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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

masque

Publié le par maplumefee
Publié dans : #Adeodato Malatesta, #belle, #Bellei, #Gaetano, #Giovanni Muzzioli, #masque, #Modène, #sourire, #tableau

 

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 En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Pour le 26 septembre, le thème choisi par Fardoise est «Bas les Masques» ! Les participations sont sur le blog de LilouSoleil...

https://lilousol.wordpress.com

 

En prenant connaissance de ce thème, j'ai aussitôt pensé à un tableau que j'adore et que j'ai eu l'occasion de vous montrer, parfois, au fil des années mais sans en publier les détails. Une Rouge Mascarade, imaginée par Gaetano Bellei (1857-1922), un artiste né dans la ville de Modène, en Italie et qualifié de réaliste, qui nous a laissé des œuvres pleines de sensibilité, de force et de truculence.

 

 

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Ce tableau est en résonance avec ce que j'aime : l'art de sourire et avec la personne que je suis. Le rouge est ma couleur préférée et mon mari adoré, mes ami(e)s, me décrivent comme étant très souriante voire quasiment toujours en train de sourire avec ardeur et avec le cœur, en dépit de mes problèmes de santé, de l'épilepsie, des douleurs chroniques. Quand je vois ce tableau, j'ai tendance à penser à ma façon d'être, à mon caractère... Souriante contre les galères ! Pas facile, je sais, mais cette capacité à sourire, je la tiens de ma maman qui malgré une vie semée de difficultés offrait toujours son beau sourire aux personnes qu'elle rencontrait. Chacun de mes sourires me rapproche d'elle...

 

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A travers ce « Bas les Masques ! » On peut songer à l'expression de soi...

On peut aussi se demander ce qui reste de nous sous le masque à connotation médicale dans le contexte du Covid 19... Comment montrer son sourire ? Peut-on vraiment le faire avec les yeux ?

 

Il existe certes des masques qui montrent la bouche grâce à un jeu de matière transparente mais je n'ai pas envie d'en porter. Le sourire est tout de même entravé et quelque chose ne m'attire pas dans ce genre de masque. Je me dis qu'avec le regard il faut réussir à exprimer le sourire. Laisser briller les pupilles et faire passer différents messages... Avec des lunettes de soleil, cependant...

 

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Pouvons-nous nous montrer tels que nous sommes vraiment ? Malgré le masque... Je le crois mais avec beaucoup de persévérance ! Il faut réussir à s'adapter mais le port du masque, dans bien des situations, pour nombre de salariés qui ont des travaux physiquement difficiles à accomplir, est très compliqué.

 

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 Gaetano Bellei (1857-1922 aimait peindre les jolies jeunes femmes ainsi que les ouvrières et les ouvriers, le monde de la rue, les échoppes des quartiers populaires et des scènes de mascarade. Ses personnages affichent pour la plupart un généreux sourire !

 

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Autre tableau de Gaetano Bellei choisi pour ce samedi. Dans la résonance du tableau précédent...

 

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Bas les Masques ! Détail...

 

Gaetano Bellei a étudié à Modène l'art du portrait et de la scène de genre auprès d'un maître nommé Adeodato Malatesta (1806-1891) et du peintre Giovanni Muzzioli.

 

Il a enseigné la peinture et le dessin à Modène et voyagé en Italie (Rome, Accademia di San Luca , Florence, Milan, Turin...) où il a présenté ses œuvres. Vers 1910, il a montré ses portraits à la Royal Academy de Londres et connu un franc succès. Il est ensuite retourné à Modène où il s'est éteint, dans le bonheur de peindre, en 1922.

 

Il a développé une narration très personnelle fondée sur l'intensité des expressions, la joie de vivre et l'art de transmettre les émotions par le biais du regard et les mouvements de la bouche.

 

J'aime les êtres qui sourient ! Un sourire en dit long sur une personne, sur les liens qu'elle tisse avec les autres, avec son environnement, avec la vie ! Un sourire est une passerelle, un monde ouvert, quelque chose qui révèle ce que l'on a au plus profond de soi... Bref, les sourires affichés par les personnages de Gaetano Bellei me séduisent au plus haut point. Ils sont solaires et brodés d'une immense générosité.

 

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Jeunes beautés au théâtre, la suite du tableau précédent...

 

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A nouveau Bas les Masques ! Détail...

 

Triomphe de la couleur et charme pétillant de l'instant !

 

Fasciné par les mouvements de l'air, Gaetano Bellei aimait aussi mettre en scène le vent, énergie facétieuse qui dévoile les charmes de jeunes beautés. Le vent, la pluie, les souffles saisonniers qui agitent les tissus avenants. J'aime beaucoup ses œuvres intitulées Coup de vent, Dans la tempête, La belle et le vent... mais ceci est une autre histoire...

 

Une expression née sous la plume du fabuliste Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794) dit « Pour vivre heureux, vivons cachés... » Je ne suis pas sûre que « Pour vivre heureux, vivons masqués » soit un adage prometteur alors espérons en des jours meilleurs !

 

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi deux créations signées Alex Alemany, un artiste espagnol que j'apprécie infiniment.

 

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 http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/09/le-tableau-du-samedi-alex-alemany-le-masque.html

 

Amicales pensées pour vous, prenez bien soin de vous, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bouche, #masque, #verite, #vert, #« bouches

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Ce marbre gracieux, appelé « La Bocca della Verita », se dresse dans le Jardin du Luxembourg. Il fut réalisé par le sculpteur Jules Blanchard (1832-1916) vers 1872.

 

Une jeune femme nue glisse sa main dans la bouche d'un étrange masque, le masque de la Vérité. Selon une légende en vogue dans la Rome antique, on n'en retire sa main intacte que si on ne dissimule aucun mensonge.

 

Le masque repose sur une colonne décorée d'un miroir et d'une branche de laurier. Emblème solaire dans ce cas, le miroir évoque l'impossibilité de cacher ou de travestir la Vérité de quelque manière que ce soit. Les anciens livres d'iconologie nous apprennent que le laurier « est toujours vert, et que la foudre ne le peut endommager, nous en donnons pour cet effet une Couronne à la Vertu, pour ce qu'il n'est point d'ennemi qui la puisse vaincre, et qu'elle ne craint ni les embrassements, ni les disgrâces, non plus que les autres violences de la Fortune. »

Iconologie ou explication nouvelle de plusieurs images, emblèmes et autres figures hiéroglyphiques des Vertus, des Vices, des Arts, des Sciences, des Causes naturelles, des Humeurs différentes et des Passions humaines. Tirées des recherches et des figures de César Ripa, moralisées par Jean Baudoin. A Paris, chez Mathieu Guillemot, 1644. P. 196.

 

Ici, la Vérité et la Vertu se confondent sous une apparence séduisante et une attitude empreinte de sérénité.

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La Bocca della Verita

Il existe à Rome un vieux masque en marbre doté, d'après la croyance populaire, de mystérieux pouvoirs. Datant du 1er siècle après J.-C., il révèle un visage d'homme barbu. Ses yeux, son nez et sa bouche sont creux.

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Il fut inséré en 1632 dans le mur du porche de l'église Santa Maria in Cosmedin. Cette belle église en briques rouges se situe non loin du Tibre dans la partie Sud de Rome. Elle se dresse sur les vestiges d'un ancien marché: le Forum Boarium.

 

La fonction initiale du masque n'est pas vraiment établie. Les chercheurs hésitent entre un élément de fontaine, une bouche d'impluvium ou un couvercle d'égout en raison de sa proximité avec le célèbre Cloaca Maxima. Il représentait probablement une divinité aquatique ou fluviale.

 

Le masque était réputé capable de « détecter » les mensonges et la fourberie. Si un menteur introduisait sa main dans la bouche fatidique, celle-ci lui croquait les doigts!

 

Lucas Cranach (1472-1553) a transposé ce thème dans la peinture à travers un conte médiéval, en vogue dans les pays du Nord de l'Europe. Un « automate merveilleux » en forme de lion devait punir les épouses infidèles mais une jeune femme rusée fit revêtir à son amant des habits de fou et lui demanda de la toucher devant une foule inquisitrice. Insérant les doigts dans la bouche de la vérité, elle jura en toute tranquillité que personne n'avait posé la main sur elle en dehors de son mari et...du fou!

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La Bouche de la Vérité, vers 1525-1530.

(L'image provient du site du Musée du Luxembourg.)

 

Ces différentes « bouches » expriment le rapport mystérieux que l'homme entretient avec sa conscience par le biais de l'invisible. Dans le monde antique, des masques et des statues étaient dotés du pouvoir de révéler les secrets. Il existait aussi à Rome, à Venise et à Gênes des « bouches de vérité » ou « bouches de lion » désignées comme « bouches de dénonciation ». Répandues entre le XIVe et le XVIIIe siècles, elles étaient encastrées dans les murs de certains bâtiments, comme au Palais des Doges de Venise.

 

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Ces « bouches parlantes » ou « bouches secrètes » figuraient aussi sur des fontaines et des bas-reliefs. Représentées en miniature, elles étaient utilisées comme amulettes.

 

Alors que le vieux masque de Santa Maria in Cosmedin attire chaque jour les visiteurs curieux, le marbre sensuel du Jardin du Luxembourg aimante la douce lumière de l'automne et m'inspire un poème...

 

La Vérité

Je suis nue parmi les parures
Je ne faiblis devant personne
Je brise toutes les armures
Je n'ai ni doute ni couronne

-- --

Tombe le masque je te vois
Dans le lac noir où tu te noies
Les mots fardés sont sans pouvoir
Quand je découvre mon miroir...

 

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