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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #crue, #paris, #pont, #saint, #seine

 

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Dame Seine modèle et remodèle le paysage d'Île de France. En cet hiver 2018, j'ai pris grand plaisir à la photographier alors qu'elle charriait, toutes les deux secondes, la taille d'une piscine olympique !

 

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Avant de poursuivre notre promenade au musée Grévin, je voulais partager ces photos avec vous.

 

Avec des pensées pour les personnes rudement touchées par les inondations, la jeune policière de la brigade fluviale de Paris, emportée par les flots au pied de Notre-Dame et les victimes de ces crues dans les différents départements. Bon courage à tous les sinistrés...

 

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Pour répondre aux personnes qui ont gentiment pris de mes nouvelles, mon département : le Val d'Oise est touché mais là où nous nous trouvons nous avons la chance de ne pas être inondés. Nous avons des soucis d'infiltration d'eau et de moisissures dus à un phénomène de capillarité entre les murs de notre vieil immeuble et les sols trempés. Ce n'est pas évident, je galère pour préserver mes livres et mes carnets, je suis obligée de tout emballer dans des boîtes ou des petits sacs étanches et d'entasser comme je peux mais nous n'avons pas à nous plaindre au regard de ce qui arrive à de nombreuses personnes.

 

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 Vue sur le pont au Change très « enfoncé » dans l'eau et sur les sauveteurs sillonnant la Seine. Merci à eux pour leur humanité et leur efficacité !

 

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La crue de 1910 transforma Paris en spectrale Venise. Elle est enracinée dans les mémoires mais Paris connut d'autres inondations tragiques au fil de son histoire et notamment celle de 1658.

 

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A compter du 20 décembre 1657, un froid terrible enveloppe la capitale. Les Parisiens se calfeutrent comme ils le peuvent et brusquement, le 18 février, neige et glace se mettent à fondre. Les températures remontent vite et les habitants de la capitale sont confrontés à une crue de la Seine qui atteint, le 28 février 1658, le terrible record de 8 mètres 81 !

 

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Vue de Grenelle lors de la crue de 1658

 

Les principales rues du Paris d'alors, voies antiques et médiévales majeures, soit les rues Saint Martin, Saint Denis, Saint Antoine…, mais aussi la place de Grève, les Halles jusqu'à l'église Saint-Eustache, l’hôpital des Quinze Vingt, le Cloître des Célestins et différents faubourgs de la rive gauche (Saint Marcel, Saint Victor, le quartier Saint Bernard...), les rues de l’Université, la rue du Bac, le quartier des Jacobins etc... sont inondés. La vie s'organise tant bien que mal et les sinistrés se déplacent sur des petites barques, sortant de leurs habitations par les fenêtres...

 

Le récit d'un chanoine de l’abbaye de Saint Victor, le père de Thoulouse, est édifiant : « Le vendredi après dîner, les religieux se promenaient à pied sec dans les prés. Après les vêpres, la Seine dégorgea par le canal de la rivière de la Bièvre, dont un bras arrose nos prés, et, le lendemain, samedi 23 à 7 heures du matin, les eaux se trouvèrent au haut des degrés par où on accède au pré, sous la bibliothèque. Il fallut employer la matinée à vider la chapelle Notre Dame, et tous les lieux en contrebas où l’eau vint dans l’après midi. Le cellerier, s’en allant, le samedi à la halle, marchait dans l’eau à la barrière des Sergents (située au bas de la montagne Sainte Geneviève) à la place Maubert, et eut beaucoup de peine à gagner la rue des Noyers. Le 27 février, les eaux furent, dans les endroits les plus bas, 5 pouces (0m13) plus haut qu’elles n’avaient paru pendant les années 1649 et 1651. »

 

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Dans la nuit du 1er mars 1658, ce furent deux arches du Pont-Marie, ouvrage reliant la rive droite à l‘île Saint Louis, qui cédèrent entre une et deux heures du matin. Vingt deux habitations furent précipitées dans les flots et le bilan fut terrible : environ soixante morts et de nombreux blessés. Le Pont-Marie fut reconstruit une vingtaine d'années plus tard mais en 1769, en référence à la crue meurtrière de 1658, toute construction de maisons sur les ponts de Paris fut interdite.

 

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Pont-Marie, janvier 2018

 

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Pont-Marie, Été 2017.

 

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Au pied du Pont-Marie, en janvier 2018, là où les Parisiens se prélassent au moment de Paris Plages...

 

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Très éprouvés après la tragédie du Pont-Marie, les Parisiens prièrent avec ferveur Sainte-Geneviève, protectrice de la ville, et voici ce qu'écrivait un Conseiller du Parlement de l'époque : « Dans notre infortune, nous pouvons avouer que notre salut n’est pas dans nos mains. Ces inondations aussi fréquentes que funestes sont des effets de la colère du Ciel. Élevons notre esprit au dessus de nos yeux, et considérons que, regardant toujours la terre pour y trouver un canal, c’est dans le Ciel que le plus efficace se trouve. Le canal dans le Ciel est tout formé, c’est sainte Geneviève qui est le canal divin par lequel Dieu fait découler toutes ses grâces. »

 

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Paris a toujours dû s'adapter au rythme des crues...

 

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Entre 779 et 780, des travaux furent entrepris à l'initiative de l'empereur Charlemagne (vers 742-814) pour tenter d'endiguer le fléau résultant d'inondations répétées mais dans les années qui suivirent, de nombreux champs furent ravagés par la force des eaux. Famine et peste s'installèrent, notamment dans les années 816-817, 819-820, 830-831, 833-834, 841-842, 845-846...

 

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En 886, une crue historique de la Seine suscita la levée du siège de Paris par les Normands.

 

En 1119, la Seine déborda violemment et en mars 1196, elle brisa plusieurs ponts de la capitale. Elle fut également destructrice en 1206, 1219, 1235, 1240, 1242, 1281 et en 1296 où elle anéantit le Petit Châtelet.

 

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Comme je l'ai écrit plus haut, l'année 1658 fut terrible pour les habitants des bords de Seine et le XVIIIe siècle connut un épisode de crue majeure, en 1740, quand la Seine atteignit 7 mètres 90 au pont de la Tournelle.

 

L'année 1802 est soulignée, dans les almanachs et les livres d'histoire, pour la puissance des intempéries observées et en 1876, la pluie tomba en hiver pendant plus d'un mois, de manière ininterrompue. Les habitants d'Alfort durent être évacués par l'armée et jusqu'à la mi-mars, Joinville, Maisons-Alfort, Charenton et les campagnes alentour furent « avalés » par les eaux.

 

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Après la crue centennale de 1910, il y eut des crues dangereuses en 1924 (7,32m), en 1939, en 1945, en 1955 (7,12m) et en 1982 (6,18m).

 

Hormis ces phénomènes, la Seine connaît, de manière régulière, ce qu'on appelle des crues moyennes. Celles-ci se traduisent par la fermeture des voies sur berge quand le niveau d'eau atteint les 3 mètres 30 et la navigation sur le fleuve est interdite à partir de 4,30 mètres.

 

Crue de l'hiver 2018...

 

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Depuis le Pont-Neuf, la vue est impressionnante, le paysage transfiguré. A cet emplacement, se déploie normalement le square du Vert Galant...

 

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Ce petit écrin de verdure est sous les eaux...

 

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Il se love à fleur de Seine, à l'extrémité ouest de l'Île de la Cité. Isolé du tumulte et de l'agitation de la ville, il offre un point de vue remarquable sur le fleuve, le Louvre et plusieurs ponts de Paris. Bordé par de grands arbres (marronniers, érables, noyers...) il se situe à proximité de sites emblématiques de la capitale : place Dauphine, Palais de Justice, cathédrale Notre-Dame, hôtels particuliers de l'Île Saint-Louis etc...

 

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Vous pouvez retrouver l'histoire du Pont-Neuf et celle du square du Vert Galant en cliquant sur ce lien : Les Secrets du Pont-Neuf.

 

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Le square en été...

 

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en cet hiver 2018, comme vous le constatez, il a « disparu »...

 

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Un peu plus loin, les piles du pont des Arts ont fait de même...

 

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D'habitude, c'est ce que l'on voit...

 

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Devant la gare d'Orsay, la passerelle Léopold Sédar-Senghor s'enfonce inexorablement...

 

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Le spectacle fascine...

 

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Fascination certes... Je ne donne pas de leçon, ayant moi-même franchi des barrières installées par la ville pour photographier le square du Vert Galant, mais le danger est bien réel.

 

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Nous suivons l'eau et les Renommées dorées du pont Alexandre III semblent très loin...

 

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Les bateaux mouches restent à quai...

 

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...gardés par le T-Rex du sculpteur Philippe Pasqua.

 

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La Tour Eiffel se dresse toujours comme une « épingle à chapeaux »...

 

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et Octave le Zouave s'interroge... Combien de temps cela va-t-il durer ?

 

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Mon article sur le pont de l'Alma et l'histoire d'Octave

 

Voici ce qui est écrit dans le Parisien du 31 janvier...

 

« Ce mardi, la Seine était à 5,74 m, contre 5,85 lundi. Malgré tout, la Ville guette avec inquiétude les pluies annoncées ce mercredi et jeudi.

 

Les berges restent submergées et les bateaux à l’arrêt. Fermées depuis le 24 janvier, les sept gares parisiennes du RER C ne rouvriront pas avant le 5 février. A l’Hôtel de Ville, Anne Hidalgo a réuni à nouveau ce mardi après-midi la cellule de crise avec les opérateurs concernés (Enedis, GRDF, Eau de Paris, RATP, SNCF…) ainsi que les maires d’arrondissement. La mairie de Paris réitère ses conseils de prudence et de vigilance. »

 

Bon courage à nos amis de Normandie, de Seine-Maritime et des différents départements où les eaux débordent...

 

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Et gros bisous, chers aminautes, en vous remerciant de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Chers aminautes, avant les fêtes, je vous avais donné rendez-vous au musée Grévin, temple parisien des portraits de cire où résonne le souvenir d'attractions mystérieuses, comme l'envoûtant et superbe Palais des Mirages.

 

Nous avions visité le passage Jouffroy, sur le boulevard Montmartre et le musée nous attendait... Si nous laissions un lutin de Janvier nous en conter l'histoire ?

 

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Le musée Grévin naquit à l'initiative du journaliste Arthur Meyer (1844-1917), personnage mondain, complexe, controversé (il était royaliste, conservateur, juif et antidreyfusard...) qui désirait transcrire « en trois dimensions » les visages des invités de son journal, le quotidien « Le Gaulois ».

 

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Arthur Meyer en 1914, photographe inconnu.

 

Je conseille aux lecteurs intéressés par les détails de sa vie, indissociable de celle du Tout-Paris du Second Empire, la lecture du livre d'Odette Carasso, paru en 2003 et intitulé « Arthur Meyer, Directeur du Gaulois ».

 

Pour la mise en œuvre de son pittoresque projet, Meyer sollicita le célèbre caricaturiste et costumier de théâtre, Alfred Grévin (1827-1892), auteur de l'album Les Parisiennes et de dessins savoureux parus dans « Le Charivari », « Le Gaulois » ou le Journal « Amusant ».

 

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Un vaste bâtiment doté d'annexes destinées à accueillir les ateliers de sculpture et de moulage fut construit par l'architecte Eugène-Emile Esnault-Pelterie. Quant à Alfred Grévin, il s'investit corps et âme dans le projet et finit par supplanter Arthur Meyer.

 

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Le jour de l'inauguration, le 5 juin 1882, on lisait dans le journal « Le Moniteur » : « le Tout-Paris se presse autour d'Alfred Grévin qui pose en plastronnant, debout, un crayon à la main, appuyé sur une console, le béret enfoncé sur la tête ».

 

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Fines et pleines de fraîcheur, les œuvres d'Alfred Grévin étaient particulièrement recherchées. Vous apprécierez sûrement ce costume de Don Juan issu d'un projet de douze maquettes de costumes de mascarade en 1875. (Image Gallica.fr)

 

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Le 29 août 1883, Grévin l'ambitieux fut nommé Directeur de la Société du Musée et la même année, Gabriel Thomas, un financier qui avait conçu la société d'exploitation de la Tour Eiffel et qui était aussi promoteur du théâtre des Champs-Élysées, s'investit dans l'affaire.

 

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Image Grévin.fr

 

Amateur d'art et collectionneur émérite, Gabriel Thomas, qui était aussi le cousin germain de la talentueuse Berthe Morisot (1841-1895), dota le musée de superbes décors et se porta acquéreur du Palais des Mirages, un spectacle son et lumières élaboré par Eugène Hénard (1849-1923), pour l'Exposition Universelle de 1900.

 

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Les enfants de Gabriel Thomas, peints par Berthe Morisot en 1894. Le tableau est conservé au musée municipal de l'Évêché à Limoges.

 

Le Palais des Mirages fusionna avec le Musée Grévin en 1906 et l'on y accède par un superbe escalier de marbre, construit en 1900 par l’architecte Gustave Rives (1858-1926).

 

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Désolée pour le flou de certaines images à l'intérieur du musée, il m'a été impossible de faire mieux en raison des jeux de miroirs et des lumières changeantes. Mes photos vous donneront toutefois une idée de la magnificence des lieux.

 

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Un escalier de style éclectique, caractéristique de la Belle-Époque.

 

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L'escalier au décor luxuriant nous conduit au Palais des Mirages, le fameux spectacle son et lumières qui fut présenté au Trocadéro lors de l’Exposition Universelle de 1900, installé au musée Grévin en 1906 et rénové en 2006, sous le parrainage d'Arturo Brachetti.

 

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Couleurs changeantes...

 

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Vidéos et photos ne sont pas autorisées pendant le spectacle. Téléphones portables, caméras et appareils photographiques pourraient perturber la magie ambiante par des lumières parasites mais j'ai pu « saisir » quelques aspects de l'attraction avant son commencement.

 

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Il s'agit de trois changements de décors rythmés par d'impressionnants jeux de lumières qui passent à travers des miroirs et multiplient l'espace à perte de vue. Pendant une durée de six minutes, le spectateur évolue d'un temple hindou à une jungle profonde, plutôt inquiétante et se retrouve, guidé par des papillons géants, vers un palais des Mille et une Nuits et une île paradisiaque.

 

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L'illusion d'optique de ce kaléidoscope géant est juste remarquable. J'ai adoré ces instants de rêve et de magie visuels ainsi que la musique. Une réinterprétation fidèle à l'esprit de la création originale, signée Arturo Brachetti, Manu Katché et Bernard Szajner.

 

Outre le Palais des Mirages, le musée Grévin a accueilli d'autres attractions tout aussi captivantes.

 

Le 28 octobre 1892, un dessin animé, le premier dessin animé de l'histoire, appelé « Pauvre Pierrot » fut projeté devant le public, grâce au procédé complexe et ingénieux du Théâtre optique d'Émile Reynaud.

 

Charles-Émile Reynaud (1844-1918) était un inventeur, photographe, professeur de sciences et réalisateur de « dessins animés », grâce aux procédés du Praxinoscope et du Théâtre Optique, qui fonctionnaient à partir de miroirs tournants.

 

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Émile Reynaud projetant Pauvre Pierrot dans son Théâtre Optique (gravure de Louis Poyet)

 

Le Praxinoscope permet de visualiser une petite animation à travers un cylindre composé de miroirs à facettes tournant autour d'un axe. Le Théâtre optique permet, quant à lui, de projeter des images animées.

 

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Comme au XVIIIe siècle avec la magie des œuvres de Carmontelle, le public s'émerveillait devant ces prouesses esthétiques.

 

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Le premier dessin animé s'intitulait donc « Pauvre Pierrot » et d'autres furent célèbres, à l'instar de « Autour d'une cabine » ou de « Clown et ses chiens ».

 

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Personnages de « Autour d'une cabine ».

 

Chaque image mouvante était peinte à la main mais Émile Reynaud, s'inquiétant de la proche concurrence du cinéma des frères Lumière, cherchait, à la manière d'un alchimiste, « le secret du cinéma en relief ». Il finit par y arriver mais la qualité de ses projections ne sut le satisfaire.

 

Sous l'effet du désespoir, il jeta, en 1910, ses appareils et pellicules dans la Seine. Les seuls films que nous avons conservé de lui sont Autour d'une cabine et Pauvre Pierrot. Épuisé par ses travaux incessants, angoissé par la mobilisation de ses deux fils à la guerre, désargenté (il dut, pour acheter à manger, vendre le cuivre de plusieurs de ses appareils), il eut une bien triste fin de vie et mourut de congestion, le 9 janvier 1918.

 

Au fil du temps, le musée Grévin et plusieurs cinémathèques ont rendu hommage à cet esprit novateur que certains appellent le Walt Disney français.

 

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Les Pantomimes lumineuses, 1892, affiche de Jules Chéret (1836-1932). (Peintre, décorateur, lithographe et chromolithographe, Jules Chéret est considéré comme « le père de l'affiche moderne ».)

 

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Les Pantomimes Lumineuses furent données dans ce qu'on appelait alors le Premier Cabinet Fantastique. Ce lieu, en activité de 1886 à 1900, fut construit à l'initiative de Gabriel Thomas, au premier étage du musée par l'architecte Gustave Rives, le concepteur de l'escalier qui nous accueille au début de la visite. Il s'agissait d'une salle de style néo-renaissance en bois sombre, truffée de décors gothiques et de diableries sculptées.

 

Sur cette scène se produisirent de grands noms de la magie de l'époque comme le professeur Carmelli, le professeur Marga et aussi Georges Méliès.

 

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Photo datant de septembre 1889, issue du catalogue du musée Grévin.

 

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L'effigie du professeur Carmelli (1850-1919).

 

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De 1885 à 1888, c'est Georges Méliès (1861-1938), le réalisateur du Voyage dans la Lune, qui se produisit comme magicien au Premier Cabinet Fantastique du musée Grévin. Sans l'association des Amis de Georges Méliès, créée en 1961, ses films auraient pu disparaître à jamais car, insatisfait, il en brûla lui-même une partie.

 

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Georges Méliès, Projection à deux lanternes magiques.

 

En 1888, il avait racheté le Théâtre Robert Houdin, situé 8, boulevard des Italiens, pour y créer de spectacles de prestidigitation et de grande illusion. Puis il découvrit le cinéma, devint spécialiste des trucages et projeta son premier film, le 5 avril 1896.

 

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Une scène fantasmagorique issue de l'extraordinaire Voyage dans la Lune...

 

Le Premier Cabinet Fantastique fut remplacé par un Deuxième Cabinet Fantastique que l'on nomme « Joli Théâtre » ou « Théâtre Italien ».

 

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Vous avez bien sûr reconnu Franc Dubosc et Kad Merad, facétieux pensionnaires de la belle salle aux fauteuils rouges, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 23 novembre 1964. Un article du Figaro, datant du 10 novembre 1901, vol. 47, n°314, p. 5, évoque l'endroit, construit à partir de 1900.

 

« Sous peu de jours, en plein boulevard, en face des Variétés, s'ouvriront les portes d'un "joli théâtre". Très récemment construite dans le style Empire le plus pur, cette salle offrira à la curiosité des Parisiens plus ou moins blasés le coup d'oeil d'une véritable merveille, chef-d'oeuvre exquis du parisianisme le plus moderne. Ce théâtre, dont les destinées sont confiées au directeur de l'une de nos scènes de genre aujourd'hui des plus appréciées, nous avons nommé M. Abel Deval, le sympathique directeur de l'Athénée, aura nom de "Joli théâtre Grévin" et tiendra ses assises au 10, boulevard Montmartre, dans un local attenant au musée du même nom. Les spectacles y seront des plus variés, tous les jours, de 4 à 6 heures, matinées blanches, où pourront assister les jeunes filles ; le soir, spectacle des plus éclectiques, susceptible de satisfaire tous les goûts. On parle du 15 courant pour la soirée d'inauguration. » A. Mercklein, spécialiste des Spectacles & Concerts.

 

Et vous apprécierez sûrement le magnifique rideau de scène, conçu par Jules Chéret.

 

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Esprit joyeux de la Commedia dell'Arte, finesse colorée de la Belle-Époque, talent narratif du père des « Chérettes », surnommé par Manet le « Watteau des rues », dont je reparlerai dans un de mes prochains articles.

 

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La scène est dominée par un relief appelé « Les Nuées », sculpté par Antoine Bourdelle (1861-1929) et que je n'ai pas réussi à bien photographier. Il était situé beaucoup trop haut pour le zoom de mon appareil photo et je devais composer avec la lumière... J'ai cherché sur le net et constaté que nombre de visiteurs du musée Grévin ne l'avaient pas non plus photographié.

 

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Impossible de faire mieux... Il aurait fallu pouvoir se hisser au niveau du balcon supérieur, snif ! Je voulais « vraiment voir » cette œuvre de Bourdelle et je n'ai pas pu mais heureusement, j'ai pu apprécier le rideau de scène de Chéret et de jolis ornements du théâtre.

 

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Je vous donne rendez-vous dans quelques jours afin de continuer cette visite car le musée Grévin nous réserve encore bien des surprises...

 

Le lieu est surtout connu aujourd'hui pour ses portraits de cire qui représentent plusieurs centaines de personnages célèbres dans différents domaines. Nous nous intéresserons donc à l'histoire de leur conception et aux liens qui unissent le musée Grévin et l'antre londonien de Madame Tussaud. A très bientôt, chers aminautes ! Je vous laisse en compagnie d'Anne Roumanoff et de Kev Adams qui prennent la pose devant le rideau de Jules Chéret. Merci de votre fidélité et gros bisous...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #cerf, #grand, #jpg, #passage, #saint

 

 

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Pendant les fêtes, j'ai pris plaisir à revenir photographier l'un de mes passages préférés. Un lieu prisé des promeneurs et des rêveurs où règne une atmosphère bien à part... Il traverse l'un des plus anciens quartiers de Paris: le Quartier Montorgueil-Saint-Denis.

 

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Je vous l'avais montré en novembre 2013, (le temps file, c'est fou!) alors je vous invite à découvrir ou à redécouvrir cet endroit qui m'est familier.

 

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Son charme est bien réel et chaque fois que je l'emprunte, je suis séduite par la beauté des verrières, la qualité de la lumière, les ornements néoclassiques, les enseignes variées et les magasins de thé, d'art et de design qui rythment la promenade.

 

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Retour sur son histoire...

 

Le passage du Grand Cerf fut érigé dans la cour de la « maison du roulage du Grand Cerf », une ancienne hôtellerie, terminus des Messageries Royales, qui reliait, il y a plusieurs siècles, les rues Dussoubs et Saint-Denis.

 

L'hôtellerie fut vendue en 1812 par l'administration des Hospices et démolie en 1825 par son nouveau propriétaire: la banque Devaux-Moisson. La banque initia la construction d'un passage probablement terminé en 1835 mais la date d'ouverture au public, comme le nom de l'architecte, ne sont pas établis.

 

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La famille Monier fit l'acquisition des lieux en 1826. Mais, en 1862, suite à une affaire d'héritage, le passage fut légué à l'Assistance Publique. Il s'ensuivit une désaffection progressive à l'égard de cette voie commerciale pourtant fort appréciée quelques décennies auparavant. Il fallut attendre les années 1990 pour que l'endroit soit réhabilité.

 

Aujourd'hui, le passage du Grand Cerf possède la plus importante hauteur de verrières de tous les passages parisiens, soit 11,80 mètres et trois étages de façades.

 

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Originellement destiné à la production et à l'artisanat, le passage, long de 113 mètres, abritait une galerie marchande populaire, peuplée d'ateliers, d'échoppes et de fabriques. Seul le troisième étage était consacré à l'habitation.

 

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Lors des restaurations des années 1990, le troisième étage et les combles ont été réaménagés pour accueillir des petites maisons fleuries. Les habitants des lieux appellent cet espace privilégié « la dalle ».

 

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Plus récente que le reste du passage, la verrière est particulièrement intéressante par sa hauteur et la qualité de sa structure. L'emploi de grandes poutrelles en fer forgé et de tirants métalliques conçus comme des arcs-boutants a favorisé la création de larges espaces vitrés sur les façades intérieures.

 

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Du côté de la rue Saint-Denis, Les armoiries de Paris dominent l'entrée du passage, nous rappelant la toute puissance économique de Paris, initiée par la Hanse ou Guilde des marchands de l'eau d'où l'emblème « fluctuat nec mergitur »: « il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

 

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Le 5 novembre 1827, sous le règne de Charles X (1757-1836), le passage du Grand Cerf fut le témoin de violentes émeutes qui se déroulèrent dans la rue Saint-Denis. Suite à la révolte des Canuts à Lyon, suscitées par une misère grandissante, les fileuses et les ouvriers du quartier Montorgueil formèrent des barricades. Un peloton d'infanterie chargea la foule à la baïonnette et le passage fut jonché de cadavres.

 

Après ces tristes événements, les petits ateliers se multiplièrent dans cette rue couverte dont la hauteur et l'élancement, plutôt inhabituels, ne doivent pas nous faire oublier les discrets ornements néoclassiques qui décorent, à l'instar de gracieuses feuilles d'acanthe, une partie de la structure.

 

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Comme dans la plupart des passages parisiens, on peut admirer des allégories de l'Abondance et du Commerce.

 

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L'Abondance brandit un bâton solaire ailé, emblème de fertilité et soutient une corbeille de fruits qui représente le pouvoir de la Terre, source inépuisable de richesse, de nourriture et de bienfaits.

 

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La renommée des lieux est associée au Commerce, allégorie qui arbore un caducée et l'aiguière à ses pieds rappelle l'importance des transactions commerciales liées au monde fluvial. (Rappelons-nous que le caducée ne représente pas toujours la médecine.) Symbole de force, d'abondance et de prospérité, le bâton aux serpents est surmonté du pétase, le chapeau rond du dieu Mercure, messager des dieux et patron du négoce, protecteur des voyageurs, des bergers et des commerçants. Dieu ambivalent qui gouverne aussi les escrocs et les brigands...

 

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Une photo du célèbre Eugène Atget (1857-1927) immortalise ce bel endroit.

 

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D'après le site de l'Histoire Européenne des Arts Photographiques, « Un jour de juin 1907, Eugène Atget, cinquante ans, installe son matériel photographique dans le passage du Grand-Cerf, galerie marchande située dans le 2e arrondissement de Paris. Sa lourde chambre noire en bois, reposant sur un trépied, contient une plaque de verre de format 24 x 18 cm. C’est sur cette plaque, recouverte d’une substance photosensible – le gélatino-bromure d’argent –, que va se former l’image du sujet qui se trouve face à l’objectif. Atget s’est placé à une extrémité du passage afin qu’une longue perspective se déroule devant lui. Il a également choisi de ne pas se positionner au centre de l’allée, mais de se décaler sur le côté. Ainsi, englobe-t-il aussi bien, sur son dépoli, l’enfilade des enseignes suspendues, qui proposent aux flâneurs « journaux », « timbres » ou « décorations pour noces », que les vitrines des boutiques qui leur font face.

Toutes les personnes présentes observent le photographe, avec surprise, étonnement ou suspicion. Si certaines restent postées là un certain temps (l’employée en train de nettoyer une vitrine et dont le corps, légèrement en mouvement, est en partie flou), d’autres ne font que s’arrêter brièvement avant de reprendre leur chemin ; elles ne sont alors présentes sur la photographie que sous la forme de « fantômes » : n’étant pas restées immobiles durant assez longtemps, elles figurent sur l’image mais sont floues ou transparentes (l’homme au premier plan à droite). Toutes ces personnes n’ont que partiellement laissé leur empreinte sur la surface sensible – la plaque de verre qu’Atget a placé dans sa chambre noire – qui a cependant enregistré tous les événements qui se sont produits devant elle durant un temps donné (celui de la prise de vue). »

 

Image BNF, Estampes Eo 109b boîte 5, microfilm : H025820, T039636.

 

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De nos jours, le passage est apprécié pour son atmosphère chic et sereine qui permet de s'extraire en douceur de la course folle des voitures et du stress ambiant.

 

 

Les promeneurs apprécient les pimpantes enseignes au-dessus des boutiques, une touche de fantaisie et d'originalité comme en témoigne la présence de cette libellule...

 

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Et les enseignes amusantes de la boutique d'Optique « Pour vos beaux yeux » qui propose des montures de lunettes anciennes, jamais portées, des stocks oubliés qui font la joie des amateurs de lunettes vintage.

 

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Je rappelle, une nouvelle fois, que je ne suis pas sponsorisée pour écrire au sujet des marques que je cite. Je montre ce qui me plaît au fil de mes pérégrinations.

 

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Les nostalgiques se souviendront du crabe et de l'éléphant...

 

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Ils ont disparu mais le passage abrite toujours la boutique Lil Weasel, plébiscitée par nos amies brodeuses et couturières...

 

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Ainsi que deux boutiques Rickshaw, à la fois cavernes d'Ali-Baba et cabinets de curiosités où l'on chine des lanternes anciennes, des plaques émaillées, des bibelots d'inspiration coloniale, en bois ou en laiton patiné par le temps, des meubles et des coffrets précieux, des miroirs et des petits flacons, des poignées peintes en céramique ou en bois et toutes sortes d'ornements insolites. De nombreux objets vendus chez Rickshaw sont réalisés à partir de matériaux recyclés.

 

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Il y en a pour tous les goûts. J'ai beaucoup aimé cette clef qui mesurait trois fois la taille de ma main !

 

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Et ces lettres en bois...

 

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Il y a des choses étonnantes chez Rickshaw !

 

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Merci pour vos messages et vos voeux, chers aminautes. Ils ont été réitérés, avec tendresse, dans mon article Le Chant des Arbres. Gros bisous et amicales pensées...

 

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Renseignements pratiques pour le Passage du Grand Cerf

 

145, rue Saint-Denis/10, rue Saint-Denis.

Ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 20h30.

Métro Étienne Marcel, ligne 4.

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aime, #arbres, #foret, #sentir, #soit

 

 

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Dans le ciel, contorsionnés, les arbres mystérieux incantent les secrets de l'hiver....

 

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Des arbres amoureux qui portent si haut les vœux... Géants qui s'enracinent dans les mondes anciens, imprégnés d'ombre et de lumière, réceptacles de liesse et de sang vert.

 

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Des corps mêlés, des émotions qui s'entrelacent...

 

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Pour commencer l'année, je voulais rendre hommage à ces « vivants piliers »...

 

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Je prends tant de plaisir à les photographier au fil des saisons, le long des chemins !

 

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Voici mon ami des quatre saisons... De tous les arbres que j'aime, c'est avec celui-ci que j'ai le plus d'affinités. Il vit près de chez moi, dans ma chère forêt d'Écouen, dans le Val d'Oise...

 

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Qu'il soit nu ou vêtu de feuilles, il me fascine et je l'aime profondément !

 

Mais j'aime aussi tant d'autres arbres avec leurs silhouettes oniriques, la puissance de leurs ramures et leur capacité de métamorphose... Des êtres précieux qui embrassent une myriade d'effets de ciels !

 

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Déambuler dans la forêt et sentir l'écorce, les pierres, les mousses, les feuilles, les mues étranges de la sylve crépiter autour de moi... Présences qui résonnent, éperdument... Visualiser, à travers mon sang, les mouvements de la sève dans les veines des chênes et des hêtres. Sentir le flux et le reflux de cet océan vert. L'intensité farouche de mille battements de cœur. Laisser la rage d'être exulter sous ma peau. Être dans le grand tout, chevelure ébouriffée, sauvage... Ici et maintenant, avec des yeux de louve et de dryade quand les grands arbres tremblent... Réceptive et fidèle à ma philosophie : Carpe Diem !

 

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Forêt du soir qui tombe, magnifiée de sortilèges...

 

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Les arbres ont ce langage auquel je ne résiste pas...

 

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Couleurs du soir qui se diluent dans l'énergie bleue de la nuit...

 

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C'est le retour à la « civilisation »...

 

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En vous souhaitant de nouveau, via ce voyage poétique sous les arbres, une très belle année 2018 et en vous remerciant de vos vœux qui m'ont beaucoup touchée !

 

Merci à tous, gros bisous

Plume

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