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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

monument

Publié le par maplumefee
Publié dans : #enseignement, #ferry, #jules, #monument, #preside

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Ce monument majestueux, qui rend hommage à Jules Ferry (1832-1893), se love dans l'écrin du jardin des Tuileries, à proximité de la rue de Rivoli et de la place des Pyramides. Il fut érigé à l'initiative de la Ligue de l'Enseignement, fondée en 1866 par Jean Macé (1815-1894).

 

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Dans le but d'exalter les forces vives de la République, les membres de la Ligue organisèrent une souscription auprès des enfants des écoles afin d'honorer « celui avait tant fait pour l'éducation et qui avait été profondément critiqué pour son action coloniale. »

 

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Le monument, inauguré le 20 novembre 1910, fut réalisé par le sculpteur Gustave Michel et l'architecte Charles Blondel.

 

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Jules Ferry se dresse au sommet du monument pour énoncer les lois laïques pendant que Marianne ou l'Instruction soulève le voile de l'Ignorance. Une institutrice, considérée comme l'un des piliers de la Nation, saisit la main d'un jeune garçon. Appuyée sur un globe terrestre, elle tient un livre, en référence au mot fameux de Victor Hugo : « Ceci tuera cela ».

 

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Cette sentence fut prononcée par l’archidiacre Claude Frollo, personnage du roman Notre-Dame de Paris. « Ceci tuera cela » que l'on pourrait aussi traduire par « Le livre va tuer l’édifice », est une allusion directe à l’invention de l’imprimerie (entre 1452 et 1456, bien que les Chinois aient été, au IIIe siècle de notre ère, les précurseurs de cette technique qui s'est imposée comme un événement majeur de l’histoire humaine). La « Bible de Plomb », initiée par Johannes Gutenberg (vers 1400-1468), supplante donc la « Bible de Pierre » qui s'adresse d'une autre manière au regard et à l'esprit. La révolution des mots et du papier accompagne la mise en place d'un rapport nouveau entre le lecteur et sa pensée.

 

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Sur l'autre face du monument, le Génie de la République soutient le drapeau et arbore le rameau de la paix.

 

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Jules Ferry disait souvent qu'il préférait voir les enfants à l'école plutôt qu'au service militaire.

 

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Son portrait, par Félix Nadar (1832-1893).

 

Jules Ferry naquit à Saint-Dié dans les Vosges, le 5 avril 1832. Après avoir étudié le droit, il s’inscrivit au barreau de Paris mais il préféra s'orienter vers une carrière de journaliste d’opposition. Un article intitulé « Les comptes fantastiques d’Haussmann », qui parut dans le journal « Le Temps », le fit connaître du public.

 

Sa carrière politique débuta par son élection, en 1869, comme député de la 6ème circonscription de la Seine et s'affirma par son opposition à la déclaration de guerre contre la Prusse.

 

Après la défaite de Sedan, le 1er septembre 1870, il devint maire de Paris et reçut le surnom de « Ferry la famine » en raison des restrictions alimentaires qu'il dut exiger.

 

Il quitta la capitale pour Versailles pendant la Commune et fut élu député des Vosges, le 8 février 1871. Violemment opposé aux conservateurs, ses engagements firent de lui « une figure majeure de l'opposition en France, avec Gambetta et Grévy, et le chef de la Gauche Républicaine ».

 

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Nommé, le 4 février 1879 et jusqu’en novembre 1883, ministre de l’Instruction publique et des Beaux Arts, par le président Jules Grévy, il exerça aussi la fonction de président du Conseil et de ministre des affaires étrangères.

Après avoir cristallisé les réactions négatives, notamment dans le camp de la droite et de l'extrême-gauche, sa politique coloniale lui fit essuyer un échec aux élections présidentielles de 1887. Quelques jours après le passage aux urnes, il fut victime d'un attentat au Palais-Bourbon.

Il fut battu aux élections législatives de 1889 mais élu au Sénat en 1891. Il présida la commission des Douanes et la commission de l’Algérie et devint, en 1893, Président du Sénat dès le premier tour, en dépit de relations houleuses avec des membres de la haute assemblée. Une crise cardiaque l'emporta le 17 mars 1893.

 

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Controversé pour ses idées colonialistes, Jules Ferry est resté dans les mémoires grâce à ses engagements concernant l'instruction publique et l'enseignement supérieur. Désireux d'ouvrir l'école aux jeunes filles et aux écoliers issus des familles les plus modestes tout en empêchant les congrégations religieuses de prodiguer des formes de savoir dogmatique, il initia des réformes décisives pour l'avènement de la laïcité. Malgré l'avis défavorable d'une partie de l'opinion publique et de certains parlementaires, il parvint à faire voter, entre 1881 et 1884, plusieurs lois concernant la gratuité (juin 1881), l'obligation scolaire, entre 6 et 13 ans, et la laïcité de l'enseignement des jeunes filles et de tous les écoliers (mars 1882). Il s'impliqua aussi dans la fondation d'une École Normale de jeunes filles à Sèvres.

Il justifia son action coloniale par la nécessité d’œuvrer pour l'éducation des peuples et la volonté de porter la lumière de la civilisation française en Europe et partout dans le monde.

 

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Je vous propose maintenant de lire un texte issu du Petit Parisien, journal quotidien du soir publié de 1876 à 1944. Il rapporte les détails de la journée de commémoration de la mémoire de Jules Ferry par les écoliers.

 

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Source de l'image : Gallica.bnf.fr

 

« La fête des écoles, magistralement organisée par la Ligue française de l'enseignement, a remporté le vif succès qu'elle méritait, et cela malgré la pluie fine qui n'a cessé de tomber sur Paris au cours de cette journée pour laquelle on avait escompté un soleil un peu moins avare de ses rayons.

Il s'agissait, avant tout, de célébrer les noces d'argent de l'école laïque créée en France par le grand républicain Jules Ferry, dont notre collaborateur retraçait, hier, l'œuvre inoubliable. La Ligue de l'enseignement, par une heureuse inspiration, avait tenu à faire coïncider cette belle manifestation avec la pose de la première pierre du monument qui sera élevé à la mémoire du promoteur de l'école républicaine. N'était-il pas naturel qu'à cette occasion, les écoliers d'aujourd'hui, c'est-à-dire les hommes de demain, vinssent apporter un suprême hommage au grand Français qui ne craignit pas, au lendemain des pires désastres, de jeter les bases de l'école laïque, qui devait donner à la France démocratique des générations républicaines.

Dès une heure et demie, les quais de l'Hôtel-de-Ville, des Célestins et Henri-IV présentaient, malgré le mauvais temps, une fiévreuse animation. Les diverses sociétés, précédées de leurs bannières, de leurs fanfares, arrivaient successivement et allaient se réfugier sous les arbres. Les parapluies étaient, hélas de la fête mais, malgré cela, la bonne humeur ne perdait pas ses droits. On s'interpellait de quartier à quartier, d'arrondissement à arrondissement.

Le Tout-Paris scolaire était, en effet, massé là. On y voyait, en outre, nombre de sociétés de secours mutuels, d'associations d'enseignement populaire, de sociétés de préparation militaire, etc.

Le cortège s'organisa avec une discipline parfaite.

Pendant ce temps, dans les salons de l'Hôtel de Ville, il y avait grande réception. Le comité de la Ligue de l'enseignement présentait au conseil municipal les 421 enfants porteurs des listes de souscription au monument en tout deux millions de signatures représentant nombre de francs.

Les écoliers se redressaient avec fierté, serrant précieusement sur leurs poitrines les petits cartons rouges, contenant les desiderata de l'enseignement laïque. Plus d'un rougit lorsque M. André Lefèvre, président du conseil municipal, s'attarda dans les rangs pour tapoter une petite joue couleur de pomme d'api ou faire un compliment sur une mine éveillée.

Les enfants écoutèrent distraitement les discours que l'on prononça, ceux de M. Lefèvre et de M. Dessoye, président de la Ligue de l'Enseignement. Ce qui les préoccupait surtout c'était qu'ils allaient, tout à l'heure, marcher en tête du cortège. Il y avait bien la pluie qui allait abîmer leurs beaux habits du dimanche, mais ils ne paraissaient guère y songer.

Monsieur Lefèvre, qu'entouraient M. Armand Bernard, secrétaire général de la préfecture de la Seine, et M. Laurent, secrétaire général de la préfecture de police, fit l'historique des luttes qui aboutirent à la fondation de l'enseignement laïque. Énumérant ensuite les efforts de la Ville de Paris pour seconder l'œuvre entreprise par la Ligue de l'enseignement, il termina ainsi :

« Nous savons que les défiances, les hostilités, les armes rôdent encore autour de l'école laïque. Ses adversaires n'ont pas désarmé. Ils caressent le rêve d'une impossible revanche. La Ligue de l'enseignement, qui fut depuis un quart de siècle la conscience même de la démocratie républicaine. se doit de veiller sur les conquêtes réalisées. Nous les considérons comme indispensables. A vous, messieurs, de les préserver de toute atteinte !»

Le discours de M. Dessoye fut ensuite un hommage à la Ville de Paris et au Conseil Municipal. Enfin, l'on donna le signal du départ. La foule des écoliers et des écolières, dirigés par leurs instituteurs et institutrices, descendit l'escalier du palais municipal et déboucha sur la place de l'Hôtel-de-Ville. Au même moment, le canon de la tour Eiffel fit entendre sa voix de bronze, laquelle semblait déchirer les nuages accumulés sur la ville.

Le cortège se mit alors en marche dans le plus grand ordre, à défaut de silence.

Quatre heures de l'après-midi. La pluie, la maudite pluie, tombe toujours; le canon de la tour Eiffel tonne de plus en plus. On aperçoit le cortège qui s'avance lentement par la rue de Rivoli, vers les Tuileries où va avoir lieu, dans quelques minutes, la pose de !a première pierre du monument élevé, par souscription publique à Jules Ferry.

Le jardin est littéralement envahi par la foule.

Dans la grande tribune, qui peut contenir trois à quatre cents personnes, prennent place un grand nombre de personnalités politiques et de notables de l'enseignement. Nous remarquons, au premier rang, près de MM. Emile Loubet, Antonin Dubost et Mlle Dubost, Mme Jules Ferry et Monsieur Charles Ferry, veuve et frère de Jules Ferry, Mme Charles Floquet le général Dalstein, gouverneur militaire de Paris, Monsieur Lépine, préfet de police, Ferdinand Buisson, ancien président de la ligue de l'enseignement Siegfried, Joseph Reinach et le député Gasquet, directeur de l'enseignement primaire ainsi que les membres des comités de la Ligue de l'enseignement. On y rencontre également Charles Blondel, architecte du monument et Gustave Michel, statuaire, etc.

M. Dessoye, député de Chaumont, président de la Ligue de l'enseignement, préside la cérémonie. II est assisté de Monsieur Émile Loubet, ancien Président de la République et président d'honneur de la ligue, et Antonin Dubost, président du Sénat.

Bientôt il est procédé à la pose de la première pierre du monument.

M. Léon Robinet fait, tout d'abord, signer le procès-verbal de cette cérémonie par ceux qui vont y procéder. Puis M. Dessoye quitte la tribune, suivi des personnages officiels qui l'entourent et se dirige vers l'endroit où sera élevé le monument Jules Ferry.

L'architecte Charles Blondel présente alors la truelle et le ciment à Messieurs Émile Loubet, Dubost et Dessoye.

M. Émile Loubet scelle ensuite à l'aide d'un marteau la première pierre et M. Antonin Dubost, en riant, fait remarquer à M. Loubet qu'il est très compétent en la matière.

C'est forcé, répond l'ancien Président de la République. Pendant sept ans j'ai eu tant d'occasions de m'exercer à cela!

Enfin, M. Dessoye prend la parole. Après avoir retracé rapidement l’œuvre de Jules Ferry il donne rendez-vous aux personnes présentes pour l'inauguration du monument.

Comme M. Dessoye achève de parler, le président du patronage laïque du troisième arrondissement, suivi des membres du patronage, s'avance vers la tribune et s'écrie à haute voix

Nous en avons assez de nous faire mouiller ! Défilons et vive la République ! Le meilleur des discours, en somme !

Un grand concert débuta alors, suivi d'un départ de ballons et la Marseillaise retentit sur cette inoubliable journée !

 

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Et voici ce qui est écrit dans L'Humanité du 21 novembre 1910 :

« L'inauguration officielle du monument élevé par souscription à Jules Ferry a eu lieu hier après-midi et n'a point manqué d'une certaine solennité. Autour de la statue trois tribunes avaient été édifiées. M. Fallières, les présidents du Sénat et de la Chambre, le président dut Conseil, des ministres, de nombreux personnages politiques et les membres de la famille occupaient l'une de ces tribunes. Les deux autres avaient été réservées à des délégations scolaires parmi lesquelles on remarquait tout particulièrement celle des écoles vosgiennes comprenant 250 garçonnets ou fillettes porteurs de brassards tricolores et tenant à la main une branche de sapin nouée d'un ruban aux trois couleurs.

Après la Marseillaise, exécutée par la garde républicaine et écoutée debout par tous les assistants, les élèves-maîtresses de l'école normale d'institutrices de la Seine et les élèves de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses ont chanté la Marche troyenne de Berlioz, accompagnée par la musique de la garde républicaine. Les discours commencèrent alors. Au nom de la Ligue de l'enseignement, M. Dessoye prit d'abord la parole.

M. Antonin Dubost, qui lui succéda, retraça toute la vie politique de Jules Ferry. Puis l'Aventurier, qui pensait, d'évidence, beaucoup plus à sa propre carrière qu'à celle de Ferry, prononça une sorte de plaidoyer personnel dans lequel, il eut le toupet de s'apparenter aux grands républicains en s'efforçant, sous couleur de louer l'opportunisme, d'expliquer sa propre, ou plutôt sa malpropre évolution ! Après son maître, M. Maurice Faure évoqua l'œuvre scolaire de Jules Ferry. On entendit les élèves des écoles normales qui chantèrent l'Hymne à la Liberté.

Un homme d'assez haute taille vêtu de noir, coiffé d'un chapeau haut de forme, passa à travers la haie formée par les agents et les municipaux et arriva jusqu'auprès du président du Conseil. Il saisit M. Briand par le col de son pardessus et tenta de le frapper au visage. Le président du Conseil perdit un instant l'équilibre ; son chapeau roula à terre. L'homme fut appréhendé, entraîné par les agents, tandis qu'il recevait maints horions au passage. Le président du Conseil qui n'avait pas été atteint alla prendre sa place dans la voiture présidentielle qui attendait rue de Rivoli.

L'agresseur fut conduit au commissariat du Marché Saint-Honoré, où il fut interrogé par MM. Lépine, Touny, Guichard, Roy, et d'autres personnages solennels. Il déclara se nommer Lacour, être âgé de 30 ans et exercer la profession de menuisier. II avait pu pénétrer aux Tuileries avec une carte d'invitation au nom de Petit. Edmond Lacour, qui est patron menuisier, demeure 3, rue Vezal, au Panthéon. il se borna à dire qu'il se refusait à donner des explications sur son geste et qu'il avait agi suivant sa conscience. Lacour a été envoyé au dépôt dans la soirée. Lacour est, dit-on, connu dans les milieux royalistes comme un actif militant. Il aurait été plusieurs fois arrêté au cours de manifestations politiques. »

 

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Le mardi 15 mai 2012, c'est devant le monument à Jules Ferry que François Hollande a choisi de prononcer son discours d'inauguration de la fonction présidentielle. Suscitant une vive polémique, il a tenu à préciser : « Je n'ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée ». Ajoutant : « C'est donc empreint de cette lucidité indispensable que je suis venu saluer le législateur Ferry qui conçut l'école publique, le bâtisseur de cette maison commune qu'est l'école de la République ».

 

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Je souhaite aux écolières, aux écoliers, aux étudiants et aux professeurs et aux parents une excellente rentrée !

 

Merci pour vos charmants messages et vos pensées d'amitié... Je pense également beaucoup à vous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jardin, #monceau, #monument, #parc, #paris

Comme je l'ai écrit dans un précédent article, le Parc Monceau est né, au 18e siècle, sur les terres de Louis-Philippe d'Orléans (1747-1793), le Duc de Chartres. Après avoir fait aménager un premier jardin à la française, il confia la réalisation d'un jardin de style « anglo-chinois » à l'architecte paysagiste Louis Carrogis de Carmontelle (1717-1806).

 

Carmontelle mit en scène un « pays d'illusions » peuplé de fabriques, des monuments qui traduisaient la vogue de l'époque pour l'histoire et l'archéologie. De 1773 à 1778, il fut le concepteur d'un jardin-théâtre imprégné d'exotisme et annonciateur des valeurs esthétiques du romantisme. Il le peupla de ruines féodales, de moulins et de tombeaux. Il y édifia une pagode, une pyramide, un obélisque, un temple romain, une naumachie, un minaret, des tentes tartares, des tours et des îles miniatures.

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Image2 Reflets aquatiques

 

 

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A propos de Carmontelle

Dessinateur, peintre, graveur, auteur dramatique, paysagiste, topographe pendant la Guerre de Sept Ans (1756-1763)... Carmontelle possédait bien des talents. Il orchestra également des fêtes somptueuses.

 

Des petites comédies appelées Proverbes le rendirent célèbre. Elles se composaient d'une trame sur laquelle les personnages de la Cour étaient invités à broder des histoires. Il croquait aussi ses contemporains à travers des portraits au crayon, « lavés d'aquarelle et parfois rehaussés de gouache ou de pastel ». Mais il fut surtout connu pour ses Transparents. Cette technique consistait à tendre un rouleau de toiles peintes entre deux bobines et à l'éclairer par un système ingénieux. Des paysages défilaient, fantasmagories élégantes et ludiques où les personnages des Proverbes étaient mis en scène.

 

Au sujet du Parc Monceau, Carmontelle écrivit avoir voulu « réunir dans un seul jardin tous les temps et tous les lieux. »

 

 

La Naumachie

Dans la Rome antique, elle désignait un bassin de grande taille dans lequel se déroulait un combat naval. Elle pouvait être grandiose, à l'image de celle que Jules César fit réaliser à Rome, en 46 avant J.-C. Plusieurs milliers d'hommes s'affrontèrent dans un décor luxuriant avec de véritables bateaux. A l'intérieur d'un bassin géant, cette reconstitution se voulait un témoignage vivant de la puissance et de la grandeur de Rome mais ce divertissement très spectaculaire fut aussi particulièrement sanglant.

 

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Bordé de colonnes corinthiennes, le bassin ovale du Parc Monceau évoque un passé lointain dont la mise en scène se fondait sur une recherche d'exactitude associée à un goût pour l'anecdotique et l'intemporalité. Les vestiges recomposés traduisaient l'engouement de l'époque pour la quête historique tout en créant une atmosphère propice à la rêverie.

 

La colonnade provient de l'édifice Notre-Dame de la Rotonde à Saint-Denis. Démoli en 1719, ce monument circulaire devait être le mausolée des Valois.

 

 

Image6 La porte sur l'eau...

 

La Poésie et l'Esthétique des Ruines

Avec la découverte des cités d'Herculanum, en 1709, et de Pompéi, en 1748, les ruines, témoignages de la grandeur ensevelie des empires, ont exercé au 18e et au 19e siècle une fascination puissante sur de nombreux artistes. A la fois éléments de décor et supports de méditation, les ruines étaient l'expression d'une antiquité sublimée, d'un âge d'or pittoresque.

 

Au 18e siècle, les « folies » architecturales étaient à la mode en France. Outre la « folie » de Carmontelle, celle de Bagatelle et le jardin anglo-chinois appelé « Désert de Retz » connurent une grande célébrité.

 

En Angleterre, les aristocrates firent construire des ruines, antiques et médiévales, dans les parcs de leurs châteaux et les jardins de leurs riches demeures.

 

Les archéologues britanniques Nicholas Revett (1720-1804) et James Stuart (1713-1788) ont beaucoup œuvré pour la connaissance des monuments de l'Italie et de la Grèce antiques. Nicholas Revett fut à l'origine du style Greek Revival qui cherchait à recréer l'harmonie et les proportions majestueuses des temples grecs de l'Antiquité.

 

La recherche archéologique passionna les intellectuels dans un contexte de multiplication des sociétés littéraires et scientifiques, des clubs et des académies. La Société des Dilettanti, une société savante anglaise créée aux alentours de 1733, assura les frais de voyage de Revett et de Stuart dont les ouvrages, richement documentés, favorisèrent l'étude et la compréhension des monuments du passé.

 

La littérature du 19e siècle s'empara du thème des ruines et leur associa une réflexion sur le temps qui s'écoule, la déliquescence des empires, le mystère et la mort.

 

Quand les contours de l'architecture se fondent dans les formes et les variations colorées de la Nature, les œuvres humaines retournent en quelque sorte à un état « prénatal » mais leur délitement est majestueux. Il émane de la force et de la grandeur de leurs silhouettes rongées. La pierre traverse les âges, se nourrissant des variations de la lumière, des chatoiements de l'eau, des teintes contrastées du ciel...

 

Entre 1781 et 1793, c'est le paysagiste écossais Thomas Blaikie (1750-1838) qui dessine de nouvelles allées et effectue des aménagements, parallèlement à ceux de Bagatelle. Il crée une galerie, une grotte mystérieuse peuplée de sombres rochers, des fontaines et fait planter de nombreux arbres. Il fait venir d'Angleterre des plantes qu'il installe dans les serres majestueuses, préalablement agrandies.

 

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La Pyramide

Symbole d'éternité, associée aux puissances de mort et de vie, la pyramide se situe au carrefour des mondes humain et divin. Symbole de création et d'ouverture sur les anciens mystères, elle est un territoire initiatique.

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Le Tombeau

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Eros et Thanatos

 

 

Les colonnes jumelles

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La Porte Saint-Jean, ouverte sur le paysage

 

Cette belle arcade Renaissance est un vestige de l'ancien Hôtel de Ville de Paris qui fut incendié, le 24 mai 1871, pendant la Commune.

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Les statues du Parc Monceau

 

A différents endroits du parc, se lovent des statues et des groupes sculptés d'écrivains, de poètes et de musiciens qui contribuent à créer une ambiance de rêverie romantique. Elle font référence à l'attrait exercé par ce lieu sur les artistes à la fin du 19e siècle.

 

Le monument à Guy de Maupassant

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Ce beau marbre, réalisé par le sculpteur Raoul Verlet en 1897, montre, au pied du buste de Maupassant, une jeune femme songeuse après la lecture d'un roman.

 

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Le monument à Edouard Pailleron

 

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Définir Edouard Pailleron (1834-1899) en quelques mots est difficile tant cet esprit brillant a accompli de choses. Auteur dramatique, poète, avocat, journaliste, dragon pendant deux ans, directeur de la Comédie-Française, gendre du fondateur de « La revue des Deux-Mondes » dont il devint le codirecteur, membre de l'Académie Française à partir de 1882... il déploya une puissante énergie créatrice à travers ses pièces dont certaines, comme Le monde où l'on s'ennuiefurent jouées plus de mille fois. Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

 

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Image19 Edouard Pailleron, rêveur...

 

 

Sa statue en buste au Parc Monceau et le monument qui l'accompagne datent de 1906 et sont l'œuvre du sculpteur Leopold Bernard Bernstamm.

 

 

Image20 Masques

 

 

 

Image21 Rose de pierre

 

Le jeune faune de Félix Charpentier (1858-1924).

 

En 1886, cette œuvre gracile fut inspirée par la sculpture antique.

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Les grilles majestueuses

 

Elles sont l'œuvre de Gabriel Davioud (1823-1881), un représentant du style éclectique, « en vogue sous Napoléon III ».

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Les beaux arbres du parc

 

Image30 Silhouettes sylvestres

 

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Image32 Vieux platane endormi

(Vous pouvez consulter dans ce blog mon article à propos de cet arbre remarquable.)

 

 

Image33 Platane féerique

 

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Non, ce n'est pas un rocher! Mais la partie inférieure d'un platane conséquent qui plonge avec délices ses racines dans l'eau.

 

 

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Petite île romantique

 

 

Image39 « L'arbre est une flamme qui fleurit. » (Novalis)

 

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Curiosités du parc

 

Le long d'une allée, une plaque enfoncée dans la végétation a attiré mon attention.

 

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Elle rend hommage à André-Jacques Garnerin (1769-1823), l'inventeur du parachute. Le 22 octobre 1797, il s'élança d'un ballon et accomplit, au-dessus du parc, devant une foule médusée, le premier saut en parachute de l'histoire. Sa fiancée, Jeanne Labrosse, fut la première femme à effectuer un saut en parachute, le 12 octobre 1799.

 

Au bout de l'allée Garnerin, on croise l'allée de la Comtesse de Ségur avant d'apercevoir un majestueux bâtiment, situé au numéro 7 de l'avenue Vélasquez. Il s'agit du Musée Cernuschi, consacré aux Arts d'Asie et d'Extrême-Orient.

 

Cet hôtel particulier appartenait à Henri Cernuschi (1821-1896) qui légua ses collections d'art oriental à la Ville de Paris en 1896. Le musée fut inauguré en 1898 et rénové entre 2001 et 2005.

 

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Sur la façade du musée, on aperçoit deux médaillons en mosaïque représentant Léonard de Vinci et Aristote.

 

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Je terminerai cette promenade à travers la Nature et l'Histoire en citant les vers de l'abbé Jacques Dellile.

 

« J'en atteste, Ô Monceau, tes jardins toujours verts,

Là, des arbres absents, les tiges imitées,

Les magiques berceaux, les grottes enchantées,

Tout vous charme à la fois. Là bravant les saisons,

La rose apprend à naître au milieu des glaçons;

Et les temps, les climats, vaincus par des prodiges,

Semblent, de la féerie, épuiser les prestiges. »

 

Les jardins ou l'art d'embellir les paysages. (1782)

 

Bibliographie

 

Adolphe ALPHAND: Les promenades de Paris. 1867-1873.

 

Edouard ANDRÉ: L'art des jardins.1879.

 

Abbé Jacques DELLILE: Les jardins ou l'art d'embellir les paysages.Paris, 1782.

 

Jules LACROIX DE MARLÈS: Paris ancien et moderne ou Histoire de France divisée en douze périodes appliquées aux douze arrondissements de Paris, et justifiée par les monuments de cette ville célèbre.Paris: Parent-Desbarres. 1837-1839. 3 volumes.

 

Marquis Félix DE ROCHEGUDE: Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements. Paris: Hachette, 1910.

 

Catalogue d'exposition: De Bagatelle à Monceau, 1778-1978, les folies du XVIIIe siècle à Paris. Paris. Domaine de Bagatelle, Musée Carnavalet, 1978-1979.

 

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  encement sur http://www.etoile-blog.com

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jardin, #monceau, #monument, #parc, #paris
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Alors que j'écris la suite des « Trésors de l'Orangerie », je vous propose une récréation romantique au Parc Monceau, un lieu que j'aime profondément.

 

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Ce bel endroit est né, au XVIIIe siècle, sur les terres de Louis-Philippe d'Orléans (1747-1793), le Duc de Chartres.

 

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Philippe d'Orléans en Grand Maître du Grand-Orient de France.

 

Le Duc fit aménager, par l'architecte Louis-Marie Colignon, un pavillon octogonal et un jardin à la française sur une parcelle du village de « Mousseaux ». Il confia ensuite la création d'un jardin de style « anglo-chinois » à l'architecte paysagiste Louis Carrogis de Carmontelle (1717-1806).

 

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Naquit un « pays d'illusions » peuplé de fabriques, monuments qui traduisaient la vogue de l'époque pour l'histoire et l'archéologie. De 1773 à 1778, Carmontelle élabora un jardin-théâtre imprégné d'exotisme et annonciateur des valeurs esthétiques du romantisme. Il le peupla de ruines féodales, de moulins et de tombeaux. Il y édifia une pagode, une pyramide, un obélisque, un temple romain, une naumachie, un minaret, des tentes turques et tartares, des tours et des îles miniatures.

 

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Vue des tentes turques, gravure de Jean-Baptiste Delafosse d'après Carmontelle, 1779.

 

Carmontelle possédait bien des talents. Il fut professeur de mathématiques, dessinateur, peintre, graveur, auteur dramatique, lecteur du Duc d'Orléans, paysagiste, topographe pendant la Guerre de Sept Ans (1756-1763)... Il orchestra également des fêtes somptueuses.

 

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Des petites comédies appelées Proverbes le rendirent célèbre. Elles se composaient d'une trame sur laquelle les personnages de la Cour étaient invités à broder des histoires. Il croquait aussi ses contemporains à travers des portraits au crayon, « lavés d'aquarelle et parfois rehaussés de gouache ou de pastel ». Mais il fut surtout connu pour ses Transparents. Cette technique consistait à tendre un rouleau de toiles peintes entre deux bobines et à l'éclairer par des bougies ou à contre-jour. Des paysages défilaient, fantasmagories élégantes et ludiques où les personnages des Proverbes étaient mis en scène.

 

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Un rouleau de quarante-deux mètres, constitué de 119 feuilles de papier collé, se déroulait et s'enroulait à l'envi, panorama « enchanté » illustrant des scènes de vie champêtre, sur le thème des quatre saisons.

 

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Au sujet du Parc Monceau, Carmontelle écrivit avoir voulu « réunir dans un seul jardin tous les temps et tous les lieux. »

 

La Naumachie

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Dans la Rome antique, elle désignait un bassin de grande taille dans lequel se déroulait un combat naval. Elle pouvait être grandiose, à l'image de celle que Jules César fit réaliser à Rome, en 46 avant J.-C. Plusieurs milliers d'hommes s'affrontèrent dans un décor luxuriant avec de véritables bateaux. A l'intérieur d'un bassin géant, cette reconstitution se voulait un témoignage vivant de la puissance et de la grandeur de Rome mais ce divertissement très spectaculaire fut aussi particulièrement sanglant.

 

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Bordé de colonnes corinthiennes, le bassin ovale du Parc Monceau évoque un passé lointain dont la mise en scène se fondait sur une recherche d'exactitude associée à un goût pour l'anecdotique et l'intemporalité. Les vestiges recomposés traduisaient l'engouement de l'époque pour la quête historique et créaient une atmosphère propice à la rêverie.

 

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La colonnade provient de l'édifice Notre-Dame de la Rotonde à Saint-Denis. Démoli en 1719, ce monument circulaire était destiné à devenir le mausolée des Valois.

 

La Poésie et l'Esthétique des Ruines

 

Avec la découverte des cités d'Herculanum, en 1709, et de Pompéi, en 1748, les ruines, témoignages de la grandeur ensevelie des empires, ont exercé au XVIIIe et au XIXe siècle une puissante fascination sur de nombreux artistes. A la fois éléments de décor et supports de méditation, les ruines étaient l'expression d'une antiquité sublimée, d'un âge d'or pittoresque.

 

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Alexandre le Grand devant le Tombeau d'Achille, 1755-1757, par Hubert Robert (1733-1808).

 

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Au XIXe siècle, les « folies » architecturales étaient à la mode en France. Outre la « folie » de Carmontelle, celle de Bagatelle et le jardin anglo-chinois appelé « Désert de Retz » connurent une grande célébrité.

 

En Angleterre, les aristocrates firent construire des ruines, antiques et médiévales, dans les parcs de leurs châteaux et les jardins de leurs riches demeures.

 

Les archéologues britanniques Nicholas Revett (1720-1804) et James Stuart (1713-1788) ont beaucoup œuvré pour la connaissance des monuments de l'Italie et de la Grèce antiques. Nicholas Revett fut à l'origine du style Greek Revival qui cherchait à recréer l'harmonie et les proportions majestueuses des temples grecs de l'Antiquité.

 

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La recherche archéologique passionna les intellectuels dans un contexte de multiplication des sociétés littéraires et scientifiques, des clubs et des académies. La Société des Dilettanti, une société savante anglaise créée aux alentours de 1733, assura les frais de voyage de Revett et de Stuart dont les ouvrages, richement documentés, favorisèrent l'étude et la compréhension des monuments du passé.

 

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La littérature du XIXe siècle s'empara du thème des ruines et leur associa une réflexion sur le temps qui s'écoule, la déliquescence des empires, le mystère et la mort.

 

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Quand les contours de l'architecture se fondent dans les formes et les couleurs de la Nature, les œuvres humaines retournent à un état « prénatal » mais leur délitement est majestueux. Il émane de la force et de la grandeur de leurs silhouettes rongées. La pierre traverse les âges, se nourrissant des variations de la lumière, des chatoiements de l'eau, des teintes contrastées du ciel...

 

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La Pyramide

 

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Réalisée entre 1769 et 1773 par Bernard Poyet (1742-1824), elle s'inspire de celle de Caïus Cestius à Rome.

 

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A l'époque médiévale, cette pyramide était réputée être le tombeau de Rémus, le frère de Romulus, mythique fondateur de Rome.

 

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Une statue de la déesse Isis, reine voilée et dame noire de Paris était autrefois lovée dans la salle aménagée à la base de la pyramide du Parc Monceau, encadrée par deux effigies de pharaons.

 

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Symbole d'éternité, associée aux puissances de mort et de vie, la pyramide se dresse à la croisée des mondes humain et divin. Symbole de création et d'ouverture sur les anciens mystères, elle est un territoire initiatique.

 

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Une des quatre vasques se dressant à chaque angle de la pyramide dans ce qu'on appelait autrefois le « Bois des Tombeaux ».

 

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La Porte Saint-Jean, ouverte sur le paysage

 

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Cette belle arcade Renaissance est un vestige de l'ancien Hôtel de Ville de Paris qui fut incendié, le 24 mai 1871, pendant la Commune de Paris.

 

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Entre 1781 et 1793, le paysagiste écossais Thomas Blaikie (1750-1838), créateur du Parc de Bagatelle, dessina de nouvelles allées et effectua des aménagements au Parc Monceau. Il fit évoluer la « folie » de Carmontelle en jardin à l'anglaise articulé autour d'un réseau d'allées ombragées et comprenant un jardin d'hiver et une serre chaude. Il élabora une galerie, une grotte mystérieuse peuplée de sombres rochers, des fontaines et fit planter de nombreux arbres. Il fit venir d'Angleterre des plantes qu'il installa dans les serres majestueuses, préalablement agrandies.

 

La Rotonde de Chartres

 

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En 1785, l'architecte Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806) édifia la fameuse rotonde de l'entrée qui borde l'actuel boulevard de Courcelles.

 

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Sur une idée du chimiste et fermier général Lavoisier, le contrôleur général des finances, Charles Alexandre de Calonne, donna l'autorisation de dresser une enceinte autour de Paris, le Mur des Fermiers Généraux. Constitué de barrières d'octroi, ce mur devait combattre les activités de contrebande qui se multipliaient.

 

Architecte « utopiste », Claude-Nicolas Ledoux érigea, entre 1785 et 1787, cinquante barrières d'octroi appelées « Propylées de Paris », de style néo-classique. Une formule populaire circulait alors au sujet de ces barrières: « Le mur murant Paris rend Paris murmurant »...

 

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En 1860, la Ville de Paris hérita du terrain et des vestiges de la « folie du Duc de Chartres ». Misant sur la spéculation immobilière, les frères Pereire acquirent plusieurs hectares du parc et se lancèrent, tout autour, dans une politique de lotissement. Les « hôtels Pereire » et les immeubles cossus fleurirent dans les rues attenantes.

 

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Simultanément, Gabriel Davioud, (1823-1881) architecte et inspecteur général des travaux d'architecture de la ville de Paris et Adolphe Alphand, (1817-1891) ingénieur des Ponts et Chaussées, donnèrent au jardin son visage actuel.

 

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Napoléon III inaugura ce nouvel espace romantique en 1861.

 

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Le charmant petit pont vénitien, très apprécié des amoureux...

 

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La transformation du Parc Monceau en jardin public s'inscrivait dans le projet hygiéniste d'embellissement de Paris initié par le Baron Haussmann (1809-1891). Chef d'orchestre des transformations de la capitale sous le Second Empire, il fit ouvrir de grandes avenues, édifier des immeubles spacieux où entrait la lumière et créer une profusion de squares et de parcs.

 

Alors que Paris était engorgé par un lacis de rues étroites, obscures et insalubres, Napoléon III, très marqué par son voyage à Londres, dans les années 1846-1848, voulut offrir à la France une capitale moderne, aérée et recomposée.

 

Le Baron Haussmann s'employa, sur le modèle des quartiers ouest de Londres, reconstruits après le grand incendie de 1666, à favoriser la circulation de l'air et des habitants. Pour autant, l'un de ses buts, moins avoué, consistait à pouvoir étouffer de potentiels soulèvements populaires.

 

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Les somptueuses grilles, émanation du style éclectique en vogue sous Napoléon III, sont l'œuvre de Gabriel Davioud.

 

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Les Statues du Parc Monceau

 

A différents endroits du parc, se lovent des statues et des groupes sculptés d'écrivains, de poètes et de musiciens qui contribuent à créer une ambiance de rêverie romantique. Elle font référence à l'attrait exercé par ce lieu sur les artistes à la fin du XIXe siècle.

 

Le monument à Guy de Maupassant

 

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Ce beau marbre, réalisé par le sculpteur Raoul Verlet en 1897, inaugura la série de monuments consacrés aux artistes. La Société des Gens de Lettres avait ouvert une souscription en 1893, année de la mort de Maupassant. Les fonds recueillis permirent l'érection de ce groupe sculpté qui devait figurer au cimetière du Père Lachaise et fut placé au Parc Monceau.

 

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Sous le buste de l'écrivain, apparaît l'élégante héroïne du roman Fort comme la Mort (1889).

 

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Elle se présente aussi comme l'allégorie d'une jeune femme songeuse après sa lecture.

 

Fort comme la mort est le cinquième roman de Maupassant, édité en mai 1889. Son titre est issu du Cantique des Cantiques: « L'amour est fort comme la mort et la jalousie est dure comme le sépulcre. »

 

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Le monument à Edouard Pailleron

 

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Ce bel ensemble sculpté, caractéristique de la Belle-Époque (1907), est l'œuvre du sculpteur russe Leopold Bernard Bernstamm (1859-1939). Il se dresse à l'est du jardin, près de l'avenue Vélasquez.

 

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Définir Edouard Pailleron (1834-1899) en quelques mots est difficile tant cet esprit brillant a accompli de choses. Il fut auteur dramatique, poète, avocat, journaliste, dragon pendant deux ans, directeur de la Comédie-Française, gendre du fondateur de la Revue des Deux-Mondes dont il devint le codirecteur, membre de l'Académie Française à partir de 1882...

 

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Il déploya dans ses pièces une puissante énergie créatrice et certaines d'entre elles, comme Le monde où l'on s'ennuie, furent jouées plus de mille fois. Ses comédies de moeurs croquèrent avec une verve bien particulière la bourgeoisie de son époque. Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

 

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La jeune femme qui décore le monument d'une guirlande de roses est l'actrice Jeanne Samary. Égérie de son époque, elle est représentée dans le rôle qu'elle tenait dans l'Étincelle, pièce parue en 1879.

 

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Apprécions le doux modelé de la silhouette, la gracieuse position des bras et le plissé de la robe qui aimante la lumière...

 

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La Tragédie et la Comédie

 

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Rose de pierre

 

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Le jeune faune de Félix Charpentier (1858-1924).

 

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En 1884, cette œuvre gracile fut inspirée par la sculpture antique. Félix Charpentier excellait dans l'art du portrait et la représentation du Nu. Ses sculptures sont imprégnées de grâce, de naturel et de mouvement.

 

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Légendaire protecteur des bois et maître des forces de fécondité, le faune est aussi celui qui murmure aux oreilles des poètes depuis les sombres épaisseurs sylvestres...

 

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Le monument à Alfred de Musset(1810-1857)

 

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En 1889, le banquier Daniel Osiris (1825-1907) commanda le groupe sculpté à Alexandre Falguière (1831-1900) et à Antonin Mercié (1845-1916) mais après la mort de Falguière, Mercié exécuta l'ensemble du monument. Celui-ci fut inauguré le 23 février 1906 devant la Comédie-Française, enlevé en 1964 et installé en 1981 au Parc Monceau.

 

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L'artiste s'est inspiré du poème La Nuit de Mai, paru en 1835. Un dialogue subtil s'établit entre la Poésie et le Poète, confronté aux vicissitudes de la création et lové dans ses souffrances.

 

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Le monument à Charles Gounod (1818-1893)

 

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Ce groupe sculpté, réalisé par Antonin Mercié en 1902, se dresse au sud du jardin, près de l'avenue Ruysdaël.

 

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Le buste du compositeur est entouré de trois figures féminines appuyées sur une nuée. Elles évoquent ses opéras les plus célèbres: Marguerite dans Faust, Juliette dans Roméo et Juliette et Sapho.

 

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Gounod vivait à proximité du parc, au numéro 20 de la Place du Général Catroux.

 

Le monument à Chopin (1810-1849)

 

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Ce groupe de facture romantique fut réalisé en 1906 par Jacques-Froment Meurice (1864-1948).

 

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Le sculpteur immortalise l'instant où Chopin compose au piano la Marche Funèbre.

 

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La Douleur, enveloppée dans un drapé sensuel, sanglote à ses pieds.

 

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Au sommet de l'oeuvre, un ange majestueux déploie ses ailes et répand une pluie de fleurs, allégorie mêlée de la Nuit et de l'Harmonie, muses du créateur... Le travail des figures est d'une grande finesse. Jacques Froment-Meurice était sculpteur et graveur sur médaille, issu d'une famille d'orfèvres renommés.

 

Le monument à Ambroise Thomas(1811-1896)

 

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Alexandre Falguière (1831-1900), sculpteur renommé du Second Empire, réalisa cette oeuvre imprégnée de mélancolie.

 

Directeur du Conservatoire de Musique de Paris, Ambroise Thomas composa des opéras qui lui firent connaître la célébrité. Mignon, d'après Goethe, en 1866 et Hamlet, d'après Shakespeare, en 1868.

 

Écrin, sous la IIIe République, pour ces groupes sculptés élaborés autour d'une thématique commune, le Parc Monceau abrite aussi des arbres remarquables et notamment un vieux platane que je vous invite à admirer.

 

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Ce Platane d'orient (Platanus orientalis) fut planté au début du XIXe siècle. Sa silhouette d'arbre de conte de fées et son « visage » débonnaire se dévoilent le long d'une allée.

 

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De nos jours, le platane se dresse au bord des routes, étirant ses branches tortueuses et formant contre le ciel un maillage d'ombre et de lumière. La plupart du temps, nous passons à côté de lui sans lui accorder d'attention particulière mais dans l'Antiquité, il était vénéré et appelé « fils de Gaïa », la déesse de la terre.

 

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Les dendrophores ou « porteurs d'arbres » menaient, dans les villes et les provinces de la Rome ancienne, la procession du pin sacré en l'honneur d'Attis, le seigneur de la végétation. Au cours de ce qu'ils appelaient « l'arbor intrat », l'arbre divinisé pouvait être le tronc ou les branches d'un platane sacré, transporté au moment de l'équinoxe de printemps.

 

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Un platane majestueux se dressait sur l'île de Kos, dans le temple d'Asclepios, le dieu grec de la médecine. Le célèbre médecin Hippocrate dispensait son enseignement sous son ombrage. Le caducée est une baguette de platane ailée autour de laquelle s'enroulent deux serpents. D'ailleurs plus le platane vieillit, plus son écorce se fissure, formant des écailles qui lui donnent l'aspect d'une peau de serpent.

 

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Dans l'ancienne Carthage, le platane était consacré à Tanit, la déesse de la fécondité. Dans la mythologie grecque, ayant abrité les amours de Zeus et de la nymphe Europe, il fut décidé qu'il ne perdrait plus ses feuilles.

 

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Curiosités du parc

 

Le long d'une allée, une plaque enfoncée dans la végétation a attiré mon regard.

 

Image72 Elle rend hommage à André-Jacques Garnerin (1769-1823), qui s'élança d'un ballon, le 22 octobre 1797, pour accomplir au-dessus du parc, devant une foule médusée, le premier saut en parachute de l'histoire.

Sa fiancée, Jeanne Labrosse, fut la première femme à effectuer un saut en parachute, le 12 octobre 1799.

 

Le Parc Monceau est un lieu à part où se rencontrent différentes époques, où se conjuguent visions oniriques et mise en scène de la réalité. Il suffit de franchir les grilles majestueuses et de s'ébattre jusqu'aux limites de son imagination... Si chaque jardin est l'émanation de la vie, celui-ci est peut-être plus encore le carrefour des désirs, le territoire des gourmandises, la parenthèse indispensable pour se ressourcer.

 

Je terminerai cette promenade à travers la Nature et l'Histoire en citant les vers de l'abbé Jacques Dellile.

 

« J'en atteste, Ô Monceau, tes jardins toujours verts,

Là, des arbres absents, les tiges imitées,

Les magiques berceaux, les grottes enchantées,

Tout vous charme à la fois. Là bravant les saisons,

La rose apprend à naître au milieu des glaçons;

Et les temps, les climats, vaincus par des prodiges,

Semblent, de la féerie, épuiser les prestiges. »

 

Les jardins ou l'art d'embellir les paysages. (1782)

 

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Bibliographie

 

Adolphe ALPHAND: Les promenades de Paris. 1867-1873.

 

Edouard ANDRÉ: L'art des jardins.1879.

 

Abbé Jacques DELLILE: Les jardins ou l'art d'embellir les paysages.Paris, 1782.

 

Jules LACROIX DE MARLÈS: Paris ancien et moderne ou Histoire de France divisée en douze périodes appliquées aux douze arrondissements de Paris, et justifiée par les monuments de cette ville célèbre.Paris: Parent-Desbarres. 1837-1839. 3 volumes.

 

Marquis Félix DE ROCHEGUDE: Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements. Paris: Hachette, 1910.

 

Catalogue d'exposition: De Bagatelle à Monceau, 1778-1978, les folies du XVIIIe siècle à Paris. Paris. Domaine de Bagatelle, Musée Carnavalet, 1978-1979.

 

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