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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #ciel, #deux, #etres, #jpg, #jules

 

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En hommage à Lady Marianne et parce que j'aime profondément ce rendez-vous et que je n'ai pas envie qu'il disparaisse... Je ne peux pas forcément publier tous les mardis en raison de mes soucis de santé mais quand je le peux, c'est un vrai plaisir !

 

En souvenir de Lydie, que ce poème galope dans le ciel avec des pensées d'amitié...

 

 

« J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Et je m’enfonçais

Dans le jour ardent.

Rien ne m’arrêtait

J’allais sans savoir,

C’était un navire

Plutôt qu’un cheval,

C’était un désir

Plutôt qu’un navire,

C’était un cheval

Comme on n’en voit pas,

Tête de coursier,

Robe de délire,

Un vent qui hennit

En se répandant.

Je montais toujours

Et faisais des signes :

« Suivez mon chemin,

Vous pouvez venir,

Mes meilleurs amis,

La route est sereine,

Le ciel est ouvert.

Mais qui parle ainsi ?

Je me perds de vue

Dans cette altitude,

Me distinguez-vous,

Je suis celui qui

Parlait tout à l’heure,

Suis-je encor celui

Qui parle à présent,

Vous-mêmes, amis,

Êtes-vous les mêmes ?

L’un efface l’autre

Et change en montant. »

 

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La vision du poète nous emporte dans le ciel changeant.

Au grand galop, avec les nuages qui déferlent dans le vent.

Dans le ciel, territoire alchimique où tout se transmute, où les possibles fusionnent pour engendrer quelque chose de toujours plus envoûtant...

 

Les nuages, comme les êtres, sont mouvants mais l'Amour et l'Amitié traversent drames et tempêtes... On se recompose, on se retrouve dans le ciel océan...

 

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Jules Supervielle (1884-1960) était un artiste particulièrement sensible. Orphelin à l'âge de huit mois, il grandit en Uruguay puis en France où il dévora les ouvrages de poètes comme Leconte de Lisle, Victor Hugo, Alfred de Vigny, Arthur Rimbaud, Paul Claudel, Jules Laforgue ou encore Walt Whitman. Voyageur dans l'âme et amoureux de l'Amérique Latine, il se passionna pour l'étude des langues. Il vécut tantôt en Uruguay, tantôt en France et chercha, tout au long de sa vie, à établir un dialogue littéraire et profondément humain avec ses parents, bien trop tôt disparus.

 

« Il est deux êtres chers, deux êtres que j'adore,

Mais je ne les ai jamais vus,

Je les cherchais longtemps et je les cherche encore.

Ils ne sont plus... Ils ne sont plus... »

 

Il aima la Nature à travers laquelle il chercha la présence de sa mère. Il aima explorer des paysages et se laisser porter par des rêveries intimistes. Ses amis l'appelaient le poète-voyageur et l'amour de son épouse, Pilar Saavedra, le poussa à découvrir les beautés de territoires immenses comme l'océan, les montagnes d'Amérique ou la pampa...

 

Dans chacun de ses poèmes, il s'est interrogé sur son identité d'orphelin, cherchant à sublimer le manque, le vide, l'absence qui pesaient sur lui « comme le ciel fond sur la terre »...

 

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Le ciel, les chevaux, les nuages, les voiliers, les vastes étendues le fascinaient... Son œuvre se rattache à certains courants poétiques comme Le Parnasse et le Symbolisme mais elle demeure avant tout très personnelle et liée à ce qu'il qualifiait « d'entre-deux »...

 

Entre deux atmosphères, deux êtres qui éternellement lui manquèrent et dont l'absence définit la force et la subtilité de sa poésie...

 

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RIP Lady Marianne et belles pensées pour vous, chers Aminautes...

 

Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #image002, #jpg, #lady, #marianne, #mots

 

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Des mots de cœur pour une aminaute qui n'est plus...

Lady Marianne qui s'est battue avec un grand courage contre maladie et souffrances...

Nous espérions qu'elle puisse aller mieux, que le mal régresse...

Je ne l'oublierai pas...

 

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http://www.ma-chienne-de-vie.com/

 

Je pense fort à elle, à sa famille, à ses ami(e)s, à tous ceux qui l'aimaient... Je leur présente mes plus sincères condoléances.

 

Nous partagions les défis du Poème du Mardi et du Tableau du Samedi et bien d'autres choses avec les mots et entre les mots...

 

Je lui souhaite de reposer en paix...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #chat, #godward, #samedi, #tableau, #william

 

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Pour la communauté Le Tableau du Samedi gérée par Lady Marianne à qui je souhaite un bon rétablissement, voici ma participation du samedi 23 novembre. Une aminaute, Fardoise, a proposé un thème : « Animaux de compagnie, Chien ou Chat ou autre... »

 

Le Chat, familier de nos cœurs et compagnon de nos pensées profondes...

Auprès d'un chat, le temps n'est plus tout à fait le même. La réalité se recompose et l'envie de jeu et de caresses peut être irrépressible !

 

Dans ce tableau réalisé par le peintre néo-classique John William Godward (1861-1922), une jeune femme et un petit chat roux partagent un moment d'intimité. La belle est assise, dans une attitude gracieuse, sur un banc de marbre paré d'un dieu Terme. Elle utilise une plume de paon pour stimuler l'attention du petit félin.

 

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Si la suite vous intéresse, vous pouvez la lire en cliquant sur le lien ci-dessous car je publie mes tableaux du samedi sur La Chimère écarlate.

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/11/le-tableau-du-samedi-john-william-godward-the-favorite-1901.html

 

 

Douces pensées et gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #banville, #chimere, #jpg, #poete, #theodore

 

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Le Mardi, on propose un poème... Pensées chaleureuses pour Lady Marianne à qui je souhaite un bon rétablissement...

 

« Monstre Inspiration, dédaigneuse Chimère,

Je te tiens ! Folle ! En vain, tordant ta lèvre amère,

Et demi-souriante et pleine de courroux,

Tu déchires ma main dans tes beaux cheveux roux.

Non, tu ne fuiras pas. Tu peux battre des ailes ;

Tout ivre que je suis du feu de tes prunelles

Et du rose divin de ta chair, je te tiens,

Et mes yeux de faucon sont cloués sur les tiens !

C’est l’or de mes sourcils que leur azur reflète.

Lionne, je te dompte avec un bras d’athlète ;

Oiseau, je t’ai surpris dans ton vol effaré,

Je t’arrache à l’éther ! Femme, je te dirai

Des mots voluptueux et sonores, et même,

Sans plus m’inquiéter du seul ange qui m’aime,

Je saurai, pour ravir avec de longs effrois

Tes limpides regards céruléens, plus froids

Que le fer de la dague et de la pertuisane,

Te mordre en te baisant, comme une courtisane.

Que pleures-tu ? Le ciel immense, ton pays ?

Tes étoiles ? Mais non, je t’adore, obéis.

Vite, allons, couche-toi, sauvage, plus de guerres.

Reste là ! Tu vois bien que je ne tremble guère

De laisser ma raison dans le réseau vermeil

De tes tresses en feu de flamme et de soleil,

Et que ma fière main sur ta croupe se plante,

Et que je n’ai pas peur de ta griffe sanglante ! »

 Bellevue, 19 décembre 1857.

 

Je me plonge très souvent dans les poésies de Théodore de Banville qui est l'un de mes poètes préférés. J'aime la luxuriance des images qu'il brode sur la page blanche et la saveur gourmande des mots qu'il saisit.

 

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Photographié par Félix Nadar (1820-1910).

 

Poète, dramaturge, chroniqueur et critique littéraire, passionné d'Esthétisme, orfèvre et sculpteur de vers, Théodore de Banville nourrit une amitié profonde avec Théophile Gautier (1811-1872), Charles Baudelaire (1821-1867) et Victor Hugo (1802-1885). Surnommé par ses amis « le poète du bonheur », il excella dans l'art d'explorer les ressources profondément variées de la poésie française.

 

L'une de ses créations les plus célèbres, la revue collective « Le Parnasse Contemporain » fut une révélation pour Arthur Rimbaud (1854-1891).

 

Tout jeune poète, Arthur Rimbaud envoya ses poèmes à Théodore de Banville qui l'encouragea à persévérer dans l'écriture et l'invita à habiter chez lui mais quelques temps plus tard, les relations se « compliquèrent » entre les deux hommes. Leurs visions artistiques entrèrent en « différence ».

 

Outre le Parnasse Contemporain et ses nombreux recueils de poésie, Théodore publia un Petit Traité de Poésie Française, en 1872, et un roman intitulé Marcelle Rabe. Il fut aussi l'éditeur, avec Charles Asselineau (1820-1874), de la Troisième édition des Fleurs du Mal de Baudelaire.

 

Je prends grand plaisir à voyager à travers ses Recueils...

 

Améthystes, Dans la Fournaise, Le Sang de la Coupe, Les Cariatides, Les Exilés, Les Princesses, Odelettes, Odes Funambulesques, Rimes Dorées, Rondels, Sonnailles et Clochettes, Trente-Six Ballades Joyeuses...

 

 

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Chimère, © Séverine Pineaux

 

Dans le poème La Chimère, le Poète s'adresse à sa Muse... Entité capricieuse, ambivalente, boudeuse, inquiétante, ardente, voluptueuse... Il évoque les relations troubles, intenses, passionnées à l'extrême qui unissent l'artiste amant à sa déité maîtresse régnant sur le feu d'Inspiration.

 

Il est tantôt écouté, conquis, repus de plaisir et tantôt délaissé, moqué, repoussé... De cette alternance naît un frisson brûlant, perceptible à travers les mots.

 

La Muse a des lèvres et des courbes douces mais également des griffes acérées, des dents luisantes et des crocs bien pointus. Elle est tout aussi avenante et subtile que vampirique et féroce. Elle fascine le Poète par sa complexité et l'homme-artiste assume son corps à corps sauvage, audacieux, pulsionnel et vorace avec une entité féminine pouvant se montrer pleine de rage et de fureur.

 

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Voici l'une des deux imposantes chimères, créations d'Henri-Alfred Jacquemart (1824-1896), sculpteur d'animaux et de créatures fantastiques, qui se dressent de part et d'autre du grand bassin de la fontaine Saint-Michel.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-fontaine-saint-michel-a107259126

 

Chimère, monstre composite, mosaïque d'êtres issus des profondeurs de l'inconscient, messagère de mondes mystérieux, gardienne des forces telluriques... Mélange de lion (tête), de quadrupède pas vraiment déterminé (corps), de serpent ou de dragon (queue) et d'oiseau (grandes ailes). Pour certains auteurs, elle aurait deux têtes, celle d'une chèvre et celle d'un lion. Pour d'autres, elle serait la fille des Titans Typhon et Echidné, à la fois mère des tempêtes, des eaux sombres et des éruptions volcaniques, incarnation des fantasmes, des peurs et des désirs inassouvis... On dit qu'elle peut cracher du feu comme un Dragon ! Elle fut combattue par le héros grec Bellérophon (roi de Corinthe, fils « officieux » du dieu Poséidon) qui chevauchait Pégase, le féerique cheval ailé.

 

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Giovanni Battista Tiepolo (1696-1770), Bellérophon affrontant la Chimère,
fresque réalisée pour le Palais Labia, à Venise, entre 1746 et 1747.

 

 

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Mosaïque romaine découverte à Autun, en Bourgogne, Bellérophon terrasse la Chimère mais le sang de celle-ci a le pouvoir de donner vie à certains vœux et de stimuler l'Inspiration des Artistes !

 

Belles journées pour vous chers Aminautes et merci pour vos messages déposés pendant ma pause forcée. Les travaux reprendront dans trois semaines...

Bises amicales !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #mouette, #pensees, #poeme, #premiers, #reves, #Sivri

 

 

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Des travaux complexes de voirie, sur les réseaux Internet, d'eau, d'électricité etc... commencent dans ma ville qui est située dans le village des Jeux Olympiques incluant Saint-Denis, Sarcelles, Pierrefitte, Stains etc...

 

Première phase de travaux qui vont durer pendant quatre ans !!!

 

Pendant plusieurs jours, je ne pourrai accéder au réseau Internet. Je ne pourrai pas passer sur vos blogs mais je penserai bien à vous.

 

Je viendrai lire vos messages dès que l'Internet sera rétabli.

 

Je vous envoie des pensées d'amitié, gros bisous...

 

 

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Le Mardi, on propose un poème... Pensées chaleureuses pour Lady Marianne afin qu'elle puisse aller mieux et surtout ne pas souffrir... Pensées pour sa famille et tous ceux qui l'aiment...

 

Pour ce Mardi Poésie, j'ai choisi ce poème qui nous invite à nous envoler sur les ailes des mots.

L'esprit libre parmi les mouettes, vigies des forces océanes...

 

«Par les couchants sereins et calmes, les mouettes

Vont mêlant sur la mer leur vol entrecroisé,

Tels des gris souvenirs pleins de douceurs secrètes

Voltigeant dans un cœur souffrant, mais apaisé.

 

L'une, dans les clartés rouges et violettes,

D'un coucher de soleil, fend le ciel embrasé,

Une autre comme un trait, plonge dans les eaux muettes

Ou se suspend au flot lentement balancé.

 

Nul oiseau vagabond n'a de plus longues ailes

De plus libres destins, ni d'amours plus fidèles

Pour le pays des flots noirs, cuivrés, bleus ou verts

 

Et j'aime leurs ébats, car les mouettes grises

Que berce la marée et qu'enivrent les brises

Sont les grands papillons qui butinent les mers.»

 

 

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Mouettes en conciliabule aux Tuileries, sur l'une des magnifiques vasques de marbre.

 

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Jules Lemaître naquit à Vennecy (Loiret), le 27 avril 1853 et mourut à Tavers (Loiret), le 5 août 1914. Esprit brillant, il fut poète, auteur dramatique, historien, critique littéraire, critique d'art, essayiste, diplômé de l'École Normale, Professeur à la Faculté des Lettres de Besançon et de Grenoble, Officier de la Légion d’Honneur, Académicien.

 

Son élection à l'Académie Française eut lieu le 20 juin 1895. Apprécié de ses pairs, il fut reconnu pour son talent à travers une myriade de Contes, de Nouvelles, de Poésies, de Pièces de Théâtre et aussi à travers un Roman et des publications régulières dans des Journaux comme La Revue Bleue, Le Temps, Le Journal des Débats, L’Écho de Paris...

 

Ses poèmes me touchent depuis l'enfance et particulièrement, celui sur Les Mouettes... C'est aussi l'occasion de vous parler d'un oiseau qui incarne, dans plusieurs civilisations, la Liberté, la Créativité, l'Inspiration...

 

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La mouette, dans différentes civilisations, est « celle dont le regard se tend vers les mondes lointains ». Associée aux énergies des artistes, elle vole, sans entraves, au-dessus de la mer, territoire matriciel, étendue aux couleurs changeantes où naissent tous les possibles. Ce palmipède qui appartient à la famille des Laridés est un totem particulièrement puissant en Australie.

 

Perçue comme une créature magique, un être doté de grands pouvoirs, la mouette est honorée dans les Mythes Aborigènes du Temps des Rêves. Pour les Aborigènes, il existe une mouette d'une importance capitale. Elle se nomme SIVRI et elle est réputée avoir offert aux premiers humains la capacité de chanter et de danser.

 

Sivri a enseigné la musique aux premiers hommes, elle leur a donné le sens du rythme, la joie de créer et la possibilité de transmettre le savoir ancestral par le biais des « Rêves ». Sachant que les « Rêves » Aborigènes sont les « mesures d'une chanson magique et mythique ». Chanson qui se perpétue dans chaque famille comme un héritage protecteur.

 

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Sivri est une gardienne des cadences secrètes et du savoir des Premiers Temps. Elle représente la liberté et l'envie de créer et elle veille sur les artistes : musiciens, danseurs, poètes. Son vol chante la Vie !

 

Elle guide aussi ceux qui s'aventurent en mer et préserve les cartes maritimes et les objets associés à la navigation. Elle apporte, sur la terre et sur l'eau, des messages dans les rêves et la réalité.

 

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On dit qu'offrir une plume de mouette permettrait de trouver les trésors intérieurs et de donner à quelqu'un la lumière de son cœur.

 

D'après le Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gherbrant :

 

« Selon un mythe des Indiens Lilloet, de Colombie britannique, (…), la mouette était primitivement propriétaire de la lumière du jour, qu'elle conservait jalousement dans une boîte, pour son seul usage personnel. Le Corbeau, dont on connaît les qualités de démiurge dans les cultures du Nord-Ouest, réussit à rompre cette boîte, par ruse, au bénéfice de l'humanité. Le même mythe explique ensuite comment le Corbeau organise une expédition au pays des poissons, à bord de la barque de la mouette (barque de lumière) pour conquérir le feu. »

 

Dans le langage des rêves, en Occident, la mouette représente le lien avec la mère. Elle apporte la voix des ancêtres et plus particulièrement les voix féminines. Elle aide les jeunes filles à grandir en acceptant les modifications de leur corps et les phases difficiles associées aux menstruations. Elle aide aussi les femmes dans les étapes intimes de leur vie.

 

Si l'on aperçoit une mouette au lever du soleil, on peut lui chuchoter un secret pour qu'elle le porte, via les rêves, à une personne choisie... Elle est la gardienne des confidences.

 

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En vous souhaitant de belles journées pas trop froides... Je vous adresse mes pensées d'amitié !

 

Gros bisous

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #emile, #fleurs, #jpg, #poeme, #verhaeren

 

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Le Mardi, on propose un poème... Je souhaite un bon rétablissement à Lady Marianne et surtout qu'elle ne souffre pas. Pensées pour elle...

 

J'ai choisi un poème d'un artiste que j'aime profondément : Émile Verhaeren (1855-1916) qui était au programme de mon bac de français et que j'ai retrouvé ensuite à l'Université, en U.V (Unité de Valeur) de Poésie Contemporaine.

 

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Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume...

 

En illustration, ce sont des fleurs de Khella, appelées aussi fleurs de Noukha/Ammi Visnaga (Visnaga daucoides), une plante ombellifère de la famille des Apiacées, sacrée dans l'Égypte antique, antispasmodique et associée aux énergies du cœur...

 

« Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume

Poussaient au bord de nos chemins

Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains

Et tes cheveux avec des plumes.

 

L’ombre était bienveillante à nos pas réunis

En leur marche, sous le feuillage ;

Une chanson d’enfant nous venait d’un village

Et remplissait tout l’infini.

 

Nos étangs s’étalaient dans leur splendeur d’automne

Sous la garde des longs roseaux

Et le beau front des bois reflétait dans les eaux

Sa haute et flexible couronne.

 

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient

Ensemble une même pensée,

Nous songions que c’était notre vie apaisée

Que ce beau soir nous dévoilait.

 

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête

Se parer et nous dire adieu ;

Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux

Pleins jusqu’aux bords de tendresses muettes. »

 

 

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Promenade à travers les mots d'un poète ardent, Émile Verhaeren (1855-1916), artiste belge flamand d'expression française, né dans le petit village de Saint-Amand (Sint-Amands), sur le fleuve Escaut, à la lisière de la Province d'Anvers.

 

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Deux portraits d'Émile Verhaeren réalisés par Théo Van Rysselberghe (1862-1926), artiste Post-Impressionniste, Divisionniste et Pointilliste.

 

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Passionné par les grandes questions sociales de son temps, Émile Verhaeren aima profondément le Naturalisme et fut l'un des maîtres flamboyants du Symbolisme en littérature. Soucieux des gens et imprégné par les idées de l'Anarchisme, il publia un grand nombre d’œuvres dans la presse Libertaire.

 

Issu d'un milieu aisé, (ses parents, Henri Verhaeren et Adélaïde De Bock, étaient commerçants dans le domaine du textile), Émile Verhaeren décrivit avec un mélange de Réalisme et de Lyrisme les atmosphères de la grande ville et son opposé tout aussi envoûtant, la campagne.

 

Esprit brillant, il fut poète, dramaturge, critique d'art et auteur de récits dans la veine symboliste.

 

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Portrait peint par Maximilien Luce (1858-1941).

 

Lié avec des artistes issus du Symbolisme et du Néo-Impressionnisme, il apparut comme l'un des « découvreurs » des peintres Fernand Khnopff (1858-1921), le maître de l'énigme et James Ensor (1860-1949).

 

Émile Verhaeren nourrit des liens privilégiés avec de nombreux peintres célèbres (Paul Signac, Maximilien Luce, Dario de Regoyos, Willy Schlobach, William Degouve de Nuncques, Théo Van Rysselberghe...) et des écrivains (André Gide, Stéphane Mallarmé, Maurice Maeterlinck, Camille Lemonnier, Albert Mockel...). Il fut, dans les années 1883-1899, l'un des principaux rédacteurs de la revue L’Art Moderne.

 

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Une femme compta particulièrement dans sa vie : il s'agissait de Marthe Massin (1860-1931), une artiste originaire de Liège. Quand Émile Verhaeren la rencontra, il pensait rester vieux garçon mais il eut un coup de foudre et sentit que l'influence de Marthe sur sa vie artistique ne pouvait que lui être bénéfique. Ils se marièrent en août 1891, n'eurent pas d'enfant et s'aimèrent jusqu'à la fin de leurs jours.

 

Pendant la Première Guerre Mondiale, Émile Verhaeren composa des poèmes pacifistes, s'insurgeant contre la folie des hommes et il dut se réfugier en Angleterre où il lutta à sa manière en écrivant « Les Anthologies Lyriques ».

 

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« Anthologies Lyriques » constituées de « La Belgique sanglante », « Parmi les Cendres » et « Les Ailes rouges de la Guerre ».

 

De toutes ses forces, il essaya, au cours de conférences à succès, de renforcer les liens d'amitié entre la Belgique, la France et l'Angleterre et c'est dans ce contexte qu'il connut une fin tragique...

 

Venu donner une conférence à Rouen, il fut poussé accidentellement sous un train, le 27 Novembre 1916, par la foule qui s'était amassée. Ses derniers mots auraient été, d'après la légende populaire, « Ma Femme, ma Patrie »...

 

Le gouvernement français souhaita faire transférer son corps au Panthéon mais sa famille refusa. Sa dépouille fut placée au cimetière militaire d'Adinkerque puis au cimetière de Wulveringem, à Furnes, dans la Région Flamande et enfin, en 1927, elle rejoignit le village natal de Saint-Amand où fut créé, en 1955, le musée provincial Émile Verhaeren.

 

J'illustre ce poème avec un florilège de photos qui sont autant de moments simples, précieux et d'instants chers à mon cœur...

 

Le ciel, l'eau, la végétation... matières et mondes à partager avec les êtres qu'on aime, comme dans le poème d'Émile Verhaeren...

 

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L'azur qui se mire dans le cristal d'un petit étang...

 

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La patine changeante des feuilles...

 

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Des beautés roses qui résistent encore un peu à l'avancée de la saison...

 

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Des couleurs qui palpitent...

 

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Ciel, nuages, feuilles... autant de sujets artistiques...

 

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Gros bisous, douce semaine...

Plume

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