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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #ancienne, #avril, #cartes, #poisson, #premier

 

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(Collection personnelle)

 

Plaisanteries, boutades et rencontres espiègles refleurissent, en ce jour qui lâche la bride aux esprits facétieux. Les poissons d'avril et leur délicieuse iconographie sont à l'honneur!

 

Des poissons chargés d'histoire...

 

Émanation de rites printaniers et de traditions anciennes, la symbolique des poissons est associée au cycle des saisons et aux festivités qui marquaient le renouvellement de l'année.

 

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Jusqu'au XVIe siècle, le début de l'année variait suivant les diocèses. A Lyon, elle commençait le jour de Noël; à Vienne, c'était le 25 mars. Dans certaines régions, le jour de Pâques ouvrait les portes du calendrier et dans d'autres provinces, c'était le premier avril.

 

Le roi Charles IX (1550-1574) décida de résoudre cette « complication » en fixant au premier janvier, dans l'ensemble de la France, le début de l'année civile. Le 9 août 1564, il signa l'édit de Roussillon qui n'entra en vigueur qu'en 1567.

 

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(Portrait de Charles IX (1550-1574), par François Clouet. Cet être complexe, halluciné, en proie à des pulsions morbides et responsable du massacre de la Saint-Barthélémy, était le fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. )

 

En 1622, la mesure fut étendue à l'ensemble du monde catholique grâce à l'adoption du calendrier grégorien.

 

La tradition du poisson d'avril semble tirer ses origines de ce fameux édit, car en souvenir des anciennes célébrations, les gens continuèrent d'échanger des cadeaux, de préférence teintés de burlesque.

 

De nos jours, les enfants et les plaisantins accrochent un poisson de papier dans le dos des personnes dont ils veulent se « moquer ». Et lorsque la plaisanterie est découverte, ils s'écrient « Poisson d'avril »!

 

Entre amis, entre collègues ou dans le cadre familial, les esprits taquins aiment s'illustrer et certains canulars, de plus ou moins grande ampleur, se déroulent dans les médias.

 

Les poissons d'avril dans le monde

 

Le premier avril est la Journée Internationale des Livres Comestibles. Depuis l'an 2000, cette célébration, conçue par Judith Hoffberg et Béatrice Coron, invite les gourmands à réaliser des créations culinaires en forme de livre ou ayant un rapport avec l'écriture. Les amateurs photographient leurs créations et les publient sur le site du Edible Book Day.

 

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Au Brésil, le premier avril est appelé « Jour du Mensonge ». Les enfants créent des poissons colorés avec du tissu et du papier et les adultes rivalisent d'ingéniosité pour élaborer le plus « gros » mensonge.

 

Au Mexique, la coutume consiste à dérober provisoirement un objet appartenant à un ami. La « victime » recevra des friandises et un message lui révélant qu'il s'est fait piéger.

 

Aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, le jour des fous d'avril, April Fool's Day, ou All Fool's Day (Jour de tous les fous) apparaît comme une sorte de réminiscence de la fête des fous médiévale mais dans une version plus édulcorée.

 

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En Écosse, les farceurs oeuvrent aussi le 2 avril!

 

En Espagne, c'est le 28 décembre, jour des Saints-Innocents, que les enfants accrochent un petit bonhomme de papier dans le dos de personnes choisies.

 

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Dans de nombreux pays, le premier avril est l'occasion de se gausser, de manière plutôt débonnaire, des personnes que l'on apprécie.

 

Les beautés d'avril

 

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Enluminure du mois d'avril issue des Très Riches Heures du duc de Berry, XVe siècle.

 

Le mois d'avril est une passerelle enchantée. L'hiver s'est éloigné. L'équinoxe de printemps a réveillé le pouvoir des fleurs. Les bourgeons, gorgés de force, cèdent la place aux couleurs les plus vives. La sève pulse sous l'écorce des arbres fruitiers et les animaux se départissent de leur pelage hivernal.

 

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La Nature est en liesse même si avril est aussi un mois capricieux, rythmé par de redoutables giboulées. Cette inconstance météorologique a donné lieu à plusieurs dictons et proverbes:

 

« Fleurs d'Avril

Ne tiennent qu'à un fil ».

 

« Quand Avril en fureur se met

Pas de pire mois dans l'année! »

 

« Il n'est si gentil mois d'avril

Qui n'ait son chapeau de grésil. »

 

Heureusement, rien n'arrête la reverdie... Les délicates beautés en robes de lumière affrontent, depuis la nuit des temps, les tempêtes et les fantômes de l'hiver qui viennent parfois les caresser, avec leurs doigts de givre.

 

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Sur la roue zodiacale, dansent, à cette période transitoire, des êtres magiques: le poisson, emblème lunaire et le bélier, animal solaire.

 

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Le poisson d'avril, messager de l'amour et du Printemps

 

Si les canulars associés au premier avril sont toujours bien vivants, l'image du poisson était autrefois utilisée pour exprimer son amour. Aux alentours de 1900, les cartes illustrées de poissons étaient très répandues. Le messager des forces printanières était accompagné d'angelots, d'enfants, de belles jeunes femmes ou de couples amoureux. Des vers romantiques complétaient l'ensemble.

 

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Ces cartes s'inscrivent dans la lignée de celles de la Saint-Valentin et du premier Mai. Les amoureux déclaraient leur flamme avec espièglerie et sensibilité.

 

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La vogue des cartes illustrées était l'occasion de célébrer, de manière poétique, le cycle des saisons et le renouveau printanier.

 

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Cette iconographie au charme suranné, est truffée de symboles d'amour et de chance. Le fer à cheval est considéré depuis fort longtemps comme un porte-bonheur et utilisé pendant les rituels amoureux. Des rubans roses ou rouges étaient glissés dans les petits trous de l'objet avant d'être offerts à la personne désirée. Si le contexte était favorable, ils pouvaient être dissimulés sous son matelas ou son oreiller.

Les jeunes hommes frottaient parfois des petits fers à cheval sur la lettre qu'ils destinaient à l'élue de leur coeur.

 

Protecteur du foyer contre les tempêtes et les forces malveillantes, le fer à cheval était placé, à cet effet, les pointes vers le haut, au-dessus des portes ou des cheminées. Réputé attirer l'amour et la prospérité, il était posé, les nuits de pleine lune, sur le rebord des fenêtres. Il accompagnait aussi les pêcheurs dans leurs activités.

 

Depuis la plus lointaine antiquité, les roses symbolisent l'amour. Leur douce couleur rose-thé s'harmonise délicatement avec les nageoires de ces poissons Cupidons.

 

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(Plusieurs cartes sont issues de ma collection personnelle. J'ai trouvé les autres sur le net et plus particulièrement sur le très beau site de Colombes Philatélie).

 

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Incarnation des forces printanières, le poisson d'avril met à l'honneur une magie populaire qui offre au monde de l'enfance une place privilégiée.

 

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Sur certaines cartes, le poisson est assimilé à la légendaire cigogne qui apporte les nourrissons dans les foyers.

 

Les cartes du premier avril étaient aussi agrémentées de messages d'amitié.

 

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On vendait, dans les boutiques de la Belle-Époque, des poissons en sucre, en chocolat et de jolies boîtes colorées, en forme de poisson, remplies de gourmandises. Cette tradition a survécu à travers la « friture » de Pâques, de succulents chocolats en forme de créatures aquatiques.

 

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Je vais avoir bien du mal à résister...

 

Au cours des repas, on plaçait à table des petits objets imitant la nourriture afin d'amuser les convives et des boîtes miniatures en forme de poisson pour y loger quelque chose de précieux.

 

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Une belle enseigne pisciforme dans le quartier du Gros-Caillou. (7e arrondissement de Paris).

 

La symbolique du poisson

 

Le poisson se love dans les eaux matricielles qui symbolisent aussi les profondeurs de l'inconscient. Il est intimement lié aux forces vitales et à la notion de fécondité. Pour les anciennes religions, le poisson était associé aux déesses mères qui règnent sur l'amour et la fertilité. Dans les temples, des poissons aux couleurs chatoyantes peuplaient les étangs, les fontaines et les bassins sacrés.

 

Des déesses à queue de poisson étaient célébrées au Proche-Orient. La déesse assyrienne Atargatis était représentée avec une queue de sirène.

 

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The Mermaid, par le peintre préraphaélite John William Waterhouse (1849-1917).

 

Les premières sirènes ressemblaient à des Harpies. Leurs ailes d'oiseaux claquaient dans le vent comme les voiles des bateaux. D'après la légende, battues par les Muses dans un concours de chant, elles perdirent leurs plumes, utilisées pour tresser des couronnes.

 

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Ulysse et les Sirènes, 1891, par J.W. Waterhouse.

 

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Ulysse et les sirènes, par le peintre victorien Herbert James Draper(1863-1920).

 

Les Sirènes

Leurs chants étranges, ravissants
écorchent la lune et le vent
aimantent sur la mer épaisse
les marins vers le sombre Hadès

****

Fileuses d'or et d'ossements
l'écume a des lèvres de sang
dans les prairies d'ondes nacrées
entre leurs doigts entrelacés

****

Reines dans la nasse des eaux
leurs chevelures de coraux
tissent les songes matriciels
et les anémones de ciel

****

Ourlés de feu les élixirs
perlant de leurs yeux de vampires
enivrent les âmes de moire
qui s'embrasent dans leurs miroirs...

(Cendrine)

 

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The Land Baby, par le peintre préraphaélite John Collier(1850-1934).

 

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Poisson volant, par H J Draper.

 

Dans la Grèce ancienne, le poisson était associé à Aphrodite, née de l'écume de la mer...

 

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La naissance de Vénus, vers 1485, par Sandro Botticelli.

 

Dans la Rome antique, le premier avril, les femmes vénéraient la déesse Vénus Verticordia et la Fortune virile. Le poète latin Ovide relate que la statue de la déesse, dépouillée de ses bijoux et de ses diverses parures, était baignée et parfumée. Les prêtresses l'ornaient ensuite de colliers d'or et de roses fraîches.

 

Les femmes se lavaient dans de l'eau vive, énonçaient des voeux de fécondité, et portaient des couronnes de myrte vert, arbuste sacré de la déesse. Elles offraient de l'encens à la Fortune Virile, qui devait les aider à dissimuler aux hommes les petits défauts de leur anatomie. Dans les temples, elles savouraient un breuvage mystique, mélange de lait, de miel et de suc de pavot. D'après les anciennes croyances, Vénus avait absorbé cet élixir lors de ses noces avec Vulcain, le dieu du feu et de la forge.

 

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A l'époque chrétienne, le poisson devint un symbole du Christ. Son nom en grec, ichtus/ichtys, correspondait à l'acrostiche formé à partir des premières lettres de la locution: Iesos Khristos Theou Uios Soter soit « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ». Cet acrostiche servit de signe de ralliement secret aux chrétiens.

 

Dans les traditions d'avril et de Pâques, il est question de résurrection des forces naturelles et de pêche miraculeuse.

 

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Les pêcheurs, décor du pavement de la basilique d'Aquilée, en Italie.

 

Sur les murs des Catacombes et les sarcophages paléochrétiens, le poisson représente le sacrement de l'Eucharistie, communion suprême du Christ avec ses disciples. Il évoque le passage et le cheminement des âmes vers l'au-delà.

 

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Le calice au poisson, dans la Maison aux Poissons, à Ostie (le port de Rome).

 

Le bassin qui contient l'eau du baptême est appelé piscina, « l'étang aux poissons ».

 

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Au numéro un de la rue Montmartre, dans le premier arrondissement de Paris, on aperçoit ce poisson sculpté dans le mur de l'église Saint-Eustache (1532-1640). Il domine une porte basse qui conduit à une petite crypte, l'actuelle sacristie.

 

Il provient d'une ancienne chapelle, construite en 1213 grâce à Jean Alais, le chef des joueurs de mystères. Il prêta au roi Philippe Auguste une somme d'argent conséquente et reçut l'autorisation de prélever un denier sur chaque panier de poisson vendu aux Halles. Il se remboursa si bien qu'il put faire édifier une chapelle à Sainte-Agnès, là où se dresse aujourd'hui le choeur de l'édifice.

 

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Les poissons d'avril sont les messagers du Printemps et les gardiens des anciennes croyances. Enracinés dans l'imaginaire collectif, ils confrontent ceux qui en sont les « victimes » à une sorte de rite de passage. Ils frayent dans les eaux magiques, à la croisée des fluides de mort et de vie et nous invitent à laisser caracoler notre imagination...

 

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fees, #fleur, #mai, #muguet, #premier

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Scintillements d'ailes, tourbillons d'air et de lumière, ombres facétieuses... d'après de très anciennes croyances, les êtres magiques traversent, dans la nuit du 30 avril au premier mai, le voile de la réalité.

 

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Cette nuit spéciale, appelée nuit de Beltane, célèbre, depuis l'époque celtique, le « feu brillant » et symbolise l'affrontement des puissances hivernales et des énergies du printemps.

 

Les forces de vie, d'amour, de croissance et de fécondité s'expriment, autour de brasiers allumés dans les champs, les clairières et au sommet des collines, avec une intensité sensuelle et poétique.

 

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La racine « Bel » désigne Belenos, l'ancien dieu Soleil, seigneur du « souffle vital » et « Tan » signifie « feu ».

 

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Beltane était célébrée lors de la première floraison de l'aubépine, sous l'obédience de Cernunnos, le dieu aux ramures de cerf, maître des animaux et de la connaissance cachée.

 

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Le chaudron de Gundestrup

 

(Ce chaudron celtique, datant du premier siècle avant J.-C., fut retrouvé, dans une tourbière, au Danemark. Le dieu Cernunnos porte les bois de cerf, emblèmes du pouvoir chamanique. Il tient un serpent dans la main gauche et un torque, insigne solaire, dans la main droite. Autour de lui s'assemblent les animaux de la forêt.)

 

A la période de Beltane, les amours de Belenos, l'Apollon gaulois et de Belisama, la déesse du foyer, rayonnaient sur la Nature.

 

Belisama, « la très brillante », était associée à l'artisanat, au tissage, au filage et à la métallurgie. Dotée de pouvoirs guérisseurs, elle était honorée près des fontaines et des sources.

 

On suspendait à son intention, dans les branches des aubépines, des rubans et des sachets remplis d'herbes sacrées.

 

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Beltane est une fête de lumière. Autrefois, les animaux qui avaient passé l'hiver à l'abri étaient conduits au sommet des collines afin d'y paître et de s'y accoupler. On faisait rituellement passer les troupeaux entre deux piliers de pierre ou deux brasiers ardents, pour les purifier et les protéger contre les maladies.

 

Les jeunes gens simulaient, dans les villages, des combats entre les puissances de l'hiver et les forces du printemps, afin de stimuler la fécondité et la fertilité. Ils formaient des rondes frénétiques autour des arbres et des pierres sacrées et déposaient des offrandes près des puits et des sources.

 

Les sorcières de Beltane

 

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La nuit de Beltane, traditionnellement associée à la magie et à la sorcellerie, était considérée comme le Grand Sabbat des sorcières de Germanie, d'Écosse, d'Irlande, de Bretagne et d'Angleterre... D'après le folklore européen, les sorcières tissaient des liens intimes et mystérieux avec les « mondes invisibles » et déferlaient en horde dans le ciel ténébreux pour festoyer avec les elfes, les lutins et les fées, au sommet des montagnes.

 

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Magic circle, par John William Waterhouse (1849-1917).

 

Christianisée en Walpurgis, Beltane était considérée comme le « carnaval des sorcières ». Mais l'Église chrétienne eut beau multiplier les interdits à son égard et tenter de dévoyer son essence en l'assimilant à un sabbat diabolique, elle survécut dans les traditions associées à l'arbre de Mai.

 

La Beltane païenne imprégna de sa magie les célébrations en vigueur dans l'Europe médiévale.

 

Le nom Walpurgis vient de Sainte-Walpurge ou Walburga (710-779), une religieuse anglaise qui devint abbesse de Heidenheim, en Allemagne, dans un lieu appelé le Cloître de la Maison des Païens (Heidenheimer Closter). Le premier Mai, sa tombe exsudait une huile miraculeuse à laquelle la croyance populaire attribuait des vertus guérisseuses et le pouvoir d'effacer le voile séparant le monde des morts et celui des vivants.

 

En Bavière, Walpurge était honorée dans une petite chapelle, dressée au sommet d'une colline, entre des tilleuls sacrés. Les tilleuls étaient associés à la déesse Holda, puissante déesse mère de l'Europe païenne.

 

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Walpurge est « celle qui conduit les dieux au sommet de la montagne sacrée ». Héritière des déesses mères et des prophétesses des religions anciennes, elle charmait les bêtes sauvages et brandissait un balai de sorcière et un miroir à trois faces évoquant le passé, le présent et le futur.

 

Elle était accompagnée par un petit chien, gardien des mondes mystérieux et portait une couronne étoilée. Protectrice des graines et des fleurs, elle veillait aussi sur les bois sacrés.

 

L'Arbre de Mai

 

L'arbre ou Mât de Mai est l'arbre de Maïa, la déesse de la fécondité, émanation de la Terre-Mère. Son érection, dans la nuit de Beltane ou le matin du premier mai, marque le retour du Printemps.

 

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Associé au culte des fleurs, de la végétation et des sources, il unit le monde humain à celui des ancêtres et des esprits protecteurs. Les danses et les circumambulations effectuées autour de son tronc étaient réputées attirer la chance, la santé et la prospérité. Mais l'Inquisition condamnait fermement les danses de Mai, accusées de provoquer des pratiques sexuelles débridées, des avortements spontanés et de favoriser la stérilité. En prohibant le langage du corps, elle espérait annihiler les cultes païens.

 

Il n'en fut pourtant rien et, en dépit des persécutions menées, les rondes sylvestres continuèrent de plus belle. L'arbre de Mai devint l'emblème protecteur de nombreux villages de France et d'Europe qui possèdent, depuis plusieurs siècles, leurs Mais corporatifs et collectifs.

 

Les jeunes gens plaçaient des Mais d'amour devant les portes des jeunes filles en âge de se marier. En fonction des essences choisies, les jeunes « élues » découvraient, avec plus ou moins de joie, les sentiments qu'on leur portait...

 

Les Amours de l'Homme Vert et de la Reine de Mai

 

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Guenièvre, reine de Mai, par le peintre John Collier (1850-1934).

 

Dans les comtés d'Angleterre, l'érection du Mai symbolisait l'union de Jack in the Green, l'esprit de la végétation et de Maïa, la déesse des fleurs.

 

Jack in the Green menait des cortèges carnavalesques afin d'expulser les forces déclinantes de l'hiver. A l'instar du Père Noël et de son étrange alter ego: le Père Fouettard, il était accompagné par une figure ambivalente: le Ramoneur ou l'Homme au visage de suie. Après le défilé, Jack le Vert épousait Maïa, appelant, par ce mariage symbolique, les couples à s'unir charnellement, en fonction de leurs attirances sexuelles. Une fois encore, au grand dam de l'Église, la liberté des sens était favorisée!

 

Dans les légendes anglo-saxonnes, c'est à cette période de l'année que se forment des « couples sacrés » comme Guenièvre et Arthur, Guenièvre et Lancelot, Lady Marianne et Robin des Bois...

 

Le Handfasting est un rite très ancien consistant à lier les mains de deux personnes pour signifier des fiançailles ou un mariage d'amour. De nos jours, de plus en plus de couples choisissent, après un mariage civil, cette coutume païenne à la place d'une cérémonie religieuse.

 

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(Photo prise sur le site Daily Wicca)

 

Dans l'île de Man, la croyance prétendait que deux reines s'affrontaient, le matin du Mai, avec des bâtons d'ajonc. La reine de l'Hiver capturait la reine de l'É mais cette dernière se libérait en faisant fondre sa rivale dans un brasier magique. Jack le Vert venait alors quérir sa belle pour faire l'amour dans les champs...

 

Pendant ce temps, les fées venaient boire la rosée matinale, gorgée de merveilleux pouvoirs, dans les corolles d'églantines.

 

Les Êtres Féeriques

 

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En Angleterre, la vogue des fées coïncida avec la révolution industrielle, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Cette révolution s'opéra avec une rapidité telle que les esprits de l'époque redécouvrirent, en réaction au « règne des machines », les univers de féerie.

 

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Cat and fairies, par John Anster Fitzgerald.

 

Cette redécouverte, dans les arts et la littérature, s'associa à un engouement profond pour les oeuvres de William Shakespeare (1564-1616).

 

En 1600, lors de la publication du premier in-quarto duSonge d'une nuit d'été, (A Midsummer Night's Dream), Shakespeare apparut comme le fondateur de la mythologie féerique britannique. Il miniaturisa les fées, modifia leur aspect physique et gomma le caractère démoniaque que l'Église leur avait attribué. Elles ressuscitèrent, sous sa plume, en créatures espiègles et fascinantes, associées au rythme des saisons.

 

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La Tempête

 

Il établit un lien étroit entre la botanique et la féerie. Les fées devinrent des créatures hybrides, mi-femmes, mi-fleurs.

 

Mais il ne recréa pas seulement le corps de la fée, il lui attribua de nouvelles couleurs, rompant ainsi avec la croyance populaire qui associait le noir aux êtres féeriques.

 

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John Anster Christian Fitzgerald (1819-1906) était surnommé Fairy Fitzgerald(Fitzgerald le féerique). Ses peintures ouvrent les portes d'univers étranges, surréalistes où le regard est cristallisé par des couleurs somptueuses et les fantaisies du monde végétal (feuilles, fruits, branchages...).

 

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The captive Robin, 1864.

 

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La tonnelle de fées

 

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Les bûcherons

 

La vogue des êtres magiques connut un regain d'intensité avec l'affaire des Fées de Cottingley.

 

En 1917, deux cousines, Elsie Wright, âgée de 16 ans et Frances Griffith, âgée de 10 ans, présentèrent une série de cinq photographies les montrant en compagnie de créatures du Petit Peuple.

 

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Elsie et le gnome, photographie prise à Cottingley dans le Yorkshire, en Angleterre.

 

Les avis divergèrent sur l'authenticité de ces photos qui suscitèrent, pendant longtemps, la curiosité du public.

 

Le célèbre écrivain Sir Arthur Conan Doyle, « père » de Sherlock Holmes, écrivit, en 1922, à leur sujet un ouvrage intitulé The Coming of the Fairies. Chargé par un journal, le Strand Magazine, de rédiger un article sur les fées, deux ans plus tôt, il s'enthousiasma pour cette affaire. Il se lança dans un travail d'investigation à travers le Yorkshire et échangea une correspondance amicale avec les jeunes filles.

 

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Frances et la ronde des fées...

 

Prétendant jouer avec des fées, des gnomes et des lutins, près de la rivière Beck qui coulait derrière chez elles, elles prirent des photos pour en apporter la preuve.

 

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D'après la croyance populaire, depuis des temps très anciens, il existait, non loin de Cottingley, à Gilstead Crags, une roche qui possédait une ouverture magique: le « Fairies Hole ». Les fées en jaillissaient, au moment des changements de saisons et lors de certaines phases lunaires, pour jouer et danser dans les bois alentour.

 

Arthur Conan Doyle était très lié avec son oncle, Richard Doyle (1824-1883), un illustrateur de l'époque victorienne, spécialisé dans les représentations féeriques. Il se souvenait de leurs escapades dans la Nature.

 

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Charles Doyle, le père d'Arthur Conan Doyle, dessinait des fées et affirma, à la fin de sa vie tourmentée, que les fées le visitaient régulièrement.

 

Les expériences paranormales et théosophiques étaient nombreuses à l'époque et la photographie « spirite » connut ses heures de gloire dans ce contexte particulier. Ainsi, malgré les détracteurs, les photographies d'Elsie et de Frances enthousiasmèrent les foules.

 

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Au début des années 1980, devenues de vieilles dames, Elsie et Frances déclarèrent que les photos n'étaient que des trucages élaborés à partir de découpages de fées en carton trouvés dans des livres d'illustrations. Pourtant, certaines questions demeurent, à propos de la vivacité des créatures magiques et du fait qu'elles ne possèdent pas d'ombre sur les clichés. En outre, Frances défendra l'authenticité de la cinquième photo.

 

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Les deux appareils appartenant aux jeunes filles et les cinq photographies sont exposées au National Media Museum de Bradford dans le Yorkshire.

 

Les « Flower Fairies » de Cicely Mary Barker (1895-1973)

 

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Cicely Mary Barker était une illustratrice britannique connue pour ses ravissantes images de fées. Elle naquit à Croydon dans le Surrey, un territoire propice aux légendes.

 

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Dès l'enfance, elle s'inspira des paysages qui entouraient la maison familiale où elle demeura, la plupart du temps, car elle souffrait d'épilepsie. Quand elle eut treize ans, son père lui fit donner des cours de peinture et de dessin. Douée pour les arts et l'écriture, elle réalisa des cartes de voeux et des illustrations pour des magazines destinés aux enfants.

 

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Son premier recueil, intitulé Flower Fairies of the Spring fut publié en 1923. On y découvre 24 illustrations mettant en scène, dans un cadre champêtre, les esprits des fleurs et du Printemps.

 

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Après la mort de son père, Cicely put compter sur sa soeur Dorothy, institutrice de maternelle, qui ouvrit une classe dans la maison familiale. Cicely prit les écoliers pour modèles et les transposa parmi les herbes en fleurs qui poussaient dans la campagne environnante.

 

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Sensitive et instinctive, elle puisa son inspiration dans l'art des préraphaélites et les oeuvres de Kate Greenaway et de Randolph Caldecott.

 

Kate Greenaway (1846-1901) écrivit et illustra de nombreux livres pour enfants. Les costumes délicats de ses personnages influencèrent considérablement la mode enfantine de l'époque.

 

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Le joueur de flûte de Hamelin, illustration du poème de Robert Browning(1812-1889), célébrissime poète et dramaturge de l'Angleterre victorienne.

 

Randolph Caldecott (1846-1886) illustra des livres de contes.

 

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Cicely Mary Barker explora tout au long de sa vie le monde subtil et gracieux des fées, des elfes et des lutins, compagnons protecteurs des arbres et des fleurs.

 

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Bien que diminuée par sa maladie, elle fit naître un monde de fées-fleurs aux couleurs exquises. Les traditions anciennes n'ont-elles pas toujours considéré l'épilepsie comme un don des dieux, favorisant l'expression des dons et des qualités?

 

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Les « Flower Fairies »forment une ronde délicieuse autour du cercle de l'année et Beltane célèbre le renouveau des dieux de la végétation. 

 

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Les clochettes de Mai

 

S'il est bien une fleur délicate, gracieuse et parfumée qui représente la magie de Mai, c'est le muguet, que l'on s'offre avec bonheur pour attirer la chance, l'amour et la prospérité.

 

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L'histoire de cette petite fleur lactescente, aimée des fées et destinée à « chasser l'hiver », est des plus passionnantes...

 

La tradition qui consiste à offrir du muguet, le premier mai, semble remonter à l'époque du roi Charles IX (1550-1574). En 1560, alors qu'il visitait la Drôme, il reçut en cadeau un brin de muguet. Cela lui plut tellement qu'il décida d'en faire présent, l'année d'après, aux dames de la Cour. Et les seigneurs renchérirent auprès des belles qui l'entouraient. N'oublions pas qu'en vieux français le mot « mugueter » signifie « faire le galant »...

 

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Quelques siècles plus tard, le muguet réapparut dans le cadre d'une romance. Le premier mai 1895, le chansonnier Félix Mayol (1872-1941), auteur de la chanson « Viens poupoule », offrit, sur le quai de la gare Saint-Lazare, un bouquet de muguet à sa « douce amie » Jenny Cook.

 

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Quand il monta sur les planches du « Concert Parisien », quelques brins immaculés décoraient sa jaquette. Le succès qu'il connut alors lui fit dire que le muguet était un vrai porte-bonheur.

 

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Le premier mai 1900, les grands couturiers de Paris organisèrent une fête au cours de laquelle les femmes présentes reçurent un brin de muguet. Et les années suivantes, les couturières prirent l'habitude d'offrir du muguet à leurs clientes, chaque premier mai.

 

Une anecdote parfumée: le muguet est, depuis 1921, l'emblème du Rugby Club de Toulon.

 

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Le 24 avril 1941, le Maréchal Pétain instaura, de manière officielle, le premier mai comme « la Fête du Travail et de la Concorde Sociale ». Il choisit le muguet pour emblème afin de remplacer l'églantine rouge, fleur traditionnellement associée à la gauche.

 

La «  Fête du Travail et des Travailleurs » existait depuis 1889, en mémoire des morts de la manifestation du premier mai 1886 à Chicago. Les manifestants américains demandaient une journée de huit heures et leurs revendications furent écrasées dans le sang.

 

En 1936, la vente du muguet se répandit dans les rues. Cette tradition venait de Nantes où « la Fête du Lait de Mai » fut organisée par monsieur Aimé Delrue (1902-1961), droguiste et président du comité des fêtes de la ville.

 

Symbole de renouveau et de fécondité, le lait fraîchement tiré était associé à la blancheur immaculée des clochettes de muguet.

 

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Comme toutes les fleurs à clochettes, le muguet est associé au Petit Peuple, aux dieux et aux déesses de la fécondité. D'après la légende, Apollon Belenos, le dieu des arts et du soleil, couvrit, en l'honneur des Muses, le Mont Parnasse de muguet. Et le muguet fut appelé « Gazon de Parnasse ».

 

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En ce premier jour de Mai, je viens vous offrir ces délicieuses clochettes parfumées, en souhaitant qu'elles vous portent chance et réalisent vos voeux les plus secrets...

 

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Le ravissant « lily of the valley », par l'illustratrice Rachel Anderson, 2007.

 

Bibliographie

 

DUBOIS, Pierre: La Grande Encyclopédie des Fées.Hoebeke, 2008.

 

DUBOIS-AUBIN, Hélène: L'esprit des fleurs: mythes, légendes et croyances.Le Coudray-Macouard: Cheminements, 2002.

 

MAURY, Alfred: Les Fées du Moyen-âge: Recherches sur leur origine, leur histoire et leurs attributs pour servir à la connaissance de la mythologie gauloise. Paris:Librairie philosophique de Ladrange, 1843.

 

Les photographies des fées de Cottingley viennent du livre de Sir Arthur Conan Doyle.

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