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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #complexes, #fete, #fort, #joyeuses, #paques

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Chers amis, je vous souhaite de très belles fêtes de Pâques! Dans de nombreux endroits, Dame Nature est encore habillée de blanc mais les fleurs, ça et là, commencent à nous offrir leur palette multicolore.

 

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Si vous êtes intéressés par le folklore de Pâques et l'histoire de cette fête aux origines fort complexes, vous pouvez lire ou relire mon article intitulé Mystères et Traditions de Pâques.

 

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Que le lièvre messager des forces de reverdie fasse germer les graines de vos projets!

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Et que ces quelques images titillent votre gourmandise...

 

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Un bel oeuf élégant trouvé sur le net.

 

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Des petits trésors destinés à affoler nos papilles...

 

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Des cocottes rigolotes dans un univers « tout chocolat ».

 

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Sur ces notes joyeuses et succulentes, je vous envoie mes pensées d'amitié et un bouquet de bisous aux couleurs du Printemps!

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #fleur, #jonquille, #printemps, #william

Une giboulée de couleurs

 Sir Lawrence Alma Tadema (1836-1912), Le retour des fleurs.

 

Un manteau de neige couvre plusieurs pays d'Europe, le Nord de la France grelotte entre deux giboulées mais je vous invite à glisser dans la chatoyante poésie des couleurs.

 

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En livrée de soleil, ces vigoureuses jonquilles embellissent une petite place située à quelques pas de chez moi. En ce début de Printemps aux tonalités hivernales, elles m'ont donné envie de partager avec vous des rêveries d'artistes sur le thème de la reverdie.

 

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Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912): Les fleurs du Printemps.

 

Rousseur ardente d'une chevelure, alchimie de lumière et jeux d'ombre mystérieux... les jonquilles resplendissent dans leur écrin d'or en fusion.

 

Sir Alma-Tadema fut l'un des artistes les plus en vogue du XIXe siècle victorien. Ce passionné d'Antiquité gréco-romaine et d'archéologie égyptienne décrivit avec une minutie spectaculaire des scènes de la vie antique, juxtaposant des éléments réels et des éléments fantasmés.

 

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Le Printemps, 1894.

 

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Je ne peux contempler ces merveilleuses jonquilles sans ressentir la mélodie d'un poème, l'un des plus populaires de l'époque Romantique en Angleterre: « The Daffodils » de William Wordsworth (1770-1850).

 

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Berthe Morisot (1841-1895): Jonquilles.

 

En 1804, sur les rives du lac de Ullswater, Wordsworth écrivit « The Daffodils » en se promenant avec sa soeur cadette, Dorothy. Publié en 1815, le poème devint l'une des œuvres majeures du mouvement « lakiste ». J'ai appris ce poème au collège et je ne l'ai jamais oublié.

 

Les Jonquilles (The Daffodils)

 

I wandered lonely as a cloud

That floats on high o'er vales and hills,

When all at once I saw a crowd,

A host of golden daffodils ;

Beside the lake, beneath the trees.

Fluttering and dancing in the breeze.

 

Continuous as the stars that shine

And twinkle on the milky way,

They stretched in never-ending line

Along the margin of a bay :

Ten thousand saw I at a glance,

Tossing their heads in sprightly dance.

 

The waves beside them danced ; but they

Out-did the sparkling waves in glee :

A poet could not but be gay,

In such a jocund company :

I gazed – and gazed – but little thought

What wealth the show to me had brought :

 

For oft, when on my couch I lie

In vacant or in pensive mood,

They flash upon that inward eye

Which is the bliss of solitude ;

And then my heart with pleasure fills,

And dances with the daffodils.

                                 William Wordsworth

 

Première traduction

 

J'allais solitaire ainsi qu'un nuage

Qui plane au dessus des vaux et des monts,

Quand soudain, je vis en foule - ô mirage ! -

Des jonquilles d'or, une légion.

A côté du lac, sous les branches grises,

Flottant et dansant gaiement à la brise.

 

Serrées comme sont au ciel les étoiles

Que l'on voit scintiller sur la Voie Lactée,

Elles s'étendaient sans un intervalle

Le long du rivage, au creux d'une baie.

J'en vis d'un coup d'oeil des milliers, je pense,

Agitant leurs têtes en une folle danse.

 

Les vagues dansaient, pleines d'étincelles,

Mais se balançaient encor plus allègrement,

Pouvais-je rester, poète, auprès d'elles

Sans être gagné par leur engouement ?

L'oeil fixe, ébloui, je ne songeais guère

Au riche présent qui m'était offert :

 

Car si je repose, absent ou songeur,

Souvent leur vision, - ô béatitude ! -

Vient illuminer l'oeil intérieur

Qui fait le bonheur de la solitude,

Et mon coeur alors débordant, pétille

De plaisir et danse avec les jonquilles !

 

Deuxième traduction, signée Catherine Réault-Crosnier

 

J'errais solitaire comme un nuage

Qui flotte au-dessus des vallées et des monts,

Quand tout-à-coup je vis une nuée,

Une foule de jonquilles dorées ;

À côté du lac, sous les branches,

Battant des ailes et dansant dans la brise.

 

Drues comme les étoiles qui brillent

Et scintillent sur la Voie Lactée,

Elles s'étendaient en une ligne sans fin

Le long du rivage d'une baie :

J'en vis dix mille d'un coup d'œil,

Agitant la tête en une danse enjouée.

 

Les vagues dansaient à leurs côtés ; mais

Elles surpassaient les vagues étincelantes en allégresse :

Un poète ne pouvait qu'être gai,

En une telle compagnie :

Je les contemplais, les contemplais mais pensais peu

Au présent qu'elles m'apportaient :

 

Car souvent, quand je m'allonge dans mon lit,

L'esprit rêveur ou pensif,

Elles viennent illuminer ma vie intérieure

Qui est la béatitude de la solitude ;

Et mon cœur alors, s'emplit de plaisir

Et danse avec les jonquilles.

 

William Wordsworth écrivit, avec son ami Samuel Taylor Coleridge, les «Ballades lyriques»: un vibrant manifeste du Romantisme. Il chercha continuellement l'émotion dans l'écriture et entreprit de simplifier les tournures de phrase alambiquées qui étaient coutumières à son époque. Un séjour en France, en Touraine plus exactement, nourrit, dans le poème appelé « Le Prélude », sa nostalgie existentielle et son amour irrépressible de la nature.

 

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Sir Frank Francis Bernard Dicksee (1853-1928): Jeune fille de Printemps.

 

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Portrait d'Elsa

 

Cet artiste au style très précieux, issu d'une famille de peintres, aimait illustrer les récits légendaires et les drames historiques. Il réalisa aussi de nombreux portraits de mode.

 

Le jaune jonquille, saturé d'or et de lumière, était très en vogue chez différents artistes de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

 

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William Macgregor Paxton (1869-1941): Une élégante.

 

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 John Singer Sargent (1856-1925): Nature morte aux jonquilles.

 

Ce portraitiste américain renommé entretint des relations amicales avec les Impressionnistes et plus particulièrement avec Degas et Monet.

 

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Henri Fantin-Latour (1836-1904): Jonquilles.

 

Ce passionné de musique, ami de Whitsler et de Dante Gabriel Rossetti, était fasciné par les maîtres italiens, flamands et français (Titien, Véronèse, Van Dyck, Watteau...). Il expérimenta l'art du portrait mais il connut la notoriété grâce à ses natures mortes où se conjuguent poésie de l'instant et étude approfondie des détails. Les sujets qu'il explore se lovent dans une lumière subtile qui attise les jeux d'ombre et de transparence.

 

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Achille Théodore Cesbron (1849-1915): Les Jonquilles, 1er quart du 20e siècle, Nantes, musée des beaux-arts.

 

Ce maître des natures mortes, amoureux des roses, était apprécié pour la finesse de ses compositions florales. Il fonda, à la Porte d'Auteuil, une Académie des Arts de la Fleur et de la Plante où il fit dispenser des cours gratuits de dessin et de peinture floraux.

 

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Charles Webster Hawthorne (1872-1930): Jonquilles.

 

Ce peintre érudit fonda en 1899 la Cape Cod School of Art, dans le Massachussetts, institut qui accueillit des talents comme Norman Rockwell.

 

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George Hitchcock (1850-1913): La petite marchande de jonquilles.

 

Petit-fils de Roger Williams, le fondateur de l'État de Rhode Island, cet artiste américain exerça le métier de légiste à New-York jusqu'en 1879, année où il traversa l'Atlantique pour devenir l'élève des peintres académiques français Gustave Boulanger (1824-1888) et Jules-Joseph Lefebvre (1836-1911). Il suivit aussi les cours du peintre de marines Hendrik Willem Mesdag (1831-1915), à Düsseldorf et à La Hague.

 

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George Hitchcock: Marchande de fleurs en Hollande.

 

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Le Printemps rayonne à travers le réalisme de ses oeuvres et la vibration colorée de sa touche qui frôle la manière impressionniste. Il est connu pour ses grands champs de fleurs où pulse une lumière intense, celle du renouveau de la Nature.

 

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Champ de fleurs

 

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Champ de crocus au printemps

 

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Le cottage aux jacinthes.

 La maison est celle de l'artiste, un havre de charme et de sérénité situé aux Pays Bas, à Egmond Aan Zee, près d'Alkmaar, paysage lové dans une  mer florale.

 

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Le temps des fleurs

 

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Le nid de cigognes

 

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Les jacinthes

 

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Champ de tulipes

 

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Mariée hollandaise

 

George Hitchcock fut le premier Américain à recevoir en France la distinction de Chevalier de la Légion d'Honneur.

 

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James Tissot (1836-1902): Le Bal 1878.

 

 Ami intime de Degas, cet artiste complexe partagea sa vie entre Paris et Londres où il devint l'un des plus célèbres portraitistes de son époque. Les musées anglais abritent un grand nombre de ses œuvres.

 L'héroïne du tableau arbore une somptueuse robe jaune jonquille. Fils d'un marchand de mode et d'une modiste, Tissot ne cessa d'accorder dans ses toiles la primauté aux vêtements et aux accessoires. Il aimait également mettre en scène ses personnages de manière « photographique ».

 

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Roderick Henry Newman (1833-1918): Anémones et jonquilles, 1884.

 

 Ce peintre américain, de sensibilité préraphaélite, était un aquarelliste renommé, fasciné par les arts du Moyen-âge et de la Renaissance florentine. Il accomplit de longs voyages à travers l'Europe, l'Égypte et le Japon.

 

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A pas de givre, entre pétales soyeux et lumière sucrée, le Printemps investit doucement le paysage parisien.

 

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Émile Vernon (1872-1919): Beauté de Printemps.

 

Aussi fines que les fleurs d'amandier et de cerisier, les robes des « héroïnes du printemps » sont un florilège de blancheur et de fièvre rosée.

 

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Vincent Van Gogh (1853-1890): Branches d'amandier en fleurs, 1890.

 

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Henry Ryland (1856-1924): La Primavera.

 

 Une personnification préraphaélite du printemps, en robe d'opale, qui nous offre, sur fond de ciel bleu rosé, sa mélancolique sensibilité.

 

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Jeune beauté

 

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The captive's return, que l'on peut traduire par « le retour du printemps ».

 

 Peintre renommé, illustrateur de livres féeriques et décorateur d'intérieur, Henry Ryland fut inspiré par les thèmes néo-classiques et le mouvement Préraphaélite.

 

 

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Adrien Moreau (1843-1906): Sous les fleurs de cerisier.

 

 Peintre de genre et d'histoire, il appréciait les sujets néogothiques, les scènes de noces, les bals et les mascarades. Il illustra avec finesse les œuvres de nos plus grands auteurs, dont celles de Balzac et de Voltaire. Dès la fin du XIXe siècle, les collectionneurs américains raffolèrent de ses œuvres.

 

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Sir Frank Bernard Dicksee (1853-1928): L'offrande.

 

Cette œuvre victorienne, émanation d'un romantisme précieux, décrit l'offrande d'un gage d'amour lorsque refleurit le printemps.

 

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Henrietta Rae Emma Radcliffe (1859-1928): Floraison.

 

 Cette artiste victorienne, à la touche subtile, était connue pour son engagement féministe et ses prises de position marquées en faveur du vote des femmes.

 

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Éclosion du printemps.

 

 

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Les nymphes du printemps, 1913.

 

Les belles des tableaux aimantent le pouvoir des fleurs et se parent des attributs des déesses de la reverdie: Flore, Pomone, Aphrodite...

 

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George Hitchcock (1850-1913): Calypso, 1906.

 

Prêtresses du Féminin Sacré, elles célèbrent une flamme sauvage et douce, quintessence de vie et fluide opalescent qui régénère le cycle des saisons.

 

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Arthur Hacker (1858-1919): Innocence.

 

 Sous le pinceau de cet artiste préraphaélite, ces « dames blanches » évoluent dans un monde mouvant où les verts, les bleus et les ocres tintent comme des notes de musique, parsemées de gouttes solaires auxquelles répond le doré des passementeries.

 

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Harry George Theaker (1873-1954): The anticipated letter.

 

 Une danse ou un conciliabule magique dans un champ semé de fleurs...

 

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George Henry Boughton (1834-1905): Idylle de printemps.

 

Un florilège de femmes fées, sensuelles incarnations de l'âme-souffle: l'énergie vitale du printemps.

 

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Franz Xavier Winterhalter (1805-1873): Le Printemps.

 

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Sir John Lavery (1856-1941), portraitiste irlandais: Printemps en fleurs.

 

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John William Waterhouse (1849-1917): Flore assise, au regard insaisissable et pétri de mélancolie, nous attire à la croisée de l'hiver et du printemps.

 

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John William Waterhouse: Ophélie parmi les fleurs. A l'orée d'un mystérieux territoire, la lumière cisèle, entre les ombres aquatiques, les broderies et les joyaux de sa robe.

 

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Francis Coates Jones (1857-1932): Le Printemps.

 

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Jeune femme arrangeant un bouquet de fleurs dans un vase.

 

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Fleurs de printemps sur la fenêtre.

 

 Ce peintre américain sillonna l'Europe, en compagnie de son frère, dans les années 1870-1880. Il travailla à Paris et en Bretagne, parmi les artistes de l'École de Pont-Aven, où il rencontra Paul Gauguin.

 

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Albert Lynch (1851-1912): Fleurs fraîches du jardin.

 

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Notre promenade s'achève sur cette caresse embaumée. En attendant de vous retrouver, je vous remercie de votre fidélité et je vous souhaite de cueillir les joies de l'instant...

 

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Le Printemps est en marche...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fille, #jeune, #printemps, #rose, #vernon

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Attise mes rubans d'aurore

Touche la terre qui s'éveille

Rêveuse enfant les ombres d'or

Enfièvrent ta bouche vermeille

 

Ta peau d'opale au goût de fruit

Où la rose prend ses couleurs

Frissonne au baiser de la pluie

Qui tisse des miroirs aux fleurs

 

L'anémone aux sanglots de feu

Ensemence l'herbe des champs

Pétales pourpres capiteux

En farandole dans le vent

 

Soufflés sur les chênes des dieux

Les voluptés du paysage

Plus haut que les clochers frileux

Qui effilochent les nuages

 

Nymphe d'avril dans l'air soyeux

Tu brodes tes secrets arpèges

Sous les cerisiers mystérieux

Tu fais renaître ton cortège

 

Boutons givrés perles d'argent

Dans le vert écrin de la mousse

Les sortilèges du Printemps

Se lovent dans tes boucles rousses...

 

Cendrine

 

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« C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore. » Anatole France (1844-1924).

 

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Pour célébrer le retour du Printemps, je vous offre un florilège de beautés douces, au charme suranné, signées Émile Vernon (1872-1919).

 

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Jeunes filles et femmes fleurs dont l'exquise sensualité est l'expression d'une Nature rayonnante.

 

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Muses, nymphes, égéries radieuses ou fiancées de la saison nouvelle... Leur carnation opalescente frissonne au creux d'une palette d'ombres rose-thé.

 

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Les peintures d'Émile Vernon ont souvent été considérées avec dédain, qualifiées de mièvres et de trop académiques, or elles sont caractéristiques d'une mode fleurie, fraîche et délicieuse, en vigueur aux alentours de 1900.

 

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Jeune fille au bouquet de roses

 

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Douceur et romantisme se manifestent dans le choix des coloris, la transparence et le mouvement des fines étoffes, la qualité des broderies et des parures, le soin apporté à la description des visages et des chevelures d'où émane un érotisme diffus.

 

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Ces portraits élégants, fort appréciés en Angleterre et aux États-Unis, trouvent enfin leur place dans l'Histoire de l'Art, parmi les créations de la Belle-Époque.

 

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Jeune beauté sous les orangers

 

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Les Trois Grâces

 

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Dans ses charmes rosés...

 

Émile Vernon étudia à l'école des Beaux-Arts de Tours où il reçut le premier prix de dessin en 1888. Il devint à Paris l'élève d’Auguste Truphème (1836-1898) et de William Bouguereau (1825-1905), dont les nus féminins, les compositions mythologiques et les décorations murales pour de prestigieux monuments, comme le Grand Théâtre de Bordeaux, suscitèrent autant la critique que l'engouement du public. En 1898, Vernon présenta ses oeuvres à l'exposition de l'école des Beaux Arts et des Arts décoratifs de Tours et jusqu'en 1913, il exposa régulièrement au Salon des Artistes Français.

 

En 1899, il réalisa des peintures pour le théâtre de Nevers et pour celui de Châtellerault (coupole et rideau de scène) sur le thème des Muses.

 

Ses portraits, ses paysages et ses peintures florales aux couleurs douces et aux atmosphères vaporeuses sont recherchés par les collectionneurs américains, canadiens et japonais. (Sources Larousse, Bénézit: Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, 14 vol. nouvelle édition 1999.).

 

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La jeune fille aux coquelicots

 

Éveil de la sensualité, séduction drapée dans un écrin d'innocence, courbes qui se dévoilent et secret langage des fleurs... A certains égards, nous pouvons rapprocher les héroïnes de Vernon des portraits féminins de Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), célèbre peintre et dessinateur français du Siècle des Lumières.

 

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La cruche cassée, 1771.

 

Mais les jeunes filles représentée par Greuze ont perdu leur virginité et doivent affronter le regard ambivalent de la société alors que les égéries de Vernon sont comme intouchables même si leur beauté est prête à être déflorée.

 

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Jean-Baptiste Greuze, étude pour Psyché, 1786.

 

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Émile Vernon, Lumière des étoiles

 

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La Libellule

 

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Jeune fille au clair de lune

 

« Il est d'étranges soirs où les fleurs ont une âme. » Albert Samain (1858-1900).

 

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Beauté d'orient

 

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La nymphe des eaux

 

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Les chevelures et les bonnets des jeunes filles et des fillettes sont souvent décorés de cerises.

 

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Gourmandise écarlate aux sucs voluptueux, la cerise est un fruit d'été gorgé des promesses du printemps.

 

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La jeune fille aux cerises et à la colombe

 

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Le chiot malicieux

 

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Les oeillets

 

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Jeune fille au jardin

 

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Jeune fille à la robe rose

 

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Jeune femme élégante avec une rose jaune

 

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Une jeune femme avec un miroir

 

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Une tasse de thé

 

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Un doux moment

 

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Jeune femme au teint de rose

 

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Le Printemps se ranime, je vous souhaite de cueillir les charmes de l'instant!

 

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Avec de gros bisous...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #mars, #neige, #printemps, # mars

Pour la Carte de France des Paysages tenue par Claudine (Canelle)

image01.jpg Début mars, une printanière douceur régnait sur nos paysages. Aimantées par un soleil généreux, des fleurs délicates avaient jailli de terre. Bourgeons et petits fruits se doraient dans la lumière étincelante mais l'hiver n'avait pas dit son dernier mot...

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 J'ai photographié ces fins crocus, les premiers messagers du printemps, au Jardin des Plantes, le 4 mars 2013.

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Avec les stigmates rouge sang du crocus sativus, on obtient le précieux safran, appelé « or rouge ».

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Au pied des arbres, cette palette de couleurs douces annonçait la venue du printemps mais en l'espace de quelques jours, la neige a repris l'ascendant sur les forces de fécondité.

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Comme aucun bus ne circulait et qu'espérer atteindre Paris en RER était purement illusoire, je me suis promenée autour de mon immeuble, à Sarcelles, dans le Val d'Oise.

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Lundi 11 mars, la couleur du ciel témoignait, dès le réveil, d'une rude offensive du froid.

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Une tempête de flocons avait métamorphosé la ville en un monde figé où les bruits se mêlaient tout doucement.

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image14.jpg   Quelques heures après la prise de cette image, la neige atteignait sur la chaussée une hauteur de vingt centimètres.

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  Une atmosphère un peu inquiétante enveloppait les lieux. L'air crépitait, gorgé de murmures étranges et de chants d'oiseaux assourdis. Le quartier semblait vidé de ses habitants.

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 Dame Pie, sur son arbre perché, dominait le paysage, minuscule dans les hauteurs...

 

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  L'avenue du 8 mai 1945, lieu de passage de notre futur tramway. D'habitude, les embouteillages y sont impressionnants.

 

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L'avenue forme l'axe de communication principal de la ville moderne. Elle est bordée par de nombreux immeubles de bureau et d'habitation. On aperçoit les Labourdettes, grandes tours des années soixante.

  

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 Le vent redoublait d'intensité. Je ne me suis pas aventurée plus loin.

 

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  Les doigts gourds, les joues cramoisies, je suis revenue en direction de mon immeuble devant lequel s'étaient formées des vagues d'une blancheur immaculée.

 

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  J'ai salué, comme à l'accoutumée, le vénérable houx qui se dresse à l'entrée de ma résidence.

 

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Le voici, photographié au tout début de la tempête. Je le contemple plusieurs fois par jour depuis la fenêtre de mon salon et je le considère comme un ami, un ami qui a failli disparaître il y a des années...

 

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En 2004, lors d'une campagne de travaux effectuée sur les parties communes et les espaces verts du quartier, il fut décidé que la végétation locale serait modifiée. J'ai vu avec angoisse disparaître les bosquets et les buissons familiers jusqu'à ce qu'il ne reste plus que ce houx, mon ami houx dressé au milieu d'un océan de terre retournée! Un matin, quelqu'un s'est approché de lui, une tronçonneuse à la main et je me suis précipitée pour essayer de le sauver.

Quand je suis arrivée en bas, le paysagiste qui dirigeait les travaux venait de suspendre l'intention meurtrière de son employé. Il a fait le tour de l'arbre, observé la qualité de ses feuilles et la vigueur de son écorce. Je l'ai entendu dire à son équipe combien il était rare de trouver, dans les méandres d'une cité, un ilex d'une taille aussi développée. Il a également choisi de planter des houx dans la moitié de la rue.

 

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Les houx constituent des abris privilégiés pour les moineaux. Ils s'y lovent en grand nombre et nous donnent la sérénade dès que le temps le permet!

 

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Les jolies baies rouges, appelées cerises du merle ou cerises du bouvreuil, sont très appréciées par les oiseaux.

 

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Les lutins des légendes celtes et nordiques les récoltent pour confectionner des colliers d'invisibilité.

 

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Devant chaque entrée d'immeuble, les houx forment des carrés verdoyants dans lesquels s'épanouissent des weigelias.

 

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A la fin du printemps, ces arbustes à la floraison abondante nous offrent une myriade de fleurs en clochettes qui peuvent être blanches, roses ou rouges (variété Lucifer).

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Mars est le premier mois du printemps météorologique. Le pouvoir de la végétation s'éveille autour de nous mais la variabilité du temps est extrême. Les plus vives périodes de temps froid, associées à ce mois capricieux, sont appelées « hiver de l'épine noire » car elles coïncident avec la floraison du prunellier sauvage.

 

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Les anciens almanachs regorgent de dictons concernant le mois de Mars. Le regard aimanté par cette neige crépitante, je me suis laissée imprégner par la sagesse et la poésie des mots d'antan.

 

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« Mars avec ses marteaux

Vient frapper à nos portes. »

 

« Veaux de Mars et biquets d'Avril. »

 

« Marteaux », « veaux » et « biquets » désignent les giboulées.

 

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« Mars le fou

Mars n'a pas deux jours pareils. »

 

« Mars bon ou méchant,

Ton boeuf à l'herbe, ton chien dedans. »

 

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 « Fleur marsière

 Ne tient guère. »

 

 « Neige de mars brûle le bourgeon

 Quand il gèle en mars, il gèle autant en mai. »

 

« Des fleurs qui s'ouvrent en mars

On n'en a que le regard. »

 

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« Soit au début, soit à la fin

 Mars nous montre son venin. »

 

 « Au mois de mars, vent fou et pluie,

 Que chacun veille bien sur lui! »

 

 « Pluie de mars grandit l'herbette

 Et souvent annonce disette. »

 

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 « Si mars commence en courroux,

 Il finira tout doux, tout doux. »

 

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 « En mars quand il fait beau

Prends ton manteau. »

 

« Le soleil de mars

 Donne des rhumes tenaces. »

 

« Quand mars se déguise en été

 Avril prend ses habits fourrés. »

 

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  « Pluie de Mars n'engraisse ni oie ni jars. »

 

 « Mars est capable

 De tuer les bêtes à l'étable. »

 

 « Neige de mars vaut un parc (fumier). »

 

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« Mars martèle, Avril coutelle. »

 

 « Autant de gelées en mars,

 Autant de rosées en avril. »

 

 « Brouillard en mars, gelée en mai. »

 

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 « Poussière de mars, poussière d'or. »

 

« Mars venteux

Vergers pommeux »

 

 « Quand le mois de mars est poussiéreux,

 Le bouvier devient orgueilleux. »

 

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 « A mars poudreux,

Avril pluvieux. »

 

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« Ce que Mars couve on le sait toujours

 Après son trente et unième jour. »

 

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« Mars gris, Avril pluvieux

Font l'an fertile et plantureux. »

 

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 « Hâles de Mars, rosées de Mai

Emplissent le grenier. »

 

« Mars pluvieux

An disetteux »

 

 « Si le seigle est sans épis,

 Au mois de mars c'est tant pis! »

 

La pluie qui retarde les cultures de Printemps et diminue leur rendement est réputée malfaisante mais contrairement au paysan, le vigneron se réjouit quand il pleut en mars car la pluie éloigne la gelée et favorise la santé de la vigne.

 

« Quand Mars mouillera

Boire du vin tu récolteras. »

 

La pluie est également bénéfique pour le lin et le chanvre.

 « Quand Mars bien mouillé sera

 Bien du lin se récoltera. »

 

 « Plus les rivières s'enflent en mars,

 Plus les chennevières croissent. »

 

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« S'il gèle à Notre-Dame de Mars (25 mars)

Chaque mois en aura sa part. »

 

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« Le foin manquera et le lait sera rare

 S'il tonne avant Notre-Dame de Mars. »

 

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« A Notre-Dame de Mars

 A bas les veillées. »

 

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Le cycle folklorique des veillées qui commençait, vers le 31 octobre, à la période de Samain/Halloween, s'achève au moment de l'équinoxe de Printemps, Ostara, célébré aux alentours du 21 mars. Les créatures hivernales qui tissaient la peur dans l'esprit de nos ancêtres retournent dans les mondes obscurs. Le Printemps attise la sève et vient colorer la Nature.

 

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« Le 25 mars, le compagnon

Rend la chandelle au patron. »

Ce dicton signifie que l'on peut désormais se coucher sans allumer de bougie. Les êtres dangereux qui hantent l'imaginaire des populations fondent comme neige au soleil.

 

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Vert et blanc, les couleurs de l'Autre Monde, de la magie pure et de la Dame des Forêts dans les croyances celtiques.

 

 

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A l'orée du Printemps, je vous offre cette fleur de cire et cette flamme aux lèvres d'or.

 

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Délicates fantaisies nées sous les doigts de Christophe... Nous partageons la même passion pour les bougies.

 

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Je remercie tous ceux qui m'ont suivie sur mon nouveau blog. Je vous adresse, avec cette rose des neiges, mes pensées les plus douces.

Je souhaite aussi le meilleur des rétablissements aux ami(e)s qui ont glissé sur le verglas ces jours derniers. J'espère que ceux qui se sont fait très mal s'en remettront le plus rapidement possible...

 

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Avec mon amitié!

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #moments, #nouveau, #paris, #partage, #plume

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Fidèles lectrices et lecteurs, chers amis,

Je suis ravie de vous accueillir sur mon nouveau blog.

Dans cet écrin où les pensées fusionnent avec les émotions, la vie danse au rythme de la créativité et du partage.

Vous m'avez accompagnée à travers mes promenades parisiennes, pendant un an et demi, et l'aventure va se poursuivre, entre flâneries historiques, notes fleuries et rêveries poétiques...

Je me réjouis d'explorer, au gré de mon inspiration, des bulles de nature dans la ville et de vous faire découvrir ou redécouvrir les monuments de la capitale.

Je vous remercie, de tout coeur, pour les moments que nous avons partagés et je vous dis « à très bientôt » pour de nouveaux articles.

Avec mon amitié!

Cendrine

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Plumefee

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #beltane, #fee, #fleurs, #nuit, #paris

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Spirit of the Night de John Atkinson Grimshaw, 1879.

 

Beltane est une fête celte protohistorique, célébrée dans la nuit du 30 avril au premier mai. La tradition murmure qu'au cours de cette nuit sacrée, le voile séparant les humains et les créatures du Petit Peuple devient si ténu que nous pouvons communiquer avec les êtres magiques.

 

Dans les pays anglo-saxons, dans plusieurs lieux de Bretagne et partout où s'exerce la spiritualité druidique et néo-païenne, Beltane est à l'honneur. J'ai tissé un poème à l'approche de cette nuit si particulière...

 

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Fée de l'artiste préraphaélite Sophie Gengembre Anderson (1823-1903).

 

Fée de Beltane

 

Es-tu d'eau vive ou de nectar

de mandragore ou de rosée

dans les glacis de ton regard

danse une écriture embrasée

 

Une incantation de sirène

nue et plus douce que la mort

qui s'enracine dans mes veines

me désaltère et me dévore

 

Ta chevelure sur ma peau

est une aurore qui ruisselle

un élixir un feu nouveau

un serpent bleu qui m'ensorcèle

 

Montre-moi la lande perdue

où le ciel nourrit ses chimères

avec des nacres inconnues

nées des abysses de la mer

 

Les bois où les sombres pavots

s'étoilent d'or sous les feuillages

les roses mélangées sur l'eau

happant la nuit dans leur sillage

 

Le cerf aux ramures d'argent

s'ébat dans la prairie sacrée

buvons dans le calice blanc

le suc étrange des secrets...

 

Cendrine

 

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Le ravissant compagnon rouge ou silène dioïque de Cicely Mary Barker (1895-1973), la créatrice des « Flowers Fairies ».

 

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L'épilobe en épi, aux fleurs mellifères, que les fées transforment, d'après le folklore anglo-saxon, en de petites robes ravissantes.

 

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Et maintenant, pour le plaisir des yeux et de l'esprit, des parures embaumées « cueillies » dans les squares et les rues de Paris...

 

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Des fleurs sucrées dans le vent fou qui caracole...

 

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Poésie, pureté et transcendance...

 

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L'éphémère incarné...

 

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Poudrées de senteurs exquises...

 

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L'inspiration jaillit, telle une flamme, dans les squares de Paris.

 

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Le tumulte de la ville s'apaise dans ces lieux privilégiés. Paris est une capitale verte, offrant des charmes bucoliques à qui veut s'en régaler.

 

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Les fées préfèrent la nature sauvage mais ces nids de verdure sont sûrement visités par des représentants du Petit Peuple.

 

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J'ai posé mon carnet et mon stylo dans le square Marcel Pagnol.

 

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Ce bel endroit se déploie, depuis 1867, à quelques pas de l'église Saint-Augustin, dans le 8e arrondissement de Paris.

 

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J'aime écrire, à l'ombre de ce monument, réalisé par Victor Baltard (1805-1874), le bâtisseur des anciennes Halles de Paris. Le square fut dessiné par l'ingénieur Jean-Charles Alphand (1817-1891), pendant les travaux du baron Haussmann.

 

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Entre deux giboulées, le ciel m'a offert une scintillante palette...

 

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Et le doux chuchotement de ma fée m'a emporté...

 

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Une fée qui s'amusait dans les fleurs, dévoilant ses prunelles au creux de l'averse...

 

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Muse sauvageonne, elle sautait si vite sur les pages de mon carnet

que je devinais à peine, en clignant des paupières, son ombre veloutée.

 

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Dans les frondaisons parfumées, elle s'est lovée, facétieuse parmi ses soeurs...

 

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Mais avant la prochaine tempête, elle m'a guidée vers une délicieuse prairie en bordure de Seine.

 

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Envolée cerise...

 

Un semis de fleurs chuchotantes m'y attendait.

 

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Des ballerines fruitées...

 

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Des belles d'avril en pleine conversation...

 

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Une voluptueuse flambée...

 

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Les ambassadrices du Printemps...

 

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Celles qui enveloppent nos coeurs...

 

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L'élue...

 

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et pour clore cette rêverie, la reine des fragrances...

Plume4

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #encre, #nuit, #ombre, #venise, #venitienne

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(Le poème qui suit inaugure une nouvelle catégorie sur mon blog:

« Poésie, contes et nouvelles ». Je me réjouis de la partager avec vous.)

 

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Encre vénitienne

 

Ombre de chat la nuit descend

mêlée de feu dans la ruelle

mue de soie fauve étincelant

le long des fissures mortelles

 

Comme un sortilège le vent

par le labyrinthe des cours

griffon de lune et d'océan

insuffle la vie à rebours

 

Dans les veines de la cité

le masque au baiser de rubis

serpente avec l'obscurité

attisant l'or et la magie

 

Fleurs de sommeil entrelacées

le suc étrange des histoires

perle aux cicatrices glacées

des passerelles de mémoire

 

Devine-moi mes doigts gantés

lutinent les spectres des murs

aiguisent ta voracité

au festin de nos écritures...

 

Cendrine

 

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Pour le plaisir des yeux, ces quelques photos...

 

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Chemins de traverse...

 

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Derrière les fastes de Venise, les lambeaux de mondes oniriques contemplent le Grand Canal.

 

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Masques et bergamasques... Au fil des ruelles, ces visages de fantaisie révèlent de nombreuses influences symboliques: culte des ancêtres, célébration du renouveau de la Nature et des changements de saison, goût du travestissement, désir d'habiter un personnage et de renverser l'ordre établi. Et si nous traversions le miroir vers notre double facétieux?

 

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 Luxe, parures et volupté...

 

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Désirables fariboles...

 

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Le gardien des secrets...

 

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Au creux de la nuit, mon imagination s'enflamme. Il suffirait d'une pincée de poussière de fée pour que les personnages de la vitrine à trésors forment une farandole enchantée. Tendez l'oreille, le chat est un conteur...

 

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Sillages mystérieux, ombres et lumières, subtils jeux géométriques...Venise est un théâtre dont les coulisses aimantent les rêveurs.

 

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Dans ce carrefour de cultures et d'inspirations mêlées,

palais et demeures patriciennes sont de mouvantes chimères.

 

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Beauté, spiritualité, déliquescence...

 

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Venise des contes et des ténèbres fantomatiques.

 

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Le soleil a chassé les créatures de la nuit mais ce n'est qu'une trêve.

Les spectres de Venise se lovent dans les moirures aquatiques, à fleur d'ombre et de pierre...

 

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Venise est un corps, irrigué par ses canaux et ses venelles.

Son âme est un miroir étrange, une féerie d'architecture qui se nourrit de mort et de fécondité.

 

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Tentations d'écriture...

 

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Suzeraine déchue et muse intemporelle...

 

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bal, #dame, #feu, #minuit, #sous

Un rêve m'a troublée, il est devenu poème...


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Bal de Minuit à Notre-Dame


Flammes saignant dans ton regard

L'orage attise sa chaleur

Sous le ciel d'or et de brocart

Je danse au rythme des couleurs


La cathédrale en ses atours

Offre son parvis étoilé

Aux personnages de velours

A nos désirs ensorcelés


Happées dans cette bacchanale

Nos ombres se sont dévorées

La pleine lune cardinale

Tisse la moire des secrets


Vampires sous vos beaux visages

Lamies et serpentes voilées

Investissez ce paysage

De pierre et de cendres mêlées!


Voici la rose boréale

Torrent de feu cristallisé

Sous le spasme de ses pétales

Le chant du Diable s'est brisé...


Cendrine


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L'oeil des songes, corolle de lumière en suspension...


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La scène du bal des vampires dans le film Van Helsing, réalisé par Stephen Sommers, 2004.


Rouges étreintes mêlées d'or

Le feu et son rire haletant

Les particules de mon corps

Tremblent aux lèvres de l'instant...


Cendrine


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fleurs, #iris, #siecle, #tulipe, #xve

Entre deux giboulées, les fleurs jaillissent, émaillant le paysage de leurs enivrants atours. Muses mystérieuses, elles m'ont inspiré le poème que je viens vous offrir...

 

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Déesse du Printemps

 

Née du limon et de la sève

De la cire étrange des rêves

Du rire doré de la source

Et des étoiles dans leur course

 

Gorgée sous la terre glacée

Du sang des monstres fracassés

Elle boit la flamme nourricière

Qui hante les yeux des sorcières

 

Les voeux sauvages la consument

Elle danse à l'orée de la brume

Dans ses voluptueux habits

Veinés de rose et de rubis

 

Ombres de fées sous les iris

La lune imprègne les calices

Où s'entrelacent les couleurs

Elle tisse la fièvre des fleurs

 

Le parfum âcre de la nuit

Le chuchotement de la pluie

Aimantent son âme féline

Vers l'antre bleu des Mélusines...

 

Cendrine

 

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Emportés par la beauté des textures et des couleurs, promenons-nous à travers l'Herbier du Printemps...

 

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La Tulipe est appelée « celle qui brûle mon coeur »... D'après une légende persane, elle naquit des larmes et du sang versés par une jeune fille à la recherche de son bien-aimé dans le désert.

 

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Originaire d'Asie Centrale, la tulipe est une plante vivace bulbeuse de la famille des Liliacées. Au début du XVIIe siècle, on cultivait déjà cent quarante espèces et plusieurs milliers de variétés. Sa tige solitaire, quelquefois ramifiée vers le haut et garnie de feuilles charnues mais peu nombreuses, atteint environ 80 cm de hauteur.

 

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La tulipe apprécie les lieux ensoleillés mais de préférence protégés du vent. Les bulbes plantés entre l'automne et l'hiver fleurissent au printemps. Les fleurs délicates révèlent alors leurs coloris variés, unis, bicolores ou striés, du blanc pur au bleu presque noir, du rose au rouge, du violet au jaune...

 

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Le mot tulipe dérive du turc tülbend et du persan tulipan qui signifient « turban ». Dans des chroniques persanes du XIVe siècle, les turbans jaunes et rouges des soldats sur les champs de bataille étaient comparés à d'immenses champs de tulipes.

 

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La tulipe est un symbole d'amour. Quand elle frissonne doucement, elle embrase le coeur des amants. Incarnation de l'amour divin, elle est réputée flétrir si elle est éloignée des rayons du soleil.

 

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Dans l'ancienne Perse et en Turquie, ses bulbes jouaient un rôle crucial dans les échanges commerciaux. Elle fut introduite en Occident au XVIe siècle.

 

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Les tulipes rouges, les tulipes panachées et les tulipes « célestes » furent, au fil des siècles, particulièrement appréciées.

 

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Les pétales marbrés, véritables « friandises visuelles », sont le fruit de la présence d'un virus, le potyvirus, appelé aussi « virus de la mosaïque de la tulipe ».

 

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Le naturaliste et apothicaire Pierre Belon (1517-1564) voyagea dans les Pays du Levant vers le milieu du XVIe siècle.

 

Il publia en 1553 un ouvrage dans lequel il décrivit la tulipe, appelée lil rouge, avec une grande précision. Il ramena des bulbes en Europe, de même qu'Ogier Ghiselin de Busbecq, ambassadeur de l'empereur Ferdinand Ier à la cour du sultan de Constantinople Soliman le Magnifique.

 

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Ogier Ghiselin de Busbecq (1522-1592).

 

Mais la notoriété accordée à la tulipe en Europe est indissociable des travaux de Charles de l'Écluse (1525-1609).

 

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Ce médecin et botaniste flamand fut l'initiateur de l'un des premiers jardins botaniques d'Europe. La culture de la tulipe devint aux Pays-Bas une véritable institution et cette vogue se transforma en tulipomanie au XVIIe siècle.

 

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En 1559, le médecin, naturaliste et encyclopédiste Conrad Gesner (1516-1565) décrivit, dans le jardin d'un magistrat à Augsburg, en Allemagne, une somptueuse tulipe rouge, qui lui fit penser à un lys écarlate. La tulipe prit le nom de tulipa gesneriana.

 

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En 1561, il publia la première illustration de sa fameuse tulipe dans le De Hortis Germaniae Liber Recens.

 

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L'engouement pour la tulipe fut tel qu'on institua à Amsterdam une bourse spécialisée dans la vente de bulbes. De nombreux passionnés parièrent sur les nouvelles couleurs obtenues au fil du temps.

 

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La tulipomanie atteignit son apogée en 1636. En 1610, un brasseur échangea son établissement contre un bulbe de tulipe et un meunier céda son moulin dans les mêmes conditions. Mais les cours de la précieuse fleur s'effondrèrent brutalement en 1637.

 

Au XVIIe siècle, la tulipe apparut dans de nombreuses natures mortes flamandes et dans des tableaux qui dénoncèrent, par le biais d'éléments symboliques, cette débâcle économique et les conséquences dramatiques qui en résultèrent.

 

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Le Triomphe de Flore dans le Char de la Fortune, par Hendrick Pot (1580-1657), en 1637.

 

Flore, la déesse des fleurs et du Printemps, a les bras chargés de tulipes. Elle trône sur un char emporté par le vent, emblème d'inconstance. Les personnages qui l'accompagnent arborent le capuchon des fous, décoré de tulipes. Ils désignent l'Alcoolisme, l'Escroquerie et l'Avarice. Des tisserands, abusés par la folie spéculative autour de la tulipe, suivent le char, sans se soucier des conséquences. Une femme aux deux visages, allégorie de la vérité et du mensonge mais aussi de la « fortune aux deux visages », mène l'étrange procession.

 

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Vanitas de Philippe de Champaigne, 1646.

 

La tulipe occupe une place privilégiée dans les natures mortes et les Vanités du XVIIe siècle. Elle est associée aux richesses ostentatoires qui peuvent disparaître à tout moment, telles une bulle de savon qui éclate.

 

Dans cette oeuvre allégorique majeure, l'artiste met en scène, sur un fond noir, des objets caractéristiques de la fragilité de l'existence humaine: le crâne évoque l'inéluctabilité de la mort; le sablier, le temps qui s'écoule irrémédiablement et le vase brillant d'où émerge une tulipe, le monde des illusions. La fleur coupée symbolise la brièveté de la vie et la beauté éphémère dont il faut jouir avec sagesse.

 

Il s'agit d'un « memento mori », une oeuvre fondée sur l'adage « souviens-toi que tu vas mourir », destiné à faire prendre conscience à l'homme qu'il est inutile de vouloir accumuler les richesses et vain de s'attacher aux plaisirs de son époque.

 

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Vanitas de Jacob de Gheyn, 1603.

 

Dans ce tableau, nous trouvons des éléments caractéristiques de la Vanité: le crâne, la tulipe coupée qui émerge du vase mais aussi des pièces de monnaie venant corroborer ce que j'ai exposé plus haut. Deux personnages sculptés, des philosophes, désignent une grande bulle translucide, royaume d'illusion, de tromperie et de vacuité...

 

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En Orient, la tulipe était considérée comme un porte-bonheur et un symbole d'amour et de prospérité. Certains bulbes valaient le prix de plusieurs joyaux.

 

Les poètes persans célébrèrent la tulipe dès le XIIIe siècle. Ils décrivirent des jardins imaginaires peuplés de tulipes multicolores et de roses parfumées.

 

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La tulipe ornait les robes de brocart de Soliman le Magnifique (1494-1566), les tapis de ses palais, les vases précieux, les chanfreins de ses chevaux. Sous son règne, les jardins de l'empire ottoman, de l'Égypte à la Crimée, de l'Inde aux Balkans, se couvrirent de tulipes.

 

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Des tulipes, accompagnées d'une mouche ichneumon, illustrées par Joris Hoefnagel dans l'ouvrage Mira Calligraphiae Monumenta, en 1590.

 

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Tulipe et poire de Joris Hoefnagel, 1590.

 

Dans le folklore européen, la tulipe flamboyante évoque le renouveau. Elle est considérée comme un talisman végétal.

 

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On fabriquait autrefois, en Europe de l'ouest, des berceaux pour les bébés des fées avec des tulipes roses ou rutilantes.

 

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La ville de Leyde, aux Pays-bas, abrite le célèbre jardin du Keukenhof où s'épanouissent de luxuriantes plantes à bulbes. Des « forêts » de tulipes y sont exposées chaque année.

 

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L'action du roman d'Alexandre Dumas et d'Auguste Maquet, la Tulipe Noire, écrit en 1850, se déroule dans la ville de Haarlem, aux Pays-Bas, trente-cinq ans après la crise de la tulipe. Le héros de l'histoire, Cornélius Van Baerle, s'engage dans une quête quasi mystique: créer une tulipe noire, émanation des rêves et de l'alchimie du désir...

 

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(Image issue du catalogue horticole Meilland)

 

La tulipe est associée à un personnage facétieux, Fanfan la Tulipe, incarné au cinéma par Gérard Philipe, en 1952, dans le film de Christian-Jaque, et par Vincent Perez, en 2003, dans le film de Gérard Krawczyk. Le jeune Fanfan s'engage dans l'armée pour échapper à un mariage forcé. Après de picaresques aventures, il sauve des griffes de bandits de grand chemin la marquise de Pompadour, maîtresse de Louis XV, et reçoit en récompense une broche en forme de tulipe...

 

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(Image trouvée sur le site MoviePosters.2038.net)

 

Fanfan la Tulipe est un personnage populaire, immortalisé par le chansonnier Émile Debraux,en 1819, sur un air anonyme du XVIIIe siècle.

 

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Malgré les giboulées, les fleurs du Printemps sont gorgées de lumière et de pensées poétiques et précieuses.

 

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Cette superbe fleur bleue, au port gracieux, nous dévoile ses atours de reine...

 

Présent sur tous les continents, l'Iris offre, depuis des millénaires, ses secrets de beauté et son impressionnante palette colorée.

 

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Il existe environ 210 espèces d'iris, plantes vivaces herbacées à bulbes ou à rhizomes qui appartiennent à la famille des Iridacées. Elles poussent dans les régions tempérées de l'hémisphère Nord, en Europe, en Asie, en Afrique du nord et en Amérique. Elles apprécient les terrains secs et les lieux humides. La forme et la couleur de leurs fleurs hermaphrodites sont très variées. Elles évoluent du blanc pur au pourpre chatoyant, du jaune d'or au bleu violacé et se dressent au sommet d'une hampe robuste encadrée de feuilles qui ressemblent à des pointes de glaive.

 

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Dans l'Égypte ancienne, l'iris était associé à la puissance magique des dieux. Symbole de pouvoir et d'éloquence, il était ciselé sur le front des sphinx et sur les sceptres royaux. L'iris violet figurait, il y a 3500 ans, sur les fresques du temple de Karnak.

Les Grecs le consacrèrent à Iris, messagère des dieux de l'Olympe, qui déroulait entre ciel et terre le pont de l'arc-en-ciel. Dans l'antique Athènes, des jardins d'iris odorants honoraient la déesse psychopompe, conductrice des âmes féminines vers le Paradis grâce à une ceinture ou à une écharpe magique aux couleurs irisées. (Les âmes masculines étaient guidées par le dieu Hermès.)

D'après une légende, les dieux invitèrent les fleurs à les rejoindre sur l'Olympe. Elles se présentèrent, sauf une, dans leurs plus beaux atours. Héra, la reine des dieux, prit en pitié la petite créature terne et chiffonnée qui tremblait à ses pieds. Elle fit tisser pour elle une robe merveilleuse aux couleurs de l'arc-en-ciel. Dès lors, elle fut Iris...

 

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L'iris commun se nomme « lys en épée » dans la langue germanique, en raison de la forme pointue de ses longues feuilles. Il fut confondu avec le « lys de France » qui était à l'origine une fleur d'iris.

D'après la légende, le roi Louis VII sortit sain et sauf d'une bataille qui se déroula dans un marécage constellé d'iris. Il choisit alors cette fleur fatidique pour emblème. Mais la « fleur de Louis » finit par se confondre phonétiquement avec la « fleur de lys ». Une autre légende prétendit que le roi franc Clovis choisit l'iris pour emblème après avoir échappé aux Goths grâce aux iris des marais qui le dissimulèrent.

 

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Cultivé par les égyptiens, les babyloniens, les grecs, les hébreux..., l'iris trouva, au fil des siècles, des applications médicales et cosmétiques variées.

Certaines espèces d'iris sont très recherchées pour leur rhizome, gorgé d'une substance odorante appelée l'irone. Les plus parfumés sont l'Iris germanica et l'Iris pallida ou iris blanc de Florence, cultivé depuis fort longtemps en Italie et au Maroc.

La reine Catherine de Médicislança la mode de l'eau d'iris et la poudre d'iris fit fureur au 17e siècle. Obtenue à partir du rhizome pilé et tamisé, cette poudre imprimait sur les cheveux, la peau et les vêtements une délicieuse odeur de violette, due à sa forte concentration en irone. On l'emploie toujours comme fixateur de parfum.

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Théophraste (371-288 avant J.-C.), célèbre philosophe et botaniste grec, recommandait l'iris pour calmer la colère et les humeurs violentes.

 

Dans la pharmacopée populaire, la décoction légère de racine d'iris était réputée apaiser la toux et les poussées dentaires douloureuses des enfants. L'eau d'iris a de puissantes vertus astringentes, préconisées, depuis le Moyen-âge, par la célèbre abbesse Hildegarde de Bingen (1098-1179).

 

Les Indiens d'Amérique du Nord l'utilisaient pour ses propriétés antalgiques, purgatives et diurétiques mais, à doses trop fortes, l'iris peut provoquer des vomissements et n'est pas du tout conseillé aux femmes enceintes.

 

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Dans la France médiévale, l'iris symbolisait la fécondité et le renouveau. Traditionnellement associé à la Vierge Marie, à l'instar du lys, il apparaît dans de nombreuses Annonciations mais il évoque aussi la douleur éprouvée par Marie face à la mort du Christ.

 

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Dans le Berry, l'expression flambe de four désigne l'iris à fleurs bleues, fréquemment planté sur le toit des anciens fours dans un but protecteur.

 

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D'après les anciennes légendes britanniques, des trésors se lovent sous les rhizomes des iris des marais, les lieux marécageux étant associés aux mondes magiques et aux initiations druidiques.

 

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Au Japon, l'iris est particulièrement prisé. Emblème de protection et de purification, il est « fixé » sur les toits de chaume et ses feuilles, infusées dans l'eau des bains, sont réputées repousser les maléfices et les maladies.

 

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L'iris figure dans les armoiries de plusieurs villes: Florence, Bruxelles, Québec... et dans les plus beaux jardins, comme celui des Tuileries qui occupera une place privilégiée dans mes articles, au cours des semaines à venir...

 

Je rédige assidûment mais je n'oublie pas de m'oxygéner, dès que possible, et je contemple la Nature, avec un bonheur infini...

 

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Bien à l'abri dans l'enceinte des Tuileries, une famille canard vaque à ses activités, entre deux averses...

 

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Face à leur abondante et facétieuse progéniture, papa et maman canard ne savent plus où donner de la tête!

 

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Ces galopins filent à toute vitesse, ce qui explique le côté un peu flou de certaines photos, mais le spectacle est si adorable...

 

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Ces amoureux viennent de prendre leur bain...

 

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Le jardin, juste avant la giboulée...

 

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Les promeneurs ont déserté les lieux. Je me suis attardée mais je serais bientôt trempée...

 

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Je ne serais pas la seule finalement!

 

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Cette belle enchanteresse, je vous l'offre, avec tout mon coeur, pour vous remercier de vos visites et de vos si gentils commentaires...

 

Bibliographie

 

DUBOIS-AUBIN, Hélène

L'esprit des fleurs: mythes, légendes et croyances. Le Coudray-Macouard: Cheminements, 2002.

 

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FLORIDUS, Macer:

De viribus herbarium. Fin XVe siècle. Figures des plantes gravées en bois, au simple trait.

Les Fleurs du Livre des Vertus des Herbes, composé jadis en vers latins par Macer Floride, et illustré de commentaires de Guillaume Gueroult, le tout mis en français par Lucas Tremblay. Rouen: M. Mallard, 1588.

 

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GEVERS, Marie:

L'herbier légendaire. Paris: Stock, 1991.

 

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Iris d'Albrecht Dürer, 1503.

 

REUTTER DE ROSEMONT, L.:

Histoire de la pharmacie à travers les âges. 2 vol. in-8. Paris: 1931-1932.

 

Tulipes, une anthologie.Éditions Citadelles&Mazenod, 2011. Il s'agit d'un ouvrage relié qui comporte des photographies sublimes de Ron Van Dongen(spécialisé dans les études de fleurs en couleurs et les natures mortes en noir et blanc).

La préface a été rédigée par Anna Pavord, titulaire en 2001 de la Médaille d'or de la Royal Horticulture Society et spécialiste de la tulipe. Un régal...

 

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Iris et mots, par Céline Sachs-Jeantet, 2007.

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bois, #diablada, #jardin, #musee, #petits

 A l'ombre de la Tour Eiffel, ce bâtiment élaboré par l'architecte Jean Nouvel vient de fêter ses cinq ans. Projet cher à Jacques Chirac, consacré aux Arts et aux Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, il contemple la Seine et se dévoile à travers la végétation, le verre et le bois. Son ossature est la rencontre, sur pilotis, de structures unies par des passerelles.

1-CendetParisMurveget

La façade « verte » du musée.

 

2-CendetParisjardinparoiverre

La palissade de verre.

 

3-CendetParisBoit1Boîtes et pilotis.4-CendetParisBoit2

 

5-CendetParisOmbresAngJeux de formes et de matières...pour Antoinette!

 

Le musée se love dans un jardin luxuriant, peau végétale qui accueille le visiteur. Conçu par le paysagiste Gilles Clément, cet espace secret est composé d'herbes hautes et de sentiers, de petites collines et de bassins chatoyants. On y rêve, on y flâne, on s'y restaure. Des concerts, des conférences et des spectacles se succèdent dans le théâtre ouvert.

 

6-CendetParisjardinchemin

7-CendetParisjardincarrefour

 

 

8-CendetParisjardinroulotteUn petit air bohème pour savourer l'été...

 

9-CendetParisCafeUn café et quelques douceurs?

 

10-CendetParismaraishabitantsLes petits habitants du jardin...

 

 

A l'intérieur, tout stimule notre âme d'explorateur...

La « rampe »: un chemin qui serpente en spirale depuis l'entrée et nous emmène vers les collections.

Les immenses totems originaires des Amériques, les masques et les tapas océaniens, les fétiches africains, les peintures aborigènes, les somptueuses tentures et les costumes d'Asie, l'extravagante Diablada d'Oruro, une danse traditionnelle des Andes...

 

 

11-CendetParisTambours Tambour Drum (Côte d'Ivoire, fin du 19e siècle).

 

12-CendetParisTotem   13-CendetParisTotem

  Le Totem du Mât de l'Ours (Canada, Colombie Britannique, vers 1880, bois de cèdre).

 

14-CendetParisdiablada   15-CendetParisOurspeluche

  Personnages de la Diablada d'Oruro (Diable, Diablesse et Ours).

 

 

Des installations multimédias et des bornes de consultation permettent de visionner de nombreux films d'archéologie et d'anthropologie.

 

Dans le Salon de lecture Jacques Kerchache et dans la Médiathèque, chacun peut donner libre cours à son envie d'apprendre et poursuivre son voyage à travers une riche documentation.

 

Dans la Librairie, on trouve une sélection fort alléchante de livres, de revues, de cartes, d'affiches, de CD, de DVD, de tissus, de jouets et de petits objets. En levant les yeux, on peut contempler de belles peintures aborigènes.

 

 

16-CendetParisjardinbatMusée, jardin, forêt...

 

 

17-CendetParisRoseauxRoseaux et reflets...

 

 

18-CendetParisTourEiffel La Tour Eiffel, en venant du musée...

 

Référencement sur http://www.etoile-blog.com

Plume4

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