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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

femme

Publié le par maplumefee
Publié dans : #femme, #Jean-Baptiste, #jeune, #Santerre, #suzanne, #vieillard

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Voici la suite du thème initié samedi dernier, sur une initiative de Fardoise : « La Toilette, L'Hygiène ».

 

Les participations sont sur le blog de Lilou : https://lilousoleil.wordpress.com

 

 

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Pure et sensuelle, elle apparaît, au cœur d'une composition maîtrisée, héroïne biblique à la peau de nacre nommée Suzanne, « incarnée », sous le pinceau de Jean-Baptiste Santerre (1651-1717).

 

L’œuvre illustre l'un des thèmes les plus représentés en Histoire de l'Art : celui de Suzanne au bain, épiée par deux vieillards menteurs, libidineux, malveillants.

 

La charmante Suzanne aurait pu n'être « que » le fruit d'attentions lubriques mais son histoire, issue du Chapitre 13 du Livre de Daniel, faillit connaître une issue des plus tragiques.

 

L'artiste décrit une belle jeune femme à sa toilette : Suzanne, qui vivait dans l'ancienne Babylone auprès de son riche époux nommé Joakim. Suzanne et Joakim, incontournables dans la bonne société, accueillaient dans leur demeure des personnes qu'opposaient des litiges d'ordre varié. Ces litiges se réglaient sous l'obédience de deux vieillards que la population de Babylone avaient désignés pour leur -prétendue- sagesse. Les vieillards occupaient à ce titre la fonction de juges civils.

 

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Passant le plus clair de leur temps chez Suzanne et Joakim, les vieillards se mirent à désirer Suzanne et à jalouser Joakim maladivement. Obsédés par la jeune femme, ils décidèrent de lui tendre un piège pour l'obliger à coucher avec eux.

 

Ils attendirent d'avoir fini de siéger et suivirent Suzanne, à couvert, dans le magnifique jardin qui bordait la demeure. Désirant se baigner et croyant être tranquille pour faire sa toilette, Suzanne envoya ses deux servantes chercher de l'huile et des parfums et dès qu'elle fut seule, les vieillards s'imposèrent à elle, lui tenant le discours suivant :

 

« Voici que les portes du jardin sont fermées, personne ne nous voit et nous sommes pleins de désir pour toi ; donne-nous donc ton assentiment et sois à nous. Sinon, nous témoignerons contre toi qu’un jeune homme était avec toi et que c’est pour cela que tu as renvoyé les jeunes filles. »

 

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A la fois choquée, en situation de fragilité mais pleine de caractère, Suzanne refusa de se donner à eux. Ils la menacèrent davantage, elle tint bon et ils décidèrent de se venger. Ils convoquèrent la population de Babylone et accusèrent la jeune femme d'adultère.

 

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Les vieillards brossèrent de Suzanne un tableau odieux, l'accablant sous une suite de faux témoignages. Ils prétendirent qu'en se promenant dans le jardin, ils avaient vu Suzanne renvoyer ses servantes, se dénuder et accueillir un jeune homme séduisant. Ils décrivirent avec force détails un acte sexuel entre Suzanne et son amant puis ils se posèrent en victimes, affirmant qu'ils avaient tenté d'appréhender, sans succès, le jeune homme après le « pêché ». Ils dirent qu'ils s'étaient sentis menacés et que Suzanne avait fait preuve de la pire indécence.

 

La population les crut, en leur qualité de juges et d'anciens de la Cité et Suzanne, honnie et insultée, fut condamnée à mort !

 

Dans sa prison, la jeune femme pria de tout son cœur et Dieu entendit sa détresse. Il sollicita le futur prophète Daniel, un adolescent plein de ressources, réputé pour sa pureté et son intelligence. Daniel partit en quête des vieillards, il les aborda chacun de leur côté et leur posa la question suivante :

 

« Sous quel arbre Suzanne et son amant ont-ils fait l'amour ? »

 

Le premier vieillard interrogé évoqua un lentisque pistachier et le second assura qu'il s'agissait d'un chêne. Daniel sentit son cœur en joie. Il avait obtenu la preuve de l'innocence de Suzanne. Les habitants de Babylone apprirent la nouvelle avec effroi. Les vieillards avaient tout inventé...

 

L’innocence de Suzanne fut reconnue et les vieillards, honnis à leur tour, furent condamnés à mort !

Suzanne retrouva sa maison, son époux et la considération de ceux qui l'entouraient.

Quant à Daniel, il acquit de plus en plus d'importance auprès du peuple. « Il devint grand, à partir de ce jour et dans la suite du temps. »

 

 

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Le thème de Suzanne au bain fut abordé par une majorité d'artistes au fil des siècles. Le voici « immortalisé » par Jean-Baptiste Santerre qui était appelé « le Corrège Français », un compliment des plus remarquables étant donné que Antonio Allegri dit Le Corrège (1489-1534) était considéré comme un maître, un orfèvre naturaliste et un « mélodiste » de la couleur.

 

Sa Suzanne au bain constitue la pièce maîtresse de son art et son Morceau de Réception à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture. Le 18 octobre 1704, il remit à l'Académie cette œuvre à l'esthétique précieuse, imprégnée de grâce et de sensualité.

 

Avant cela, il fit son apprentissage chez François Lemaire, un spécialiste du portrait et chez le peintre et graveur Bon Boulogne (1649-1717) incontournable pour les artistes de son temps.

 

Très aimé à son époque, Jean-Baptiste Santerre reçut des commandes de la part du Régent Philippe d'Orléans, de hauts dignitaires de la Cour et aussi de l'Impératrice Catherine de Russie. Il fonda à Versailles, une Académie d'Art pour les femmes, convaincu que le talent n'était pas que l'apanage des hommes ! Il réalisa des compositions historiques, des portraits, des scènes galantes et fut particulièrement apprécié pour ses descriptions très maîtrisées de jeunes femmes s'éclairant à la bougie, cuisinant, se livrant à des activités de broderie, s'habillant pour le bal, tenant un masque de théâtre ou lisant des lettres.

Féru de peinture nordique, il avait une forte inclination pour les figures de fantaisie et les œuvres de Georges de la Tour (1593-1652) dont il encensait les éclairages à la chandelle. Hélas, oublié après sa mort, il demeure injustement méconnu du grand public alors que ses contemporains le tenaient en grande estime.

 

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi des visions de la Période Nacrée de Renoir avec la Jeune fille coiffant ses cheveux, peinte en 1894 et de sensuelles jeunes femmes dans l'intimité de leur toilette...

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/01/le-tableau-du-samedi-auguste-renoir-jeune-fille-coiffant-ses-cheveux-1894-et-jeunes-femmes-a-la-toilette.html

 

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Belles pensées pour vous, je vous remercie de votre fidélité et vous envoie de gros bisous !

 

Prenez bien soin de vous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #alexander, #chat, #femme, #john, #noir, #White

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Pour les 6 et 13 juin 2020, le thème proposé par Fardoise est « Nos petits compagnons ». Qu'ils soient Chiens, Chats ou NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie).

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Fort joli thème, je persiste à l'écrire...

 

Après vous avoir présenté la semaine dernière des oiseaux familiers (moineau et chouette), je ne résiste pas au plaisir de présenter cette jeune femme au chat, un tableau que j'aime énormément !

 

Le cadrage de l’œuvre me ravit, de même que la robe rouge chic et sensuelle, l'attitude « stylée » du personnage et celle du chat noir, pleine de douceur voluptueuse... Cette réalisation remarquable est signée par le peintre américain John White Alexander (1856-1915).

 

Tant de beauté jaillit de cette rencontre entre la femme et le chat ! J'y reviendrai tout à l'heure...

 

Nous entrons dans un univers féminin, ardent, rêveur et tissé d'élégances, celui de John White Alexander qui naquit, en 1856, dans la ville d'Allegheny, en Pennsylvanie. L'artiste eut une vie truffée de rencontres très intéressantes.

 

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Orphelin dès son plus jeune âge, il fut élevé par ses grands-parents et dut travailler comme télégraphiste, dès l'âge de douze ans. Ce fut à cette époque qu'il manifesta des aptitudes pour le dessin.

 

En 1875, âgé de 18 ans, il s'installa à New York et débuta comme illustrateur et caricaturiste politique dans le célèbre hebdomadaire des frères Harper intitulé le Harper's Weekly.

 

Le Harper's Weekly fut, le 14 janvier 1893, le premier journal américain à publier une aventure de Sherlock Holmes. Il s'agissait de La Boîte en carton.

 

Au Harper's Weekly, John White Alexander rencontra de nombreux écrivains et de prestigieux illustrateurs comme Howard Pyle (1853-1911), Joseph Pennell (1857-1926) et Edwin Austin Abbey (1852-1911). Après deux années d'apprentissage intensif, il quitta New York pour découvrir l'Europe.

 

 

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Après un bref séjour à Paris, il se rendit en Allemagne où il devint l'élève du peintre académique hongrois Gyula Benczúr (1844-1920), à la Kunstakademie de Munich.

 

Il rejoignit ensuite en Bavière (dans le village de Polling) le cercle artistique de Frank Duveneck (1848-1919), peintre américain d'origine allemande et il rencontra des artistes prestigieux comme le peintre William Merritt Chase (1849-1916) et le romancier Henry James (1843-1916).

 

Quelques temps après son apprentissage auprès de Frank Duveneck, John White Alexander découvrit les splendeurs de Venise et le travail remarquable du peintre et graveur James Abbott Mac Neil Whistler (1834-1903) dont les créations oscillaient entre Réalisme, Symbolisme et Impressionnisme.

 

L'inspiration de John White Alexander fut à ce moment là nourrie par l'extraordinaire lumière émanant du ciel de Venise, par les formes changeantes et les mystérieux reflets de l'eau. Fasciné par les effets de matière et les ruissellements dorés de la lumière à la surface des tissus et par des maîtres comme Diego Velasquez (1599-1660) et Frans Hals (1580-1666), il poursuivit son apprentissage à Florence, à Paris et aux Pays-Bas.

 

Il regagna les États-Unis en 1881 pour enseigner le dessin à l'Université de Princeton et ses portraits de jeunes femmes aux robes magnifiques suscitèrent l'engouement des critiques et du public.

 

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Il vécut à Paris de 1890 à 1901 et bénéficia d'une solide renommée fondée sur le charme et la profondeur psychologique émanant des sujets qu'il représentait. Il multiplia les portraits féminins et les portraits d'intellectuels célèbres comme celui du poète Walt Whitman (1819-1892), réalisé en 1889, qui constitue un moment majeur dans son art.

 

Ses œuvres connurent un immense succès au Salon de 1893 et à l'Exposition Internationale Carnegie. Il fut élu membre de la Société Nationale des Beaux-Arts et fréquenta des artistes comme Auguste Rodin, Octave Mirbeau, Henry James, Oscar Wilde...

 

Membre émérite de l'Académie Américaine des Arts et des Lettres, il reçut la Médaille d'Or à l'Exposition Universelle de Paris en 1900 et à l'Exposition Universelle de Saint-Louis en 1904. Il devint Chevalier de la Légion d'Honneur en 1901.

 

Ses œuvres sont exposées dans nombre de musées prestigieux comme le Metropolitan Museum of Art, le Musée des Beaux-Arts de Boston, la Bibliothèque du Congrès à Washington ou encore le Musée d'Art de l'Institut Carnegie à Pittsburgh... Il est un artiste incontournable !

 

Profondément marqué par l'intensité psychologique des rêveries et des pensées féminines, l'art de John White Alexander honore la beauté des matières, la vibration de la couleur et la gracilité des lignes. C'est un voyage étoffé d'émotions très subtiles comme celui qui nous emporte à travers « La femme au chat »...

 

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Avec son pelage d'obsidienne qui saisit la lumière, le chat de la toile nous invite à voyager dans l'univers des mystères félins.

 

Le chat est par nature associé à la femme, à ses émotions, ses lunes, ses pensées et ses songes. Le chat est lié, de manière très intime, aux différentes étapes de la féminité. Dans l'Antiquité, il était l'apanage des déesses du foyer et de la maternité à l'instar de Bastet, la puissante divinité égyptienne de l'amour, de la naissance, de la musique et des parfums.

 

Dans l'Égypte ancienne, les chats étaient appréciés pour leur agilité, leur beauté et leur capacité à chasser les rats qui véhiculent des maladies comme la peste. Protecteurs des moissons, ils devinrent des compagnons au sein du foyer. Considérés comme des divinités familières, ils reçurent le nom de Miw et furent consacrés à Bastet. A leur mort, ils étaient embaumés et rejoignaient Bubastis, la capitale sacrée de la déesse chatte, célébrée le 5 février.

 

Entité féline, protectrice de la maternité, Bastet régnait sur la famille. On la représentait comme une chatte au regard énigmatique ou comme une femme à tête de félin. On la contemple, dans les temples et les musées, allaitant sa portée de chatons ou parée de bijoux, incarnant la sensualité de la femme, maîtresse de la beauté, des ornements et des parfums.

 

Elle joue souvent du sistre, un instrument de musique qui émet des sortes de cliquetis, représenté sur de nombreux éléments de parure, que l'on agitait comme un hochet.

 

Déesse chatte, douce, maternelle et nourricière, Bastet est l'incarnation apaisée de l’œil de Rê, le dieu soleil, dont la représentation féroce est la déesse lionne Sekhmet, redoutable guerrière.

 

D'autres déesses étaient associées au Chat, le gardien de la connaissance des cycles lunaires. En l'occurrence Diane/Artémis, déesse Lune dans l'antiquité gréco-romaine et Freya/Freyja, déesse de l'Amour, de la Magie, de la Terre et de la Fertilité dans la mythologie nordique...

 

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Le chat est également apprécié dans le monde musulman. Le prophète Mahomet préféra déchirer la manche de sa tunique plutôt que de rompre le sommeil de sa petite chatte Muezza. Il lui accorda, ainsi qu'à ses descendants, la capacité de retomber sur ses pattes.

 

Ce petit félin fut introduit en Europe sur les navires marchands grecs. Il devint le protecteur des greniers. Il fut aussi considéré comme un veilleur magique.

 

Dans plusieurs pays du nord de l'Europe, des chats lutins apportent dans les habitations la richesse et la prospérité. En Allemagne, ce sont des pourvoyeurs en nourriture.

 

Les chats noirs ont hélas été si souvent honnis, pourchassés, assassinés... au nom des peurs ancestrales associées au noir, à la nuit et à la magie des sorcières auxquelles on attribuait des chats noirs -ou roux- pour familiers mais dans plusieurs comtés d'Angleterre, les chats noirs étaient perçus comme des porteurs de chance. Dans le Yorkshire, les femmes de marins vivaient avec un chat noir familier, destiné à veiller à distance sur leurs époux. Dans le Surrey, on recommandait de caresser l'échine d'un chat noir avec un billet de loterie et de toucher sept fois la queue d'un chat noir pour attirer la prospérité et aussi pour trouver l'amour etc...

 

Les chats sont et ont été aimés par une myriade de peintres, de poètes, de romanciers, de musiciens...

Par nature, ils se lovent avec un bonheur infini dans l'univers des artistes ! Je vous reparlerai volontiers de leur symbolique dans d'autres articles car j'ai écrit un texte « conséquent » à ce sujet, il y a quelques années, pour un mémoire Universitaire. J'en ai extrait, pour ce samedi, quelques petits passages et j'y reviendrai avec grand plaisir...

 

En attendant, je vous adresse de belles pensées et je vous propose sur La Chimère écarlate de contempler un jeune garçon au lapin...

 

 

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Sir Henry Raeburn (1756-1823), Garçon au Lapin, 1814

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/06/le-tableau-du-samedi-sir-henry-raeburn-garcon-au-lapin-1814.html

 

Belles pensées pour vous, aminautes fidèles et je n'oublie pas ceux qui parmi vous sont en lutte contre des maladies et de grandes souffrances. Vous vous reconnaîtrez... Je vous aime profondément, battez-vous...

 

Pensées aussi pour l'inoubliable Pépita de notre amie Annick (http://annick-amiens.eklablog.com/) et bonne convalescence...

 

Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #femme, #jpg, #luis, #ricardo, #sorciere

 

 

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

Pour lire ou relire mes différents articles sur le sujet, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous...

 

Il était une fois la Sorcière...

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/il-etait-une-fois-la-sorciere-a149106602

 

Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/sortileges-d-halloween-et-traditions-de-la-toussaint-a102887937

 

Citrouilles et Lanternes d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/citrouilles-et-lanternes-d-halloween-a119157230

 

La Magie d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-magie-d-halloween-a79008333

 

Un bonbon ou un sort !

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/un-bonbon-ou-un-sort-a79008331

 

Entre citrouille et sorcière

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/entre-citrouille-et-sorciere-a132440722

 

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

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La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

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Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

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La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #femme, #jpg, #luis, #ricardo, #sorciere

 

 

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

Pour lire ou relire mes différents articles sur le sujet, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous...

 

Il était une fois la Sorcière...

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/il-etait-une-fois-la-sorciere-a149106602

 

Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/sortileges-d-halloween-et-traditions-de-la-toussaint-a102887937

 

Citrouilles et Lanternes d'Halloween

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La Magie d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-magie-d-halloween-a79008333

 

Un bonbon ou un sort !

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/un-bonbon-ou-un-sort-a79008331

 

Entre citrouille et sorcière

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/entre-citrouille-et-sorciere-a132440722

 

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

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La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

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Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

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La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #femme, #jpg, #luis, #ricardo, #sorciere

 

 

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

Pour lire ou relire mes différents articles sur le sujet, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous...

 

Il était une fois la Sorcière...

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/il-etait-une-fois-la-sorciere-a149106602

 

Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/sortileges-d-halloween-et-traditions-de-la-toussaint-a102887937

 

Citrouilles et Lanternes d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/citrouilles-et-lanternes-d-halloween-a119157230

 

La Magie d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-magie-d-halloween-a79008333

 

Un bonbon ou un sort !

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/un-bonbon-ou-un-sort-a79008331

 

Entre citrouille et sorcière

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/entre-citrouille-et-sorciere-a132440722

 

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

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La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Image008.jpg

Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

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Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

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La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

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Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

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Citrouilles et Lanternes d'Halloween

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La Magie d'Halloween

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Un bonbon ou un sort !

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Entre citrouille et sorcière

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

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La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

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Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

Image023.jpg

La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #femme, #lutte, #masse, #politique, #travailleur

 

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Ce visage est celui de Clara Zetkin (1857-1933), enseignante et journaliste allemande qui fut l'instigatrice de la Journée Internationale des Femmes. Farouchement rebelle à toute forme d'oppression envers les femmes mais ne reniant certainement pas la présence des hommes à leurs côtés, Clara Zetkin fonda en 1890 la célèbre revue Die Gleichheit : L’égalité.

 

Elle mena des actions révolutionnaires qui marquèrent profondément nos sociétés.

 

A Copenhague en 1910, à l'occasion de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, elle proposa d’organiser, devant une centaine de participantes originaires de dix sept pays, une « Journée internationale des femmes » associée à la bataille du droit de vote.

 

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Copenhague, 1910... Sur cette photographie du VIIIe Congrès de l'Internationale Socialiste, nous apercevons en position quasi centrale, au premier plan, Clara Zetkin qui tient la main d'Alexandra Kollontaï (1872-1952).

 

Militante féministe, socialiste et communiste, Alexandra Kollontaï fut la première femme à faire partie d'un gouvernement. Elle fut aussi la première ambassadrice de l'Histoire et déploya ses talents en Suède, en Norvège et au Mexique.

 

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Le 8 mars 1914, les femmes réclamèrent le droit de vote en Allemagne et elles réussirent à l’obtenir, le 12 novembre 1918. En France, elles durent attendre le 21 avril 1944 pour qu'une ordonnance du Comité français de la Libération nationale, signée par Charles de Gaulle, leur accorde enfin ce droit.

 

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En 1915, Clara Zetkin connut la prison à cause de ses idées pacifistes et en 1916, elle joua avec la célèbre militante féministe Rosa Luxemburg (1871-1919), un rôle déterminant dans la création du parti communiste allemand.

 

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Clara Zetkin et Rosa Luxemburg

 

Élue au Reichstag en 1920, Clara Zetkin fut témoin de la montée du Nazisme en Allemagne et en URSS, l’ascension de Staline la fit s'éloigner pendant un temps de l’Internationale communiste.

 

Le 30 août 1932, âgée de 75 ans, elle prononça, en tant que « doyenne du Reichstag », le discours d’inauguration du Parlement où les « chemises noires » étaient en nombre dominant. Fidèle à ses convictions rebelles, elle appela à lutter, devant les principaux intéressés, contre les glaçantes idées du Nazisme.

 

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Image Secoursrouge.org

 

Ce fut sa dernière intervention en public. Exilée à Moscou, elle y trouva la mort, le 20 juin 1933, dans des conditions qui n'ont jamais élucidées. Sa tombe est située sur la place Rouge, le long d'un mur qui borde le Kremlin.

 

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Tout au long de sa vie, cette dame a dénoncé la violence du capitalisme et l’oppression des femmes dans tous les milieux. Elle a défendu les droits des femmes au travail, milité pour l’éducation mixte et laïque, l'équité des salaires entre les hommes et les femmes, le droit des femmes à s'impliquer en politique. Elle a lutté contre les dérives du mariage et la notion de viol conjugal. Elle a milité pour le libre choix des partenaires amoureux qu'ils soient du même sexe ou du sexe opposé, le droit des femmes à disposer de leur corps et à affirmer leur sexualité, pour le divorce par consentement mutuel, l’accès à la contraception et la dépénalisation de l’avortement. Dans de nombreux discours, elle a insisté sur l'importance de ne pas élever différemment filles et garçons, les garçons devant participer, tout comme les filles, aux tâches ménagères.

 

Suite à son combat, trois dates majeures sont associées à la Journée des Femmes...

 

Le 8 mars 1921, par décret de Lénine, chaque journée du 8 mars fut considérée comme celle des femmes. Le 8 mars 1977, les Nations Unies l'ont reconnue et le 8 mars 1982, elle a été officialisée en France. Une journée symboliquement forte mais qui ne doit pas nous faire oublier qu'il existe encore de nombreux combats à mener. Il faut se battre pour que la culture finisse par triompher là où elle est menacée, pour la véritable égalité des salaires, pour l'intégrité du corps féminin dans les pays où l'on perçoit la femme comme une vulgaire marchandise. Continuer à lutter pour que, partout dans le monde, les petites filles qui cherchent à s'instruire puissent le faire sans risquer d'être blessées ou pire...

Ne pas baisser la tête devant l'adversité, ne pas accepter d'être manipulées dans quelque domaine que ce soit...

 

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Pour les personnes qui désirent le lire, voici le discours prononcé par Clara Zetkin devant « l'assemblée des chemises noires »... Il entre en résonance avec bien des aspects de notre époque et nous dit combien il est essentiel d'aller voter, en son âme et conscience...

 

« Mesdames et Messieurs,

Le Reichstag se réunit dans une situation où la crise du capitalisme... Que dis-je son déclin accable les très larges masses laborieuses d’Allemagne et leur inflige les souffrances les plus épouvantables. Les millions de chômeurs que les maigres allocations dont on leur fait (ou dont on ne leur fait pas) l’aumône n’empêchent pas de mourir de faim seront rejoints cet automne et cet hiver par des millions d’autres. La famine, qui est aussi le sort de tous ceux qui ont besoin d’aide sociale, s’aggrave. Quant aux travailleurs qui ont encore un emploi, les bas salaires les empêchent de renouveler leur force nerveuse et musculaire usée au maximum par la rationalisation et, a fortiori, de satisfaire le moindre besoin culturel. En se poursuivant, le démantèlement des conventions collectives et des organes de conciliation va faire baisser encore les salaires de misère. Un nombre croissant d’artisans et de petits industriels, de petits et moyens paysans sombrent dans le désespoir et la ruine. Le déclin économique, les coupes sombres dans les dépenses culturelles réduisent à néant les bases économiques de la création intellectuelle et ôtent de plus en plus aux créateurs la possibilité de mettre en œuvre leurs forces et leurs connaissances.

L’incendie allumé en Orient que l’Occident attise de toutes ses forces dans l’espoir qu’un océan de flammes engloutisse l’Union soviétique et la construction du socialisme, pourrait bien attirer sur l’Allemagne aussi une abominable terreur, susceptible d’éclipser l’œuvre de mort et de destruction de la dernière guerre mondiale. Le pouvoir politique en Allemagne est aujourd’hui aux mains d’un cabinet présidentiel formé sans l’assentiment du Reichstag, composé des hommes de main du grand capital monopoliste et des grands agrariens et dont les généraux de la Reichswehr constituent l’élément moteur. Malgré ses pouvoirs discrétionnaires, le cabinet présidentiel a échoué devant tous les problèmes actuels de politique intérieure et de politique étrangère. Sa politique intérieure est marquée, comme celle des précédents gouvernements, par la pratique des décrets-lois, lois scélérates qui décrètent la misère et augmentent celle qui règne déjà. En même temps, ce cabinet foule aux pieds le droit des masses à lutter contre la misère. Ceux qui ont besoin de l’aide sociale et ceux qui y ont droit, ce sont, pour le gouvernement, les gros agrariens endettés, les industriels faillis, les requins de la finance, les armateurs, les spéculateurs et trafiquants sans scrupules. Toute sa politique fiscale, douanière, commerciale, consiste à prendre aux larges couches du peuple travailleur pour donner à de petits groupes de profiteurs et à aggraver la crise en restreignant davantage la consommation, les importations et les exportations. Sa politique étrangère aussi est placée sous le signe du mépris pour les intérêts des travailleurs. Déterminée par les appétits impérialistes, elle conduit l’Allemagne à dépendre de plus en plus des grandes puissances du Traité de Versailles, malgré les hésitations qui la font louvoyer entre les coups de gueule des traîneurs de sabres et les bassesses les plus plates, et elle compromet ses relations avec l’Union soviétique, le seul État qui, par sa politique de paix sincère et son essor économique, puisse offrir aux travailleurs allemands un véritable soutien.

Le solde du cabinet présidentiel est déjà lourdement débiteur depuis les meurtres des dernières semaines, dont il porte l’entière responsabilité en ayant levé l’interdiction de porter l’uniforme prononcée contre les S.A. nationaux-socialistes et en favorisant ouvertement ces troupes fascistes de guerre civile. C’est en vain qu’il cherche à faire oublier sa culpabilité politique et morale en se chamaillant avec ses alliés sur la répartition du pouvoir dans l’État ; le sang versé en fait pour toujours un complice des assassins fascistes. L’impuissance du Reichstag et la toute puissance du cabinet présidentiel sont l’expression de la décadence du libéralisme bourgeois, qui accompagne nécessairement l’effondrement du mode de production capitaliste. Cette décadence se retrouve entièrement dans la social-démocratie réformiste qui se place en théorie et en pratique sur le terrain pourri de l’ordre social bourgeois.

La politique du gouvernement Papen-Schleicher n’est rien autre que la continuation ouverte de la politique du gouvernement Brüning toléré par les sociaux-démocrates, précédée elle-même par la politique de coalition de la social-démocratie qui lui avait ouvert la voie. La politique du « moindre mal » confirmait les forces réactionnaires dans la conscience qu’elles avaient de leur puissance et ne pouvait, et ne peut encore, manquer d’engendrer le pire de tous les maux : habituer les masses à la passivité. On leur demande de renoncer à mettre en jeu la puissance dont elles disposent à l’extérieur du parlement. De cette façon, c’est le rôle du parlement dans la lutte de classes du prolétariat que l’on réduit aussi. Il est possible aujourd’hui dans certaines limites d’utiliser le parlement pour la lutte des travailleurs, mais uniquement s’il s’appuie sur de puissantes actions des masses à l’extérieur de ses murs. Avant que le Reichstag ne puisse prendre position sur des problèmes particuliers de l’heure, il faut qu’il ait compris quelle est sa tâche essentielle, et qu’il l’ait accomplie : il faut qu’il renverse le gouvernement qui tente, au mépris de la Constitution, de mettre le parlement complètement à l’écart.

Le Reichstag pourrait aussi saisir la Haute Cour de Leipzig d’une plainte contre le Président du Reich et les Ministres pour viol de la Constitution et pour les nouveaux viols de la Constitution qu’ils projettent. Mais il est vrai qu’une plainte devant cette haute instance reviendrait à demander à Lucifer de condamner Belzébuth. Bien entendu, ce n’est pas un vote du parlement qui peut briser le pouvoir d’un gouvernement qui s’appuie sur l’armée et sur tous les autres moyens dont dispose le pouvoir d’État bourgeois, sur la terreur exercée par les fascistes, la lâcheté du libéralisme bourgeois et la passivité d’une grande partie du prolétariat, des travailleurs. Le renversement du gouvernement au parlement peut seulement donner le signal de la levée en masse des travailleurs à l’extérieur du parlement. Et ceci afin de jeter dans la bataille tout le poids économique et social des masses, et aussi toute la force de leur nombre.

Dans cette bataille, il s’agit d’abord et avant tout d’abattre le fascisme qui veut réduire à néant, par le fer et par le sang, les manifestations de classe des travailleurs, en sachant bien, comme nos ennemis, que la force du prolétariat ne dépend pas du nombre de sièges au parlement, mais qu’elle est ancrée dans ses organisations politiques, syndicales et culturelles. La Belgique montre aux travailleurs que la grève de masse conserve sa force, même à une époque de crise économique aiguë, à condition qu’en employant cette arme les masses soient résolues et prêtes à ne reculer devant aucun sacrifice, ni devant l’extension de la lutte, prêtes à répondre par la violence à la violence de leurs ennemis.

Mais la démonstration de force du peuple travailleur à l’extérieur du parlement ne doit pas se limiter au renversement d’un gouvernement anticonstitutionnel ; elle doit aller au delà de cet objectif limité et se préparer à renverser l’État bourgeois et son fondement, l’économie bourgeoise. Toutes les tentatives d’atténuer, et a fortiori de résoudre la crise en restant sur le terrain de l’économie capitaliste ne peuvent qu’aggraver le mal. Les interventions de l’État ont échoué, car ce n’est pas l’État bourgeois qui tient l’économie, c’est au contraire l’économie qui tient l’État bourgeois. Entre les mains des possédants, l’appareil d’État ne saurait être utilisé qu’à leur avantage et au détriment des larges masses populaires qui travaillent, qui produisent et qui consomment. Une économie planifiée sur la base du capitalisme est une contradiction en soi. Les tentatives en ce sens ont toujours achoppé sur la propriété privée des moyens de production. La planification de l’économie n’est possible que si l’on abolit cette propriété privée. La seule et unique voie pour surmonter les crises économiques et écarter tous les dangers de guerre impérialiste, c’est la révolution prolétarienne qui supprime la propriété privée des moyens de production et garantit ainsi la possibilité de planifier l’économie. La meilleure preuve historique en est la Révolution russe. Elle a montré que les travailleurs ont la force de jeter à terre tous leurs ennemis, d’abattre les rapaces impérialistes en même temps que le capitalisme dans leur propre pays et de déchirer des traités d’asservissement comme celui de Versailles. L’État soviétique confirme aussi que les travailleurs ont la maturité nécessaire pour construire un nouvel ordre économique où le développement économique de la société peut aller sans ces crises désastreuses, précisément parce qu’a été supprimée la cause du mode de production anarchique, la propriété privée des moyens de production.

La lutte des masses laborieuses contre la misère qui les opprime maintenant est en même temps une lutte pour leur libération totale. C’est lutter contre le capitalisme qui exploite et avilit, pour le socialisme qui délivre et libère. C’est vers ce but lumineux que les masses doivent tourner constamment leurs regards, sans se laisser troubler par des illusions sur la démocratie libératrice, et sans se laisser effrayer par la brutalité du capitalisme, qui cherche son salut dans un nouveau génocide universel, dans les assassinats fascistes et la guerre civile. La nécessité de l’heure, c’est le front uni de tous les travailleurs pour repousser le fascisme, et pour conserver ainsi aux esclaves de l’exploitation la force et la puissance de leurs organisations, et même tout simplement pour les conserver en vie.

Devant cette impérieuse nécessité historique, toutes les opinions politiques, syndicales, religieuses, idéologiques, qui nous entravent et nous séparent, doivent passer au second plan. Tous ceux qui sont menacés, tous ceux qui souffrent, tous ceux qui aspirent à se libérer doivent faire partie du front uni contre le fascisme et ses fondés de pouvoir au gouvernement ! Tous les travailleurs doivent se retrouver et s’affirmer contre le fascisme, telle est la condition indispensable pour que se constitue le front uni contre la crise, les guerres impérialistes et leur cause, le mode de production capitaliste. Le soulèvement de millions de travailleurs, hommes et femmes, en Allemagne, contre la faim, la privation de leurs droits, les assassinats fascistes et les guerres impérialistes est une expression de l’indestructible communauté de destin de tous les travailleurs du monde.

Cette communauté de destin internationale doit devenir une communauté de combat solidement forgée par les travailleurs partout où le capitalisme étend sa domination, une communauté de combat avec nos frères et nos sœurs soviétiques qui nous ont précédés dans l’assaut. Les grèves et les soulèvements dans les pays les plus divers sont des signes enflammés dont la lumière montre à ceux qui combattent en Allemagne qu’ils ne sont pas seuls. Partout les déshérités et les humiliés s’apprêtent à la conquête du pouvoir. Dans le front uni des travailleurs qui se forme aussi en Allemagne ne doivent pas être absentes les millions de femmes qui portent encore les chaînes de l’esclavage de leur sexe, et qui sont de ce fait livrées à l’esclavage de classe le plus dur. Et aux tout premiers rangs, c’est la jeunesse qui doit lutter, la jeunesse qui aspire à s’épanouir librement, mais qui n’a aujourd’hui d’autres perspectives que l’obéissance aveugle et l’exploitation dans les colonnes des esclaves du travail. Dans ce front uni ont aussi leur place tous les créateurs intellectuels dont le savoir et la volonté d’accroître le bien être et la culture de la société ne peuvent plus s’exercer aujourd’hui dans l’ordre bourgeois. Puissent-ils tous rejoindre le front uni de combat, les esclaves salariés, les corvéables du capital, tous ceux qui sont à la fois les supports et les victimes du capitalisme !

En ma qualité de doyenne d’âge et dans l’espoir que, malgré mon invalidité actuelle, j’aurai encore le bonheur d’ouvrir, en qualité de doyenne d’âge, la première session du Congrès des Conseils de l’Allemagne soviétique, je déclare ouverte la session du Reichstag. »

 

Imaginez-vous prononcer ces mots devant un parterre de nazis ! Respect, madame Zetkin !

 

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Bonne fête à vous mesdames... Cette rose exprime mes pensées d'amitié... Soyons « célébrées » et n'oublions pas les hommes de nos vies, ceux qui savent être présents, sensibles, complices et profondément amoureux ! Nos amis masculins également... Merci de votre fidélité, grosses bises et à bientôt...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #academie, #artiste, #bertaux, #exposition, #femme

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Solitaire, sensuelle, énigmatique... cette statue de marbre blanc signée Hélène Bertaux (1825-1909) se dresse, depuis 1923, dans les jardins du Luxembourg. La belle est une version moderne du personnage de Psyché, choisie pour exprimer le combat d'une femme d'exception, profondément engagée au service de l'art et des artistes.

 

Elle évoque la ténacité de celles qui ont décidé d'embrasser une carrière artistique en dépit des obstacles dressés par la société. Madame Bertaux obtint pour cette œuvre une médaille d'or de première classe lors de l'Exposition Universelle de 1889 et fut la première femme sculpteur à voir son travail officiellement consacré.

 

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Le grain de mes photos est un peu flou car la statue n'est pas accessible directement. Comme vous le constatez sur l'image ci-dessous, elle est éloignée du chemin emprunté par les visiteurs. J'ai utilisé les capacités maximales de mon zoom.

 

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Déposé au Sénat en 1923, le marbre de Psyché fut exposé au Salon de 1889. Son modèle en plâtre, qui figura à l'Exposition Universelle de la même année, se trouve depuis 1891 au Musée de Sète où il a été envoyé par l'État.

 

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Une répétition en bronze, propriété de la ville de Paris, a été placée sous le péristyle du Petit-Palais. Le public la découvrit lors de l'Exposition Universelle de 1900.

 

Après 1850, le combat d'Hélène Bertaux fit écho au désir exprimé par de nombreuses femmes d'entrer dans les cercles artistiques. Certaines furent accueillies dans des cénacles « ouverts » mais il y eut dichotomie entre leur volonté d'exposer dans les Salons et la réelle considération qu'on leur accordait. On leur commandait peu d’œuvres personnelles, préférant les reléguer au rôle de copistes et les qualifier d'inspiratrices avec une formidable hypocrisie. On disait qu'elles n'avaient pas assez de qualités pour être des créatrices et on se demandait pourquoi elles souhaitaient l'être, elles qui étaient de ravissantes muses insufflant aux hommes le désir de les peindre... On pensait aussi que leurs connaissances en anatomie étaient limitées et qu'elles seraient choquées à la vue de corps déshabillés. Face à cette offensive artistique qui menaçait pour certains la suprématie masculine, Napoléon Ier (1769-1821) décida d'interdire aux femmes l'accès à l'école des Beaux-Arts mais les académies privées n'eurent pas cette rigidité. La mixité des étudiants et la nudité des modèles furent d'usage dans les cours dispensés par l'Académie Julian et l'Académie du sculpteur Filippo Colarossi.

 

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 L'Académie Julian en 1881, peinture de Marie Bashkirtseff (1858-1884), artiste ukrainienne.
(Dnipropetrovsk State Art Museum.)

 

École privée de peinture et de sculpture, l'Académie Julian fut fondée, en 1867, par le peintre français Rodolphe Julian (1839-1907). Elle accueillit de très nombreux artistes au début du XXe siècle.

 

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Rodolphe Julian en 1893.

 

Originellement située dans le passage des Panoramas (2e arrondissement), elle ouvrit un second atelier au numéro 31 de la rue du Dragon, dans le 6e arrondissement, et un troisième atelier, au numéro 51 de la rue Vivienne, où les jeunes femmes en quête d'apprentissage et de reconnaissance artistique furent accueillies à partir de 1880.

 

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L'Académie en 1889

 

L'École des Beaux-Arts n'appréciait pas ce qu'elle considérait comme une forme insupportable de provocation et de laxisme. Son administration se disait profondément choquée par l'intrusion des femmes dans la sphère artistique et par le fait qu'elles puissent étudier l'anatomie et peindre des hommes nus.

 

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Exposition annuelle des élèves, en 1897, affiche de David Ossipovitch Widhopff (1867-1933).

 

Outre la qualité de l'enseignement dispensé, l'Académie Julian attirait un grand nombre d'étudiants européens et américains, des artistes professionnels et des amateurs éclairés qui souhaitaient se perfectionner dans différentes disciplines. De grands noms comme Maurice Denis, Paul Sérusier, Marcel Duchamp, Henri Matisse, Jean Dubuffet, Pierre Bonnard, Édouard Vuillard (etc...) lui furent associés. La renommée des lieux favorisa l'accès des élèves aux Salons et leur présentation au Prix de Rome. Une aura sulfureuse entourait cette institution peuplée d'étudiants qui multipliaient, dans le but de heurter les moralisateurs, les manifestations artistiques que nous qualifierions aujourd'hui de « performances ». Les jeunes femmes inscrites revendiquaient aussi une libre sexualité et leurs rapports, tant artistiques qu'érotiques, avec les hommes des lieux étaient perçus comme une provocation envers les mœurs et les normes sociales. Ah, les bien-pensants, outre nous hérisser le poil à chaque époque de l'histoire, que font-ils d'autre ?!!! Heureusement que des esprits libres ont toujours existé, mettant un point d'honneur à aiguillonner ces insupportables donneurs de leçons dans le fondement de leur hypocrisie...

 

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Les portes de l'Académie Julian fermèrent pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1959, Guillaume Met de Penninghen (1912-1990) et Jacques d’Andon firent l'acquisition des lieux et mirent en place un cursus destiné à préparer les étudiants aux exigences des grandes écoles d’Art. Alternative audacieuse à la rigidité de l'enseignement classique, l'Académie devint en 1968 l'École Supérieure d’Arts Graphiques ou ESAG Penninghen.

 

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Le sculpteur italien Filippo Colarossi fonda, en 1870, l'Académie Colarossi au numéro 10 de la rue de la Grande-Chaumière. Son héritage artistique était celui de l'Académie de la Rose, ancienne « Académie de nu Suisse-Cabressol », créée en 1815 par Charles Suisse, peintre genevois et modèle du maître Jacques-Louis David (1748-1825) - à ne pas confondre avec l'architecte Charles Suisse (1846-1906). L'Académie de la Rose se situait à l'angle du quai des Orfèvres et du boulevard du Palais, sur l'île de la Cité. Un atelier établi au numéro 43 de l'avenue Victor Hugo, dans le 16e arrondissement, appartenait aussi à l'Académie Colarossi. Elle attira de nombreux élèves, déçus par l'atmosphère trop conservatrice qui régnait à l'École des Beaux-Arts. Jusqu'aux années 1930, hommes et femmes partagèrent un apprentissage de qualité, dans une libre atmosphère proche de celle qui régnait à l'Académie Julian.

 

En 1907, l'Académie Colarossi nomma sa première femme professeur: l'artiste néo-zélandaise Frances Mary Hodgkins (1869-1947).

 

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F. M. Hodgkins

 

De même que Jeanne Hébuterne, la muse de Modigliani, Camille Claudel fit ses classes à l'Académie Colarossi. Dans cette ruche débordante d'audace et de créativité, où les expériences mêmes les plus singulières étaient acceptées, on trouvait, parmi un grand nombre d'étudiants étrangers, une majorité d'américains, de canadiens et de scandinaves.

 

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Hélène Bertaux, le Printemps, 4e quart du XIXe siècle, musée Vivant Denon à Chalon sur Saône. Image culture.gouv.fr

 

Sans la souplesse d'esprit des créateurs de l'Académie Julian et de l'Académie Colarossi conjuguée à l'opiniâtreté d'Hélène Bertaux, le talent des femmes artistes n'aurait jamais pu se manifester dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

 

Hélène Bertaux (Joséphine Charlotte Hélène Pilate) fit ses classes dans les ateliers de Pierre Hébert (1804-1869), son beau-père, sculpteur. Elle eut un fils d'un premier mariage puis elle épousa le sculpteur Léon Bertaux.

 

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Hélène Bertaux photographiée par Émile Carjat en 1863,
lors de sa conception de la maquette de la fontaine Léon Herbet pour la ville d'Amiens.

 

Bien que considérée par ses maîtres comme une décoratrice émérite, elle connut des temps difficiles dans son atelier de la Butte Montmartre mais sa ténacité lui permit d'accéder à la reconnaissance publique en 1864 avec Le jeune gaulois captif pour lequel elle obtint la première médaille à l'Exposition Universelle des Beaux-Arts. Précédemment, ses propositions avaient été recalées. Elle souffrit sur le plan personnel et financier jusqu'à ce qu'elle se lie d'amitié avec un négociant en bronze appelé monsieur Paillard. Conscient de l'étendue de son talent, ce dernier lui permit d'être acceptée dans les meilleurs cénacles artistiques.

 

Elle travailla pour des particuliers, reçut de nombreuses commandes pour le décor d'édifices publics et fut la première femme sculpteur à être officiellement consacrée pour son œuvre. En 1889, lors de l'Exposition Universelle, elle obtint la fameuse médaille d'or de première classe pour Psyché sous l'emprise du mystère.

 

Elle réalisa deux frontons (La Navigation et la Législation) pour le nouveau Louvre, des bustes pour l'opéra Garnier, une statue en pied du peintre Jean-Baptiste Siméon Chardin (1699-1779) pour l'une des façades de l'Hôtel de Ville de Paris, des allégories des Saisons pour le parc Isadora Cousiño au Chili, un florilège de portraits, de médailles, d'objets religieux et une fontaine monumentale pour la ville d'Amiens.

 

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 Cette encre sur papier calque collé sur papier blanc, réalisée entre 1864 et 1874, a été attribuée à Aimé Duthoit (1803-1869) puis à Louis Duthoit (1807-1874). Elle représente la fontaine Herbet, autrefois située place Longueville à Amiens (Somme).

 

En 1861, un certain monsieur Herbet-Briez fit don à la ville d'une somme conséquente, soit 20 000 francs, pour la création d’une fontaine dans un square, d’après une esquisse de son fils Léon Herbet. Inaugurée le 3 juillet 1864, la fontaine fut transférée en 1888 boulevard de Belfort, dans ce qu'on appelait les petits jardins, en raison de la construction d'un cirque place Longueville. Hélas, le 24 décembre 1941, la fontaine fut déposée et fondue.

En vertu d'une loi promulguée par le Gouvernement de Vichy, le 11 octobre 1941, les statues métalliques non ferreuses devaient être fondues, ce qui fit disparaître de nombreuses sculptures dans les parcs et les jardins de France.

 

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 Le Jeune gaulois prisonnier, marbre de 1867. (Image culture.gouv.fr). Une répétition en bronze fut réalisée peu avant 1874 à partir du plâtre originel, daté de 1864. L’œuvre a d'autant plus marqué les esprits que les femmes, comme je l'écrivais tout à l'heure, n'accédaient pas aux cours de nu et d'anatomie.

 

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Treize ans avant Psyché, une œuvre voluptueuse et délicate intitulée la Jeune baigneuse connut un succès retentissant. Ce marbre daté de 1876 est conservé au musée Vivant Denon à Chalon-sur-Saône. (Image culture.gouv.fr).

 

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Hélène Bertaux travailla sans relâche à la reconnaissance du talent artistique féminin. Elle fut l'instigatrice, en 1873, des premiers cours de modelage ouverts aux femmes et inaugura, en 1879, une école féminine de peinture et de sculpture.

En 1881, elle créa l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs qui acquirent, au fil de leurs expositions annuelles, une véritable reconnaissance. L'artiste Rosa Bonheur (1822-1899), médaillée d'honneur à l'Exposition Universelle de 1855, les surnomma « les sœurs du pinceau ».

 

En 1893, Hélène Bertaux participa à l'Exposition Internationale de Chicago et devint en 1896 l'unique membre féminin du jury de sculpture du Salon des Artistes Français. En 1897, elle obtint l'ouverture officielle de l'École des Beaux-Arts aux femmes qui purent concourir au Prix de Rome à partir de 1903. Mais à l'instar de Marie Curie (1867-1934), elle se vit refuser l'accès à l'Institut qui bouda sa première candidature et rejeta d'office la seconde.

 

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Le Printemps. Image culture.gouv.fr

 

A partir de 1897, elle s'installa avec son époux dans le village sarthois de Saint-Michel de Chavaignes, au château de Lassay. Depuis 1909, elle repose dans le cimetière local.

 

Si tant de femmes peuvent aujourd'hui librement créer et revendiquer le statut d'artiste, c'est bien grâce à Hélène Bertaux qui a su déployer des trésors de combativité, ne laissant jamais l'adversité émousser sa volonté, à une époque pas si éloignée de la nôtre. Sa Psyché sous l'emprise du mystère est un modèle de talent et de simplicité mais sa situation dans le Jardin du Luxembourg ne la met pas véritablement en valeur. A la différence des autres statues qui peuplent les lieux, elle est comme abandonnée au milieu d'une façade majestueuse et austère et semble inaccessible. La plupart des visiteurs ne remarquent pas cette œuvre épurée, symbole du combat pour l'émancipation féminine et la reconnaissance de talents qui le méritaient.

 

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Sources et bibliographie

 

Catalogue d'exposition au Grand Palais. La Femme peintre et sculpteur du XVIIe au XXe siècle. Paris, 1975.

 

BONNET Marie-Jo : Les femmes artistes dans les avant-gardes, 2006, Odile Jacob.

 

DEMONT-BRETON Virginie : La Femme dans l’art, Revue des revues, XVI, 1896.

 

LAMI Stanislas : Dictionnaire des sculpteurs de l'École française au XIXe siècle, Paris, Honoré Champion, 4 volumes, 1914-1921.

 

VACHON Marius : La Femme dans l’art. Les protectrices des arts, les femmes artistes. 1893, Paris, Rouam.

 

 

Merci pour tous vos gentils messages, je vous souhaite un excellent mois de février...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aime, #femme, #jour, #passionnement, #printemps

 

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Gaetano Bellei (1857-1922), The Masquerader

 

Au premier souffle du Printemps

Je caracole et je m'effeuille

Un peu, beaucoup, passionnément?

Oh oui surtout passionnément!

Bélier je suis, j'aime le rouge

Et les couleurs en liberté

Je suis féline et femme enfant

Je danse sur le corps du vent

Mes émotions en giboulées

Jaillissent aux lèvres de l'instant

J'aime la nuit et ses secrets

Jouir de la vie espièglement...

 

Cendrine

 

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En ce 15 avril, je souffle avec joie et gourmandise mes quarante-deux bougies...

 

L'autre jour, je regardais des photos avec une amie. Amusée, elle a trouvé quelques similitudes entre mon sourire et celui de la jeune femme en rouge du portrait. Nous nous sommes alors imaginées, « héroïnes » d'un bal masqué, une petite fantaisie sans prétention...

 

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Je lève mon verre rempli de frissons d'or et de bulles fruitées à celles et ceux qui fêtent leur anniversaire. Je vous embrasse bien affectueusement!

 

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Plume

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