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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2021, #annee, #jpg, #sous, #voeux

 

MEILLEURS VŒUX, les AMI(E)S et BLOG EN PAUSE, quelques jours...

 

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Chers Aminautes,

 

Voici que s'éveille l'Année Nouvelle, tissée d'une multitude de lumières d'espoir !

 

Au terme d'une année riche de belles choses mais tant semée d'embûches et de contraintes... Au terme de cette année donc, s'ouvre un temps nouveau alors qui sait, ce temps nous sera peut-être propice, nous l'espérons !

 

Avec le cœur, je vous adresse, ainsi qu'à vos proches, tous mes Vœux de Bonheur, d'Amour, de Santé et de Prospérité afin que 2021 soit colorée de belles promesses et de projets réussis!

 

Je veux croire en l'Avenir et conserver l'Enthousiasme !

 

En cette période festive, je n'oublie pas les personnes esseulées, en souffrance, démunies et les ami(e)s de la toile qui ont été rudement éprouvé(e)s en 2020. Mais je veux vous redire ma foi en l'avenir et vous remercier pour votre soutien et vos paroles d'amitié.

 

Je vous souhaite une très belle année 2021 ! Avec de gros bisous...

 

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La tradition d'écrire des cartes de vœux, à l'occasion de la nouvelle année, naquit en Angleterre au XIXe siècle. Elle connut un formidable essor grâce à l'apparition du premier timbre-poste, en 1840, et à la mise au point de la Chromolithographie ou procédé d'impression en couleurs, par le lithographe Godefroy Engelmann (1788-1839), en 1837.

 

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Ces ravissantes cartes connurent un succès retentissant auprès des collectionneurs et se répandirent rapidement dans toute l'Europe.

 

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La tradition des vœux se mêle à celle, bien plus ancienne, des étrennes. Dans la Rome antique, on offrait aux personnes aimées de la verveine, pour que leur santé soit rayonnante tout au long de l'année, sous l'obédience de la déesse Strenia.

 

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D'après Symmachus, un auteur ancien, cette coutume fut introduite sous l’autorité du roi sabin Titus Tatius qui reçut des rameaux de verveine, cueillis dans le bois sacré de Strenia.

 

Dans la ville de Rome, Strenia s'appelait Salus et elle possédait un temple près du Colisée, au bout de la Via Sacra.

 

Les premiers présents, constitués de figues très sucrées, de dattes et de miel étaient destinés à apporter du bonheur, de la douceur et de la prospérité à leurs destinataires. Mais au fil du temps, on s'échangea, sous le regard de Janus, le dieu à double visage, des monnaies et des médailles d’argent.

 

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Statue qui évoque Strenia et Janus le clairvoyant, maître du calendrier, seigneur des croisées de chemins, détenteur des secrets de l'année écoulée et de l'année nouvelle.

 

Je vous ai présenté cette statue dans l'article La Fontaine des Carmes et le Square Gabriel Pierné...

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-fontaine-des-carmes-et-le-square-gabriel-pierne-a131920482

 

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A l'exception de Tibère et de Claude, les empereurs romains appréciaient de recevoir des étrennes mais, à l'instar d'Auguste, certains en redistribuaient une part conséquente.

 

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En France, jusqu'au XVIe siècle, le début de l'année variait suivant les provinces et les diocèses. Sous le règne des Mérovingiens, l’année commençait le 1er mars. Sous le règne de l'empereur Charlemagne, elle débutait le jour de Noël. Dans la France capétienne, elle coïncidait avec les fêtes de Pâques et dans certains endroits, c'était le 25 mars ou le premier avril. (Vous pouvez consulter, à ce propos, mon article sur Les Poissons d'Avril.)

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-poissons-d-avril-version-2019-a161697374

 

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Le roi Charles IX (1550-1574) décida de résoudre cette « complication » en fixant au premier janvier, dans l'ensemble de la France, le début de l'année civile. Le 9 août 1564, il signa l'édit de Roussillon qui n'entra en vigueur qu'en 1567.

 

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Charles IX de France (1550-1574), fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Huile sur bois d'après François Clouet (1515-1572), conservée au musée national du Château de Versailles.

 

En 1622, la mesure fut étendue à l'ensemble du monde catholique grâce à l'adoption du calendrier grégorien.

 

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A la fin du XIXe siècle, l’engouement pour la figure mythologique complexe du Père Noël modifia la coutume d’offrir des cadeaux le 1er janvier. Le jour des étrennes se confondit alors avec celui de Noël et les cadeaux furent échangés le 25 décembre.

 

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Que la fée de l'année exauce vos rêves et vous offre les plus beaux présents pour 2021! Merci de vos vœux si gentils, ils me font très plaisir...

 

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Quant au Gui chargé de boules blanches ou baies de lune sous lequel on s'échange le baiser de Freya (la déesse de l'amour nordique), il nous ramène à de très anciennes traditions druidiques d'Europe. Au début de la nouvelle année, il était cueilli traditionnellement et porté dans les foyers pour y attirer la chance et la prospérité et favoriser la venue de beaux enfants vigoureux. Au chant « d'Aguilané » : « Au Gui l'An Neuf », il devait rendre les femmes plus fécondes, repousser les fièvres et les entités démoniaques. Il apportait la force de l'Esprit Vert, l'esprit du Green Man, seigneur de la sylve au cœur des neiges hivernales...

 

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Je vous embrasse bien fort!

 

Et merci à notre ami Jean-Marie pour les cartes qu'il nous a offertes !

 http://lejardindejeanmarie.eklablog.com/chansons-theme-ont-danse-pour-finir-l-annee-a204807930

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bal, #dame, #feu, #minuit, #sous

Un rêve m'a troublée, il est devenu poème...


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Bal de Minuit à Notre-Dame


Flammes saignant dans ton regard

L'orage attise sa chaleur

Sous le ciel d'or et de brocart

Je danse au rythme des couleurs


La cathédrale en ses atours

Offre son parvis étoilé

Aux personnages de velours

A nos désirs ensorcelés


Happées dans cette bacchanale

Nos ombres se sont dévorées

La pleine lune cardinale

Tisse la moire des secrets


Vampires sous vos beaux visages

Lamies et serpentes voilées

Investissez ce paysage

De pierre et de cendres mêlées!


Voici la rose boréale

Torrent de feu cristallisé

Sous le spasme de ses pétales

Le chant du Diable s'est brisé...


Cendrine


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L'oeil des songes, corolle de lumière en suspension...


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La scène du bal des vampires dans le film Van Helsing, réalisé par Stephen Sommers, 2004.


Rouges étreintes mêlées d'or

Le feu et son rire haletant

Les particules de mon corps

Tremblent aux lèvres de l'instant...


Cendrine


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #ainsi, #automne, #feuille, #flamme, #sous

Pour la communauté poétique de Suzâme (http://suzame-ecriture.over-blog.com), Textoésies et vous, mon inspiration sur le thème de l'Automne, un zeste de saison...


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The Enchanted Forest, 1921, par Ida Rentoul Outhwaite, illustratrice australienne (1888-1961).


Flamme d'automne


Ainsi va l'automne

Sous sa cape de vent

Baluchon sur l'épaule

Aux caprices du temps


Sortilèges qui dansent

Dans les feuilles diaprées

Valse d'incandescence

Aux parfums égarés


Ainsi rêve l'automne

Près du vieux chêne aux loups

Dans le froid qui bourgeonne

Sous son masque de houx


Les couleurs tourbillonnent

En ce bal éphémère

La forêt s'abandonne

A la fièvre des cerfs


Sous la lune d'orage

Leurs forces décuplées

Dans la ronde sauvage

Versent le sang doré


Souffles qui s'entrelacent

Sous les arceaux des fées

Pendeloques de glace

Aux velours des trophées


Ainsi tremble l'automne

L'ombre dans sa crinière

Ses doigts rouges couronnent

La tisseuse d'hiver...


                                    Cendrine


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Hiver, Lauri Blank


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Sur la patine des chemins, le vent disperse les ombres de l'été...


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Tendez l'oreille, on entend l'herbe crépiter...


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Ensorcelées dans la lumière d'or
Les feuilles attisent ce mouvant décor
Ivre de leur fièvre sucrée...



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Au rythme de mes pas
Il est une feuille
En robe d'or bruni
Où s'unissent des lignes
Et des runes de vie...



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Automne en liesse sur le mur
Pampres de soleil en parure
Vigne de coeur au souffle de Paris...



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Lumière douce de Novembre
Pour une feuille rescapée
Trésor de sève où la vie danse
Un dernier ballet verdoyant
Mais la belle est déjà marquée
Par une écriture de sang...



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Entre deux giboulées d'automne
La feuille posée par le vent
Chuchote ses pensées d'aurore
Pétale rose incandescent...



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Au front des arbres métamorphosés
Les rutilances nourricières
Tissent dans la brume sorcière
Les nacres des mondes glacés...



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Que l'Automne vous offre ses beautés, avant qu'elles s'évaporent et que d'autres couleurs et d'autres textures s'installent dans le paysage. Nous nous loverons alors dans les légendes hivernales...


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Queen of Owls, Nene Thomas


Je vous remercie, de tout coeur, pour votre fidélité et vos très nombreux messages! Je souffle vers vous une myriade de pensées d'amitié...


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #oeuvre, #orage, #rodin, #sculpture, #sous

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En ce Printemps capricieux, je vous invite à franchir les grilles du Jardin des Tuileries et à vous diriger, sous les magnifiques voûtes de verdure, vers le Musée de l'Orangerie.

 

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Marronniers et tilleuls dessinent, sur notre parcours, une luxuriante forêt...

 

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L'Orangerie est ce bâtiment tout en longueur, remarquable d'élégance et de sobriété, qui se dresse face à la Place de la Concorde, à l'extrémité occidentale de la Terrasse du Bord de l'Eau. Il accueille une sélection raffinée de peintures impressionnistes et post-impressionnistes et forme un écrin privilégié pour les célèbres Nymphéas de Claude Monet.

 

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La Terrasse du Bord de l'Eau domine, d'un côté, la Seine et ses quais ombragés et, de l'autre, de ravissants parterres fleuris.

 

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Dans ce monde « en vert », s'épanouissent de délicats orangers, réminiscences de ceux qui peuplèrent, pendant des siècles, l'allée centrale du jardin.

 

A la Belle-Époque, l'Allée des Orangers formait une promenade particulièrement prisée. Bordée de grands marronniers, elle constituait une galerie d'exposition à ciel ouvert pour les Parisiennes qui y déployaient leurs accessoires de mode. Les jeunes gens s'y donnaient rendez-vous sous les frondaisons parfumées. Ils venaient y « sourire à des amours écloses l'hiver; sous les lustres, et maintenant épanouies au sein de la verdure, sous les brises embaumées du Printemps. » Edmond Texier: Tableau de Paris, 1852-1853.

 

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Originaire de Chine, l'oranger (citrus sinensis), pénétra en Europe à l'époque des Croisades (XIe-XIIIe siècle), par la voie méditerranéenne. De la Perse au Bassin Méditerranéen, l'orange amère ou bigarade parvint en Sicile et se diffusa ensuite dans le reste de l'Europe. L'orange douce fut découverte en Chine au XVIe siècle par les navigateurs portugais qui la rapportèrent en Europe.

 

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L'orange est associée au mythe du Jardin des Hespérides. Dans ce merveilleux jardin, situé à l'Extrême-Occident, au bord de l'Océan, coulaient des sources d'ambroisie destinées aux dieux. Un arbre fabuleux, porteur de « fruits d'or », s'y épanouissait, sous la garde d'un dragon à cent têtes, appelé Ladon et des gracieuses Hespérides.

 

Selon les mythes et les auteurs, les Hespérides étaient les filles d'Hesperus, le Couchant personnifié, ou celles du géant Atlas et de Nyx, la déesse de la Nuit. Les anciens récits les considèrent comme les filles de la Nuitet de l'Érèbe, les Ténèbres primordiales ou du Titan Phorcys, « le Monstrueux », divinité de la mer profonde et de Céto, la Sirène originelle...

 

Elles veillaient sur les précieuses pommes d'or, symboles d'immortalité, scintillant comme les étoiles dans le ciel.

 

L'arbre était un présent de Gaïa, la terre mère, à Héra, la reine des dieux, lors de son mariage.

 

Le héros grec Héraclès pénétra dans le jardin pour dérober les fameux fruits, pommes de lumière assimilées aux luxuriantes oranges...

 

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Héraclès et les Hespérides, villa Albani à Rome.

 

L'orange est un symbole de fécondité, de protection et de prospérité. Fruit précieux donné comme cadeau de Noël aux enfants, à la Belle-Époque, dans l'Entre-Deux-Guerres et après...

 

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La fleur d'oranger était offerte, sous forme de couronnes parfumées, aux jeunes mariées.

 

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L'Orangerie fut érigée à partir de 1853, sur les plans de Firmin Bourgeois, pour accueillir les orangers des Tuileries, entreposés jusque là dans une galerie du Louvre. Ludovico Visconti (1791-1853), architecte de l'empereur Napoléon III, termina la construction de ce grand vaisseau de pierre.

 

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Ses lignes classiques s'harmonisent avec celles des grands Hôtels de la Place de la Concorde (l'Hôtel de Crillon et l'Hôtel de la Marine).

 

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Une orangerie est traditionnellement un bâtiment clos, doté de vastes fenêtres tournées vers le Sud. Il y règne une température agréable et bien régulée. Les agrumes en bacs ou en pots et les végétaux fragiles, comme les palmiers, y sont protégés contre le gel.

 

La mode des orangeries date de la Renaissance et vient d'Italie. Les orangers étaient gardés, à l'abri des intempéries, dans des « limonaiae ».

 

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Pendant la IIIe République, l'Orangerie des Tuileries fut transformée en salle de concert et en lieu d'exposition pour du matériel industriel et horticole, des objets artisanaux et des chiens de race. Elle accueillit, pendant la Première Guerre Mondiale, des soldats mobilisés et servit de dépôt d'armement.

 

Elle fut attribuée, en 1921, à l'administration des Beaux-Arts et destinée, comme son pendant, le Jeu de Paume, à devenir une annexe du Musée du Luxembourg. Mais Georges Clémenceau (1841-1929) proposa à Claude Monet (1840-1926) d'y installer Les Nymphéas et, le 17 mai 1927, le Musée de l'Orangerie ouvrit ses portes.

 

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A l'est et à l'ouest, les portes monumentales sont surmontées de frontons qui décrivent des sujets agricoles, sculptés par Gallois-Poignant, un des artistes du Louvre de Napoléon III (1808-1873).

 

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Les orangers d'aujourd'hui passent l'hiver dans l'Orangerie de Meudon. Ils s'épanouissent aux Tuileries pendant les beaux jours.

 

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Des sculptures d'époques variées contemplent l'écrin verdoyant du jardin et la forêt de petits agrumes.

 

bImage22.jpg Cette étrange silhouette, appelée Reclining Figure, accueille le visiteur au pied de l'escalier menant à la Terrasse du Bord de l'Eau. Création du sculpteur Henry Moore (1898-1986), elle date de 1951.

 

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Sa peau de bronze, scintillante après l'averse, est sublimée par les variations de la lumière.

 

L'art contemporain semble parfois hermétique ou peut ne pas correspondre à l'idée que l'on se fait du « beau » mais le pouvoir de l'imaginaire moderne nous réserve bien des surprises.

 

Ainsi, cette statue mystérieuse, récurrente dans l'oeuvre d'Henry Moore, évoque une sculpture maya appelée Chac Mool.

 

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En 1925, l'artiste découvrit au cours d'une exposition parisienne une des versions du Chac Mool. Il la déclinera, sous des formes particulières, tout au long de sa vie, avec les Reclining Figures.

 

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La lumière entre dans les cavités de ces corps étranges, passerelles entre les mondes anciens et l'écriture de la modernité. Cet art mystérieux nous fait osciller entre les royaumes mayas et les paysages enchantés du Yorkshire, comté d'Angleterre, où naquit l'artiste.

 

Henry Moore réinterpréta des figures emblématiques des civilisations anciennes et façonna des bronzes abstraits monumentaux liés, de manière sensuelle, maternelle et mystique, à la féminité.

 

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Les formes organiques et les divinités des mondes lointains ont constitué pour lui une source d'inspiration majeure.

 

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Fascinants Chac Mool

 

Bien qu'on la rencontre ailleurs, cette figure sacrée est très présente à Chichén Itzá, une ancienne ville toltèque et maya, considérée comme le principal centre religieux du Yucatán.

 

La cité s'est développée autour de deux puits naturels, appelés cenotes. Imprégnée de mystère, elle est associée aux forces calendaires, aux puissances guerrières et aux divinités aquatiques.

 

Le nom même de Chichén Itzá révèle cette présence « sacrée » de l'eau. Chi signifie bouche, Chén évoque le puits et Itzá désigne le sorcier de l'eau. On y honorait Chac, le dieu de la pluie, appelé Tlaloc par les Aztèques.

 

Des sacrifices étaient offerts au seigneur de l'eau. Les avis des historiens diffèrent au sujet des victimes précipitées au fond des cenotes sacrés: jeunes gens vierges, enfants morts très jeunes, prisonniers capturés lors de raids dans des cités rivales... Les « infortunés » étaient purifiés dans un bain de vapeur (temazcal) avant d'être jetés au fond des puits avec des offrandes: perles de jade, petits miroirs de pyrite, boules de copal, cristaux, figurines en forme de jaguar et de serpent...

 

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Inventé en 1875 par l'explorateur Auguste Le Plongeon, le terme Chac Mool signifie « Grand Jaguar Rouge » en maya yucatèque. Ce personnage de pierre est appuyé sur les coudes, dans une position demi couchée. Un plateau destiné à recevoir le coeur des sacrifiés repose sur son ventre.

 

Médiateur entre les hommes et les dieux, il se dresse au sommet du Temple des Guerriers Jaguar, précédant deux superbes piliers posés sur deux têtes de serpents géants.

 

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(Image trouvée sur le site Mexico Travel.)

 

Chac, Chaac ou Chaahk, frappe les nuages avec sa hache de foudre pour susciter le tonnerre et la pluie. A l'instar d'autres dieux mayas, il est à la fois un et multiple. Chaque point cardinal est associé à un Chac. Un rouge se situe à l'est, un blanc au nord, un jaune au sud et un noir à l'ouest.

 

Chac et ses avatars, les faiseurs de pluie, heurtent avec leurs haches de silex ou de foudre les serpents célestes qui crachent la pluie.

 

Protecteur des cultures et gardien des montagnes sacrées dans lesquelles le maïs a été dissimulé, Chac est un dieu de la fécondité, veillant sur les jeunes filles en âge de concevoir.

 

Il revêt parfois le masque de Tlaloc, le dieu aztèque de la pluie et de la végétation, pourvu de crocs allongés et de grands yeux ronds entourés de serpents.

 

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  Le Chac Mool du Templo Mayor à Mexico. Au lieu du plateau rituel, il tient un cuanhxicalli ou « réceptacle de l'aigle », vase sacré destiné à recevoir le coeur des sacrifiés.

 

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Le Chac Mool est le gardien des mystères de la pluie et de l'orage fécondant. Il préside à la métamorphose du guerrier en jaguar, animal sacré de la Mésoamérique. Conteur silencieux, il nous fait cheminer vers le splendeurs de la Grande Pyramide de Chichén Itzá, précédant les 364 marches qui convergent vers le plateau central, représentation grandiose des 365 jours de l'année.

 

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Lors des deux équinoxes, le soleil dessine un étonnant jeu d'ombre à la surface des escaliers et façonne le corps fantastique du Quetzalcoatl ou Kukulkan, le Serpent à Plumes.

 

Cette figure initiatique a profondément inspiré Henry Moore.

 

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L'artiste l'a féminisée et a fait jaillir de blocs de pierre, de bois ou de métal, de grandes formes étendues, réceptacles de puissance et de fécondité.

 

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Entre vallées profondes et excavations énigmatiques, cavités et réseaux de veines multiples, la magie serpente, nous rappelant que tout art renferme une dimension sacrée.

 

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L'art d'Henry Moore établit un lien intime avec les formes prénatales. Il sublime la mort et la vie, la courbe, le creux et la maternité. Les volumes ondulants font référence au corps du dieu maya de la pluie que l'artiste a réinterprété en le dotant d'attributs féminins.

 

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Fasciné par les éléments organiques et les êtres en métamorphose, Henry Moore est également connu pour sa collection « d'éléments ramassés »: coquillages, bois flottés, silex, crânes, os et squelettes de divers animaux...

 

Émanation des forces primitives, sa Reclining Figure trône depuis l'an 2000 au pied de l'Orangerie. Elle a remplacé L'Hommage à Cézanne, une sculpture d'Aristide Maillol datant de 1912.

 

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  La belle nymphe en plomb offre aux promeneurs ses lignes épurées.

 

Aristide Maillol (1861-1944) élabora des sculptures monumentales évoquant la statuaire grecque archaïque mais ouvrant, par leur volonté de rupture avec l'art descriptif du XIXe siècle, la voie vers l'abstraction.

 

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Habillés de verdure, les abords du Musée de l'Orangerie composent une séduisante promenade peuplée de sculptures hétéroclites. Lovons-nous, pour mieux les apprécier, sous les tilleuls aux frondaisons sucrées...

 

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 Ce lion farouche, aux prises avec un serpent qui ne résistera pas longtemps à ses féroces mâchoires est l'oeuvre d'Antoine-Louis Barye (1795-1875), artiste romantique, célèbre pour ses tableaux et ses sculptures de grands fauves.

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En compagnie de son ami Eugène Delacroix, Antoine Barye étudia les animaux exotiques au Jardin des Plantes et réalisa des croquis sur nature qu'il traduisit dans la peinture et la sculpture. En 1833, Louis-Philippe lui commanda Le Lion au serpent, pour le Jardin des Tuileries. Cet animal rugissant est une allégorie de la Monarchie écrasant la sédition, trois ans après les sanglantes émeutes de 1830.

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L'animal que nous contemplons est une copie du lion en bronze original, conservé au Musée du Louvre.

 

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En 1846, Louis-Philippe passa commande à Antoine Barye d'un pendant pour Le Lion au serpent. Le magnifique Lion assis fut terminé en 1847 et placé en 1867 sur le Quai des Tuileries, à l'entrée du Guichet de l'Empereur.

 

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On lui adjoignit un « jumeau » et les deux fauves formèrent les gardiens majestueux de la Porte des Lions.

 

Ce prédateur magnifique incarne la majesté et la sérénité. Le traitement romantique de son expression le fait tendre vers l'anthropomorphisme.

 

aImage44 Ce lion farouche offre un contraste saisissant avec celui de Giuseppe Franchi (1731-1806).

 

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Un élégant lion de marbre, emblème héraldique, réalisé en 1806 d'après l'antique, et installé en 1819 face à la Place de la Concorde.

 

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(Vous pouvez cliquer ici pour consulter mon article sur la Place de la Concorde.)

 

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Il est un endroit que j'aime particulièrement...

 

De l'autre côté de l'Orangerie, vers les bassins fleuris bordant le bassin octogonal des Tuileries, trois statues d'Auguste Rodin (1840-1917) se dressent sur une vaste pelouse.

 

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« L'Homme d'Airain » nous livre un florilège de son art: Ève(1881-vers 1899), Méditation avec bras (1881-vers 1905) et L'Ombre(1881-vers 1904).

 

 

aImage49.jpg Ève est l'incarnation de la féminité universelle. Ses attitudes sont à la fois sensuelles et retenues; ses courbes, des torrents de lumière.

 

aImage50.jpg Son corps est une offrande qui semble jaillir du rocher.

 

Rodin a exalté la femme en création et la mère en devenir. Le modèle choisi était une ravissante italienne, surnommée la « panthère » par l'artiste. Au fil des séances de pose, Rodin, insatisfait, modifiait constamment ses volumes jusqu'à ce que la jeune femme lui révèle qu'elle était enceinte. Il choisit alors de laisser l'oeuvre inachevée, dans sa beauté brute et voluptueuse...

 

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La Méditation ou la Voix intérieure fut créée en hommage à un recueil poétique de Victor Hugo.

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Dansante et repliée sur elle-même, sereine et cependant tendue, elle exprime un mouvement secret, un état particulier de réflexion qui nous attire vers les songes...

 

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L'Ombre ou Adam, tout en virtuosité, reflète le chaos qui habite le personnage après son exclusion du Jardin d'Eden. Dans l'oeuvre alchimique de Rodin, le corps sensuel épouse les convulsions de l'esprit...

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L'artiste crée une mosaïque de tensions et de formes apaisées, comme les pleins et les déliés d'une magistrale écriture.

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La musculature de ses personnages impressionna tant ses contemporains que certains l'accusèrent de mouler ses sculptures sur modèle vivant (surmoulage).

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Une liberté créatrice intense, quasi-pulsionnelle, caractérise l'art de Rodin. Son travail sur l'anatomie et la matière est le fruit d'une écriture très personnelle. Celle-ci explore des courants anciens, comme le maniérisme, et rend hommage au génie créateur de Michel-Ange.

 

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La vie de Rodin fut une suite de luttes et de défis. Atteint d'une forte myopie, il fit des études médiocres mais développa, de manière très intime, son sens du toucher. Il apprit la sculpture auprès de maîtres comme Antoine-Louis Barye et Albert-Ernest Carrier-Belleuse mais échoua au concours d'entrée de l'École des Beaux-Arts. Il fut recalé trois fois à l'épreuve de sculpture en raison d'un style trop éloigné des conventions néo-classiques mais il fut engagé dans plusieurs ateliers.

 

Son amour des femmes et ses nombreux voyages (Belgique, Italie, Angleterre...) nourrirent son inspiration. La postérité retint surtout le nom de Rose Beuret, (modèle, maîtresse et épouse) et de l'infortunée Camille Claudel...

 

La passion de l'art et de la vie émane de chacune de ses créations. En 1877, il présenta l'Âge d'Airain, une sculpture si novatrice qu'il fut accusé d'avoir pratiqué un moulage sur modèle, mais l'oeuvre marqua le début de sa carrière d'artiste « reconnu ».

 

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L'Homme d'Airain ou l'Homme qui se réveille...

 

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La Porte de l'Enfer (1880-1917) apparaît comme une compilation grandiose de plusieurs de ses créations.

 

Ève et Adam encadrent l'oeuvre monumentale. La Divine Comédie de Dante (1265-1321), voyage allégorique à travers l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis, a enflammé l'esprit de Rodin.

 

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Il s'est souvenu de la Porte du Paradis, merveille de bronze doré signée Lorenzo Ghiberti(1378-1455), pour le baptistère de Florence.

 

La Porte de l'Enfer est couronnée par les Trois Ombres qui représentent une triple version d'Adam.

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Les Trois Ombres au Musée Rodin.

 

La réunion de ces trois figures forme une vision instantanée de la même oeuvre sous des profils différents. Elles ont été présentées à l'Exposition Rodin de 1900 sous le titre « Les Vaincus ».

 

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 Avant de poursuivre mon chemin, mon regard est attiré par ce personnage à la faucille qui couronne une des grandes fenêtres de l'Orangerie. Il tient l'attribut de la terre nourricière et des dieux des moissons.

 

Emblème de mort et de renaissance, d'espoir et de fertilité, la faucille est liée au sang de la terre et revêt la forme du croissant lunaire.

 

Dans la mythologie grecque, Gaïa, la Terre, façonne une faucille de silex pour castrer son époux Ouranos, le Ciel. Le couple divin avait engendré les Titans, les Titanides, les Cyclopes et les Hécatonchires, redoutables créatures dotées de cent bras et de cinquante têtes. Effrayé par sa progéniture, Ouranos la fit enfermer au fond du Tartare, lieu de désolation, mais Gaïa en prit ombrage. Elle remit la faucille à Chronos, son plus jeune fils, afin qu'il castre son père.

Le sang et la semence jaillirent, engendrant les Géants, les terrifiantes Erinyes, les Nymphes et la voluptueuse Aphrodite, déesse de l'amour...

 

La faucille est imprégnée de cette charge symbolique et mythologique. Elle représente le courage et la paysannerie, comme sur le drapeau soviétique.

 

Au Japon, où elle est considérée comme sacrée et protectrice contre la foudre, on la place sur le toit des maisons.

 

L'Orme de l'Orangerie et le Grand Commandement Blanc

 

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Près de l'entrée du musée, ce grand arbre au port majestueux, un Orme champêtre (Ulmus procera), étire son feuillage vers le ciel.

 

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Il est un des très rares rescapés de la graphiose, maladie qui décima, en 1980, la quasi-totalité des ormes de Paris.

 

Sous les règnes de François Ier et d'Henri IV, de nombreux ormes furent plantés dans l'espace urbain, autour des fermes et des châteaux. Au XVIIe siècle, l'orme était la première essence d'arbre dans la capitale.

 

Dans la Grèce antique, l'orme était l'arbre d'Hermès, le messager des dieux, maître de l'alchimie, gardien des routes et des carrefours. On l'associait aussi à Oneiros, le dieu des songes et de la nuit mystérieuse.

Pour les anciens Nordiques, l'orme était lié à Embla, la première femme, amante de Ask, le frêne.

 

L'orme est un arbre vénéré car on rendait autrefois la justice sous ses branches. Les traces de cet usage demeurent dans le quartier du Marais, près de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais. (A découvrir dans un prochain article...)

 

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De curieuses formes blanches se lovent sous son ombrage.

 

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Cette oeuvre d'Alain Kirili, qui date de 1985, se nomme le Grand Commandement Blanc.

 

Il s'agit d'un champ de signes abstraits, mélange d'alphabet et de formes géométriques évoquant des sortes de « cadrans solaires » qui projettent, à certaines heures de la journée, leurs ombres sur la pelouse. Ces mystérieuses polices de caractères en relief ont été installées à cet endroit en 2000. Elles sont en acier soudé et en peinture polyuréthane.

 

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Notre promenade autour de l'Orangerie se termine en compagnie du Baiser d'Auguste Rodin. L'érotisme triomphant de l'oeuvre l'a rendue célèbre dans le monde entier.

 

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Le thème du couple est majeur et inépuisable dans l'oeuvre de l'artiste. A l'origine, le Baiser est une sculpture en marbre d'un couple enlacé, réalisé à la demande de l'État Français pour l'Exposition Universelle de 1889.

 

Le groupe devait décrire les tragiques amours de Paolo et de Francesca, issues de la Divine Comédie de Dante. Les amants furent assassinés par le mari de Francesca pendant qu'ils lisaient la légende arthurienne de la reine Guenièvre et du chevalier Lancelot.

 

Face à la plénitude de la composition, Rodin renonça à placer les amants sur la Porte de l'Enfer. Le Baiser vola en quelques sorte de ses propres ailes et fut commandé dans de nombreuses versions.

 

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Après une exposition à succès au Salon de Paris en 1898, le fondeur Ferdinand Barbedienne proposa à Rodin un contrat pour exécuter des réductions en bronze de son chef-d'oeuvre.

 

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Le Baiser est l'apothéose du sentiment amoureux. Les amants fusionnent dans ce corps à corps d'une beauté inouïe. Leurs lèvres se donnent, s'épousent et leurs formes se dévoilent avec un bonheur émerveillé. L'impudicité dont Rodin fut accusé en son temps n'a heureusement plus cours aujourd'hui!

 

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L'oeuvre aimante, fascine et fait jaillir l'émotion. Sous la voûte de feuilles, le spectacle des amants est un pur ravissement.

 

Je vous laisse savourer ce délicieux Baiser et vous donne rendez-vous dans quelques jours pour la visite intérieure de l'Orangerie. Les célèbres Nymphéas de Claude Monet et les charmes de l'univers impressionniste seront à l'honneur. A bientôt...

 

Bibliographie

 

Jean-Pierre DELARGE: Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains. Paris: Gründ, 2001.

 

Pierre KJELLBERG: Le nouveau guide des statues de Paris. Paris: la Bibliothèque des Arts, 1988.

 

François NOËL: Dictionnaire de la fable ou Mythologie grecque, latine, égyptienne, celtique.Paris: Le Normant, 1810;

 

Gustave PESSARD: Nouveau dictionnaire historique de Paris.Paris: Lejay, 1904.

 

Félix DE ROCHEGUDE: Promenades dans toutes les rues de Paris. Paris: Hachette, 1910.

 

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Publié le par maplumefee
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Un franc soleil règne sur la capitale. Les mascarons du Pont-Neuf contemplent la Seine miroitante et je musarde, en délicieuse compagnie, sous les palmiers de Paris Plages...

 

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Du 20 juillet au 19 août 2012, de 8h00 à Minuit, les quais de Paris se transforment en lieux de villégiature estivale et de nombreuses activités gratuites sont au programme.

 

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La 11ème édition de Paris Plages est un peu particulière en raison du chantier qui occupe une partie de la voie Georges-Pompidou. La manifestation se concentre entre le quai des Tuileries et le Pont d'Arcole et plusieurs attractions se déroulent au Bassin de la Villette.

 

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Dans un décor ourlé de grandes vagues de bois, jaillit une forêt de parasols et d'oriflammes.

 

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Il est encore tôt mais dans une heure tout au plus les transats, les chaises et les confortables poufs et coussins aux couleurs anisées seront pris d'assaut.

 

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En attendant, l'occasion est bien trop belle de profiter des berges de la Seine vierges de tout véhicule à moteur et de contempler, d'une autre manière, l'architecture des ponts de Paris.

 

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Quand le soleil sera à son zénith, le jardin des brumes deviendra le refuge d'une foule ravie de se réapproprier l'espace urbain, de si agréable façon.

 

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Paris Plages, c'est aussi Paris verdure et Paris culture. Nous nous installons près de ce pot géant, à côté de la Bibliothèque éphémère Flammarion qui propose, chaque jour, un choix de trois cents ouvrages. De 11 heures à 19 heures, quai de la Mégisserie, il suffit de laisser sa pièce d'identité pour emprunter les livres désirés.

 

Les promeneurs sont séduits par un généreux florilège d'activités: cours de Taï Chi, de danse de salon, chasse aux trésors, Ludo Plage pour les enfants de 3 à 6 ans, boulodrome, espace baby foot, ateliers éducatifs, lecture...

 

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Le service public « Eau de Paris » met à la disposition des visiteurs deux machines à gazéifier et un stand d’eau fraîche avec distribution gratuite de sirop, tous les jours de 16h à 19h. Malgré l'affluence, chacun est servi dans une ambiance sympathique. Des fontaines réparties sur la longueur du parcours permettent également de s'hydrater.

 

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En cas de fortes chaleurs, cette douche insolite permet de se rafraîchir de pied en cap!

 

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Les établissements Lafarge sont l'un des sponsors de la manifestation. Ils sont responsables de l'extraction et de l'acheminement du sable de Paris Plages.

 

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Ce sable alluvionnaire, doux et particulièrement fin, vient de la carrière de Bernières-sur-Seine, dans l'Eure. Son gisement date du Quaternaire (entre 100000 et 800000 ans avant J.-C.) et se situe dans le lit d’un ancien méandre de la Seine.

 

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Roulé par les courants du fleuve, le sable s’est déposé, au fil du temps, sur les terres normandes, près des Andelys. Il est exploité à partir du sous-sol des anciennes boucles de la Seine.

 

Quelques jours avant que ce château soit érigé, j'ai photographié l'installation de la « plage » parisienne.

 

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De grandes barges, actionnées pas un pousseur, remontent la Seine jusqu'à Paris sur près de 180 kilomètres.

 

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Le fleuve est un moyen de transport écologique. Six barges fluviales sont capables d'acheminer le contenu de 250 camions!

 

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Pendant toute la saison de Paris Plages, le sable subit des analyses régulières, un entretien et un nettoyage rigoureux. A la fin de l’évènement, il est récupéré, traité, désinfecté et recyclé dans les jardins, les bacs à sable, les hippodromes, les manèges à chevaux et les équipements sportifs de la ville.

 

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Au cours de l'édition 2011, ce sable aux grains si fins a servi à réaliser le château de la Belle au bois dormant et les adorables Minnie et Mickey.

 

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D'un château à un autre...

 

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Un an plus tard, devant la bibliothèque éphémère, je profite d'une vue imprenable sur la Conciergerie tout juste restaurée. Ce vestige de l'ancien Palais de la Cité a des allures de château féerique mais l'Histoire y a semé son lot de tragédies...

 

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Les tours en poivrière qui rythment la majestueuse façade ont retrouvé depuis peu leur éclat. Les tours jumelles datent du règne de Philippe le Bel (1268-1314) qui fit remodeler et agrandir le palais. La Tour de César, à gauche, fait référence à la présence romaine dans l'Île de la Cité et la Tour d'Argent, à droite, garde le souvenir du trésor royal.

 

La tour isolée ou Tour Bonbec est la plus ancienne de l'édifice. Ses soubassements datent du règne de Saint-Louis (1214-1270) mais elle fut surhaussée au XVIe siècle et coiffée de sa tourelle conique. Elle abritait la sinistre salle où était pratiquée la question.

 

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A l'angle nord-est du palais, se dresse la Tour de l'Horloge, tour de guet rectangulaire au clocheton fin et scintillant. Je vous conterai bientôt son histoire et celle de la magnifique horloge qu'elle abrite...

 

Grâce à l'ouverture des voies sur berge, nous bénéficions d'un panorama exceptionnel sur l'Île de la Cité. Appuyée contre la balustrade, je savoure la subtile palette des couleurs et la beauté porcelainée du ciel.

 

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Les arches gracieuses du Pont au Change chevauchent la Seine, au pied de la Conciergerie, entre la rive droite et l'Île de la Cité.

 

Initialement, un pont fut construit, au IXe siècle, sur le grand bras du fleuve. Ce Grand Pont devint Pont au Change en raison des boutiques de courtiers de change, d'orfèvres et de joailliers qui y étaient installées. Détruit par un incendie en 1621, l'ouvrage fut reconstruit entre 1639 et 1647. Le nouveau pont en maçonnerie, qui comportait sept arches, était alors le plus large de Paris. Il subit des réparations en 1740 mais les maisons qu'il supportait étaient si imposantes et serrées les unes contre les autres qu'elles furent rasées en 1786. On imagine à loisir combien le paysage était différent...

 

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Le pont actuel fut construit, entre 1858 et 1860, sous le règne de Napoléon III et décoré de l'insigne impérial. Le Pont Saint-Michel fut reconstruit à la même époque et sur un modèle identique. Il se situe, dans l'alignement du Pont au Change, entre l'Île de la Cité et la rive gauche de la Seine.

 

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A l'occasion de Paris Plages, les abords du pont se transforment en île aux trésors.

 

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L'imagination s'anime auprès du bateau pirate et de la jolie sirène qui garde ses secrets. Cette plage artificielle dans un lieu insolite rencontre un vif succès, je peux vous l'assurer!

 

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J'aime cheminer sous les arches des ponts. Entre les piles profondes, les remous de l'eau sont électriques et l'écume danse sous les étraves des bateaux. Gorgées de lumière, les algues lèchent les vieux quais.

 

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Alors que j'approche du Pont Notre-Dame, une étrange voix frissonne dans la pierre. A travers le joyeux brouhaha environnant, elle chuchote les splendeurs et les outrages du temps.

 

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Cet ouvrage composite traverse le grand bras de la Seine, entre le quai de Gesvres et le quai de la Corse, sur l'Île de la Cité. Il se dresse, depuis 1853, à l'emplacement d'un des premiers ponts antiques de Paris. Entre 1910 et 1914, ses cinq arches furent réduites à trois et depuis, son arche centrale métallique dessine un bel arc étiré.

 

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Ce mascaron, sculpté sous le Second Empire, décore l'une des arches primitives. Dieu du fleuve nourricier, il sourit aux promeneurs qui découvrent ou redécouvrent ce patrimoine luxuriant.

 

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Bleu des oriflammes qui dansent dans l'air facétieux, bleu du ciel peuplé de nuages moutonnants, encre féerique de l'eau... les couleurs s'entrelacent et composent un magnifique tableau. On aperçoit le dôme du Tribunal de Commerce qui domine l'une des arches de pierre du Pont Notre-Dame, la pointe de la flèche de la Sainte-Chapelle, les tours de la Conciergerie et l'élégante silhouette du Pont au Change.

 

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Les nuages déferlent, le vent souffle des rumeurs de tempête mais le soleil va vite reprendre l'ascendant. Les ponts qui s'enchaînent dessinent un subtil réseau de veines irriguant le coeur flamboyant de la Cité.

 

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Je m'arrête un instant pour contempler le feuillage jade sombre de ce palmier, amusante incongruité dans l'architecture parisienne...

 

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… et me voici revenue vers le Pont-Neuf qui m'a déjà inspiré un article que vous pouvez retrouver en passant par le lien suivant: Les secrets du Pont-Neuf.

 

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Depuis la création de Paris Plages, j'y suis allée chaque année et j'ai vu croître l'engouement pour cette manifestation bon enfant, originellement destinée à accueillir ceux qui ne partaient pas en vacances.

 

Je déplore que des langues de vipère traitent les promeneurs de Paris Plages de « parasites » et les accusent, depuis une décennie, de « vampiriser les impôts des honnêtes gens ». Certains ont prétendu que des virus et des « maladies honteuses » sévissaient dans ce qu'ils qualifient de « sanicrotte géant ». J'ai donc résisté à onze étés de flâneries gourmandes et culturelles dans un pareil endroit!!!

 

Même s'il ne s'agit pas d'une vraie plage, l'opportunité de se détendre, de pique-niquer et de jouir du spectacle des ponts de Paris sous un angle différent séduit un public varié. Quant à la joie des enfants, elle est communicative!

 

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Notre promenade s'achève face au Pont des Arts et à l'Institut de France mais avant de clore cet article, je voudrais vous montrer un de mes lieux préférés. On n'y accède pas cette année à cause des travaux en cours sur la voie Georges-Pompidou.

 

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A l'ombre des piles du Pont Marie, j'ai tissé de bien agréables souvenirs. La vue est peut-être moins spectaculaire qu'ailleurs mais le calme ambiant formait un contraste bienvenu avec la joyeuse agitation ambiante. Lors des précédentes éditions de Paris Plages, la Bibliothèque éphémère Flammarion se situait à côté.

 

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Les solitaires, les rêveurs et les gourmands de lecture aiment cet endroit... J'y ai laissé naviguer mes pensées à fleur d'eau...

 

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J'ai cependant bien apprécié mes visites à Paris Plages en cet été 2012 et j'ai l'intention d'y retourner avant la fin de l’évènement.

 

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Je suis ravie de vous retrouver et je vous remercie pour les gentils messages que vous avez déposés sur mon blog pendant cette pause estivale!

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #petits, #place, #sous, #voeux

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Janvier s'est éveillé dans une farandole de souhaits chatoyants.

 

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Je vous remercie pour vos attentions et vos charmants petits mots, déposés sur les pages de mon blog. Merci également à ceux qui m'ont envoyé des cartes et des mails chaleureux.


En vous réitérant mes voeux de bonheur et d'excellente santé, je vous invite à prolonger la magie des fêtes, avec des images glanées en décembre, dans les rues de Paris.

 

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Autour de la place Vendôme, ont jailli des arborescences féeriques, des filaments mystérieux et des bouquets ardents.

 

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Le décorateur évènementiel Julien Septanil a orchestré cette scénographie de lumière appelée « Promenade dans la forêt enchantée ».

 

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Je contemple ces braises d'or, pétillantes dans l'écrin de la nuit, en songeant à mon aminaute Isa-Marie qui les aime tant. Son blog, Grelinette et Cassolettes, est un concentré de délices, de convivialité et de raffinement...

 

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A Châtelet les Halles, dans l'effervescence de décembre, a surgi un arbre étoilé de bleu et d'argent: le sapin des voeux, pièce maîtresse d'une poétique mise en scène.

 

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Sous le patronage de l'Unicef, en échange d'un don destiné à protéger l'enfance en danger, les passants pouvaient inscrire leurs voeux sur une étoile en carton. Et chaque petit bout d'espoir était suspendu aux branches de l'arbre géant.

 

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Des souhaits qui, je l'espère, se réaliseront...

 

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Des petits mots facétieux!

 

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« Je voudrais avoir une bonne moyenne en anglais, pour une fois, s'il vous plaît! »

 

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Le rêve sans frontières et le bonheur d'accueillir une année toute neuve...


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Étoiles au chant de vie, satinées de bienveillance...

 

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Arbre qui se nourrit de songes et de voeux, « moderne » émanation de rituels enracinés dans l'inconscient collectif. Le sapin des Halles nous rappelle les « arbres à loques » auxquels on accroche, depuis des temps très anciens, des morceaux de tissu, des rubans et des objets insolites pour inviter l'esprit sylvestre à accomplir les souhaits formulés...


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Devant sa parure d'étoiles, je suis en pleine transe photographique!

 

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Cheminons à présent de Châtelet aux Tuileries, où la Grande Roue de la Concorde nous offre, sous un ciel brumeux, un spectacle qui ne peut laisser indifférent.

 

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Roue du temps, carrousel argenté dominant une place de toute beauté, cette animation géante exerce sur les petits et les grands son pouvoir d'attraction.


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Bijou des glaces irradiant sa lumière enchantée sur le manteau de la nuit...

 

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Dans un camaïeu de gris, les oscillations de cet oeil hypnotique nous attirent entre deux mondes, au-delà de l'épaisse couche de nuages que seul le pyramidion de l'obélisque semble pouvoir percer.

 

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Pour lire ou relire mon article consacré à la place de la Concorde, il vous suffit de cliquer ici...

 

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Perchée à plus de 65 mètres de hauteur, la roue domine, telle une horloge tissant le temps, les Champs-Élysées et son marché de Noël.

 

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Depuis l'année 2008, 160 chalets, fabriqués dans les Vosges, se déploient chaque hiver sur la célèbre avenue, à l'initiative du forain Marcel Campion. Avec leurs lucarnes miniatures, leurs toits découpés et leur luxe de détails, ils sont joliment réussis.

 

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Entre la place de la Concorde et le rond-point des Champs-Élysées, ils présentent un large choix de cadeaux et de gourmandises traditionnelles.

 

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Il est agréable de cheminer dans les odeurs de marrons grillés, de vin chaud, de cannelle et de chocolat fumant.

 

Désolée pour le flou de certaines photos. Elles ont été prises dans la brume enveloppante, sous une pluie glacée...

 

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Mais cela n'altérait en rien le charme de la promenade...


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Ces petites matriochkas, fertiles symboles de la Russie des légendes, rayonnaient dans le gris ambiant.

 

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A quelques pas de la grande roue, se dressait le plus grand sapin de Noël d'Europe, titan de dix tonnes transporté depuis la forêt d'Abreschviller, en Moselle.

 

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Symbole des forces de vie frissonnant dans la main de l'hiver, il régnait avec majesté sur les festivités.

 

De l'autre côté de la place, la Patinoire des Cinq Continents aimantait petits et grands, vers ses chemins de glace.

 

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Ours blancs, cerfs, loups, pandas, pingouins, bisons... Trois cents animaux articulés étaient exposés, pour le bonheur des passants, dans de spacieuses vitrines.


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Le coeur en fête, sous les boules géantes qui dansaient dans les arbres, nous nous sommes laissés étourdir par un baiser de sucre candi... chut, il n'y a pas d'image!

 

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Nous n'avons pas chaussé de patins mais nos imaginations ont dessiné des ronds de fée sur la glace brillante...

 

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La patinoire a fermé ses portes mais le cycle des saisons nous conduit vers les prochaines lumières de Noël...

 

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Avant que l'esprit de la nouvelle année ne s'éclipse, sous ses broderies givrées, contemplons la décoration de ce restaurant, situé près de la cathédrale Notre-Dame.

 

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Dans cette rue préservée de l'agitation environnante, nous avons découvert cette crèche élégante et les animaux couleur de neige qui l'accompagnaient.


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Je referme, en vous embrassant bien fort, les pages de ce grimoire des fêtes. Une scintillante blancheur envahit nos paysages mais la fée hiver, dans ses arômes de chocolat chaud et ses senteurs balsamiques, nous emporte vers le royaume du printemps...


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Que le bonheur fasse chavirer vos coeurs et vos papilles!

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #automne, #feuille, #raisin, #rouge, #sous

Édition inspirée de Parures d'Automne et Atmosphères d'Automne, revue et augmentée...


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Soufflée par la tempête, dans les feuilles crépitantes, je déambule à travers Paris. La lumière est un carrousel qui redessine à l'infini le ciel, la végétation et la pierre...

 

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Sous les platanes féeriques

Drapé dans sa robe de sang

Flamboyant et fantomatique

L'automne danse avec le vent

 

Feuilles d'or mat qui caracolent

Entre les ombres mélangées

Passe une rouge farandole

Au sillage étrange et sucré...

                                 Cendrine

 

 

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Tapis et ronds de feuilles au pied des arbres composent des paysages oniriques.

 

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Brindilles d'or parfumé...

 

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Clarté du soir, source rêvée d'écriture pour les poètes qui papillonnent dans le Jardin du Luxembourg.

 

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Bel automne secret, plénitude des sens...

 

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La ravissante Bouche de la Vérité, de Jules Blanchard (1832-1916), sous les feuilles d'ambre pâle...

 

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Un ciel de notes sucrées, dernières parures verdoyantes...

 

 

Alchimie de l'Automne

 

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Le flamboiement des couleurs d'automne survient quand la chlorophylle disparaît. La production de ce pigment vert, dominant au printemps et en été, ralentit avec les changements de température et les modifications de la lumière. Entre l'arbre et les feuilles, la communication s'estompe. Un autre langage se développe, bien plus sauvage et intuitif...

 

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Lignes de vie...

 

Une sorte de liège se forme à la base du pétiole (pédoncule) de chaque feuille. L'arbre plonge dans une douce léthargie, émulsion de vie et de mort entrelacées. La couleur verte s'efface, au profit de pigments plus résistants, les carotènes et les xanthophyllesqui engendrent des couleurs rutilantes, flamboyantes et dorées, jaunes et orangées.

 

 

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Quand les feuilles sont gorgées de sucres, les somptueuses anthocyanines font leur apparition. Elles embrasent le feuillage des érables et la peau des pommes, créent le rouge sombre et bleuté des mûres et des myrtilles, la couleur pourpre du raisin...

 

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Des sucres enchantés, des encres chatoyantes, les pigments d'automne dans leur splendeur renouvelée...

 

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Précieuse

 

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Mystique

 

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Jungle métamorphosée...

 

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Luges à lutins...

 

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En robe de framboise, de mûre ou de cassis...

 

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Petites flammes enfiévrées

Qui forment rondes sur les prés

Cercles filants sur le bitume

Mues de serpent et noeuds de brume...

 

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Gourmandises suspendues...

 

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Comme de célèbres petites fraises qui titillent nos souvenirs d'enfance...

 

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La forêt en automne est un monde secret qui se révèle dans le chant des odeurs, le souffle des fougères, le crissement des feuilles et l'exaltation des sens...

 

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Géants de grès dans la forêt de Fontainebleau.

 

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Rochers moussus en automne, par John Atkinson Grimshaw(1836-1893), peintre victorien, admirateur du préraphaélisme.

 

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Les champignons se dévoilent le long des chemins forestiers, sur les sentiers de féerie qui souvent se confondent avec les sillons de la réalité... Ainsi mon regard caresse, sous la verdeur de ce jeune houx, une éclosion mystérieuse et dorée.

 

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Peut-être ont-ils poussé sous les souliers des lutins du bois?

 

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A moins qu'une fée les ait tissés avec des larmes de miel et des fils de soie...

 

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Créature des contes, la superbe amanite muscarine est indissociable des rituels chamaniques de l'automne. Mais mieux vaut ne pas tenter l'expérience sans en connaître les secrets et les dangers... Son chapeau rouge vif, parsemé de petites verrues blanches, est appelé chapeau de sorcière, trône ou tabouret de crapaud, champignon de fou, calice de lutin... On l'appelle aussi fausse oronge mais il porte bien d'autres noms...

 

Gorgé d'alcaloïdes aux propriétés hallucinatoires, il est utilisé pour ouvrir les portes du monde des esprits, communiquer avec les ancêtres, guérir certaines maladies et susciter des rêves prémonitoires. Les chamanes de Sibérie et d'Europe du Nord lui vouent, depuis des millénaires, un véritable culte.

 

D'après le folklore indo-européen, il aurait jailli au passage de Sleipnir, le cheval à huit pattes du dieu nordique Odin, poursuivi par les démons de l'orage. Quelques gouttes d'écume ensanglantée, tombant de la gueule du cheval fabuleux, auraient engendré ce champignon aux vertus magiques et divinatoires.

 

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Odin chevauchant Sleipnir,1924, par Arthur Rackham (1867-1939), illustrateur britannique fasciné par le merveilleux.

 

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Terre, écorces, branches, feuilles, textures qui s'animent entre lumière et ombre nous émerveillent avec leurs variations colorées.

 

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L'automne se révèle aussi au numéro 140 de l'avenue de Suffren,dans le 15e arrondissement de Paris. On y découvre une belle porte, à la fois sobre et délicatement ouvragée.

 

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Pampres de vigne, feuilles et grappes qui ruissellent sont autant de symboles d'abondance avant la venue de l'hiver.

 

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Peut-être avons-nous trouvé la demeure du dieu de l'automne mais chut, ce personnage mystérieux préfère sûrement garder l'anonymat!

 

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La transformation du raisin en vin relève, à bien des égards, d'une opération « magique ». De « l'œuvre au rouge » à « l'élixir de longue vie des alchimistes », le jus extrait du raisin représente le sang de la terre, « sève » rouge indissociable du pouvoir poétique et mystique de l'automne.

 

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Luxuriante allégorie de l'automne signée Alfons Mucha (1860-1939).

 

Vecteur d'ébriété, le vin fut surtout considéré, dans les civilisations anciennes, comme une boisson spirituelle, un breuvage intermédiaire entre le monde humain et celui des divinités.

 

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L'Automne, par Jean-Bernard Restout(1732-1797).

 

Cadeau du Seigneur de l'Extase, Hermès le Vendangeur, il favorisait le passage à un état d'ivresse sacrée. Le vieil adage « In vino veritas » signifiait que le vin était utilisé pour démasquer les mensonges et briser les enchantements. Boisson initiatique, il permettait la révélation des choses cachées.

 

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Le Roi boit, par Jacob Jordaens(1593-1678), vers 1640-1645, (Kunsthistorisches Museum, Vienne). Cette truculente épiphanie est l'un des thèmes favoris de l'artiste. Elle décrit une assemblée de personnages sémillants, une agape profane et sacrée dont les détails vulgaires (homme qui vomit sur le côté gauche de l'image) sont transcendés par la touche magistrale du peintre anversois.

 

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Fruits d'automne (Réputée atténuer les effets de l'ivresse, la pêcheest, dans les natures mortes, très souvent associée au raisin. Elle est aussi un emblème de Vérité.)

 

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Panier empli de pêches et de grappes de raisin, 1631, par Louise Moillon (1610-1696).

 

Consacré à Osiris dans l'ancienne Égypte et à Dionysos, le « deux fois né », dans la Grèce antique, le vin était voué par les Celtes au dieu de la mer, Manannan Mac Lir Morfessa, à Morgane la Fée et à la Morrigan, appelée la Grande Reine ou Reine des Fantômes.

 

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Osiris le civilisateur, le seigneur de la vigne qui préside à la pesée de l'âme...

 

« Qu'Osiris ne fasse qu’un avec Dionysos, qui pourrait le savoir mieux que toi Cléa, toi la supérieure des Thyades de Delphes (prêtresses de Dionysos), qui fut consacrée par tes père et mère aux rites Osiriens? ». Plutarque(50-125 après J.C.): Traité sur Isis et Osiris.

 

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La somptueuse Tombe de Sennefer ou « Tombe aux Vignes », à Thèbes (rive ouest). Sennefer était le Maire de la Cité du Sud, Intendant des jardins du temple d’Amon, sous le règne d’Aménophis II(1425-1401 av JC). (Image trouvée sur le site Passion égyptienne.)

 

En Égypte, la culture de la vigne est attestée depuis environ 3000 avant J.-C., sous le nom d'erpi.On appelait « yeux d'Horus »les raisins noirs aux grains brillants.

 

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Célébration dionysiaque

 

Offert en libation sur les tombes, utilisé par les chamanes pour l'invocation des esprits, lié à la richesse matérielle et à la fertilité, le vin symbolise aussi le sang du Christ versé pour racheter les pêchés de l'humanité.

 

Sève de la terre et nectar universel, il apparaît comme la quintessence des pouvoirs de l'automne qui confronte, à travers ses métamorphoses, les énergies de mort et les forces de fécondité.

 

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Morgane et la magie de l'automne (Je ne connais pas l'auteur...)

 

J'ai suivi le rire du vent

Mêlé de lumière et d'arômes

Au coeur d'un étrange royaume

Où pulsent les enchantements...

 

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De lumière et de sang...

 

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Une feuille rousse pour toi

Une feuille rouge pour moi

Une feuille orange et dorée

Pour y écrire nos secrets...

 

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J'aime profondément l'automne. Contempler la métamorphose des paysages, les arbres nimbés de brume et le ciel tourmenté, sentir le froid qui monte, une tasse de chocolat chaud à la main... je prends cela comme un luxe, dans une époque où tout va tellement vite...

 

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Allégorie de l'automne par Auguste Maillard (1864-1944).

 

Dans ce royaume de poésie, de réflexion et de mélancolie, la Nature est généreuse. Elle offre les pommes et les poires aux joues rebondies, le raisin voluptueux, les champignons, les noix, les châtaignes aux saveurs puissantes...

 

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Vous prendrez bien un de mes petits muffins au sirop d'agave, au chocolat noir et aux myrtilles, pour célébrer les charmes de la saison...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2013, #annee, #nouvelle, #sous, #tes

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Chers amis,


Je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, une merveilleuse année 2013!


Une année pétillante et colorée, riche en joies intenses, en délicieuses surprises et en projets réussis!


Je souffle vers vous mes voeux de santé, d'amour et de prospérité, pour que s'accomplissent vos rêves et que s'adoucissent les peines de 2012...


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Mettons le cap vers l'avenir, nos désirs en bandoulière et laissons rayonner nos sentiments...


Je vous embrasse très affectueusement!


Cendrine


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Nouvelle année tu fais ta belle

Avec tes jupons de dentelle

Qui dansent dans la nuit brodée

De givre et de bonbons de fée


Dans tes cheveux le vent des neiges

Tisse la soie des sortilèges

Avec tes larmes de rosée

Tu prends mon coeur dans un baiser


Nouvelle année aux doux pétales

Sous les étoiles de cristal

N'oublie pas les plus démunis

Les naufragés de cette vie


Leurs mots brisés leurs yeux fanés

Au festin de la destinée

A l'heure des enchantements

Sème leurs voeux au firmament


Nouvelle année rose d'hiver

Éclose au front des arbres verts

Nourris les corps berce les âmes

Dans la jeunesse de ta flamme


Flocons de lune et fleurs sauvages

Font scintiller le paysage

Le ciel dans tes rubans d'aurore

S'enivre aux légendes du Nord


Au creux de l'âtre familier

Sur la roue du calendrier

Dans le grimoire des saisons

Écris la blanche floraison


Nouvelle année au sang rebelle

Je sens tes jupons de dentelle

Glisser sur la peau des chemins

Éveillant l'or des lendemains...


                                          Cendrine


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Que la chance vous accompagne!


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Et que 2013 prenne le plus doux des visages..


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Dans le sillage des roses et le sourire des bulles d'or...


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Cueillons, cueillons les symboles de bonne fortune...


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Étrennes et Voeux


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La tradition d'écrire des cartes de voeux, à l'occasion de la nouvelle année, naquit en Angleterre au XIXème siècle. Elle connut un formidable essor grâce à l'apparition du premier timbre-poste, en 1840, et à la mise au point de la chromolithographie ou procédé d'impression en couleurs, par le lithographe Godefroy Engelmann (1788-1839), en 1837.


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Ces ravissantes cartes connurent un succès retentissant auprès des collectionneurs et se répandirent rapidement dans toute l'Europe.


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La tradition des voeux se mêle à celle, bien plus ancienne, des étrennes. Dans la Rome antique, on offrait aux personnes aimées de la verveine, pour que leur santé soit rayonnante tout au long de l'année, sous l'obédience de la déesse Strenia.


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La déesse, par John William Waterhouse (1849-1917)


D'après Symmachus, un auteur ancien, cette coutume fut introduite sous l’autorité du roi sabin Titus Tatius qui reçut des rameaux de verveine, cueillis dans le bois sacré de Strenia.


Les premiers présents, constitués de figues très sucrées, de dattes et de miel étaient destinés à apporter du bonheur, de la douceur et de la prospérité à leurs destinataires. Mais au fil du temps, on s'échangea, sous le regard de Janus, le dieu à double visage, des monnaies et des médailles d’argent.


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Janus le clairvoyant, maître du calendrier, seigneur des croisées de chemins, détenteur des secrets de l'année écoulée et de l'année nouvelle.


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A l'exception de Tibère et de Claude, les empereurs romains appréciaient de recevoir des étrennes mais, à l'instar d'Auguste, certains en redistribuaient une part conséquente.


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En France, jusqu'au XVIe siècle, le début de l'année variait suivant les provinces et les diocèses. Sous le règne des Mérovingiens, l’année commençait le 1er mars. Sous le règne de l'empereur Charlemagne, elle débutait le jour de Noël. Dans la France capétienne, elle coïncidait avec les fêtes de Pâques et dans certains endroits, c'était le 25 mars ou le premier avril. (Vous pouvez consulter, à ce propos, mon article sur le Poisson d'Avril.)


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Le roi Charles IX (1550-1574) décida de résoudre cette « complication » en fixant au premier janvier, dans l'ensemble de la France, le début de l'année civile. Le 9 août 1564, il signa l'édit de Roussillon qui n'entra en vigueur qu'en 1567.


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Charles IX de France (1550-1574), fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Huile sur bois d'après François Clouet (1515-1572), conservée au musée national du Château de Versailles.

 

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(Image, la France Pittoresque)


En 1622, la mesure fut étendue à l'ensemble du monde catholique grâce à l'adoption du calendrier grégorien.


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A la fin du XIXe siècle, l’engouement pour la figure mythologique complexe du Père Noël modifia la coutume d’offrir des cadeaux le 1er janvier. Le jour des étrennes se confondit alors avec celui de Noël et les cadeaux furent échangés le 25 décembre.


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Que la fée de l'année, après le baiser sous le gui, exauce vos rêves et vous offre les plus beaux présents pour 2013!


P.S: J'ai écrit, il y a des années, un article sur la coutume du baiser sous le gui et les traditions de la Saint-Sylvestre mais le reprendre et l'illustrer me demandait beaucoup trop d'énergie en cette fin d'année où j'ai promis de « lever le pied » alors ce sera pour l'année prochaine... Merci à tous ceux qui m'apportent leur soutien et m'écrivent de très gentils petits mots. Je vous embrasse bien fort!


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