
Chers aminautes, il y a quelques jours, en visitant le square Gabriel Pierné, nous avons contemplé un catalpa remarquable alors intéressons-nous davantage à ce bel arbre qui s'épanouit dans les parcs et les jardins de la capitale.

Originaire du sud et du sud-est des États-Unis et plus particulièrement de la Géorgie et du Bassin du Mississippi, le catalpa apprécie les endroits chauds, fertiles, aux sols alluviaux, mais il supporte aussi très bien le climat d'Île de France et résiste à la pollution urbaine.
Son étymologie se compose du mot d'origine cherokee « Catalpa » qui signifie « haricot » en raison de la forme pittoresque des fruits et du nom Bignonioides qui se réfère à une plante grimpante, la Bignone de Virginie (Campsis radicans), dont les fleurs dessinent des trompettes réunies en grappes abondantes.

Le catalpa est reconnaissable à ses grandes feuilles en forme de cœur, lisses sur le dessus et légèrement duveteuses en dessous. Ses fruits, mûrs en septembre, ressemblent à de longs haricots. Ils restent sur l'arbre pendant l'hiver, s'ouvrent en deux au printemps et libèrent des graines oblongues, pourvues d'excroissances velues, de couleur blanche, à leurs extrémités.

Collection de haricots et de gousses...



Le catalpa est aimé des jardiniers pour sa croissance rapide, sa résistance à la sécheresse et à la pollution, comme je l'écrivais plus haut, mais surtout pour son bel ombrage, son port élégant et sa floraison blanche, particulièrement luxuriante aux mois de juin et juillet.




Autrefois, le catalpa était prisé pour ses vertus médicinales. Son écorce, réputée dotée de vertus sédatives, antispasmodiques et narcotiques, servait à soigner la toux quinteuse, à apaiser les crises d'asthme et à combattre la coqueluche. Employée de la même manière que celle du quinquina, elle était administrée sous forme d'infusion, aux adultes et aux enfants.
Les différentes parties de l'arbre étaient utilisées, à l'exception des racines, investies d'une forte toxicité. Des bains oculaires pour traiter les inflammations de la conjonctive étaient réalisés à partir d'un jus extrait des fruits.

Dans une partie retirée du Jardin des Plantes, on découvre un vénérable catalpa dont le tronc est soutenu par des barres de métal. En hiver, on apprécie d'autant mieux l'aspect majestueux et tourmenté de sa silhouette...




Au Jardin du Luxembourg, un catalpa très apprécié des visiteurs épris de littérature se dresse au bord d'une allée calme, sinueuse et agréablement ombragée. Respectant leurs rêveries de lecteurs, je ne les prends pas en photo mais je les vois s'installer, fréquemment, près de cet arbre qui est habité...





Merci de vos gentils petits mots et de vos attentions multiples. Je vous souhaite de beaux instants d'automne et vous adresse mes pensées d'amitié, gros bisous !
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