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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #epices, #pain, #petits, #saint, #siecle

 

Avec de très belles pensées pour vous, chers Aminautes...

 

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Ils sont les incarnations gourmandes des esprits du froid : les Manneles ou Mannalas, des petits hommes de pâte fine épicée ou briochés aux yeux de sucre, de raisin, de chocolat ; des êtres cacaotés, fourrés de pâte d'amandes, imprégnés de liqueur ou gorgés de fruits savoureux...

 

On les appelle « Petit Bonhomme » (en Alsace), « Jean Bonhomme » (en Lorraine, en Franche-Comté), « Boxemännercher » (au Luxembourg)... Dans les pays anglo-saxons, ils sont les « Gingerbread Men ».

 

Présents dans les récits merveilleux et les contes de fée, ils agissent comme des amulettes culinaires et sont réputés chasser les démons, faire tourner la chance à son profit, éparpiller les ombres et les peines de l'hiver.

 

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Le Tibiscuit ou Tit'Biscuit de Shrek, héros des studios d'animation Dreamworks est un mannele. Dans l'inoubliable saga de l'Ogre Vert, on rencontre aussi Cake-Kong, bonhomme d'épice géant créé par Tibiscuit et deux jeunes filles pain d'épices qui font des interventions savoureuses.

 

Très prisés depuis des siècles et quel que soit le nom qu'on leur donne, les manneles sont considérés comme l'émanation de « l'esprit du grain », utilisés pour détourner le mal et associés à des petits pains en forme d'animaux qui représentaient les forces de fécondité.

 

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A partir du XVe siècle, ils furent associés à la célébration de la Saint-Nicolas. Ils sont issus d'un fonds culturel commun avec les Dambedei ou petits bonshommes de la Saint-Martin, savourés en Allemagne, le 11 novembre. Le Weckmann, Stutenkerl ou Klausemann, petit bonhomme protecteur contre les forces malveillantes de l'hiver, se déguste aussi le 11 novembre. Il est agrémenté d'une pipe en terre ou en argile.

 

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Préparés pour la Saint-Nicolas, sous forme de pains d'épices anthropomorphes, de petites brioches ou pains au lait nature ou fourrés avec des raisins secs ou des pépites de chocolat, les Manneles se déclinent, à travers des versions très gourmandes, tout au long du mois de décembre. Ils représentent Nicolas ou l'un des trois innocents (les petits garçons que le boucher avait mis au saloir et que le saint a sauvés).

 

Le « Gingerbread Man » apparut quant à lui dans un magazine américain intitulé Saint-Nicolas, en 1875, où l'on trouve les vers suivants :

« Run, run, fast as you can

You can't catch me, I'm the gingerbread man ! »

 

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Le vendeur de Gingerbread Men, 1902

 

Le journal relate l'histoire d'un petit bonhomme de pain d'épices qui jaillit d'un four très chaud. Poursuivi par une horde de gourmands, il leur échappa puis s'enhardit, croyant déjouer toute menace et il fut dévoré par un renard roublard...

 

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Petit bonhomme de pain d'épices enrobé de chocolat

 

Nous trouvons des recettes de pain d'épices dans la Grèce antique avec le melkaris et le melipecton et dans la Rome ancienne, on aimait déguster le panis mellitus, un gâteau composé de farine de sésame, d'herbes aromatiques et de miel. En Chine, c'est sous la dynastie Tang (618 à 907) que naquit un pain savoureux à la farine de froment imprégnée de miel : le mi-king. L'orthographe peut varier...

 

L'introduction du pain d'épices en Europe est attribuée à un évêque arménien appelé Grégoire de Nicopolis qui s'établit en France, pendant sept années, à Bondaroy, près de Pithiviers dans le Loiret. Celui qu'on appelait le Solitaire de Bondaroy avait l'habitude de partager, avec les religieux et les fidèles, qui lui rendaient visite le dimanche, un gâteau fait de farine de seigle, de miel et d'épices. A Pithiviers, il existe encore la Confrérie du pain d'épices de saint Grégoire de Nicopolis.

 

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Le pain d'épices se répandit dans plusieurs pays tout au long des siècles. Il arriva en Suède au XIIIe siècle grâce à des immigrants d'origine allemande. Au XVe siècle, en France, on mélangeait du miel, des épices nobles (gingembre, cannelle, clou de girofle...) et de la farine de seigle puis on conservait la pâte obtenue (gaude, gauderye) dans de grands bacs de bois, avec autant de fraîcheur que possible, pour qu'elle fermente lentement et puisse libérer, après cuisson, ses arômes enchanteurs.

 

En Angleterre, au XVIe siècle, à la cour de la reine Élisabeth Ière, on offrait aux invités des Gingerbread Men censés les représenter.

 

Très apprécié pour ses qualités gustatives, le pain d'épices l'était également pour ses vertus médicinales. On lui attribuait la capacité d'apaiser les maux de ventre, les nausées et les migraines associées à des problèmes hépatiques.

 

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Le terme gingerbread dérive du vieux français gingerbras issu de zingebar, un terme d'origine latine. Cultivée dans la Chine ancienne et se répandant dans le reste du monde par la Route de la Soie, la racine de gingembre, au goût piquant et enivrant, était une denrée très précieuse, appréciée sur les meilleures tables d'Europe et considérée comme de l'or en bouche.

 

Le gingembre était réputé protéger de la peste et des maladies infectieuses les plus dangereuses. On en mettait dans les pâtisseries mais aussi dans les sauces qui agrémentaient le gibier. A la période de Noël, il apparaissait sur les étals des marchés, près de la cannelle, des clous de girofle, de la noix de muscade et des gousses de vanille.

 

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Les petits bonshommes en pain d'épices ne sont pas seulement dégustés au moment de la Saint-Nicolas ou à la période de Noël. Dotés de vertus apotropaïques (du grec « apotropein », qui détourne le mal), ils sont consommés à différentes périodes de l'année et notamment au moment d'Halloween... On les appelle, dans ce contexte, des « amants ou des maris de pain d'épices ». Confectionnés par les jeunes filles et les femmes en quête d'un compagnon, ils sont dévorés, de manière rituelle, en regardant la lune ou le ciel étoilé...

 

Ils sont liés aux petits gâteaux des célébrations antiques, en forme de figures humaines et d'animaux, qui étaient utilisés comme des substituts aux êtres de chair.

 

Les formes des biscuits, émanations de la magie naturelle, évoluaient au rythme des saisons.

 

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Vous pouvez collecter de succulentes recettes de manneles sur le net ou créer les vôtres en incorporant des épices dans la farine et la matière grasse de votre choix. Il existe un beau choix d'emporte-pièce ou de moules en forme de petits bonshommes.

 

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Sur ces pensées gourmandes, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année...

Prenez bien soin de vous, autant que possible régalez-vous des joies les plus douces, gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #abeille, #fee, #jardin, #jpg, #petits

 

 

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Sur le Boulevard Haussmann, les décorations festives de cette fin d'année 2019 ont mis les abeilles à l'honneur. Pleines d'allant dans leurs livrées noires et dorées, les butineuses vrombissent autour d'une reine ailée, majestueuse et élégante, dans le but de réjouir les visiteurs.

 

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Je n'ai pu vous montrer ces photos avant, vous savez pourquoi. Encore une fois, merci pour votre soutien. J'essaie de reprendre un peu le cours de mes articles et j'espère vous faire plaisir avec ces petits bonheurs collectés dans les vitrines de Noël de la capitale.

 

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Le thème choisi nous rappelle qu'il existe plus de sept cents ruches cabanettes dans les jardins et sur les toits de Paris. Chaque cabanette abrite entre 30000 et 60000 abeilles ! En dépit de la pollution, les abeilles apprécient l'environnement de la capitale, comme en témoignent les colonies des Tuileries, du Jardin du Luxembourg, du Parc Georges Brassens (15e arrondissement), du Parc Monceau (8e), du Parc Kellermann (13e), du Jardin d'Acclimatation (16e), du Jardin partagé de l'Aqueduc (14e), du Parc Floral de Vincennes, des Jardins du Conseil Régional (7e), du rucher-école de Montreuil mais aussi des toits de l'Opéra Garnier, de la sacristie de Notre-Dame de Paris, de l'Église Réformée de l'Étoile (avenue de la Grande Armée, 17e), du restaurant « La Tour d'Argent », de la Mairie du 4e arrondissement et du Crédit Municipal, situé dans le Marais etc...

 

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La fée des abeilles règne sur un univers peuplé de fleurs et de charmantes créatures industrieuses. Pendant ce temps, petits et grands ne perdent pas une miette de ce ballet cuivré ambré qui se déroule dans une atmosphère gourmande et fantasmagorique.

 

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A travers onze tableaux, les abeilles préparent les fêtes grâce aux produits de la ruche. Ouvrières, bâtisseuses, éclaireuses, cuisinières, nourricières, guérisseuses, dames d'honneur... elles rivalisent de savoir-faire pour donner ses lettres de noblesse au banquet de la reine.

 

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« Abeille : Petit insecte capable de fabriquer du ciel. » Pef : Dictionnaire des mots tordus.

 

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« La diligente abeille n’a pas de temps pour la tristesse. » William Blake (1757-1827).

 

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« Nous sommes les abeilles de l’Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible. » Rainer Maria Rilke (1875-1926).

 

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« Humble comme un agneau, diligente comme une abeille, belle comme un oiseau de paradis, fidèle comme une tourterelle. » Proverbe russe...

 

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Dans la nurserie, les petites abeilles s'éveillent et sommeillent en alternance. J'ai eu le coup de foudre pour leurs ravissants berceaux...

 

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Les petites abeilles s'affairent pour honorer leur reine fée que l'on retrouve à plusieurs endroits du Grand Magasin.

 

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Une déité ailée qui trône au sommet du sapin, le « roi de sous la coupole » parsemé de fleurs d'hiver, créature fantaisie de 25 mètres de hauteur que l'on admire depuis le rez-de-chaussée des Galeries et à chaque étage.

 

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La scénographie des lieux se butine grâce à une plate-forme déployée sous la magnifique coupole de verre et de métal ouvragé.

 

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Coupole érigée en octobre 1912 par l'architecte Ferdinand Chanut (1872-1948) et le célèbre ébéniste, dessinateur, affichiste, graveur et maître verrier nancéen Jacques Grüber (1870-1943) dans un style Art Nouveau tardif et néo-byzantin.

 

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La plate-forme permet de voir les détails de l'ensemble de manière très impressionnante. La coupole a été restaurée en 1923 puis, entre 1939 et 1945, elle a été entreposée à Clichy pour être protégée. Elle a de nouveau été restaurée en 1973 et en 1975, elle a été classée, ainsi que la façade des Galeries, comme Monument Historique.

 

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Issu de la seconde génération des artistes qui forment l’École de Nancy, avec Gallé, Prouvé, Majorelle ou les frères Daum, Jacques Grüber a créé une série de vitraux aux teintes subtiles, dans un style épuré. Il superposait avec brio les feuilles de verre pour donner à la lumière des contrastes absolument magnifiques.

 

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La fée des abeilles s'insère merveilleusement dans ce décor éclectique où la Nature mêle ses formes au langage architectural urbain.

 

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En vous souhaitant plein de belles choses à l'approche de la Nouvelle Année, je vous envoie de gros bisous ! Butinez bien les petits bonheurs de la Vie !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #afin, #aluminium, #fete, #joyeuses, #petits

 

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Bienvenue au temps des fêtes ! Que rayonne cette magie de lumière au creux de l'obscurité hivernale et que cette énergie dorée nous apporte, chers Amis, créativité, douceur, réconfort ainsi qu'une myriade d'instants de joie ! Je vous remercie de vos gentilles présences et vous souhaite une infinité de belles choses, de même qu'à vos proches...

 

Et sans oublier ceux qui sont seuls, souffrants, démunis... je vous propose, afin de célébrer les charmes de la saison et en attendant l'éclosion de la nouvelle année, de regarder une série de photos prises au gré de mes déambulations de décembre... Joyeuses fêtes à toutes et à tous !

 

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Allons nous promener sous la prestigieuse coupole Art Nouveau des Galeries Lafayette, alchimie de vitraux conçue par le maître de l'École de Nancy Jacques Grüber (1870-1936) afin d'y contempler un sapin haut en couleurs !

 

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Dans un décor de théâtre, se dresse cet arbre de fantaisie !

 

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Une « Créature », qui se dévoile dans une explosion de couleurs, un festival de tons sucrés et saturés et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle incarne à la perfection le thème choisi cette année : « Spectacular Spectacular ! »

 

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Elle est composée d’une multitude de ballons et de friandises géantes en aluminium mylar (un aluminium très résistant et fortement malléable) et entourée de mobiles qui s'éparpillent sous les transparences et les jeux d'ombre de la Coupole.

 

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Petits et grands entrent dans le décor d’une fête foraine imprégnée de « folie » surréaliste... Sur le boulevard Haussmann, les vitrines composent un panorama joliment déjanté où s'ébattent le pigeon Pierre et sa colombe, Coco, des oiseaux amoureux !

 

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 Une romance de Noël à tire-d'ailes !

 

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Au Printemps, à quelques encablures, on découvre des poupées facétieuses, des lapins qui partent en vacances, des petits ours survitaminés et même une fusée lunaire !

 

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Épopée dans l'espace...

 

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Je termine avec ces gourmandises...

 

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Prenez bien soin de vous et de ceux que vous aimez, bonnes vacances et à très bientôt pour des vœux gorgés d'Amitié !

 

Joyeuses Fêtes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #enfant, #nicolas, #pere, #petits, #saint

Nouvelle édition

 

Je prends plaisir à rééditer cet article, augmenté d'autres cartes anciennes. Il était déjà long, je le sais, mais je n'ai pas voulu le découper. De cette manière, il a sa cohérence et il peut être lu en plusieurs fois, à votre convenance... J'en profite pour remercier les personnes qui prennent très gentiment de mes nouvelles et me déposent toujours un petit mot concernant mes crises d'épilepsie et les douleurs et saignements associés. L'année a été rude et les crises de la semaine dernière m'ont encore bien malmenée alors merci d'être là...

Merci également à ceux qui passent par ici, silencieusement, et qui, de temps à autre, s'expriment avec sollicitude. Je pense également à mes ami(e)s qui souffrent et je leur souhaite un bon rétablissement...

 

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Quinze jours avant le Solstice d'Hiver, un personnage débonnaire et complexe, émanation des plus anciennes légendes et de rituels mystérieux, accomplit, dans certaines régions de France et dans plusieurs pays d'Europe et du monde, une distribution de friandises et de cadeaux. Très attendu par les enfants, il apporte la lumière de l'espérance et protège les innocents contre les forces de l'obscurité hivernale.

 

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Saint-Nicolas naquit vers 270 après J.-C. dans la ville de Patare, en Asie Mineure. Sa mère s'appelait Anne, elle était la sœur de Nicolas l'ancien, archevêque de Myre, et son père, Euphémius, était un homme riche et très pieux. Il aurait accompli son premier miracle en se tenant debout dès sa naissance. Il fut évêque de Myre, ville située dans l'actuelle Turquie, et mourut le 6 décembre de l'année 310.

 

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Une huile odorante et miraculeuse s'échappa de son sépulcre, déposé dans la cathédrale de Myre dont les Sarrasins s'emparèrent en 1087 mais des marchands italiens parvinrent à subtiliser ses reliques et à les emmener à Bari, dans les Pouilles où fut érigée une magnifique cathédrale en son honneur. Les rituels qui lui furent associés se propagèrent le long des voies fluviales et maritimes et furent principalement diffusés en France au retour des Croisades.

 

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Le culte de Saint-Nicolas s'implanta en Lorraine aux alentours de l'an mil et devint « officiel » en 1477, après la victoire de René II sur Charles le Téméraire, à la bataille de Nancy. Il se mêla peu à peu, dans les contrées celtiques et germaniques, à des personnages locaux.

 

Son patronage concerne une foule de métiers et d'activités: écoliers, enseignants, voyageurs et pèlerins, jeunes gens désireux de se marier, forgerons, cordonniers, brasseurs, tonneliers, marins, bateliers, pêcheurs, bouchers, apothicaires, ciriers, vitriers, prisonniers, notaires dans certaines régions, avocats à Paris. Il est aussi le saint patron de la Russie, de la Grèce, des villes d'Amsterdam, de Fribourg, de New York...

 

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Au XVIe siècle, la Réforme de Luther s'efforça de remplacer Saint-Nicolas par l'enfant Jésus ou Christkindel mais Nicolas « survécut » et se confondit, au fil du temps, « avec des personnages locaux pour engendrer un personnage synthétique qui, sous l'influence américaine, deviendra plus tard le Père Noël », comme nous l'explique Bernard Coussée dans son passionnant ouvrage intitulé Saint-Nicolas: Histoire, mythe et légende.

 

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En 1871, suite au Traité de Francfort, 20000 lorrains et alsaciens quittèrent leur terre natale et se répartirent à travers les différentes régions de France. Ils propagèrent la coutume du sapin de Noël, initiée en 1837 par la duchesse d'Orléans. La duchesse avait fait dresser un sapin aux Tuileries mais l'arbre vert était resté marginal hormis dans la noblesse et la bourgeoisie aisée.

 

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Les migrants répandirent aussi le culte du vieillard débonnaire à barbe blanche, portant la crosse, la mitre et arborant un manteau rouge. Dans l'imagerie populaire, il est accompagné d'un âne soutenant un sac rempli de cadeaux et d'un alter ego réputé maléfique, le Père Fouettard, émanation de Krampus, un démon des anciens mondes.

 

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Les miracles de Saint-Nicolas

 

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 Le Miracle de Saint-Nicolas, 1696, œuvre du peintre Louis Herluison, actif dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.

 

La légende de Saint-Nicolas relate une succession de miracles associés à des cycles d'abondance et de fécondité, comme en témoigne la Complainte des enfants au saloir.

 

« Il était trois petits enfants,

Qui s’en allaient glaner aux champs.

Ils sont tant allés et venus

Que le soir ils se sont perdus.

 

Ils sont allés chez le boucher :

« Boucher, voudrais-tu nous loger ? »

« Entrez, entrez, petits enfants,

Il y a d'la place assurément.

Nous vous ferons fort bien souper.

 

Ils n’étaient pas sitôt entrés

que le boucher les a tués.

Les a coupés en p'tits morceaux

Mis au saloir comme pourceaux.

 

Saint Nicolas au bout d'sept ans

vint à passer dedans ce champ,

alla frapper chez le boucher :

« Boucher, voudrais-tu me loger ?»

 

« Entrez, entrez Saint Nicolas.

De la place, il n’en manque pas. »

Il n’était pas sitôt entré,

Qu’il a demandé à souper.

 

« Voulez-vous un morceau d'jambon ? »

« Je n’en veux pas, il n’est pas bon. »

« Voulez-vous un morceau de veau ? »

« Je n’en veux pas, il n’est pas beau.

 

« Du p'tit salé je veux avoir

qu’il y a sept ans est au saloir.»

Quand le boucher entendit ça,

bien vivement il se sauva.

 

« Boucher, boucher, ne t’enfuis pas !

Repens-toi, Dieu te pardonn’ra. »

« Petits enfants qui dormez là,

je suis le grand Saint-Nicolas.»

 

Le grand Saint étendit trois doigts,

et les enfants ressuscita.

Le premier dit : « J’ai bien dormi.»

Le second dit : « Et moi aussi.»

« Je me croyais au paradis.»

A ajouté le plus petit.

 

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Vitrail de l'histoire de Saint-Nicolas, visible dans l'église de Joinville en Haute-Marne. Photo Vassil.

 

Le plus fameux miracle de Saint-Nicolas fut donc de ressusciter les trois garçonnets que le boucher avait découpés et mis au saloir. Personnage vorace qui représente les forces obscures de la terre, le boucher est souvent évoqué dans les contes et les récits de veillée. Il se rapproche des esprits du sel qui accompagnent le saint dans les histoires populaires.

 

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Saint-Nicolas entendit aussi les prières d'une femme qui s'était rendue à la messe en oubliant son enfant dans le bain. Quand elle regagna sa maison, l'enfant l'attendait, sain et sauf, dans une cuve d'eau placée sur le feu.

 

Saint-Nicolas et les mystérieuses puissances de l'eau

 

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Le long des voies navigables, Nicolas s'est substitué à Hnikar Odin, l'ancien dieu germanique des eaux. Je cite à nouveau Bernard Coussée : « Derrière la légende médiévale de Saint-Nicolas, on décèle des traditions pré-chrétiennes relatives à un démon des eaux. »

 

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 Georg Von Rosen (1843-1923), Odin the wanderer (Odin le vagabond), 1886.

 

L'étymologie du nom « Nicolas » est particulièrement riche de sens. Nickes et nix signifient « génie des eaux » en allemand, ce qui fait de Nicolas, par différents aspects de sa légende, l'enfant de la Nisse, une créature mystérieuse et complexe, à la fois mère des eaux et croquemitaine aquatique.

 

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La Nisse ou Nixe évolue dans les eaux profondes, troubles ou marécageuses et règne sur les tourbières enchantées. Cette ogresse protéiforme apprécie la chair des enfants qu'elle attire par le biais de métamorphoses humaines et animales. Elle engendre les Nisses ou Nixes, puissances liquides qui incarnent la férocité des eaux en période de crue ou de changement de saison.

 

Mais dans le folklore du nord de l'Europe, le Nisse désigne un facétieux et bienveillant petit lutin qui distribue les cadeaux aux enfants, la nuit du solstice d'hiver.

 

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 Jenny Nyström (1854-1946), peintre et illustratrice suédoise de livres pour enfants, le Nisse ou Tomte.

 

Fils de la Nisse et saint thaumaturge, Nicolas est un médecin (du corps et de l'âme), c'est à dire un « mire » en ancien français. A la fois mage et guérisseur, il exerce un pouvoir sur l'élément liquide, matière ambivalente dans laquelle on se « mire », miroir des autres réalités lovées dans le monde humain.

 

Il est honoré dans de nombreuses chapelles situées près de l'eau et dans les lieux où se concentrent les forces telluriques. Ses reliques y ont attiré pendant des siècles les pèlerins venus de toute l'Europe.

 

C'est le cas de sa « phalange dextre bénissante » rapportée, à la fin du XIe siècle, après la Croisade, par le chevalier Albert de Varangéville (certains auteurs le nomment « Aubert ») à Saint-Nicolas-de-Port, en Meurthe-et-Moselle.

 

En Vendée, où de nombreuses églises ont été construites sous son patronage, des processions se déroulent dans les petits villages et ont toujours « un rapport avec l'eau ».

 

En Grèce, où il est le saint patron des bateliers, on trouve dans plusieurs chapelles des petits bateaux votifs qui lui sont dédiés. En France également, le long des côtes vendéennes et bretonnes (...) ou à l'intérieur des terres. Le musée de la marine possède certains de ces ex-voto(s).

(Le nom masculin ex-voto était invariable en orthographe traditionnelle jusqu'en 1990, date à laquelle l'Académie Française a autorisé le « s » au pluriel. Ex-voto peut aussi s'écrire sans le trait d'union soit un exvoto, des exvotos. Source : La nouvelle orthographe en pratique de Dominique Dupriez.)

 

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 Bateau ex-voto fabriqué au 18e siècle à Saint-Leu d'Esserent, dans l'Oise. Il fut appelé « le bon Saint-Nicolas » par un marin anonyme. Copyright musée de la Marine.

 

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Saint-Nicolas et la magie des éléments

 

A l'instar des gnomes, des nains et des lutins, Nicolas est associé aux trésors souterrains. Il est invoqué près des mines, des puits et des rivières où l'on découvre des paillettes aurifères. Les concrétions minérales étranges, souvent considérées dans le folklore comme l'oeuvre du Diable (Old Nick), sont liées à sa mythologie; de même pour le sel (que l'on retrouve dans l'histoire du boucher), le cuivre et le nickel.

 

Le nickel fut découvert en 1751 et placé sous l'obédience de Nicolas, maître des passages et des richesses enfouies. Nicolaus désigne aussi un lutin facétieux, gardien des mondes chthoniens et des chemins qui s'enfoncent vers les profondeurs de la terre où se forment les métaux.

 

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Nicolas est un personnage magique, une sorte de Merlin voyageur dont les exploits s'enracinent dans les récits de veillée. Il peut « lever » le vent grâce à certaines incantations, changer les créatures animées en pierre, faire danser le feu sur l'eau, ouvrir les tumuli et briser les pierres scellées. Il est invoqué contre les tempêtes et les caprices de la météorologie. Son image et son nom ornent des bateaux miniatures qui font office de talismans. Il possède une clochette d'argent, instrument féerique, qui influe sur les cycles de la lune.

 

Patron des apothicaires, il dénoue la fièvre et les maladies humides autant que la peur. Des médailles à l'effigie du saint étaient placées sur le front des enfants pour faire tomber la fièvre et apaiser les cauchemars et les terreurs nocturnes.

 

Il est accompagné d'un Valet Noir et du Hans Trapp, à la fois lutin, ogre, elfe sombre et cyclope lié au monde de la houille, des carrières, des mines, des étangs et des tourbières.

 

Avec le Père Fouettard, il se transforme en un mystérieux Janus qui règne sur les éléments et peut consoler, sauver, guérir, protéger mais aussi affoler et « tuer » de manière initiatique.

 

Le Père Fouettard: double obscur de Saint-Nicolas

 

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Ce personnage rude, au visage souvent noirci, qui porte une baguette ou des verges trempées dans le vinaigre est connu dans l'est de la France sous le nom de « Père Fouettard ». Vêtu d'un grand manteau et coiffé d’un capuchon ou d’une cagoule, il a de grosses bottes et réprimande les enfants qui n'ont pas été sages pendant l'année. On commença à parler de lui au XVIe siècle.

 

D'après certaines légendes, il naquit à Metz en 1552, pendant le siège de la ville par les troupes de Charles Quint. Les messins auraient promené l'effigie de l'Empereur à travers les rues avant de la brûler et la dépouille noircie serait devenue, au fil du temps, cette inquiétante figure aux pouvoirs initiatiques, associée à la tournée de Saint-Nicolas.

 

D'après d'autres récits, le Père Fouettard serait un Maure venu d'Espagne ou le boucher qui avait mis les trois petits enfants au saloir.

 

Contraint d'expier sa faute en accompagnant Saint-Nicolas, il porte différents noms en fonction des pays qu'il visite.

 

En Alsace, on l'appelle communément Hans Trapp.

 

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 Hans Trapp, 1953, photographie issue de l'almanach de Wintzenheim.

 

En Belgique et aux Pays-Bas, on le nomme Zwarte Piet (Pierre le Noir) ; en Wallonie, Hanscroufe ou Jean le Bossu ; en Allemagne, Ruprecht ou Knecht Ruprecht mais aussi Pelznickel, Pelzruppert, Rasselbock, Pelzbock ou encore Bartel...

 

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Knecht Ruprecht

 

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Sur cette illustration du 19e siècle, Knecht Ruprecht suit le Christkindel (enfant de Noël) qui fut substitué par les théoriciens de la Réforme à Saint-Nicolas.

 

En Suisse, il est appelé Schmutzli ou Hansmuff (Jean qui fait la moue) ; au Luxembourg, Housecker ; en Autriche, Krampus...

 

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 Krampus

 

Le mot vient du haut-allemand « Krampen » qui signifie « griffes » ou « crochet ».

 

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Dans les régions alpines, Krampus est une sorte de diable indissociable de Saint-Nicolas. Traditionnellement, les jeunes hommes se déguisent en Krampus pendant les deux premières semaines du mois de décembre et plus particulièrement dans la soirée du 5 décembre. Ils parcourent les rues en compagnie d'enfants qui agitent des chaînes et des cloches.

 

Leurs costumes se composent de masques en bois, de peau de mouton et de cornes. Ces « démons » anciens et modernes ont pour fonction d'effrayer les passants et notamment les jeunes femmes, ce qui correspond à d'anciens rites de sexualité et de fécondité, à l'instar des Lupercales romaines.

 

Ainsi, des processions d'hommes masqués et portant des bâtons, guidés par le « vieux Saint Nicolas » et son diable de valet entraient dans les maisons pour forcer les femmes et les jeunes filles à danser voire à se frotter contre eux.

 

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Les cadeaux de Saint-Nicolas

 

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Dans les régions les plus froides, alors que les nuits dévorent de plus en plus la lumière du jour, ce personnage incontournable du folklore de l'hiver est attendu par les enfants. Sa venue coïncide avec le tintement d'une clochette d'argent et trois coups frappés à la porte. Il apporte des fruits, des jouets, une myriade de gourmandises (dragées, bonbons, personnages en chocolat, en massepain, en pain d'épices, männeles, petites brioches en forme d'animaux, pièces en chocolat recouvertes de métal doré...) et bénit les enfants sages avec sa crosse. Comme il sait lire au plus profond des coeurs, on ne peut rien lui dissimuler.

 

En France

 

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Saint-Nicolas est très fêté dans l'Est et le Nord de la France où il est encore plus attendu que le Père Noël. Le Père Fouettard qui l'accompagne est vêtu de noir. Il a le visage maculé de suie et porte un fagot. Il menace les enfants les plus turbulents de recevoir des coups de verges trempées dans du vinaigre, de dormir sur des bouts de bois, de grelotter toute la nuit, d'avoir le visage et les mains couverts de suie ou d'être enfermés au fond de la hotte du saint pendant toute une année... Il leur distribue surtout une trique (une branche de son fagot) en guise d'avertissement.

 

Les gestes d'aujourd'hui s'apparentent à ceux des enfants d'autrefois qui plaçaient des victuailles devant l'âtre sans oublier de laisser leurs chaussettes ou leurs souliers en évidence.

 

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Pour l'âne ou la mule que chevauche Saint-Nicolas, les enfants préparent de la nourriture (foin, paille, grain, carottes, sucre) qu'ils déposent, le soir du 5 décembre, devant les portes ou dans les jardins. Le 6 décembre au matin, ils trouvent les friandises (bonbons, pain d'épices en forme de bonhomme, orange...) déposées par Nicolas lors de sa tournée ou la fameuse trique du Père Fouettard.

 

En Alsace et en Lorraine, il frappe à la porte ou se glisse par la cheminée avec le Père Fouettard. Ils sont tous les deux de véritables « stars » dans les écoles mais ils visitent aussi les mairies, les hôpitaux, les maisons de retraite, les lieux associatifs...

 

Les enfants se réjouissent de découvrir les jouets apportés par le saint mais ils n'oublient pas que le Père Fouettard est « armé » d'un martinet. Les plus sages savourent une myriade de gourmandises dont le traditionnel gâteau en pain d'épices à l'effigie du saint. Les turbulents se régalent aussi mais Saint-Nicolas leur remet une lettre qui énumère leurs polissonneries de l'année et le Père Fouettard fait mine de les emporter dans sa hotte.

 

Parmi les friandises en vigueur, on trouve aussi des marrons glacés et des crottes de bique, bonbons de réglisse symbolisant les crottes de l'âne, initialement destinées aux enfants les plus agités.

 

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« Saint-Nicolas, mon bon patron

Apportez-moi des macarons

Des coups de bâton

Pour les garçons

Des mirabelles

Pour les demoiselles. » (Vieille chanson de Lorraine.)

 

Tous les ans, à Nancy, le défilé de la Saint-Nicolas est une manifestation des plus joyeuses qui s'accompagne de parades et d'un feu d’artifice.

 

A Saint-Nicolas-de-Port, où repose dans la basilique l'une des plus fameuses reliques du saint, (voir plus haut la référence au chevalier de Varangéville), est organisée une procession aux flambeaux.

 

Saint-Nicolas défile aussi à Metz où sa parade carnavalesque est illustrée par un feu d'artifice et différents concerts de musique traditionnelle. Et n'oublions pas tous les petits villages (qu'on ne peut évidemment pas citer tant ils sont nombreux) qui préparent des processions en son honneur.

 

Dans le Nord de la France, les Géants Traditionnels, émanations des forces ancestrales, dansent avec Saint-Nicolas et son cortège mystérieux.

 

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En Belgique francophone, Saint-Nicolas se déplace sur un âne ou une mule en compagnie du Père Fouettard, appelé aussi Hanscroufe (avec ou sans le « e »), alors qu'en Belgique néerlandophone, Sinterklaas chevauche un cheval blanc. Il arrive d'Espagne, dans la nuit du 5 au 6 décembre, pour déposer, dans les chaussettes ou les souliers des enfants sages, des friandises (figurines en chocolat, en massepain, agrumes, fruits confits, spéculoos à son effigie...) et des petits cadeaux. Selon la tradition, les enfants laissent leurs souliers devant la cheminée ou la porte d'entrée avec du sucre, du lait et une carotte pour la fidèle monture ; un verre de lait, de vin, de bière ou de peket (eau-de-vie traditionnelle obtenue à partir de farine de céréales telles que l´orge maltée, le seigle, le maïs et l´avoine et aromatisée aux baies de genévrier) pour le saint.

 

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Dans bien des pays, Saint-Nicolas est encore plus important que le Père Noël. Il vient vérifier, dans les écoles, si les enfants ont été sages et s'ils méritent de recevoir des cadeaux. Les enfants font des photos de classe en sa compagnie ou lui écrivent. Un service de la Poste reçoit les lettres et y répond.

 

Une coutume proche de celle du calendrier de l'Avent invite les enfants à placer, chaque soir, pendant plusieurs semaines, une paire de chaussons ou de souliers devant la porte d'entrée ou la porte de leur chambre. Chaque matin, les « petits anges » y découvrent un cadeau ou une friandise : personnage en chocolat, figurine en massepain, guimauves, fruits confits, clémentine ou orange...

 

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La Saint-Nicolas est aussi très fêtée dans les Universités de Belgique, de Suisse, du Luxembourg... où les friandises sont une institution. Les étudiants vont chahuter les lycéens et les collégiens à la sortie des cours et brandir des chopines aux feux rouges pour récupérer de l'argent dans le but de festoyer. Les beuveries sont légion, une amie belge rencontrée à la fac m'a raconté nombre de choses truculentes à ce sujet, sans omettre les débordements !

 

Saint-Nicolas emprunte différents moyens de locomotion. Il voyage à dos de mule, d'âne, sur un cheval normal ou féerique (que l'on peut rapprocher de Sleipnir, la monture du dieu nordique Odin), sur un bateau, dans un carrosse et même en hélicoptère.

 

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Odin et Sleipnir, 1901, par John Bauer (1882-1918), peintre et illustrateur suédois.

 

Aux Pays-Bas

 

Dans le folklore néerlandais, Saint-Nicolas alias Sinterklaas ou Sinterclaas chevauche un cheval blanc et distribue les cadeaux dans la nuit du 5 au 6 décembre.

 

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Une quinzaine de jours avant sa fête, il traverse la mer sur un bateau à vapeur appelé « pakjesboot » (le bateau des petits paquets). Zwarte Piet (Pierre le Noir), serviteur à la peau noire arborant des vêtements colorés, l'accompagne dans sa tournée de quête. Ils sont parfois rejoints par des assistants lutins qui multiplient les facéties. Ils apportent dans les foyers des betteraves à sucre et du charbon pour propager la chaleur et la prospérité et cachent les cadeaux dans les maisons ou dans les jardins. Des poèmes aux allures de boutades y sont souvent accrochés. La soirée du 5 décembre est d'ailleurs appelée « Pakjesavond » ou soirée des paquets-surprises.

 

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Zwarte Piet fut introduit en 1845 dans un récit intitulé Saint-Nicolas et son serviteur, écrit par un maître d’école néerlandais nommé Jan Schenkman. Illustration du XIXe siècle.

 

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En Allemagne, Niklaus descend des étendues célestes dans une luge remplie de friandises et de cadeaux. Accompagné de Knecht Ruprecht, la version germanique du Père Fouettard, il dépose, dans la nuit du 5 au 6 décembre, du chocolat, des fruits (mandarines, pommes, oranges, noix, noisettes) et des petits objets en bois dans les chaussures des enfants. Dans certaines régions (Hanovre, Westphalie), il ressemble à un lutin. On le nomme Klas ou Bullerklas.

 

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En Autriche, Saint-Nicolas (Nikolo ou Niglo dans les régions de l’Est et Santaklos ou Klos dans le reste du pays) mène des défilés, le soir du 5 décembre, accompagné de créatures issues des enfers et du mystérieux diable noir nommé Krampus que j'ai présenté plus haut.

 

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Carte postale, 1901.

 

Il demande aux enfants de réciter des comptines et/ou des prières et leur offre des cadeaux, des friandises et des fruits : clémentines, pommes, oranges, noix. Si les enfants ne savent pas quoi dire, Krampus et ses serviteurs démoniaques font mine de les conduire aux enfers en les plaçant dans une hotte maléfique, le Buckelkraxen.

 

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Pendant la parade, les serviteurs de Krampus, figures carnavalesques reconnaissables à leurs vêtements de fourrure décorés de grelots, leurs fagots, leurs cornes et leurs masques d'effroi, poursuivent rituellement la foule en agitant des bâtons et des chaînes.

 

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Cette image appartient à la collection de Charles Fréger, photographe français auteur d'un magnifique ouvrage qui s'intitule Wilder Mann ou la figure du Sauvage. Krampus et ses avatars mystérieux l'ont particulièrement inspiré. Voici l'adresse de son site : http://www.charlesfreger.com

 

Dans certaines régions d'Autriche, de mystérieux personnages appelés Schabs, vêtus de costumes de paille décorés de grelots et portant de longues antennes sur la tête se livrent, armés de fouets, à des jeux rituels. Les claquements du fouet ont pour fonction de repousser les démons de l'hiver.

 

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Le Saint-Nicolas luxembourgeois, alias Kleeschen, arrive en bateau ou dans un carrosse tiré par des chevaux blancs. Il est accompagné du Housecker (Père Fouettard), un petit homme qui ne montre pas son visage. Il porte un vêtement gris ou noir à capuche d'où émergent parfois des cornes. Il transporte une hotte ou un sac rempli de brindilles crépitantes, les « ruten » dont il « honore » les enfants turbulents. Deux semaines avant le 6 décembre, les enfants déposent, avant d'aller se coucher, un de leurs chaussons devant la porte d'entrée. S’ils ont été sages, une gourmandise les récompensera au matin et s’ils se sont mal comportés, ils ne pourront échapper à la brindille.

 

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En Suisse

 

Saint-Nicolas est très aimé en Suisse et célébré, dans plusieurs cantons, par des défilés nocturnes. Les Iffeltrager portent de grosses lampes en forme de mitres, ils mènent les défilés et guident les participants qui agitent des grelots et des cloches. Ils se réunissent autour d'un « souffleur de cor » et de personnages qui arborent des masques lumineux.

 

Les Klaüse portent des aubes blanches et soutiennent des mitres de taille impressionnante, ornées de figures découpées d'où émane un éclairage traditionnel.

 

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Image trouvée sur le site MySwitzerland.com

 

Dans ces processions joyeuses, on rencontre parfois des Silvesterklaüse ou « Nicolas de la Saint-Sylvestre », incarnations d'anciens esprits feuillus qui sont des messagers entre les mondes et composent la cour du Green Man, seigneur de la végétation.

 

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Wilder Mann par Charles Fréger

 

Leurs costumes sont agrémentés de matières végétales : brindilles, mousses, pommes de pin, glands, feuilles et baies de houx, champignons, aiguilles de pin, arabesques de lierre...

 

A travers ces personnages énigmatiques et ces rituels variés, nous ressentons la complexité d'une fête qui s'enracine au plus profond des âges et que Saint-Nicolas, l'initiateur, a fait parvenir jusqu'à nous. Il « accepte » donc volontiers que les parents l'utilisent comme une autorité sacrée.

 

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Les parents dressent, pendant l'année, une liste comprenant les bonnes et les mauvaises actions de leurs enfants et font venir, en décembre, Nicolas et son alter ego sombre chez eux. Nicolas distribue les cadeaux, les fruits et les friandises que les parents ont préparé. Il fait promettre aux garnements de bien travailler à l'école et de s'améliorer dans tous les domaines.

 

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La Saint Nicolas fut abolie dans plusieurs pays d'Europe après la Réforme (XVIe siècle) mais elle survécut aux Pays-Bas pendant des décennies. Au XVIIe siècle, les traditions néerlandaises s'implantèrent aux États-Unis lors des arrivées massives d'immigrants. Les Hollandais fondèrent la colonie de Nieuw Amsterdam qui devint New York en 1664 et le traditionnel Sinter Klaas néerlandais devint Santa Claus, le Père Noël, qui accomplit sa tournée dans la nuit du 24 décembre.

 

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La marque Coca Cola modela son apparence et le fit connaître d'un large public mais elle n'a en aucun cas créé le débonnaire personnage à barbe blanche. Il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur de nombreux sites qui interprètent très mal les récits de folklore et l'histoire des traditions populaires.

 

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Saint-Nicolas est un être mystérieux qui chevauche, dans de nombreux récits, un cheval blanc féerique et apporte, de maison en maison, des cadeaux, des fruits, des petits cochons en massepain, des figurines en chocolat, en spéculoos et en pain d'épices. Son bestiaire magique est constitué de porcs, de cerfs, de coqs, de lièvres, de chevaux et de poules, animaux pâtissiers substitués aux animaux autrefois sacrifiés pour apaiser la faim des créatures hivernales.

 

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Image Saveurs croisées.com

 

Les gourmandises à son effigie sont associés à des sapins, des étoiles, des cœurs, des lunes et des soleils et témoignent de l'importance de son culte populaire.

 

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Ces « douceurs » s'accompagnent irrémédiablement de cadeaux à rebours, délivrés, comme nous l'avons vu précédemment, par un alter ego « démoniaque », héritier de l'Orgos celtique, sorte d'Ogre primordial et gardien de la porte des Enfers qui est un écho du roi de Samain/Halloween (comme je l'ai déjà évoqué, le folklore de Samain/Halloween est intimement lié à celui de la Saint-Nicolas, de Noël et de la Saint-Sylvestre. Les portes s'ouvrent entre les mondes et des êtres mystérieux, ambivalents, initiatiques font irruption dans l'espace-temps humain...)

 

Cet Orgos aux cornes de bouc-démon est celui qui réprimande, de manière initiatique, et la face plutonienne du Nicolas qui distribue les cadeaux. On oscille donc constamment entre deux êtres, l'un débonnaire, rassurant et protecteur et l'autre au visage couleur de suie qui émane des mondes chthoniens, des profondeurs de l'inconscient, des peurs inhérentes au monde de la nuit.

 

Nicolas et son valet noir

 

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Il existe autour du Valet Noir de Saint-Nicolas une polémique qui reflète une problématique de notre époque, celle qui consiste à dévoyer le sens des symboles et à vouloir les inscrire à tout prix dans la modernité, avec ce que cela comporte d'inapproprié. Certains voudraient faire interdire la Saint-Nicolas sous prétexte que le voyageur à barbe blanche serait raciste. C'est un débat dans lequel je n'ai pas envie de m'attarder tant je le trouve absurde. Autant je m'insurge contre l'ignominie de certains propos et attitudes racistes et délétères dans un monde qui aurait bien besoin d'apaisement, autant je ne comprends pas cette lecture restrictive et cette condamnation à tout crin des symboles anciens. Les personnages « noirs » sont des initiateurs. Ils sont associés aux secrets des mondes légendaires et gardent les portes qui mènent à de mystérieuses réalités. Qui plus est, les assistants de Saint-Nicolas passent souvent par la cheminée et sont couverts de suie. Les caricatures sont ce qu'elles sont, pas toujours très « heureuses », mais vouloir changer le sens des symboles est pure ineptie... Certains ont essayé mais ces modifications n'ont pas été bien perçues par les enfants et leurs parents, comme en ont témoigné différents journaux et sites de presse locale.

 

 

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Saint-Nicolas, la fête des jeunes hommes célibataires

 

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Autrefois, à la Saint-Nicolas, les jeunes filles qui avaient coiffé Sainte-Catherine offraient aux garçons célibataires des bonnets décorés, des bouquets de fleurs naturelles ou artificielles, des souhaits brodés sur des petits morceaux de tissu, une écharpe, une cravate ou une pipe. Le dimanche suivant la Saint-Nicolas, des bals pour célibataires étaient organisés.

 

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Comme la Sainte-Catherine, la Saint-Nicolas est propice à la réalisation des vœux d'amour. Les saints et les saintes du cycle de l'Avent sont associés à la magie populaire amoureuse et reçoivent, à l'instar des divinités du paganisme, les prières et les vœux destinés à rencontrer l'âme sœur... ou pas !

 

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(Elle m'a fait bien rire cette carte qui détourne le thème des trois petits garçons enlevés par le boucher...)

 

D'après une ancienne légende, un homme avait trois filles en âge de se marier mais en raison de son extrême pauvreté il ne pouvait assumer le paiement de leur dot. Les jeunes filles furent alors contraintes de se prostituer. Le matin de leur départ vers leur sombre destinée, le père découvrit une bourse remplie d'or, de provenance mystérieuse, qui lui permit de nourrir sa famille et de payer la dot de la fille aînée. Le lendemain, l'apparition d'une seconde bourse lui permit d'honorer la dot de sa deuxième fille. Le troisième jour, il surprit Saint-Nicolas qui déposait l'argent près de la cheminée. Le saint lui demanda de ne rien dévoiler mais le père ne put garder le secret. Les prières à Nicolas se multiplièrent, les jeunes filles se marièrent et la famille fut heureuse.

 

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Saint-Nicolas unit les coeurs et les corps. Il est considéré comme un saint phallique dans de nombreuses régions de France. Plusieurs « rochers Saint-Nicolas » répartis le long des vieilles voies telluriques étaient réputés favoriser la fécondité. Les femmes y accomplissaient des rituels de frottement et de glissade. Les couples s'y rendaient (et s'y rendent encore) pour y faire l'amour en fonction des phases de la lune.

 

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Dictons et proverbes de la Saint-Nicolas

 

Ils sont la plupart du temps associés au mariage et à la météorologie.

 

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Saint Nicolas marie les filles avec les gars.

 

Patron des filles, saint Nicolas,

Mariez-nous, ne tardez pas.

 

Saint Nicolas fait les bons mariages,

Guérit de la fièvre et de la rage.

 

A la Saint-Nicolas, les jours sont les plus bas.

 

L'hiver est souvent là, à la Saint-Nicolas.

 

Neige à la Saint Nicolas donne froid pour trois mois.

 

Nouvelle lune à la Saint Nicolas, dans les champs c'est du verglas.

 

Le jour de Saint-Nicolas

De décembre est le moins froid

Mais si Nicolas plume ses oies (neige)

L'hiver est bien là.

 

Si le ciel rougeoie au coucher du soleil, saint Nicolas cuit ses gâteaux.

 

S'il neige à la Saint-Nicolas, beaucoup de neige en hiver tombera.

 

Pluie à la Saint-Nicolas, le vignoble gèlera.

 

De la sève après la Saint-Nicolas, un hiver sans force viendra.

 

De la pluie à la Saint-Nicolas, un hiver sévère et cruel viendra.

 

L'hiver serait-il outremer, Vient à Saint-Nicolas parler.

 

On invoque Saint-Nicolas pour attirer l'amour, la chance, la prospérité, pour repousser les forces de la nuit mais aussi pour conjurer le désespoir, comme en témoigne la Légende du Sire de Réchicourt

 

Emprisonné par les Sarrasins en Turquie alors qu'il se rendait en Palestine pour prendre part aux Croisades, le seigneur de Réchicourt se morfondait dans sa prison, persuadé que ses proches l'avaient oublié. Chaque soir, pendant des années, il pria Saint-Nicolas et un cinq décembre, au milieu de la nuit, il fut brusquement réveillé. Il grelottait dans ses haillons et s'aperçut qu'il ne se trouvait plus dans son sinistre cachot mais devant l’entrée de l’église de Saint-Nicolas-de-Port, en Lorraine. Saint-Nicolas fut ensuite considéré comme le patron des prisonniers.

 

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Les friandises de la Saint Nicolas

 

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Image du net

 

Les facétieux männeles, incarnations gourmandes des esprits du froid... Ces petits hommes de pâte fine épicée ou briochés aux yeux de sucre, de raisin ou de chocolat sont aussi des objets rituels, réputés chasser les démons, faire tourner la chance favorablement, éparpiller les ombres et les peines de l'hiver...

 

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 Image trouvée sur bloc.com (si elle « appartient » à une personne qui désire que je la retire, je le ferais).

 

Spéculoos moulés

 

La tradition qui consiste à les offrir est indissociable des festivités de la Saint-Nicolas. Des moules sont d'ailleurs fabriqués pour la circonstance.

 

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Pour contempler et commander de jolis moules, vous pouvez vous rendre sur le site Arts et Sculpture, je le précise car plusieurs amies m'ont demandé si je connaissais un endroit. Je ne suis pas « intéressée », j'ai trouvé ce lieu en passant...

 

L’étymologie du nom « spéculoos » est discutée par les spécialistes. Certains pensent qu'il est issu du latin « species » signifiant « épices » ou de «spéculum » qui désigne le miroir. Le spéculoos pourrait alors représenter le reflet d’un personnage dans un miroir. Pour d’autres, spéculoos dérive de « speculator » : l'évêque. Il existe aussi un gâteau hollandais, le « spéculaas », datant du 17ème siècle et contenant beaucoup d'épices.

 

Les spéculoos sont une alchimie de farine, d'eau ou de lait, de cassonade (on utilise aussi de la vergeoise, de la mélasse voire du miel), de beurre doux, de levure chimique et d'épices (cannelle, gingembre, quatre épices, cardamome et anis). A chacun d'exprimer sa gourmandise et sa créativité.

 

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 Banketletter, photographie trouvée sur le site de la pâtisserie Kwekkeboom (Amsterdam).

 

Les Banketletters sont des rouleaux de pâte feuilletée, fourrés avec de la crème d'amandes et façonnés en forme de lettres. Ils constituent un incontournable alphabet gourmand comme en témoigne le tableau ci-dessous.

 

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 Nature morte aux lettres feuilletées, 1615, par Peter Binoit (1589-1632). Museum Amstelkring. Photo C. Myers.

 

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Les petites poupées ou figurines en pain d'épices appelées « taai-taai pop » sont très prisées aux Pays-Bas. Image Bankeletters.nl.

 

Les gourmandises de la Saint-Nicolas sont nombreuses et variées : on savoure des pepernoten ou « noix de poivre » (petits biscuits ronds constitués d'une pâte à base d'épices, de la taille d'une noix), des strooiged ou « bonbons pour jeter » (on les lance sur les gens pour leur porter chance), des figurines à l'effigie du saint en chocolat, spéculoos, sucre, pain d'épices, massepain..., des animaux en sucre ou en pâte d'amandes (les plus répandus sont les petits cochons roses, réputés apporter la chance et la prospérité), des lettres et des mots en chocolat héritiers des « banketletters », des pièces en chocolat recouvertes de métal doré, du chocolat chaud aux épices et/ou à la Chantilly...

 

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Sources et Bibliographie

 

COUSSÉE, Bernard : Histoire, mythe et légende. CEM éditions, 1999.

 

LECOUTEUX, Claude : Introduction à l'étude du merveilleux médiéval. Études germaniques, 1981.

-Nicchus-Nix. Euphorion, 1984, pp. 280-288.

 

LEMPEREUR, Françoise : « À la rencontre des Sylvesterklaüse » dans Tradition wallonne, revue annuelle de la Commission royale belge de Folklore, t. 3, 1986, pp. 113-124.

 

LEVI-STRAUSS, Claude : « Le Père Noël supplicié » dans Les Temps modernes, 7e année, n° 77, mars 1952.

 

MATZEN, Raymond : Proverbes et dictons d'Alsace. Rivages, 1987.

 

MÉCHIN, Colette : Saint Nicolas. Fêtes et traditions populaires d'hier et d'aujourd'hui. Paris : Berger-Levrault, 1978.

 

REY-FLAUD, Henri : Le Charivari. Les rituels fondamentaux de la sexualité. Paris : Payot, 1985.

 

REVELARD, Michel : Fêtes et traditions masquées d'Autriche. Binche, Musée international du Carnaval et du Masque, 1987.

 

TROXLER, H.J. : Proverbes d'Alsace. Éditions du Bastberg, 1977.

 

VAN GENNEP, Arnold : Manuel de folklore français contemporain. Paris : Picard, 1947. 4 volumes.

 

WALTER, Philippe : Mythologie chrétienne, fêtes, rites et mythes du Moyen Âge. Éditions Imago, 2003/2005.

-La Mémoire du temps : fêtes et calendriers de Chrétien de Troyes à La Mort Artu. Paris, 1989.

 

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Amusons-nous, pour finir, avec cette chanson de Jacques Dutronc que j'adore...

 

La Fille Du Père Noël (ou quand le Père Noël et Saint-Nicolas se confondent...)

 

« Je l'ai trouvée au

petit matin

Toute nue dans mes grands souliers

Placés devant la cheminée

Pas besoin de vous faire un dessin

 

De battr' mon cœur s'est arrêté

Sur le lit j'ai jeté mon fouet

Tout contre elle je me suis penché

Et sa beauté m'a rendu muet

 

Fatigué j'ai la gueule de bois

Toute la nuit j'avais aidé mon père

Dans le feu j'ai remis du bois

Dans la ch'minée y avait pas son père

 

C'était la fille du Père Noël

J'étais le fils du Père Fouettard

Elle s'appelait Marie Noël

Je m'appelais Jean Balthazar

 

Je prends la fille dans mes bras

Elle me dit mais non Balthazar

Ne fais donc pas le fier à bras

Je suis tombée là par hasard

 

Toute la nuit j'avais fouetté

A tour de bras les gens méchants

Toute la nuit elle avait donné

Des cadeaux à tous les enfants

 

C'était la fille du Père Noël

J'étais le fils du Père Fouettard

Elle s'appelait Marie Noël

Je m'appelais Jean Balthazar

 

Descendue chez moi par erreur

Elle était là dans mes souliers

Et comm' je ne pouvais prendre son coeur

Je l'ai remise sur le palier

 

C'était la fille du Père Noël

J'étais le fils du Père Fouettard

Et elle m'a dit d'une voix d'crécelle

Bye bye au hasard Balthazar

 

C'était la fille du Père Noël

J'étais le fils du Père Fouettard

Elle s'appelait Marie Noël

Je m'appelais Jean Balthazar... »

 

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Je vous souhaite de belles fêtes, merci de votre fidélité, amicalement vôtre !

Plume

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Publié le par maplumefee
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En cette journée d'été, les visiteurs se prélassent à l'ombre des palmiers, autour du bassin octogonal du Jardin du Luxembourg. La scénographie est dominée par le palais (actuel Sénat), rêve florentin de la reine Marie de Médicis (1575-1642) construit, à partir de 1615, par l'architecte Salomon de Brosse (1571-1626)).

 

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Ravis de faire voguer sur l'eau claire ces modèles réduits de bateaux, les enfants participent avec une énergie communicative à des régates pleines de poésie.

 

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Depuis presque deux cents ans, ces voiliers miniatures font la joie des promeneurs et des collectionneurs. Leur renommée ne saurait faiblir.

 

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Photo de 1946.

 

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Photo Gallica.bnf.fr

 

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L'aventure des petits voiliers débuta en 1830.

 

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Vieille dame louant des voiliers miniatures en 1900.

 

Elle se poursuivit dans les années 1920 lorsque Clément Paudeau, serrurier-forgeron et passionné de modélisme, originaire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, décida de louer, pour quelques sous, des bateaux créés par ses soins.

 

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Les époux Paudeau posent devant le bassin du Luxembourg.

 

Bricoleur dans l'âme, Clément Paudeau travaillait dans l'industrie ferroviaire à Paris et connaissait très bien les bateaux. Il avait navigué sur des « canots sardiniers vendéens » et sur un « contre-torpilleur pendant la guerre d'Indochine ».

 

D'après Jean-Rémy Couradette, auteur avec Daniel Gilles de l'ouvrage intitulé Les petits bateaux du Luxembourg, « Clément Paudeau privilégiait le cotre aurique. Un bateau muni d'un foc, et d'une grand-voile trapézoïdale surmontée d'une voile de flèche. Un gréement très répandu sur les canots vendéens du XXe siècle... » Non symétrique, une voile aurique présente toujours le même bord d'attaque au vent.

 

Avec des matériaux de récupération et une passion qui faisait écho à celle de son mari, Madame Paudeau cousait les petites voiles à la main.

 

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Source Gallica.bnf.fr

 

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 Paul Michel Dupuy (1869-1949), Enfants faisant naviguer des petits voiliers sur le grand bassin du Luxembourg.

 

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Chromolithographie réalisée pour les chocolats Perron. Image Delcampe.

 

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Bonheur d'enfance au Luxembourg. Photographie de R Schall, agence Roger Viollet, (musée Carnavalet).

 

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La flottille constituée par Clément Paudeau était destinée à fendre sans encombre les eaux claires du bassin.

 

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Les coques sont évidées et la quille très lestée afin d'obtenir une stabilisation optimale.

 

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Pierre, le fils de Clément Paudeau, grand-oncle de Jean-Rémy Couradette, co-auteur du livre que j'ai cité plus haut, reprit l'affaire familiale en 1929. Il avait l'habitude de traverser le jardin, à toutes saisons, en poussant sa charrette remplie de petits bateaux.

 

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L'affaire est toujours florissante et gérée par un amoureux du savoir-faire de la famille Paudeau.

 

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Eugène Atget (1857-1927), La location des petits bateaux en 1898.

 

Depuis 1946, l'entreprise vendéenne Tirot, spécialisée dans la fabrication de sabots en bois, crée des répliques de voiliers. Dotées de coques évidées en bois de hêtre, de « quilles lestées de plomb et de voiles tout coton », elles font la joie des collectionneurs. Ces répliques ont été inscrites au patrimoine immatériel de l'Unesco.

 

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Photographie de Jules Séeberger (1872-1932)

 

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Merci pour vos gentils petits mots, bonnes vacances et gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #crises, #petits, #pomponnette, #printemps, #semaine

 

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Chers Aminautes, le Printemps s'est épanoui dans une symphonie de couleurs chatoyantes. La Nature nous offre une vague de boutons veloutés, de dentelles rosées, de pampilles odorantes et l'air sucré attise le désir de promenade. Avec ces différentes nuances, je veux vous souhaiter une belle semaine ensoleillée et vous remercier, très chaleureusement, pour vos vœux d'anniversaire. J'ai beaucoup apprécié les messages déposés sur mon blog, les mails, les cartes postales, les fleurs reçues et la myriade de petits cadeaux qui ont voltigé jusqu'à ma boîte aux lettres... Merci beaucoup!

 

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Merci également d'avoir pris de mes nouvelles. Je suis encore secouée par les crises d'épilepsie survenues après la semaine de Pâques. Mes hématomes se résorbent, mes veines cicatrisent, j'ai moins de « black out » oculaires mais je sens que les prochaines crises ne vont pas tarder. J'ai -hélas- trop de pratique en ce domaine pour ne pas savoir quand le mal s'apprête à refaire surface... Nombre d'entre vous s'inquiètent pour moi et j'en suis très touchée. Vous m'avez témoigné votre amitié, je vous assure de la mienne et je vous adresse, avant d'écrire de nouveaux articles, un bouquet de pomponnettes... ces petites pâquerettes moutonnantes que j'aime tant !

 

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Élégant cultivar de la petite fleur blanche et dorée qui investit nos pelouses aux beaux jours, la pâquerette« pomponnette » est une bisannuelle de la famille des Astéracées. Elle se caractérise par des feuilles vert vif disposées en rosette et de jolies efflorescences en forme de pompons chatoyants. Elle fleurit « timidement » en automne et se développe surtout de mars à mai. Elle décore les bordures, les massifs et les jardinières, garnit les corbeilles de baptême ou de fiançailles et permet de composer de séduisants bouquets. Elle se marie fort bien avec les muscaris, les tulipes, les jacinthes et les narcisses.

 

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Je vous souhaite une agréable semaine ensoleillée. Prenez soin de vous. Gros bisous !

 

Je reviens au rythme de mes possibilités...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bois, #diablada, #jardin, #musee, #petits

 A l'ombre de la Tour Eiffel, ce bâtiment élaboré par l'architecte Jean Nouvel vient de fêter ses cinq ans. Projet cher à Jacques Chirac, consacré aux Arts et aux Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, il contemple la Seine et se dévoile à travers la végétation, le verre et le bois. Son ossature est la rencontre, sur pilotis, de structures unies par des passerelles.

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La façade « verte » du musée.

 

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La palissade de verre.

 

3-CendetParisBoit1Boîtes et pilotis.4-CendetParisBoit2

 

5-CendetParisOmbresAngJeux de formes et de matières...pour Antoinette!

 

Le musée se love dans un jardin luxuriant, peau végétale qui accueille le visiteur. Conçu par le paysagiste Gilles Clément, cet espace secret est composé d'herbes hautes et de sentiers, de petites collines et de bassins chatoyants. On y rêve, on y flâne, on s'y restaure. Des concerts, des conférences et des spectacles se succèdent dans le théâtre ouvert.

 

6-CendetParisjardinchemin

7-CendetParisjardincarrefour

 

 

8-CendetParisjardinroulotteUn petit air bohème pour savourer l'été...

 

9-CendetParisCafeUn café et quelques douceurs?

 

10-CendetParismaraishabitantsLes petits habitants du jardin...

 

 

A l'intérieur, tout stimule notre âme d'explorateur...

La « rampe »: un chemin qui serpente en spirale depuis l'entrée et nous emmène vers les collections.

Les immenses totems originaires des Amériques, les masques et les tapas océaniens, les fétiches africains, les peintures aborigènes, les somptueuses tentures et les costumes d'Asie, l'extravagante Diablada d'Oruro, une danse traditionnelle des Andes...

 

 

11-CendetParisTambours Tambour Drum (Côte d'Ivoire, fin du 19e siècle).

 

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  Le Totem du Mât de l'Ours (Canada, Colombie Britannique, vers 1880, bois de cèdre).

 

14-CendetParisdiablada   15-CendetParisOurspeluche

  Personnages de la Diablada d'Oruro (Diable, Diablesse et Ours).

 

 

Des installations multimédias et des bornes de consultation permettent de visionner de nombreux films d'archéologie et d'anthropologie.

 

Dans le Salon de lecture Jacques Kerchache et dans la Médiathèque, chacun peut donner libre cours à son envie d'apprendre et poursuivre son voyage à travers une riche documentation.

 

Dans la Librairie, on trouve une sélection fort alléchante de livres, de revues, de cartes, d'affiches, de CD, de DVD, de tissus, de jouets et de petits objets. En levant les yeux, on peut contempler de belles peintures aborigènes.

 

 

16-CendetParisjardinbatMusée, jardin, forêt...

 

 

17-CendetParisRoseauxRoseaux et reflets...

 

 

18-CendetParisTourEiffel La Tour Eiffel, en venant du musée...

 

Référencement sur http://www.etoile-blog.com

Plume4

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bal, #magie, #noel, #petits, #vitrines

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Chers amis, je vous souhaite un beau mois de décembre et je vous remercie pour vos nombreux petits mots et vos messages de soutien.


Mon état de santé ne me permet plus de continuer à écrire aussi assidûment et de gérer mon blog comme je le voudrais. Malgré mon enthousiasme et le plaisir que j'éprouve à partager le fruit de mes recherches, je dois me reposer, autant que faire se peut, avant que lésions inflammatoires, névralgies chroniques et hémorragies ne prennent l'ascendant sur l'énergie qu'il me reste.


Sachez que je pense bien fort à vous. Je viendrai vous voir chaque fois que je le pourrai et, dès que j'en serai capable, j'écrirai de nouveaux articles.


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Je vous embrasse et je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année.


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Avec cette fleur de prospérité, de bonheur et d'amitié...


Cendrine


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Mais avant de vous quitter, je veux vous offrir quelques zestes de magie hivernale...


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Magie des voeux qui vont chevaucher les nuages jusqu'à la demeure du Père Noël, dans les flamboyantes nacres du Cercle Polaire...


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Magie des vitrines de Noël...


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Vitrines des grands magasins du boulevard Haussmann qui attirent, depuis des décennies, les passants de tous âges...


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« Inspirations Parisiennes » glamour des vitrines du Printemps.


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Un rouge souverain pour une robe au charme exquis. Félicitations aux petites mains qui ont apprêté ces princesses miniatures pour un bal très parisien!


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(Image Ykone.com)


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Soixante quatorze poupées évoluent dans des tableaux « Haute Couture », réminiscences du Théâtre de la Mode, tournée internationale de mannequins miniatures qui fut organisée, entre 1945 et 1946, par les maisons parisiennes, rudement éprouvées par la Seconde Guerre Mondiale.


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Robert Ricci, le fils de la couturière Nina Ricci, eut l’idée de présenter des petites poupées pour économiser les frais de tissu et faciliter le transport des collections. De célèbres joailliers, comme Cartier et Van Cleef and Arpels, réalisèrent pour l'occasion des accessoires miniatures et, après une tournée en Europe, le Théâtre de la Mode traversa l’Atlantique pour être présenté à New York. Il est exposé aujourd'hui au Maryhill Museum of Art.


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Sous la griffe de Dior, les vitrines du Printemps célèbrent la magie des lieux emblématiques de la capitale, dans une atmosphère rêveuse et enneigée... Un bal masqué, une patinoire sous la Tour Eiffel, un jardin d'hiver, le Café de la Gare, les toits de Paris, une fête foraine, un voyage en ballon... les élégantes sont mises en scène, avec humour et poésie, dans des saynètes aux couleurs chatoyantes.


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Du rouge passion à foison...


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Des tenues vaporeuses...


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Des gourmandises hypnotiques!


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Du romantisme et du mystère...


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La belle et la bête...


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Des ornements enchantés...


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Une licorne des neiges dans un palais de bulles de cristal...


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Des muses écarlates sur un lit de poudreuse...


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Quintessence de féminité...


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Et secrets élixirs...


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Rêve de princesse en figure de proue...


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Aux Galeries Lafayette, nous découvrons « Le Bal du Siècle », un ensemble de douze vitrines imaginées par Louis Vuitton pour célébrer le centenaire de la coupole du grand magasin. Elles se présentent comme une ode au voyage et sont peuplées de majorettes et d'animaux exotiques qui arborent de célèbres produits de la marque.


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Hormis les jolis visages de ces poupées, cet étalage de luxe n'est pas ma tasse de thé...


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Mon âme d'enfant s'est sentie désorientée de ne pas retrouver l'imaginaire de Noël... Elle n'a pas été la seule!


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Des animaux exotiques et polaires composent un singulier bestiaire. Ils jouent le rôle d'ambassadeurs pour ce florilège de créations très onéreuses...


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La Quatrième Dimension de Noël!!!


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Il était une fois un ours blanc métamorphosé en fashion victim...


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La douceur et le charme d'un bal en tenue baroque...


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Des amoureux déjà prêts pour la Saint-Sylvestre...


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Pas facile de capturer l'image entre deux jeux de reflets mais je m'amuse de cette « incertitude » artistique...



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Le carrosse de Cendrillon, luxuriante citrouille aux spires d'or qui envoûte l'imagination des petits et des grands...



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En cette fin d'année 2012, les princesses et les héroïnes de contes de fées sont à l'honneur. Cendrillon, Blanche-Neige, Belle, Aurore, Raiponce ont investi les vitrines de la rue de la Chaussée d'Antin.


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L'horloge de Cendrillon marque les douze coups de minuit... comme en suspension dans l'atmosphère...


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Petite fouineuse


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Blanche-Neige et Simplet dans la forêt enchantée.


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Belle au bal des mystères et des métamorphoses.


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Aurore dans ses somptueux atours... Dommage qu'à l'instar de Belle et de Raiponce elle ait perdu la tête...


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Raiponce et la légende des cheveux d'or...


Arrêtons-nous un instant, sous la coupole centenaire des Galeries Lafayette, pour contempler un arbre de Noël paré comme un vaisseau de lumière.


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Au-dessus d'un lustre monumental, composé de 5000 étoiles en cristal facetté, ce sapin de 21 mètres de hauteur semble surgir, tout scintillant, des forêts de l'Ancien Monde. Aux aiguilles de cet arbre royal s'agrippent de superbes cristaux, créations de Swarovski, la « maison au cygne ».


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Grâce à de subtils jeux de lumière, les couleurs de ces cent vingts ornements varient du blanc au bleu, en passant par le jaune, le rouge et le violet.


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Au faîte du géant, pulse un bijou féerique...


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Une étoile des glaces qui aimante le plus petit frisson de lumière...


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La mise en scène fait des étincelles mais attention, tout ce qui brille n'est pas or! La magie des fêtes réside dans notre capacité à nous émerveiller des petits riens, des ornements de bric et de broc que la vie nous offre... Je me retire des splendeurs de ce théâtre en vous souhaitant, à nouveau, un très beau mois de décembre.


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Je vous embrasse bien fort!


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #petits, #place, #sous, #voeux

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Janvier s'est éveillé dans une farandole de souhaits chatoyants.

 

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Je vous remercie pour vos attentions et vos charmants petits mots, déposés sur les pages de mon blog. Merci également à ceux qui m'ont envoyé des cartes et des mails chaleureux.


En vous réitérant mes voeux de bonheur et d'excellente santé, je vous invite à prolonger la magie des fêtes, avec des images glanées en décembre, dans les rues de Paris.

 

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Autour de la place Vendôme, ont jailli des arborescences féeriques, des filaments mystérieux et des bouquets ardents.

 

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Le décorateur évènementiel Julien Septanil a orchestré cette scénographie de lumière appelée « Promenade dans la forêt enchantée ».

 

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Je contemple ces braises d'or, pétillantes dans l'écrin de la nuit, en songeant à mon aminaute Isa-Marie qui les aime tant. Son blog, Grelinette et Cassolettes, est un concentré de délices, de convivialité et de raffinement...

 

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A Châtelet les Halles, dans l'effervescence de décembre, a surgi un arbre étoilé de bleu et d'argent: le sapin des voeux, pièce maîtresse d'une poétique mise en scène.

 

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Sous le patronage de l'Unicef, en échange d'un don destiné à protéger l'enfance en danger, les passants pouvaient inscrire leurs voeux sur une étoile en carton. Et chaque petit bout d'espoir était suspendu aux branches de l'arbre géant.

 

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Des souhaits qui, je l'espère, se réaliseront...

 

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Des petits mots facétieux!

 

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« Je voudrais avoir une bonne moyenne en anglais, pour une fois, s'il vous plaît! »

 

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Le rêve sans frontières et le bonheur d'accueillir une année toute neuve...


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Étoiles au chant de vie, satinées de bienveillance...

 

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Arbre qui se nourrit de songes et de voeux, « moderne » émanation de rituels enracinés dans l'inconscient collectif. Le sapin des Halles nous rappelle les « arbres à loques » auxquels on accroche, depuis des temps très anciens, des morceaux de tissu, des rubans et des objets insolites pour inviter l'esprit sylvestre à accomplir les souhaits formulés...


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Devant sa parure d'étoiles, je suis en pleine transe photographique!

 

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Cheminons à présent de Châtelet aux Tuileries, où la Grande Roue de la Concorde nous offre, sous un ciel brumeux, un spectacle qui ne peut laisser indifférent.

 

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Roue du temps, carrousel argenté dominant une place de toute beauté, cette animation géante exerce sur les petits et les grands son pouvoir d'attraction.


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Bijou des glaces irradiant sa lumière enchantée sur le manteau de la nuit...

 

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Dans un camaïeu de gris, les oscillations de cet oeil hypnotique nous attirent entre deux mondes, au-delà de l'épaisse couche de nuages que seul le pyramidion de l'obélisque semble pouvoir percer.

 

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Pour lire ou relire mon article consacré à la place de la Concorde, il vous suffit de cliquer ici...

 

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Perchée à plus de 65 mètres de hauteur, la roue domine, telle une horloge tissant le temps, les Champs-Élysées et son marché de Noël.

 

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Depuis l'année 2008, 160 chalets, fabriqués dans les Vosges, se déploient chaque hiver sur la célèbre avenue, à l'initiative du forain Marcel Campion. Avec leurs lucarnes miniatures, leurs toits découpés et leur luxe de détails, ils sont joliment réussis.

 

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Entre la place de la Concorde et le rond-point des Champs-Élysées, ils présentent un large choix de cadeaux et de gourmandises traditionnelles.

 

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Il est agréable de cheminer dans les odeurs de marrons grillés, de vin chaud, de cannelle et de chocolat fumant.

 

Désolée pour le flou de certaines photos. Elles ont été prises dans la brume enveloppante, sous une pluie glacée...

 

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Mais cela n'altérait en rien le charme de la promenade...


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Ces petites matriochkas, fertiles symboles de la Russie des légendes, rayonnaient dans le gris ambiant.

 

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A quelques pas de la grande roue, se dressait le plus grand sapin de Noël d'Europe, titan de dix tonnes transporté depuis la forêt d'Abreschviller, en Moselle.

 

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Symbole des forces de vie frissonnant dans la main de l'hiver, il régnait avec majesté sur les festivités.

 

De l'autre côté de la place, la Patinoire des Cinq Continents aimantait petits et grands, vers ses chemins de glace.

 

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Ours blancs, cerfs, loups, pandas, pingouins, bisons... Trois cents animaux articulés étaient exposés, pour le bonheur des passants, dans de spacieuses vitrines.


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Le coeur en fête, sous les boules géantes qui dansaient dans les arbres, nous nous sommes laissés étourdir par un baiser de sucre candi... chut, il n'y a pas d'image!

 

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Nous n'avons pas chaussé de patins mais nos imaginations ont dessiné des ronds de fée sur la glace brillante...

 

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La patinoire a fermé ses portes mais le cycle des saisons nous conduit vers les prochaines lumières de Noël...

 

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Avant que l'esprit de la nouvelle année ne s'éclipse, sous ses broderies givrées, contemplons la décoration de ce restaurant, situé près de la cathédrale Notre-Dame.

 

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Dans cette rue préservée de l'agitation environnante, nous avons découvert cette crèche élégante et les animaux couleur de neige qui l'accompagnaient.


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Je referme, en vous embrassant bien fort, les pages de ce grimoire des fêtes. Une scintillante blancheur envahit nos paysages mais la fée hiver, dans ses arômes de chocolat chaud et ses senteurs balsamiques, nous emporte vers le royaume du printemps...


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Que le bonheur fasse chavirer vos coeurs et vos papilles!

Plume4

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