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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

artiste

Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #evelyn, #jpg, #morgan, #tempete

 

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici le thème proposé pour le samedi 7 mars et pour le samedi 14 mars par Fardoise : « Les Tempêtes »...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

 

J'ai choisi, en ce 7 mars, d'évoquer « la Tempête personnifiée » à travers une œuvre tissée de mystère et riche de couleurs précieuses et séduisantes, perçues comme les émanations des puissances élémentales. L'artiste, Evelyn de Morgan (1855-1919), fut aimée et respectée en son temps et elle demeure fort appréciée dans le monde anglo-saxon.

 

Elle présente ici une vision allégorique du ciel, territoire riche de prodiges où déferlent les esprits féminins de la tempête. Cheveux au vent et vêtus de voiles colorés, ces esprits, des « Storm Spirits », font naître les perturbations atmosphériques.

 

 

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Ce tableau ravive un vieux fonds passionnant de croyances magico-religieuses qui s'enracinent autour du thème de la tempête. Les conteuses du coin de l'âtre, les grimoires et les vieux livres d'histoire relatent que les mouvements des nuages dans le ciel sont dus à la chevauchée des dieux et des forces de la Nature. Quand des hordes de créatures mythologiques investissent l'atmosphère, ces mouvements deviennent colériques. Cela nous rapproche du thème de la Chasse Sauvage qui, en transportant les âmes des guerriers morts au combat, apporte les puissants orages.

 

Nos ancêtres pensaient que la pluie et les éclairs résultaient de violentes querelles entre les dieux. On disait que les dieux de la guerre jetaient leurs chars contre les nuages où s'affrontaient à coup d'éclairs. Ainsi Thor, divinité nordique du tonnerre, créait la foudre avec son marteau Mjöllnir afin de combattre les Géants, forces du chaos.

 

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Les peuples anciens redoutaient « les farouches Tempestaires ou faiseurs de tempêtes », réputés capables de commander le tonnerre, de lancer les éclairs, de diriger la grêle, de détruire les récoltes en les noyant sous des pluies diluviennes.

 

Des sorcières et des sorciers de la pluie se rendaient près d'une « font qui bout », mystérieuse fontaine sur le perron de laquelle ils versaient de l'eau en convoquant les puissances atmosphériques. Des puissances qu'ils assimilaient aux « Storm Spirits », dans le style de ceux qu'Evelyn de Morgan a fait naître sous son pinceau.

 

Ainsi la célèbre fontaine de Barenton de la forêt de Brocéliande, refuge des amours de l'enchanteur Merlin et de la fée Viviane, était-elle, d'après la légende, dominée par des « esprits de tempête » seulement visibles par les êtres dotés de capacités surnaturelles.

 

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Meneuses et meneurs de nuées battaient l'eau des fontaines et des mares, arrosaient des pierres au croisement de plusieurs voies telluriques ou escaladaient un cerisier magique... et d'après de très anciens almanachs, on pouvait provoquer pluie, giboulées et tempêtes en se rendant sous un chêne et en creusant un trou dans la terre avec une baguette fourchue. Puis, on versait du liquide dans le trou (eau, lait, sang, urine...) et en remuant la baguette d'une certaine manière, les nuages libéraient les forces célestes dans un chaos de teintes bleu nuit, anthracite, violacées...

 

La Magie était à l’œuvre... On pouvait déclencher tempêtes et orages en plaçant dehors à Minuit un balai dans un seau d'eau, en dessinant une spirale de galets dans une prairie où dansent les fées, en utilisant des plumes, en cueillant treize fleurs bleues à la crête d'une colline...

 

Il existe une infinité de possibilités !

 

Pour conjurer ces phénomènes et se défendre contre l'énergie farouche des « Storm Spirits », la croyance populaire préconisait d'allumer un cierge bénit, de préférence le cierge de la Chandeleur ou la chandelle de Brigit, la Déesse Blanche des temps anciens que l'on célébrait le 2 février. On conseillait aussi de placer une crémaillère ou un trépied retourné sous un chêne, de sonner les cloches à toute volée ou de verser de l'huile dans un cours d'eau se jetant dans la mer...

 

Sainte-Agathe, honorée le 5 février, était également réputée, entre autres prodiges, repousser les giboulées, les orages de grêle et la pluie dévastatrice...

 

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The Storm Spirits est l'une des œuvres les plus appréciées d'Evelyn de Morgan, née Evelyn Pickering, à Londres, le 30 août 1855.

 

Evelyn fut attirée par les arts dès son plus jeune âge mais elle dut faire preuve d'une grande insistance pour que ses parents acceptent de l'inscrire à la South Kensington, une école prestigieuse où les cours qui l'intéressaient étaient dispensés. Elle grandit en se passionnant pour la peinture et sa persévérance lui permit d'intégrer, en 1873, la « Slade School of Fine Art » à l'Université de Londres.

 

Au début de sa jeune carrière, ses parents montrèrent de vives réticences mais elle fut soutenue par son oncle du coté maternel, l'artiste Préraphaélite John Roddam Spencer Stanhope (1829-1908) qui était également adepte du Symbolisme et de l'Esthétisme.

 

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Evelyn fit ses classes auprès de John Roddam et du célèbre peintre Edward Poynter (1836-1919). Quand elle eut 22 ans, elle exposa une toile intitulée « Ariane à Naxos » à la Grosvenor Gallery puis, amoureuse de la peinture italienne et notamment de l'art de Botticelli, elle se rendit en Toscane en compagnie de son oncle.

 

Elle étudia, à Florence et à Rome, les maîtres de la Renaissance et peignit des héroïnes de la mythologie comme Hélène de Troie (1898) et des déesses, à l'instar de Flore (1894), suzeraine du Printemps... Tout au long de sa vie, elle aima explorer les thèmes mythologiques et représenter de fascinantes et mystérieuses allégories.

 

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Hero et le ciel de tempête

 

A travers le Préraphaélisme*, elle sut exprimer une forme d'art très personnelle et fut admirée par de nombreux artistes masculins. Elle nourrit des amitiés ardentes avec des sommités de la peinture et des arts appliqués comme William Morris (1834-1896), Edward Burne-Jones (1833-1898), Lawrence Alma-Tadema (1836-1912) ou George Frédéric Watts (1817-1904) qui disait à son propos :

 

« Je la regarde comme la plus grande artiste d'aujourd'hui, sinon de tous les temps ! »

 

L'art imprégna aussi sa vie amoureuse. Elle s'éprit du célèbre céramiste William de Morgan, (1839-1917) qu'elle épousa en 1887. Artistes passionnés, ils furent très impliqués dans les questions sociétales de leur époque. Ils furent pacifistes, militèrent pour le droit de vote des femmes et la réforme des prisons, désireux que des conditions de vie plus décentes et des possibilités de reconversion soient offertes aux détenus.

Ils s'intéressèrent à l'occultisme et plus particulièrement au spiritisme. Beaucoup de leurs œuvres sont aujourd'hui visibles en Angleterre, dans le Surrey, à la Fondation De Morgan.

 

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The Storm Spirits, détail

 

*Le Préraphaélisme :

 

Il s'agit d'un phénomène de l'art, puissamment inspiré, gorgé d'un sang rebelle, qui fut initié par trois étudiants de la Royal Academy soit Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), John Everett Millais (1829-1896) et William Holman Hunt (1827-1910).

 

Ces trois jeunes gens ne supportaient plus le poids des conventions, la morale qu'ils qualifiaient d'insidieuse, le dogmatisme et la mièvrerie sentimentale qui caractérisait pour eux la peinture britannique de leur temps. Ils considéraient que de lourdes règles esthétiques issues de la Renaissance étaient responsable d'une sclérose de l'art et que l'esprit du spectateur, se voyant obligé de composer avec de la peinture de genre où ne brillait aucune créativité, se racornissait. Ils partirent donc en guerre contre l'enseignement académique et leur trio s'agrandit rapidement.

 

Il y eut plusieurs périodes et courants Préraphaélites et de nombreux artistes concernés. Dans ce mouvement, les femmes artistes jouèrent un rôle important. Elles furent plusieurs à connaître la célébrité et Evelyn de Morgan fut l'une d'entre elles.

 

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© Fine Arts America

 

Comme vous le constatez, cette tasse reprend le thème des « Storm Spirits »... L'occasion de savourer une giboulée de saveurs aromatiques au petit déjeuner ou tout au long de la journée !

 

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Protégez-vous bien contre les tempêtes de différentes natures, chers Aminautes... Et si le cœur vous en dit, j'ai publié un autre Tableau du Samedi sur La Chimère écarlate :

 

L'Orage ou La Charrette embourbée de Jean-Honoré Fragonard (1732–1806)

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/03/le-tableau-du-samedi-jean-honore-fragonard-l-orage-ou-la-charrette-embourbee-vers-1759.html

 

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Prenez bien soin de vous, gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Antoine, #art, #artiste, #auer, #jpg, #robert

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici le thème proposé pour le 22 février par Fardoise : « L'amour toujours l'amour, et plus particulièrement le baiser en peinture, le baiser, le bisou... ce que vous voulez... »

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

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L'Amour, ardemment charnel, voluptueux, enivrant, imprègne les toiles de l'artiste Art Nouveau Robert Auer (1873-1952) qui m'a inspiré ce billet.

 

Le thème de ce samedi me permet d'évoquer un artiste oublié... Que dis-je ! Un artiste passé sous silence car victime de pudibonderie exacerbée. Robert Auer aimait peindre les corps dans leur désirable nudité, s'aventurer dans les secrets de la chair, exprimer sans retenue la passion... Il fut jugé trop subversif car il montrait le plaisir et surtout le plaisir féminin. Son art fut qualifié de pornographique et rejeté par les défenseurs d'une prétendue morale.

 

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Il explora avec une énergie flamboyante le thème des Amants.

 

Les Amants que j'ai choisis ont été peints « seuls » (la couleur du tableau est cuivrée, orangée, ambrée) et se retrouvent aussi dans une œuvre complexe intitulée « La Tentation de Saint-Antoine », une toile réalisée pour une collection privée dans des tons nacrés, rosés, porcelainés.

 

 

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Robert Auer, La Tentation de Saint-Antoine, date inconnue, huile sur toile, collection privée. Vous reconnaissez les Amants de mon choix dans cet univers de sensualité absolue... Il leur va si bien !

 

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La tentation de Saint-Antoine est un épisode issu de l'histoire d'Antoine le Grand, un ermite qui se retira pendant 13 ans dans le désert. Son histoire fut relatée par Athanase d'Alexandrie, figure majeure du Christianisme antique, vers l'an 360.

 

Antoine, lors de son séjour dans le désert fut assailli de visions érotiques envoyées par le Diable et il réussit à ne pas y céder. (Dommage pour lui... mon avis personnel, sourires!) Ce thème est très prisé en histoire de l'art. De nombreux artistes, au fil des siècles, lui ont donné vie dans la peinture et quelques exemples existent dans la sculpture.

 

 

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Robert Auer naquit à Zagreb, dans l'Empire austro-hongrois, le 27 novembre 1873. Il mourut dans la même ville, le 8 mars 1952.

 

Il était artiste dans l'âme, à la fois peintre, illustrateur et prestigieux violoniste. Il fit ses classes à l'Académie de Vienne puis à Munich auprès du maître Carl von Marr (1858-1936).

 

Carl von Marr qui avait collectionné les médailles d'or dans les expositions d'art les plus prestigieuses devint professeur émérite à l'Académie des Beaux-Arts de Munich et forma des élèves de grand talent. Sous son égide, Robert Auer développa de belles qualités artistiques et à partir de 1896, il participa au mouvement de la Sécession de Munich.

 

La Sécession Munichoise naquit en avril 1892 avec des artistes qui fondèrent leur propre vision de l'Art Nouveau (Modern Style) et donnèrent le nom de « Jugendstil » à ce style plein de vigueur, de sensualité, de poésie qui inondait le monde de fièvre créatrice. Une revue culturelle appelée Jugend (Jeunesse) forma une sorte de manifeste pour ceux qui se fédéraient, loin d'une tyrannie exercée par les milieux académiques.

 

Robert Auer, artiste emblématique de ce Jugendstil munichois, fut, en son temps, un portraitiste très apprécié dans différents milieux. En 1900, il fut l'un des peintres destinés à représenter la Croatie à l'Exposition Universelle de Paris puis il enseigna à l'Académie des Beaux-Arts de Zagreb, en Croatie. Par la suite, il créa, toujours à Zagreb, une école d'art privée dont il fut le co-directeur avec sa femme, Léopoldine Auer-Schmidt.

 

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Dans les années 1940, ses tableaux furent considérés comme choquants par une certaine intelligentsia. On lui reprocha de faire preuve d'une irrépressible et impardonnable audace érotique et ses œuvres furent éloignées du grand public.

 

Il poursuivit sa carrière en réalisant des illustrations et des tableaux érotiques pour des cabinets d'art privés. Il signa ces représentations quasi clandestines avec le pseudonyme « Boja ».

 

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Sa manière me séduit... Vive la sensualité, l'amour, la liberté, les bisous et plus si affinités !

 

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Toujours du Robert Auer... et quelques images sur le thème de l'Amour, trouvées sur Pinterest...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #art, #artiste, #fut, #peintre, #realise

 

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Illustration de © Miharu Yokota.

 

Chers aminautes, je vous souhaite une excellente rentrée 2018 ! Avec mes meilleures pensées pour les écoliers, les parents et les professeurs qui font de leur mieux, au fil des jours, pour dispenser les savoirs fondamentaux.

 

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Johann Georg Meyer Von Bremen (1813-1886), peintre de genre allemand. La petite écolière.

 

Que le plaisir de lire, de découvrir des mondes à l'infini à travers une myriade d'ouvrages et de partager de captivantes impressions littéraires soit au rendez-vous !

 

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Charles Roka (1912-1999), peintre hongrois, L'instant de la lecture.

 

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Johann Georg Meyer Von Bremen (1813-1886), Une fillette lisant.

 

Je pense bien à vous. Merci à celles et ceux qui ont si gentiment lu et commenté mes articles d'été et que la reprise sur nos blogs respectifs soit riche de beaux échanges d'amitié !

 

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© Alfredo Rodriguez, artiste mexicain né en 1954, reconnu et récompensé, de manière internationale, pour ses peintures qui décrivent, avec sensibilité, l'Ouest américain.

 

Vive les livres, nos royaumes d'imagination !

 

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© Cindy Grundsten, CindyArt sur DeviantArt, spécialiste en art digital.

 

 

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© George Hartley, artiste né en 1933. Son art oscille entre Réalisme et Réalisme Magique.

 

 

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Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), L'enfant endormi sur son livre, dit Le petit paresseux, 1755, Montpellier, Musée Fabre.

 

Artiste majeur du XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Greuze naquit à Tournus, en Saône-et-Loire, en 1725. Son père, maître couvreur, le plaça en apprentissage chez un peintre de Lyon, nommé Charles Grandon (1691-1762), auprès duquel il apprit à copier des tableaux anciens. En 1750, il se rendit à Paris et suivit les cours du maître Charles-Joseph Natoire (1700-1777) à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.

 

Tout au long de sa vie, Greuze s'employa, avec douceur et générosité, à rendre un éloge esthétique à la Vertu. Il fut aimé des philosophes, à l'instar de Diderot mais il connut quelques déconvenues, ne parvenant pas à être considéré comme un peintre d'histoire. En revanche, il fut très apprécié comme peintre de genre et nombre de ses œuvres, considérées comme « édifiantes » furent diffusées, en grande quantité, par les ateliers de gravure.

 

Jean-Baptiste Greuze voyagea en Italie mais la vogue de l'antique ne l'intéressa pas plus que cela. Il préféra étudier le charme des visages et la richesse pittoresque des scènes familiales et populaires pittoresques.

 

Se spécialisant dans la représentation des mœurs du peuple et de la bourgeoisie, il rompit avec la mode des tableautins galants et des scènes mythologiques de son temps et son « originalité » le fit reconnaître comme un grand peintre par de célèbres critiques d'art comme les Frères Goncourt.

 

Son « Petit Paresseux » a été reproduit de nombreuses fois...

 

 

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James Charles (1851-1906), portraitiste et peintre de genre anglais qui oscilla, tout au long de sa carrière, entre le Réalisme et l'Impressionnisme. Jeune fille lisant pendant que son chien la regarde, 1895.

 

 

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James Francis Day (1863-1942), Le temps de la lecture. Ce peintre et designer américain étudia d'abord à New York puis il se rendit à l'École des Beaux-Arts de Paris où il suivit un cursus auprès des maîtres Luc-Oliver Merson (1846-1920) et Ernest Hébert (1817-1908).

 

 

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« Lire auprès de ma poupée »... par Mechtaniya sur @DeviantArt.com

 

 

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Elliott Bouton Torrey (1867-1949), La petite liseuse.

 

Ce peintre américain, de sensibilité Impressionniste, étudia l'art à Paris, à Florence et dans des villes américaines comme New York, Boston ou encore San Diego. Il est peu connu en Europe mais les musées américains conservent une part importante de ses oeuvres composées de paysages et de portraits animés par une vibration délicatement personnelle des couleurs.

 

 

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Winslow Homer (1836-1910), Le Nouveau Roman, 1877.

 

Peintre américain, Winslow Homer fut d'abord attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre Réalisme et Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires puis s'intéressa au monde rural, aux animaux et aux mouvements à la fois réalistes et oniriques de l'océan. Il réalisa de nombreuses marines, des scènes de pêche et aussi des portraits.

 

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Honor Charlotte Appleton (1879-1951), Fille lisant.

 

Illustratrice anglaise prolifique, Honor Charlotte Appleton (1879-1951) a réalisé de fines aquarelles en s'inspirant d'artistes comme Kate Greenaway (1846-1901) et Annie French (1872-1965).

 

Kate Greenaway a écrit et illustré de nombreux livres pour enfants. Les costumes délicats de ses personnages ont influencé considérablement la mode enfantine de son époque. Elle fut aussi une source d'inspiration pour la célébrissime Cicely Mary Barker (1895-1973), l'auteur des Flower Fairies...

 

Quant à Annie French, elle a exercé ses talents de peintre, d'illustratrice et de décoratrice auprès des membres de l'École de Glasgow, qui mêlaient des influences celtiques, japonisantes aux techniques de design et d'artisanat issues du mouvement Arts & Crafts.

 

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Honor Charlotte Appleton, Dans la bibliothèque.

 

 

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Nicolas van der Waay (1855-1936), peintre, aquarelliste, dessinateur et lithographe néerlandais. La jeune liseuse.

 

 

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Albert Edelfelt (1854-1905), Portrait de Bertha Edelfelt, soeur de l'artiste, en 1881.

 

Cet artiste finlandais étudia en Suède, à l’Université d'Helsinki puis à Anvers, à l'Académie des Beaux-Arts. En 1874, il suivit à Paris les cours de la prestigieuse École des Beaux-Arts et du maître néo-grec Jean-Léon Gérôme (1824-1904).

 

Il fut abondamment récompensé, dans les salons officiels, pour la qualité de son œuvre et en 1886, il reçut la Légion d'Honneur pour avoir réalisé le portrait de Louis Pasteur, chimiste et biologiste émérite.

 

Très apprécié dans les milieux littéraires et artistiques, il se lia d'amitié avec des peintres comme Jules Bastien-Lepage (1848-1884), Gustave Courtois (1852-1923), Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) et de grands écrivains comme Émile Zola (1840-1902) et Alphonse Daudet (1840-1897).

 

Il a contribué à faire connaître en France certains aspects de l'art finlandais.

 

 

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Rêverie enfantine par © Komako Sakaï, illustratrice japonaise née en 1966.

 

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Je souscris volontiers à ces mots et je vous souhaite à nouveau, avec d'amicales pensées, une...

 

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A nos lectures !!!

 

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Image Pinterest

 

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Carte de 1920...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #jpg, #mer, #monet, #peintre

 

 

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 William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Au bord de la mer », 1900.

 

Avec ses mues couleur de ciel et ses lames nacrées, ses songes gris perle, émeraude ou turquoise, ses colères anthracite et ses ombres d'argent, la mer nous invite à accomplir un fascinant voyage poétique, à plonger sans retenue dans ses murmures salés, ses frissons d'outre-monde et ses grondements impétueux...

 

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Claude Monet (1840-1926), « La mer à Pourville », 1882.

 

L'eau exerçait une véritable fascination sur Monet, lui permettant d'égrener à l'infini sa passion pour les fluctuations de la lumière, les humeurs changeantes du ciel et l'ambivalence poétique des formes.

 

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Claude Monet, Coucher de soleil à Pourville, 1882.

 Bleu d'opale impressionniste et force enivrante des éléments...

 

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Sir John Lavery (1856-1941), peintre irlandais, célèbre portraitiste. « Depuis les falaises », 1901.

 

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Sir John Lavery, « Windy Day ».

 

Célébrée par une myriade d'artistes, à la fois crainte et aimée, représentée de manière réaliste ou onirique et souvent personnifiée par de voluptueuses créatures, la mer est un décor insaisissable qui happe nos pensées vagabondes et nous offre sa beauté ambivalente, mystérieuse, enchanteresse... A l'orée de sa splendeur, sous le pinceau des artistes, on récolte une multitude de petits trésors, galets et coquillages nacrés.

 

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 Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne. « Jeunes filles grecques ramassant des galets sur la plage », 1871. Mexico, Collection Pérez Simón.

 

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Beautés classiques, aux drapés d'une remarquable élégance qui flottent dans le vent marin.

 

Très célèbre au Royaume-Uni, Lord Frederick Leighton fut élu en 1878 président de la Royale Académie des Arts. Percevant l'Antiquité Gréco-Romaine comme une sorte d'âge d'or, il idéalisa, dans ses différentes œuvres, ce passé en vogue à son époque.

 

Il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et fut le premier peintre britannique à devenir « pair du royaume », en 1896.

 

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William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Sea hath its pearl » : La mer a sa perle.

 

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William Henry Margetson, un soir d'été.

 

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William Henry Margetson, La fiancée de Poséidon dansant sur la rive.

 

Cheveux au vent, cheminons, de toile en toile, à travers des siècles de paysages et de portraits et laissons affluer nos souvenirs d'enfance au contact de l'écume, de l'eau ou du sable doré...

 

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Edmund Charles Tarbell (1862-1938), impressionniste américain, « La fillette au bateau », 1899.

 

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Edmund Charles Tarbell, « Garçon sur la plage », 1885.

 

Tarbell était membre des Ten American Painters, une association de dix peintres américains du XIXe siècle qui démissionnèrent de la Société des artistes afin de protester contre le mercantilisme de l'art. Ils se détachèrent aussi de l'Académie Nationale d'Esthétique sous l'impulsion de Mary Cassatt, de James Whistler, de Thomas Eakins et de Winslow Homer.

Le groupe des Dix était constitué de : Frederick Childe Hassam, Julian Alden Weir, John Henry Twachtman, Robert Reid, Willard Metcalf, Frank Weston Benson, Edmund Charles Tarbell, Thomas Wilmer Dewing, Joseph DeCamp et Edward Simmons.

 

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Charles Courtney Curran (1861-1942), impressionniste américain, « Enfants sur la plage ».

 

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Edward Henry Potthast (1857-1927), impressionniste américain, « By the beach ».

 

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Edward Henry Potthast, « Liseuses à la plage ».

 

Pour découvrir d'autres œuvres de ce peintre sur mon deuxième blog : La Chimère écarlate, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : Edward Henry Potthast, peintre des étés heureux.

 

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« At the beach »

 

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« Le vendeur de ballons », 1910.
(Pour mon amie Vanessa... moi aussi, j'adore les ombres dansantes et bleutées de ce tableau!)

 

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Charles Sims (1873-1928), portraitiste et paysagiste britannique, « By summer seas ».

 

La mer est l'un des sujets de prédilection des peintres impressionnistes qui excellent à saisir ses colères, ses félicités, ses humeurs changeantes. Les couleurs du ciel et de la mer traduisent les mouvements du cœur et de l'atmosphère. Avec le bruit des vagues en filigrane, les artistes nous offrent mille et une variations sur le thème de l'eau, l'évanescence mystérieuse et la nature ambivalente des éléments.

 

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Claude Monet, « Tempête de Belle-Île en mer ». Paris, musée d'Orsay.

 

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Claude Monet, « Étretat, la porte d'Aval », 1885. Musée des Beaux-Arts de Dijon.

 

La mer et le ciel se confondent, absorbant presque toute la ligne d'horizon et l’œuvre vibre, clapote, scintille, attirant le regard vers la palette mouvante des couleurs, à de multiples endroits.

 

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Eugène Boudin (1824-1898), « Marée montante à Deauville ».

 

Celui qu'on appelait « le roi des ciels » aimait décrire les côtes normandes, les caprices des forces océanes et les activités du bord de mer avec d'élégants effets de lumière et de talentueux dégradés de gris et de bleu. Dans ses œuvres, on apprécie la profondeur de champ, l'intensité poétique des éléments et la subtilité du rendu de l'atmosphère.

 

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Eugène Boudin, L'heure du bain à Deauville, 1865.

 

Belle société et chroniques mondaines... L'artiste voyageait beaucoup mais il revenait toujours à Deauville ainsi qu'à Honfleur où il était propriétaire d'une papeterie, lieu de rencontre pour de nombreux artistes.

 

En 1858, il incita Monet à peindre sur le motif et en 1862, il créa une forme particulière de marine, celle des plages de Deauville et de Trouville qui allait devenir une véritable institution. Tout au long de sa vie, il donna libre cours à sa passion pour les « merveilleux nuages » qui dansent et courent au-dessus de la mer.

 

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Eugène Boudin, Marée basse à Étaples, 1886.

 

En 1859, Charles Baudelaire qualifia ses études au pastel de « prodigieuses magies de l'air et de l'eau ». L'artiste voulait « nager en plein ciel » et sa quête de la lumière le poussa à exécuter des centaines d'études de cieux et de nuages, au crayon, au pastel, à l'aquarelle et à l'huile.

 

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Eugène Boudin, Étude de nuages sur un ciel bleu, 1888.

 

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Frederick Childe Hassam (1855 ou 1859-1935), peintre impressionniste américain, membre de la confrérie des Ten que j'évoquais plus haut. « Duck island from Appledore » (L'île aux canards à Appledore).

 

Tout au long de sa vie, Childe Hassam a oscillé entre deux pôles d'attraction : les États-Unis et la France. Grand admirateur de l’œuvre de Claude Monet, il étudia l'art à Boston puis à Paris, à l'Académie Julian, entre 1886 à 1889 où il fut influencé par les travaux des maîtres Louis Boulanger et Jules Joseph Lefebvre.

 

Il aimait la peinture à l'huile mais il appréciait aussi beaucoup l'aquarelle et en 1897, il fonda en compagnie d'autres artistes le New York Water Color Club, (club d'aquarellistes réputé). Il devint ensuite l'un des membres fondateurs du fameux Groupe des Ten.

 

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Frederick Childe Hassam, « Appledore, The South Ledges » (Les corniches du sud).

 

Il a peint très souvent la mer et les rochers mais aussi l'atmosphère de New York au début du XXe siècle. Il a d'ailleurs fait l'acquisition d'une propriété à Long Island, en 1919.

 

La série "Appledore" représente des paysages côtiers très lumineux et pleins de magnificence. La puissance de la Nature y est exaltée.

 

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Frederick Childe Hassam, « Seaweed and Surf, Appledore » (Les algues et le surf).

 

Artiste très prolifique, il s'est aussi rendu célèbre en peignant une série de 22 tableaux montrant des drapeaux. Cette série fut perçue comme un hommage à Claude Monet.

 

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Jean-Louis Forain (1852-1931), peintre de mœurs et caricaturiste de la Belle Époque, « La plage à Trouville ».

 

Cet artiste acquit la notoriété en publiant, dans des journaux comme Le Figaro, Le Courrier français, Le New York Herald ou Le Rire, des dessins satiriques qui dénonçaient les travers et les égoïsmes de la bourgeoisie de son temps.

 

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 Joaquin Sorolla y Batisda (1863-1923), peintre impressionniste et luministe espagnol, « Femmes au bord de la mer », 1909. Musée Sorolla à Madrid.

 

 

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John William Godward (1861-1922), peintre anglais néoclassique et d'inspiration préraphaélite. Nérissa, 1906.

 

Le thème de la mer permit également aux artistes de mettre en scène des beautés nues, alanguies sur le sable ou chevauchant les forces aquatiques.

 

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Guillaume Seignac (1870-1924), peintre académique, représentant de l'École d'Écouen (je ne développe pas car j'ai prévu un article à ce sujet...), Nymphe des eaux, 1908.

 

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Guillaume Seignac, La Vague, 1908.

 

Voluptueuses personnifications de l'eau matricielle et avatars d'Amphitrite, déesse des flots et parèdre de Neptune, le seigneur des océans.

 

Les lignes serpentines des corps évoquent le flux et le reflux, les enroulements fertiles des vagues, l'intensité des mouvements de l'eau où s'incarnent l'Amour et la Vie.

 

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Paul Albert Laurens (1870-1934), peintre académique, portraitiste et enseignant dans les meilleures académies d'art de Paris. Les baigneuses, 1903.

 

Peintures considérées en leur temps comme profondément indécentes. Classées comme érotiques, elles furent très recherchées « sous le manteau » et installées, dans des cabinets de curiosités bien dissimulés, pour le plaisir de leurs propriétaires...

 

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Paul Albert Laurens, Les baigneuses, seconde version.

 

En vous souhaitant de belles rêveries artistiques à l'orée du mois de septembre, je vous adresse mes pensées d'amitié et de gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #art, #artiste, #combas, #jpg, #oeuvre

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L'oeuvre est cocasse, poétique et teintée d'une énergie provocante. Ses couleurs respirent, sur un vieux mur, à l'angle de la rue des Archives et de la rue des Haudriettes (Souvenez-vous de la fontaine à la nymphe et de l'échelle patibulaire du Temple...).

 

Signée Combas -Robert Combas- elle porte un nom qui interpelle : La femme lumière de l'homme.

 

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Créateur fantasque, trublion inclassable, touche à tout facétieux, Robert Combas est né à Lyon, le 25 mai 1957. Il a grandi à Sète, dans l'Hérault et dès l'enfance, il s'est passionné pour la peinture et le dessin.

 

En 1980, il obtient son diplôme national des Beaux Arts dans la ville de Saint-Étienne et il se fait remarquer par Bernard Ceysson, le directeur du musée municipal. Dans la foulée, il intéresse les marchands d'art Bruno Bischoberger et Daniel Templon et, en 1982, il débute une collaboration fructueuse avec le collectionneur et galeriste Yvon Lambert. Pendant plus d'une décennie, il expose en Europe et aux États-Unis, surtout à New York, dans la galerie du célèbre mécène et marchand d'art Léo Castelli.

 

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Robert Combas, photographié en 2012 lors de l'exposition de ses œuvres à Lyon.

 

Son inspiration volubile et subversive s'enracine dans la culture rock, la bande dessinée, les affiches publicitaires, le Pop Art, l'Art Brut et son nom est indissociable du mouvement pictural « Figuration Libre », baptisé ainsi par l'artiste Ben dans les années 1980.

 

« La Figuration Libre c’est faire le plus possible, ce qu’on veut le plus personnellement, le plus librement... » R C.

 

Fier de ses origines ouvrières, il a accompli dans sa jeunesse de nombreuses déambulations dans Barbès, ce qui lui a fait qualifier son travail de « Pop Art Arabe ». Il a « dévoré » tout ce qu'il voyait, les visages, les silhouettes, les ombres des passants, les vieux cartons, les morceaux de papier, les effets de matière sur les trottoirs, les lumières et les reliefs ambivalents des devantures. Nombre d'étudiants en art redoutent d'aborder son œuvre tant ses influences sont éclectiques voire qualifiées de « pantagruéliques » !

 

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Elle... Œuvre exposée dans la Galerie Laurent Strouk.

 

Fervent admirateur de Toulouse-Lautrec, de Jean Dubuffet, de Picasso et de Warhol, il est également fasciné par la calligraphie, les bestiaires médiévaux et les tableaux de maîtres comme Goya ou Vélasquez. Avide de réinterpréter la peinture classique, il fait parler, de façon très personnelle, toiles et murs et griffe en s'amusant, avec une énergie adolescente et une vigueur explosive, les émotions de ceux qui partent à l'abordage de ses créations.

 

Souvent comparé à Keith Haring et à Jean-Michel Basquiat, il fascine et dérange à la fois le public et les historiens d'art, d'ailleurs les spécialistes n'y vont pas de main morte. Certains voient dans son œuvre des gribouillis vulgaires, des couleurs criardes, de la maladresse mal déguisée, fruit de l'action d'un imposteur. D'autres, qui le considèrent comme un nouveau Picasso, apprécient la vigueur de son trait, la puissance évocatrice des couleurs qu'il distille, son humour souvent féroce et le langage décalé qu'il déploie dans l'espace urbain. Vous l'avez donc compris, il n'y a pas de demi-mesure en ce qui le concerne et de toute manière, il aime que les avis sur son travail soient à ce point tranchés.

 

Avant de vous montrer plus de détails de La femme lumière de l'homme, je vous invite à contempler certaines de ses influences. Je ne présenterai pas les incontournables Warhol et Picasso ainsi que Vélasquez et Goya. J'ai choisi ce que Combas préfère à travers les principales caractéristiques des œuvres de Ben, de Jean Dubuffet, de Keith Haring et de Jean-Michel Basquiat.

 

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Ben (Né à Naples en 1935).

 

Benjamin Vautier aime peindre des mots, écrire avec une énergie enfantine sur ce qui ressemble à un tableau noir d'écolier. Ses œuvres poétiques sont l'émanation de la Figuration Libre : « Tout est art et tout est possible en art »... « Je peux tout me permettre... » « J'écris donc je peins avec des mots »...

 

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On retrouve nombre de ses phrases sur des supports publicitaires, des façades d'immeubles, du mobilier urbain etc... Certains ont évoqué l'aspect trop commercial de ses formules mais elles sont avant tout des propositions pour l'esprit. A celui qui les lit d'en faire ce qu'il veut !

 

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Jean Dubuffet (1901-1985), Arbres portant un château de réminiscences, 1970, feutre sur papier.

 

Le théoricien de l'Art Brut, passionné de formes spontanées qui s'enchevêtrent... Il a inventé l'expression « Art Brut » afin de désigner l’art créé par des non professionnels évoluant en dehors des « normes esthétiques convenues » et surtout qui se tiennent à l’écart des milieux artistiques.

 

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Site domestique au fusil espadon, 1966. (Amusons-nous avec le titre!) Ici rien n'est limité, tout palpite, tout s'entrelace et la couleur explose comme les notes ludiques d'une partition musicale.

 

 

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Keith Haring (1958-1990), Beginner.

 

Né aux États-Unis, Haring a créé des bandes dessinées en compagnie de son père depuis sa plus tendre enfance. Il a fait ses études artistiques à New York et s'est fait remarquer en peignant dans le métro et dans les rues. Il a connu très vite le succès et est parti peindre ses petits personnages en mouvement constant sur les murs de nombreux pays : Angleterre, Japon, France (où il a réalisé une fresque pour les enfants malades de l'hôpital Necker), Allemagne, Italie, Brésil etc... L'énergie vitale manifestée à travers le choix des couleurs intenses, flashy, phosphorescentes qu'il utilise est une invitation à la danse du corps et de l'esprit.

 

 

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Jean-Michel Basquiat (1960-1988).

 

Artiste de génie dont la flamme, sous l'effet d'un torrent de coke et d'héroïne, s'est éteinte bien trop tôt.... Il a promené dans les rues de New York son talent marginal et s'est passionné pour une infinité de choses. Il n'est pas facile de « caractériser » son art mais, à l'instar de Robert Combas, il se laissait « emporter » par le feu dévorant des couleurs et faisait preuve d'une énergie débordante. L'une de ses phrases fétiches était « Je ne pense pas à l’art quand je travaille. J’essaie de penser à la vie. »

 

Combas appréciait particulièrement les graffitis de la période SAMO, conçus dans la décennie 1970-1980 en réaction à l'art plus conventionnel du quartier de Soho. SAMO ou Same Old Shit...

 

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Revenons à l’œuvre qui donne son titre à cet article...

 

La femme lumière de l'homme est une commande de la Ville de Paris, installée en l'an 2000 au numéro 3 de la rue des Haudriettes. Elle a fait « s'étrangler » les féministes mais il faut y voir essentiellement une boutade, une provocation joyeuse, un jeu visuel. Passionné de calembours et de jeux de mots, Combas s'amuse à réinterpréter les légendes et les mythes et nous livre une vision libre et pleine de drôlerie du personnage de Don Quichotte et de sa Dulcinée, éclairante potiche... Elle rend aussi hommage à tous les rêveurs, au sens littéral du terme.

 

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L'artiste veut nous faire rire autant que nous interpeller. J'adore sa signature !

 

A son sujet, le philosophe Michel Onfray a écrit, dans « Transe est Connaissance » Un chaman nommé Combas, cat. Expo Robert Combas « Greatest Hits », Mac Lyon, Somogy 2012 : (…) Il se saisit de la matière des êtres comme de la matière du monde ou du cosmos. À pleines mains, en pétrissant, en poignassant, en malaxant, en triturant la peinture comme une force, une vitalité, une énergie en puissance dont il lui revient d’activer l’acte. Il est connecté directement sur cette force-là, en prise directe avec l’électricité de l’univers. Son style à nul autre pareil est celui d’un primitif de génie qui sculpte le temps et entasse des œuvres comme témoignage des figements de ces durées magnifiques. Ce chaman est le grand organisateur de fêtes chromatiques, le maître d’œuvre d’une religion panthéiste à laquelle puisent les grands vivants. Longue vie au chaman! »

 

Sur le site du Grimaldi Forum de Monaco où une exposition lui a été consacrée, du 7 août au 11 septembre 2016, voici ce qu'on peut lire : « Son œuvre traite une multiplicité de sujets, son imaginaire se déploie sans limite. On peut tenter de décrire sa peinture par moult adjectifs sans pour cela réussir à la saisir complètement. Elle est libre, colorée, grotesque, drôle, sensuelle, sexuelle, violente, historique, protéiforme, énergique, énergétique, spontanée, mais aussi... plus intelligente et plus conceptuelle que ce que l’on peut croire à première vue… Lui-même aime à brouiller les pistes en définissant sa peinture ainsi : « Je fais du mal fait bien fait ».

 

« Dans l’infinie liberté de sa figuration, tel Picasso, Combas joue avec les visages et les corps. Ses tableaux sont un jeu de couleurs, de formes et de motifs, rappelant l’Art Brut de Jean Dubuffet. Il y intègre aussi bien des collages de magazine porno que des bas reliefs médiévaux, des personnages en relief, des tatoués, des scarifiés… Chaque œuvre révèle un monde en soi. Chacune raconte les passions humaines voire inhumaines. Apparue à la fin des années 70, sa peinture a eu d’emblée pour effet de bousculer les conceptions esthétiques de l’époque. Affranchi de tout mouvement, il est profondément libre et peintre… »

 

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Tel Don Quichotte, il déambule, guidé par le souffle de l'inspiration, dans la forêt des thèmes qui lui sont chers : la femme, l'amour, la mythologie, la religion, la guerre, la musique, la littérature, les scènes de genre...

 

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Et tandis que la vie s'écoule comme la cire d'une bougie, IL S'AMUSE, en lettres majuscules ! D'ailleurs ses toiles (vous le verrez dans un instant) sont agrémentées souvent d'une légende à la fois drôle et incisive.

 

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Vous remarquerez le doigt d'honneur nuage, bien évidemment placé là de manière volontaire et pour que vous cerniez mieux encore la personnalité de cet artiste hors norme, voici ce qu'il écrit, sous son interprétation humoristique d'un célèbre tableau de l'École de Fontainebleau, peint vers 1594 par un artiste anonyme :

 

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Gabrielle D’Estrées (favorite d'Henri IV) et l'une de ses sœurs (la duchesse de Villars).

 

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Black Gabrielle, 1985

 

« Black Gabrielle D’Estrées palpe les bouts de nichon de sa sœur Joséphine qui ne bronche pas étant frigide. Une armée de Louidjis triangulaires regardent la scène en bavant comme des obsédés du sexe faible. Black Gabrielle D’Estrées préfère toucher des nénés plutôt que de se farcir tous les Louidjis de la terre. Hier soir, elle s’est fait niquer par un totem primitif représentant une déesse particulièrement lesbienne. Depuis cette histoire elle vote pour le Mouvement de Libération des Femmes à clitoris à fermeture éclair. »

 

Vous imaginez la mine réjouie de l'artiste qui aime écouter, dans ses expositions, ce qu'on dit de lui, que ce soit en sa faveur ou pour le « démonter » ! Comme certains d'entre vous vont me le demander, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Son travail me donne le sourire (que j'ai facilement, il est vrai) et les créations d'un artiste, surtout contemporain, ne se résument pas à « j'aime », « j'aime pas ». Il y a toujours quelque chose d'intéressant à extraire d'une œuvre, peu importe ce que l'on en pense.

 

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Trois grands personnages historiques français (De Gaulle, Saint-Louis ou Charlemagne, Napoléon), 1983.

 

Ah j'adore le petit bonhomme phallus, quintessence du plaisir que prend l'artiste quand il peint ! Avec cette toile, ses détracteurs ont explosé de colère et demandé qu'il efface la créature en question... C'est fou comme certains ont l'esprit claquemuré dans de vaines bien-pensances ou pire, ne comprennent rien... L'artiste joue tout en nous rappelant que ces messieurs, grands personnages devant l'Histoire, brandissent leurs attributs à travers chacune de leurs décisions.

 

Vous n'êtes pas obligés d'être des afficionados de l'art de Robert Combas. Il est « juste » un artiste incontournable de notre temps, un de ces grands artistes vivants qui promènent une joie « ogresque » de peindre et c'est pourquoi je voulais le présenter. Je ne me lancerai pas dans le débat « Est-il un nouveau Picasso ? » « Est-il un imposteur ? » « Est-il ceci ou cela ? » Rappelons-nous que l'Art se goûte avec ce qu'on a dans les tripes et que si certains artistes aiment égratigner le monde avec leurs créations, cela est bénéfique pour faire réfléchir et enrichir le regard de tous. Vive la liberté de l'art et vive la liberté d'apprécier une proposition artistique avec les complexités de sa sensibilité !

 

Je vous souhaite de belles promenades à travers toutes les périodes de l'art, des plus anciennes aux plus contemporaines. Je lis souvent sur des blogs des propos résolument négatifs concernant l'art contemporain. Je trouve cela dommage et pour ma part, je montrerai tout ce qui m'intéresse même si ce n'est pas apprécié.

 

Je pense bien à vous chers aminautes et je vous remercie de votre fidélité, gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #americain, #artiste, #automne, #paysage, #peinte

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Thomas Benjamin Kennington (1856-1916), Automne. Peintre de genre et portraitiste anglais, également représentatif du « réalisme social ».

 

J'aime profondément l'Automne. La Nature nous conte ses couleurs précieuses tout en glissant vers le plus mystérieux des sommeils, celui de l'Hiver. On s'enivre de clarté changeante, on se régale de fruits et de légumes chatoyants, on cède à la poésie de la brume et on se laisse emporter avec les feuilles qui dansent.

 

Source d'inspiration pour de nombreux artistes, l'Automne nourrit les recherches sur les ombres, les matières lumineuses et les métamorphoses de l'atmosphère. Voyage auquel je vous convie par l'observation de tableaux choisis, œuvres qui m'enchantent...

 

Parmi les œuvres que je présente, plusieurs ne sont pas datées. Ce n'est pas un oubli de ma part. Il n'y a tout simplement pas assez de précisions (ou il existe des contradictions) concernant le moment de leur réalisation et les lieux où elles sont conservées.

 

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Albert Bierstadt (1830-1902), L'automne dans les bois, 1886. (New York Historical Society).

 

Peintre américain d'origine allemande, amoureux des paysages de l'Ouest américain, Bierstadt appartenait à l'Hudson River School, mouvement artistique caractérisé par sa vision romantique de l'art, fondée sur la passion des grands espaces et des merveilles naturelles, comme les Montagnes Rocheuses, le tout sublimé par un travail très approfondi, quasi mystique, sur la lumière.

 

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Albert Bierstadt, Automne en Amérique, dans le comté d'Oneida (il s'agit de l'un des 62 comtés de l'État de New York).

 

Les pigments d'automne sont des sucres enchantés, des caramels luxuriants dont la splendeur crépite entre ciel et terre.

 

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Vincent Van Gogh (1853-1890), Paysage d'automne, 1885.

 

Onirisme puissant, recherches sur la texture ensorcelante de l'air, l'artiste devient le messager des métamorphoses de la Nature qui font écho aux saisons de son âme.

 

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Vincent Van Gogh, Paysage d'automne, 1884 ou 1885.

 

Jardins, bois et forêts s'embrasent et nous offrent un florilège de teintes chaudes, éphémère jeunesse retrouvée avant l'apparition des premiers frimas.

 

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John Joseph Enneking (1841-1916), peintre impressionniste américain, Prémices d'automne.

 

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John Joseph Enneking, Joyaux d'automne

 

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John Joseph Enneking, Bois profonds en automne.

 

Tout flamboie, tout pétille et le regard se fond dans une élégante symphonie de jaune, d'orangé, de pourpre, d'or et de brun.

 

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John Atkinson Grimshaw (1836-1893), Automne d'or.

 

Artiste de l'époque Victorienne, préoccupé par les modifications industrielles de son temps, Grimshaw excellait à peindre les clairs de lune, les effets de lumière changeante et les paysages urbains et ruraux.

 

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John Atkinson Grimshaw, A golden beam (Un faisceau d'or).

 

Chemin de feuilles rousses, ombres crépitantes et patines mystérieuses, l'automne transforme la réalité en surprenante fantasmagorie.

 

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Hans Anderson Brendekilde (1857-1842), Chemin boisé en automne.

 

Cet artiste danois, orienté vers le réalisme, excellait à peindre les « effets d'atmosphère », les vibrations de la lumière, la sensualité des matières, l'or, le jaune, le brun et le rouge des transformations.

 

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Hans Anderson Brendekilde, Le jardin japonais, vers 1900.

 

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Willard Leroy Metcalf (1858-1925), Chêne rouge, 1911.

 

Cet impressionniste américain, amoureux des paysages de la Nouvelle-Angleterre, était membre des Ten American Painters et proche du groupement d'artistes de Old Lyme, dans le Connecticut. Comme de nombreux peintres américains de son époque, il étudia dans sa jeunesse à Paris, à l'Académie Julian où il eut pour maîtres Jules Joseph Lefebvre et Gustave Boulanger. Il s'inspira des oeuvres bucoliques et sylvestres de l'École de Barbizon mais il préféra l'Impressionnisme. Après avoir visité Pont-Aven, Grez-sur-Loing et Giverny, il fonda, avec Théodore Robinson (1852-1896), une colonie d'artistes américains à proximité de la demeure de Claude Monet.

 

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Willard Leroy Metcalf, Gloire d'automne.

 

Marcher sous les arbres et sentir l'automne qui mûrit, danse et palpite...

 

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Winslow Homer (1836-1910), Automne, 1877.

 

Cet artiste américain fut attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre le Réalisme et le Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires puis s'intéressa au monde rural, aux animaux, aux vues océanes et à l'intimité des êtres et des saisons.

 

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Vassili Dmitrievitch Polenov (1844-1927). Femme sur un chemin forestier.

 

Ce peintre russe, de sentiment réaliste, appartenait au mouvement des Ambulants ou des Itinérants (1863-1890), artistes en rupture avec les méthodes d'enseignement et les sujets traditionnels de l'Académie Impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Les Ambulants furent profondément intéressés par le thème des inégalités sociales.

 

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Léon de Smet (1881-1966), Forêt d'automne.

 

Cet artiste belge luministe, amoureux de l'art du paysage, était le frère du peintre Gustave de Smet (1877-1945) et le fils de Jules de Smet, dramaturge, photographe et décorateur. Portraitiste recherché par les écrivains, à l'instar de Joseph Conrad et de George Bernard Shaw, Léon de Smet se réfugia à Londres pendant la Première Guerre Mondiale. En 1917, appelé au front, il peignit différents portraits et, après la guerre, il se replongea dans l'atmosphère londonienne qu'il appréciait. Il revint en Belgique en 1925 et à partir de 1932, il s'impliqua, avec son frère, auprès des artistes du groupe Vlanderen qui faisaient la promotion de l’art belge contemporain. L'Impressionnisme et surtout le Pointillisme (appelé aussi Divisionnisme ou Néo-Impressionnisme) furent ses sources d'inspiration.

 

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George Inness (1825-1894), Automne à Montclair.

 

Ce peintre américain, épris de l'Écosse où il mourut était une célébrité de l'art du paysage et l'un des membres les plus éminents de l'Hudson River School, école de paysagistes américains qui regroupa de nombreux artistes nés après 1800. Ses membres développèrent un « art sensible » fondé sur une admiration quasi religieuse des beautés de la nature, creuset des spiritualités. Ils identifièrent des paysages vierges et sauvages, les assimilèrent aux paysages bibliques et se lancèrent dans une sorte de quête de la Terre Promise.

 

Entre ténèbres vivantes et turbulences de lumière, l'Automne revêt dans ses œuvres une dimension puissamment mystique.

 

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Thomas Moran (1837-1926), Automne.

 

Ce paysagiste américain autodidacte, ami d'Albert Bierstadt, William Keith et Thomas Hill, fut associé à l'Hudson River School. Amoureux des Rocheuses et du White Mountain Art (art des Montagnes Blanches), il peignit des vues de l'Ouest américain qui furent présentées au Congrès américain et favorisèrent la création du parc national de Yellowstone.

 

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John Frederick Kensett (1816-1872), Lac George.

 

Cet artiste américain, né dans le Connecticut, s'inspirait des grands sites naturels, à l'instar des Rocheuses et des paysages de la Nouvelle-Angleterre. Peintre luministe et graveur émérite, il fut associé à la seconde génération des artistes de l'Hudson River School. Il a participé, entre autres, à la fondation du Metropolitan Museum of Art de New York.

 

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Frits Thaulow (1847-1908), Automne d'or en Bretagne.

 

Peintre norvégien, amoureux de la nature sauvage aux reflets changeants mais aussi peintre de l'eau sous ses différentes formes (pluie, lacs, rivières, torrents, neige, givre, glace, flocons, cristaux...), Fritz Thaulow était fasciné par les atmosphères mystérieuses. Grand voyageur, aimant l'Europe, Paris, Venise et les États-Unis, il restitua, tout au long de sa carrière l'éternelle beauté des paysages naturels qu'il découvrait. Peintre du temps qui s'écoule, il fut le beau-frère de Paul Gauguin et l'ami de Claude Monet, d'Auguste Rodin et de Pierre Puvis de Chavannes. Il fonda le Salon du Champ de Mars et fut membre du jury de l'Exposition Universelle de 1889.

 

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Paul Gauguin (1848-1903), Le cours d'eau, Automne, 1885.

 

Le regard du spectateur est aimanté par la puissance impressionniste de l’œuvre, panaché de couleurs flamboyantes, par la lumière d'or qui éclate, rebelle aux conventions et l'arbre qui irradie sur la toile comme une flamme. Gauguin peignit ce tableau un an avant la naissance du courant Symboliste qui s'opposa au « manifeste » Impressionniste. La couleur fut l'émanation de sa vision esthétique, que ce soit à travers le Cloisonnisme (créé en 1886 et inspiré de la technique du vitrail), le Synthétisme (théorie picturale conçue en 1888 et nourrie de Symbolisme) et le Primitivisme (mouvement pictural apparu en Russie qui privilégia l'imagerie populaire et les formes naïves de l'Art). La couleur était pour lui « vibration de même que la musique ».

 

Les teintes suraiguës qu'il affectionnait (jaune citron, ocres rouges, verts intenses, indigo et rose ardent) influencèrent les adeptes du Fauvisme.

 

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Claude Monet (1840-1926), Effet d'automne à Argenteuil, 1873. Courtauld Institute Galleries à Londres.

 

Peinte en bord de Seine où Monet capturait avec passion le reflet des arbres dans l'eau, l’œuvre est une symphonie de mouchetures de lumière. Les couleurs forment une partition claire, une harmonie d'orange brun et de bleu mêlé de rose fin, le tout rehaussé par des touches de vert jade. Au fond de la scène, les maisons d'Argenteuil se fondent dans une palette gris bleutée, une sorte d'horizon fantasmé.

 

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Francis Picabia (1879-1953), Canal de Moret, effet d'automne, 1909. Collection privée.

 

L’œuvre de cet artiste atypique (à la fois peintre, graphiste, écrivain) se confronte au Surréalisme et au Dadaïsme mais ses travaux de jeunesse traduisent une influence impressionniste et un goût prononcé pour le Luminisme. Mouvement hétéroclite, le Dadaïsme, né pendant la Première Guerre Mondiale, se fonde sur l'extravagance et la liberté d'expression et se caractérise par une remise en cause des règles et des contraintes idéologiques, esthétiques et politiques.

 

Moret sur Loing, petite cité médiévale construite au bord de l'eau, était l'un des berceaux de l'Impressionnisme. Les artistes y savouraient la qualité de la lumière, la douceur de vivre et les splendeurs naturelles et historiques de la vallée du Loing.

 

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Lynn Shaler, L'Automne à Brooklyn, 1955. Cette artiste américaine contemporaine exerce son talent entre New York et Paris où elle expose régulièrement.

 

Dans la ville, l'automne déploie aussi ses parures d'or patiné. Cette œuvre me plaît tout particulièrement par le choix de son cadrage et l'harmonie subtile des couleurs, la touche vive et délicate de rose qui éclate sur le gris de l'architecture et ce « je ne sais quoi » qui la rend émouvante.

 

J'ai beaucoup aimé partager avec vous ce petit tour d'automne en peinture. J'ai, bien sûr, d'autres œuvres à vous montrer mais je dois prendre congé. D'autres visites à l'hôpital m'attendent ainsi que bien d'autres « soins » alors je vous dis « à bientôt ». Je pense à vous. Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
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Gracieux et mellifère, le tournesol évoque l'été, la chaleur fertile du soleil et pare les champs d'un voile d'or pulsatile. Appréciant aussi les jardins urbains où il déploie ses belles inflorescences jaune vif, il apparaît comme l'un des motifs floraux les plus prisés des artistes.

 

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Originaire d'Amérique du Nord et d'Amérique centrale, Helianthus annuus appartient à la famille des Astéracées. Il porte des noms poétiques (girasole, grand héliotrope, soleil des jardins, couronne du soleil, graine de perroquet...) et sa floraison est généreuse de juillet à octobre. De manière élégante, si ce « fier soleil » suit la course de l'astre d'or, c'est parce qu'il est soumis à un phénomène d'héliotropisme : sa racine est pivotante et sa tige se courbe en fonction de la position du soleil. Le matin, ses bourgeons « regardent » vers l'est, le soir vers l’ouest et la nuit à nouveau vers l’est. A pleine maturité, quand les graines sont gorgées d'huile précieuse, les fleurs préfèrent rester tournées vers l'est.

 

La légende du tournesol

 

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Evelyn de Morgan (1855-1919), artiste anglaise préraphaélite, Clytie, 1893.

 

Clytie, jeune nymphe aquatique, était la maîtresse d'Apollon, le dieu du soleil mais celui-ci jeta son dévolu sur Leucothoé, fille d'Orchamos, roi de Babylone.

Le coeur brisé, Clytie, dénonça la liaison de Leucothoé et d'Apollon auprès d'Orchamos qui ordonna que Leucothoé soit enterrée vivante. Apollon essaya en vain de sauver sa bien-aimée et lui rendit hommage en versant sur sa sépulture une sorte de manne parfumée d'où naquit l'encens.

Désespérée par la portée de son acte, Clytie passa ses jours et ses nuits sur un rocher, tournant fixement chaque matin son regard vers le char d'Apollon qui ne voulut jamais la revoir. Figée dans sa douleur, elle fut métamorphosée en tournesol.

 

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Charles de La Fosse (1636-1716), Clytie changée en tournesol, 1688. Versailles, musée national du Château et de Trianon.

 

En fonction des auteurs et des époques, Clytie et Leucothoé sont sœurs.

 

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Harold F Kells (1904-1986), artiste canadien, Clytie, vers 1934, épreuve à la gélatine argentique, Musée des Beaux-Arts d'Ottawa.

 

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Louis Welden Hawkins (1849-1910), peintre symboliste. Clytie, date inconnue.

 

Dans le langage des fleurs, le tournesol est considéré comme un symbole de dévouement et d'extrême générosité du cœur. Offrir un tournesol dans un bouquet signifie : « Tu m'éblouis ! », « Je t'offre mon cœur ! », « Tu es mon soleil ! ».

 

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Le tournesol est cultivé depuis près de 4000 ans au Mexique. Dans la civilisation Aztèque, il était considéré comme la force vitale du dieu du soleil, Huitzilopochtli. On extrayait du pollen et des pétales un pigment permettant de réaliser des peintures rituelles et lors de cérémonies à caractère solaire, les prêtresses arboraient des colliers faits de pétales de tournesol.

 

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Diego Rivera (1886-1957), peintre muraliste mexicain. Tournesols, 1943.

 

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Diego Rivera, Nu avec des tournesols, 1946.

 

A partir des graines, on obtenait de l'huile, une farine et une sorte d'onguent réputé aphrodisiaque. Des remèdes à base de tournesol étaient également utilisés pour soigner les piqûres d'insectes et les morsures de serpents.

 

Les Espagnols l'importèrent en Europe au cours du XVIe siècle.

 

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En Chine, le tournesol devint l'un des symboles forts de la propagande maoïste. Mao se présentait comme le soleil dominant son peuple devenu un immense champ de tournesols tourné vers lui.

 

En 2010, l'artiste chinois dissident Ai Weiwei a réalisé une installation sensorielle composée d'un parterre géant de graines de tournesol en porcelaine, dans l'immense hall de La Tate Modern de Londres. Les visiteurs ont marché sur 100 millions de graines et au bout de deux jours, en raison d'une poussière jugée potentiellement dangereuse, l'installation a dû être fermée. Là n'est pas le plus important. A travers l'exposition de ces graines, l'artiste a souhaité rappeler que les peuples sont trop souvent écrasés par leurs dirigeants et que la liberté d'expression est un bien commun non négociable.

 

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Au Japon, le programme « Fukushima Sunflowers Foster Parent Project » consiste à planter de nombreux tournesols dans les régions touchées par la catastrophe car, d'après différentes études, le tournesol (himawari) peut absorber, en un laps de temps relativement court, d'importantes quantités de radioactivité.

 

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Photo AFP/Kazuhiro Nogi

 

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Chaque « tête » de tournesol est constituée de fleurettes tubulaires et couronnée de languettes radiales d'un jaune triomphant. L'énergie du soleil active celle de la fleur qui se change en huile gorgée de vitamine E.

 

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L'huile de tournesol est considérée comme de l'or végétal. Ses vertus sont nombreuses. Gorgée d'acide gras linoléique (Oméga 6), elle agit comme un régulateur du système endocrinien, renforce le système immunitaire et favorise la croissance des cellules. Elle est également utilisée comme biocarburant et après son extraction, on obtient un tourteau destiné à l'alimentation animale.

 

L'huile de tournesol est pour les pays nordiques et la Russie (grande consommatrice) l'équivalent de l'huile d'olive dans le monde méditerranéen.

 

A l'instar de l'huile de sésame, de l'huile de coco et d'autres huiles dotées de riches vertus, l'huile de tournesol est utilisée pour purifier la bouche en profondeur et se débarrasser des toxines pouvant altérer la santé des dents et nuire à l'équilibre de l'organisme. Il s'agit de la technique indienne du « oil pulling » dont je suis friande. Suivant des principes ayurvédiques, elle consiste à faire un bain de bouche à l'huile, chaque matin à jeun.

 

Des substances actives issues de la tige entrent dans la composition de certains produits cosmétiques.

 

Quant aux graines, délicieuses, elles sont consommées séchées, grillées ou encore germées. Au XVIIe siècle, on les torréfiait pour les utiliser comme substitut du café et du chocolat. Riches en sels minéraux (manganèse, cuivre, phosphore, zinc...), elles sont réputées fluidifier la circulation du sang.

 

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Le Tournesol dans les Arts

 

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Aimé des artistes, le tournesol déploie ses longues tiges et ses pétales charnus sur les balcons des immeubles Art Nouveau.

Un bel immeuble Art Nouveau signé Georges Malo.

 

On le retrouve fréquemment dans la Peinture et les Arts Décoratifs.

 

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Anton Van Dyck (1599-1641), Autoportrait avec un tournesol, 1632-1633. Collection particulière.

 

Installé à Londres au début des années 1630, l'artiste flamand devint Premier Peintre du roi Charles Ier d'Angleterre auquel il offrit son profond dévouement, symbolisé par la fleur de tournesol aux pétales d'or.

 

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Van Dyck, Étude pour le portrait de Sir Kenelm Digby (1603-1665), philosophe anglais, 1633.

 

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Pierre Mignard (1612-1695), La marquise Athénaïs de Montespan (1640-1707), 1670.

 

Madame de Montespan était la maîtresse de Louis XIV depuis 1667. A cet égard, elle fut souvent représentée par Pierre Mignard, Premier Peintre du roi. L'élégant bouquet de fleurs de tournesol évoque ici les faveurs royales dont elle bénéficiait et le rayonnement de sa beauté sur les charmes de la Cour.

 

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Carl Larsson (1853-1919), peintre, illustrateur et dessinateur suédois. La leçon avec les tournesols ou la première leçon, 1903.

 

Fleur des champs, le tournesol est associé chez Larsson aux joies et aux souvenirs d'enfance. Il représente également la jeunesse du soleil.

 

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Carl Larsson, Dix-huit ans, 1902.

 

Dans la main de cette jeune fille vêtue de blanc, un brin rêveuse à l'orée de ses dix-huit ans, le tournesol devient un emblème de la fertilité de la terre. Incontournable élément des fêtes de l'été particulièrement célébrées dans le monde nordique.

 

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Carl Larsson, Jeu de cache-cache.

 

Les Tournesols de Vincent Van Gogh (1853-1890)

 

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Vase avec douze tournesols, Arles, août 1888. Neue Pinakothek, Munich, Allemagne.

 

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Vase avec quinze tournesols, Arles, août 1888. National Gallery, Londres.

 

Il s'agit d'une suite de sept tableaux décrivant l'évolution des fleurs de tournesol, de l'étape de la floraison à celle du flétrissement. Le premier tableau de cette série a été peint pour Paul Gauguin afin de décorer sa chambre.

 

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Vase avec trois tournesols, Arles, août 1888. Collection privée, États-Unis.

 

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Vase avec quinze tournesols, Arles, janvier 1889. Musée Van Gogh, Amsterdam.

 

Subtile évocation du temps qui passe et de la vie qui s'écoule...

 

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Vase avec quinze tournesols, Arles, janvier 1889. Musée d'art Sompo, Tokyo.

 

Le tournesol, tel une clepsydre végétale...

 

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Vase avec douze tournesols, Arles, janvier 1889. Musée d'art de Philadelphie, États-Unis.

 

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Vase avec cinq tournesols, Arles, août 1888. L’œuvre fut détruite le 6 août 1945 au cours d'un bombardement américain sur le Japon.

 

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Les tournesols évoquent la formidable créativité de Van Gogh qui loua, en 1888, en Arles, une petite maison dont la façade était peinte en jaune.

 

Couleur maîtresse, imprégnée de l'or solaire du Midi, le jaune se déploie sous son pinceau vers les oranges et les roux caramélisés et forme un cri primal et coloré, dardé vers l’œil du spectateur.

 

En 1987, Yasuo Goto, magnat de l'assurance au Japon a fait l'acquisition d'un de ces tableaux pour la somme de 40,8 millions d'euros !!! Cela a inspiré, en 1991, au poète Jean Ferrat (1930-2010) une chanson, Les Tournesols, pleine de colère et d’écœurement face aux sommes indécentes circulant sur le marché de l'art, sachant que nombre d'artistes, à l'instar de Van Gogh, ont vécu dans la misère.

 

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Isaac Lazarus Israels (1865-1934), peintre néerlandais associé à l'Impressionnisme, Femme devant les tournesols de Van Gogh, 1917.

 

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Claude Monet (1840-1926), Bouquet de soleils, 1881.

 

A l'instar de Van Gogh, Monet aimait énormément les tournesols. A travers eux, sa touche happe la lumière tout en exhalant les couleurs comme autant de parfums.

 

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Gustav Klimt (1862-1918), Le jardin aux tournesols, 1912.

 

Artiste majeur de la Sécession Viennoise, sorte de cristallisation autrichienne de l'Art Nouveau fondée sur l'égalité entre les arts et luttant contre le Conservatisme, l'Historicisme et l'Éclectisme, Klimt peignait les fleurs comme des notes de musique ou des gemmes colorées.

 

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Klimt, Tournesols

 

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Piet Mondrian (1872-1944), Nature morte avec le tournesol, 1907.

 

Les sept années qui suivirent virent le passage progressif du maître néerlandais à l'abstraction mais déjà les masses colorées de l’œuvre traduisent la force d'une touche qui fracasse la matière tout en annonçant un vocabulaire de lignes oscillatoires.

 

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Egon Schiele (1890-1910), Tournesols expressionnistes, 1911. Vienne, Belvédère.

 

Les fleurs, sur le chemin de la mort... Quelques touches de lumière éclatent dans la palette d'ombre où les tournesols égrènent le temps.

 

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Bernard Buffet (1928-1999), Tournesols et melon, 1967.

 

Densité des lignes d'encre qui rythment l’œuvre... Dans ce maillage, la couleur explose, attisant les feux des tournesols comme autant de blessures de lumière.

 

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Edward Steichen (1879-1973), photographe, peintre et lithographe américain. Le Tournesol, 1920. National Gallery of Art, Washington.

 

A travers cette vision ultra colorée, hallucinée, l'artiste nous séduit par son énergie ludique tout en explorant la dynamique du combat entre la lumière et les ombres.

 

Je termine cette promenade solaire en compagnie du Professeur Tryphon Tournesol, né de l'imagination si fertile d'Hergé. Souvenons-nous des publicités des années 1970 pour la margarine Fruit d'Or.

 

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Merci à tous ceux qui prennent si gentiment de mes nouvelles. Je tâche de garder la tête au-dessus des flots et c'est un combat de chaque instant. Je pense bien fort à vous. Je vous souhaite un très bel été. Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
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Solitaire, sensuelle, énigmatique... cette statue de marbre blanc signée Hélène Bertaux (1825-1909) se dresse, depuis 1923, dans les jardins du Luxembourg. La belle est une version moderne du personnage de Psyché, choisie pour exprimer le combat d'une femme d'exception, profondément engagée au service de l'art et des artistes.

 

Elle évoque la ténacité de celles qui ont décidé d'embrasser une carrière artistique en dépit des obstacles dressés par la société. Madame Bertaux obtint pour cette œuvre une médaille d'or de première classe lors de l'Exposition Universelle de 1889 et fut la première femme sculpteur à voir son travail officiellement consacré.

 

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Le grain de mes photos est un peu flou car la statue n'est pas accessible directement. Comme vous le constatez sur l'image ci-dessous, elle est éloignée du chemin emprunté par les visiteurs. J'ai utilisé les capacités maximales de mon zoom.

 

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Déposé au Sénat en 1923, le marbre de Psyché fut exposé au Salon de 1889. Son modèle en plâtre, qui figura à l'Exposition Universelle de la même année, se trouve depuis 1891 au Musée de Sète où il a été envoyé par l'État.

 

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Une répétition en bronze, propriété de la ville de Paris, a été placée sous le péristyle du Petit-Palais. Le public la découvrit lors de l'Exposition Universelle de 1900.

 

Après 1850, le combat d'Hélène Bertaux fit écho au désir exprimé par de nombreuses femmes d'entrer dans les cercles artistiques. Certaines furent accueillies dans des cénacles « ouverts » mais il y eut dichotomie entre leur volonté d'exposer dans les Salons et la réelle considération qu'on leur accordait. On leur commandait peu d’œuvres personnelles, préférant les reléguer au rôle de copistes et les qualifier d'inspiratrices avec une formidable hypocrisie. On disait qu'elles n'avaient pas assez de qualités pour être des créatrices et on se demandait pourquoi elles souhaitaient l'être, elles qui étaient de ravissantes muses insufflant aux hommes le désir de les peindre... On pensait aussi que leurs connaissances en anatomie étaient limitées et qu'elles seraient choquées à la vue de corps déshabillés. Face à cette offensive artistique qui menaçait pour certains la suprématie masculine, Napoléon Ier (1769-1821) décida d'interdire aux femmes l'accès à l'école des Beaux-Arts mais les académies privées n'eurent pas cette rigidité. La mixité des étudiants et la nudité des modèles furent d'usage dans les cours dispensés par l'Académie Julian et l'Académie du sculpteur Filippo Colarossi.

 

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 L'Académie Julian en 1881, peinture de Marie Bashkirtseff (1858-1884), artiste ukrainienne.
(Dnipropetrovsk State Art Museum.)

 

École privée de peinture et de sculpture, l'Académie Julian fut fondée, en 1867, par le peintre français Rodolphe Julian (1839-1907). Elle accueillit de très nombreux artistes au début du XXe siècle.

 

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Rodolphe Julian en 1893.

 

Originellement située dans le passage des Panoramas (2e arrondissement), elle ouvrit un second atelier au numéro 31 de la rue du Dragon, dans le 6e arrondissement, et un troisième atelier, au numéro 51 de la rue Vivienne, où les jeunes femmes en quête d'apprentissage et de reconnaissance artistique furent accueillies à partir de 1880.

 

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L'Académie en 1889

 

L'École des Beaux-Arts n'appréciait pas ce qu'elle considérait comme une forme insupportable de provocation et de laxisme. Son administration se disait profondément choquée par l'intrusion des femmes dans la sphère artistique et par le fait qu'elles puissent étudier l'anatomie et peindre des hommes nus.

 

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Exposition annuelle des élèves, en 1897, affiche de David Ossipovitch Widhopff (1867-1933).

 

Outre la qualité de l'enseignement dispensé, l'Académie Julian attirait un grand nombre d'étudiants européens et américains, des artistes professionnels et des amateurs éclairés qui souhaitaient se perfectionner dans différentes disciplines. De grands noms comme Maurice Denis, Paul Sérusier, Marcel Duchamp, Henri Matisse, Jean Dubuffet, Pierre Bonnard, Édouard Vuillard (etc...) lui furent associés. La renommée des lieux favorisa l'accès des élèves aux Salons et leur présentation au Prix de Rome. Une aura sulfureuse entourait cette institution peuplée d'étudiants qui multipliaient, dans le but de heurter les moralisateurs, les manifestations artistiques que nous qualifierions aujourd'hui de « performances ». Les jeunes femmes inscrites revendiquaient aussi une libre sexualité et leurs rapports, tant artistiques qu'érotiques, avec les hommes des lieux étaient perçus comme une provocation envers les mœurs et les normes sociales. Ah, les bien-pensants, outre nous hérisser le poil à chaque époque de l'histoire, que font-ils d'autre ?!!! Heureusement que des esprits libres ont toujours existé, mettant un point d'honneur à aiguillonner ces insupportables donneurs de leçons dans le fondement de leur hypocrisie...

 

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Les portes de l'Académie Julian fermèrent pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1959, Guillaume Met de Penninghen (1912-1990) et Jacques d’Andon firent l'acquisition des lieux et mirent en place un cursus destiné à préparer les étudiants aux exigences des grandes écoles d’Art. Alternative audacieuse à la rigidité de l'enseignement classique, l'Académie devint en 1968 l'École Supérieure d’Arts Graphiques ou ESAG Penninghen.

 

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Le sculpteur italien Filippo Colarossi fonda, en 1870, l'Académie Colarossi au numéro 10 de la rue de la Grande-Chaumière. Son héritage artistique était celui de l'Académie de la Rose, ancienne « Académie de nu Suisse-Cabressol », créée en 1815 par Charles Suisse, peintre genevois et modèle du maître Jacques-Louis David (1748-1825) - à ne pas confondre avec l'architecte Charles Suisse (1846-1906). L'Académie de la Rose se situait à l'angle du quai des Orfèvres et du boulevard du Palais, sur l'île de la Cité. Un atelier établi au numéro 43 de l'avenue Victor Hugo, dans le 16e arrondissement, appartenait aussi à l'Académie Colarossi. Elle attira de nombreux élèves, déçus par l'atmosphère trop conservatrice qui régnait à l'École des Beaux-Arts. Jusqu'aux années 1930, hommes et femmes partagèrent un apprentissage de qualité, dans une libre atmosphère proche de celle qui régnait à l'Académie Julian.

 

En 1907, l'Académie Colarossi nomma sa première femme professeur: l'artiste néo-zélandaise Frances Mary Hodgkins (1869-1947).

 

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F. M. Hodgkins

 

De même que Jeanne Hébuterne, la muse de Modigliani, Camille Claudel fit ses classes à l'Académie Colarossi. Dans cette ruche débordante d'audace et de créativité, où les expériences mêmes les plus singulières étaient acceptées, on trouvait, parmi un grand nombre d'étudiants étrangers, une majorité d'américains, de canadiens et de scandinaves.

 

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Hélène Bertaux, le Printemps, 4e quart du XIXe siècle, musée Vivant Denon à Chalon sur Saône. Image culture.gouv.fr

 

Sans la souplesse d'esprit des créateurs de l'Académie Julian et de l'Académie Colarossi conjuguée à l'opiniâtreté d'Hélène Bertaux, le talent des femmes artistes n'aurait jamais pu se manifester dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

 

Hélène Bertaux (Joséphine Charlotte Hélène Pilate) fit ses classes dans les ateliers de Pierre Hébert (1804-1869), son beau-père, sculpteur. Elle eut un fils d'un premier mariage puis elle épousa le sculpteur Léon Bertaux.

 

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Hélène Bertaux photographiée par Émile Carjat en 1863,
lors de sa conception de la maquette de la fontaine Léon Herbet pour la ville d'Amiens.

 

Bien que considérée par ses maîtres comme une décoratrice émérite, elle connut des temps difficiles dans son atelier de la Butte Montmartre mais sa ténacité lui permit d'accéder à la reconnaissance publique en 1864 avec Le jeune gaulois captif pour lequel elle obtint la première médaille à l'Exposition Universelle des Beaux-Arts. Précédemment, ses propositions avaient été recalées. Elle souffrit sur le plan personnel et financier jusqu'à ce qu'elle se lie d'amitié avec un négociant en bronze appelé monsieur Paillard. Conscient de l'étendue de son talent, ce dernier lui permit d'être acceptée dans les meilleurs cénacles artistiques.

 

Elle travailla pour des particuliers, reçut de nombreuses commandes pour le décor d'édifices publics et fut la première femme sculpteur à être officiellement consacrée pour son œuvre. En 1889, lors de l'Exposition Universelle, elle obtint la fameuse médaille d'or de première classe pour Psyché sous l'emprise du mystère.

 

Elle réalisa deux frontons (La Navigation et la Législation) pour le nouveau Louvre, des bustes pour l'opéra Garnier, une statue en pied du peintre Jean-Baptiste Siméon Chardin (1699-1779) pour l'une des façades de l'Hôtel de Ville de Paris, des allégories des Saisons pour le parc Isadora Cousiño au Chili, un florilège de portraits, de médailles, d'objets religieux et une fontaine monumentale pour la ville d'Amiens.

 

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 Cette encre sur papier calque collé sur papier blanc, réalisée entre 1864 et 1874, a été attribuée à Aimé Duthoit (1803-1869) puis à Louis Duthoit (1807-1874). Elle représente la fontaine Herbet, autrefois située place Longueville à Amiens (Somme).

 

En 1861, un certain monsieur Herbet-Briez fit don à la ville d'une somme conséquente, soit 20 000 francs, pour la création d’une fontaine dans un square, d’après une esquisse de son fils Léon Herbet. Inaugurée le 3 juillet 1864, la fontaine fut transférée en 1888 boulevard de Belfort, dans ce qu'on appelait les petits jardins, en raison de la construction d'un cirque place Longueville. Hélas, le 24 décembre 1941, la fontaine fut déposée et fondue.

En vertu d'une loi promulguée par le Gouvernement de Vichy, le 11 octobre 1941, les statues métalliques non ferreuses devaient être fondues, ce qui fit disparaître de nombreuses sculptures dans les parcs et les jardins de France.

 

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 Le Jeune gaulois prisonnier, marbre de 1867. (Image culture.gouv.fr). Une répétition en bronze fut réalisée peu avant 1874 à partir du plâtre originel, daté de 1864. L’œuvre a d'autant plus marqué les esprits que les femmes, comme je l'écrivais tout à l'heure, n'accédaient pas aux cours de nu et d'anatomie.

 

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Treize ans avant Psyché, une œuvre voluptueuse et délicate intitulée la Jeune baigneuse connut un succès retentissant. Ce marbre daté de 1876 est conservé au musée Vivant Denon à Chalon-sur-Saône. (Image culture.gouv.fr).

 

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Hélène Bertaux travailla sans relâche à la reconnaissance du talent artistique féminin. Elle fut l'instigatrice, en 1873, des premiers cours de modelage ouverts aux femmes et inaugura, en 1879, une école féminine de peinture et de sculpture.

En 1881, elle créa l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs qui acquirent, au fil de leurs expositions annuelles, une véritable reconnaissance. L'artiste Rosa Bonheur (1822-1899), médaillée d'honneur à l'Exposition Universelle de 1855, les surnomma « les sœurs du pinceau ».

 

En 1893, Hélène Bertaux participa à l'Exposition Internationale de Chicago et devint en 1896 l'unique membre féminin du jury de sculpture du Salon des Artistes Français. En 1897, elle obtint l'ouverture officielle de l'École des Beaux-Arts aux femmes qui purent concourir au Prix de Rome à partir de 1903. Mais à l'instar de Marie Curie (1867-1934), elle se vit refuser l'accès à l'Institut qui bouda sa première candidature et rejeta d'office la seconde.

 

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Le Printemps. Image culture.gouv.fr

 

A partir de 1897, elle s'installa avec son époux dans le village sarthois de Saint-Michel de Chavaignes, au château de Lassay. Depuis 1909, elle repose dans le cimetière local.

 

Si tant de femmes peuvent aujourd'hui librement créer et revendiquer le statut d'artiste, c'est bien grâce à Hélène Bertaux qui a su déployer des trésors de combativité, ne laissant jamais l'adversité émousser sa volonté, à une époque pas si éloignée de la nôtre. Sa Psyché sous l'emprise du mystère est un modèle de talent et de simplicité mais sa situation dans le Jardin du Luxembourg ne la met pas véritablement en valeur. A la différence des autres statues qui peuplent les lieux, elle est comme abandonnée au milieu d'une façade majestueuse et austère et semble inaccessible. La plupart des visiteurs ne remarquent pas cette œuvre épurée, symbole du combat pour l'émancipation féminine et la reconnaissance de talents qui le méritaient.

 

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Sources et bibliographie

 

Catalogue d'exposition au Grand Palais. La Femme peintre et sculpteur du XVIIe au XXe siècle. Paris, 1975.

 

BONNET Marie-Jo : Les femmes artistes dans les avant-gardes, 2006, Odile Jacob.

 

DEMONT-BRETON Virginie : La Femme dans l’art, Revue des revues, XVI, 1896.

 

LAMI Stanislas : Dictionnaire des sculpteurs de l'École française au XIXe siècle, Paris, Honoré Champion, 4 volumes, 1914-1921.

 

VACHON Marius : La Femme dans l’art. Les protectrices des arts, les femmes artistes. 1893, Paris, Rouam.

 

 

Merci pour tous vos gentils messages, je vous souhaite un excellent mois de février...

Plume

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Publié le par maplumefee
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BLOG EN MODE BUISSONNIER

 

Je vous souhaite un très bel été!

 

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Arthur Rackham (1867-1939), Le songe d'une nuit d'été, 1908.

 

Lovée dans la chaleur, suspendue au bleu de mes pensées, je contemple les étoiles et l'envie de laisser danser ma plume sur le papier monte, comme une vague, dans l'encrier de la nuit.

 

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Maxfield Parrish (1870-1966), Rêveries, 1913.

 

Nuit d'été

 

Valse rubis frisson d'argent

Au clair de lune miroitant

Le feu délie son écriture

Et nos secrets sous la ramure

 

Étreins ce chant né de la terre

Ivre de braise à l'horizon

Le chemin rouge de lumière

Serpente au souffle des moissons

 

La nuit a bercé le soleil

Courons au verger mystérieux

Ravir les étranges merveilles

Gorgées de la sève des dieux

 

Sais-tu que mon âme a dansé

Jusqu'aux nacres de l'océan

Insaisissable au bal des fées

Nue sous le chêne des amants

 

L'arbre où fusionnent les murmures

Et les sortilèges du temps

L'or émeraude et les diaprures

Le miel de l'ombre avec mon sang...

 

                                           Cendrine

 

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Maxfield Parrish, Étoiles.

 

A l'heure où les sirènes dansent

Le vent file sur son rouet

Cette étrange luminescence

Qui s'évapore en mots de fée...

 

Magiques nuits d'été...

 

Des paysages ambivalents de l'Angleterre Victorienne aux incomparables lumières du Nord de l'Europe, elles se parent de mystère et dévoilent leur beauté, inspirant de nombreux peintres au fil des époques.

 

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John Simmons (1823-1876), Nuit d'été.

 

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John Simmons, Une fée parmi les liserons.

 

Ce peintre, originaire de Bristol en Angleterre, exerça d'abord le métier de miniaturiste d'où l'extrême précision apportée aux détails entourant chacun de ses personnages. En pleine vogue préraphaélite, il se spécialisa dans la peinture de nus féeriques.

 

L'observation de la Nature était primordiale pour les artistes victoriens. La fée devint une muse de l'histoire naturelle, insufflant à l'artiste le désir de peindre le vivant, les pulsations des couleurs, les scintillements de la rosée, de la lumière et de l'eau.

 

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L'étoile du soir

 

Le ciel d'été est tapissé de nombreuses étoiles, diamants dont la luminosité envoûte ceux qui cheminent dans les méandres de la nuit. Au crépuscule jaillit Vénus, « l'étoile du berger », en orbite autour du soleil, qui se love dans le ciel du soir ou dans le ciel du matin.

 

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L'étoile du matin

 

Vénus nous aimante vers les nacres stellaires de la Voie Lactée. Les anciennes croyances nous chuchotent que les rêves s'y forment et que les voeux papillonnent dans l'immensité, gorgés du lait de la déesse Héra qui s'est répandu dans le ciel après que le héros Héraclès, encore nourrisson, l'ait tété en secret pour acquérir l'immortalité.

 

Au-dessus de nos têtes, nébuleuses et constellations tourbillonnent et serpentent dans le vaste univers entre sombres veines et filaments argentés.

 

De temps à autre, mue par une fabuleuse énergie gravitationnelle une étoile tombe dans un fracas de poussière opalescente.

 

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Witold Pruszkowski (1846-1896), peintre et illustrateur polonais, Étoile tombante, 1884.

 

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John Atkinson Grimshaw (1836-1893), Esprit de la nuit, 1879.

 

Artiste de l'époque Victorienne, préoccupé par les modifications industrielles de son temps, il excellait à peindre les clairs de lune, les effets de lumière changeante et les paysages aussi bien urbains que ruraux. Cette fée d'une nuit d'été est une émissaire de la magie des Anciens Mondes.

 

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Aux êtres sensibles d'ouvrir les yeux et de laisser cette beauté rayonnante leur emplir le coeur et l'esprit!

 

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Le pont de Battersea, 1885.

 

Dans l'Europe du Nord, les peintres nous dévoilent la magie des « Sommernacht » où règne le mystère, où l'impalpable se révèle aux heures confondues du jour et de la nuit, à la période du soleil de minuit.

 

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Edvard Munch (1863-1944), Sommernacht.

 

L'oeuvre est imprégnée de cette lumière bleutée typique des nuits de l'été nordique. Les tons se rencontrent dans un savant ruissellement d'énergie animé de forts contrastes. Cette puissance chromatique fut remarquée par les artistes phares du Fauvisme: Raoul Dufy, Albert Marquet, André Derain, Henri Matisse...

 

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Prince Eugène (Eugen) Napoléon Nicolas de Suède (1865-1947), Nuages de nuit.

 

Ce prince du Nord était un collectionneur et un paysagiste émérite.

 

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Nuit d'été

 

Il décrivit avec une remarquable finesse cet état mystérieux où la Nature ne s'endort pas. Grâce à une facture douce, sensible et une imprégnation profonde de la beauté des éléments, le paysage se dévoile au coeur de la fine brume de nuit.

 

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Laurits Andersen Ring (1854-1933), peintre symboliste danois. Soir d'été sur le fjord de Roskilde, vers 1885.

 

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Eilif Peterssen (1852-1928), Nuit d'été, 1886.

 

Une oeuvre néo-romantique qui ressemble à une photographie et qui nous aimante vers le reflet du ciel et de la lune au creux de l'étang.

 

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Un subtil mélange de nuances variées de bleu compose la palette de ce ciel d'été nordique. En ces lieux, la nuit ne tombe pas et le ciel se mélange à la beauté réelle et fantasmée de l'eau, dans un concert de notes saphir, émeraude, jade et violacées.

 

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Eilif Peterssen, Nocturne, 1887.

 

Les nuits d'été ont leurs muses et leurs nymphes, leurs beautés rêveuses ou alanguies dans la moiteur enveloppante.

 

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Albert Joseph Moore (1841-1893), Argent. Troublante et lunaire féminité.

 

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Nuit d'été au gynécée, rayonnante de sensualité.

 

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Midsummer, 1886.

 

La nuit du solstice d'été, personnifiée avec élégance, par cet artiste victorien, né dans le Yorkshire, un vieux comté d'Angleterre. Fasciné par l'Antique, il fit preuve d'une extrême minutie dans l'utilisation des couleurs dont la vibration oscille entre douceur et puissance.

 

L’Esthétisme domine dans cette oeuvre qui préfigure le Symbolisme et la couleur orange, teinte de prédilection des artistes du mouvement victorien, nous invite dans les reflets du soleil couchant, aux portes du domaine des rêves.

 

Le orange représente à la fois l'ardeur extrême et la douceur de l'instant, la joie de vivre, l'éveil des sens et la force de la création. Elle est associée aux Muses et à Dionysos, le Seigneur de l'Inspiration. Elle est aussi la couleur des Épicuriens.

 

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Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur victorien. June flamboyante, 1895.

 

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Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), Le Tepidarium, 1881.

 

Sir Alma-Tadema fut l'un des artistes les plus en vogue du XIXe siècle victorien. Ce passionné d'Antiquité gréco-romaine et d'archéologie égyptienne décrivit avec une minutie spectaculaire des scènes de la vie antique, juxtaposant des éléments réels et des éléments fantasmés.

 

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George Frederic Watts (1817-1904), peintre et sculpteur victorien et symboliste. La jeune fille à la plume de paon.

 

Les nuits d'été attisent l'imaginaire et nous apportent un surcroît de douceur après les feux des journées caniculaires. Nuits brillantes où s'émoussent les contours de la réalité pour se recomposer sous le frisson du mystère.

 

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Winslow Homer (1836-1910), Nuit d'été, 1890.

 

J'ai eu le plaisir de contempler ce nocturne poétique à l'Orangerie des Tuileries, lors de l'exposition consacrée à la musique de Claude Debussy (1862-1918). Deux silhouettes féminines, quasi fantomatiques et lovées dans un fascinant clair-obscur, dansent au bord de la mer, emportées par le chant du ciel et des éléments.

 

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Peintre américain, Winslow Homer fut d'abord attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre Réalisme et Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires puis s'intéressa au monde rural, aux animaux et aux mouvements oniriques de l'océan.

 

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Au clair de lune...

 

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Edward Henry Potthast (1857-1927), Été, nuit impressionniste.

 

Calme et puissance des impressions fugitives, magistrale présence de la lumière au creux de la nuit et la lune qui s'offre, telle un miroir évanescent, aux spectateurs de son étrange beauté...

 

Fantasmagoriques nuits d'été où s'allument des lanternes, chimères d'or et de papier...

 

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Charles Courtney Curran (1861-1942), Lanternes impressionnistes, 1913.

 

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Ulpiano Checa y Sanz (1860-1916), peintre et illustrateur espagnol, précurseur de l'Impressionnisme. Barque aux lampions du solstice d'été (Carnival Eve).

 

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Percy William Gibbs (1894-1937), Promenade sur la rivière.

 

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Tavik Frantisek Simon (1877-1942), Soir de fête à Paris.

 

Cet artiste tchèque, amoureux de Paris, peignit avec passion les jardins, les squares, les places, les monuments et les rues pittoresques de la capitale. Pendant la première guerre mondiale, il retrouva sa patrie mais n'oublia jamais les atmosphères de la Ville Lumière. Il sombra dans l'oubli après avoir connu le succès en son temps. Espérons qu'il soit redécouvert...

 

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Henri Le Sidaner (1862-1939), artiste impressionniste et réaliste. Table avec lanternes à Gerberoy.

 

Fleurs et souffles de papier traduisent la délicieuse évanescence de ces moments privilégiés où le temps ralentit sa course pour un subtil « arrêt sur image ».

 

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John Singer Sargent (1856-1925), Lys, roses et oeillets, 1886. (Londres, Tate Gallery).

 

Peintres de la lumière, influencés par la clarté sublime émanant des oeuvres de la Renaissance florentine.

 

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Luther Emerson Van Gorder (1861-1931), Lanternes japonaises, 1895.

 

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Maxfield Parrish (1870-1966), peintre et illustrateur américain aux oeuvres oniriques. Les porteurs de lanternes, 1908.

 

Pierrots lunaires, magiciens des ombres de la nuit...

 

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Konstantin Alexeïevitch Korovin (1861-1939), peintre impressionniste et décorateur de théâtre russe. Lanternes de papier.

 

Nuits d'été gorgées de lumière et de fragrances fleuries qui se conjuguent avec la sensualité de l'air.

 

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Marguerite Pearson (1898-1978), Lanternes.

 

« La seule matière de la peinture, c'est la lumière. » Gilles Genty, historien de l'art.

 

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Delphin Enjolras (1857-1945), peintre aquarelliste, paysagiste et portraitiste. L'installation des lanternes.

 

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Pati Bannister, artiste anglaise née en 1929, Fleurs et lanternes.

 

Nuits ensorcelées, propices à la rencontre des désirs et des rêves, nuits de liesse et d'amour où les émotions palpitent en farandole.

 

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Louis-Adolphe Tessier (1858-1915), peintre de genre et d'histoire. Tourbillon, 1911.

 

« La vie est une lumière dans le vent. » Proverbe japonais.

 

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Gaston de Latouche (1854-1913), artiste post-impressionniste. Intrigue nocturne.

 

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Max Carlier (1872-1938), Les préparatifs de la fête.

 

Cet artiste belge était spécialisé dans les natures mortes, les compositions florales, les scènes de genre et la peinture de chats.

 

Sous les lampions, les couleurs de la nuit se métamorphosent et nous happent vers d'autres réalités, dans la moiteur et la brillance du clair de lune estival.

 

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Gene Pressler (1893-?), illustrateur américain.

 

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Gene Pressler, la jeune fille à la lanterne, 1921.

 

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Delphin Enjolras, Nuit d'été, la lanterne japonaise.

 

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Frederick Childe Hassam (1859-1935), peintre impressionniste américain. Nuit de Juillet, 1898.

 

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Soir d'été à Paris, 1889.

 

« Que serait la lumière sans les êtres qui la perçoivent? »: Philippe Montillier (explorateur et photographe).

 

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Ludwig Knoefel (1851-1933), La belle à la lanterne.

 

Je vous souhaite de savoureuses nuits d'été, dans la palette conjuguée des parfums, des rêves et des émotions. Prenez le temps, prenez soin de vous et merci de votre fidélité!

 

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Mon ciel d'été, juste avant la nuit...

 

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Avec mes plus douces pensées...

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #fleur, #jonquille, #printemps, #william

Une giboulée de couleurs

 Sir Lawrence Alma Tadema (1836-1912), Le retour des fleurs.

 

Un manteau de neige couvre plusieurs pays d'Europe, le Nord de la France grelotte entre deux giboulées mais je vous invite à glisser dans la chatoyante poésie des couleurs.

 

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En livrée de soleil, ces vigoureuses jonquilles embellissent une petite place située à quelques pas de chez moi. En ce début de Printemps aux tonalités hivernales, elles m'ont donné envie de partager avec vous des rêveries d'artistes sur le thème de la reverdie.

 

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Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912): Les fleurs du Printemps.

 

Rousseur ardente d'une chevelure, alchimie de lumière et jeux d'ombre mystérieux... les jonquilles resplendissent dans leur écrin d'or en fusion.

 

Sir Alma-Tadema fut l'un des artistes les plus en vogue du XIXe siècle victorien. Ce passionné d'Antiquité gréco-romaine et d'archéologie égyptienne décrivit avec une minutie spectaculaire des scènes de la vie antique, juxtaposant des éléments réels et des éléments fantasmés.

 

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Le Printemps, 1894.

 

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Je ne peux contempler ces merveilleuses jonquilles sans ressentir la mélodie d'un poème, l'un des plus populaires de l'époque Romantique en Angleterre: « The Daffodils » de William Wordsworth (1770-1850).

 

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Berthe Morisot (1841-1895): Jonquilles.

 

En 1804, sur les rives du lac de Ullswater, Wordsworth écrivit « The Daffodils » en se promenant avec sa soeur cadette, Dorothy. Publié en 1815, le poème devint l'une des œuvres majeures du mouvement « lakiste ». J'ai appris ce poème au collège et je ne l'ai jamais oublié.

 

Les Jonquilles (The Daffodils)

 

I wandered lonely as a cloud

That floats on high o'er vales and hills,

When all at once I saw a crowd,

A host of golden daffodils ;

Beside the lake, beneath the trees.

Fluttering and dancing in the breeze.

 

Continuous as the stars that shine

And twinkle on the milky way,

They stretched in never-ending line

Along the margin of a bay :

Ten thousand saw I at a glance,

Tossing their heads in sprightly dance.

 

The waves beside them danced ; but they

Out-did the sparkling waves in glee :

A poet could not but be gay,

In such a jocund company :

I gazed – and gazed – but little thought

What wealth the show to me had brought :

 

For oft, when on my couch I lie

In vacant or in pensive mood,

They flash upon that inward eye

Which is the bliss of solitude ;

And then my heart with pleasure fills,

And dances with the daffodils.

                                 William Wordsworth

 

Première traduction

 

J'allais solitaire ainsi qu'un nuage

Qui plane au dessus des vaux et des monts,

Quand soudain, je vis en foule - ô mirage ! -

Des jonquilles d'or, une légion.

A côté du lac, sous les branches grises,

Flottant et dansant gaiement à la brise.

 

Serrées comme sont au ciel les étoiles

Que l'on voit scintiller sur la Voie Lactée,

Elles s'étendaient sans un intervalle

Le long du rivage, au creux d'une baie.

J'en vis d'un coup d'oeil des milliers, je pense,

Agitant leurs têtes en une folle danse.

 

Les vagues dansaient, pleines d'étincelles,

Mais se balançaient encor plus allègrement,

Pouvais-je rester, poète, auprès d'elles

Sans être gagné par leur engouement ?

L'oeil fixe, ébloui, je ne songeais guère

Au riche présent qui m'était offert :

 

Car si je repose, absent ou songeur,

Souvent leur vision, - ô béatitude ! -

Vient illuminer l'oeil intérieur

Qui fait le bonheur de la solitude,

Et mon coeur alors débordant, pétille

De plaisir et danse avec les jonquilles !

 

Deuxième traduction, signée Catherine Réault-Crosnier

 

J'errais solitaire comme un nuage

Qui flotte au-dessus des vallées et des monts,

Quand tout-à-coup je vis une nuée,

Une foule de jonquilles dorées ;

À côté du lac, sous les branches,

Battant des ailes et dansant dans la brise.

 

Drues comme les étoiles qui brillent

Et scintillent sur la Voie Lactée,

Elles s'étendaient en une ligne sans fin

Le long du rivage d'une baie :

J'en vis dix mille d'un coup d'œil,

Agitant la tête en une danse enjouée.

 

Les vagues dansaient à leurs côtés ; mais

Elles surpassaient les vagues étincelantes en allégresse :

Un poète ne pouvait qu'être gai,

En une telle compagnie :

Je les contemplais, les contemplais mais pensais peu

Au présent qu'elles m'apportaient :

 

Car souvent, quand je m'allonge dans mon lit,

L'esprit rêveur ou pensif,

Elles viennent illuminer ma vie intérieure

Qui est la béatitude de la solitude ;

Et mon cœur alors, s'emplit de plaisir

Et danse avec les jonquilles.

 

William Wordsworth écrivit, avec son ami Samuel Taylor Coleridge, les «Ballades lyriques»: un vibrant manifeste du Romantisme. Il chercha continuellement l'émotion dans l'écriture et entreprit de simplifier les tournures de phrase alambiquées qui étaient coutumières à son époque. Un séjour en France, en Touraine plus exactement, nourrit, dans le poème appelé « Le Prélude », sa nostalgie existentielle et son amour irrépressible de la nature.

 

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Sir Frank Francis Bernard Dicksee (1853-1928): Jeune fille de Printemps.

 

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Portrait d'Elsa

 

Cet artiste au style très précieux, issu d'une famille de peintres, aimait illustrer les récits légendaires et les drames historiques. Il réalisa aussi de nombreux portraits de mode.

 

Le jaune jonquille, saturé d'or et de lumière, était très en vogue chez différents artistes de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

 

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William Macgregor Paxton (1869-1941): Une élégante.

 

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 John Singer Sargent (1856-1925): Nature morte aux jonquilles.

 

Ce portraitiste américain renommé entretint des relations amicales avec les Impressionnistes et plus particulièrement avec Degas et Monet.

 

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Henri Fantin-Latour (1836-1904): Jonquilles.

 

Ce passionné de musique, ami de Whitsler et de Dante Gabriel Rossetti, était fasciné par les maîtres italiens, flamands et français (Titien, Véronèse, Van Dyck, Watteau...). Il expérimenta l'art du portrait mais il connut la notoriété grâce à ses natures mortes où se conjuguent poésie de l'instant et étude approfondie des détails. Les sujets qu'il explore se lovent dans une lumière subtile qui attise les jeux d'ombre et de transparence.

 

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Achille Théodore Cesbron (1849-1915): Les Jonquilles, 1er quart du 20e siècle, Nantes, musée des beaux-arts.

 

Ce maître des natures mortes, amoureux des roses, était apprécié pour la finesse de ses compositions florales. Il fonda, à la Porte d'Auteuil, une Académie des Arts de la Fleur et de la Plante où il fit dispenser des cours gratuits de dessin et de peinture floraux.

 

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Charles Webster Hawthorne (1872-1930): Jonquilles.

 

Ce peintre érudit fonda en 1899 la Cape Cod School of Art, dans le Massachussetts, institut qui accueillit des talents comme Norman Rockwell.

 

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George Hitchcock (1850-1913): La petite marchande de jonquilles.

 

Petit-fils de Roger Williams, le fondateur de l'État de Rhode Island, cet artiste américain exerça le métier de légiste à New-York jusqu'en 1879, année où il traversa l'Atlantique pour devenir l'élève des peintres académiques français Gustave Boulanger (1824-1888) et Jules-Joseph Lefebvre (1836-1911). Il suivit aussi les cours du peintre de marines Hendrik Willem Mesdag (1831-1915), à Düsseldorf et à La Hague.

 

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George Hitchcock: Marchande de fleurs en Hollande.

 

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Le Printemps rayonne à travers le réalisme de ses oeuvres et la vibration colorée de sa touche qui frôle la manière impressionniste. Il est connu pour ses grands champs de fleurs où pulse une lumière intense, celle du renouveau de la Nature.

 

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Champ de fleurs

 

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Champ de crocus au printemps

 

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Le cottage aux jacinthes.

 La maison est celle de l'artiste, un havre de charme et de sérénité situé aux Pays Bas, à Egmond Aan Zee, près d'Alkmaar, paysage lové dans une  mer florale.

 

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Le temps des fleurs

 

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Le nid de cigognes

 

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Les jacinthes

 

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Champ de tulipes

 

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Mariée hollandaise

 

George Hitchcock fut le premier Américain à recevoir en France la distinction de Chevalier de la Légion d'Honneur.

 

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James Tissot (1836-1902): Le Bal 1878.

 

 Ami intime de Degas, cet artiste complexe partagea sa vie entre Paris et Londres où il devint l'un des plus célèbres portraitistes de son époque. Les musées anglais abritent un grand nombre de ses œuvres.

 L'héroïne du tableau arbore une somptueuse robe jaune jonquille. Fils d'un marchand de mode et d'une modiste, Tissot ne cessa d'accorder dans ses toiles la primauté aux vêtements et aux accessoires. Il aimait également mettre en scène ses personnages de manière « photographique ».

 

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Roderick Henry Newman (1833-1918): Anémones et jonquilles, 1884.

 

 Ce peintre américain, de sensibilité préraphaélite, était un aquarelliste renommé, fasciné par les arts du Moyen-âge et de la Renaissance florentine. Il accomplit de longs voyages à travers l'Europe, l'Égypte et le Japon.

 

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A pas de givre, entre pétales soyeux et lumière sucrée, le Printemps investit doucement le paysage parisien.

 

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Émile Vernon (1872-1919): Beauté de Printemps.

 

Aussi fines que les fleurs d'amandier et de cerisier, les robes des « héroïnes du printemps » sont un florilège de blancheur et de fièvre rosée.

 

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Vincent Van Gogh (1853-1890): Branches d'amandier en fleurs, 1890.

 

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Henry Ryland (1856-1924): La Primavera.

 

 Une personnification préraphaélite du printemps, en robe d'opale, qui nous offre, sur fond de ciel bleu rosé, sa mélancolique sensibilité.

 

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Jeune beauté

 

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The captive's return, que l'on peut traduire par « le retour du printemps ».

 

 Peintre renommé, illustrateur de livres féeriques et décorateur d'intérieur, Henry Ryland fut inspiré par les thèmes néo-classiques et le mouvement Préraphaélite.

 

 

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Adrien Moreau (1843-1906): Sous les fleurs de cerisier.

 

 Peintre de genre et d'histoire, il appréciait les sujets néogothiques, les scènes de noces, les bals et les mascarades. Il illustra avec finesse les œuvres de nos plus grands auteurs, dont celles de Balzac et de Voltaire. Dès la fin du XIXe siècle, les collectionneurs américains raffolèrent de ses œuvres.

 

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Sir Frank Bernard Dicksee (1853-1928): L'offrande.

 

Cette œuvre victorienne, émanation d'un romantisme précieux, décrit l'offrande d'un gage d'amour lorsque refleurit le printemps.

 

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Henrietta Rae Emma Radcliffe (1859-1928): Floraison.

 

 Cette artiste victorienne, à la touche subtile, était connue pour son engagement féministe et ses prises de position marquées en faveur du vote des femmes.

 

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Éclosion du printemps.

 

 

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Les nymphes du printemps, 1913.

 

Les belles des tableaux aimantent le pouvoir des fleurs et se parent des attributs des déesses de la reverdie: Flore, Pomone, Aphrodite...

 

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George Hitchcock (1850-1913): Calypso, 1906.

 

Prêtresses du Féminin Sacré, elles célèbrent une flamme sauvage et douce, quintessence de vie et fluide opalescent qui régénère le cycle des saisons.

 

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Arthur Hacker (1858-1919): Innocence.

 

 Sous le pinceau de cet artiste préraphaélite, ces « dames blanches » évoluent dans un monde mouvant où les verts, les bleus et les ocres tintent comme des notes de musique, parsemées de gouttes solaires auxquelles répond le doré des passementeries.

 

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Harry George Theaker (1873-1954): The anticipated letter.

 

 Une danse ou un conciliabule magique dans un champ semé de fleurs...

 

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George Henry Boughton (1834-1905): Idylle de printemps.

 

Un florilège de femmes fées, sensuelles incarnations de l'âme-souffle: l'énergie vitale du printemps.

 

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Franz Xavier Winterhalter (1805-1873): Le Printemps.

 

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Sir John Lavery (1856-1941), portraitiste irlandais: Printemps en fleurs.

 

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John William Waterhouse (1849-1917): Flore assise, au regard insaisissable et pétri de mélancolie, nous attire à la croisée de l'hiver et du printemps.

 

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John William Waterhouse: Ophélie parmi les fleurs. A l'orée d'un mystérieux territoire, la lumière cisèle, entre les ombres aquatiques, les broderies et les joyaux de sa robe.

 

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Francis Coates Jones (1857-1932): Le Printemps.

 

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Jeune femme arrangeant un bouquet de fleurs dans un vase.

 

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Fleurs de printemps sur la fenêtre.

 

 Ce peintre américain sillonna l'Europe, en compagnie de son frère, dans les années 1870-1880. Il travailla à Paris et en Bretagne, parmi les artistes de l'École de Pont-Aven, où il rencontra Paul Gauguin.

 

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Albert Lynch (1851-1912): Fleurs fraîches du jardin.

 

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Notre promenade s'achève sur cette caresse embaumée. En attendant de vous retrouver, je vous remercie de votre fidélité et je vous souhaite de cueillir les joies de l'instant...

 

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Le Printemps est en marche...

Plume

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