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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

fleur

Publié le par maplumefee
Publié dans : #air, #brulant, #fleur, #roses, #vague

 

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Quelques roses pour vous, chers aminautes !

 

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Épargnées par le soleil vampirique et la pollution de la ville... Tout autour, les fleurs étaient complètement desséchées.

 

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Et une autre photo...

 

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Un petit coin d'ombre

Dans l'atmosphère noyée de chaleur

Pour rêver à fleur d'eau...

 

Si vous désirez voir ma publication pour le Tableau du Samedi de Lady Marianne, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

 

William Bouguereau, La Vague, 1896.

 

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Une Vague sensuelle et rafraîchissante...

 

Prenez bien soin de vous, je pense fort à vous, gros bisous et merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #automne, #fleur, #merci, #rudbeckia, #soleils

 

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Chaque année, je suis sous le charme des rudbeckias, ces grosses marguerites d'été et d'automne qui s'épanouissent comme des soleils dans les parcs et les jardins de Paris et d'ailleurs... Dans la belle atmosphère du mois de septembre, j'ai pris grand plaisir à les photographier pour vous offrir un bouquet de couleurs chatoyantes.

 

En vous disant MERCI pour les petits mots reçus à l'occasion des sept ans de mon blog et MERCI pour votre soutien concernant mes blessures du mercredi 19 septembre. Mes soins se poursuivent et je récupère doucement.

 

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Il existe plus d'une trentaine d'espèces de rudbeckias. Originaires d'Amériques du Nord, elles appartiennent à la famille des Astéracées ou Composées qui regroupent une infinité de plantes comme l'armoise, l'achillée millefeuille, la camomille, le calendula, l'estragon, la pâquerette, la chicorée... ou encore la fameuse stévia. Il faudrait une encyclopédie pour toutes les citer !

 

Les papillons et les abeilles apprécient aussi ces fleurs ravissantes au cœur saillant, corseté de velours jaune ou noir.

 

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On prête au rudbeckia des vertus cicatrisantes et anti-inflammatoires, fort utiles en cas de rhume, de grippe ou de fatigue généralisée. Et dans le langage des fleurs, on dit qu'il évoque la justice.

 

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Palette magique de couleurs associées à l'été, à l'or des moissons et à la rouille poétique de l'automne... Jaune, cuivre, orange, rouge, marron, chocolat... Je ne me lasse pas de contempler ces jupons veloutés et ces cœurs poudrés de pollen légèrement boisé.

 

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L'échinacéa, très belle fleur parée de nombreuses vertus médicinales est une cousine du rudbeckia. Je l'utilise sous diverses formes pour prévenir les affections hivernales et me défendre quand l'épilepsie me met à plat car elle fonctionne très bien sur mon système immunitaire.

 

Je vous conseille de lire l'excellent article de l'herbaliste Christophe Bernard au sujet de l'échinacéa.

 

https://www.altheaprovence.com/blog/systeme-immunitaire-echinace

 

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Sur ce, je vous souhaite de butiner l'Automne avec la plus belle énergie qui soit !

 

Merci pour vos pensées et votre fidélité, gros bisous...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bleu, #fleur, #fleurs, #iris, #jpg

 

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Gaston Bussière (1862-1928), peintre symboliste. Nymphe avec iris.

 

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Laissons-nous happer par cette superbe fleur bleue, au port gracieux et brodée de lumière...

 

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Présent sur tous les continents, l'Iris nous offre, depuis des millénaires, ses secrets de beauté et son impressionnante palette colorée.

 

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Il existe environ 210 espèces d'iris, plantes vivaces herbacées à bulbes ou à rhizomes qui appartiennent à la famille des Iridacées. Elles poussent dans les régions tempérées de l'hémisphère Nord, en Europe, en Asie, en Afrique du nord et en Amérique. Elles apprécient les terrains secs et les lieux humides. La forme et la couleur de leurs fleurs hermaphrodites sont très variées. Elles évoluent du blanc pur au pourpre chatoyant, du jaune d'or au bleu violacé et se dressent au sommet d'une hampe robuste encadrée de feuilles qui ressemblent à des pointes de glaive.

 

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Les herbiers anciens relatent que dans l'Égypte des pharaons, l'iris était associé à la puissance magique des dieux, qu'on le ciselait sur le front des sphinx et les sceptres royaux. Symbole de pouvoir et d'éloquence, l'iris violet est réputé figurer, depuis 3500 ans, sur les fresques du temple de Karnak.

 

Les Grecs consacrèrent cette fleur à Iris, messagère des dieux de l'Olympe, qui déroulait entre ciel et terre le pont de l'arc-en-ciel. Dans l'Athènes antique, des jardins d'iris odorants honoraient la déesse psychopompe, conductrice des âmes féminines vers le Paradis grâce à une ceinture ou à une écharpe magique aux couleurs irisées. Les âmes masculines étaient guidées, quant à elles, par le dieu Hermès.

 

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Iris, gardienne de l'arc-en-ciel, par l'illustratrice Joséphine Wall.

 

D'après une légende, les dieux invitèrent les fleurs à les rejoindre sur l'Olympe. Elles se présentèrent, sauf une, dans leurs plus beaux atours. Héra, la reine des dieux, prit en pitié la petite créature terne et chiffonnée qui tremblait à ses pieds. Elle fit tisser pour elle une robe merveilleuse aux couleurs de l'arc-en-ciel. Dès lors, elle fut Iris...

 

Iris vient du latin « iridis » qui dérive du grec « iridos ». La beauté de la fleur est également iridescente, à l'image des longs voiles d'Iris, à la fois messagère et élue, semant les bonnes nouvelles et stimulant la chance.

 

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Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833), peintre néoclassique, Iris et Morphée, 1811. L’œuvre est conservée au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg.

 

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Iris, accompagnée de Cupidon, surprend Morphée, le dieu du sommeil et des rêves, alangui...

 

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Iris peint en 1503 par Albrecht Dürer (1471-1528).

 

L'iris commun se nomme « lys en épée » dans la langue germanique, en raison de la forme pointue de ses longues feuilles. Il fut confondu avec le « lys de France » qui était à l'origine une fleur d'iris.

 

Le roi Louis VII sortit, d'après la légende, sain et sauf d'une bataille qui se déroula dans un marécage constellé d'iris. Il choisit alors cette fleur fatidique pour emblème. Mais la « fleur de Louis » finit par se confondre phonétiquement avec la « fleur de lys ». Une autre légende prétendit que le roi franc Clovis choisit l'iris pour emblème après avoir échappé aux Goths grâce aux iris des marais qui le dissimulèrent.

 

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Guy Head (1762-1800), Iris transporte l'eau du fleuve Styx jusqu'à l'Olympe.

 

Cultivé par les égyptiens, les babyloniens, les grecs, les hébreux..., l'iris trouva, au fil des siècles, des applications médicales et cosmétiques variées.

 

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William-Adolphe Bouguereau (1825-1905), maître de l'Académisme, Iris.

 

Certaines espèces d'iris sont très recherchées pour leur rhizome, gorgé d'une substance odorante appelée l'irone. Les plus parfumés sont l'Iris germanica et l'Iris pallida ou or bleu de Florence, cultivé depuis fort longtemps en Italie et au Maroc.

 

La reine Catherine de Médicis (1519-1589) lança la mode de l'eau d'iris et la poudre d'iris fit fureur au 17e siècle. Obtenue à partir du rhizome pilé et tamisé, cette poudre imprimait sur les cheveux, la peau et les vêtements une délicieuse odeur de violette, due à sa forte concentration en irone. On l'emploie toujours comme fixateur de parfum.

 

La poudre d'iris parfumait le linge de maison mais aussi les gants de cuir, les ceintures, les aumônières, les bijoux et les habits précieux. René le florentin, maître parfumeur de Catherine de Médicis, ouvrit une boutique sur le Pont-au-Change à Paris et la vogue de l'iris s'empara de la capitale. Elle s'amplifia encore avec la poudre à la Maréchale, mélange odorant et purifiant très prisé à la cour du Roi Soleil.

 

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Élisabeth Sonrel (1874-1953), portraitiste, paysagiste, illustratrice de style Art Nouveau et influencée par le Symbolisme, Iris.

 

Sous forme de pâte, l'iris servait également à purifier l'haleine et la chevelure. On l'utilisa au fil des siècles et sa formule engendra Iris de François Coty, premier soliflore en parfumerie moderne, en 1913.

 

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Pour obtenir de l'essence d'iris, on emploie l’iris pallida à fleurs bleues dont l’odeur très subtile rappelle celle de la violette, et l’iris germanica, moins racée mais utile pour élaborer des mélanges fleuris. « L’absolue d’iris est aujourd’hui l’un des produits les plus onéreux de la palette du parfumeur. »

 

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Rare et par conséquent onéreuse, la matière odorante constitue ce qu'on appelle le beurre d'iris. Elle s'associe particulièrement bien avec la fève tonka, la vanille, la rose, la bergamote et le jasmin.

 

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Image « The perfume girl.com »

 

Ce parfum, élixir de la maison Hermès, conçu par le nez Jean-Claude Ellena, se veut une quintessence olfactive de l'art japonais de l'ukiyo-e, terme qui désigne les estampes en vogue à l'époque Edo (1603-1868). Le parfum s'accorde à loisir avec les visions éphémères ou « images du monde flottant », émotions suspendues dans une bulle fugace où s'opère la précieuse alchimie. Senteurs poudrées d'un monde frêle qui happe les sens et oscille entre douceur acidulée, réalisme et magie.

 

Un véritable plaisir que cette Hermessence numéro 9, très bel objet volatile qui coûte aux alentours de 400 euros. La qualité des matières premières n'est pas à discuter mais tout le monde ne peut évidemment pas se l'offrir. Cela n'empêche pas d'apprécier...

 

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L'iris nous enchante par sa beauté et nous réconforte par ses vertus.

 

Le philosophe et botaniste grec Théophraste (371-288 avant J.-C.) recommandait l'iris pour calmer la colère et les humeurs violentes et Pline l’Ancien (23-79) préconisait l’usage de la poudre d’iris pour parfumer le vin, une tradition qui s'est maintenue dans la fabrication du Chianti.

 

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Les enlumineurs fabriquaient avec le suc des corolles de l’iris mélangé à de l’alun une sorte d'encre verte.

 

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Dans la pharmacopée populaire, la décoction légère de racine d'iris était réputée apaiser la toux et les poussées dentaires douloureuses des enfants. L'eau d'iris a de puissantes vertus astringentes, préconisées, depuis le Moyen-âge, par la célèbre abbesse Hildegarde de Bingen (1098-1179).

 

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Les Indiens d'Amérique du Nord l'utilisaient pour ses propriétés antalgiques, purgatives et diurétiques mais, à doses trop fortes, l'iris peut provoquer des vomissements et n'est pas du tout conseillé aux femmes enceintes.

 

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Hans Memling (1430 ou 1435-1494), Le vase aux iris.

 

Dans la France médiévale, l'iris symbolisait la fécondité et le renouveau. Traditionnellement associé à la Vierge Marie, à l'instar du lys, il apparaît dans de nombreuses Annonciations mais il évoque aussi la douleur éprouvée par Marie face à la mort du Christ.

 

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Dans le Berry, l'expression « flambe de four » désigne l'iris à fleurs bleues, fréquemment planté sur le toit des anciens fours dans un but protecteur.

 

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Gaston Bussière (1862-1928), peintre symboliste, Juventa.

 

D'après les anciennes légendes britanniques, des trésors se lovent sous les rhizomes des iris des marais, les lieux marécageux étant associés aux mondes magiques et aux initiations druidiques.

 

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Gaston Bussière, Esprits de l'eau. L'iris est l'une de leurs fleurs préférées.

 

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Au Japon, l'iris est particulièrement prisé. Emblème de protection et de purification, il est « fixé » sur les toits de chaume et ses feuilles, infusées dans l'eau des bains, sont réputées repousser les maléfices et les maladies. Le bain traditionnel d'iris a généralement lieu le 5 mai.

 

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Ogata Korin (1659-1716), peintre et décorateur japonais de la période Edo. Grand paravent doré: Iris, 1701. Musée d'Art Nezu à Tokyo. Les silhouettes des iris se découpent sur un fond décoré de feuilles d'or.

 

« Pareil à de l’eau

Le jour à travers les nuages

Iris en fleurs. »

Haïku de Moppo Tomita (1897-1923).

 

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Ohara Koson (1877-1945), Iris, 1926.

 

« Un iris

près de mon ermitage

m'a enivré. »

Ryôkan (1758-1831), moine errant, poète et l'une des figures majeures du Zen.

 

La floraison des iris annonçait, dans l'ancien calendrier lunaire, la proche arrivée de l'été et l'époque attendue pour repiquer le riz. Lors de la fête des garçons, le cinquième jour du cinquième mois, on suspendait des iris aux toits des habitations pour éloigner les esprits malveillants et on offrait des « iris à longue racine », symboles de chance, de fécondité et de longévité. Les jeunes garçons portaient des coiffes ornées de feuilles d'iris tressées.

 

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Iris et sauterelle, Hokusai (1760-1849), Série des grandes fleurs, estampe, 1833-1834.

 

L'iris est libre et mystérieux, il pousse dans les lieux intermédiaires, les marais, les étangs où se dissimulent les créatures de « l'entre-deux ». Il accompagne ceux qui aiment prendre les chemins de traverse et jouer avec le vent, l'ombre et la lumière, les couleurs de la nature. Le poète Bashô nous le dévoile dans ses carnets atmosphériques, au printemps de l'année 1689.

 

« Feuilles d'iris

à mes pieds les nouerai

brides de sandales. »

 

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L'iris figure dans les armoiries de plusieurs villes: Florence, Bruxelles (iris jaune des marais), Québec (iris versicolore)... et dans les plus beaux jardins de nombreux pays du monde... C'est une fleur universelle !

 

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L'iris pallida s'épanouit, entre Sienne et Florence, dans les merveilleux paysages de Toscane, gorgés d'or solaire et de parfums capiteux.

 

Florence, la cité de Flore, célébrait autrefois la fleur de lis, figure emblématique de la puissance de la ville et de sa dévotion à la déesse du Printemps. Suite au conflit qui opposa les Guelfes aux Gibelins, les Guelfes victorieux choisirent d'adopter les armes de leurs ennemis mais en invertissant les couleurs initiales. Le lis, autrefois blanc sur champ rouge, devint rouge sur champ blanc. Cf le chant XVI de la Divine Comédie de Dante (1265-1321).

 

La fleur d'iris envahit les jardins de la Renaissance et s'imposa comme symbole protecteur. D'un bleu intense ou d'un blanc nacré, l'iris représente la force du Printemps et la magie féconde de Flore et de Vénus.

 

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Alfons Maria Mucha (1860-1939), Fée de l'Iris.

 

En avril et en mai, on peut admirer les paysages de Toscane métamorphosés par le bleu des iris (giaggiolo) et l'envoûtant jardin de l'Iris, créé à Florence en 1954.

 

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Jacopo Ligozzi (1547–1626), Iris de Florence.

 

Depuis des siècles, on fabrique à la pharmacie de Santa Maria Novella une Eau d'Iris, (Aqua Flor), merveille olfactive connue sous le nom de Borgo Santa Croce, 6, ode à la luxuriance parfumée de la Ville.

 

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Vase signé Émile Gallé (1846-1904), réalisé vers 1900.

 

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Auguste François Marie Gorguet (1862-1927), La jeune femme à l'iris et aux ombelles.

 

Déesse et messagère, romantique et tentatrice, puissamment aromatique et gorgée d'une poésie à nulle autre pareille, ainsi resplendit l'iris, fleur tutélaire du Printemps !

 

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Iris, Vincent van Gogh (1853-1890), mai 1889, J. Paul Getty Museum, Los Angeles, Californie.

 

L'iris est une muse, comme en témoigne cette célébrissime peinture, l'une des premières que Van Gogh exécuta à l'asile du monastère Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence, l'année précédant sa mort.

 

Œuvre influencée par l'art et la manière délicieusement mouvante de l'ukiyo-e dont je vous parlais plus haut...

 

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Iris Fairy par Cicely Mary Barker (1895-1973)

 

Merci de votre fidélité, j'ai été très touchée par les nombreux petits mots reçus à l'occasion de Pâques. Je vous souhaite un joli mois d'avril sous l'obédience des esprits de la Nature... Gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fleur, #rose, #roses, #tremiere, #vert

 

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Je vous remercie pour vos gentils petits mots et je vous souhaite de belles vacances. Je n'ai pas encore pu passer vous voir sur vos blogs respectifs comme je l'aurais voulu mais n'oubliez pas que je pense à vous. J'allume très peu l'ordinateur et j'écris à petite vitesse à cause de mes problèmes aux yeux et des différents examens et soins subis ces derniers temps. Le repos m'est indispensable alors je vous donne rendez-vous à la rentrée. Prenez bien soin de vous, les ami(e)s !

 

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L'été resplendit et les Alcea Rosea, (plantes vivaces de la famille des Malvacées), dressent avec générosité leurs puissantes hampes vers le ciel.

 

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Rose d'Outremer, passerose, primerose, rose de Candie, rose de mai, rose-à-boutons, rose papale, bâton de roi, bâton de Jacob ou encore majorette, la rose trémière est une enchanteresse dont la beauté palpite où papillonne le vent. Son origine demeure incertaine mais les traités de botanique prétendent que les Croisés des XIIe et XIIIe siècles l'ont ramenée d'Orient. Les poètes savent qu'ensuite Zéphyr, Borée et leurs innombrables cousins ont fait le reste.

 

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On la nomme passerose car elle est censée pousser quand les roses sont passées. C'était sûrement vrai autrefois mais avec les changements de saisons que nous connaissons, roses et roses trémières rivalisent simultanément de beauté.

 

A la fois rêveuse et conquérante, elle s'approprie les toits, les venelles et l'ombre argentée que jettent les vieux murs devant eux. Rose bohémienne dont les graines ne sont pas domptées par une volonté d'asservir le paysage. Friande d'été, née au passage du vent mais se méfiant des bourrasques qui peuvent froisser ses velours et briser sa superbe, elle pare de couleurs intenses les lieux monotones et s'offre au visiteur de l'instant.

 

La tradition rapporte que si l'on fait un vœu en jetant des graines d'alcea par-dessus son épaule gauche, on sera entendu par les fées...

 

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Son nom de « rose trémière » est une altération de « rose d'outremer » mais où se situe le berceau de cette vivace herbacée ? En Asie centrale ou en Asie occidentale ? En Turquie ou en Palestine ? En Crète ou dans les Balkans ? A-t-elle été réellement rapportée des Croisades au XIIe ou au XIIIe siècle, importée de Chine au XVIe siècle ou semée par le vent, dans le Bassin Méditerranéen, il y a très très longtemps ? Bien des questions se posent mais quoi qu'il en soit, cette voyageuse aux origines complexes et incertaines a su préserver son mystère et se naturaliser dans de nombreux pays.

 

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Frederic Childe Hassam (1859-1935) : Celia Thaxter Garden Appledore Isles of Shoals, 1890.

 

La rose trémière a deux noms scientifiques : Alcea rosea et Althaea rosea qui dérive de « althainô » signifiant « je guéris » ou « je suis faite pour guérir ».

 

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Althea rosa par Friedrich Gottlob Hayne (1763-1832), botaniste et pharmacien allemand.

 

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Althaea rosa issue de l'Atlas des plantes exotiques et européennes illustré par D. Bois à Paris, en 1896.

 

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Ornementale et médicinale, elle arbore de grandes et nombreuses fleurs simples, semi-doubles ou doubles et comestibles (j'y reviendrai), aux couleurs variées : rose, blanc, rouge, jaune, mauve, grenat ou encore violet tirant vers le noir…

 

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Elle possède de longues tiges pubescentes (couvertes d'un duvet blanchâtre) qui soutiennent les feuilles vert clair et découpées peu profondément en 5 à 7 lobes dentés. Les fleurs apparaissent sur de courts pédoncules situés dans les aisselles supérieures des feuilles. Dotée de cinq pétales, la corolle évasée s'ouvre autour du pistil, formé de plusieurs carpelles soudés. Généralement bisannuelle, elle meurt après la fructification et se resème.

 

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Riches en glucides, en amidon, en mucilages et en pectine, les fleurs de rose trémière contiennent aussi des matières minérales, des flavonoïdes, des tanins, des triterpènes et des traces d’huile essentielle.

 

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Cousine de la guimauve officinale et des suaves hibiscus, la rose trémière est appréciée depuis fort longtemps par la médecine populaire qui lui prête des propriétés adoucissantes et pectorales mais également antipyrétiques (qui fait tomber la fièvre), veinotoniques, diurétiques, laxatives, digestives, émollientes (qui détend les tissus de l'organisme), astringentes, expectorantes, reminéralisantes, hydratantes et anti-inflammatoires. Le savoir oral et les livres anciens préconisaient l'usage de l'infusion de rose trémière pour soigner les angines et apaiser la toux. Les fumigations de jeunes fleurs étaient autrefois recommandées contre les maux d’oreilles persistants et les fleurs aux pétales grenat considérées comme les plus efficaces.

 

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Dans les campagnes, les cataplasmes imbibés d'infusion ou de décoction légère de rose trémière étaient réputés apaiser les irritations de la peau (prurit), faire mûrir les furoncles, guérir les plaies et les lésions peu profondes. Les gargarismes d'infusion ont une efficacité observée contre les inflammations buccales.

 

Dans la médecine asiatique, la décoction de rose trémière est utilisée pour fluidifier la circulation sanguine, soigner l'hématurie (présence de sang dans les urines), combattre la fièvre et calmer le syndrome prémenstruel.

 

La fleur entre dans la composition de shampooings pour cheveux secs et cassants mais aussi de masques adaptés aux cuirs chevelus gras, de bains de bouche, de dentifrices, de crèmes anti-âge et de lotions florales apaisantes et hydratantes. Dans la Rome antique, elle était utilisée, sous forme d'onguent, pour nourrir les chevelures délicates.

 

On l'utilisait autrefois pour teindre les tissus en lie-de-vin ou en violet et sa tige, riche en substances souples et fibreuses, entrait dans la fabrication de tissus, de cordages et de papier. Le vin doux additionné de tisane sucrée au miel était aussi très apprécié.

 

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Outre les bords de routes, les jardins publics aiment accueillir sa floraison abondante comme par exemple à La Réunion où elle décore de nombreux espaces verts et elle est bien sûr indissociable de l'Île de Ré dont elle orne les rues avec la grâce qui la caractérise.

 

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Chromo illustré par le peintre symboliste Gaston Bussière (1862-1928) pour décorer des boîtes de gaufrettes à la vanille. Image Delcampe.

 

Comme je l'écrivais plus haut, la rose trémière est comestible. Ses pétales et ses boutons floraux, appréciés des gourmets, apportent des touches colorées aux salades. Les capitules peuvent aussi être cuisinés et les jeunes feuilles sont mangées crues ou cuites.

 

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Roses trémières de Bercy

 

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Dans le langage des fleurs, la rose trémière représente la simplicité de l'amour tout en évoquant l'ambition féminine et la puissance de création. Elle se répand très facilement et donne de riches couleurs à l'espace urbain.

 

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On lui attribuait jadis le pouvoir de retrouver les objets égarés et de reconstituer les virginités perdues. A cet égard, les vieux grimoires conseillent de brûler une rose trémière séchée, de mêler ses cendres avec de la rosée matinale et du crottin de cheval puis de laisser reposer l'ensemble au soleil pendant au moins un mois pour obtenir une pommade aux vertus magiques... Les sorcières préparaient aussi un onguent à base de rose trémière, de pomme épineuse et de mouche cantharide (entre autres mélanges mystérieux) pour se rendre au sabbat.

 

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En Chine, où elle est considérée comme un symbole de fertilité, elle est associée à la séduction féminine car elle dévoile sa beauté le long des chemins.

 

Beauté que les poètes ont célébré, à l'instar de Verlaine (1844-1896) dans ses Poèmes saturniens...

« Baiser !

Rose trémière

Au jardin des caresses,

Vif accompagnement

Sur le clavier

Des dents ! »

 

...et de Gérard de Nerval (1808-1855) qui en fit à plusieurs reprises une compagne trouble et sauvage de la féminité.

 

Artémis

 

La Treizième revient... C'est encor la première ;

Et c'est toujours la Seule, - ou c'est le seul moment :

Car es-tu Reine, ô Toi! la première ou dernière ?

Es-tu Roi, toi le seul ou le dernier amant ? ...

 

Aimez qui vous aima du berceau dans la bière ;

Celle que j'aimai seul m'aime encor tendrement :

C'est la Mort - ou la Morte... Ô délice ! ô tourment !

La rose qu'elle tient, c'est la Rose trémière.

 

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,

Rose au cœur violet, fleur de sainte Gudule,

As-tu trouvé ta Croix dans le désert des cieux ?

 

Roses blanches, tombez ! vous insultez nos Dieux,

Tombez, fantômes blancs, de votre ciel qui brûle :

- La sainte de l'abîme est plus sainte à mes yeux !

 

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Je clos cette promenade sur le thème de la rose trémière en vous laissant contempler cette jolie porte, ornée de roses trémières et photographiée rue de Grenelle, dans les 6e et 7e arrondissements de Paris.

 

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Grosses bises, je pense à vous et je vous dis « à bientôt » !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fleur, #hivernale, #lumiere, #ombre, #pause

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  indéterminée...

 

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Ami(e)s lectrices, lecteurs

 

Je suis dans la lune, entre ombre et lumière, à fleur d'émotion, ce qui est très créatif alors ne vous inquiétez pas pour moi...

 

Ma pause continue... Je prends le temps nécessaire.

 

Je ne vous oublie pas, prenez bien soin de vous, gros bisous à tous...

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #ange, #fleur, #papilio, #secret, #symbole

(L'univers enchanté de Joanna Sierko-Filipowska)

 

BLOG EN MODE BUISSONNIER

 

Je vous souhaite un très bel été!

 

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Le Temps

 

La nuit était profonde, je papillonnais sur la toile et mon regard s'est posé sur une oeuvre à l'étrange beauté qui avait capturé l'essence des fleurs et les sortilèges de l'instant. J'ai retrouvé l'émotion ressentie en découvrant, il y a quelques années, les tableaux de cette artiste polonaise, créatrice d'une troublante « fantasy ».

 

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Ange du mystère

 

Elle glisse sur l'or des chemins

Patinés de mélancolie

Où les nuages de satin

Soufflent d'étranges broderies

 

Parée de ciel aux feux d'aurore

Amante du sauvage É

Nue sous des lèvres carnivores

Ou vêtue d'ombre ensanglantée

 

Spectrale en ce jardin secret

Où les papillons du sommeil

Attisent la flamme sucrée

En étouffant son cri vermeil

 

Elle se dévoile au vent des neiges

Moitié sorcière et moitié fée

L'horizon bleu se désagrège

Au chant de sa féminité

 

Fièvre de lune en ses prunelles

Couleur de foudre et de forêt

Les roses tremblent à son appel

Elle vampirise leur baiser...

 

                              Cendrine

 

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Quelques renseignements biographiques

 

http://www.joannasierko.pl/

 

Joanna Sierko-Filipowska est née le 13 février 1960 à Byalistok, en Pologne. Elle a reçu son diplôme de l'Académie des Arts Graphiques du département des Beaux-Arts de Varsovie en 1985 et a travaillé sa technique picturale au Studio des Arts Graphiques du professeur Halina Chrostowska (1929-1990), l'un des maîtres de l'estampe dans les années 1970.

 

Son oeuvre est le fruit d'une alchimie puissante entre symbolisme et réalisme. Elle met en scène des personnages énigmatiques dans des paysages où se mélangent des tons mystérieux, tantôt chauds, tantôt froids ou profondément « incertains ».

 

Son imaginaire romantique et élégant façonne le monde, les heures, les saisons, les paysages, le temps et donne vie aux anges et aux représentants du Petit Peuple: elfes, lutins, fées...

 

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Pêcheur de solitude

 

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Le marin de la solitude

 

Au rythme des saisons

 

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Le réveil des meules de Nieborów

 

Les saisons dansent. L'hiver fond doucement.

Les forces de fécondité se raniment et la fiancée de l'été apparaît comme un rêve dans sa robe gorgée de lumière et de rosée.

Son parfum caracole à l'orée des bois sombres où se tapissent les créatures du froid.

 

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Adoration du Printemps

 

Le Petit Peuple des légendes ou smäfolk des pays scandinaves, démiurge et gardien des forces de la Nature en pleine éclosion.

 

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Été, saveurs d'enfance

 

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A la croisée de l'automne et de l'hiver, les citrouilles de Samain/Halloween aux graines fécondes deviennent de mystérieuses lanternes orangées.

 

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Automne

 

Rayonnante, dans son magistère doré, sous les arbres dont le déclin façonne une voluptueuse alchimie de couleurs et de reflets.

 

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Hiver, la reine des sortilèges, radieuse et sensuelle dans ses voiles diamantés.

 

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Dans le parc, broderies enneigées, spirales mélodieuses...

 

Les amoureux

 

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Premiers émois sous des arceaux de roses, dans la ronde enchantée de l'air et des parfums. Bonheur secret, l'instant rayonne mais déjà se fanent les premiers pétales. Il faut cueillir le jour dès qu'il nous offre sa beauté.

 

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De capiteux secrets, entre soleil et ondée, frissonnent au royaume des fleurs.

 

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 Art mystérieux, féeriques glacis, rencontre de l'enfance et de l'éternité...

 

A la lisière des brumes, quand le paysage se fond dans les songes de la matière, l'âme se contemple à travers les sortilèges du ciel.

 

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Et vogue l'iris... Barque brimborion sur les eaux de l'Autre Monde, nef ensorcelée...

 

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Paysages enchantés

 

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Jardin d'Éden après l'orage, la Nature est gourmande...

 

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Été, le dîner inachevé

 

Magie de l'instant, réminiscence d'un rendez-vous amoureux, sensuel aparté sous un lustre féerique entre des ombellifères géantes.

 

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Hiver, le dîner inachevé

 

Effets de plume et de cristaux, rutilances et transparences, draperie abandonnée...

 

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Dans ce jardin où règne la luxuriance, les roses sont profondément sensuelles et les fruits rouges ressemblent à des joyaux. Symboles de fécondité, les grenades offrent leur chair juteuse et leurs graines rubis. Elles sont associées aux déesses des mystères: Cybèle, Perséphone, Déméter, Astarté, Aphrodite, Héra, Athéna... Leur suc rouge est né du sang de Bacchus, le dieu de l'ivresse. Des nymphes à la peau parfumée, les Rhoai, veillent sur les fleurs écarlates du grenadier.

 

 

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Énigmatique féminité

 

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La plume perdue

 

Une envoûtante palette de gris se déploie sur des notes de rose cendré. La lumière ruisselle, avec une farouche intensité, dans les plis de la robe.

 

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Plumes ravies aux couleurs de l'atmosphère, à la mélancolie des nuées...

 

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Mi-ange mi-banshee, la belle nous attire, avec les sortilèges de la pomme, dans la toile du féminin sacré.

 

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Métamorphose de la pomme en escarpin à la peau rubis, friandise réelle et fantasmée...

 

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Dualité, gémellité

 

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Rhapsodie en bleu majeur

 

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Quintessence

 

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Dans le sillage des esprits...

 

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Le cygne, oiseau des Muses et des déesses de la fécondité, messager de la lumière, attribut d'Apollon, le dieu solaire et incarnation de Zeus pour séduire Léda. Dans les légendes du Nord, de mystérieuses femmes-cygnes ont le don de prophétie et se métamorphosent en fonction des cycles de la lune...

 

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Soleil de Septembre

 Le dindon représente la force du partage et la connaissance des secrets de la terre. Symbole d'abondance, il était considéré comme sacré par les anciens peuples chamaniques.

 

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Réminiscence

 

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Récoltes d'hiver

 

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Autoportrait

 

 

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Récurrence des souliers bleus, de la draperie et du papillon, émanation de l'âme et de la psyché du personnage. Une Cendrillon, mi-ange mi-farouche qui apparaît sur le bord du chemin.

 

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Les Papillons

 

Les papillons hantent les créations de Joanna Sierko-Filipowska. Souvent solitaires, ils semblent, dans certaines oeuvres, se multiplier à l'infini.

 

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Symbole d'évanescence et de beauté délicate, le papillon incarne le mystère des métamorphoses et les apparences que nous revêtons, au fil de l'existence.

 

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Né de l'étrange chrysalide où s'élabore l'alchimie de la vie, traduisant par son vol le cheminement de l'âme à travers le ciel et les lieux sacrés, le papillon est un être psychopompe et l'émissaire d'Hypnos, le dieu des rêves, appelé Somnus en latin.

 

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Arrosage du jardin des rêves

 

Les êtres chimériques sont fréquemment représentés avec des ailes de papillon. Le papillon (psyché en grec, papilio en latin) fut sculpté sur les tombes anciennes, célébré par les poètes antiques et consacré aux divinités gardiennes des portes, des songes et du temps. Incarnation de l'âme, il voltige au vent du destin.

 

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Au Japon, le papillon est associé aux cycles de la féminité. Il est également considéré comme un symbole d'amour et de bonheur conjugal.

 

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En Chine, le papillon est un séducteur, il incarne un esprit du désir qui aspire le suc des fleurs et les fluides féminins. Fantôme aux changements de saison, il peut jaillir d'une tombe et déployer ses ailes turquoises, vertes ou blanches veinées d'argent. Représenté sur une fleur de prunier, il annonce le bonheur et la longévité.

 

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Rêve

 

Les tribus Aztèques vénéraient le papillon, emblème du dieu Xochipilli, le seigneur de la Végétation. Il était le feu qui danse, la flamme douce et la vitalité solaire (papalotl). La déesse Itzpapalotl, esprit nocturne des étoiles flamboyantes, était représentée par un papillon « bordé de couteaux de pierre ». Il était aussi le symbole de l'âme des parturientes défuntes.

 

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En relation avec les fluides de mort et de vie, le papillon est un symbole profondément érotique, un émissaire des rêves les plus complexes Dans la peinture victorienne, à l'instar de la chauve-souris, il apparaît comme le compagnon des sorcières et des fées.

 

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Dans de nombreuses traditions, un papillon porte les voeux quand on souffle sur ses ailes...

 

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« La plume de l'écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons ». Paul Carvel, écrivain et éditeur belge né en 1964.

 

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« Papillon, ce billet doux plié cherche une adresse de fleur. » Jules Renard (1813-1877).

 

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« Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d'invention et de fécondité. » George Sand (1804-1876), Contes d'une grand-mère, 1875.

 

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La draperie aux papillons

 

Dans le sillage écarlate d'une héroïne de conte de fées...

 

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Invitation pour le thé

 

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Allégorie du Temps et des Secrets

 

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Vénus au creux de l'étang

 

Sur ces notes de vert enchanté, je m'éclipse en vous souhaitant de très belles nuits et de rayonnantes journées d'été...

 

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Merci de votre fidélité!

 

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Gros bisous lumineux et sucrés!

 

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #fleur, #jonquille, #printemps, #william

Une giboulée de couleurs

 Sir Lawrence Alma Tadema (1836-1912), Le retour des fleurs.

 

Un manteau de neige couvre plusieurs pays d'Europe, le Nord de la France grelotte entre deux giboulées mais je vous invite à glisser dans la chatoyante poésie des couleurs.

 

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En livrée de soleil, ces vigoureuses jonquilles embellissent une petite place située à quelques pas de chez moi. En ce début de Printemps aux tonalités hivernales, elles m'ont donné envie de partager avec vous des rêveries d'artistes sur le thème de la reverdie.

 

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Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912): Les fleurs du Printemps.

 

Rousseur ardente d'une chevelure, alchimie de lumière et jeux d'ombre mystérieux... les jonquilles resplendissent dans leur écrin d'or en fusion.

 

Sir Alma-Tadema fut l'un des artistes les plus en vogue du XIXe siècle victorien. Ce passionné d'Antiquité gréco-romaine et d'archéologie égyptienne décrivit avec une minutie spectaculaire des scènes de la vie antique, juxtaposant des éléments réels et des éléments fantasmés.

 

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Le Printemps, 1894.

 

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Je ne peux contempler ces merveilleuses jonquilles sans ressentir la mélodie d'un poème, l'un des plus populaires de l'époque Romantique en Angleterre: « The Daffodils » de William Wordsworth (1770-1850).

 

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Berthe Morisot (1841-1895): Jonquilles.

 

En 1804, sur les rives du lac de Ullswater, Wordsworth écrivit « The Daffodils » en se promenant avec sa soeur cadette, Dorothy. Publié en 1815, le poème devint l'une des œuvres majeures du mouvement « lakiste ». J'ai appris ce poème au collège et je ne l'ai jamais oublié.

 

Les Jonquilles (The Daffodils)

 

I wandered lonely as a cloud

That floats on high o'er vales and hills,

When all at once I saw a crowd,

A host of golden daffodils ;

Beside the lake, beneath the trees.

Fluttering and dancing in the breeze.

 

Continuous as the stars that shine

And twinkle on the milky way,

They stretched in never-ending line

Along the margin of a bay :

Ten thousand saw I at a glance,

Tossing their heads in sprightly dance.

 

The waves beside them danced ; but they

Out-did the sparkling waves in glee :

A poet could not but be gay,

In such a jocund company :

I gazed – and gazed – but little thought

What wealth the show to me had brought :

 

For oft, when on my couch I lie

In vacant or in pensive mood,

They flash upon that inward eye

Which is the bliss of solitude ;

And then my heart with pleasure fills,

And dances with the daffodils.

                                 William Wordsworth

 

Première traduction

 

J'allais solitaire ainsi qu'un nuage

Qui plane au dessus des vaux et des monts,

Quand soudain, je vis en foule - ô mirage ! -

Des jonquilles d'or, une légion.

A côté du lac, sous les branches grises,

Flottant et dansant gaiement à la brise.

 

Serrées comme sont au ciel les étoiles

Que l'on voit scintiller sur la Voie Lactée,

Elles s'étendaient sans un intervalle

Le long du rivage, au creux d'une baie.

J'en vis d'un coup d'oeil des milliers, je pense,

Agitant leurs têtes en une folle danse.

 

Les vagues dansaient, pleines d'étincelles,

Mais se balançaient encor plus allègrement,

Pouvais-je rester, poète, auprès d'elles

Sans être gagné par leur engouement ?

L'oeil fixe, ébloui, je ne songeais guère

Au riche présent qui m'était offert :

 

Car si je repose, absent ou songeur,

Souvent leur vision, - ô béatitude ! -

Vient illuminer l'oeil intérieur

Qui fait le bonheur de la solitude,

Et mon coeur alors débordant, pétille

De plaisir et danse avec les jonquilles !

 

Deuxième traduction, signée Catherine Réault-Crosnier

 

J'errais solitaire comme un nuage

Qui flotte au-dessus des vallées et des monts,

Quand tout-à-coup je vis une nuée,

Une foule de jonquilles dorées ;

À côté du lac, sous les branches,

Battant des ailes et dansant dans la brise.

 

Drues comme les étoiles qui brillent

Et scintillent sur la Voie Lactée,

Elles s'étendaient en une ligne sans fin

Le long du rivage d'une baie :

J'en vis dix mille d'un coup d'œil,

Agitant la tête en une danse enjouée.

 

Les vagues dansaient à leurs côtés ; mais

Elles surpassaient les vagues étincelantes en allégresse :

Un poète ne pouvait qu'être gai,

En une telle compagnie :

Je les contemplais, les contemplais mais pensais peu

Au présent qu'elles m'apportaient :

 

Car souvent, quand je m'allonge dans mon lit,

L'esprit rêveur ou pensif,

Elles viennent illuminer ma vie intérieure

Qui est la béatitude de la solitude ;

Et mon cœur alors, s'emplit de plaisir

Et danse avec les jonquilles.

 

William Wordsworth écrivit, avec son ami Samuel Taylor Coleridge, les «Ballades lyriques»: un vibrant manifeste du Romantisme. Il chercha continuellement l'émotion dans l'écriture et entreprit de simplifier les tournures de phrase alambiquées qui étaient coutumières à son époque. Un séjour en France, en Touraine plus exactement, nourrit, dans le poème appelé « Le Prélude », sa nostalgie existentielle et son amour irrépressible de la nature.

 

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Sir Frank Francis Bernard Dicksee (1853-1928): Jeune fille de Printemps.

 

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Portrait d'Elsa

 

Cet artiste au style très précieux, issu d'une famille de peintres, aimait illustrer les récits légendaires et les drames historiques. Il réalisa aussi de nombreux portraits de mode.

 

Le jaune jonquille, saturé d'or et de lumière, était très en vogue chez différents artistes de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

 

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William Macgregor Paxton (1869-1941): Une élégante.

 

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 John Singer Sargent (1856-1925): Nature morte aux jonquilles.

 

Ce portraitiste américain renommé entretint des relations amicales avec les Impressionnistes et plus particulièrement avec Degas et Monet.

 

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Henri Fantin-Latour (1836-1904): Jonquilles.

 

Ce passionné de musique, ami de Whitsler et de Dante Gabriel Rossetti, était fasciné par les maîtres italiens, flamands et français (Titien, Véronèse, Van Dyck, Watteau...). Il expérimenta l'art du portrait mais il connut la notoriété grâce à ses natures mortes où se conjuguent poésie de l'instant et étude approfondie des détails. Les sujets qu'il explore se lovent dans une lumière subtile qui attise les jeux d'ombre et de transparence.

 

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Achille Théodore Cesbron (1849-1915): Les Jonquilles, 1er quart du 20e siècle, Nantes, musée des beaux-arts.

 

Ce maître des natures mortes, amoureux des roses, était apprécié pour la finesse de ses compositions florales. Il fonda, à la Porte d'Auteuil, une Académie des Arts de la Fleur et de la Plante où il fit dispenser des cours gratuits de dessin et de peinture floraux.

 

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Charles Webster Hawthorne (1872-1930): Jonquilles.

 

Ce peintre érudit fonda en 1899 la Cape Cod School of Art, dans le Massachussetts, institut qui accueillit des talents comme Norman Rockwell.

 

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George Hitchcock (1850-1913): La petite marchande de jonquilles.

 

Petit-fils de Roger Williams, le fondateur de l'État de Rhode Island, cet artiste américain exerça le métier de légiste à New-York jusqu'en 1879, année où il traversa l'Atlantique pour devenir l'élève des peintres académiques français Gustave Boulanger (1824-1888) et Jules-Joseph Lefebvre (1836-1911). Il suivit aussi les cours du peintre de marines Hendrik Willem Mesdag (1831-1915), à Düsseldorf et à La Hague.

 

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George Hitchcock: Marchande de fleurs en Hollande.

 

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Le Printemps rayonne à travers le réalisme de ses oeuvres et la vibration colorée de sa touche qui frôle la manière impressionniste. Il est connu pour ses grands champs de fleurs où pulse une lumière intense, celle du renouveau de la Nature.

 

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Champ de fleurs

 

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Champ de crocus au printemps

 

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Le cottage aux jacinthes.

 La maison est celle de l'artiste, un havre de charme et de sérénité situé aux Pays Bas, à Egmond Aan Zee, près d'Alkmaar, paysage lové dans une  mer florale.

 

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Le temps des fleurs

 

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Le nid de cigognes

 

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Les jacinthes

 

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Champ de tulipes

 

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Mariée hollandaise

 

George Hitchcock fut le premier Américain à recevoir en France la distinction de Chevalier de la Légion d'Honneur.

 

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James Tissot (1836-1902): Le Bal 1878.

 

 Ami intime de Degas, cet artiste complexe partagea sa vie entre Paris et Londres où il devint l'un des plus célèbres portraitistes de son époque. Les musées anglais abritent un grand nombre de ses œuvres.

 L'héroïne du tableau arbore une somptueuse robe jaune jonquille. Fils d'un marchand de mode et d'une modiste, Tissot ne cessa d'accorder dans ses toiles la primauté aux vêtements et aux accessoires. Il aimait également mettre en scène ses personnages de manière « photographique ».

 

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Roderick Henry Newman (1833-1918): Anémones et jonquilles, 1884.

 

 Ce peintre américain, de sensibilité préraphaélite, était un aquarelliste renommé, fasciné par les arts du Moyen-âge et de la Renaissance florentine. Il accomplit de longs voyages à travers l'Europe, l'Égypte et le Japon.

 

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A pas de givre, entre pétales soyeux et lumière sucrée, le Printemps investit doucement le paysage parisien.

 

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Émile Vernon (1872-1919): Beauté de Printemps.

 

Aussi fines que les fleurs d'amandier et de cerisier, les robes des « héroïnes du printemps » sont un florilège de blancheur et de fièvre rosée.

 

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Vincent Van Gogh (1853-1890): Branches d'amandier en fleurs, 1890.

 

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Henry Ryland (1856-1924): La Primavera.

 

 Une personnification préraphaélite du printemps, en robe d'opale, qui nous offre, sur fond de ciel bleu rosé, sa mélancolique sensibilité.

 

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Jeune beauté

 

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The captive's return, que l'on peut traduire par « le retour du printemps ».

 

 Peintre renommé, illustrateur de livres féeriques et décorateur d'intérieur, Henry Ryland fut inspiré par les thèmes néo-classiques et le mouvement Préraphaélite.

 

 

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Adrien Moreau (1843-1906): Sous les fleurs de cerisier.

 

 Peintre de genre et d'histoire, il appréciait les sujets néogothiques, les scènes de noces, les bals et les mascarades. Il illustra avec finesse les œuvres de nos plus grands auteurs, dont celles de Balzac et de Voltaire. Dès la fin du XIXe siècle, les collectionneurs américains raffolèrent de ses œuvres.

 

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Sir Frank Bernard Dicksee (1853-1928): L'offrande.

 

Cette œuvre victorienne, émanation d'un romantisme précieux, décrit l'offrande d'un gage d'amour lorsque refleurit le printemps.

 

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Henrietta Rae Emma Radcliffe (1859-1928): Floraison.

 

 Cette artiste victorienne, à la touche subtile, était connue pour son engagement féministe et ses prises de position marquées en faveur du vote des femmes.

 

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Éclosion du printemps.

 

 

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Les nymphes du printemps, 1913.

 

Les belles des tableaux aimantent le pouvoir des fleurs et se parent des attributs des déesses de la reverdie: Flore, Pomone, Aphrodite...

 

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George Hitchcock (1850-1913): Calypso, 1906.

 

Prêtresses du Féminin Sacré, elles célèbrent une flamme sauvage et douce, quintessence de vie et fluide opalescent qui régénère le cycle des saisons.

 

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Arthur Hacker (1858-1919): Innocence.

 

 Sous le pinceau de cet artiste préraphaélite, ces « dames blanches » évoluent dans un monde mouvant où les verts, les bleus et les ocres tintent comme des notes de musique, parsemées de gouttes solaires auxquelles répond le doré des passementeries.

 

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Harry George Theaker (1873-1954): The anticipated letter.

 

 Une danse ou un conciliabule magique dans un champ semé de fleurs...

 

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George Henry Boughton (1834-1905): Idylle de printemps.

 

Un florilège de femmes fées, sensuelles incarnations de l'âme-souffle: l'énergie vitale du printemps.

 

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Franz Xavier Winterhalter (1805-1873): Le Printemps.

 

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Sir John Lavery (1856-1941), portraitiste irlandais: Printemps en fleurs.

 

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John William Waterhouse (1849-1917): Flore assise, au regard insaisissable et pétri de mélancolie, nous attire à la croisée de l'hiver et du printemps.

 

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John William Waterhouse: Ophélie parmi les fleurs. A l'orée d'un mystérieux territoire, la lumière cisèle, entre les ombres aquatiques, les broderies et les joyaux de sa robe.

 

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Francis Coates Jones (1857-1932): Le Printemps.

 

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Jeune femme arrangeant un bouquet de fleurs dans un vase.

 

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Fleurs de printemps sur la fenêtre.

 

 Ce peintre américain sillonna l'Europe, en compagnie de son frère, dans les années 1870-1880. Il travailla à Paris et en Bretagne, parmi les artistes de l'École de Pont-Aven, où il rencontra Paul Gauguin.

 

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Albert Lynch (1851-1912): Fleurs fraîches du jardin.

 

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Notre promenade s'achève sur cette caresse embaumée. En attendant de vous retrouver, je vous remercie de votre fidélité et je vous souhaite de cueillir les joies de l'instant...

 

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Le Printemps est en marche...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fees, #fleur, #mai, #muguet, #premier

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Scintillements d'ailes, tourbillons d'air et de lumière, ombres facétieuses... d'après de très anciennes croyances, les êtres magiques traversent, dans la nuit du 30 avril au premier mai, le voile de la réalité.

 

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Cette nuit spéciale, appelée nuit de Beltane, célèbre, depuis l'époque celtique, le « feu brillant » et symbolise l'affrontement des puissances hivernales et des énergies du printemps.

 

Les forces de vie, d'amour, de croissance et de fécondité s'expriment, autour de brasiers allumés dans les champs, les clairières et au sommet des collines, avec une intensité sensuelle et poétique.

 

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La racine « Bel » désigne Belenos, l'ancien dieu Soleil, seigneur du « souffle vital » et « Tan » signifie « feu ».

 

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Beltane était célébrée lors de la première floraison de l'aubépine, sous l'obédience de Cernunnos, le dieu aux ramures de cerf, maître des animaux et de la connaissance cachée.

 

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Le chaudron de Gundestrup

 

(Ce chaudron celtique, datant du premier siècle avant J.-C., fut retrouvé, dans une tourbière, au Danemark. Le dieu Cernunnos porte les bois de cerf, emblèmes du pouvoir chamanique. Il tient un serpent dans la main gauche et un torque, insigne solaire, dans la main droite. Autour de lui s'assemblent les animaux de la forêt.)

 

A la période de Beltane, les amours de Belenos, l'Apollon gaulois et de Belisama, la déesse du foyer, rayonnaient sur la Nature.

 

Belisama, « la très brillante », était associée à l'artisanat, au tissage, au filage et à la métallurgie. Dotée de pouvoirs guérisseurs, elle était honorée près des fontaines et des sources.

 

On suspendait à son intention, dans les branches des aubépines, des rubans et des sachets remplis d'herbes sacrées.

 

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Beltane est une fête de lumière. Autrefois, les animaux qui avaient passé l'hiver à l'abri étaient conduits au sommet des collines afin d'y paître et de s'y accoupler. On faisait rituellement passer les troupeaux entre deux piliers de pierre ou deux brasiers ardents, pour les purifier et les protéger contre les maladies.

 

Les jeunes gens simulaient, dans les villages, des combats entre les puissances de l'hiver et les forces du printemps, afin de stimuler la fécondité et la fertilité. Ils formaient des rondes frénétiques autour des arbres et des pierres sacrées et déposaient des offrandes près des puits et des sources.

 

Les sorcières de Beltane

 

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La nuit de Beltane, traditionnellement associée à la magie et à la sorcellerie, était considérée comme le Grand Sabbat des sorcières de Germanie, d'Écosse, d'Irlande, de Bretagne et d'Angleterre... D'après le folklore européen, les sorcières tissaient des liens intimes et mystérieux avec les « mondes invisibles » et déferlaient en horde dans le ciel ténébreux pour festoyer avec les elfes, les lutins et les fées, au sommet des montagnes.

 

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Magic circle, par John William Waterhouse (1849-1917).

 

Christianisée en Walpurgis, Beltane était considérée comme le « carnaval des sorcières ». Mais l'Église chrétienne eut beau multiplier les interdits à son égard et tenter de dévoyer son essence en l'assimilant à un sabbat diabolique, elle survécut dans les traditions associées à l'arbre de Mai.

 

La Beltane païenne imprégna de sa magie les célébrations en vigueur dans l'Europe médiévale.

 

Le nom Walpurgis vient de Sainte-Walpurge ou Walburga (710-779), une religieuse anglaise qui devint abbesse de Heidenheim, en Allemagne, dans un lieu appelé le Cloître de la Maison des Païens (Heidenheimer Closter). Le premier Mai, sa tombe exsudait une huile miraculeuse à laquelle la croyance populaire attribuait des vertus guérisseuses et le pouvoir d'effacer le voile séparant le monde des morts et celui des vivants.

 

En Bavière, Walpurge était honorée dans une petite chapelle, dressée au sommet d'une colline, entre des tilleuls sacrés. Les tilleuls étaient associés à la déesse Holda, puissante déesse mère de l'Europe païenne.

 

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Walpurge est « celle qui conduit les dieux au sommet de la montagne sacrée ». Héritière des déesses mères et des prophétesses des religions anciennes, elle charmait les bêtes sauvages et brandissait un balai de sorcière et un miroir à trois faces évoquant le passé, le présent et le futur.

 

Elle était accompagnée par un petit chien, gardien des mondes mystérieux et portait une couronne étoilée. Protectrice des graines et des fleurs, elle veillait aussi sur les bois sacrés.

 

L'Arbre de Mai

 

L'arbre ou Mât de Mai est l'arbre de Maïa, la déesse de la fécondité, émanation de la Terre-Mère. Son érection, dans la nuit de Beltane ou le matin du premier mai, marque le retour du Printemps.

 

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Associé au culte des fleurs, de la végétation et des sources, il unit le monde humain à celui des ancêtres et des esprits protecteurs. Les danses et les circumambulations effectuées autour de son tronc étaient réputées attirer la chance, la santé et la prospérité. Mais l'Inquisition condamnait fermement les danses de Mai, accusées de provoquer des pratiques sexuelles débridées, des avortements spontanés et de favoriser la stérilité. En prohibant le langage du corps, elle espérait annihiler les cultes païens.

 

Il n'en fut pourtant rien et, en dépit des persécutions menées, les rondes sylvestres continuèrent de plus belle. L'arbre de Mai devint l'emblème protecteur de nombreux villages de France et d'Europe qui possèdent, depuis plusieurs siècles, leurs Mais corporatifs et collectifs.

 

Les jeunes gens plaçaient des Mais d'amour devant les portes des jeunes filles en âge de se marier. En fonction des essences choisies, les jeunes « élues » découvraient, avec plus ou moins de joie, les sentiments qu'on leur portait...

 

Les Amours de l'Homme Vert et de la Reine de Mai

 

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Guenièvre, reine de Mai, par le peintre John Collier (1850-1934).

 

Dans les comtés d'Angleterre, l'érection du Mai symbolisait l'union de Jack in the Green, l'esprit de la végétation et de Maïa, la déesse des fleurs.

 

Jack in the Green menait des cortèges carnavalesques afin d'expulser les forces déclinantes de l'hiver. A l'instar du Père Noël et de son étrange alter ego: le Père Fouettard, il était accompagné par une figure ambivalente: le Ramoneur ou l'Homme au visage de suie. Après le défilé, Jack le Vert épousait Maïa, appelant, par ce mariage symbolique, les couples à s'unir charnellement, en fonction de leurs attirances sexuelles. Une fois encore, au grand dam de l'Église, la liberté des sens était favorisée!

 

Dans les légendes anglo-saxonnes, c'est à cette période de l'année que se forment des « couples sacrés » comme Guenièvre et Arthur, Guenièvre et Lancelot, Lady Marianne et Robin des Bois...

 

Le Handfasting est un rite très ancien consistant à lier les mains de deux personnes pour signifier des fiançailles ou un mariage d'amour. De nos jours, de plus en plus de couples choisissent, après un mariage civil, cette coutume païenne à la place d'une cérémonie religieuse.

 

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(Photo prise sur le site Daily Wicca)

 

Dans l'île de Man, la croyance prétendait que deux reines s'affrontaient, le matin du Mai, avec des bâtons d'ajonc. La reine de l'Hiver capturait la reine de l'É mais cette dernière se libérait en faisant fondre sa rivale dans un brasier magique. Jack le Vert venait alors quérir sa belle pour faire l'amour dans les champs...

 

Pendant ce temps, les fées venaient boire la rosée matinale, gorgée de merveilleux pouvoirs, dans les corolles d'églantines.

 

Les Êtres Féeriques

 

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En Angleterre, la vogue des fées coïncida avec la révolution industrielle, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Cette révolution s'opéra avec une rapidité telle que les esprits de l'époque redécouvrirent, en réaction au « règne des machines », les univers de féerie.

 

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Cat and fairies, par John Anster Fitzgerald.

 

Cette redécouverte, dans les arts et la littérature, s'associa à un engouement profond pour les oeuvres de William Shakespeare (1564-1616).

 

En 1600, lors de la publication du premier in-quarto duSonge d'une nuit d'été, (A Midsummer Night's Dream), Shakespeare apparut comme le fondateur de la mythologie féerique britannique. Il miniaturisa les fées, modifia leur aspect physique et gomma le caractère démoniaque que l'Église leur avait attribué. Elles ressuscitèrent, sous sa plume, en créatures espiègles et fascinantes, associées au rythme des saisons.

 

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La Tempête

 

Il établit un lien étroit entre la botanique et la féerie. Les fées devinrent des créatures hybrides, mi-femmes, mi-fleurs.

 

Mais il ne recréa pas seulement le corps de la fée, il lui attribua de nouvelles couleurs, rompant ainsi avec la croyance populaire qui associait le noir aux êtres féeriques.

 

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John Anster Christian Fitzgerald (1819-1906) était surnommé Fairy Fitzgerald(Fitzgerald le féerique). Ses peintures ouvrent les portes d'univers étranges, surréalistes où le regard est cristallisé par des couleurs somptueuses et les fantaisies du monde végétal (feuilles, fruits, branchages...).

 

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The captive Robin, 1864.

 

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La tonnelle de fées

 

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Les bûcherons

 

La vogue des êtres magiques connut un regain d'intensité avec l'affaire des Fées de Cottingley.

 

En 1917, deux cousines, Elsie Wright, âgée de 16 ans et Frances Griffith, âgée de 10 ans, présentèrent une série de cinq photographies les montrant en compagnie de créatures du Petit Peuple.

 

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Elsie et le gnome, photographie prise à Cottingley dans le Yorkshire, en Angleterre.

 

Les avis divergèrent sur l'authenticité de ces photos qui suscitèrent, pendant longtemps, la curiosité du public.

 

Le célèbre écrivain Sir Arthur Conan Doyle, « père » de Sherlock Holmes, écrivit, en 1922, à leur sujet un ouvrage intitulé The Coming of the Fairies. Chargé par un journal, le Strand Magazine, de rédiger un article sur les fées, deux ans plus tôt, il s'enthousiasma pour cette affaire. Il se lança dans un travail d'investigation à travers le Yorkshire et échangea une correspondance amicale avec les jeunes filles.

 

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Frances et la ronde des fées...

 

Prétendant jouer avec des fées, des gnomes et des lutins, près de la rivière Beck qui coulait derrière chez elles, elles prirent des photos pour en apporter la preuve.

 

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D'après la croyance populaire, depuis des temps très anciens, il existait, non loin de Cottingley, à Gilstead Crags, une roche qui possédait une ouverture magique: le « Fairies Hole ». Les fées en jaillissaient, au moment des changements de saisons et lors de certaines phases lunaires, pour jouer et danser dans les bois alentour.

 

Arthur Conan Doyle était très lié avec son oncle, Richard Doyle (1824-1883), un illustrateur de l'époque victorienne, spécialisé dans les représentations féeriques. Il se souvenait de leurs escapades dans la Nature.

 

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Charles Doyle, le père d'Arthur Conan Doyle, dessinait des fées et affirma, à la fin de sa vie tourmentée, que les fées le visitaient régulièrement.

 

Les expériences paranormales et théosophiques étaient nombreuses à l'époque et la photographie « spirite » connut ses heures de gloire dans ce contexte particulier. Ainsi, malgré les détracteurs, les photographies d'Elsie et de Frances enthousiasmèrent les foules.

 

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Au début des années 1980, devenues de vieilles dames, Elsie et Frances déclarèrent que les photos n'étaient que des trucages élaborés à partir de découpages de fées en carton trouvés dans des livres d'illustrations. Pourtant, certaines questions demeurent, à propos de la vivacité des créatures magiques et du fait qu'elles ne possèdent pas d'ombre sur les clichés. En outre, Frances défendra l'authenticité de la cinquième photo.

 

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Les deux appareils appartenant aux jeunes filles et les cinq photographies sont exposées au National Media Museum de Bradford dans le Yorkshire.

 

Les « Flower Fairies » de Cicely Mary Barker (1895-1973)

 

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Cicely Mary Barker était une illustratrice britannique connue pour ses ravissantes images de fées. Elle naquit à Croydon dans le Surrey, un territoire propice aux légendes.

 

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Dès l'enfance, elle s'inspira des paysages qui entouraient la maison familiale où elle demeura, la plupart du temps, car elle souffrait d'épilepsie. Quand elle eut treize ans, son père lui fit donner des cours de peinture et de dessin. Douée pour les arts et l'écriture, elle réalisa des cartes de voeux et des illustrations pour des magazines destinés aux enfants.

 

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Son premier recueil, intitulé Flower Fairies of the Spring fut publié en 1923. On y découvre 24 illustrations mettant en scène, dans un cadre champêtre, les esprits des fleurs et du Printemps.

 

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Après la mort de son père, Cicely put compter sur sa soeur Dorothy, institutrice de maternelle, qui ouvrit une classe dans la maison familiale. Cicely prit les écoliers pour modèles et les transposa parmi les herbes en fleurs qui poussaient dans la campagne environnante.

 

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Sensitive et instinctive, elle puisa son inspiration dans l'art des préraphaélites et les oeuvres de Kate Greenaway et de Randolph Caldecott.

 

Kate Greenaway (1846-1901) écrivit et illustra de nombreux livres pour enfants. Les costumes délicats de ses personnages influencèrent considérablement la mode enfantine de l'époque.

 

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Le joueur de flûte de Hamelin, illustration du poème de Robert Browning(1812-1889), célébrissime poète et dramaturge de l'Angleterre victorienne.

 

Randolph Caldecott (1846-1886) illustra des livres de contes.

 

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Cicely Mary Barker explora tout au long de sa vie le monde subtil et gracieux des fées, des elfes et des lutins, compagnons protecteurs des arbres et des fleurs.

 

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Bien que diminuée par sa maladie, elle fit naître un monde de fées-fleurs aux couleurs exquises. Les traditions anciennes n'ont-elles pas toujours considéré l'épilepsie comme un don des dieux, favorisant l'expression des dons et des qualités?

 

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Les « Flower Fairies »forment une ronde délicieuse autour du cercle de l'année et Beltane célèbre le renouveau des dieux de la végétation. 

 

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Les clochettes de Mai

 

S'il est bien une fleur délicate, gracieuse et parfumée qui représente la magie de Mai, c'est le muguet, que l'on s'offre avec bonheur pour attirer la chance, l'amour et la prospérité.

 

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L'histoire de cette petite fleur lactescente, aimée des fées et destinée à « chasser l'hiver », est des plus passionnantes...

 

La tradition qui consiste à offrir du muguet, le premier mai, semble remonter à l'époque du roi Charles IX (1550-1574). En 1560, alors qu'il visitait la Drôme, il reçut en cadeau un brin de muguet. Cela lui plut tellement qu'il décida d'en faire présent, l'année d'après, aux dames de la Cour. Et les seigneurs renchérirent auprès des belles qui l'entouraient. N'oublions pas qu'en vieux français le mot « mugueter » signifie « faire le galant »...

 

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Quelques siècles plus tard, le muguet réapparut dans le cadre d'une romance. Le premier mai 1895, le chansonnier Félix Mayol (1872-1941), auteur de la chanson « Viens poupoule », offrit, sur le quai de la gare Saint-Lazare, un bouquet de muguet à sa « douce amie » Jenny Cook.

 

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Quand il monta sur les planches du « Concert Parisien », quelques brins immaculés décoraient sa jaquette. Le succès qu'il connut alors lui fit dire que le muguet était un vrai porte-bonheur.

 

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Le premier mai 1900, les grands couturiers de Paris organisèrent une fête au cours de laquelle les femmes présentes reçurent un brin de muguet. Et les années suivantes, les couturières prirent l'habitude d'offrir du muguet à leurs clientes, chaque premier mai.

 

Une anecdote parfumée: le muguet est, depuis 1921, l'emblème du Rugby Club de Toulon.

 

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Le 24 avril 1941, le Maréchal Pétain instaura, de manière officielle, le premier mai comme « la Fête du Travail et de la Concorde Sociale ». Il choisit le muguet pour emblème afin de remplacer l'églantine rouge, fleur traditionnellement associée à la gauche.

 

La «  Fête du Travail et des Travailleurs » existait depuis 1889, en mémoire des morts de la manifestation du premier mai 1886 à Chicago. Les manifestants américains demandaient une journée de huit heures et leurs revendications furent écrasées dans le sang.

 

En 1936, la vente du muguet se répandit dans les rues. Cette tradition venait de Nantes où « la Fête du Lait de Mai » fut organisée par monsieur Aimé Delrue (1902-1961), droguiste et président du comité des fêtes de la ville.

 

Symbole de renouveau et de fécondité, le lait fraîchement tiré était associé à la blancheur immaculée des clochettes de muguet.

 

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Comme toutes les fleurs à clochettes, le muguet est associé au Petit Peuple, aux dieux et aux déesses de la fécondité. D'après la légende, Apollon Belenos, le dieu des arts et du soleil, couvrit, en l'honneur des Muses, le Mont Parnasse de muguet. Et le muguet fut appelé « Gazon de Parnasse ».

 

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En ce premier jour de Mai, je viens vous offrir ces délicieuses clochettes parfumées, en souhaitant qu'elles vous portent chance et réalisent vos voeux les plus secrets...

 

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Le ravissant « lily of the valley », par l'illustratrice Rachel Anderson, 2007.

 

Bibliographie

 

DUBOIS, Pierre: La Grande Encyclopédie des Fées.Hoebeke, 2008.

 

DUBOIS-AUBIN, Hélène: L'esprit des fleurs: mythes, légendes et croyances.Le Coudray-Macouard: Cheminements, 2002.

 

MAURY, Alfred: Les Fées du Moyen-âge: Recherches sur leur origine, leur histoire et leurs attributs pour servir à la connaissance de la mythologie gauloise. Paris:Librairie philosophique de Ladrange, 1843.

 

Les photographies des fées de Cottingley viennent du livre de Sir Arthur Conan Doyle.

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #deesse, #digitale, #fee, #fleur, #rose

  Et si nous nous promenions dans les jardins de Flore...

 

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Déesse des fleurs dans la Rome antique, Flore nous offre des trésors de couleurs et de fécondité alors que tombent les feuilles...

 

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De sa corne d'abondance jaillissent de flamboyantes beautés.

 

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Dans la lumière du soir, un air vif fouette le sang, annonçant déjà l'hiver mais les roses d'automne nous offrent une parenthèse enchantée.

 

 

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La Dame Blanche... fleur fantôme et pourtant si charnelle...

 

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Une mini forêt se dévoile, en tournant les pages d'un carnet de promenades.

 

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Le rouge et le blanc, couleurs alchimiques évoquant l'union des contraires, la passion charnelle et la virginité, les visages de la lune et de la féminité.

 

 

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Dans le Jardin du Palais-Royal, les Grâces se sont incarnées. Elles représentent la pureté, la sagesse, la Mère Universelle...

 

 

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Les Trois Soeurs

 

Les roses blanches musquées sont associées à la nouvelle lune, propice à la purification et à la magie, à l'Autre Monde des Celtes et des esprits de la Nature.

 

 

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A l'instar de l'anémone et du mûrier, la rose est née d'une effusion de sang. Quand la déesse Aphrodite s'est piqué le doigt, les premières roses blanches se sont métamorphosées.

 

Dans le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, la fleur de Cupidon apparaît comme une des plus puissantes herbes magiques. Dans l'ancienne Angleterre, lors des célébrations de Midsummer (le solstice d'été), la rose était la fleur primordiale, gardienne des clans, des passages vers les anciens mondes et des secrets.

 

 

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Un petit bout de Nature où caracolent sûrement quelques fées. Le lieu regorge de moineaux facétieux, gourmands et très habiles à se cacher.

 

 

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Soleils fuchsias

 

Le dahlia est une fleur magnifique, originaire d'Amérique Centrale, des hauts plateaux du Mexique et du Guatemala. Il en existe plus de 40000 variétés, de formes et de tailles très diverses.

Il était cultivé par les Mayas et les Aztèques qui le nommaient « acocotli », c'est à dire « canne à eau ».

 

 

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Sub rosa: « sous le sceau du silence »...

 

Lors des festins antiques, quand on échangeait des propos sous une rose suspendue, on se plaçait sous la protection d'Harpocrate, le dieu du silence. Le secret des mots partagés était alors de mise.

 

 

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Les fées ont laissé, bien en évidence, leurs bouquets de mariées, le temps de s'ébattre et de comploter, dans les allées du Parc Monceau. Gare à ceux qui s'aviseraient de vouloir dérober ces merveilles roses!

 

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En toute fleur sommeille une enchanteresse prête à souffler ses sortilèges...

 

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Y aurait-il une porte derrière ce bosquet, ovale comme un oeil de chat?

 

Une odeur sucrée monte dans l'air. J'imagine Flore et son parèdre Faunus, lovés dans la fraîcheur mystérieuse.

 

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Eôs, l'Aurore aux doigts de rose, dessine ses pensées le long du chemin...

 

 

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Des couleurs qui se respirent...

 

 

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Châtelet, le territoire des roses

 

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Avec leurs pétales soyeux et leurs ondulations frissonnantes, les roses évoquent les mystères de la féminité. Le rouge et le blanc mélangés engendrent des nuances douces et voluptueuses, à caresser du regard...

 

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Eclosion de flamme

 

 

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Calices de fées, gants de sorcières, moufles de lutins...

 

La digitale pourprée se dévoile dans les squares, à l'abri de l'agitation urbaine. Prenons le temps de la contempler et de décrypter les dessins mystérieux qui tapissent l'intérieur de ses clochettes. Une écriture hantée, peut-être...

 

(Pour connaître davantage de détails au sujet de la digitale, vous pouvez consulter mon article dans ce blog.)

 

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Entre mars et septembre, la digitale est appréciée par les abeilles qui y récoltent un nectar capiteux et vénéneux mais la proportion de miel de digitale que l'on peut trouver dans une ruche est généralement limitée.

 

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La pensée est une petite fleur rêveuse, au visage bien dessiné, qui symbolise le souvenir. Elle travers les saisons avec force et délicatesse, dans sa jolie robe de velours.

 

Dans l'Angleterre élisabéthaine, elle appartenait à un herbier magique et portait des noms pittoresques: « love-in-idleness », « heartsease », « amuse-coeur », « rose-coq », « trois-têtes-sous-un-chapeau »...

 

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Tutti frutti...

 

 

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La fleur d'Iris, la messagère des dieux, dans la mythologie grecque, à la fois compagne et personnification de l'arc-en-ciel.

 

Dans les reflets « irisés » de ses pétales, le folklore prétend qu'à la nouvelle lune, on peut apercevoir, à la clarté d'une chandelle, une fée qui révèle les secrets oubliés.

 

Vénéré dans l'Egypte ancienne, symbole de pouvoir et de royauté, emblème de connaissance, l'iris fut stylisé en fleur de lys héraldique.

 

Il est doté d'un rhizome, grosse racine gorgée d'éléments nutritifs et irriguée par des radicelles (petites racines courantes) qui forment des touffes et des noeuds. Très prisé en parfumerie, ce rhizome permet d'obtenir une essence aromatique jadis appréciée par Catherine de Médicis.

 

Au XVIIe siècle, le rhizome séché était pilé pour obtenir une poudre au délicieux parfum de violette, bénéfique pour la peau et les cheveux.

 

 

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Au chevet de la cathédrale Notre-Dame, les roses sont reines. La lumière et les ombres tissent leurs sublimes atours. Si nous prêtons l'oreille à leurs chuchotements, nous entendrons peut-être les légendes du vieux Paris, les sabots des licornes et le souffle des dragons...

 

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