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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #alain, #feuille, #jpg, #poeme, #villanelle

 

 

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Rendez-vous dans quelques jours, chers Aminautes.

J'ai grand besoin de soigner les blessures occasionnées par ma pathologie...

En attendant de vous retrouver, je vous dis « merci » pour vos gentils messages et votre sollicitude.

Je pense bien à vous.

 

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Le Mardi, on propose un poème chez Lady Marianne.

 

Le thème du 24 septembre est « Automne et dérivés... » sur un choix de Mamykool ou libre...

 

 

Villanelle

 

Une feuille d'or,

une feuille rousse,

un frisson de mousse,

sous le vent du nord.

 

Quatre feuilles rousses,

quatre feuilles d'or,

le soleil s'endort

dans la brume douce.

 

Mille feuilles rousses,

que le vent retrousse.

Mille feuilles d'or

sous mes arbres morts.

 

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J'ai choisi ce poème d'Alain Debroise (1911-1999), auteur de comptines et de poésies pour son rythme enivrant, sa belle simplicité, sa musicalité... C'est ainsi que je ressens l'Automne, comme une explosion de couleurs dansées, un spectacle honorant la vie avant le profond sommeil de la Nature, un élan de cadences, un florilège de saveurs, une ritournelle... Un territoire où l'on évolue en se laissant porter par des énergies ardentes, en regardant le grand ballet des feuilles qui nous éblouit de lumière et de félicité !

 

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Alain Debroise participa, dans les années 1980, à la création du Cercle Angevin de Poésie qui édite depuis ce temps une très belle revue appelée Volutes. Le poème Villanelle est issu du recueil intitulé « Deux sous d'oubliettes » et publié en 1960.

 

Ce poème est ce qu'on appelle une villanelle, une forme littéraire dansante, une poésie courte évoquant le genre agréable de la pastorale et d'anciennes danses rustiques dont la mélodie, très rythmée, restait en tête et sur les lèvres.

 

Il existe plusieurs sortes de villanelles, plus ou moins complexes au niveau du nombre de vers et de couplets. Les poètes accommodent à leur guise ce genre de pièce d'écriture mais souvent, les villanelles se composent de quatre couplets de huit vers (la villanelle d'Alain Debroise est plus courte mais se butine avec autant de plaisir) et le dernier ou les deux derniers vers du premier couplet sont répétés pour former un refrain.

 

Sous la plume de l'artiste, le thème de l'Automne entre joliment en résonance avec le rythme intense et doux de la villanelle, mot chantant qui dérive du terme italien « villanella » conçu à partir du latin villanus : le paysan. La villanelle fut très à la mode au XVIe siècle. Elle évoquait l'Amour et ses frivolités délicieuses, les flux du désir, les charmes de la femme ainsi que des réflexions sur le temps et ses mystères. Des poètes de la Renaissance et du XVIIe siècle en ont développé la vogue, à l'instar de Jacques Grévin, Honoré d'Urfé, Étienne Jodelle, Joachim Du Bellay, Mellin de Saint-Gelais, Jean Passerat, Philippe Desportes...

 

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Gros bisous et à bientôt après une pause santé plus que nécessaire...

Belles pensées pour vous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anniversaire, #fee, #huit, #jpg, #paris

 

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Mon blog fête ses huit années d'existence...

Je me réjouis de cet anniversaire qui témoigne de belles rencontres et d'affinités précieuses avec vous, chers aminautes. Passionnés de littérature et d'art, butinant des petits bonheurs au fil des jours, nous cultivons nos jardins colorés de la toile et tissons des liens, mots après mots... Merci à vous pour vos présences fidèles et votre sollicitude concernant ma santé, merci pour les sourires et la complicité, pour le partage et les messages venant du cœur !

 

Je veux fêter cet anniversaire avec des fleurs et surtout vous embrasser bien fort !

 

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Symphonie où se mêlent roses, gaillardes, rudbeckias, roses trémières, anémones du Japon, althéas, hortensias, dahlias... Un mélange coloré, butiné à travers les squares et les jardins de Paris, pour célébrer ce huitième anniversaire et vous dire MERCI !

 

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Image trouvée sur Pinterest, ©Modèle pour Lanterne Fée par La rêveuse de bijoux...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arc, #ciel, #couleurs, #dieu, #jpg

 

 

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Le Mardi, on propose un poème chez Lady Marianne

 

Le thème du 17 septembre est « Couleurs de sept-ciel-soleil... » sur un choix de Covix.

 

Arc-en-ciel

 

« Comme saute sauterelle

J’ai sauté si haut

Que j’arrive sur le dos

D’un bel arc-en-ciel

 

Rouge, orange, jaune

Vert, bleu, indigo

Violet, joli dôme

Couleurs berlingots

 

Il faut que je redescende

Tout cet escalier

Mais les marches sont trop grandes

Pour mes petits pieds

 

C’est la fin de mon voyage

Sur cet arc-en-ciel

Ma maison est en nuage

En coton de miel

 

Rouge, orange, jaune

Vert, bleu, indigo

Violet, joli dôme

Couleurs berlingots

 

Tu pourras voir ma maison

Quand vient le soleil

Percer la pluie d’un rayon

Paraît l’arc-en-ciel

 

Rouge, orange, jaune

Vert, bleu, indigo

Violet, joli dôme

Couleurs berlingots »

 

©Bernard Pithon

 

Bernard Pithon est un poète et un musicien, amoureux des mots, familier des Compagnons de la Chanson et de la chanteuse Mannick. Il fait partie du groupe Tourlandry.

 

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Un poème, une chanson

Des mots qui rient, donnent le ton

D'un beau voyage sur les ailes

De l'arc-en-ciel

Couleurs fugaces à butiner,

Couleurs bonbons,

Inspiration...

 

J'ai choisi le texte de Bernard Pithon parce qu'il s'adresse, plein de vie, aux enfants et à nos cœurs d'enfants dans une réalité d'adultes. La scénographie de l'arc-en-ciel y est décrite avec une simplicité rayonnante, en résonance avec les couleurs de ce photométéore qui évoque la magie de Dame Nature.

 

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Vue depuis ma fenêtre

 

L'Arc-en-Ciel ou Écharpe d'Iris résulte, d'après Isaac Newton (1642-1727) de la diffusion de la lumière du soleil à travers une myriade de gouttelettes en suspension qui forment les nuages. Ce phénomène optique et atmosphérique comporte bien plus de sept couleurs mais l’œil humain ne peut toutes les percevoir. Il y a notamment de nombreuses nuances de pourpre mais indécelables pour nos capacités de vision.

 

Cette symphonie de violet, d'indigo, de bleu, de vert, de jaune, d'orangé et de rouge s'élabore sous l'obédience d'Iris, la messagère des dieux de l'Olympe, déesse qui déroulait entre ciel et terre le pont de l'arc-en-ciel. Dans l'Athènes antique, on lui consacrait des jardins d'iris odorants, fleurs élégantes, destinées à apporter l'amour et à stimuler la chance.

 

Déesse psychopompe, Iris conduisait les âmes féminines vers le Paradis grâce à une ceinture ou à une écharpe magique aux couleurs irisées. Les âmes masculines étaient guidées, quant à elles, par le dieu Hermès.

 

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Iris, gardienne de l'arc-en-ciel, par l'illustratrice ©Joséphine Wall.

 

 

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Image Pinterest

 

Dans la mythologie scandinave, il existe un pont arc-en-ciel nommé BIFROST ou ASBRU. Créé par les dieux comme une passerelle entre la Terre (Midgard) et Asgard, la résidence divine, il est gardé par un guetteur redoutable nommé Heimdall, que l'on appelle aussi « l’Ase blanc ». Conçu par Odin, le seigneur des dieux et par neuf vagues personnifiées, Heimdall est celui qui repousse les potentiels assauts des Géants venus de la terre montagneuse. Sa vigilance et sa sensibilité sont telles qu'il entend l'herbe pousser, la laine croître sur le dos des moutons et qu'il voit, nuit et jour, à plus de 160 kilomètres.

C'est avec son cor, l'impressionnant Gjallarhorn, qu'il souffle pour réunir les dieux lors du Ragnarök, le Crépuscule des Puissances.

 

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« Bifröst Brücke » par © Weiß Stefan, artiste spécialisé en peinture mythologique.

 

Voie magique chevauchée par les dieux et les héros dans de nombreuses civilisations, l'arc-en-ciel est un pont de rêves à emprunter entre folklore et réalité. J'ai en préparation l'écriture d'un article à ce sujet. En attendant de le publier, je vous laisse imaginer au pied de l'arc-en-ciel le facétieux Leprechaun Irlandais qui dissimule un pot rempli d'or, une perle accordant la chance ou un plat en argent exauçant les désirs... Certains essayent de déterrer ce trésor et le Leprechaun s'en amuse... Une quête qui invite à savourer les petits bonheurs et les joies simples de l'instant présent. Les vraies richesses à partager avec ceux qu'on aime...

 

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A très bientôt, gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #art, #george, #jardin, #poeme, #stefan

 

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 Le Mardi, on propose un poème chez Lady Marianne

 

Le thème du 10 septembre concerne « les derniers jours d'été-adieu l'été », sur une proposition de Mamykool, ou on peut préférer un thème libre

 

Voici mon choix, pour dire « au revoir à l'été » :

 

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Stephan George (1866-1933), On dit que les jardins sont morts

 

« On dit que les jardins sont morts ; viens et regarde

Le reflet de ces bords lointains et souriants ;

Et des nuages purs l'azur inespéré

Éclaire les étangs et les couleurs des sentes.

 

Prends ce jaune profond, le moelleux de ces gris

Parmi les buis et les bouleaux ; la brise est tiède ;

Tardives ne sont point encore flétries les roses,

Choisis-les, baise-les et tresse la couronne.

 

Songe à n'oublier point les derniers des asters

Ni la pourpre enroulée à la vigne sauvage

Prends ce qui reste encor de vivante verdure

Fonds-le d'un doigt léger dans l'image automnale. »

 

Stefan George, poème écrit en 1897, issu de L'Année de l'Âme, Das Jahr der Seele.

 

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Stefan George par Curt Stoeving (1863–1939) sur Artnet.

 

Poète, linguiste et traducteur allemand, Stefan George (1866-1933) fut l'une des figures du Symbolisme, un défenseur des théories de l'Art pour l'Art et un émule des visions philosophiques de Friedrich Nietzsche (1844-1900).

 

Ami et élève du poète Stéphane Mallarmé (1842-1898), il traduisit des œuvres majeures de la littérature comme L'Enfer de Dante, les pièces de William Shakespeare, les poèmes de Baudelaire, de Mallarmé et de Rimbaud...

 

Marquant son opposition au nazisme, il s'exila en Suisse. Son influence se poursuivit en Allemagne mais il ne fut pas apprécié de tous les amateurs de poésie et certains intellectuels ont malmené verbalement son talent.

 

Les artistes symbolistes s'efforçaient de déchiffrer les mystères du monde à travers une conception spirituelle de l'art. Le Symbolisme voulait dépasser différentes certitudes affichées par le matérialisme scientifique. Les adeptes cherchaient l'essence de l'art à travers une forme subtile de musicalité, perceptible au cœur des mots. Leurs thèmes fétiches étaient l'ésotérisme, la mythologie, le mystère, la mort, la vie secrète des choses, la mécanique changeante et le rythme envoûtant des saisons, les espaces temps intermédiaires comme le crépuscule... Passionnés de symboles et d'images à la manière d'un artiste comme Baudelaire qui traduisit cette effusion créatrice, notamment dans ses Correspondances, ils voulaient établir des passerelles entre le visible et l'invisible. Ils privilégiaient le vers libre.

 

Le poème que j'ai choisi évoque avec sensibilité le passage entre les saisons, le lien subtil entre les temps que l'on ressent quand on se promène dans un jardin ou au cœur de la Nature. La fin de l'été n'appelle pas des larmes et des regrets mais la vie sous d'autres couleurs. La vie ne finit pas quand l'été se termine, elle se métamorphose, annonçant une parade luxuriante et flamboyante...

 

Une autre page à écrire avec les pigments soyeux et veloutés de l'Automne...

 

Belles pensées pour vous qui passez par ici... Merci...

 

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #ciel, #heron, #image005, #jpg, #soleil

 

 

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Par un soir d'été gorgé de chaleur vive, le héron des Tuileries regardait le soleil fondre dans le ciel de Paris...

 

J'ai pris grand plaisir à photographier ce bel oiseau qui se montrait tantôt hiératique et tantôt plus animé.

 

Je le croise régulièrement. Il chemine, de bassin en bassin, au rythme des saisons, comme s'il évoluait en devisant avec l'âme des lieux. J'aime l'observer, sa présence est apaisante.

 

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Voici ce que regardait notre ami le héron...

 

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Le ciel en explosion de nacre et d'or et l'obélisque de la place de la Concorde... superbe aiguille vibratoire couronnée par le pyramidion sacré.

 

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Les modulations de la lumière et les frissons de l'eau...

 

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La beauté d'un espace de respiration dans le maillage de la ville...

 

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Et au-dessus de lui, un ballet d'oiseaux...

 

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Merci de votre fidélité, belles pensées pour vous, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anatole, #france, #jpg, #livre, #rentree

 

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Photo de l'école élémentaire Marie Curie à Villiers le Bel, située près de là où j'habite.

 

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Le Mardi, on choisit un poème

 

Chez Lady Marianne

 Le thème proposé est la Rentrée

 

Voici mon choix

 

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Anatole France, La Rentrée, poème en prose écrit dans Le Livre de mon Ami.

 

« Je vais vous dire ce que me rappellent tous les ans, le ciel agité de l’automne et les feuilles qui jaunissent dans les arbres qui frissonnent.

 

Je vais vous dire ce que je vois quand je traverse le Luxembourg dans les premiers jours d’octobre, alors qu’il est un peu triste et plus beau que jamais ;

 

car c’est le temps où les feuilles tombent une à une sur les blanches épaules des statues.

 

Ce que je vois alors dans ce jardin, c’est un petit bonhomme qui, les mains dans les poches et son sac sur le dos, s’en va à l'école en sautillant comme un moineau.

 

Ma pensée seule le voit ; car ce petit bonhomme est une ombre :

 

c’est l’ombre du moi que j’étais, il y a vingt-cinq ans....

 

Il y a vingt-cinq ans, à pareille époque, il traversait, avant huit heures,

 

ce beau jardin pour aller en classe.

 

Il avait le cœur un peu serré : c’était la rentrée. »

 

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Au Jardin du Luxembourg, atmosphère de rentrée et notes de vie et de mélancolie... Quand le temps change et que les couleurs évoluent...

 

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Avec au fond le Panthéon...

 

Le Livre de mon Ami est un livre de souvenirs d'Anatole France publié en 1885. L'auteur y relate des moments pleins de sensibilité sous l'identité d’un double littéraire nommé Pierre Nozière. Il évoque ensuite les souvenirs d’un père au sujet de sa fille, Suzanne puis, à la fin de l'ouvrage, il fait converser trois personnages au sujet de l’origine et du sens des contes de fées.

 

Pour clore ce billet, je publie la biographie d'Anatole France que j'avais écrite pour La Chimère Écarlate. En vous souhaitant Bonne Lecture !

 

Romancier, nouvelliste et critique littéraire, François-Anatole Thibault, dit Anatole France, était le fils d'un libraire apprécié par les frères Goncourt et par de célèbres écrivains.

 

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-En 1881, il connut le succès et reçut le prix de l'Académie Française avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, un premier roman où le héros est un érudit amoureux de sa bibliothèque, « distrait, lunaire, aimable et souvent naïf ».

 

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-Il écrivit une Tétralogie de l'Histoire Contemporaine, quatre romans dont le héros se nomme Bergeret et qui apparaît « comme un juste panorama de la France sous la IIIe République (1870-1940) et tout particulièrement pendant l'Affaire Dreyfus.

 

-En 1892, dans L'Île des Pingouins, Anatole France imagine un érudit qui se retrouve sur une île entièrement peuplée de pingouins. Il se met à les baptiser, « ce qui provoque un grand remue-ménage au Paradis Chrétien ».

 

-En 1893, parut La Rôtisserie de la Reine Pédauque.

 

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La Rôtisserie de la Reine Pédauque, Éditions Terres Latines, 1952. Illustrations par Jacques Touchet.

 

Il s'agit d'un roman initiatique qui se déroule au XVIIIe siècle et qui est écrit dans la langue magnifique du Siècle des Lumières.

 

Le héros, Jacques Ménétrier, issu d'une famille de rôtisseurs, (ses proches le nomment Jacques Tournebroche), évolue dans une librairie appelée « A l'image Sainte-Catherine ». Il relate ses aventures de jeunesse auprès d'une galerie de personnages truculents.

 

Jacques a été initié aux Belles-Lettres par un abbé jouisseur, l'abbé Coignard, épris de belles poitrines féminines ! Jacques et l'abbé Coignard rencontrent un mystérieux alchimiste dans un château, une sorte de Merlin qui leur explique comment on peut tomber amoureux de femmes salamandres dont il faut se méfier !

 

Un roman plein de charme, drôle et incisif, une aventure littéraire aux nombreux rebondissements...

 

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Librairie Mornay, 1920.

 

 

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-Dans Le Lys Rouge, en 1894, Anatole France exprime un amour de plusieurs années vécu avec sa meilleure amie, Madame de Caillavet. Il explore avec hardiesse l'intensité et la complexité du sentiment amoureux. L'Amour étant « la plus antisociale, la plus sauvage des passions ! »

 

-Il fut élu à l'Académie Française en 1896.

 

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Citation extraite du Lys Rouge

 

-En 1908, dans Les dieux ont soif, « ce républicain solidement anti-clérical, fait le procès des excès de la Terreur, qu'il impute d'ailleurs non pas tant à la Révolution elle-même qu'à la nature humaine. » Libre penseur, il fut membre de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen.

 

-La Révolte des Anges, publié en 1914, est une pépite !

 

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Des anges rebelles se réunissent, dans le Paris de la Troisième République, afin de préparer un coup d'État contre Dieu. Ils désirent que Lucifer, l'Ange de Lumière, soit honoré sur le trône du ciel à la place de son père qu'ils jugent trop vieux et réactionnaire.

 

Au gré d'une satire sociale implacable, Lucifer préfère ne pas renverser son père car il veut privilégier sa parole et sa pensée libres. Il laisse à Dieu la lourde charge d'un règne considéré comme sclérosé et savoure sa vie parmi l'Humanité.

 

Les personnages, qu'il s'agisse des anges ou bien des hommes, sont particulièrement truculents. On découvre avec bonheur Alexandre d’Esparvieu, collectionneur passionné par les livres, qui réunit dans sa bibliothèque trois cent soixante mille volumes, imprimés ou manuscrits !

 

Monsieur Sariette, bibliothécaire ultra zélé qui vit un jour un livre s'envoler par une fenêtre !

 

Maurice, un jeune homme voluptueux qui rencontre Arcade, son ange gardien, lui aussi fasciné par les livres.

 

-En 1921, Anatole France reçut le Prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de son œuvre.

 

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La Révolte des Anges, édition de Bibliophile

 

-Amoureux des Livres, Anatole France vécut une savoureuse vie d'auteur, d'esthète, de penseur libre et audacieux et de critique acerbe des institutions de notre pays. Il disparut en 1924 et fut honoré, « en contradiction avec ses dispositions testamentaires » par des obsèques nationales à Paris, le 18 octobre 1924, puis il fut inhumé à Neuilly-sur-Seine dans le caveau familial.

 

-Il a donné son nom à de nombreux collèges en France et à l'étranger.

 

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Wilhelm Benque Photography. Tucker Collection - New York Public Library Archives

 

Anatole France est l'un de mes écrivains préférés...

 

Je m'éclipse en pensant bien à vous chers aminautes, gros bisous et merci de votre fidélité...

 

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Plume

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