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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #arlequin, #colombine, #Commedia, #dell'Arte, #Leyendecker, #pierrot

 

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici le thème proposé pour le samedi 29 février par Fardoise : « Mardi Gras et Carnavals. ».

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

J'ai choisi cette œuvre pétillante, réalisée par l'artiste Frank Xavier Leyendecker (1876-1924), qui met en scène un rendez-vous amoureux pendant le Carnaval. Colombine est dans les bras d'Arlequin et leur étreinte pleine de vitalité nous invite à nous plonger dans l'univers foisonnant de la Commedia dell'Arte, genre théâtral originaire d'Italie et peuplé de figures costumées et/ou masquées.

 

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Le Carnaval, temps entre les temps, est lié à de grands mouvements de foule et ici, l'action est centrée sur deux amants facétieux, observés/surpris par un troisième lascar... Pierrot le lunatique, l'un des protagonistes de nos comptines d'enfance...

 

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Héros de l'espace temps mystérieux du Carnaval, les personnages sont « évolutifs ». Ainsi, Colombine apparaît, en fonction des récits, comme la fiancée de Pierrot ou comme la maîtresse ou l'épouse d'Arlequin.

 

Dans le folklore, Pierrot et Arlequin sont tantôt rivaux, tantôt identifiés comme les deux faces d'un même personnage, un être mystérieux venu du fond des âges. Cette figure symbolique possède une face ludique et plutôt sombre et inquiétante sous son costume aux losanges colorés (Arlequin) et une face romantique, songeuse et douce (Pierrot).

 

Colombine oscille entre ces deux principes masculins. Aimée des deux dans le cadre luxuriant du Carnaval et au fil de l'année calendaire, elle incarne l'aspect sensuel et joyeux de la Déesse Blanche des mondes celtiques. Elle est la jeune Lune pleine de fièvre créatrice et de potentiel de fécondité et le Dieu des Temps Anciens vient à elle tantôt comme Pierrot, tantôt comme Arlequin.

 

Dans de nombreuses saynètes de Commedia dell'Arte, Pierrot ou Pedrolino, le rêveur, le candide, aime Colombine, appelée la confidente, la danseuse, la blanchisseuse, une soubrette hardie au franc-parler. Pierrot voudrait la séduire mais il a peur de la sexualité. Effrayé par l'idée même du contact physique, il ne sait comment franchir cette étape initiatique de la vie alors qu'Arlequin se montre sans souci sensuel et entreprenant.

 

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Colombine est avenante. Elle est vêtue de blanc mais elle n'est pas virginale. Elle aime les plaisirs de l'amour et ne résiste pas au charme d'Arlequin perçu, comme je le disais plus haut, tantôt comme son mari, tantôt comme son amant. Elle porte un charmant petit bonnet et les fleurs qui parent sa tenue évoquent la fécondité de Flore, la déesse du Printemps. On la nomme parfois Arlecchina, Corallina, Lisetta, Camilla, Ricciolina...

 

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Héros de pantomimes appelées Arlequinades, Arlequin est présenté soit comme un personnage grossier, trublion, farfelu, soit comme un être plus intelligent et subtil. Il arbore l'habit bariolé, constitué de losanges de différentes couleurs et son objet fétiche est une batte, symbole de vigueur phallique.

 

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Composé de deux triangles, le losange est un symbole archaïque qui unit le principe féminin et le principe masculin. Il représente la rencontre de la terre et du ciel, la fertilité.

 

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Arlequin est une émanation d'un esprit très ancien, appelé Hellequin et considéré comme le maître de la Chasse Sauvage. A la tête de la Chasse Sauvage, Volante ou Fantastique, concentrant la puissance du dieu nordique Odin, il menait « la Mesnie Hellequin », un cortège d'âmes errantes et de guerriers furieux. Considéré comme le Diable au Moyen-Âge, il devint au fil du temps un personnage à l'humour cabochard, spécialiste de farces et créateur de situations que l'on préférerait éviter.

 

Il porte différents noms : entre autres Alichino dans la Divine Comédie du poète latin Dante et Erlkönig dans les Légendes Germaniques où il est un farfadet chaotique... Il a également inspiré le Joker des Comics et sa moitié, en l'occurrence Harley Quinn (Arlequine) est une version plus déjantée de Colombine !

 

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Le Joker et Harley Quinn, émanations de Arlequin et Colombine...

 

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Frank Xavier Leyendecker, l'auteur du tableau qui m'a inspiré ce billet...

 

Illustrateurs stars aux États-Unis au début du XXe siècle, Frank Xavier Leyendecker (1876-1924) et son frère, Joseph Christian Leyendecker (1874-1951) furent très appréciés pour leurs affiches, leurs tableaux, leurs créations publicitaires, leurs livres, leurs couvertures de magazines.

 

Ils naquirent en Allemagne et leur famille s'installa à Chicago en 1882.

 

Ils suivirent, dans leur adolescence, une formation de graveurs et de verriers dans des ateliers privés puis ils étudièrent à l'Institut d'Art de Chicago avant de se rendre à Paris où ils s'inscrivirent à la célèbre Académie Julian.

 

En 1899, ils revinrent à Chicago et en 1900, ils s'établirent à New York où ils partagèrent un atelier. Leur carrière fut fructueuse, leur talent recherché mais Frank Xavier mourut bien avant son frère. Sa santé était précaire depuis l'enfance. Souffrant de douleurs chroniques, il avait développé une attirance pour les drogues et fut victime d'une overdose de morphine.

 

J'ai pris grand plaisir à vous présenter cette œuvre gorgée d'un charme facétieux, liée au temps du Carnaval et si vous désirez voir un autre Tableau du Samedi, vous pouvez vous rendre sur La Chimère écarlate où j'ai publié un billet consacré au Bal Masqué d'Albert Lynch (1851-1912).

 

 

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 http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/02/le-tableau-du-samedi-albert-lynch-le-bal-masque.html

 

 

Avec mes meilleures pensées, chers Aminautes. Prenez bien soin de vous en ces temps troublés et gare aux giboulées...

 

Gros bisous et vive la fête masquée !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #jpg, #poeme, #Samain, #selene, #soir

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'aime les atmosphères changeantes, en différentes saisons, aussi ce poème m'a-t-il envoûtée. Le poète nous conte une vision mythologique du soir, territoire d'entre-deux qui happe les promeneurs dans la trame d'un jardin où, doucement, s'endorment les statues.

 

J'ai choisi pour illustrer ce texte des photos prises, sur des chemins de campagne et dans plusieurs jardins de Paris et d'Île de France, à la tombée du soir...

 

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C’est un beau soir, couleur de rose et d’ambre clair

Le temple d’Adonis, en haut du promontoire,

Découpe sur fond d’or sa colonnade noire,

Et la première étoile a brillé sur la mer...

 

Pendant qu’un roseau pur module un lent accord

Là-bas, Pan, accoudé sur les monts se soulève

Pour voir danser pieds nus les nymphes sur la grève

Et des vaisseaux d’Asie embaument le vieux port...

 

Des femmes, épuisant tout bas l’heure incertaine

Causent, l’urne appuyée au bord de la fontaine,

Et des bœufs accouplés délaissent les sillons...

 

La nuit vient parfumée aux roses de Syrie

Et Diane au croissant clair ce soir en rêverie,

Au fond des grands bois noirs qu’argente un long rayon

 

Baise ineffablement les yeux d’Endymion.

 

 

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Albert Samain (1858-1900) était un poète orfèvre, ciseleur de mots, sensible et élégant. Son art est lié au Symbolisme avec un sens de la composition très personnel.

 

Il naquit à Lille, dans une famille qui tenait un petit commerce de vins et de spiritueux. On le décrivait comme timide et doux, plutôt taciturne et avide de connaissances. Il perdit son père en 1868 et quand il eut 14 ans, il dut trouver un emploi pour aider sa famille. Il travailla comme saute-ruisseau chez un notaire (le saute-ruisseau était un jeune garçon chargé des courses dans une étude juridique) puis chez un courtier en sucre et dans une banque. Il fut autodidacte, passionné de belle langue française et aussi d'anglais et de grec.

 

Il vécut à Paris à partir de 1880 et devint « expéditionnaire au bureau de l’Enseignement à l’Hôtel de Ville. » Très proche de son frère et de sa mère qui mourut en 1889, il manifesta tout au long de sa vie une angoisse profonde face aux maladies. Personnage attachant au tempérament solitaire, il parvint à « forcer sa nature » pour fréquenter les cercles de poésie et frayer parmi les clubs littéraires à la mode.

 

Il admira profondément Baudelaire et en 1893, il publia un recueil intitulé « Au Jardin de l'Infante » qui fut salué par la critique.

 

Ses amis ne lui connurent aucune relation amoureuse. Il fut souvent triste et atteint de langueur mais il sut aussi s'émerveiller, s'éprendre des petits riens de la vie et ressentir de la joie devant la beauté des paysages et en lisant de la grande littérature.

 

En 1898, il publia « Aux flancs du vase »et deux ans après, il mourut. En raison de son caractère secret, il demeure une part très importante de zones d'ombre dans sa biographie...

 

 

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Il évoque très joliment le Soir et les Amours de Diane/Séléné et Endymion qui composent un thème fort séduisant dans la mythologie. Amours sensuelles et fantasmagoriques qui dessinent, avec élégance et romantisme, la magie des instants changeants.

 

Séléné, la Lune, appelée aussi Diane, Artémis ou Méné, sœur d'Hélios/Apollon, le Soleil, est réputée faire venir le Soir en flottant dans les airs. Elle s'élève de l'Océan Primordial, superbement belle et parfois ailée, en fonction des auteurs de l'Antiquité. De ses vêtements émane une lumière précieuse que l'on voit luire au crépuscule.

Elle prend place dans un char de nacre et d'argent et de fiers destriers aux crinières brillantes composent son équipage.

 

Un soir, elle rencontre Endymion, un personnage qui se situe à la croisée de plusieurs légendes. L'une d'elles fait de lui un jeune prince qui s'endormit dans la forêt ou dans une grotte. Il apparaît aussi comme un berger doté d'une beauté sans pareille. Séléné s'éprit de lui, les choses se compliquèrent... Pour résumer, Endymion reste éternellement jeune en dormant d'un sommeil magique et Séléné vient chaque soir le visiter et le couvrir de sa lumière opalescente... Ainsi l'Humanité se prépare-t-elle au rêve et à la traversée du domaine de la Nuit...

 

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Belles pensées pour vous, chers Aminautes ! Que le Soir vous envoûte de sa Magie...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Antoine, #art, #artiste, #auer, #jpg, #robert

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici le thème proposé pour le 22 février par Fardoise : « L'amour toujours l'amour, et plus particulièrement le baiser en peinture, le baiser, le bisou... ce que vous voulez... »

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

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L'Amour, ardemment charnel, voluptueux, enivrant, imprègne les toiles de l'artiste Art Nouveau Robert Auer (1873-1952) qui m'a inspiré ce billet.

 

Le thème de ce samedi me permet d'évoquer un artiste oublié... Que dis-je ! Un artiste passé sous silence car victime de pudibonderie exacerbée. Robert Auer aimait peindre les corps dans leur désirable nudité, s'aventurer dans les secrets de la chair, exprimer sans retenue la passion... Il fut jugé trop subversif car il montrait le plaisir et surtout le plaisir féminin. Son art fut qualifié de pornographique et rejeté par les défenseurs d'une prétendue morale.

 

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Il explora avec une énergie flamboyante le thème des Amants.

 

Les Amants que j'ai choisis ont été peints « seuls » (la couleur du tableau est cuivrée, orangée, ambrée) et se retrouvent aussi dans une œuvre complexe intitulée « La Tentation de Saint-Antoine », une toile réalisée pour une collection privée dans des tons nacrés, rosés, porcelainés.

 

 

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Robert Auer, La Tentation de Saint-Antoine, date inconnue, huile sur toile, collection privée. Vous reconnaissez les Amants de mon choix dans cet univers de sensualité absolue... Il leur va si bien !

 

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La tentation de Saint-Antoine est un épisode issu de l'histoire d'Antoine le Grand, un ermite qui se retira pendant 13 ans dans le désert. Son histoire fut relatée par Athanase d'Alexandrie, figure majeure du Christianisme antique, vers l'an 360.

 

Antoine, lors de son séjour dans le désert fut assailli de visions érotiques envoyées par le Diable et il réussit à ne pas y céder. (Dommage pour lui... mon avis personnel, sourires!) Ce thème est très prisé en histoire de l'art. De nombreux artistes, au fil des siècles, lui ont donné vie dans la peinture et quelques exemples existent dans la sculpture.

 

 

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Robert Auer naquit à Zagreb, dans l'Empire austro-hongrois, le 27 novembre 1873. Il mourut dans la même ville, le 8 mars 1952.

 

Il était artiste dans l'âme, à la fois peintre, illustrateur et prestigieux violoniste. Il fit ses classes à l'Académie de Vienne puis à Munich auprès du maître Carl von Marr (1858-1936).

 

Carl von Marr qui avait collectionné les médailles d'or dans les expositions d'art les plus prestigieuses devint professeur émérite à l'Académie des Beaux-Arts de Munich et forma des élèves de grand talent. Sous son égide, Robert Auer développa de belles qualités artistiques et à partir de 1896, il participa au mouvement de la Sécession de Munich.

 

La Sécession Munichoise naquit en avril 1892 avec des artistes qui fondèrent leur propre vision de l'Art Nouveau (Modern Style) et donnèrent le nom de « Jugendstil » à ce style plein de vigueur, de sensualité, de poésie qui inondait le monde de fièvre créatrice. Une revue culturelle appelée Jugend (Jeunesse) forma une sorte de manifeste pour ceux qui se fédéraient, loin d'une tyrannie exercée par les milieux académiques.

 

Robert Auer, artiste emblématique de ce Jugendstil munichois, fut, en son temps, un portraitiste très apprécié dans différents milieux. En 1900, il fut l'un des peintres destinés à représenter la Croatie à l'Exposition Universelle de Paris puis il enseigna à l'Académie des Beaux-Arts de Zagreb, en Croatie. Par la suite, il créa, toujours à Zagreb, une école d'art privée dont il fut le co-directeur avec sa femme, Léopoldine Auer-Schmidt.

 

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Dans les années 1940, ses tableaux furent considérés comme choquants par une certaine intelligentsia. On lui reprocha de faire preuve d'une irrépressible et impardonnable audace érotique et ses œuvres furent éloignées du grand public.

 

Il poursuivit sa carrière en réalisant des illustrations et des tableaux érotiques pour des cabinets d'art privés. Il signa ces représentations quasi clandestines avec le pseudonyme « Boja ».

 

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Sa manière me séduit... Vive la sensualité, l'amour, la liberté, les bisous et plus si affinités !

 

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Toujours du Robert Auer... et quelques images sur le thème de l'Amour, trouvées sur Pinterest...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Esthe, #Granek, #homme, #l’homme, #mardi, #poeme

 

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Je continue avec plaisir la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'aime beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées pour sa famille et ses ami(e)s.

 

Pour ce mardi 18 février, j'ai choisi un poème d'Esther Granek (1927-2016), grande dame de la poésie et survivante de la Shoah, qui nous invite à célébrer notre Terre, avec le cœur, l'esprit, la subtilité de nos sens. Un poème pour prendre conscience de ce qui nous entoure et préserver, de toutes nos forces, la beauté de notre Mère Nature. Ces mots magnifiques évoquent le Carpe Diem, l'un des thèmes qui m'est le plus cher dans l'existence. J'ai souhaité l'illustrer avec quelques photos de Nature butinées dans la Ville.

 

Après l’Homme

 

« Après l’Homme, après l’Homme,

Qui dira aux fleurs comment elles se nomment ?

Après l’Homme, après l’Homme,

quand aura passé l’heure de vie du dernier Homme.

 

Qui dira aux fleurs

combien elles sont belles ?

N’y aura-t-il de cœur

à battre pour elles.

 

Après l’Homme, après l’Homme,

que sera encore le mot « merveilleux » ?

Après l’Homme, après l’Homme,

quand le dernier des hommes aura vidé les lieux.

 

Qui dira de la Terre

Qu’elle est sans pareille

et que dans l’Univers

elle est fleur de Soleil ?

 

Après l’Homme, après l’Homme…

 

Viens-t’en donc pour lors,

viens-t’en donc l’ami,

et chantons encore

le jour d’aujourd’hui. »

 

Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997.

 

 

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©Christian Schloé, Precious Life

 

Nature dans la Ville... Des petits trésors à contempler, à préserver, à savourer au gré des saisons... Notre Terre est si précieuse !

 

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La beauté romantique du camélia doucement se révèle... Du rose, du blanc nacré, du vert lui emboîtent le pas.

 

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Des perles, de la soie, des dentelles tissent des chemins de rêverie...

 

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Des arbres immenses, des frondaisons séculaires s'offrent aux promeneurs de l'instant.

 

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Ainsi qu'une entrée vers le monde des lutins...

 

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Les Corneilles gardiennes sont parfois des chuchoteuses de secrets...

 

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Pendant qu'un Héron fait sa vigie dans le ciel bleu de Paris !

 

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Belles pensées pour vous, chers Aminautes et douce journée...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #alemany, #colombe, #jpg, #tableau, #©alex

 

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©Alex Alemany

 

En ce Samedi 15 février, je n'ai pu me résoudre à choisir un seul tableau parmi les œuvres d'un artiste que j'aime énormément : Alex Alemany, alors j'ai transformé pour cette semaine « le Tableau du Samedi » en « Un Samedi en Tableaux ». Vous ne m'en voudrez pas...

 

Avec toujours des pensées d'amitié pour Lady Marianne.

 

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J'ai découvert tard en raison de ma pause le thème du Tableau du Samedi soit Un Bouquet de Fleurs pour la Saint-Valentin, merci à Fardoise et à Lilou...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

https://lilousol.wordpress.com/

 

J'ai trouvé des fleurs chez Alex Alemany qui m'a inspiré ce billet, en ce jour de Lupercales Romaines, antiques fêtes de la fertilité dont la date est indissociable des traditions de la Saint-Valentin. Je viens d'en explorer, avec grand plaisir, le thème.

 

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©Alex Alemany

 

Des fleurs, mais mon billet sera également orienté sur les colombes, oiseaux de l'amour et sur les coquillages, attributs de la féminité.

 

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©Alex Alemany

 

Laissons-nous porter, au fil de l'Onde Imaginaire et cheminons parmi des œuvres pleines d'audace créatrice.

 

Ici, l'Espace et le Temps se recomposent, entre Surréalisme et Réalisme Magique...

 

Alex Alemany est né le 5 Janvier 1943 à Gandia, en Espagne. Il a fait ses classes entre 1961 et 1966 à la « Real Academia de Bellas Artes de San Carlos » à Valence.

 

De nombreux voyages ont nourri la subtilité de son art. Il a étudié à Paris en 1965 et en 1966 puis à Londres, en 1968, à la National Portrait Gallery. Il a expérimenté différentes techniques et s'est passionné pour l'art Classique, le Réalisme, le Symbolisme, la Nature Morte mais aussi pour l'Avant-Garde et l'Expressionnisme abstrait. Puis il a affirmé son propre style en élaborant une vision mystérieuse et enivrante de la féminité, du corps et des éléments qui nous entourent.

 

Nombre de ses portraits se réfèrent à ceux de la Renaissance et réinterprètent l'esthétique bellifontaine.

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

L'art bellifontain ou art de Fontainebleau exaltait la féminité à travers de sensuelles allégories, des portraits de déesses (Vénus au bain, Diane chasseresse...), de nymphes et d'héroïnes de la mythologie (Danaé, Psyché...). C'était un art savant, truffé de détails à connotation hermétique et alchimique. Le thème de l'eau était l'un des thèmes majeurs et l'eau apparaît, de manière récurrente et superbement mise en scène, dans les tableaux d'Alex Alemany.

 

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©Alex Alemany

 

Son travail est une ode à la vie, une invitation à explorer la sylve fascinante des rêves, à caresser les contours changeants de notre psyché.

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany, Nuages...

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

Avec une palette claire et des symboles particulièrement bien choisis (oiseaux, masques, coquillages, feuilles de papier, voiles, instruments de musique...), il enchante la réalité.

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

Ses héroïnes sont pleines de douceur et de sensualité. Nous les contemplons, telles des avatars de la Déesse de l'Amour Universel. A cet égard, elles sont souvent accompagnées de colombes, oiseaux favoris de la déesse Vénus.

 

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©Alex Alemany

 

La colombe est double, elle est à la fois la blanche colombe, emblème de pureté, lumineuse et éthérée et profondément sensuelle, charnelle, érotique. Ces deux aspects n'entrent pas en contradiction. La colombe est perçue comme un emblème de fidélité amoureuse, elle évoque la pureté des sentiments et l'intensité du désir que l'on éprouve pour l'être aimé. Elle est amour de chair et amour sublimé.

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

Elle est aussi un symbole universel de paix entre les peuples, entre les êtres et son énergie d'amour, puissamment matricielle est communicative.

 

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©Alex Alemany, Maternité

 

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©Alex Alemany

 

La colombe désigne les différents visages de la féminité : la fillette en plein éveil, la jeune fille vierge, la femme amoureuse, l'amante, la mère aimante...

 

Dans la Bible, après le Déluge, la colombe est envoyée par Noé au gré de l'atmosphère. La colombe revient, après son périple, en portant dans son bec un rameau d'olivier, ce qui signifie que les eaux se sont retirées de la terre et que Dieu souhaite une réconciliation avec l'Humanité.

 

Messagère de paix, symbole de bonheur, d'espoir et d'harmonie, la colombe est une incarnation du Saint-Esprit. Elle apparaît au moment de l’Annonciation et du Baptême du Christ. Elle occupe également une place importance dans le Cantique des Cantiques.

 

Émissaire de l'Amour, elle est perçue comme un emblème de longévité et de fidélité conjugale. Elle représente la pureté de l'âme et la force des sentiments partagés.

 

Pour différentes civilisations et notamment dans le monde amérindien, on affirme son amour en offrant à la personne désirée une plume de colombe.

 

Le symbole de la colombe est d'autant plus intéressant qu'il n'oppose pas la pureté et la sensualité, il associe les deux.

 

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©Alex Alemany, Musique

 

L’œuvre d'Alex Alemany nous invite au royaume des sensations. Le rêve y occupe une place centrale, un rêve qui s'incarne dans les petits détails de la chair et nous fait voyager à travers les émotions de la féminité.

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

A travers le désir et l'alchimie des couples amoureux...

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

Cette traversée sensuelle et sensible nous emporte jusqu'à Venise. Et la Sérénissime nous enivre à travers ses couleurs, ses lumières, ses masques...

 

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©Alex Alemany

 

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©Alex Alemany

 

D'autres tableaux vénitiens, si vous le désirez, vous attendent sur La Chimère écarlate...

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/02/un-samedi-en-tableaux-les-oeuvres-d-alex-alemany.html

 

Je suis ravie d'avoir publié ce billet, j'aime beaucoup cet artiste...

 

Merci de vos pensées chers Aminautes, gros bisous et douceurs d'amitié

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #amour, #jpg, #oiseaux, #saint, #valentin

 

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MERCI de tout Cœur, chers Aminautes pour vos pensées de réconfort...

Je suis très touchée, vous savez...

Je vous souhaite plein de belles choses et une agréable lecture de cet article, en n'oubliant pas les personnes seules et désemparées... J'espère qu'une énergie d'Amour pourra venir à elles et les apaiser.

 

Joyeuse Saint-Valentin et vive l'Amour tout au long de l'année !

 

 

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Sous l'obédience de la déesse Vénus, refleurit la Saint-Valentin et son ardente symbolique tissée de faits historiques, de légendes et de folklore. Avec cette fête de l'Amour et des Cœurs, palpitent les ailes des Oiseaux...

 

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Le mois de Février (territoire de transition entre les profondeurs de l'hiver et les premiers soubresauts du printemps) est en effet associé aux parades nuptiales des oiseaux qui commencent à s'accoupler et sont considérés comme les messagers des forces printanières. Au cours de leurs voltes amoureuses, ils se livrent à des jeux mêlés de chants qui stimulent l'éveil des puissances naturelles.

 

Les oiseaux accompagnaient dans l'Antiquité les Gamélies Athéniennes, célébrations rituelles des noces de Zeus et d'Héra qui se déroulaient de la mi-janvier à la mi-février. On offrait à la déesse des oiseaux sacrés, d'un blanc immaculé, tandis que les fiancés échangeaient des vœux d'amour en buvant du vin dans des coupes en forme d'oiseaux.

 

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L'image des oiseaux a souvent été utilisée de manière symbolique pour représenter les élans de l'amour. Le verbe «oiseler», très employé au XVIIIe siècle, signifie d'ailleurs «faire l'amour».

 

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©Alex Alemany, artiste espagnol né le 5 Janvier 1943. Son art évolue entre Surréalisme et Réalisme Magique. Je lui consacre un billet le samedi 15 février sur La Chimère écarlate...

 

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©Alex Alemany

 

Le 15 février, jour des Lupercales romaines, antiques fêtes de la fertilité dont la date est indissociable des traditions de la Saint-Valentin, les oiseaux jouaient, avec les animaux à cornes, un rôle très important.

 

Les prêtres de Lupercus, le dieu loup de la fécondité, couraient dans la ville, vêtus de peaux de chèvre. Ils fouettaient, avec des lanières en cuir de chèvre, les femmes qui croisaient leur chemin, afin de stimuler leur pouvoir de fertilité. La course sauvage des Luperques avait pour but de purifier la cité, d'éloigner les démons et les épidémies et de repousser les êtres atteints de lycanthropie.

 

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Lupercus était le protecteur des animaux à cornes, des troupeaux et des futures récoltes. On organisait en son nom une « loterie d'amour ». Les jeunes hommes tiraient au sort le nom de la jeune fille qui deviendrait leur « compagne des festivités » et sur laquelle ils veilleraient, l'espace d'une année.

 

Le pouvoir érotique des Lupercales déplut fortement aux autorités chrétiennes alors en l'an 496, le pape Gélase Ier décida de contrer les survivances des Lupercales en instituant la Saint-Valentin. Saint-Valentin, le saint des « fiancés, des jeunes filles et des garçons à marier » qui se pare d'une aura de mystère...

 

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©Alex Alemany

 

 

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Plusieurs « Valentin » sont fêtés le 14 février, en France et dans d'autres pays, ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des mythologues et des historiens. Une telle mise en lumière ayant généralement pour effet de «camoufler» un substrat de divinités pré-chrétiennes.

 

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On honore ainsi un prêtre de Rome nommé Valentin, un évêque de Terni en Italie, un évêque de Toro en Espagne, un confesseur du Puy-en-Velay et un martyr africain.

 

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La légende de Saint-Valentin naquit sous le règne de l'empereur Claude II, dit le Gothique (214-270). En proie à certaines difficultés pour constituer ses légions, Claude fit interdire, en l'an 268, les fiançailles et les mariages sur l'ensemble du territoire qu'il dominait mais un prêtre nommé Valentin choisit de braver ses ordres et d'unir secrètement les jeunes couples. L'empereur le fit arrêter et condamner à mort par décapitation.

 

Dans sa prison, Valentin rencontra Augustine, la fille de son geôlier, une jeune aveugle à qui il rendit la vue, grâce à des prières. Elle prit soin de lui et il lui adressa, avant son exécution, une lettre qu'il aurait signée «Ton Valentin».

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Dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine, Valentin fut emprisonné pour avoir refusé de se prosterner devant les divinités de Rome. Il s'éprit de la fille de l'empereur Claude, une jeune aveugle qu'il s'efforça de guérir. L'empereur promit de se convertir si l'issue était heureuse mais Valentin subit tout de même le martyre. Il laissa à la demoiselle de son cœur un billet doux qui devint une « valentine ».

 

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Ce fut à l'initiative du pape Alexandre VI, à la fin du XVe siècle, que Valentin devint le patron officiel des amoureux et comme le fait remarquer Philippe Walter dans son ouvrage intitulé Mythologie chrétienne, Fêtes, rites et mythes du Moyen Âge, Valentin est un saint très mystérieux, fêté à la période du Carnaval et entretenant avec celle-ci des rapports très étroits. Il se présente comme la forme christianisée d'une vieille divinité pré-chrétienne « possédant la syllabe val dans son nom ou son surnom ». P.88. Sa décapitation s'inscrit, à l'instar de celle des géants de Carnaval, dans un cycle solaire et cosmique de mort et de renaissance.

 

 

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Les oiseaux apparaissent comme de puissants emblèmes sur les fameuses « Valentines », cartes traditionnelles de la Saint-Valentin dont l'origine est liée en France, à Charles d'Orléans.

 

 

Charles Ier d'Orléans, prince de France, neveu du roi Charles VI, naquit en 1394 et mourut en 1465. Il était le fils de Louis Ier, duc d'Orléans et de Valentine Visconti, fille du puissant duc de Milan, Jean Galéas Visconti.

 

 

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Fait prisonnier à la bataille d'Azincourt, le 25 octobre 1415, il fut emmené en Angleterre et retenu captif à la Tour de Londres pendant vingt cinq années. Il sublima sa souffrance grâce à l'écriture de chansons, de ballades, de complaintes et de rondeaux. Il composa aussi des poésies en langue anglaise.

 

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Charles d'Orléans prisonnier dans la Tour de Londres (Manuscrit Royal de la British Library).

 

Au cœur de sa solitude, il n'oublia jamais que les oiseaux apportent le Printemps et il rapporta la coutume de la Saint-Valentin en Touraine après sa libération d'Angleterre, en 1441. La tradition des messages d'amour se répandit ensuite dans le reste du royaume et dans les cours européennes.

 

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En Angleterre, au XIVe siècle, il était courant d'écrire, le jour de la Saint-Valentin, des messages d'amour et d'amitié. Le poète et philosophe anglais Geoffrey Chaucer (1340-1400), auteur des Canterbury Tales (Les Contes de Cantorbéry) décrivit, en 1381, cette coutume dans le Parlement des Oiseaux (The Parliament of Fowles).

 

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Chaucer relata, sous le patronage de Saint-Valentin, la cour empressée faite par le roi Richard II Plantagenêt à la princesse Anne de Bohême. Il initia par ses écrits la tradition des poèmes d'amour de la Saint-Valentin.

 

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Le messager de l'amour, 1885, par Marie Spartali Stillman (1844-1927), artiste préraphaélite.

 

Le poète John Gower (1330-1408) réunit dans une de ses ballades les «trois monarques de l'amour»: Saint-Valentin, la Nature et l'Amour personnifié. Ces trois «Puissances» convoquent un «gouvernement d'oiseaux» qui choisissent leurs compagnes à l'occasion de la Saint-Valentin.

 

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L’œuvre de John Lydgate (1370?-1451?) s'inscrit dans la lignée de celles de Chaucer et de Gower. Dans Flower of Courtesy (lignes 10-14), le poète décrit l'origine des pratiques de la Saint-Valentin et invite les amoureux à célébrer avec fougue ce jour fatidique.

 

« Réveillez-vous, amants, de votre lourd sommeil,

 

En ce joyeux matin, dépêchez, dépêchez ;

 

Car la coutume veut qu’en ce jour,

 

Le choix de votre cœur renouveliez,

 

Et vous engagiez toujours fidèles à rester. »

 

Empreinte d'un charme raffiné, la poésie anglaise est à l'origine de nos cartes d'amour de la Saint-Valentin.

 

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Dans la France du XVe siècle, les jeunes gens prirent l'habitude d'offrir à leur bien aimée des petits mots doux pour célébrer le retour du printemps mais il fallut attendre le XVIe siècle pour que les lettres d'amour soient joliment qualifiées de « Valentines »

 

 

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Aux XVIIIe et XIXe siècles, de superbes Valentines ornées de colombes, de cœurs, de roses et de Cupidons se répandirent dans l'Europe entière.

 

A l'époque victorienne (1840-1860), en Angleterre, elles furent imprégnées de parfums exquis et agrémentées de petits ornements de soie, de dentelle, de plumes, de rubans, de fleurs fraîches ou séchées.

 

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Esther Allen Howland (1828-1904), la fille d'un célèbre papetier américain, lança, vers 1850, la production en série des cartes de Saint-Valentin et, conçues comme de précieuses broderies, ces cartes suscitèrent l'engouement des collectionneurs.

 

 

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La chromolithographie, procédé d'impression en couleurs mis au point par le lithographe Godefroy Engelmann (1788-1839) en 1837, contribua également, tout au long du XIXe siècle, à la diffusion des images de la Saint-Valentin.

 

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La Divination par les Oiseaux

 

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Oracles de l'amour et du printemps, médiateurs entre les hommes et les esprits de la Nature, les oiseaux sont dotés de capacités surnaturelles au moment de la Saint-Valentin. Ils dévoilent dans les rêves des renseignements précieux sur la future épouse ou le futur mari. Ils font croître les bourgeons en battant des ailes. La tradition préconise de faire un vœu en tenant une plume ramassée quelques instants après le lever du soleil.

 

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Les colombes sont considérées comme les messagères favorites de la déesse Aphrodite/Vénus. Dans ce tableau intitulé Vénus et l'Amour, réalisé vers 1550 et signé d'un maître hollandais Maniériste : Lambert Sustris (1515/1520-1584), Vénus veille sur des colombes en plein accouplement. Elle est observée ardemment par son fils Cupidon, le Désir.

 

Le rouge-gorge qui sautille dans la rosée ou qui agite un brin d'herbe évoque un mariage avec un voyageur ou un marin.

 

La présence d'un moineau au petit jour près de la chambre à coucher augure d'un mariage d'amour.

 

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Illustration d'un mâle et d'une femelle moineau (sparrow) issue de l'ouvrage anglais « The House Sparrow at Home and Abroad », de Thomas George Gentry et Edwin Sheppard, 1878. Engraved by Sinclair & Son...

 

Le chardonneret signale à une jeune fille qui l'aperçoit qu'elle fera la connaissance d'un riche parti.

 

Un vol de cygnes ou d'hirondelles présage d'un mariage heureux mais un merle posé sur l'appui de la fenêtre annonce la venue d'un beau parleur. Il faut se méfier !

 

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Image trouvée sur Pinterest

 

Deux colombes qui s'embrassent sont réputées être le gage d'une union prospère et sans nuages.

 

La vue d'une mésange signifie que les époux auront de nombreux enfants...

 

Et la cigogne qui apporte les nouveaux-nés aime aussi beaucoup la Saint-Valentin !

 

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Surtout n'oublions pas, comme le dit un proverbe issu de l'ancienne Égypte: « C'est le cœur qui donne naissance à toute connaissance » alors AIMONS!

 

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Merci encore pour vos gentils messages et votre fidélité, gros bisous!

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #douleur, #moi, #nerf, #virus, #zona

 

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© Catrin Welz-Stein, The Sleep

 

Chers Aminautes, ma pathologie s'est « réveillée » il y a plusieurs jours et vous avez été nombreux à me poser des questions, merci... J'ai fait une succession de crises d'épilepsie et je me suis blessée à différents endroits. J'ai des hématomes de toutes les couleurs, des muscles vrillés, des névralgies pas du tout sympathiques... Comme si ça pouvait être « sympathique », une névralgie ! C'est la tempête dans ma tête et mon corps. Je suis en résonance avec la météorologie...

 

Mon Zona s'est réveillé lui aussi, il me fait beaucoup souffrir, il est à l'état « brûlant »...

 

Le Zona revient toujours lorsque je fais plusieurs crises d'épilepsie dites de « grand mal » et ce n'est pas du tout une partie de plaisir comme vous vous en doutez.

 

Je ne me suis jamais remise de la varicelle que j'ai contractée lorsque j'étais trentenaire. La varicelle a fait exploser ma pathologie neurologique orpheline et elle se réactive avec le Zona après les crises d'épilepsie.

 

C'est le Serpent qui se mord la queue !

 

Pour information, voici quelques données concernant le Zona :

 

« Zona : quand le virus de la varicelle refait surface

Douleurs aiguës, paralysies... si le zona laisse encore de terribles séquelles, c'est qu'il avance souvent masqué, et profite des faiblesses de l'organisme. Toute la difficulté est de le diagnostiquer et de le traiter le plus vite possible.

 

Des plaques rouges sur la peau, des sensations de brûlures, des éruptions cutanées... Ces symptômes sont souvent ceux du zona, une maladie infectieuse due au réveil du virus de la varicelle : le virus varicelle-zona.

 

Les personnes qui ont contracté la varicelle gardent toute leur vie ce virus qui s'installe dans les ganglions nerveux. Ces ganglions sont présents à chaque sortie des nerfs de la colonne vertébrale. Habituellement, notre système de défense parvient à contenir ce virus bloqué dans les ganglions. Mais lorsque nos défenses immunitaires sont faibles, que l'on est stressé ou fatigué, ce virus peut se réactiver du jour au lendemain et sortir du ganglion.

 

Mais au lieu d'aller dans le sang où il serait bloqué par les anticorps anti-varicelle, il se sert des voies nerveuses pour se déplacer. Comme les nerfs se ramifient jusqu'à la surface de la peau par des terminaisons nerveuses, le virus attaque la peau. Une sensation de brûlure, de picotement apparaît alors sur tout le trajet du nerf atteint et des plaques rouges parsemées de vésicules surgissent sur le trajet du nerf atteint.

 

Au bout de quelques semaines, les éruptions cutanées finissent par sécher et disparaître. Mais la douleur peut persister, c'est ce qu'on appelle des douleurs post-zostériennes. Les zonas qui atteignent les nerfs crâniens sont également courants. Le plus fréquent d'entre eux est le zona ophtalmique, il est localisé au niveau de l’œil. L'atteinte concerne le front, les paupières et parfois, ce qui est plus grave, la conjonctive et la cornée.

 

Les douleurs du zona sont connues pour être insupportables. Elles surviennent durant l'infection, mais peuvent aussi perdurer ou revenir des mois plus tard. Les plus fréquentes, et difficiles à traiter, sont les douleurs qui accompagnent l'éruption mais qui peuvent persister des semaines, voire des mois. L'autre risque est que les vésicules se surinfectent, ce qui survient surtout lorsqu'on les gratte.

 

Chez les personnes immunodéprimées, le zona peut se généraliser donnant lieu à des brûlures très importantes. Il peut aussi devenir chronique. Les poussées se succèdent et durent plusieurs mois. Cas plus rare, le zona laisse des lésions neurologiques.

 

Les complications du zona crânien peuvent aller jusqu'à une inflammation de la cornée ou de l'iris. Quelque fois même, on constate une paralysie temporaire de l'œil.

 

Les complications du zona dit "ophtalmique" : s'il n'est pas pris en charge à temps, certains patients souffrent alors de glaucome ou encore d'atteinte de la rétine. Ces éventuelles complications imposent une surveillance ophtalmologique presque quotidienne. »

 

Il existe un vaccin contre le Zona mais comme pour les traitements concernant l'épilepsie, mon organisme rejette les médicaments ou y réagit très mal. C'est ce qu'on appelle la Pharmaco-résistance.

 

Quant à l'aspect Guérisseur et/ou Barreur de Feu, disons que les personnes qui ont essayé de m'aider pour le moment n'ont pas réussi et que cela a même aggravé mon état à plusieurs reprises.

 

Ma pathologie orpheline fait que je possède plus de nerfs et de radicelles nerveuses qu'une personne dite « normale ». J'en ai bien davantage, mon système cellulaire les a fabriqués en je ne sais pas combien d'exemplaires, ils forment des « arborescences complexes », de préférence près des artères et on ne peut évidemment pas me les retirer sans me tuer. Ces nerfs et ces radicelles en trop grand nombre entrent périodiquement en conflit les uns avec les autres et là, ça devient comme une éruption volcanique, je saigne de partout, je m'arrache la peau ou bien elle se déchire toute seule, profondément...

 

J'ai régulièrement des petits torrents de sang qui coulent de mes mains et pas que... (ce n'est pas pratique du tout, on trouve des traces de sang souvent autour de moi, j'en mets dans mes carnets d'écriture, sur mes vêtements, le sol, les meubles, l'ordinateur, zut alors...) je me tords sur moi-même comme une feuille dans la tempête et la douleur est insupportable malgré les traitements testés. Je me suis sevrée de plus de quatorze ans d'opiacés. J'ai avalé des ordonnances d'opiacés longues comme le bras et ces substances ne m'ont pas apaisé les douleurs alors j'ai pris l'habitude d'endurer sans aucun anti-douleurs...

 

Je bataille en essayant toutes sortes de choses et je fais aussi mon possible pour me calmer, libérer ma respiration et « méditer »... en attendant des instants meilleurs...

 

Une nouvelle fois, je tâche de me réparer, provisoirement, comme je peux.

Médecins et Naturopathe font pour moi ce qu'ils peuvent et je les en remercie...

J'ai sorti ma boîte à outils (plantes, huiles essentielles etc... qui sont plus efficaces pour moi que tous les « remèdes » chimiques déjà ingurgités...) pour arranger ce qui est de travers, apaiser ce qui peut l'être et comme à l'accoutumée, j'essaie de faire un peu d'humour et de « Blood Art » ...

 

Voilà un joli titre d'histoire à envisager : « Humour et Blood Art » !

 

Bref, je suis là par intermittence mais je pense bien à vous et aux personnes qui souffrent (plein de pensées pour ZAZA et JILL notamment). Bon courage à nous... On y croit ! Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

Merci à tous ceux qui me soutiennent si gentiment et merci à mon Christophe adoré qui fait de son mieux pour m'aider et qui publie mes articles et billets.

 

Je souris à la vie à chaque fois que tinte un petit bonheur !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #boule, #cabot, #Cristallomancie, #lilla, #perry

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sur Le Blog de Lilou...

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi/

 

« La femme en peinture, modèle ou artiste ? » voici le thème proposé pour le 1er et le 8 février par Fardoise.

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

J'ai hésité entre deux tableaux alors j'ai décidé de présenter celui-ci sur Ma Plume Fée dans Paris et l'autre sur La Chimère écarlate. Comme ça, pas de jaloux, sourires ! J'aime énormément le cadrage de « The Crystal Gazer » que l'on peut traduire par « L'observatrice dans le cristal », une œuvre réalisée par Lilla Cabot Perry (1848-1935), poétesse et peintre américaine de sensibilité Impressionniste.

 

Mon regard est attiré, intensément, par la position de « cette jeune femme qui observe », par la beauté de son geste et l'atmosphère pleine de mystère dans laquelle elle se love. On ne peut pas vraiment voir son visage et c'est fascinant...

 

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Le thème de la Cristallomancie a été traité dans les arts par différents artistes dont John William Waterhouse (1849-1917), célébrissime peintre néoclassique et préraphaélite qui aimait montrer la femme enchanteresse, magicienne et prophétesse.

 

Le mot « cristallomancie » vient des termes grecs « crystallyus » qui signifie « glace » et « manteia », « divination ». La boule de cristal est perçue comme un objet fétiche, un talisman capable de concentrer la lumière et d'en restituer les énergies magiques afin d'apporter des réponses à certaines questions.

Le cristal ou le verre (beaucoup de boules sont en verre) absorbe de par sa pureté une grande quantité de lumière et offre à celle ou celui qui sait l'observer une myriade de couleurs et de formes sujettes à interprétation.

 

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Les couleurs ne sont-elles pas fascinantes dans une boule de cristal ?

 

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L'art secret de la Cristallomancie fut pratiqué il y a fort longtemps.

 

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La boule de cristal évoque le mythe de Persée cherchant l'antre de la redoutable Méduse et rencontrant trois sœurs Sorcières et aveugles, émanations des Grées, des Dises et des Nornes, qui étaient en possession d'un œil magique. Cet œil leur permettait de voir la réalité à l'instar d'une loupe ultra puissante et leur accordait aussi le don de double vue.

 

Nombre de peuples au fil de l'histoire ont eu recours à la Cristallomancie... Les Égyptiens de l'Antiquité, les Amérindiens, les Aborigènes d'Australie...

 

Dans l'ancienne Angleterre, en Écosse et en Irlande, la Cristallomancie était particulièrement appréciée. Une boule de cristal fut trouvée dans les grottes de Wookey Hole, dans le Somerset. Dans ce lieu, perçu comme sacré pour le néo-paganisme, des promeneurs cherchent la « Sorcière de Wookey Hole », un affleurement rocheux de forme humanoïde ou une stalagmite, qui serait une sorcière métamorphosée par un moine de l'abbaye de Glastonbury. La boule de cristal lui aurait-elle appartenu ?

 

Dans le Somerset, on pratiquait aussi la Pyromancie soit l'art d'interpréter les mouvements du feu. Cristallomancie et Pyromancie pouvaient être pratiquées ensemble.

 

De manière plus générale, toutes les surfaces réfléchissantes sont considérées comme susceptibles de contenir une énergie magique que des praticiens en ésotérisme sauront étudier et explorer.

 

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La boule de cristal tenue par l'héroïne du tableau de Lilla Cabot Perry nous rapproche du thème de la bulle de savon qui se présente comme une allégorie sur le temps qui passe et la fragilité de l'existence humaine. Comme la bulle de savon peut éclater, la boule où palpite la lumière peut se briser car rien ne dure jamais. C'est de cette impermanence que naissent les passions de la vie !

 

Je publie maintenant la biographie que j'ai publiée sur La Chimère écarlate où je présente un autre tableau, pour ce samedi, signé Lilla Cabot Perry.

 

Si vous voulez voir le tableau en question, « Lady in a evening dress », 1911, accompagné de quelques autres œuvres que j'aime beaucoup, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/01/le-tableau-du-samedi-lilla-cabot-perry-lady-in-a-evening-dress-1911.html

 

Biographie

 

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-Lilla Cabot Perry naquit dans l'élite culturelle de la ville de Boston, dans une ancienne famille du Massachusetts. Elle était la fille d'un chirurgien émérite, le docteur Samuel Cabot, (sa mère se nommait Hannah Lowell Jackson), et grâce à ses parents, ouverts d'esprit et abolitionnistes durant la Guerre de Sécession, elle eut dès l'enfance une vie riche sur un plan artistique. De manière assidue, elle étudia la poésie, la musique et prit aussi des cours de sport.

 

-En 1874, elle épousa l'écrivain Thomas Sergeant Perry (1845-1928), professeur de lettres à Harvard et ami du célèbre auteur Henry James (1843-1916), maître du roman fantastique et des histoires de fantômes.

 

-Elle se lança dans des études de peinture après avoir eu trois filles, travailla avec des artistes américains importants et, à partir de 1887, elle voyagea en Europe. Elle s'inscrivit à Paris, à l'Académie Julian et à l'Académie Colarossi qui formèrent une myriade de peintres internationaux. Elle étudia les grands maîtres au Louvre puis elle continua, avide de connaissances, à exercer son talent en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Espagne.

 

-Elle découvrit avec son époux, à partir de 1889, les merveilles de Giverny. Les Perry louèrent une maison appelée Le Hameau, voisine de celle de Claude Monet (1840-1917) (les deux maisons n'étaient séparées que par une petite rue aux allures de venelle) et entre 1889 et 1909, ils passèrent tous leurs étés à Giverny.

 

-Ils se lièrent d'amitié avec Camille Pissarro (1830-1903) et construisirent une très belle et profonde relation avec Claude Monet dont ils promurent ardemment les œuvres aux États-Unis. Passionnée par les créations du maître de Giverny, Lilla donna une conférence à son sujet, le 24 janvier 1894, à la Boston Art Students Association.

 

-Lilla fut une talentueuse portraitiste, très habile dans l'art de saisir l'intensité des émotions de ses modèles. Elle aima peindre sa famille, ses enfants, ses amis, elle écrivit de la poésie et peignit des paysages imprégnés de sensibilité et d'une fine lumière.

 

-Son influence artistique permit de faire connaître aux États-Unis l'Impressionnisme. Dans ce contexte, elle participa en 1893 à l'Exposition Universelle de Chicago où elle fut choisie pour représenter le Massachusetts.

 

-De 1898 à 1901, Lilla découvrit le Japon car son époux fut nommé enseignant à l’université Keio Gijuku de Tokyo. Elle se passionna pour le Japonisme, pour les laques, les estampes et les tissus floraux et nourrit son inspiration de paysages remarquables dont elle continua l'étude quand elle rentra aux États-Unis.

 

-Dans la dernière partie de sa vie, elle partagea son temps entre sa chère ville de Boston, une ferme du New Hampshire où l'été, elle s'imprégnait de nature ensoleillée et de l'âpre beauté des travaux des moissons et la ville de Charleston, en Caroline du Sud. Elle aima également représenter les paysages enneigés.

 

-Elle connut à ce moment-là de grandes souffrances. Elle fut victime de la diphtérie. Sa fille Edith dut être internée pour de très graves problèmes mentaux puis son époux mourut d'une pneumonie. Sa flamme de vie s'éteignit dans sa ferme aimée, à Hancock, le 18 février 1933.

 

-Lilla Cabot Perry fut reconnue, appréciée, considérée. Sa force créatrice et sa renommée firent battre le cœur de l'Impressionnisme au féminin. Il y eut d'autres femmes artistes, dans l'Impressionnisme et dans d'autres styles mais l'empreinte de Lilla me touche énormément...

 

Merci de votre fidélité, chers Aminautes, je vous souhaite un beau mois de Février..

Plume

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