Le 10 février 2013 marquera le début de la nouvelle année chinoise, l'année du serpent d'eau. Ce « maître séducteur » est réputé pour sa sagesse, son intuition et sa créativité débordante. Jusqu'au 23 février, sous son obédience mystérieuse, de nombreuses manifestations culturelles se dérouleront dans plusieurs arrondissements de Paris.
Programme des festivités
Le dimanche 10 février 2013, vers 14 heures, un défilé traditionnel partira de la place de l'Hôtel de Ville, en direction du quartier du Marais. Le cortège empruntera la rue du Temple jusqu'à la place de la République et se dirigera, par la rue de Turbigo, la rue Beaubourg et la rue du Renard, vers la rue de la Verrerie.


Le dimanche 17 février 2013, à partir de 13 heures, le célèbre défilé du 13e arrondissement attirera des milliers de visiteurs autour de l'avenue d'Ivry. Le défilé de Belleville aura lieu le même jour, aux alentours de 11 heures.

Les mairies des 3e, 13e et 20e arrondissements proposeront, tout au long du mois de février, des conférences, des expositions de peinture à l'encre de Chine, des initiations à la calligraphie, des spectacles de marionnettes, des concerts et des projections de films. Les personnes intéressées pourront consulter le site Paris.fr.

Du 10 au 16 février, le théâtre du Châtelet accueillera pour la première fois en Europe l'opéra classique chinois Le pavillon aux pivoines. Cette épopée de 55 actes, composée en 1598 par le poète Tan Xianzu, a été adaptée par Tamasaburo Bando, maître japonais de kabuki, une forme de théâtre traditionnel né au début du XVIIe siècle. La version de l'acteur, considéré comme au Japon comme un « trésor national vivant », se déroule sur trois actes et six tableaux.
La romancière Lisa See reprend, dans le Pavillon des Pivoines, le thème de l'amour parfait développé dans le monumental opéra.
Le samedi 16 février, le nouvel an vietnamien sera célébré à la maison de l'Unesco. La « fête du Têt », appelée « Première Aurore », marque le renouveau du Printemps et le retour des âmes des ancêtres auprès des vivants.

Le serpent et le dragon étant liés, à bien des égards, dans la symbolique chinoise, je vous propose de voyager, sous l'égide du dragon d'eau, à travers les chatoyantes traditions du nouvel an asiatique.
Le 23 Janvier 2012, le Lapin de Métal s'en est allé, au profit d'une figure majeure de la mythologie chinoise, le Dragon d'Eau, seigneur du Zodiaque et des éléments. Avec fantaisie et majesté, il règne, dans ses rutilants atours, sur l'ancien monde et rayonne sur le nouveau. Le 10 février 2013, il sera remplacé par le Serpent d'Eau.

La Fête du Printemps est célébrée le premier jour du premier mois lunaire. Ses origines remontent à la dynastie Shang (1766-1122 avant J.-C.). Renouvelée, sous l'obédience du puissant dragon, elle promet, d'après les croyances asiatiques, prospérité, fécondité, succès et renaissance.
Le nouvel an chinois évolue chaque année entre le 21 janvier et le 20 février, en raison du calendrier luni-solaire qui se fonde sur une connaissance aiguë des cycles saisonniers. C'est à Nankin, à l'observatoire de la Montagne Pourpre, que l'apparition de la nouvelle lune est déterminée.

Un défilé haut en couleurs
Sur le parvis de l'Hôtel de Ville, les enfants du Dragon, les amateurs de folklore et de mythologie et les curieux de tous bords se donnent volontiers rendez-vous.


Le rouge et l'or, couleurs sacrées, protectrices contre les forces malveillantes.


Le rose du Printemps

Les génies de la chance et de la prospérité règnent sur ce festival lunaire.
Le vert évoque la poussée de l'énergie vitale et le retour du Printemps. Associé à l'Est, au foie et aux muscles, il stimule la bonté et la santé.
Le jaune est la couleur des vêtements impériaux et de la Terre, l'élément du Centre, symbole de fertilité. Les eaux du fleuve Jaune favorisent le renouveau de la végétation.
Avec quelques touches de rose, le pouvoir de la Nature s'éveille doucement à travers les fleurs de cerisier.

Les somptueux costumes sont réputés stimuler les énergies bienfaisantes et « capter » l'attention des divinités mais les personnages fantastiques, les couleurs chatoyantes et les danses magiques ont surtout pour fonction de repousser Nian ou Nien, le « monstre de l'année ».
(Image Paris.fr)
Ce monstre légendaire donna son nom au « cercle de l'année ». Émanation de l'incréé, du chaos et des abysses nocturnes, il rôdait autour des villages, à l'instar de nos croquemitaines et dévoreurs d'âmes occidentaux. Pendant la « nuit de Nian »,les habitants allumaient, au cours d'une veillée protectrice, une profusion de flambeaux.
Créature hybride, dotée d'une tête de lion et d'un corps de taureau, Nian apparaît dans les danses de lions qui neutralisent son pouvoir maléfique.
Il surgit de la mer ou de la forêt. Il descend des montagnes pour dévorer les hommes et les animaux mais il est effrayé par le bruit des pétards, la lumière vive et la couleur rouge. Dans les temps anciens, les villageois plaçaient sur les portes des chiffons écarlates dans le but de l'effaroucher.

Les premiers pétards étaient réalisés avec des tiges de bambou. Aujourd'hui, ce sont des chaînes de petits pétards rouges appelés « démons » qui sont utilisées.

Émanation de la toute puissance du yang, la couleur rouge (hung), règne sur l'été et le sud, à l'opposé du yin, associé au noir, au nord et à l'hiver. Elle est apotropaïque, autrement dit réputée éloigner les forces négatives. (Le mot « apotropaïque » vient du grec apotropein qui signifie « détourner ».)
« Au théâtre chinois, le dieu de la guerre a le visage peint en rouge, couleur du sang et des blessures, mais les cartes du nouvel an sont rouges et les pêches rouges sont un présent de mariage car le rouge est aussi la couleur de la joie et de la chance envoyées par les dieux. »
J. Gernet: Problèmes de la couleur. Bibliothèque générale de l'École Pratique des Hautes Études, VIe Section, Sorbonne, 1957.
Le rouge est la couleur des noces. La jeune mariée, vêtue de rouge et installée dans un palanquin rouge, est conduite au logis de son époux. Les portes de sa nouvelle maison sont couvertes de laque rouge.

Les lanternes rouges et dorées sont des symboles de richesse et de félicité.
L'ouverture des yeux du dragon
Avant que le dragon puisse danser, la tradition exige qu'on lui « ouvre les yeux » en peignant de rouge ses prunelles.
D'après la légende, l'empereur Han Wudi, de la dynastie Liang, fit décorer le temple bouddhiste du bien-être, à Nankin, par le peintre Zhang Sengyóu.
Au grand étonnement des visiteurs, Zhangréalisa quatre dragons dépourvus d'yeux. Il expliqua que les dragons s'envoleraient s'il leur peignait un regard mais face aux demandes réitérées de ses admirateurs, il dota de prunelles les deux premiers dragons. Il avait à peine terminé son travail que le tonnerre se mettait à gronder. Quelques instants plus tard, des éclairs déchirèrent le ciel et un déluge s'abattit sur le monastère. Les dragons aux yeux peints s'animèrent et s'envolèrent dans les nuages, comme de longs rubans de soie.
Cette légende fut à l'origine du proverbe huà lóng din jingqui signifie « faire la tache des yeux du dragon peint »et décrit la dernière touche apportée à une oeuvre, la touche magique insufflant la vie.
Les yeux du dragon auraient d'ailleurs été peints, dans les temps anciens, avec le sang d'une crête de coq, animal protecteur contre les démons et les esprits malveillants.

Les dragons qui virevoltent apportent la joie, la force et la prospérité. Leurs danses ondoyantes s'enracinent dans le culte des ancêtres, l'hommage aux divinités et la réminiscence du pouvoir impérial. Elles honorent aussi les dieux de la pluie fécondante qui font croître les moissons.
Les acrobaties du dragon symbolisent la bravoure, la force et la noblesse. Tel un long ruban précieux, il se gorge d'air et tourbillonne parmi les passants émerveillés.
La danse des Lions

Au rythme des cymbales, du gong et du tambour, les lions aux couleurs vives s'ébattent dans des positions qui mélangent la danse et les arts martiaux. Chaque lion est incarné par deux danseurs. Le corps et la queue sont animés par des liens souples alors que la tête est contrôlée par des tiges de bambou. Cette activité requiert une grande force, beaucoup de coordination et de vitalité.

Ces danses soigneusement codifiées sont réputées éloigner les esprits malveillants, attirer la chance et stimuler la fertilité. Elles sont exécutées pendant les mariages, à l'occasion du nouvel an et pour célébrer l'ouverture d'une boutique.

A l'origine, la danse des lions se déroulait à l'automne, après la période des moissons, pour exorciser les créatures démoniaques.

Ronde léonine autour d'un enfant qui accomplit des katas.
Les Pouvoirs du Dragon
Le dragon chinois est une sorte de poisson mythique, doté d'un corps serpentiforme ou anguiliforme très étiré, de bois ou de cornes et d'une puissante gueule barbue. Il ne possède pas d'ailes mais la crête qui couronne son crâne lui permet de voler. Avant de revêtir sa forme définitive, il se métamorphose pendant des milliers d'années. D'après certains archéologues, son effigie dérive de représentations stylisées d'animaux bien réels, comme des poissons, des crocodiles et des serpents.

Un dragon poisson de bois que les moines frappent avec un bâton pour annoncer la prière ou la méditation.

Animal sacré, à l'instar du Phénix, de la Licorne et de la Tortue, le Dragon permet aux puissances célestes de se manifester auprès des Hommes.

L'expression « deng longmen » signifie « franchir la passe du dragon », c'est à dire « réussir sa carrière ».
Si une carpe parvient à franchir la « porte du dragon », elle se métamorphosera en dragon. La « porte du dragon » est une porte mythique et allégorique symbolisant les efforts déployés pour atteindre son but.

Le Seigneur des métamorphoses
Créature gorgée de magie, le dragon peut tisser les nuages, se changer en gouttes d'eau et en flammes, scintiller dans les ténèbres, devenir invisible, revêtir l'apparence d'autres animaux, prendre une forme humaine ou hybride (comme un corps d'homme et une tête de dragon).
Le Dragon d'Eau
Émanation de l'élément yang, le dragon est investi du pouvoir de création et de fécondité mais il est aussi en adéquation avec l'élément yin et les puissances aquatiques. Il est le seigneur des eaux en mouvement, fécondes et jaillissantes, dont il contrôle le pouvoir de vie et de mort.
Maître du calendrier et de la météorologie, il se love dans les eaux matricielles (rivières, lacs, océans) et règne sur les eaux célestes. Il serpente à travers les nuages et fait tomber la pluie.
Les cours d'eau, les bras de mer, les étangs, les rivières et les lacs ont leurs dragons-esprits.
Pendant l'hiver, les dragons s'enfoncent dans les entrailles de la Terre. Ils remontent à la surface au début du deuxième mois, pour apporter les pluies fécondantes. Le deuxième jour, ils sont honorés avec des feux d'artifice.
Le rite du Qiu se déroule pendant les périodes de sécheresse. Pour invoquer le pouvoir bienfaisant du dragon d'eau, un dragon de papier est fixé à une armature de bois et placé dans un lit de rivière asséché. Les chamanes lancent des incantations et frappent des tambours pour imiter le grondement du tonnerre, invitant, par ce bruit caractéristique, le roi-dragon à libérer la pluie.
Dragons noirs dans les nuées, XIIe siècle
Les combats et les accouplements de dragons font aussi venir la pluie. Ils sont symbolisés par les « joutes des bateaux dragons ».
Les oeufs de dragons, brillants, nacrés, multicolores, iridescents, naissent des souffles mêlés des dragons mâles et femelles, sur les berges des rivières. Ils peuvent contrôler la météorologie.
Le Sculpteur de paysages
Le dragon représente les forces changeantes de la Nature, la mutation des espaces au rythme des saisons, les ondulations étranges des roches et de la terre.

(Photographie de Marie-Louise Baux trouvée sur Linternaute.)
Les montagnes et les collines ont été façonnées par le passage ou le souffle incandescent des dragons. Les très vieilles pierres sont associées à leurs dents et à leurs os.

Le Seigneur de la végétation
Les dragons verts incarnent la force contenue dans les graines et les bourgeons, l'énergie sinueuse des feuilles et des branches. Ils crachent des bouquets verdoyants.
A la période du solstice d'hiver, ils combattent, de manière rituelle, et leur sang noir et jaune se répand sur la terre pour que renaisse le printemps.
D'après la légende, le jade est né de l'union de la semence du dragon avec la terre, au moment où pulsent les énergies printanières.

Dragon de jade, 2200-1750 avant J.-C.
Le magicien des éléments
De nombreux dragons engendrent les nuages avec leur haleine et tissent entre leurs griffes la brume et les phénomènes atmosphériques vaporeux. Liés au vent, aux orages fécondants et au tonnerre, ils peuvent provoquer des cyclones et des tsunamis.
Ils ont aussi une incidence sur les heures du jour et de la nuit. Un dragon crée le jour en ouvrant les paupières et ferme les yeux pour appeler l'obscurité.
Certains dragons suscitent des éclipses en poursuivant la lune et le soleil.
Le médiateur entre les mondes
A certaines périodes, les dragons sont chevauchés par les âmes qu'ils emportent dans l'au-delà.
Dans les régions montagneuses, des bannières dragons claquent au vent pour attirer les bons esprits.


Quand il ne conduit pas les âmes vers les mondes célestes, le dragon poursuit une grosse boule brillante, jaune et dorée, qui symbolise le renouveau, la graine de lotus, émanation des nourritures terrestres et spirituelles. (La photo est un peu floue mais je me suis retrouvée contre la tête du dragon et j'en étais très heureuse...)
Le Dragon et la Perle

Au creux de sa gorge ou de sa bouche, entre ses griffes ou dans un luxuriant palais situé au fond des mers, le dragon protège la perle sacrée, emblème de la « parole précieuse ». Des intrépides tentent parfois de la dérober car elle a la réputation d'exaucer les voeux.
Quand deux dragons jouent avec une perle, celle-ci incarne « la balle du tonnerre ». En montant très haut dans les airs et en roulant brusquement sur le sol, elle attire les pluies fertilisantes et stimule le réveil de la Nature.
D'après la croyance populaire, en Chine, le tonnerre féconde les coquillages et les perles s'y développent, gorgées de clarté lunaire.

Symbole de sagesse et de connaissance, de chance et d'immortalité, la perle est bénéfique pour le sang et les yeux. La tradition voulait qu'une perle soit placée dans la bouche des défunts fortunés.
L'Empereur Dragon
Le dragon apparaît comme l'emblème du pouvoir harmonieux, celui de l'Empereur, fils du Ciel et de la Terre et médiateur entre les « différents plans de réalité ».

L'empereur T'ai Tsung de la dynastie des Tang (626-649).
Le dragon à cinq griffes était représenté sur les vêtements impériaux, les murs des palais et les objets à caractère rituel ou décoratif.
Pour l'anecdote, le dragon à quatre griffes est un des symboles de la Corée et le dragon à trois griffes, d'inspiration Japonaise.
Le Gardien de l'Ordre cosmique

Un gu ou tambourin, orné d'un dragon.
Reflet de l'harmonie du cosmos, la musique tisse un lien subtil entre les mondes. Les cloches possèdent un anneau de suspension en forme de dragon.

Ces dragons représentent les cinq éléments de la cosmogonie chinoise: le bois (vert), le feu (rouge), la terre (jaune), le métal (blanc) et l'eau (noir), reliés par des cycles complexes. (L'illustration est issue du livre intitulé Voies et vertus de la médecine chinoise de Jean-François Cludy et Régine Tiburce-Cludy, P.21).
Le chiffre du Dragon
Il s'agit du chiffre neuf, quintessence de sagesse et de chance.

Un des dragons du Mur des Neuf Dragons de la Cité Interdite.
Sur ce magnifique mur, construit en 1774, sous le règne de l'empereur Qian-Long et composé de 270 carreaux de céramique vernissés, ondulent neuf dragons sacrés, protecteurs du sanctuaire impérial contre les esprits maléfiques. Sur un fond tourbillonnant de vagues et de nuages, les dragons cherchent à attraper la perle céleste.

Une immense variété de Dragons
Les dragons chinois sont de puissantes divinités, des rois des mers, des gardiens de trésors et de lieux sacrés, des médiateurs entre les mondes, des fondateurs de temples et de cités. Ils insufflent l'étincelle de vie, règnent sur les eaux célestes et matricielles, propagent la sagesse des dieux et des ancêtres. Le plus souvent bienveillants, ils possèdent un tempérament ombrageux, versatile et capricieux et transforment parfois les ondes telluriques en fluides mortifères mais cette part sauvage et chaotique de leur caractère n'affaiblit pas la vénération qu'ils suscitent.

Tian-lung est le dragon céleste, le protecteur des palais divins qu'il soutient avec sa colonne vertébrale.
Shen-lung est un magnifique dragon, doté d'écailles azurées. A partir de la dynastie des Han (206 avant J.-C. -220), ce dragon bleu ou bleu-vert se présente comme le symbole de l'empereur et de l'Orient, de la pluie printanière et du soleil levant. Il règne sur le cinquième signe du Zodiaque et préside au renouvellement de la végétation. Il danse sur les nuages et fait tomber la pluie sur les cultures. On invoque son énergie fécondante mais il peut lever des tempêtes et des vents destructeurs.

Di-lung règne sur les sources et les cours d'eau.

Fu-zang-lung est le gardien des trésors et des objets magiques. Il connaît l'emplacement des veines précieuses de la terre et des filons métallifères.
(Image Tao-yin.com)
Huang-lung est le cheval dragon ou le dragon jaune. Il a jailli du fleuve Jaune mythique et s'est incliné devant l'empereur légendaire Fu Hsi avant de lui transmettre les secrets de l'écriture et du Yi King.

Le dragon blanc représente l'Occident et la mort. Le souverain des eaux de l'est, du nord, du sud et de l'ouest est un majestueux dragon rouge-sang. Les dragons dorés concentrent une infinité de pouvoirs.

Omniprésent dans les croyances asiatiques, le dragon est invoqué pour la réalisation des projets. Il est également considéré comme un protecteur des naissances. Les enfants nés sous son obédience sont réputés éloigner le malheur et les coups du sort.


En 2012, pour célébrer l'année du Dragon, la Maison de Thé Mariage Frères a élaboré un thé vert, fruité et acidulé, aux baies de goji du Tibet.


Un dragon de cristal signé Lalique.

Un « papertoy » dragon créé par Tina Kraus, illustratrice allemande. Pour tous ceux qui aiment les dragons et pour mon aminaute JILL et son dragonien fétiche!
Jusqu'au 10 février 2013, le Dragon nous insufflera son charisme et sa vigueur flamboyante mais il continuera d'être invoqué pour attirer la chance, le bonheur et la prospérité, à chaque nouveau printemps, malgré les turbulences de son caractère... Il est le seigneur des cycles de la mort et de la vie.

Dans les contes et les légendes d'Occident, les récits religieux et l'imaginaire collectif, les dragons sont malheureusement perçus comme des tueurs impitoyables. Souvent dotés, comme les démons, de grandes ailes membraneuses, il font preuve d'une voracité sans limites et tombent sous les coups de lance ou d'épée des saints guerriers. Mais ils apparaissent aussi comme des initiateurs, liés aux anciens cultes agraires. Je leur consacrerai une étude dans quelques temps.
L'année du dragon s'achève et un autre animal, tout aussi fertile, sage et fascinant, s'apprête à régner sur l'année nouvelle et les rythmes calendaires.

Que le Serpent d'Eau vous invite à explorer avec passion les mondes fabuleux et les traditions millénaires qu'il gouverne! Je vous donne rendez-vous dans quelques semaines pour découvrir un article qui lui sera entièrement consacré.

Bibliographie
Marcel GRANET: La civilisation chinoise. Albin Michel, 1930.
La pensée chinoise. Albin Michel, 1994.
Martine LEYRIS: La Chine du dragon impérial, collection »Les grands Empires » chez Robert Laffont, 1982.
Maurice Louis TOURNIER: L'imaginaire et la symbolique dans la Chine ancienne. Paris: L'Harmattan, 1991.
La Chine ancienne: Pays du dragon céleste. Ouvrage collectif publié chez Larousse.
Merci de votre fidélité, vos doux mots d'amitié me touchent profondément!
