BLOG EN PAUSE quelques jours... Récupération nécessaire après trois nouvelles crises d'épilepsie...
Je pense bien à vous et aux aminautes qui souffrent et combattent en ce moment. On se soutient les amis !

Je continue avec plaisir la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'aime beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié.
J'ai choisi pour ce mardi « Saisir l'instant », un poème d'Esther Granek, poétesse dont j'apprécie infiniment le style et le talent. La semaine dernière, j'ai songé à ces mots en déambulant dans ma ville de Sarcelles, pendant la promenade de confinement. Ce jour-là, la règle consistait encore à ne pouvoir accomplir qu'un kilomètre. J'étais contente d'être dehors mais j'ai croisé des personnes qui semblaient fort mélancoliques et pour certaines, bien désemparées. J'ai alors pensé à l'écriture d'Esther Granek (1927-2016), grande dame de la poésie et survivante de la Shoah.

Saisir l’instant
Saisir l’instant tel une fleur
Qu’on insère entre deux feuillets
Et rien n’existe avant après
Dans la suite infinie des heures.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. S’y réfugier.
Et s’en repaître. En rêver.
À cette épave s’accrocher.
Le mettre à l’éternel présent.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. Construire un monde.
Se répéter que lui seul compte
Et que le reste est complément.
S’en nourrir inlassablement.
Saisir l’instant.
m
Saisir l’instant tel un bouquet
Et de sa fraîcheur s’imprégner.
Et de ses couleurs se gaver.
Ah ! combien riche alors j’étais !
Saisir l’instant.
Saisir l’instant à peine né
Et le bercer comme un enfant.
A quel moment ai-je cessé ?
Pourquoi ne puis-je… ?
Saisir l’instant.

Je veux offrir ce poème aux personnes en souffrance psychologiquement, aux personnes qui ont tourné en rond dans du béton pendant de longues semaines, tout le monde ne disposant pas d'espaces verts à proximité de chez soi. Je pense à leur désarroi et j'espère qu'elles se sentiront mieux, dès que possible...
J'illustre ce poème avec des photos indissociables de mon bonheur de saisir l'instant et je prends plaisir à partager avec vous les derniers trésors d'automne.

Je vis dans un espace « très » urbain mais entre les immeubles, s'étire un petit parc. Je ne me suis donc pas sentie « happée » par le béton quand nous n'avions droit qu'à un kilomètre par jour. Depuis samedi 28 novembre, les 20 kilomètres et les trois heures sont bien appréciables... On peut souffler davantage et cela fait du bien...


« Marcher dans les ors de l'Automne,
Sous les lacis de branches, rêver, papillonner...
Quand sombrent bien des choses sous les velours de la Terre...
Songer à la vague d'Hiver sans jamais oublier que reviendra le Printemps...
S'aventurer, se projeter jusqu'aux plaisirs de l'Été...
Vivants dans la Lumière, se ressourcer, Ici et Maintenant ! »
Cendrine


Plaisir d'être dans ce petit parc, parmi les ginkgos en parures de soie d'or, les hêtres pourpres, les chênes en métamorphose, les conifères, les bouleaux, les peupliers...








*





Vraiment bienvenu ce petit parc en pleine ville...



Sur le chemin du retour, j'ai bien apprécié l'ombre de l'arbre sur l'immeuble, les silhouettes des grands arbres annonçant ma rue et les effets de ciel.



Voilà pour cette petite escapade dans ma ville...
Je me mets en PAUSE quelques jours et je vous retrouve ensuite, gros bisous, prenez bien soin de vous !
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