


En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.
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Pour les 7 et 14 novembre, le thème choisi par Fardoise et Lilou est « Les Oiseaux Migrateurs ». Les participations sont sur le blog de LilouSoleil... Merci à Fardoise et à Lilou ??
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Nous avons besoin de nous échapper, au-dessus des contrariétés, de prendre le large tels des oiseaux migrateurs alors j'ai choisi de suivre cet Envol de Flamants roses, orchestré par le peintre Félix Ziem (1821-1911). Probablement réalisée entre 1890 et 1895 et conservée au Petit Palais, le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, l'oeuvre fut acquise en 1905.
Au-dessus d'un étang, dans le magnifique territoire de Camargue, nous observons une colonie de flamants roses qui dessine dans l'air une nuée précieuse, couleur de tourmaline rose. Le regard évolue entre ciel et eau, attiré par le mouvement qui trouve un écho dans la vibration des roseaux bordant l'étendue aquatique.

Le Flamant rose (Phoenicopterus roseus) est un oiseau charmeur, doté d'une très riche symbolique. On le disait jadis Gardien de la Lumière de l'Aurore, la déesse Eôs aux doigts de rose. Dans la Grèce antique, on le nommait « phénicoptère », ce qui signifie « oiseau dont les ailes sont de flamme ». Sa gracilité, des plus remarquables, n'entre pas en contradiction avec la puissance de son bec, dit « en soc de charrue », un bec richement innervé et muni de lamelles lui permettant de filtrer avec intensité la vase des espaces dans lesquels il évolue. Il possède de longues pattes fines et très articulées, un cou aux lignes courbes, d'intenses yeux jaunes au regard perçant, souligné par un cercle rose clair. Il arbore des plumes d'une beauté inouïe qui le désignaient comme « Flambant » dans les anciens ouvrages d'Histoire Naturelle. « L'oiseau flambant », détenteur d'étincelles de lumière pure dans les croyances de nos ancêtres, est devenu un « flamant » qui montre fièrement son habit rose aux variantes de garance.

Ses couleurs superbes, il les doit à son alimentation constituée d'algues et de crustacés riches en pigments caroténoïdes. Il consomme des mollusques, des insectes, des invertébrés aquatiques, des petits poissons, des vers, des graines de plantes d'eau et aussi du riz. Il existe des flamants rosés et des flamants dont la robe est rouge intense. Il s'agit à ce moment-là de l'espèce Phoenicopterus ruber.


Les ailes vives et puissantes du flamant rose lui permettent de voler sur des centaines de kilomètres à environ 60 km par heure et comme je l'évoquais plus haut, sa symbolique est indissociable de celle de la Lumière. Il est lié au Phoenix ou Phénix, l'oiseau légendaire des Grimoires de Magie et d'Alchimie qui jouit du pouvoir de revenir à la vie après s'être consumé dans les flammes. A l'instar du Phoenix, le Flamant rose est considéré comme un « oiseau de feu », gardien des cycles de la Vie, de la Mort et de la Renaissance.

Emblème de la Camargue, le Flamant rose promène ses charmes dans les étendues sauvages, se dorant à la lumière du soleil dont il semble nourrir ses plumes.
Dans les temps anciens, il était hélas chassé pour sa chair considérée comme très goûteuse et des flûtes étaient fabriquées avec les os de ses jambes... Heureusement, les cuisiniers et les musiciens d'aujourd'hui le laissent tranquille !
Il peut s'ébattre donc... riche de l'intensité de ses symboles. On le trouve dans la littérature et notamment dans Alice au pays des merveilles où, sous la plume de Lewis Carroll, il « participe » à la célébrissime partie de croquet sous forme de maillet !

Appelé le « peintre voyageur », Félix Ziem (1821-1911) fut l'un des artistes emblématiques de l'École de Barbizon. Talentueux et reconnu pour la qualité de ses marines et de ses paysages, il fut lié au mouvement orientaliste et perçu comme un précurseur de l'Impressionnisme.
Dessinateur et peintre prolifique (il semble qu'il ait réalisé plus de dix mille oeuvres!) , il adora la Nature, la Mer, les splendeurs de Venise et de Constantinople, les beautés de la Russie et les panoramas variés de la Provence.
Ses œuvres furent des odes à la couleur, des déclarations d'amour à la volupté de la lumière qu'il célébra avec une passion toujours renouvelée. Il montra les tons précieux de la Sérénissime à travers une palette de teintes aux vibrations fascinantes. Le ciel et l'eau furent ses sujets de prédilection.
Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une toile du peintre Eugène Cartier (1861-1943) : Les Oies et l'Art, 1894.

Je vous dis merci pour votre fidélité et vous adresse de belles pensées !

Prenez bien soin de vous !
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Un bouquet virginal
Rêverie multicolore à la Tour Saint-Jacques.
Regard indiscret













