut se pratiquer encore mais de façon très confidentielle. Autrefois, le Rémouleur ou Gagne-Petit sillonnait les rues avec une sorte de banc portatif ou une charrette agrémentée d'une meule grâce à laquelle il pouvait aiguiser une myriade d'ustensiles et d'instruments dotés de lames.

« Rémouleur, Rémouleur ! Repasse couteaux ! Repasse ciseaux ! »

 

Image003.jpg

 

Le tableau de David Teniers est une huile sur bois, conservée au Louvre, qui a servi de modèle d'enseigne pour un magasin du Vieux Paris. On appelait ce commerce dont la façade se laisse admirer au numéro 23 de l'avenue de l'Opéra : « Au Gagne-Petit ». Un Monoprix y est installé depuis de longues années et, depuis le 22 mars 1983, les ornements préservés de la façade sont protégés « au titre des Monuments Historiques ».

 

Image004.jpg

 

« Au Gagne-Petit » fut édifié par l’architecte Auguste Tronquois (1829-1884) entre 1876 et 1877, à l'emplacement d'un magasin de toiles qui avait été fondé en 1844 par Monsieur Bouruet-Aubertot, rue des Moineaux, avant la création de l'Avenue de l'Opéra. Perçu comme un hommage au métier de Rémouleur, « Au Gagne-Petit » donna son nom à différentes boutiques dans toute la France.

 

Image005.jpg

 

La belle entrée se pare, dans ses hauteurs, d'un bas-relief directement inspiré du tableau Le Rémouleur de David Teniers. On reconnaît aisément le personnage et son espace de travail. Quant à l'arrière-plan de la composition sculptée, il est à la fois retravaillé et ressemblant à celui du tableau initial.

 

 

Image006.jpg

 

 

Image007.jpg

 

 

Je me souviens du Rémouleur qui, lorsque j'étais petite, s'arrêtait devant la maison de ma grand-mère maternelle, en Charente-Maritime. Cela m'amusait de le voir surgir sous la fenêtre de la cuisine comme s'il émergeait d'un almanach. J'aimais bien entendre tinter sa clochette et résonner son « cri/chant » caractéristique...

Ma grand-mère et ses voisins lui apportaient toutes sortes d'objets alors je me faufilais dans la foule et je contemplais les étincelles rouge et or qui jaillissaient de la roue/meule tournoyant grâce à une pédale sur laquelle, tel un homme orchestre, il appuyait.

Outre les objets de cuisine, il y a fort longtemps, il aiguisait aussi les armes... donnant ainsi une seconde jeunesse aux lames des épées, des couteaux et des poignards. Il savait se rendre, particulièrement, utile !

Évoluant sous l'égide de Sainte-Catherine d'Alexandrie (292-307), les Rémouleurs possédaient pour la plupart une petite image ou une effigie de leur sainte patronne, maîtresse de la roue...

Le nom Gagne-Petit vient des rudes conditions de vie de ces êtres qui sillonnaient les rues et les routes et ne gagnaient, bien qu'indispensables à la vie quotidienne, que peu d'argent...

 

 

Image008.jpg

 

 

Image009.jpg

 

Esprit prolifique et brillant, David Teniers le Jeune (David II) fut peintre, miniaturiste, graveur, dessinateur, copiste de renom et il s'illustra à travers la nature morte et la peinture d'histoire, le portrait, la peinture de paysage et de genre.

 

Il naquit dans la haute société artistique d'Anvers, ville phare des arts à son époque. Il était le fils de David Teniers le Vieux, peintre émérite et de Dymphna de Wilde, une amatrice éclairée. Il devint, en 1637, le gendre de Jan Brueghel l'Ancien en épousant Anna Brueghel qui lui donna cinq enfants. Son oncle, Julian Teniers III était un célèbre peintre et un marchand de tableaux. Il fut un intime d'Adriaen Brouwer (1605-1638) et de Pierre Paul Rubens (1577-1640). Il fut aussi le père du peintre David Teniers III.

 

 

Image010.jpg

Autre version de son Rémouleur

 

 

Avec un sens affirmé du détail et un audacieux mélange de truculence et d'élégance, il représenta des alchimistes, des apothicaires, des comédiens, des médecins, des buveurs (Le Joyeux Buveur...) et des joueurs de cartes et de dés dans les tavernes, des fumeurs de pipe, des paysans travaillant la terre... Il était fasciné par les effets de lumière et plusieurs de ses paysages possèdent un côté crépusculaire et fantasmagorique. Il aimait représenter les éléments, la neige, les mouvements changeants des nuages et les clairs de lune... Sa touche, au fil des années, s'allégea pour devenir de plus en plus poétique.

Il occupa des postes prestigieux : Doyen de la Guilde de Saint-Luc, Maître de la Chapelle du Saint-Sacrement à l'église Saint-Jacques d'Anvers, responsable de Collections Royales et Princières... Il reproduisit des tableaux de maîtres vénitiens dans des catalogues (Le Theatrum Pictorium) très renommés qui enrichirent les collections de l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg mais également celles de souverains épris d'art, comme le roi Philippe IV d'Espagne, la reine Christine de Suède, le Prince Guillaume II d'Orange...

Anobli en 1663, il fonda une Académie d'Art à Anvers.

 

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre de Georges Louis Picard (1857-1943), intitulée La Vendeuse de Violettes... Autre regard sur la vie, autre métier d'antan, la bouquetière itinérante...

Image011.jpg

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/03/le-tableau-du-samedi-georges-louis-picard-1857-1943-la-vendeuse-de-violettes.html

 

 

Je réitère mes soucis d'Internet et de réseau... Réussir à publier quelque chose est déjà bien, vu le contexte...

 

Gros bisous, prenez bien soin de vous, merci de votre fidélité !

 

Image012.jpg

 

Des couleurs pour vous ! Autour de mon immeuble...

 

 

Image013.jpg

 

Image014.jpg

 

Image015.jpg

 

Image016.jpg

Plume

Voir les commentaires

Publié le par maplumefee
Publié dans : #Banville, #Davioud, #elysee, #fontaine, #marigny, #saisons, #Théodore

 

Image001.jpg

Petit Ange de Printemps...

 

Image002.jpg

Chérubin d'Automne...

 

Image003.jpg

 

Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

L'année file déjà... Les Saisons papillonnent alors j'ai choisi pour ce premier mardi de Mars un poème que j'aime beaucoup : Les Saisons de Théodore de Banville (1823-1891).

 

« Transformant les horizons

Où les nuages s’amassent,

D’un pas léger les Saisons

Passent.

 

L’Hiver frileux et subtil,

Parmi son pâle cortège,

Est blanc comme un lys, quand il

Neige.

 

Le Printemps, dans les palais

Sous ses fleurs cache les marbres,

Et pose des nids dans les

Arbres.

 

Sous les grands cieux triomphants,

L’Été, plein d’apothéoses,

Dore les fronts des enfants

Roses;

 

Et le rouge Automne, cher

Au vendangeur, nous enseigne

Par son raisin dont la chair

Saigne. »

 

Écrit le mardi 3 août 1886, pour le recueil intitulé « Dans la Fournaise ».

 

Surnommé par ses amis « le poète du bonheur », Théodore de Banville excella dans l'art d'explorer les ressources profondément variées de la poésie française.

 

Éclectique dans l'âme, il écrivit une partition Romantique et Parnassienne, brodée de fièvre Symboliste et il sut convier son public à de remarquables voyages en mots... J'illustre aujourd'hui son poème avec un monument parisien qui rend hommage aux Saisons.

 

 

Image004.jpg

 

Dans la partie nord des Jardins des Champs-Élysées, à proximité du Palais de l'Élysée, dans un petit square bordant le Théâtre Marigny, se dresse une fontaine pleine de charme qui fut réalisée de 1839 à 1840 par l'architecte Jacques-Ignace Hittorff (1792-1867) et le sculpteur Jean-Auguste Barre (1811-1896). Le célèbre architecte urbaniste Gabriel Davioud (1824-1881) lui apporta certaines modifications en 1863.

 

Image005.jpg

 

Cette fontaine est en résonance artistique avec trois autres fontaines situées dans les Jardins des Champs-Élysées, soit la Fontaine de Vénus dite des Ambassadeurs, la Fontaine de Diane et la Fontaine de la Grille du Coq. Les bases des fontaines sont identiques et les parties supérieures sont travaillées différemment. Je vous ai déjà présenté la Fontaine de Vénus et j'aurais l'occasion de vous montrer les autres fontaines dans de prochains billets.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-fontaine-de-venus-ou-fontaine-des-ambassadeurs-et-le-poeme-du-mardi-a187391046

 

 

Image006.jpg

 

La Fontaine du Cirque accueille les promeneurs dans le square Marigny, un lieu qui rend hommage au Marquis de Marigny (1727-1781), Directeur Général des Bâtiments du Roi, des Arts, Jardins et Manufactures Louis XV, de 1751 à 1773.

 

Le square fut ouvert en 1859 mais son espace initial fut aménagé en 1616, à l'initiative de Marie de Médicis (1575-1642). La reine fit « créer une allée paysagère sur un terrain marécageux » et en 1670, cette allée paysagère devint, grâce au talent d'André Le Nôtre (1613-1700), l'avenue des Champs-Élysées.

 

Image007.jpg

 

Image008.jpg

 

La Fontaine du Cirque est ornée de quatre statues d'enfants qui représentent chacun les Saisons et soutiennent une vasque parée de têtes de lions, de sangliers, de chiens et de loups. Les Chérubins dominent une vasque en pierre appuyée sur un piédestal de bronze octogonal que décorent quatre dauphins fantastiques et une élégante série de feuilles. Quand la fontaine est en activité, l'eau coule de douze mascarons en forme de têtes de lions, agrémentés d'oves, de feuillages et d'entrelacs.

 

Image009.jpg

 

 

Image010.jpg

 

Image011.jpg

 

Quatre dauphins représentent les forces aquatiques, la luxuriance et la fécondité... Des ornements que nous devons à François-Étienne Calla (1762-1836) qui fut l'un des plus importants fondeurs d'art de notre pays. Grand industriel, inventeur et mécanicien émérite, il établit à Paris d'impressionnants ateliers dédiés à la construction de machines-outils et de machines à vapeur. Il réalisa des fontes ornementales pour de prestigieux monuments de la capitale : Le Panthéon, l'Église de la Madeleine, les Fontaines de la Promenade des Champs-Élysées, la Fontaine Louvois face à la Bibliothèque Nationale Richelieu...

 

Les ornements signés Calla sont considérés comme des trésors architecturaux.

 

Image012.jpg

 

J'aime beaucoup cette fontaine et le lieu dans lequel elle se trouve... C'est un endroit charmant, retiré de l'agitation de la grande ville tout en étant à quelques encablures de l'Élysée et de la Place de la Concorde, on se sent pris dans une petite bulle à soi, dans une autre temporalité et cela fait du bien...

 

Image013.jpg

Plaisir de contempler ces petits personnages gracieux et potelés qui évoquent les Saisons.

 

Le Printemps avec des oiseaux amoureux,

L'Été avec sa faucille et des épis de blé,

L'Automne avec des grappes de raisin,

L'Hiver emmitouflé...

 

Image014.jpg

 

 

Image015.jpg

 

Pour toi LAURE, ce petit ange aux oiseaux ! Avec mon Amitié... Sourires complices...

 

http://laurefeerie.canalblog.com

 

Image016.jpg

Le Printemps et l'Été...

 

Image017.jpg

L'Hiver, le Printemps, l'Été dont la faucille est bien visible...

 

 

Image018.jpg

 

Près de la fontaine, on peut admirer l'élégante silhouette du Théâtre Marigny dont le nom rend hommage au Marquis de Marigny (1727-1781) que j'évoquais tout à l'heure. Le Marquis de Marigny, de son vrai nom Abel-François Poisson de Vandières fut, de 1751 à 1773, Directeur Général des Bâtiments du Roi, des Arts, des Jardins et des Manufactures. Il était le frère de la célébrissime Marquise de Pompadour (1721-1764).

 

Image019.jpg

 

Dans ce lieu qui s'appelait à l'origine « Carré Marigny », un physicien-prestidigitateur donnait en 1835 des spectacles de « Physique amusante, Fantasmagorie et Curiosités... »

 

L'endroit qui devient ensuite « Folies Marigny » connut des heures glorieuses sous la direction de Jacques Offenbach (1819-1880), à partir de 1855.

 

Image020.jpg

Les « Folies Marigny » devinrent à partir de 1859 le Théâtre Debureau, un théâtre qui fut démoli en 1881.

 

Image021.jpg

 

En 1883, Charles Garnier (1825-1898) construisit une rotonde dodécagonale précédée d'un avant-corps abritant un porche monumental. En ce temps-là, les Parisiens se pressaient au « Panorama Marigny » pour y contempler des scènes de l'histoire de la capitale.

 

Image022.jpg

 

En 1894, le « Panorama Marigny » redevint « Folies Marigny » mais se transforma cette fois en music-hall réaménagé, jusqu'en 1898, par l'architecte néerlandais Edouard-Jean Niermans (1859-1928). Cet architecte de la Belle-Époque fut, entre autres réalisations, le maître d’œuvre brillant de l'Hôtel Négresco à Nice...

 

Image023.jpg

 

Entre 1946 et 1956, le Théâtre Marigny accueillit la célèbre Compagnie de Théâtre Renaud Barrault. Elvire Popesco (1894-1993) dirigea l'endroit à partir de 1965 puis ce fut le tour de Robert Hossein (1927-2020). Pensées pour ce grand monsieur disparu... et pour tous les autres artistes qui ont développé leurs talents en cet espace...

 

Image024.jpg

 

Gros bisous, chers Aminautes et plein de belles pensées pour vous, avec du rose poudré qui annonce le Printemps...

Plume

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Eklablog