
Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !


La Sorcière, 1882.
Pour lire ou relire mes différents articles sur le sujet, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous...
Il était une fois la Sorcière...
http://maplumefeedansparis.eklablog.com/il-etait-une-fois-la-sorciere-a149106602
Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint
Citrouilles et Lanternes d'Halloween
http://maplumefeedansparis.eklablog.com/citrouilles-et-lanternes-d-halloween-a119157230
http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-magie-d-halloween-a79008333
http://maplumefeedansparis.eklablog.com/un-bonbon-ou-un-sort-a79008331
http://maplumefeedansparis.eklablog.com/entre-citrouille-et-sorciere-a132440722

La Nymphe de la Lune
Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...
En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.
Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !


Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

Portrait de l'artiste, vers 1880
Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.
Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !
Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.
Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !
Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.
Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

La déesse des nuages, photogravure.

Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

La pose du modèle

Le mariage de la comète, 1888
Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.


La Favorite

Beauté d'Orient

L'Enchanteresse

Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...
Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

Lily Fairy


La nymphe des eaux

La reine des charmes...
Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...
Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

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