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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #abeille, #fee, #jardin, #jpg, #petits

 

 

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Sur le Boulevard Haussmann, les décorations festives de cette fin d'année 2019 ont mis les abeilles à l'honneur. Pleines d'allant dans leurs livrées noires et dorées, les butineuses vrombissent autour d'une reine ailée, majestueuse et élégante, dans le but de réjouir les visiteurs.

 

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Je n'ai pu vous montrer ces photos avant, vous savez pourquoi. Encore une fois, merci pour votre soutien. J'essaie de reprendre un peu le cours de mes articles et j'espère vous faire plaisir avec ces petits bonheurs collectés dans les vitrines de Noël de la capitale.

 

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Le thème choisi nous rappelle qu'il existe plus de sept cents ruches cabanettes dans les jardins et sur les toits de Paris. Chaque cabanette abrite entre 30000 et 60000 abeilles ! En dépit de la pollution, les abeilles apprécient l'environnement de la capitale, comme en témoignent les colonies des Tuileries, du Jardin du Luxembourg, du Parc Georges Brassens (15e arrondissement), du Parc Monceau (8e), du Parc Kellermann (13e), du Jardin d'Acclimatation (16e), du Jardin partagé de l'Aqueduc (14e), du Parc Floral de Vincennes, des Jardins du Conseil Régional (7e), du rucher-école de Montreuil mais aussi des toits de l'Opéra Garnier, de la sacristie de Notre-Dame de Paris, de l'Église Réformée de l'Étoile (avenue de la Grande Armée, 17e), du restaurant « La Tour d'Argent », de la Mairie du 4e arrondissement et du Crédit Municipal, situé dans le Marais etc...

 

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La fée des abeilles règne sur un univers peuplé de fleurs et de charmantes créatures industrieuses. Pendant ce temps, petits et grands ne perdent pas une miette de ce ballet cuivré ambré qui se déroule dans une atmosphère gourmande et fantasmagorique.

 

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A travers onze tableaux, les abeilles préparent les fêtes grâce aux produits de la ruche. Ouvrières, bâtisseuses, éclaireuses, cuisinières, nourricières, guérisseuses, dames d'honneur... elles rivalisent de savoir-faire pour donner ses lettres de noblesse au banquet de la reine.

 

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« Abeille : Petit insecte capable de fabriquer du ciel. » Pef : Dictionnaire des mots tordus.

 

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« La diligente abeille n’a pas de temps pour la tristesse. » William Blake (1757-1827).

 

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« Nous sommes les abeilles de l’Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible. » Rainer Maria Rilke (1875-1926).

 

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« Humble comme un agneau, diligente comme une abeille, belle comme un oiseau de paradis, fidèle comme une tourterelle. » Proverbe russe...

 

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Dans la nurserie, les petites abeilles s'éveillent et sommeillent en alternance. J'ai eu le coup de foudre pour leurs ravissants berceaux...

 

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Les petites abeilles s'affairent pour honorer leur reine fée que l'on retrouve à plusieurs endroits du Grand Magasin.

 

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Une déité ailée qui trône au sommet du sapin, le « roi de sous la coupole » parsemé de fleurs d'hiver, créature fantaisie de 25 mètres de hauteur que l'on admire depuis le rez-de-chaussée des Galeries et à chaque étage.

 

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La scénographie des lieux se butine grâce à une plate-forme déployée sous la magnifique coupole de verre et de métal ouvragé.

 

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Coupole érigée en octobre 1912 par l'architecte Ferdinand Chanut (1872-1948) et le célèbre ébéniste, dessinateur, affichiste, graveur et maître verrier nancéen Jacques Grüber (1870-1943) dans un style Art Nouveau tardif et néo-byzantin.

 

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La plate-forme permet de voir les détails de l'ensemble de manière très impressionnante. La coupole a été restaurée en 1923 puis, entre 1939 et 1945, elle a été entreposée à Clichy pour être protégée. Elle a de nouveau été restaurée en 1973 et en 1975, elle a été classée, ainsi que la façade des Galeries, comme Monument Historique.

 

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Issu de la seconde génération des artistes qui forment l’École de Nancy, avec Gallé, Prouvé, Majorelle ou les frères Daum, Jacques Grüber a créé une série de vitraux aux teintes subtiles, dans un style épuré. Il superposait avec brio les feuilles de verre pour donner à la lumière des contrastes absolument magnifiques.

 

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La fée des abeilles s'insère merveilleusement dans ce décor éclectique où la Nature mêle ses formes au langage architectural urbain.

 

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En vous souhaitant plein de belles choses à l'approche de la Nouvelle Année, je vous envoie de gros bisous ! Butinez bien les petits bonheurs de la Vie !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anniversaire, #fee, #huit, #jpg, #paris

 

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Mon blog fête ses huit années d'existence...

Je me réjouis de cet anniversaire qui témoigne de belles rencontres et d'affinités précieuses avec vous, chers aminautes. Passionnés de littérature et d'art, butinant des petits bonheurs au fil des jours, nous cultivons nos jardins colorés de la toile et tissons des liens, mots après mots... Merci à vous pour vos présences fidèles et votre sollicitude concernant ma santé, merci pour les sourires et la complicité, pour le partage et les messages venant du cœur !

 

Je veux fêter cet anniversaire avec des fleurs et surtout vous embrasser bien fort !

 

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Symphonie où se mêlent roses, gaillardes, rudbeckias, roses trémières, anémones du Japon, althéas, hortensias, dahlias... Un mélange coloré, butiné à travers les squares et les jardins de Paris, pour célébrer ce huitième anniversaire et vous dire MERCI !

 

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Image trouvée sur Pinterest, ©Modèle pour Lanterne Fée par La rêveuse de bijoux...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #annees, #fee, #monarchie, #paris, #sept

 

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Sept années se sont écoulées depuis la création de mon blog. Sept années et quelques jours ! Alors, en ce mois de Septembre qui, doucement, se pare de couleurs d'automne, je vous dis « Merci », fidèles lectrices et lecteurs.

 

Merci pour les liens tissés, pour nos confidences et nos moments de partage et de complicité.

 

Je continuerai avec passion de vous montrer Paris au gré de mes articles. Paris et pas seulement... Mon esprit voyage entre histoire de l'art, folklore, mythologie, chimères et poésie.... mais ça, vous le savez !

 

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J'ai pris les photos illustrant ce billet anniversaire au numéro 20 de la rue de Richelieu, très jolie rue située à côté de la Comédie-Française et à quelques encablures du Louvre. Elle sillonne les 1er et 2e arrondissements de Paris.

 

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Il s'agit d'une ferronnerie de style Monarchie de Juillet (1838-1848) qui évoque, avec sa fée, ses petits faunes, ses angelots, ses cornes d'abondance, ses rinceaux et son charmant et fantastique bestiaire (lapins, écureuils, griffons...), la prospérité, la luxuriance, la fécondité et dont les ornements ont aussi été réalisés dans un but apotropaïque (du grec apotropaios : « qui détourne les maux »).

Le numéro 20 est une demeure datée de 1659 d'après l'historien Rochegude et sa porte a été redécorée dans la période dite de la Monarchie de Juillet.

 

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Pour ces sept années fort sympathiques, je vous redis...

 

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et vous embrasse bien amicalement !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anniversaire, #belier, #Cendrine, #Fée, #lieu, #merci, #passe, #Plume

 

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 Le Bélier par Giorgio Baroni sur DéviantArt.com

 

Merci de tout cœur, chers Ami(e)s pour vos pensées d'anniversaire !

Je suis très touchée et je voulais vous le dire avec ces quelques mots...

 

Les personnes qui désirent lire ou relire un billet concernant la symbolique du signe du Bélier peuvent cliquer sur le lien ci-dessous :

 Le Bélier dans les Arts et le Folklore...

 (http://chimereecarlate.over-blog.com/2018/04/le-belier-dans-les-arts-et-le-folklore.html)

 

Plusieurs d'entre vous connaissent déjà mon deuxième blog : La Chimère écarlate...   Un lieu sans prétention où je publie ce qui me passe par la tête et il s'en passe des choses... sourires !

 

Gros bisous et merci encore !!!

 

Cendrine

 

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 Le Bélier par Antonella Castelli

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bougies, #cinq, #fee, #paris, #plume

 

 

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Eugène Grasset (1845-1917), Affiche publicitaire pour l'encre Marquet, 1892.

 

Chers Aminautes,

Et voilà, mon blog a eu cinq ans !

Je suis émue car j'ai failli en fermer les portes plusieurs fois à cause de mes problèmes de santé mais je suis toujours là et surtout, vous l'êtes aussi. De tout cœur, je vous en remercie. J'aimerais publier plus souvent mais c'est la qualité de nos échanges qui compte ainsi que les liens qui se sont tissés entre nous.

Un nouvel automne palpite alors puissions-nous écrire, sur ses pages d'or, une myriade de mots d'amitié !

Je vous embrasse très affectueusement !

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fee, #paris, #roses, #ton, #trois

 

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Trois années se sont écoulées depuis la création de mon blog. Fidèles lectrices et lecteurs, depuis septembre 2011, les liens que nous avons créés nous ont permis de nous connaître davantage alors je vous remercie, vous qui déposez dans mon univers les couleurs de vos émotions. Votre constance et votre sensibilité me réjouissent!

 

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Heurtoir de l'Hôtel de Sully, dans le Marais.

 

Je continuerai avec passion de vous montrer Paris au gré de mes articles et de vous inviter à voyager entre histoire de l'art, poésie, songe, folklore et mythologie.

 

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A l'occasion de cet anniversaire, je vous offre un poème qui célèbre la rose et son pouvoir capiteux.

 

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Les roses émaillent la ville de leur beauté poudrée d'ambivalence et tissent autour des monuments leur irrésistible féerie. Elles expriment le plaisir que j'éprouve à flâner dans Paris, le regard aux aguets, tout en laissant caracoler mon inspiration entre « autrefois » et la « modernité ». Miroirs parfumés des pensées bohèmes, elles ornent le paysage avec autant d'élégance que de simplicité.

 

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John William Waterhouse (1849-1917), Boutons de roses. 1908 ?

 

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Mystérieuse au bord du chemin

Sous le ciel métamorphosée

Ta pourpre au vent, précieux destin

Qui tremble à travers la rosée

 

Chair opaline et coeur mêlé

De musc et de poussière d'or

Plus sibylline que l'aurore

Lorsqu'elle éclate au ciel d'été

 

Ton sang fertile a dessiné

Comme un vitrail sur nos accords

Un labyrinthe satiné

Où la lumière nous dévore

 

Qui t'a fait naître ainsi parée

Rose altissime qui m'inspire

Autour de toi le temps secret

Berce les saisons qui chavirent

 

Notes d'encens souples fragrances

Cire de fée que l'on pétrit

Mort sensuelle et renaissance

Au baiser de ton alchimie...

 

                                                Cendrine

 

 

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Pour ces trois années de bonheur et de partage, je veux vous dire à nouveau...

 

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et vous embrasser chaleureusement !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #beltane, #fee, #fleurs, #nuit, #paris

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Spirit of the Night de John Atkinson Grimshaw, 1879.

 

Beltane est une fête celte protohistorique, célébrée dans la nuit du 30 avril au premier mai. La tradition murmure qu'au cours de cette nuit sacrée, le voile séparant les humains et les créatures du Petit Peuple devient si ténu que nous pouvons communiquer avec les êtres magiques.

 

Dans les pays anglo-saxons, dans plusieurs lieux de Bretagne et partout où s'exerce la spiritualité druidique et néo-païenne, Beltane est à l'honneur. J'ai tissé un poème à l'approche de cette nuit si particulière...

 

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Fée de l'artiste préraphaélite Sophie Gengembre Anderson (1823-1903).

 

Fée de Beltane

 

Es-tu d'eau vive ou de nectar

de mandragore ou de rosée

dans les glacis de ton regard

danse une écriture embrasée

 

Une incantation de sirène

nue et plus douce que la mort

qui s'enracine dans mes veines

me désaltère et me dévore

 

Ta chevelure sur ma peau

est une aurore qui ruisselle

un élixir un feu nouveau

un serpent bleu qui m'ensorcèle

 

Montre-moi la lande perdue

où le ciel nourrit ses chimères

avec des nacres inconnues

nées des abysses de la mer

 

Les bois où les sombres pavots

s'étoilent d'or sous les feuillages

les roses mélangées sur l'eau

happant la nuit dans leur sillage

 

Le cerf aux ramures d'argent

s'ébat dans la prairie sacrée

buvons dans le calice blanc

le suc étrange des secrets...

 

Cendrine

 

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Le ravissant compagnon rouge ou silène dioïque de Cicely Mary Barker (1895-1973), la créatrice des « Flowers Fairies ».

 

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L'épilobe en épi, aux fleurs mellifères, que les fées transforment, d'après le folklore anglo-saxon, en de petites robes ravissantes.

 

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Et maintenant, pour le plaisir des yeux et de l'esprit, des parures embaumées « cueillies » dans les squares et les rues de Paris...

 

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Des fleurs sucrées dans le vent fou qui caracole...

 

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Poésie, pureté et transcendance...

 

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L'éphémère incarné...

 

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Poudrées de senteurs exquises...

 

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L'inspiration jaillit, telle une flamme, dans les squares de Paris.

 

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Le tumulte de la ville s'apaise dans ces lieux privilégiés. Paris est une capitale verte, offrant des charmes bucoliques à qui veut s'en régaler.

 

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Les fées préfèrent la nature sauvage mais ces nids de verdure sont sûrement visités par des représentants du Petit Peuple.

 

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J'ai posé mon carnet et mon stylo dans le square Marcel Pagnol.

 

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Ce bel endroit se déploie, depuis 1867, à quelques pas de l'église Saint-Augustin, dans le 8e arrondissement de Paris.

 

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J'aime écrire, à l'ombre de ce monument, réalisé par Victor Baltard (1805-1874), le bâtisseur des anciennes Halles de Paris. Le square fut dessiné par l'ingénieur Jean-Charles Alphand (1817-1891), pendant les travaux du baron Haussmann.

 

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Entre deux giboulées, le ciel m'a offert une scintillante palette...

 

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Et le doux chuchotement de ma fée m'a emporté...

 

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Une fée qui s'amusait dans les fleurs, dévoilant ses prunelles au creux de l'averse...

 

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Muse sauvageonne, elle sautait si vite sur les pages de mon carnet

que je devinais à peine, en clignant des paupières, son ombre veloutée.

 

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Dans les frondaisons parfumées, elle s'est lovée, facétieuse parmi ses soeurs...

 

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Mais avant la prochaine tempête, elle m'a guidée vers une délicieuse prairie en bordure de Seine.

 

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Envolée cerise...

 

Un semis de fleurs chuchotantes m'y attendait.

 

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Des ballerines fruitées...

 

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Des belles d'avril en pleine conversation...

 

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Une voluptueuse flambée...

 

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Les ambassadrices du Printemps...

 

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Celles qui enveloppent nos coeurs...

 

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L'élue...

 

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et pour clore cette rêverie, la reine des fragrances...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #digitale, #doigt, #fee, #gant, #sorciere

 

S'il est une plante qui m'a souvent happée vers des contrées imaginaires, c'est bien la digitale, à la fois sorcière et fée.

Cette belle vénéneuse se laisse admirer dans les grimoires, sur le bord des chemins et aussi dans les rues de Paris. Je l'ai d'abord croisée près de l'Hôtel de Sens, dans le quartier du Marais.

 

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Je l'ai ensuite retrouvée dans le jardin qui se love au pied de la Tour Saint-Jacques.

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La digitale pourprée (digitalis purpurea) appartient à la famille des Scrofulariacées. Son nom vient du latin « digitus » qui signifie doigt. Ses grandes hampes florales peuvent atteindre 160 cm. Ses larges feuilles ovales dessinent une rosette duveteuse à leur base. Ses fleurs sont des calices pourpre rosé, constellés de traces blanches, rouges ou violacées à l'intérieur. Elle aime les bords de routes, les clairières, les vieilles forêts de conifères et fleurit de juin à septembre.

 

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Ses noms poétiques titillent l'imagination...

 

  • Gant de sorcière
  • Gant de fée
  • Gant de bergère
  • Gantelet
  • Queue de loup
  • Herbe aux loups
  • Witches thimble: dé à coudre des sorcières
  • Purple foxglove: gant pourpre du renard
  • Foxes glofa: gant du renard
  • Gloves of our Lady: les gants de Notre-Dame
  • Dead man's bell: les cloches de l'homme mort
  • Bloody finger: le doigt ensanglanté
  • Fingerhut: chapeau de doigt

 

Jusqu'au XVIe siècle, la digitale était appelée « damoyselle » ou « simbalaria », comme en témoignent les herbiers anciens.

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Cette planche est extraite de l'Histoire des plantes d'Europe de Poiret, (1825-1829). L'ouvrage en question est conservé à la Bibliothèque de la société nationale d'horticulture de France, à Paris.

 

Ses feuilles sont gorgées de principes actifs toxiques qui agissent sur les muscles du cœur. Au XIIIe siècle, un remède à base de digitale était utilisé pour soigner les ulcères et les lésions de la peau.

 

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Enluminure extraite des Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Ce superbe manuscrit fut illustré par le peintre Jean Bourdichon.

 

 

D'après les anciennes croyances, les lutins ont trempé leurs doigts dans la rosée de Minuit ou dans le suc de certaines baies et dessiné des mouchetures à l'intérieur des calices soyeux. Ces empreintes digitales (!) composent une écriture magique que les sorcières peuvent interpréter.

 

Le Petit Peuple apprécie particulièrement la digitale. Les lutins et les fées transforment les clochettes en moufles ou en bonnets chatoyants. Au crépuscule ou à l'aurore, ils dansent en rondes facétieuses autour des hampes colorées.

 

En Angleterre, si on suspend une digitale à la porte d'une habitation, les fées l'interprètent comme une invitation à entrer.

 

Gorgée de rosée, la digitale est dotée de pouvoirs très puissants. Elle peut réveiller des créatures magiques et des dragons endormis sous des collines et de vieux châteaux.

 

Avec le suc de la digitale, les sorcières concoctaient des potions de sommeil et de mort qui faisaient voyager l'esprit vers des territoires de pure magie. Dans l'ancienne Angleterre, où le Wort Cunning désignait l'art d'utiliser les propriétés secrètes des herbes, la digitale était considérée comme une des plantes fétiches de la pharmacopée traditionnelle.

 

Dans nos campagnes, il faut se méfier de la redoutable « broche de mort » qui consiste à percer des fleurs de digitale avec sept épines noires. Ce maléfice est considéré comme un des plus dangereux.

 

 

De la digitale à la digitaline

 

William Withering, (1741-1799) médecin et botaniste anglais, « découvrit » les propriétés cardiotoniques de la digitale en 1785. Il écrivit An account of the foxglove and some of its medical uses. S'intéressant à des remèdes « populaires » utilisés par des guérisseuses, il rencontra une "sorcière" qui utilisait une potion à base de digitale contre les problèmes cardiaques. Il put obtenir la recette, étudier ses composants et travailler sur les différentes substances que contenait la digitale. La digitaline fut isolée, en 1868, par le pharmacien et chimiste Claude-Adolphe Nativelle.

 

Dans le tumulte de la ville, laissons la magie nous entraîner sur les terres du Petit Peuple, dans la beauté des fleurs et leur étrangeté fascinante. Mais, ayant vu quelqu'un déterrer discrètement un pied de digitale, il va sans dire qu'il ne faut pas tenter de fabriquer soi-même potions et onguents. Pour les personnes qui aimeraient contempler la « damoyselle » dans leur jardin, on peut la trouver, sous forme de mottes maraîchères, ou semer ses graines, dans un sol de préférence acide ou siliceux, de l'automne à la fin du printemps.

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Référencement sur http://www.etoile-blog.com

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #deesse, #digitale, #fee, #fleur, #rose

  Et si nous nous promenions dans les jardins de Flore...

 

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Déesse des fleurs dans la Rome antique, Flore nous offre des trésors de couleurs et de fécondité alors que tombent les feuilles...

 

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De sa corne d'abondance jaillissent de flamboyantes beautés.

 

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Dans la lumière du soir, un air vif fouette le sang, annonçant déjà l'hiver mais les roses d'automne nous offrent une parenthèse enchantée.

 

 

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La Dame Blanche... fleur fantôme et pourtant si charnelle...

 

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Une mini forêt se dévoile, en tournant les pages d'un carnet de promenades.

 

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Le rouge et le blanc, couleurs alchimiques évoquant l'union des contraires, la passion charnelle et la virginité, les visages de la lune et de la féminité.

 

 

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Dans le Jardin du Palais-Royal, les Grâces se sont incarnées. Elles représentent la pureté, la sagesse, la Mère Universelle...

 

 

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Les Trois Soeurs

 

Les roses blanches musquées sont associées à la nouvelle lune, propice à la purification et à la magie, à l'Autre Monde des Celtes et des esprits de la Nature.

 

 

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A l'instar de l'anémone et du mûrier, la rose est née d'une effusion de sang. Quand la déesse Aphrodite s'est piqué le doigt, les premières roses blanches se sont métamorphosées.

 

Dans le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, la fleur de Cupidon apparaît comme une des plus puissantes herbes magiques. Dans l'ancienne Angleterre, lors des célébrations de Midsummer (le solstice d'été), la rose était la fleur primordiale, gardienne des clans, des passages vers les anciens mondes et des secrets.

 

 

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Un petit bout de Nature où caracolent sûrement quelques fées. Le lieu regorge de moineaux facétieux, gourmands et très habiles à se cacher.

 

 

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Soleils fuchsias

 

Le dahlia est une fleur magnifique, originaire d'Amérique Centrale, des hauts plateaux du Mexique et du Guatemala. Il en existe plus de 40000 variétés, de formes et de tailles très diverses.

Il était cultivé par les Mayas et les Aztèques qui le nommaient « acocotli », c'est à dire « canne à eau ».

 

 

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Sub rosa: « sous le sceau du silence »...

 

Lors des festins antiques, quand on échangeait des propos sous une rose suspendue, on se plaçait sous la protection d'Harpocrate, le dieu du silence. Le secret des mots partagés était alors de mise.

 

 

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Les fées ont laissé, bien en évidence, leurs bouquets de mariées, le temps de s'ébattre et de comploter, dans les allées du Parc Monceau. Gare à ceux qui s'aviseraient de vouloir dérober ces merveilles roses!

 

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En toute fleur sommeille une enchanteresse prête à souffler ses sortilèges...

 

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Y aurait-il une porte derrière ce bosquet, ovale comme un oeil de chat?

 

Une odeur sucrée monte dans l'air. J'imagine Flore et son parèdre Faunus, lovés dans la fraîcheur mystérieuse.

 

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Eôs, l'Aurore aux doigts de rose, dessine ses pensées le long du chemin...

 

 

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Des couleurs qui se respirent...

 

 

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Châtelet, le territoire des roses

 

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Avec leurs pétales soyeux et leurs ondulations frissonnantes, les roses évoquent les mystères de la féminité. Le rouge et le blanc mélangés engendrent des nuances douces et voluptueuses, à caresser du regard...

 

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Eclosion de flamme

 

 

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Calices de fées, gants de sorcières, moufles de lutins...

 

La digitale pourprée se dévoile dans les squares, à l'abri de l'agitation urbaine. Prenons le temps de la contempler et de décrypter les dessins mystérieux qui tapissent l'intérieur de ses clochettes. Une écriture hantée, peut-être...

 

(Pour connaître davantage de détails au sujet de la digitale, vous pouvez consulter mon article dans ce blog.)

 

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Entre mars et septembre, la digitale est appréciée par les abeilles qui y récoltent un nectar capiteux et vénéneux mais la proportion de miel de digitale que l'on peut trouver dans une ruche est généralement limitée.

 

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La pensée est une petite fleur rêveuse, au visage bien dessiné, qui symbolise le souvenir. Elle travers les saisons avec force et délicatesse, dans sa jolie robe de velours.

 

Dans l'Angleterre élisabéthaine, elle appartenait à un herbier magique et portait des noms pittoresques: « love-in-idleness », « heartsease », « amuse-coeur », « rose-coq », « trois-têtes-sous-un-chapeau »...

 

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Tutti frutti...

 

 

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La fleur d'Iris, la messagère des dieux, dans la mythologie grecque, à la fois compagne et personnification de l'arc-en-ciel.

 

Dans les reflets « irisés » de ses pétales, le folklore prétend qu'à la nouvelle lune, on peut apercevoir, à la clarté d'une chandelle, une fée qui révèle les secrets oubliés.

 

Vénéré dans l'Egypte ancienne, symbole de pouvoir et de royauté, emblème de connaissance, l'iris fut stylisé en fleur de lys héraldique.

 

Il est doté d'un rhizome, grosse racine gorgée d'éléments nutritifs et irriguée par des radicelles (petites racines courantes) qui forment des touffes et des noeuds. Très prisé en parfumerie, ce rhizome permet d'obtenir une essence aromatique jadis appréciée par Catherine de Médicis.

 

Au XVIIe siècle, le rhizome séché était pilé pour obtenir une poudre au délicieux parfum de violette, bénéfique pour la peau et les cheveux.

 

 

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Au chevet de la cathédrale Notre-Dame, les roses sont reines. La lumière et les ombres tissent leurs sublimes atours. Si nous prêtons l'oreille à leurs chuchotements, nous entendrons peut-être les légendes du vieux Paris, les sabots des licornes et le souffle des dragons...

 

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