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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #coeur, #fete, #foraine, #heureux, #petit

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

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Besoin de liberté, de s'envoler, de respirer dans les hauteurs... Je veux suivre mon imagination, la laisser pousser les murs de la réalité et me propulser dans les joies d'une Fête Foraine. Voilà pourquoi j'ai choisi ce poème plein d'allant signé Jacques Prévert (1900-1977).

 

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Fête Foraine

 

Heureux comme la truite remontant le torrent

 

Heureux le cœur du monde

 

Sur son jet d'eau de sang

 

Heureux le limonaire

 

Hurlant dans la poussière

 

De sa voix de citron

 

Un refrain populaire

 

Sans rime ni raison

 

Heureux les amoureux

 

Sur les montagnes russes

 

Heureuse la fille rousse

 

Sur son cheval blanc

 

Heureux le garçon brun

 

Qui l'attend en souriant

 

Heureux cet homme en deuil

 

Debout dans sa nacelle

 

Heureuse la grosse dame

 

Avec son cerf-volant

 

Heureux le vieil idiot

 

Qui fracasse la vaisselle

 

Heureux dans son carrosse

 

Un tout petit enfant

 

Malheureux les conscrits

 

Devant le stand de tir

 

Visant le cœur du monde

 

Visant leur propre cœur

 

Visant le cœur du monde

 

En éclatant de rire

 

Jacques Prévert

 

 

La Fête Foraine apparaît comme un microcosme, un lieu d'initiation où les émotions éclatent comme des bulles de savon dans l'atmosphère. C'est un univers attachant que nous conte Jacques Prévert avec son immense talent de poète populaire et de scénariste au langage riche et familier, truffé de jeux de mots qui caracolent dans le cœur et la tête.

 

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J'illustre ce poème avec des photos de la Fête Foraine des Tuileries, un endroit prisé des promeneurs qui refermera ses portes dans la soirée du dimanche 30 août 2020.

 

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La Fête Foraine des Tuileries a été maintenue, à la différence de la célèbre Fête des Loges de Saint-Germain-en-Laye qui devait, pour sa 368e édition, se dérouler du 26 juin au 16 août et qui a été annulée.

 

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A la Fête Foraine des Tuileries, on trouve plus d'une soixantaine d'attractions dont la Grande Roue, le Palais des Glaces, un carrousel ancien de petits chevaux, des auto-tamponneuses, des trampolines, des toboggans, des murs d'escalade, le Train Fantôme, la traditionnelle pêche aux petits canards et les tirs à la carabine. Il y a aussi l'Air Swing et le « 6G », un manège qui danse et tournoie à une vitesse de 140 km/h !

 

L'entrée est gratuite. Seuls les manèges sont payants.

 

Les mesures prises pour se prémunir contre la pandémie de Covid 19 sont les suivantes :

 

Cinq mille personnes pourront accéder au lieu en même temps, le port du masque sera obligatoire dans plusieurs attractions, du gel hydroalcoolique sera distribué, un siège pourra être condamné dans certains divertissements.

 

La fête est accessible tous les jours de 11h à minuit pendant la semaine et de 11h à 0h45 les vendredi, samedi et veilles de jours fériés.

 

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Le bleu du ciel estival me ravit !

 

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Les petits chevaux, fièrement, caracolent...

 

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Les autos, plus modernes, sont prêtes à se tamponner. J'aime bien mais je préfère les charmants destriers...

 

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Petits et grands sont attendus...

 

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A proximité, des canetons et leur maman se soucient peu de l'agitation ambiante. Ils déambulent à leur gré et aux Tuileries, l'herbe est encore verte, pas comme dans nombre de jardins !!!

 

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Ils ne prêtent guère attention aux créatures voraces de la fête foraine, sourires...

 

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Dans les livres d'histoire de la Belle Époque, la Fête Foraine est perçue comme indissociable de l'art de vivre entre 1850 et 1910. Dans un contexte d'effervescence industrielle et de recomposition des équilibres sociaux, elle est apparue comme un puissant « phénomène » et comme l'expression baroque d'une certaine idée du bonheur, à la fois simple et familial, mais aussi comme le miroir ambivalent d'une époque tissée de contrastes. Elle a été -et demeure- une rêverie enfantine au cœur d'un monde en mouvement organisé autour d'une vision mécanique des êtres et des choses. La Belle Époque, qui cherchait à préserver le temps tout en affolant les cadences autant que son appétit de richesses le lui permettait, a donc été un écrin idéal pour cette fête aux mille visages, héritière des grandes foires commerciales du Moyen Âge.

 

Et la fête, pleine de couleurs, de vie, de joies d'enfance est aussi un monde propice à l'expression des peurs et des pensées sombres, matérialisées par un certain nombre d'attractions dont le train fantôme ou les palais aux monstres, que l'on affronte afin de mieux retrouver les sensations de la lumière. Une myriade de films gothiques et de dark fantasy explorent ce thème que j'aime infiniment. J'en reparlerai volontiers au moment de l'automne et des célébrations du cycle de Samain/Halloween. Thème et période qui me sont chers...

 

 

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Fête Foraine, un univers riche, initiatique, ambivalent et imprégné de bonheurs simples et gourmands qui se cueillent et se partagent avec ceux qu'on aime... Sans oublier l'excitation quand on s'envole !

 

Merci de vos gentils petits mots et de votre fidélité, gros bisous ensoleillés d'amitié !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fut, #jpg, #lesbie, #moineau, #petit

 

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MERCI beaucoup pour vos messages...

Retour en douceur avant une nouvelle phase de soins, mon mode « réparation » se poursuit, il faut du temps, j'avance à mon rythme d'escargot limaçon sourires... mais j'avance ! Je fais très attention à mon épaule et aux vertèbres, dès que je sens que ça commence à ne pas aller, je n'insiste pas...

J'écris mes articles petit à petit et c'est Christophe qui les publie. C'est si gentil...

Continuez à bien prendre soin de vous, je pense à vous...

 

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Pour les 6 et 13 juin 2020, le thème proposé par Fardoise est « Nos petits compagnons ». Qu'ils soient Chiens, Chats ou NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Un très joli thème, je trouve, alors voici mon choix...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

 

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Dans un paysage antique, une jeune femme, élégamment vêtue de voiles couleur améthyste, prend soin de son moineau familier. L’œuvre, réalisée par le maître victorien Sir John Edward Poynter (1836-1919), met en scène Lesbia, un personnage plutôt mystérieux de l'histoire de l'art. Cette jeune femme (Lesbia ou Lesbie en français), dont on ne sait que peu de choses, a donné son nom à des tableaux peints par différents artistes.

 

Elle est considérée comme la maîtresse du poète romain Catulle (87-54 av. J.-C.) et comme sa principale source d'inspiration mais qui est-elle vraiment ? La question, au fil des siècles, a souvent été posée.

 

Certains la désignent comme une vision de Claudia, l'épouse aux moeurs libres d'un consul nommé Quintus Metellus Celer. D'autres voient en elle une sorte de double féminin de Catulle voire un nom de plume ou une image de la femme désirée par le poète, en l'occurrence la poétesse grecque Sapphô.

 

Sapphô vivait sur l'île de Lesbos. Elle avait créé une université pour femmes, un lieu plein de liberté et de sensualité où l'on enseignait l'érotisme et l'art de composer de la poésie.

 

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Émanation de la beauté antique, égérie pleine de charme, Lesbia est représentée avec un moineau familier, considéré comme un messager des pensées amoureuses, qu'elle nourrit avec du raisin. Dans le tableau de John Edward Poynter, elle est installée, parmi les roses, dans une exèdre, un lieu propice à la rêverie et à la conversation.

 

Pour des renseignements concernant les exèdres, vous pouvez cliquer sur les liens suivants :

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-exedres-des-tuileries-a79008369

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-propriete-caillebotte-l-exedre-et-l-enfant-a-l-oie-a130536836

 

 

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L'œuvre correspond aux canons esthétiques victoriens de la Beauté. Beauté qui s'enracine dans les grâces idéalisées des mondes antiques et se pare de détails élégants.

 

Les couleurs du tableau sont remarquables. Les artistes victoriens appréciaient les teintes vives et les nuances de pierres fines ou précieuses. Ici, c'est l'améthyste qui est à l'honneur. Une couleur profonde, au charme mystérieux, émanant d'un quartz violet réputé stimuler le potentiel artistique, lutter contre l'ivresse délétère, attiser le feu bénéfique de la créativité et « affiner l'intelligence » aux dires de Léonard de Vinci (1452-1519).

 

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Fils de l'architecte Ambrose Poynter, John Edward Poynter naquit à Paris et grandit en développant ses aptitudes pour les arts (peinture, sculpture, mosaïque) et en faisant des études internationales. Il voyagea à Londres puis à Rome où il se passionna pour les sculptures de Michel-Ange et il revint à Paris où il fut admis dans l'atelier du maître Charles Gleyre (1806-1874).

Fort connu et apprécié en son temps, il fut considéré comme un artiste très talentueux en matière de peinture d'histoire. Doté de nombreuses récompenses, il occupa des postes prestigieux : Directeur du Royal College of Art de 1875 à 1881, Directeur de la National Gallery de 1894 à 1904, Académicien, Président de la Royal Academy en 1896. Il fut anobli, nommé Chevalier en 1896 et Baronnet en 1902. En 1898, il fut gratifié du Titre Honorifique de Personnalité de l'Université de Cambridge.

Ses œuvres sont visibles dans les plus grands musées et l'une de ses mosaïques pare le grand hall du Palais de Westminster.

 

Il aima peindre l'Antiquité comme un Âge d'Or, un monde idéal peuplé d'élégantes héroïnes. Il fut particulièrement remarqué en réalisant un nu voluptueux, une version très sensuelle du personnage d'Andromède qui faillit être censurée mais il fut défendu par le public... J'adore cette toile mais ne nous éloignons pas du thème du jour, revenons à Lesbia et à son moineau. Comme je l'écrivais plus haut, Lesbia garde une importante part de mystère ce qui plaisait aux artistes victoriens. Elle fut plusieurs fois représentée et demeure célèbre ainsi que le petit oiseau qui se pose sur d'elle.

 

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Dans la Rome Antique, le moineau était consacré aux divinités protectrices du foyer. Petit oiseau vif et industrieux, il était considéré comme un porteur de nouvelles, un gentil chuchoteur... apportant la voix des dieux et des esprits aux humains susceptibles de les écouter.

 

Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des Symboles, des Mythes et des Légendes publié chez Hachette Livre, en 2000 :

 

« Il en existe plusieurs espèces, mais on rencontre plus fréquemment le moineau domestique - que l'on peut qualifier de métropolitain, tant il fait désormais partie intégrante du décor citadin - et le moineau dit friquet - qui tient son nom de l'ancien français frique, qui signifiait à la fois "avide" et "entreprenant". On trouve ce dernier dans les campagnes exclusivement car contrairement à son frère jumeau, il a besoin de verdure. Toutefois, d'aspect, l'un et l'autre se ressemblent comme deux gouttes d'eau, et leurs mœurs sont également semblables, si ce n'est que le premier niche sous les fenêtres ou les gouttières des maisons ou des édifices, dans les anfractuosités des murs, parfois même sur les cheminées, comme les cigognes, tandis que le second préfère les trous des arbres où le mâle et la femelle confectionnent un nid de paille et de racines. Leur nichée est composée de 4 à 6 œufs. Dans les villes comme dans les campagnes, le moineau, quelle que soit son espèce, est l'ami précieux des hommes, puisqu'il se nourrit exclusivement d'insectes.

 

Ce petit oiseau familier, omniprésent dans nos villes et nos campagnes, l'était déjà chez les Romains, qui l'associèrent aux divinités protectrices et domestiques de leur foyer et de leur garde-manger, sans doute parce qu'il protégeait leur nourriture des insectes. »

 

Dans le monde chrétien, le moineau, « moinnel » ou « moisnel », fut hélas imprégné d'une symbolique négative. Aimé dans l'ancienne Rome où il incarnait le messager des dieux Lares et Pénates, il fut perçu comme maléfique, accusé d'avoir été conçu par le Diable et désireux d'apporter la mort dans une habitation ! Le Christianisme accusa le moineau d'avoir été insensible lors de la Crucifixion de Jésus... Il aurait dit, avec une voix humaine, « il vit, il vit ! » Ainsi, le supplice du Christ aurait duré plus longtemps à cause du petit moineau !!!

 

Le moineau fut également accusé d'avoir révélé la présence du Christ dans le Jardin des Oliviers. Il serait donc un méchant délateur... Décidément, pauvre petit oiseau !

 

Il est réputé sautiller car pour le punir, Dieu lui aurait attaché les pattes avec un lien invisible, l'empêchant de pouvoir se mouvoir aussi librement qu'il le voudrait. Dans une optique chrétienne, il fut donc perçu comme malveillant, portant malheur et insufflant la lubricité alors que dans une vision païenne, il apporte les bonnes nouvelles, préserve les secrets et se présente comme le messager de l'amour... Il offre aussi des connaissances à celles et ceux qui écoutent son chant.

 

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Au Moyen-Âge, on aurait pu penser que vu son nom « moineau », il serait apprécié à l'instar d'un « petit moine » or ce fut le contraire. Si son plumage évoque, d'une certaine manière, le vêtement monacal, l'étymologie de son nom est plutôt liée au monde des moissons... « Moisnel » viendrait de « Muissun » : « monde agricole », « temps des moissons ». On évoquait jadis « la part des moineaux » au temps des semailles dans les champs. On lançait des grains de blé aux quatre coins cardinaux pour attirer la protection et favoriser de futures récoltes luxuriantes.

 

Le moineau apparut bien souvent comme un compagnon des sorcières, un familier pour les jeunes femmes jugées trop « libres » et coupables de cultiver leur sensualité plutôt qu'un mode de vie vertueux. On retrouve à travers cette croyance le lien avec le personnage de Lesbia, jeune femme séduisante et dont l'esprit était riche de connaissances variées.

 

En Bretagne mais aussi en Russie et dans d'autres contrées, le folklore prévient de ne pas tuer un moineau sous peine d'apporter le malheur dans le foyer, de ne plus recevoir de nouvelles d'un être cher et de détruire un arbre. Ainsi, l'esprit de l'arbre chercherait à obtenir vengeance et seul un sort puissant pourrait venir à bout d'un tel danger.

 

Il ne faut pas non plus manger la chair du moineau sous peine de souffrir de fièvre luxurieuse.

 

Le Moyen Âge chrétien et la Renaissance n'aimèrent pas le moineau... Il fut plus apprécié à partir du XVIIe siècle et surtout au XVIIIe siècle où il apparut comme l'un des symboles du désir amoureux. On croyait aussi qu'il pouvait refuser de prendre des miettes de pain dans la main d'un menteur ou d'un intrigant.

 

Le moineau est associé au folklore de la Saint-Valentin. Déprécié par les uns, il fut apprécié par les amants et la proximité d'un nid de moineaux près de la maison de jeunes mariés était réputée leur apporter chance et bonheur.

 

Comme on peut le constater, le moineau en Occident bénéficie d'une image ambivalente. En revanche, au Japon, le moineau est un oiseau symboliquement très positif. Il évoque le bonheur familial, les plaisirs de l'amitié. Il représente les instants joyeux que l'on partage avec ses proches. Gentil, sociable et gai, il apporte la prospérité, transporte les vœux dans les mondes célestes, il est considéré comme un guide protecteur à travers les méandres de l'existence.

 

Les moineaux sont liés à des présages météorologiques :

S'ils chantent la nuit, cela peut réveiller le vent du Nord.

Quand ils se cachent dans les haies, cela annonce l'orage.

S'ils leurs plumes se replient brusquement, la gelée du jour d'après sera forte.

S'ils émettent des cris perçants en volant au-dessus des maisons, la pluie ne tardera pas à venir...

 

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J'ai pris grand plaisir à vous parler de « Lesbia et de son moineau » et sur La Chimère écarlate j'ai choisi un autre familier à plumes, en l'occurrence une chouette avec un tableau de Val Prinsep (1838-1904) intitulé « The Owl ».

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/06/le-tableau-du-samedi-valentine-cameron-prinsep-the-owl-la-chouette-1863.html

 

 

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Je vous souhaite un excellent mois de Juin avec de belles pensées et de tendres bouquets pour nos Mamans...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Albert, #eau, #petit, #petitsMérat, #rosne

 

 

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Je continue avec plaisir la tradition du Poème du Mardi... avec des pensées pour Lady Marianne.

 

J'ai choisi ce texte en m'imaginant suivre le cours de cette petite rivière de poésie... Aller gambader, caracoler, papillonner au bord de l'eau qui chante et laisser toute perturbation derrière soi... Quel bonheur de ressentir la vie ainsi, une vie qui pétille dans le charme des couleurs et la symphonie des reflets aquatiques.

 

« La petite rivière, bleue

Si peu que le ciel ait d'azur,

D'ici fait encore une lieue,

Puis verse au fleuve son flot pur.

 

Plus grande, elle serait moins douce,

Elle n'aurait pas la lenteur

Qui dans les herbes mène et pousse

Son cours délicat et chanteur.

 

Elle n'aurait pas de prairies

Plus vertes si près de la main,

Non plus que ces berges fleuries

Où marque à peine le chemin.

 

Ni le silence si paisible,

Ni parmi les plantes des eaux

L'étroit chenal presque invisible

Entre les joncs et les roseaux.

 

Et le moulin qui sort des branches

N'aurait pas à bruire ailleurs

Plus d'eau dans ses palettes blanches,

Ni plus de mousses et de fleurs.

 

La petite rivière est gaie

Ou mélancolique, suivant

Qu'un oiseau chante dans la haie

Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

 

Selon l'heure, joyeuse ou triste,

Couleur du soir ou du matin,

Comme une charmeuse elle insiste,

Lorsque l'œil la perd au lointain,

 

Derrière le saule incolore

Ou le vert des grands peupliers,

A montrer une fois encore

Ses caprices inoubliés.

 

Albert Mérat

 

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J'aime énormément cette petite rivière. Je ressens son énergie bienfaisante à travers la lecture du poème d'Albert Mérat (1840-1909), poète parnassien plutôt méconnu du grand public.

 

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Dans sa jeunesse, Albert Mérat fit des études de Droit puis il travailla à la Préfecture de la Seine. Passionné de poésie, il fréquenta les milieux littéraires et rencontra Paul Verlaine avec qui il tissa des liens profonds. Il fut apprécié de son vivant pour son talent mais à la différence d'autres poètes de son temps, il fut oublié ensuite dans nombre d'ouvrages et malmené par la postérité.

 

Rimbaud le qualifia « d'artiste visionnaire », Verlaine lui dédia un poème appelé « Jadis » et il fut l'auteur de plusieurs poésies pour la revue intitulée « Le Parnasse Contemporain ».

 

Le mouvement littéraire du Parnasse naquit sur une opposition aux effets lyriques du Romantisme. Le chef de file de cette école d'art et de pensée fut Leconte de Lisle et ses membres principaux furent Théodore de Banville, Théophile Gautier, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, José Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé, Sully Prud'homme, François Coppée... Il y eut aussi Baudelaire dont la manière et le talent s'aventurèrent jusqu'au Symbolisme.

 

La Poésie Parnassienne décrit et explore la vie de manière pittoresque, en faisant appel à un sens solide et scientifique de l'observation. Elle englobe souvent des notions historiques et archéologiques mais nombre d'artistes liés au Parnasse ont développé un art plein de fougue et de sensibilité, loin des grands effets de style et de certaines froideurs associées aux Sciences dont pourtant ils se réclamaient.

 

Albert Mérat eut une vie riche sur un plan artistique et il partagea une belle amitié avec Verlaine. En revanche, ses relations furent plus tendues avec Rimbaud. Dans la dernière partie de sa vie, nommé Chevalier de la Légion d'honneur il devint bibliothécaire au Palais du Luxembourg, l'actuel Sénat.

 

 

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Mes photos illustrant ce billet vous montrent bien une « Petite Rivière ». Il s'agit du Petit Rosne de Sarcelles, la rivière qui coule dans ma ville. Depuis peu d'années, le Petit Rosne revit. Il a été oublié pendant très longtemps, on l'avait transformé en cloaque et enterré depuis le début du XIXe siècle. Désormais, son chant se fait entendre avec un aménagement qui fait plaisir aux habitants de Sarcelles.

 

Grâce à un projet chapeauté par le SIAH (Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique des Vallées du Croult et du Petit Rosne, créé en 1945) et la ville de Sarcelles, le Petit Rosne a été nettoyé, réaménagé et il coule à ciel ouvert.

 

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Le Petit Rosne naît à Bouffémont, au pied de la forêt de Montmorency et se charge des eaux de ruissellement venant de petits cours d'eau dotés de noms pittoresques : le Ruisseau des Quarante-Sous, le Ruisseau des Longs-Prés...

 

Au Ier siècle de notre ère, des thermes gallo-romains furent installés sur ses berges et il fut qualifié, quelques temps plus tard, de « Fluvio Rodono », un vocable celtique.

 

Au IXe siècle, après une donation effectuée par Eudes, le roi des Francs, l'eau du Petit Rosne irrigua un paysage où se dressaient des moulins à blé. Il traversait une vallée fertile et bien placée pour les échanges commerciaux avec la capitale. Le blé obtenu par les meuniers était de qualité et au début du XVIIIe siècle apparurent des moulins à tissu. Mais au XIXe siècle, les machines utilisant l'électricité et la vapeur détruisirent les industries de la région.

 

Les moulins périclitèrent, la pollution s'installa et les rivières locales, à l'instar du Petit Rosne, furent condamnées, enterrées, effacées des mémoires de nombreux habitants. Cependant, en 1929, une terrible inondation eut lieu à Sarcelles-Village et en 1992, le Village fut noyé sous 1,60 mètres d'eau.

 

 

Le Petit Rosne est aujourd'hui bien présent, avec sérénité, dans le paysage urbain, à l'instar d'un autre cours d'eau dont il est l'affluent, le Croult. Cela est le résultat d'un travail de longue haleine, comme vous vous en doutez.

 

J'aime me promener sur les berges agréablement recréées et cheminer à travers une jolie petite zone humide peuplée de mares miniatures, d'un « ponton pédagogique », d'une « passerelle-observatoire » et agrémentée d'une végétation composée « d'espèces autochtones comme l’épilobe à grandes fleurs, l'eupatoire chanvrine, le roseau commun, la lysimaque commune, le fenouil d’eau, la salicaire commune, la menthe aquatique, le jonc hérissé...

 

Je suis contente de vous montrer notre Petit Rosne, je l'apprécie beaucoup...

 

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Mon ami le rocher au bord de l'eau, voyez-vous son visage ?

 

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Notre Petit Rosne en pleine ville, se dirigeant vers les Halles du Marché de Sarcelles.

 

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De l'autre côté, vers la passerelle-observatoire.

 

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Gros bisous, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anciens, #eau, #nenuphar, #petit, #rose

 

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A Bercy, en contemplant les nénuphars gorgés de soleil qui s'épanouissent devant la Demeure X d'Étienne-Martin, on se détache doucement des bruits de la ville. Le regard caresse les délicats pétales blancs et les larges feuilles ovales, épaisses, cireuses et d'un vert satiné, qui flottent à la surface de l'eau.

 

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Le nénuphar blanc ou nymphaea alba est une plante aquatique, originaire d'Inde, qui fleurit, de juin à août, dans les eaux calmes et les étangs d'Europe et d'Asie. Ses noms vernaculaires: « reine des lacs » « lys des étangs », « clef de Vénus », « rose ou lune d'eau »... témoignent de sa nature enchanteresse.

 

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On l'appelle aussi « horloge des eaux » car il commence à se déployer à l'aube. A midi, il s'ouvre bien au-dessus de l'eau et à partir de quatre heures, il se referme lentement. Sa tige est un rhizome spongieux qui traverse les profondeurs de l'eau pour engendrer une multitude de petites racines. Son fruit gorgé de graines ressemble à une capsule de pavot.

 

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Les vertus du nénuphar sont connues depuis des temps très anciens. Le nom de cette « sorcière des eaux » vient du sanscrit « nilotpatan » ou « nipplupal » qui devint « nilufar » ou « ninûfar » en arabe et finalement « nénuphar ».

 

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La mythologie grecque nous rapporte que le héros Hercule transforma en nénuphar une nymphe qui se consumait de passion pour lui.

 

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Paul Chabas (1869-1937), Les nénuphars.

 

Fleur sacrée, compagne des déesses indiennes, aimée pour ses nacres issues des « eaux primordiales » dans l'Égypte ancienne, elle devint l'un des motifs les plus utilisés dans l'Art Nouveau. Les maîtres ébénistes et verriers de l'École de Nancy déclinèrent ses formes poétiques à travers de nombreux matériaux.

 

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Le Nénuphar, 1898, par Alfons Mucha (1860-1939).

 

 

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Vitrail aux nénuphars du maître verrier Jacques Grüber (1870-1936). Virginia Museum of Fine Arts.

 

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Détail du vitrail aux nénuphars de Jacques Grüber.

 

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Lampe nénuphar en pâte de verre et en bronze doré et ciselé, conçue par Louis Majorelle (1859-1926) et exécutée par la maison Daum en 1902.

 

 

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Émile Gallé (1846-1904), Vase Nénuphar en verre multicouche, fond filigrané et marqueteries de verre gravées à la meule. Crédit Photo © fine-arts-museum.be

 

 

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Panneau de céramique, aux poissons et nénuphars, créé en 1900 à la Faïencerie et Manufacture des Arts de la Table de Mettlach (née en 1836 à l'initiative de deux anciens concurrents, Nicolas Villeroy et Jean-François Boch...) Crédit Photo Villeroy&Boch.

 

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Crédit Photo Villeroy&Boch.

 

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Encrier Art Nouveau, femme allongée sur une feuille de nénuphar.

 

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Lit aux nénuphars en acajou, bois d'amourette, marqueterie de bois précieux et bronze doré et ciselé, réalisé entre 1905 et 1909 par Louis Majorelle. On peut admirer ce chef-d’œuvre au musée d'Orsay.

 

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Le nénuphar inspirait les artistes Art Nouveau en raison de la sensualité de ses formes mais dans l'Antiquité on l'utilisait pour réprimer le désir et dissiper les songes érotiques. A l'époque médiévale, on le qualifiait d'« herbe aux moines » ou de « plante aux moniales ». Son nom savant de « nymphaea » désigne la blancheur virginale de ses pétales consacrés aux nymphes et aux jeunes mariées.

 

 

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Claude Monet (1840-1926), L'étang aux nénuphars, 1897/1899.

 

Il existe aussi des nénuphars jaunes, roses ou tirant vers le fuchsia et des fleurs qualifiées de faux nénuphars qui se mirent délicatement dans l'eau.

 

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Artiste © Theresa Ferguson

 

 

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Faux nénuphar (Nymphoides peltata)

 

 

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Charles Courtney Curran (1861-1942), peintre américain dont l’œuvre est une rencontre entre Réalisme, Impressionnisme et Symbolisme, Nénuphars.

 

L'onguent de nénuphar était jadis employé pour adoucir la peau, atténuer plaques et rougeurs et apaiser certaines inflammations.

 

Riche en tanins et en amidon, le rhizome était utilisé pour apprêter les cuirs, teindre les tissus en noir et fabriquer une farine dite « de disette ».

 

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© Elaine Ferdinandi, Water beauty.

 

Dans le folklore de l'ancienne Europe, le nénuphar était réputé éloigner les esprits malfaisants, protéger les voyageurs et le bétail contre les animaux nuisibles et les créatures vampiriques de la nuit.

 

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© Ann Mortimer, Water Lilies.

 

Associé à plusieurs mythes de création du monde et consacré à la Lune et à la Nisse, la Déesse des Eaux, le nénuphar représente pour les peuples anciens, en Europe mais aussi chez les Mayas et les tribus Amérindiennes, l'abondance, la fertilité et la connaissance des choses enfouies. Il apparaît comme une « clef magique » utilisée par les chamanes pour la traversée des mondes aquatiques souterrains et l'on dit qu'il existe une porte secrète sous le Victoria Regia ou Amazonica, le plus grand nénuphar existant (un spécimen pouvant atteindre jusqu'à trois mètres de diamètre)...

 

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Vitória Regia par © JanainaArt sur DeviantArt.

 

Victoria ou Vitória Regia est un superbe nénuphar qui s'épanouit sur le fleuve Amazone et dont les pétales blancs parfumés ne s’ouvrent que la nuit et se parent de rose au lever du soleil. D'après une légende indienne, il serait né grâce à la Lune qui aurait transformé en fleur la princesse Naiá.

 

 

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© Anna Vinogradova

 

Image issue de mon article intitulé Roussalki, les enchanteresses de l'onde et les dieux slaves, publié sur La Chimère écarlate.

 

Symbole de transformation, d'accomplissement, d'épanouissement de soi au-dessus de la frontière mystérieuse des eaux, le nénuphar était aussi le gardien des petites fées...

 

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Harold Gaze (1939-2012), Fée des eaux, 1929.

 

 

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Le nénuphar, aquarelle de John Lafarge (1835-1910), peintre et maître verrier américain.

 

 

Quant aux Nymphéas de Claude Monet, fantasmagories artistiques mêlées de nénuphars, iris et autres roses d'eau, on les admire à Giverny, village situé sur la rive droite de la Seine, aux confins de l'Île de France et de la Normandie, jardin d'eau chevauché par un petit pont à la fois réel et chimérique, et dans le Musée de l'Orangerie, aux Tuileries, que je vous ai déjà présenté...

 

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Les Trésors de l'Orangerie, Chapitre Deux

 

 

Je vous souhaite une bonne préparation de la rentrée et pense bien à vous, chers aminautes !

 

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Fée des Nénuphars, illustration SEG

 

Que cette petite fée souffle vers vous de gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aventures, #enfant, #jpg, #petit, #terrain

 

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Si, comme la mienne, votre âme d'enfant est attirée par les petits riens, les breloques d'instant présent et les bimbeloteries colorées, vous apprécierez sûrement cette installation pleine de charme qui se déploie, au cœur de Paris, dans le nouveau jardin des Halles.

 

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Ventre de la capitale cher à Émile Zola, le lieu a fait peau neuve, diluant dans les brumes du temps le souvenir du Cimetière des Innocents et les fantômes des Halles de Victor Baltard. A la rentrée, je vous parlerai de ces transformations et de l'histoire des monuments qui se dressent là : la Fontaine des Innocents, l'église Saint-Eustache et la Bourse de Commerce, ancienne Halle aux Blés qui a conservé l'un des plus fascinants vestiges du vieux Paris : la colonne astrologique de l'ancien hôtel de Catherine de Médicis.

 

Ces monuments sont en pleine restauration alors je n'en dis et n'en montre à ce sujet pas davantage... Place aux joies de l'enfance en cet été lumineux !

 

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Un terrain d'aventures a été installé pour les jeunes visiteurs et l'aboutissement du parcours est marqué par cette représentation de notre terre en matériaux recyclés.

 

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Terre à reconsidérer, à préserver, à aimer, au fil des nuits et des jours, pour ses offrandes pleines de couleurs et sa diversité !

 

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Pour la sécurité des enfants et la tranquillité des parents, les adultes ne sont pas admis à l'intérieur. On ne photographie donc que l'extérieur en se contorsionnant...

 

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Le lieu est destiné à l'agrément, à l'épanouissement et à l'éveil des facultés physiques et d'observation des enfants. C'est « un parcours labyrinthique ponctué d'événements ludiques ».

 

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Un monde de sphères et de toboggans futuristes parmi un joli petit bois.

 

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Je vous souhaite un agréable mois d'août et vous remercie de vos gentils petits mots. Reposez-vous bien si c'est possible... Amicales pensées et gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #depuis, #jpg, #marché, #marché de Noël, #noel, #paris, #petit

 

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Aux portes de Noël, je vous emmène sur les Champs-Élysées où se déploient des petits chalets qui accueillent des artisans d'art, des restaurants éphémères, des stands de souvenirs et de gourmandises variées mais avant de partager cette balade avec vous, je veux vous remercier, vous qui m'accompagnez si gentiment depuis des années. Merci à celles et ceux qui ont mis leur blog en pause et m'ont présenté leurs vœux par avance. Je vous souhaite également de belles fêtes.

 

Mes crises d'épilepsie, ma méningite et mes souffrances ne sont pas parties en vacances. Je continue de fréquenter les hôpitaux et les jours écoulés ont encore été mouvementés mais je fais le vœu d'avoir un peu de répit le temps des fêtes. Ce serait un beau cadeau...

Je souhaite la même chose à des ami(e)s qui souffrent et se reconnaîtront. Peut-être pourrons-nous réveillonner en paix, sans les « désagréments » qui nous tombent dessus depuis si longtemps ?!!!

 

Gros bisous à tous !

 

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Malgré Vigipirate et le temps glacé, la promenade était très agréable. Autour de nous, régnait un mélange de joie et d'inquiétude. Beaucoup de personnes évoquaient leur crainte d'un nouvel attentat mais, même assorti d'une palpable fébrilité, le plaisir de l'instant était bel et bien là.

Tout au long de cette belle soirée, nous avons croisé des groupes de policiers armés jusqu'aux dents. Cela n'a pas altéré le bonheur des enfants dont les yeux pétillaient. Quant à moi, j'avais besoin d'évacuer les contrariétés associées à mes problèmes de santé alors j'ai juste « profité ».

 

 

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Je n'ai pris que peu de photos des chalets, de nombreux commerçants refusant que leur devanture soit photographiée.

 

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 Des marque-pages que j'adore collectionner.

 

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Un peu plus loin, ce Père Noël de grande taille faisait l'unanimité. J'ai attendu, entre deux vagues de petits chenapans, pour le photographier pendant une pause bien méritée !

 

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Les amoureux des bonshommes de neige -dont je fais partie- ont été particulièrement gâtés !

 

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Depuis l'enfance, ils sont, dans le folklore de Noël, mes personnages préférés.

 

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A côté des esprits de l'hiver, des animaux automates font le bonheur des petits et des grands !

 

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 Le nounours est flou mais bien joli tout de même !

 

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 En quittant les lieux, j'ai photographié la vitrine de Maxim's, joliment illuminée.

 

Voilà, chers aminautes, pour ce petit tour festif au cœur de Paris. Je vous retrouve très bientôt. Amicalement !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bercy, #espace, #jardin, #parc, #petit

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Après avoir exploré l'histoire du négoce du vin à Bercy et contemplé les délicates facettes du Jardin Romantique, nous allons découvrir une autre « atmosphère » de ce parc atypique qui réunit trois espaces subtilement contrastés.

 

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 L'eau, la lumière et la végétation composent un fascinant écrin de soie verte.

 

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Soie du paysage qui enveloppe ce petit hôtel à insectes. Ces « entomo-logis » sont de plus en plus nombreux dans les squares et les jardins de Paris.

 

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Nous quittons le Jardin Romantique pour emprunter l'une des passerelles qui chevauche la rue Joseph Kessel.

 

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Créée à l'occasion de l'aménagement de la partie est de la ZAC de Bercy, la rue fut appelée BW/12 avant de recevoir, par un arrêté municipal du 30 novembre 1992, le nom de Joseph Kessel (1898-1979), aventurier, résistant, journaliste, aviateur, écrivain et membre de l'Académie Française à partir de 1962.

 

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Joseph Kessel et son chat Mustapha, en 1974.

 

Avec son neveu Maurice Druon, (le créateur de la saga des Rois Maudits), il écrivit le sublime Chant des Partisans qui fut l'hymne de la Résistance, sur une musique d'Anna Marly L'oeuvre de cet infatigable baroudeur est impressionnante. Elle se compose d'environ quatre-vingts romans et d'une profusion d'articles et de récits de voyage inspirés par soixante années de reportages sur tous les continents. Kessel fut le témoin privilégié de procès comme ceux du Maréchal Pétain, de Nuremberg ou du criminel nazi Adolf Eichmann.

L'inoubliable auteur du Lion (1953) et de l'Armée des Ombres (1944) est enterré au cimetière du Montparnasse (28e division).

 

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La passerelle nous guide vers un labyrinthe de poésie végétale qui s'articule autour de neuf espaces ou carrés de culture appelés « Parterres de Bercy ». Bernard Huet, l'architecte paysagiste initiateur du projet, a souhaité retrouver « l'esprit du lieu », celui qui animait l'espace à l'époque dorée du négoce du vin. Il a aussi cherché à restituer le lien qui unissait autrefois l'eau et la terre et rendu hommage aux jardins à la française du château de Bercy, conçus par André Le Nôtre. (J'ai présenté ces broderies majestueuses dans un précédent article).

 

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De grands arbres veillent sur notre promenade: platanes centenaires, hêtres, marronniers... Leur puissante verticalité domine les chaussées pavées qui se déployaient autrefois jusqu'au fleuve.

 

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Plénitude estivale

 

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Prémices d'automne

 

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 Avant de poursuivre notre chemin, nous profitons de l'ombre bienfaisante que nous offre cette pergola.

 

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 Héritée de l'Antiquité, cette structure élégamment parée de verdure abrite les rêveries et les conversations des visiteurs.

 

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 En cette belle journée d'été, mon imagination s'est lovée dans une jungle de volutes verdoyantes, irriguée par un agréable microclimat.

 

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Le lieu est l'expression d'une idée maîtresse de Bernard Huet qui consistait à « produire du bien-être et à rendre l'espace, au-delà de tout intérêt spéculatif, à l'usage des promeneurs et des habitants. »

 

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Au bord du petit canal qui longe la pergola, les arbres étaient investis par une myriade de cocons scintillants. La lumière tissait un spectacle envoûtant à travers ces habitacles soyeux.

 

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Des oeuvres oniriques mais très urticantes...

 

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Le spectacle n'attirait pas les promeneurs, à l'exception d'un monsieur intrigué par ces larves de chenilles et qui se demandait tout haut s'il s'agissait bien de chenilles processionnaires. Ces dernières apprécient plutôt de s'installer dans les pins dont elles dévorent les aiguilles...

 

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Pendant que je contemplais ces trames mystérieuses, un jeune homme est passé près de moi. Une tristesse immense noyait son regard. Il est allé s'assoir sous la pergola (« assoir » est la nouvelle orthographe de « asseoir », petit clin d'oeil aux puristes qui pourraient me dire que j'ai oublié le « e » ).

 

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 Son chagrin tissait un mur invisible autour de lui. Je lui ai souhaité de « connaître soie sur soie » ou, d'après le Littré, « de vivre des choses agréables arrivant l'une sur l'autre ». J'ose espérer qu'à ce jour il va mieux.

 

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 En revoyant mes photos, j'ai songé à cette citation du peintre, écrivain et dramaturge suédois Johan August Strindberg (1849-1912): « Au fond, c'est ça la solitude: s'envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours. » Seul (1903).

 

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Au-delà de la pergola, le jardin s'offre à travers une succession d'espaces qui évoquent la luxuriance et se parent de couleurs tantôt froides tantôt chaudes. Dédiés aux éléments, les allées, les parterres et les monuments célèbrent les puissances de la terre et les « forces météoriques »: l'eau, le feu et le vent.

 

Le Printemps, l'Eau, le Vert

 

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L'esprit du printemps rayonne dans le jardin des bulbes et tout autour de « la pyramide sous le lierre », maisonnette conique ou tumulus rappelant les habitations féeriques du Petit Peuple.

 

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« Là où pousse le vert, cela signifie tout simplement la nature, la croissance positive... le sentiment du printemps. » Michel Pastoureau.

 

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Le haut de ma photo est un peu noyé dans la lumière mais nous apercevons l'entrée de cette « fabrique » qui évoque les folies végétales du XVIIIe siècle.

 

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Dans une atmosphère humide et semi-ombreuse, elle abrite une fougère arborescente, véritable « dinosaure végétal ».

 

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 Autour de la « pyramide sous le lierre », se déploient de fiers palmiers, des fleurs des champs et des totems, dressés par les jardiniers du parc, en hommage aux six continents.

 

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Une jolie girouette et un petit moulin à vent complètent l'ensemble.

 

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Ces palmiers luxuriants dominent les rues pavées, traversées par des rails sur lesquels circulaient autrefois les wagons chargés de précieux tonneaux de vin de Bourgogne et de Bordeaux.

 

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L'Été, la Terre, le Noir

 

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Associée à un petit labyrinthe de buis et à un jardin des senteurs, la roseraie est un des lieux les plus intimes et les plus élégants du parc. Couleur alchimique de la terre, le noir évoque ici les profondeurs fertiles du sol d'où émerge la vie, en ses velours d'été.

 

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 La rose, symbole de l'hédonisme, héroïne des cantiques mystérieux.

 

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 Délicat et puissant hommage des poètes à la beauté, à la jeunesse ravie aux griffes de la mort...

 

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 Suzeraine des vergers du Paradis.

 

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 Corbeille de félicité, écrin pour les métamorphoses de la lumière.

 

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 Rose d'aurore ou rose d'automne qui accueille en ses pétales la mémoire et les pensées de ceux qui furent...

 

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 Étoile ou calice des Innocents...

 

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 Née du sang d'Adonis (le seigneur de la végétation) ou fille de Cypris (Vénus) et des caresses de l'Amour.

 

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 Rose de Saadi ou d'Ispahan dont le baiser de feu emporte toute raison...

 

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 Muse des plaisirs des sens et de l'éveil spirituel.

 

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Les amoureux, les rêveurs, les poètes, les initiés... goûtent ses parfums suaves et ses textures soyeuses ou veloutées.

 

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Au centre du parc, à côté de la roseraie, se dresse la Maison du Jardinage.

 

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Cet ancien bureau de perception des taxes est devenu un lieu incontournable pour les jardiniers de Paris. On y trouve une bibliothèque spécialisée dans l'art de jardiner, des herbiers, une serre et de précieux conseils.

 

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Les jardiniers du parc y organisent des ateliers pour que les visiteurs mettent en pratique ce qu'ils ont appris à la Maison du Lac, dans le Jardin Romantique.

 

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L'Automne, le Feu, le Rouge

 

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La partie du parc consacrée à l'automne s'organise autour de cette haute cheminée de briques rouges que je vous ai déjà présentée.

 

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Ces belles grappes évoquent le commerce du vin à Bercy et les nombreux métiers qui s'y trouvaient associés, comme en témoigne l'ancien chai conservé en bordure du potager pédagogique.

 

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Le verger, bordé par l'orangerie, nous offre ses joyaux sucrés.

 

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Ces « fruits d'or » rappellent la vogue des orangeries dans l'Italie de la Renaissance et la France des XVIIe et XVIIIe siècles. Si vous désirez approfondir le sujet, vous pouvez consulter mon article intitulé Les trésors de l'Orangerie Chapitre Un.

 

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L'Hiver, l'Air, le Blanc

 

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L'hiver est représenté par une construction appelée « Pavillon du Vent ». De hauts piliers de béton, destinés à entrer en résonance avec les humeurs de l'air, encadrent des instruments de mesure servant à étudier la vitesse de certains courants aériens.

 

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 Cette installation moderne est aussi un hommage aux très anciens cercles de pierre où nos Ancêtres célébraient les esprits et les dieux.

 

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Le Parc de Bercy n'a pas fini de nous enchanter. On a beau s'y être promené de nombreuses fois, il continue de nous dévoiler ses visages plus secrets. Témoin vivant et évolutif d'une rencontre entre la création contemporaine et les constructions du passé, il rend hommage au travail des jardiniers qui, sans relâche, font vivre l'espace au rythme des saisons, conscients qu'une profonde sagesse naît de l'observation subtile des cycles de la Nature...

 

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Je vous donne rendez-vous dans quelques jours afin de poursuivre notre « aventure » dans les méandres verts de Bercy.

 

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Gros bisous!

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #loing, #moret, #orge, #petit, #sucre

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ARTICLE PROGRAMMÉ

 

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Avec douceur et poésie, la magie des décors de Noël se dévoile dans le paysage urbain.

 

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Les sapins se parent d'ornements romantiques et de pépites fleuries.

 

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Inspiration rêveuse et rose fantaisie...

 

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Un petit rappel des vitrines des Grands Magasins, avec la suite de mes photos...

 

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Les coquetteries du boulevard Haussmann.

 

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Mes pas m'ont ensuite guidée vers le Passage du Havre.

 

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Il abrite, entre la rue de Caumartin (ancienne rue Sainte-Croix) et la gare Saint-Lazare, un petit centre commercial.

 

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Il fut créé, en 1845, dans le 9e arrondissement de Paris, par l'architecte Charles-Victor Bartaumieux (1832-1907) et ouvert au public le 7 septembre 1846. On y trouvait des marchands de cannes et de parapluies, des chapeliers, des imprimeurs et des papetiers, des pâtissiers et un quincaillier renommé mais il était surtout réputé pour ses boutiques de jouets. Sa situation privilégiée près de la gare Saint-Lazare attirait, de toute la France, les amateurs de maquettes de bateaux et de trains et favorisait les échanges commerciaux.

 

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(Image: les trains de Guillaume.)

 

Le magasin « Au Pélican » était situé autrefois aux numéros 43 et 45. Il regorgeait de poupées, de peluches, de petites voitures, d'avions et de bateaux miniatures. Il proposait de nombreux modèles de trains et une profusion de pièces détachées. On y sélectionnait les meilleures marques et on y fabriquait des éléments très précis, sur demande expresse des clients.

 

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(Paris en images)

 

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(Agence Roger Viollet)

 

Ces charmantes boutiques ont hélas disparu mais il est agréable de prendre un thé ou un café sous la verrière de la rotonde.

 

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En suspension au-dessus de nos têtes, des gouttes géantes capturent nos ombres, nos silhouettes et nos pensées vagabondes. Elles crépitent avec douceur, dans le brouhaha ambiant, et s'embrasent au moindre rai de lumière, comme des fioles sorcières.

 

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Gouttes d'eau, larmes d'ambre... mon esprit caracole à travers leur douce fantasmagorie.

 

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Transparences songeuses et modernes vanités...

 

Dans les tableaux du XVIIe siècle, les bulles, les gouttes et les jeux de reflets traduisaient l'insaisissable. Ils nous invitent, aujourd'hui encore, à méditer sur la fuite du temps car, ne l'oublions pas, l'éphémère mène la danse. Alors savourons, comme autant de plaisirs exquis, les étincelles de bonheur qui brillent à notre portée...

 

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La rotonde est bordée par un petit jardin, joliment aménagé à l'occasion des fêtes.

 

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Des rennes et des lutins facétieux nous invitent au Cercle Polaire, près d'une cahute à friandises, où se dévoilent des macarons géants, des cannes de sucre d'orge et des sucettes chatoyantes.

 

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Un espace charmant que les petits et les grands semblent bien apprécier.

 

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Une « soucoupe » pistache et chocolat, avant-poste de la planète macaron! Je vous entends rire d'ici mais ne me dites pas que vous n'auriez pas envie de l'explorer...

 

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La canne de sucre d'orge est l'attribut des bonshommes de neige, des lutins et du Père Noël qui transforma en friandise la crosse de Saint-Nicolas.

 

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Les origines de cette gourmandise aux couleurs joyeuses sont teintées de mystère. Certaines sources l'associent aux célébrations du solstice d'hiver dans l'Angleterre médiévale. Un mélange de miel et d'orge cuit était offert aux anciens dieux et aux représentants du Petit Peuple pour attirer la prospérité sur les villages.

 

Pour d'autres, la canne de sucre d'orge serait originaire des États-Unis. Un confiseur l'aurait créée, au XIXe siècle, en hommage au Christ et elle représenterait un J stylisé.

 

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Nous devons aux Bénédictines de Moret-sur-Loing, en Seine et Marne, la plus célèbre recette de sucre d'orge. La mère supérieure du Prieuré de Notre Dame des Anges, Elisabeth Pidoux, cousine du poète Jean de La Fontaine, lança, en 1638, la fabrication du sucre d'orge: un bâton aux vertus adoucissantes composé d'une décoction d'orge perlé (ou gruau d'orge), et de sucre de canne cristallisé avec du vinaigre.

 

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(Moret-sur-Loing.fr)

 

Le sucre d'orge fut à l'origine un « sucre de gorge », destiné à apaiser les gorges endolories. Très prisé des orateurs car il leur donnait la voix claire, ce produit s'imposa rapidement à la cour de Louis XIV où il devint la coqueluche des gourmands. Bossuet, l'évêque de Meaux, en était particulièrement friand.

 

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(Moret-sur-Loing.fr)

 

Le monastère fut hélas « balayé » par la Révolution. Après sa disparition en 1792, le secret du sucre d'orge faillit être définitivement perdu mais une religieuse appelée Soeur Félicité revint, quelques temps plus tard, à Moret-sur-Loing pour y terminer sa vie. Elle était la gardienne de la fameuse recette qu'elle transmit à l'une de ses amies. Vers 1853, Monsieur Desmarais, un négociant français en canne à sucre du Brésil put relancer la fabrication des confiseries.

 

Une congrégation de religieuses bénédictines fit son retour à Moret-sur-Loing et, de 1920 à 1950, les sucres d'orge connurent un regain de popularité. En 1972, après quelques années troublées, la soeur Marie-André transmit le secret à monsieur Jean Rousseau, natif de la petite ville de Seine-et-Marne. La Maison Jean Rousseau exploite toujours la licence des sucres d'orge de Moret-sur-Loing.

 

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Sous le Second Empire, se développa le sucre d'orge de Vichy. Cette spécialité, fort appréciée par l'empereur Napoléon III, était à la mode dans les stations thermales. Il s'agit de petits bonbons ronds, en sucre cuit, aromatisés aux fruits et enveloppés de cellophane. Ils étaient réputés soigner les laryngites et rendre la voix claire aux orateurs.

 

Pour la petite histoire, les fameuses pastilles de Vichy, à la forme octogonale si caractéristique, sont nées en 1825, à l'initiative du chimiste Jean-Pierre-Joseph Darcet (1777-1844). Elles sont riches en principes actifs issus des sels de l'eau thermale de Vichy.

 

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Le monde des friandises nous réserve une foule de surprises et réjouit tout autant nos papilles que nos esprits.

 

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Monde d'intense douceur dont les lutins préservent les secrets...

 

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Je craque pour leurs petits souliers...

 

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Totalement irrésistibles ces bouchées de chocolat artisanal...

 

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Ma promenade se termine avec ces charmants découpages qui ont fait palpiter mon âme d'enfant...

 

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Et réveillé, dans l'écrin de leur délicate palette, l'esprit des légendes hivernales.

 

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Je ne peux que vous conseiller de visiter le site de leur créatrice: Hélène Druvert.

 

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Une poésie fine, suave, intemporelle imprègne ses réalisations.

 

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Entre gourmandises et petits plaisirs décoratifs, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année et je vous embrasse bien fort!

 

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #automne, #feuille, #lumiere, #petit, #pigments

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Soufflée par la tempête, dans les feuilles crépitantes, je déambule à travers Paris. La lumière est un carrousel qui redessine à l'infini le ciel, la végétation et la pierre.

 

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Tapis et ronds de feuilles au pied des arbres composent des paysages oniriques.

 

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Ombres d'or...

 

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La magnifique lumière du soir au Jardin du Luxembourg.

 

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Le grand mur emmitouflé de feuilles de l'Hôtel de Sully, dans le quartier du Marais.

 

Dans ce jardin, situé entre corps de logis et orangerie, l'automne invente un monde à la fois grandiose et propice à la rêverie. On aperçoit, à l'extrémité gauche de l'image, une petite porte qui permet d'accéder à la Place des Vosges.

 

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Sur la pierre gorgée d'Histoire, les feuilles déferlent avec voracité.

 

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Des sucres parfumés, des encres chatoyantes, les pigments d'automne dans toute leur splendeur... (Atmosphères d'automne).

 

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Précieuse

 

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Mystique

 

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Jungle de Novembre

 

 

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Luges à lutins...

 

Saturées en anthocyanines (de somptueux pigments rouges, pourpres, écarlates), les feuilles voltigent doucement avant d'échouer sur le sol et d'être chevauchées par le Petit Peuple.

 

 

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En robe de framboise, de mûre ou de cassis...

 

 

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Petites flammes enfiévrées

Qui forment rondes sur les prés

Cercles filants sur le bitume

Mues de serpent et noeuds de brume...

 

 

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Lignes de vie...

 

 

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Un nid se dévoile dans les feuilles papillons...

 

 

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Les feuilles revêtent leurs plus beaux atours avant de connaître une mort grandiose.

 

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Les arbres à feuilles caduques glissent dans le sommeil mais avant d'affronter l'hiver, ils se dénudent magnifiquement.

 

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Saison féconde et luxuriante, l'automne engendre des fruits qui ressemblent à des bonbons suspendus.

 

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Des gourmandises aux couleurs sublimes... de célèbres petites fraises qui titillent nos souvenirs d'enfance, peut-être...

 

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Le généreux plaqueminier (Diospyros kaki) de la famille des Ébénacées, dans le verger du Luxembourg.

 

Les kakis, très appréciés au Japon et en Chine mais pas seulement, sont riches en vitamine C et en substances qui favorisent la prévention contre les maladies cardiovasculaires.

 

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Magnificence

 

J'ai suivi le rire du vent

Mêlé de lumière et d'arômes

Au coeur d'un étrange royaume

Où sombrent les enchantements...

 

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Une palette mordorée

 

 

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De lumière et de sang...

 

 

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Une feuille rousse pour toi

Une feuille rouge pour moi

Une feuille orange et dorée

Pour y écrire nos secrets...

Plume4

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