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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #femme, #jpg, #luis, #ricardo, #sorciere

 

 

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

Image002.jpg

 

Image003.jpg

La Sorcière, 1882.

 

Pour lire ou relire mes différents articles sur le sujet, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous...

 

Il était une fois la Sorcière...

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/il-etait-une-fois-la-sorciere-a149106602

 

Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/sortileges-d-halloween-et-traditions-de-la-toussaint-a102887937

 

Citrouilles et Lanternes d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/citrouilles-et-lanternes-d-halloween-a119157230

 

La Magie d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-magie-d-halloween-a79008333

 

Un bonbon ou un sort !

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/un-bonbon-ou-un-sort-a79008331

 

Entre citrouille et sorcière

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/entre-citrouille-et-sorciere-a132440722

 

Image004.jpg

La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

Image005.jpg

La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

Image006.jpg

 

 

Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Image008.jpg

Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

Image010.jpg

 

Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

Image012.jpg

La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

Image013.jpg

La déesse des nuages, photogravure.

 

Image014.jpg

Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

Image015.jpg

La pose du modèle

 

Image016.jpg

Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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Image018.jpg

La Favorite

 

Image019.jpg

Beauté d'Orient

 

Image020.jpg

L'Enchanteresse

 

Image021.jpg

Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

Image022.jpg

La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

Image023.jpg

La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

Image024.jpg

 

De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

Image025.jpg

Lily Fairy

 

Image026.jpg

 

Image027.jpg

La nymphe des eaux

 

Image028.jpg

La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

Image029.jpg

Plume

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Publié dans : #femme, #jpg, #luis, #ricardo, #sorciere

 

 

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

Pour lire ou relire mes différents articles sur le sujet, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous...

 

Il était une fois la Sorcière...

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Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

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Citrouilles et Lanternes d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/citrouilles-et-lanternes-d-halloween-a119157230

 

La Magie d'Halloween

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Un bonbon ou un sort !

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Entre citrouille et sorcière

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

Image005.jpg

La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

Image010.jpg

 

Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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Image018.jpg

La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

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La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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Plume

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

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Il était une fois la Sorcière...

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Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

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Citrouilles et Lanternes d'Halloween

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La Magie d'Halloween

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Un bonbon ou un sort !

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Entre citrouille et sorcière

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

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La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

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Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

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La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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Plume

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

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Il était une fois la Sorcière...

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Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

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Citrouilles et Lanternes d'Halloween

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La Magie d'Halloween

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Un bonbon ou un sort !

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Entre citrouille et sorcière

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

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La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

Image010.jpg

 

Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

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La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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Publié dans : #aloysius, #bertrand, #jpg, #poeme, #raisin

 

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 Le Mardi, on propose un poème chez LADY MARIANNE.

 

Le thème du 29 Octobre est « Les Fruits en toutes saisons », sur un choix de Lady Marianne ou thème libre...

 

J'ai choisi ce poème luxuriant et gourmand, signé Aloysius Bertrand (1807-1841) et dédié à l'éditeur Eugène Renduel (1798-1874), grande figure des Lettres Françaises.

 

« Quand le raisin est mûr, par un ciel clair et doux,

Dès l’aube, à mi-coteau, rit une foule étrange :

C’est qu’alors dans la vigne et non plus dans la grange,

Maîtres et serviteurs, joyeux, s’assemblent tous.

 

A votre huis, clos encor, je heurte. Dormez-vous ?

Le matin vous éveille, élevant sa voix d’ange :

Mon compère, chacun, en ce temps-ci, vendange.

Nous avons une vigne : eh bien ! Vendangeons-nous ?

 

Mon livre est cette vigne, où, présent de l’automne,

La grappe d’or attend, pour couler dans la tonne,

Que le pressoir noueux crie enfin avec bruit.

 

J’invite mes voisins, convoqués sans trompettes,

A s’armer promptement de paniers, de serpettes.

Qu’ils tournent le feuillet : sous le pampre est le fruit. »

 

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Chasselas doré ou Grappe d'or

 

Ce poème en velours aromatiques est un hommage rendu à l'éditeur Eugène Renduel qui fut l'un des principaux éditeurs de la période Romantique. Grand ami de Victor Hugo, Alfred de Musset, Théophile Gautier, Charles Nodier etc... Eugène Renduel est célébré à travers ce sonnet qui décrit le raisin comme un vecteur d'inspiration littéraire.

 

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Poète, dramaturge et journaliste, Aloysius Bertrand, nom de plume de Louis Jacques Napoléon Bertrand (1807-1941), est considéré comme le créateur du poème en prose. Son œuvre fut particulièrement appréciée par des auteurs émérites comme Baudelaire, Victor Hugo, Charles Nodier, Sainte-Beuve, Chateaubriand, Stéphane Mallarmé ou encore Théodore de Banville... Il apparut pour les artistes Symbolistes comme un maître, un alchimiste des mots. Il fut très aimé par le compositeur Maurice Ravel (1875-1937) et inspira le peintre surréaliste René Magritte (1898-1967).

 

Aloysius Bertrand est l'auteur d'un des ouvrages qui m'a le plus marquée lors de mes études en Littérature et en Histoire de l'Art : « Gaspard de la Nuit » que j'ai adoré...

 

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Gaspard de la Nuit, sous-titré « Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot », est un recueil de 66 poèmes en prose, recueil qui fut publié en 1842, à titre posthume, par le sculpteur et médailleur Romantique David d'Angers (1788-1856), grand ami d'Aloysius.

 

Aloysius Bertrand était féru d'ésotérisme et de mystères... Ses poésies sont conçues comme des tableaux dont l'inspiration se veut mêlée d'Esprit Gothique et de Romantisme. Elles explorent des mondes médiévaux étranges et créent des fantasmagories peuplées de créatures insolites. Dans des univers très graphiques, les humains côtoient des êtres qui appartiennent à la féerie pure, à l'instar de fées, de nymphes, de dryades, de sylphides, de lutins, de gnomes, de démons, d'enchanteurs et d'alchimistes... Les aventures pittoresques se succèdent et l'obscurité de la nuit se révèle pleine de jeux sensuels et de voluptés créatrices.

 

Cet auteur a eu beaucoup d'importance pour moi. Il a inspiré plusieurs chapitres de mon Mémoire de Maîtrise et pendant longtemps, je me suis promenée avec dans mon sac à main, un petit livre bleu saphir titré Gaspard de la Nuit, livre que je lisais et relisais en tous lieux...

 

Le raisin d'Aloysius Bertrand m'a rappelé bien des souvenirs...

 

Pour clore ce billet au thème avenant, j'ajouterai « Vive les Fruits » avec un petit florilège de photos gourmandes...

 

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Régalez-vous bien des plaisirs d'automne et de toutes saisons, amitiés !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #1839, #automne, #samedi, #semaine, #tableau

 

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Pour la communauté Le Tableau du Samedi gérée par Lady Marianne, voici ma participation du samedi 26 octobre, sur le thème « Forêts-Chemins » d'après un choix de Mamykool ou sur un thème libre.

 

J'aime particulièrement ce tableau signé d'un artiste emblématique de l'ère victorienne. J'avais consacré un article à ce peintre, au Printemps 2018, sur Ma Plume Fée dans Paris : Les atmosphères enchantées de John Atkinson Grimshaw.

 

Ces rochers moussus que l'on découvre en sillonnant la forêt et ses mystères évoquent les charmes de la réalité ainsi qu'un temps légendaire. La forêt s'offre dans ses rousseurs d'automne, envoûteuse et l’œuvre nous invite à cheminer sous les grands arbres avant de nous arrêter devant ces rochers, pour savourer la magie de l'instant...

 

Pour lire la suite, si cela vous intéresse, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/10/le-tableau-du-samedi-john-atkinson-grimshaw-rochers-moussus-dans-la-foret-en-automne.html

 

Je publie chaque semaine Le Tableau du Samedi sur mon autre blog, La Chimère écarlate et comme il y a des problèmes de newsletter, des aminautes m'ont demandé de mettre le lien vers Le Tableau du Samedi via Ma Plume Fée dans Paris. Je le ferai donc chaque semaine pour les personnes qui m'ont fait cette demande et pour les visiteurs de passage...

 

Je réponds aussi à des questions qui m'ont été posées :

 

J'ai bien deux blogs et je publie, au gré de mon inspiration, sur l'un ou sur l'autre.

 

Mais le Poème du Mardi, je le publie chaque semaine sur Ma Plume Fée dans Paris et le Tableau du Samedi, chaque semaine sur La Chimère écarlate.

 

Merci aux aminautes qui m'ont gentiment posé ces questions, je suis touchée par votre sollicitude.

 

Récapitulatif des Tableaux du Samedi parus sur La Chimère écarlate :

 

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Charles Wysocki (1928-2002), Les Moissons d'Halloween.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/10/le-tableau-du-samedi-charles-wysocki-les-moissons-d-halloween.html

 

 

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Alfred Sisley (1839-1899), L'église Notre-Dame de Moret-sur-Loing, le soir.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/10/le-tableau-du-samedi-alfred-sisley-l-eglise-notre-dame-de-moret-sur-loing-le-soir.html

 

 

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Henri Fantin-Latour (1836-1904), Automne.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/10/le-tableau-du-samedi-henri-fantin-latour-automne.html

 

 

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Jean Béraud (1849-1935), Le Pont des Arts par grand vent, 1880-1881.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/09/le-tableau-du-samedi-jean-beraud-le-pont-des-arts-par-grand-vent-1880-1881.html

 

 

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François-André Vincent (1746-1816), La Leçon d'Agriculture, 1797-1798.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/09/le-tableau-du-samedi-francois-andre-vincent-la-lecon-d-agriculture-1797-1798.html

 

 

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Victor Karlovitch Schtemberg (1863-1921), Une Bacchante, vers 1900.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/09/le-tableau-du-samedi-victor-karlovitch-schtemberg-une-bacchante-vers-1900.html

 

 

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Edmund Charles Tarbell (1862-1938), La fillette au voilier, 1899.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/09/le-tableau-du-samedi-edmund-charles-tarbell-la-fillette-au-voilier-1899.html

 

 

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Willard Leroy Metcalf (1858-1925), Chêne rouge, 1911.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/08/le-tableau-du-samedi-willard-leroy-metcalf-chene-rouge-1911.html

 

 

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Ralph Hedley (1848-1913), Chat à la fenêtre d'un cottage, 1881.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/08/ralph-hedley-chat-a-la-fenetre-d-un-cottage-1881.html

 

 

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Rolf Armstrong (1889-1960), L'Enchanteresse.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/08/le-tableau-du-samedi-rolf-armstrong-l-enchanteresse.html

 

 

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William Bouguereau (1825-1905), La Vague, 1896.

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/06/le-tableau-du-samedi-william-bouguereau-la-vague.html

 

 

Merci pour les gentils petits mots reçus, je vous souhaite un doux week-end avec ces quelques fleurs butinées dans les couleurs d'automne...

 

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Et quelques frissons de roses d'automne...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jean, #jpg, #paul, #poeme, #toulet

 

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Le Mardi, on propose un poème chez LADY MARIANNE.

 

Le thème du 22 Octobre est « Les Îles », sur un choix de COVIX ou thème libre...

 

J'ai choisi ce poème de Paul-Jean Toulet, une évocation de l'Île Maurice.

 

« Douce plage où naquit mon âme ;

Et toi, savane en fleurs

Que l'Océan trempe de pleurs

Et le soleil de flamme ;

 

Douce aux ramiers, douce aux amants,

Toi de qui la ramure

Nous charmait d'ombre, et de murmure,

Et de roucoulements ;

 

Où j'écoute frémir encore

Un aveu tendre et fier -

Tandis qu'au loin riait la mer

Sur le corail sonore. »

 

Poème issu du Recueil « Les Contrerimes », paru en 1921. Contrerime XLVI.

 

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Esprit brillant, touche à tout littéraire, Paul-Jean Toulet (1867-1920) est plutôt méconnu du grand public mais il fut très apprécié en son temps dans les milieux culturels. Il était poète, romancier, moraliste, essayiste, critique d'art...

 

De grands esprits ont profondément aimé et encensé sa poésie. Je pense aux académiciens Jean d'Ormesson (1925-2017) et Jean Dutourd (1920-2011), à l'écrivain argentin Jorge Luis Borges (1899-1986) ou encore au Président Georges Pompidou (1911-1974).

 

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Amoureux de son Béarn natal, Paul-Jean Toulet fut un voyageur accompli (Île Maurice où vécurent ses parents, île inscrite dans son ADN ; Algérie, Asie...) et un passionné de Paris où il s'établit de 1898 à 1912. Il vécut ensuite en Aquitaine avant de s'installer à Guéthary, marié à l'âge de 49 ans, à partir de 1916.

 

Jouisseur assumé, il vécut une existence libertine et noctambule, préférant à la clarté du jour l'obscurité des rues de la capitale où se mêlaient des lumières ambiguës. Gourmand de tous les plaisirs, il broda dans son écriture les saveurs de la chair féminine et les vapeurs des plus fins alcools. Il aimait le gandia ou ganja, sorte de chanvre séché qui faisait chavirer l'esprit. Il était également opiomane.

 

Il mourut d'une overdose de Laudanum (Vin d'Opium, l'une des substances les plus consommées à l'ère Victorienne et à l'époque Romantique) et repose au cimetière de Guéthary. Il disait volontiers que ce qu'il avait le plus aimé au monde était « les femmes, l'alcool et les paysages. »

 

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Paul-Jean Toulet écrivit des Contrerimes, soit des poèmes courts composés de trois à cinq strophes de quatre vers qui alternent, le plus souvent, avec un octosyllabe et un hexasyllabe. Cette expression poétique fondée sur une rythmique subtile et inattendue est peu utilisée en Littérature. On en trouve quelques exemples chez les poètes Pierre-Charles Roy (1683-1764) et Leconte de Lisle (1818-1894) mais elle est surtout liée à l'écriture de Paul-Jean Toulet.

 

Le recueil « Les Contrerimes » parut entre 1920 et 1921...

 

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Paul-Jean Toulet adorait l'Île Maurice et lui offrit une myriade de vers envoûtants... Comme le poème que j'ai choisi pour ce mardi et les mots ci-dessous...

 

« Jardin qu’un dieu sans doute a posé sur les eaux

Maurice, où la mer chante et dorment les oiseaux. »

 

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Je vous souhaite de belles rêveries poétiques, au chant des îles...

 

Gros bisous chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #couchant, #fete, #Giacomo, #jpg, #Leopardi, #Samedi, #soleil, #temps, #Village

 

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Le Mardi, on propose un poème chez LADY MARIANNE.

 

Le thème du 15 Octobre est « Soleil Couchant », sur un choix de MAMYVEL ou thème libre...

 

LE SAMEDI DU VILLAGE

 

La jeune fille revient du fond des champs,

Au soleil couchant

Avec sa botte d'herbe, et serrant dans les doigts

Quelques fleurs de violettes et de roses

Dont elle veut orner,

Comme elle en a coutume,

Pour la fête, demain, ses cheveux et sa gorge.

Près des voisines s'est assise

Pour filer la vieille femme,

Tournée vers où se perd le jour ;

Elle en vient à conter sa jeunesse,

Quand elle aussi se parait pour la fête

Et qu'alors, agile et forte,

Elle aimait à danser le soir parmi ceux

Qui furent les amis de son bel âge.

 

Déjà l'air entier s'obscurcit,

L'azur serein devient sombre, et les ombres descendent

Des toits et des collines

Sous la blancheur de la lune à peine née.

La cloche, à présent,

Sonne la fête qui vient,

Et l'on dirait à son chant

Que le cœur se console.

En bandes sur la place,

Les enfants, avec des cris,

Bondissent çà et là,

Dans une gaie rumeur;

Cependant que retourne à son pauvre foyer

Le laboureur, qui siffle

Et songe en lui-même à son jour de repos.

 

Puis lorsque alentour tout flambeau s'est éteint,

Et que tout bruit s'est tu,

On entend les coups de marteau et la scie

Du charpentier qui veille

Dans sa boutique close, à la lanterne,

Et se presse et s'affaire

Pour achever l'ouvrage avant le clair de l'aube

 

Ce jour est, des sept jours, le plus aimé,

Plein d'espérance et de joie:

Demain l'ennui, la tristesse

Reviendront avec les heures; au labeur familier

Chacun, dans sa pensée, fera retour.

Enfant joueur et gai,

Ton âge en fleur

Est comme un jour plein d'allégresse,

Jour lumineux, serein,

Qui prélude à la fête de ta vie.

Jouis-en, mon petit: âge suave,

Saison joyeuse est la tienne.

Et je ne dis pas plus; mais ne regrette pas

Que ta fête tarde encore à venir.

 

Poème de Giacomo Leopardi, écrit entre le 20 et le 29 septembre 1829 et traduit de l'italien par Michel Orcel, écrivain, éditeur, psychanalyste, musicologue, traducteur.

 

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Artiste italien de grande renommée, presque aussi adulé que le célébrissime Dante Alighieri (1265-1321), Giacomo Leopardi (1798-1837) naquit le 29 juin 1798 à Recanati, dans les États Pontificaux et mourut le 14 juin 1837 à Naples, dans le Royaume des Deux Siciles. Il était poète, écrivain, philosophe, moraliste et il a marqué, de manière internationale, plusieurs générations d'auteurs.

 

Il pratiquait une poésie imprégnée d'un lyrisme très personnel et il méditait, à travers son art, sur les mystères de l'existence. Il est considéré par les critiques littéraires comme un précurseur de l'Existentialisme.

 

Il existe plusieurs formes d'Existentialisme mais la ligne maîtresse de ce courant littéraire et philosophique se fonde sur la pensée que l'être humain modèle par ses propres actions l'essence de sa vie. Il est censé être maître de ses actes et naviguer sur l'océan du Destin en choisissant d'agir en connaissance de cause. Ses valeurs ne sont pas prédéterminées.

 

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L'action de ce poème, appelé « canzone libre », se situe au soleil couchant et elle met en scène une rencontre entre différentes phases de temps. Le temps de « la jeune fille qui revient du fond des champs » telle une émanation de la déesse Flore du Printemps et le temps de la femme âgée, la Crone du folklore, la fileuse, la Vecchierella, déesse de la parole magique et de l'Hiver envoûtant...

 

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Coucher de soleil sur Paris...

 

La jeune fille apporte des fleurs, des violettes et des roses, qui ne poussent pas en même temps, nous sommes dans un temps ensorcelé...

La femme âgée, la fileuse, est la gardienne des souvenirs, celle qui tisse les secrets de la communauté. Elle voyage à travers le temps. Elle connaît les mystères du passé. Elle envoûte le présent et pour les temps futurs, elle incarne une sorte de prophétesse.

 

Le soleil couchant est un monde à part, un territoire d'entre-deux qui annonce la fête où tout le monde va se retrouver, où des liens vont se tisser, où la musique et la danse vont faire naître l'Amour. C'est un soleil Saturnien, un soleil qui décline sous l'obédience de Saturne, le dieu du temps, souverain dont la magie n'épargne personne et qui apporte la connaissance aux Anciens.

 

L'artiste rend hommage aux artisans, ceux qui créent sans relâche pour assurer la cohésion au sein de la communauté, ceux qui nourrissent, fabriquent le « nécessaire » du quotidien et veillent, à leur manière opiniâtre, sur les autres membres du clan. Leur dur labeur trouvera un peu de répit dans la fête, de l'autre côté du sablier...

 

C'est un texte magnifique, écrit par un auteur plein de sensibilité...

 

Je vous souhaite de belles journées d'octobre, vive la magie du soleil couchant !

 

Gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee

 

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 Le Mardi, on propose un poème chez LADY MARIANNE.

 

Le thème du 8 Octobre est « Chute des Feuilles », sur un choix de notre amie ZAZA RAMBETTE (https://zazarambette.fr) ou thème libre...

 

Feuilles d'automne

 

« Devant ma porte les feuilles tombent

Quel décor vraiment gracieux

La douceur des couleurs d'automne

Fait vibrer mon cœur et mes yeux

 

Avec cette saison je rêve

J'ai un peu de mélancolie

Les beaux dimanches d'été s'achèvent

L'automne toujours change ma vie

 

Dernière randonnée dans la plaine

Avant la venue des grands froids

Déjà l'autre saison s'amène

Le rideau se ferme une autre fois

 

Devant ma porte les feuilles tombent

Quel décor vraiment gracieux

La douceur des couleurs d'automne

Fait vibrer mon cœur et mes yeux

 

Dans la nature le ruisseau chante

Mais il se voit bien délaissé

La fleur frileuse maintenant tremble

L'oiseau s'en va se réchauffer

 

Devant ma porte les feuilles tombent

Quel décor vraiment gracieux

La douceur des couleurs d'automne

Fait vibrer mon cœur et mes yeux

 

La douceur des couleurs d'automne

Fait vibrer mon cœur et mes yeux... »

 

Artiste poète et chanteur, Georges Hamel (1948-2014) célébrait les beautés de son pays, le Canada, l'Amour et le charme des Saisons. Il était surnommé « le Gentleman de la Musique Country ». Il a écrit des ballades et des poèmes très appréciés dans les écoles.

 

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Parolier, chansonnier, musicien, amoureux de la poésie, il a connu le succès dès son premier album paru en 1977. Il a gagné nombre de récompenses comme les Félix (Victoires de la Musique Québecoise) et s'est produit sur les plus grandes scènes au Québec, en Nouvelle-Écosse, aux États-Unis, à la Nouvelle-Orléans (…), et aussi à Cuba, en République Dominicaine...

 

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J'adore voir danser les feuilles d'automne, sentir le vent saisir ces petits trésors dans les arbres et les envoyer sur la terre pour que recommencent les cycles de la vie.

 

Feuilles d'automne, feuilles que nous sommes dans les courants joyeux ou contraires, la saison vient en écho aux émotions qui nous hantent...

 

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 Je suis fascinée par l'alchimie de l'Automne...

 

Que se passe-t-il dans la Nature ?

 

Le flamboiement des couleurs d'automne survient quand la chlorophylle disparaît. Ce pigment vert est dominant au printemps et en été mais avec les changements de température et les modifications de la lumière, en automne, sa production ralentit. Entre l'arbre et les feuilles, la communication s'estompe. Une substance qui ressemble à du liège se forme à la base du pétiole de chaque feuille et l'arbre s'isole doucement. La couleur verte s'efface, au profit de pigments plus résistants, les « carotènes » et les « xanthophylles » qui engendrent des couleurs rutilantes, flamboyantes et dorées, jaunes et orangées.

 

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Je me régale tout particulièrement quand les feuilles sont gorgées de sucres. C'est à ce moment-là que les somptueuses « anthocyanines » embrasent le feuillage des érables et la peau des pommes, créant le rouge sombre et bleuté des mûres et des myrtilles, la robe pourpre du raisin...

 

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 Rouge, rouge, rouge sémillant et subtil...

 

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Jaune d'or...

 

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 Instants plaisir en contemplant ce que la Nature nous offre, au fil du chemin...

 

Je vous souhaite un beau mois d'octobre, dans un ballet de feuilles...

 

Une chute flamboyante, magistrale !

 

Belles pensées pour vous, chers Aminautes, gros bisous !

 

Cendrine

 

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Trouvé sur le net...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jpg, #louis, #marly, #seine, #« la

 

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Rivières et Fleuves aux Tuileries, Chapitre Deux sur Quatre

 

Merci pour vos très gentils messages et pensées d'amitié...

 

Je vous retrouve avec grand plaisir pour la suite de notre promenade aux Tuileries, au niveau de l'aménagement du Fer à Cheval créé par André Le Nôtre (1613-1700) dont je vous parlais il y a quelques semaines.

 

Après avoir contemplé « La Loire et le Loiret », moulage réalisé au début du XVIIIe siècle d'après l’œuvre originale de Corneille Van Clève, nous nous arrêtons devant « La Seine et la Marne », groupe sculpté issu de l'ambitieux programme politico-culturel orchestré par Jules-Hardouin Mansart (1646-1708), Surintendant des Bâtiments du Roi à partir de 1699.

 

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« La Seine et la Marne » ornait le Bassin des Nappes du château de Marly, résidence bucolique de Louis XIV située dans les Yvelines. Le Roi Soleil appréciait tout particulièrement cet ensemble élégant qui illustrait l'un de ses projets somptuaires à caractère mythologique.

 

Depuis les années 1660, Louis XIV (1638-1715) œuvrait pour une politique de grands travaux artistiques qui furent menés avec autant d'attention à Versailles qu'à Marly. Il cherchait à créer une Nouvelle Rome fondée sur une puissante assise politique et une plénitude culturelle. Les jeux d'eau étant des éléments indispensables de la scénographie des jardins, des allégories de rivières et de fleuves furent créées pour animer des espaces destinés tout autant à paraître qu'à jouir de l'instant présent.

 

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Marly fut construit, à 7 kilomètres au nord-ouest de Versailles, dans un vallon boisé qui dominait la Seine, château de plaisance réalisé à partir de 1679 par Jules-Hardouin Mansart (1646-1708) et Robert de Cotte (1656-1735) qui fut maître et mentor de nombreux architectes. Louis XIV visita les lieux pour la première fois le 23 juillet 1684. Il prenait plaisir à dire « J'ai fait Versailles pour ma Cour, Trianon pour ma famille, Marly pour mes amis. »

 

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Le grand jet d'eau de Marly, par Auguste-Alexandre Guillaumot (1815-1892).

 

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Pierre-Denis Martin (1663-1742), Marly, 1724.

 

Les séjours du Roi et de ses invités dans ce lieu de réjouissances étaient appelés « Les Marlys ». L'étiquette, tellement rigide et indispensable à Versailles, était abolie en grande partie à Marly, « château-jardin » dont l'esthétique était des plus remarquables. Au centre d'une composition très élaborée, sur un plan dit « éclaté », se dressait le Pavillon Royal et de part et d'autre d'une perspective animée de bosquets, de bassins, de petits bois, d'allées et de charmilles, se déployaient deux files de pavillons destinés aux nobles invités. La décoration des pavillons était associée aux signes du Zodiaque et une impressionnante machine hydraulique, chef-d’œuvre d'ingénierie, appelée « la Machine de Marly » permettait d'alimenter en eau jaillissante les bassins et les jardins du château.

 

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Gravure, 1700

 

Marly fut hélas détruit sous le Premier Empire. Ses trésors furent en grande partie dispersés après la Révolution. On y installa une filature, on pilla les belles matières associées à la Monarchie. Des propriétaires criblés de dettes se succédèrent et l'ensemble sombra dans un marasme qui eut raison de la splendeur architecturale des lieux. Les façades des pavillons ornés de somptueux décors polychromes et le magnifique Bassin des Nappes que j'évoque n'existent donc plus... Il demeure « La Seine et la Marne » et quelques œuvres sculptées ainsi que des gravures à contempler dans les musées ou les jardins nationaux. Certaines statues de Marly ont « voyagé » de Paris à Brest où elles sont restées quelques temps avant d'être définitivement transportées au Musée du Louvre. Une histoire à conter dans un autre billet...

 

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Château de Marly par Gabriel Pérelle (1603-1677).

 

Quand Louis XIV mourut, le jeune roi Louis XV (1710-1774) s'établit aux Tuileries, protégé par le Régent Philippe d'Orléans (1674-1723) qui fit décorer le palais parisien avec des sculptures venant de Marly. Ces sculptures originales furent remplacées par des copies en 1993. Les marbres « d'époque » se situent dans la Cour Marly au Musée du Louvre.

 

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Photo RMN/©René Ojéda

 

 

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Le groupe sculpté de « La Seine et la Marne » fut conçu dès l'origine pour être regardé de tous les côtés et multiplier les reflets dans le Bassin des Nappes attenant à la Rivière de Marly. Cette Rivière, hélas disparue, était une cascade réalisée vers 1704 qui constituait une perspective complexe et magnifique au cœur des jardins.

 

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Avec « La Seine et la Marne », le sculpteur Nicolas Coustou a représenté la rencontre des principaux fleuves d'Île-de-France. La Seine est ici masculine. Un dieu barbu tient une rame et s'appuie sur une corne d'abondance d'où jaillissent des fruits, les dons précieux de la Nature irriguée par la force des eaux. Emblème de luxuriance et de puissance, la corne d'abondance est en résonance avec la rame, instrument qui évoque la possibilité de naviguer sur l'élément aquatique pour découvrir des terres fécondes et des espaces favorables à l'expansion humaine.

 

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La corne d'abondance, « mère des fruits », en référence à la chèvre Amalthée qui fut la nourrice de Zeus, le seigneur des dieux de l'Olympe.

 

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La rame

 

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La Marne est présentée à la manière d'une nymphe, séduisante et gracieuse.

 

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Élégante à travers la rotation et la position penchée de son corps, elle est accompagnée de deux enfants, génies aquatiques altérés par le temps...

 

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Ce petit génie aquatique joue avec un cygne, hélas abîmé. Le cygne, oiseau qui appartenait au cortège d'Apollon, le dieu des Arts et du Soleil, représentait pour Louis XIV une image d'abondance et de force. Le cygne était aussi associé au dieu nordique Balder, divinité de la jeunesse, de la force et du soleil et à bien d'autres puissances mythologiques mais ceci est une autre histoire... Dans un autre article...

 

Quant au second génie, il tenait une écrevisse, symbole de la Lune, de la fertilité et de l'ambivalence des eaux. Cette partie de l’œuvre n'existe plus.

 

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Cette photo réalisée par Eugène Atget (1857-1927) et conservée au Musée Carnavalet montre l’œuvre dans un bien meilleur état. On aperçoit le majestueux dieu Seine, maître de la rame, emblème de navigation et de la corne d'abondance qui déploie ses trésors ; la Marne, joliment penchée et les deux petits génies. On voit aussi le cygne... Une restauration ne serait vraiment pas de trop !

 

En attendre de poursuivre nos promenades sculptées, je veux vous dire merci, chers Aminautes, pour votre fidélité et vous adresser de belles pensées... Avec mon Amitié !

Plume

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