

En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.
https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi
http://entretoilesetpapiers.eklablog.com
Pour les samedis 5 et 12 septembre, le thème vient de Fardoise et de moi, sourires d'amitié.
Les mots de Fardoise...
L'été est, à la fois un souvenir, mais encore présent et il est encore temps de partir en promenade pour profiter des jours encore beaux, et surtout libérés de la canicule.
Avec Cendrine, je vous propose de...
« Musarder dans la Nature ou se promener en bord de mer, en quête des coquillages, marcher sur le sable... »
Fardoise a bien rappelé que les thèmes sont une proposition, pas une obligation.
Sur le blog de LilouSoleil, cette semaine, pour les liens vers les publications.
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« Jeunes filles grecques ramassant galets et coquillages sur la plage », 1871. Mexico, Collection Pérez Simón.
Septembre est arrivé, soufflant sur les ors de l'été mais les envies de promenades sont toujours là et de belles journées attendent les butineurs des chemins. Dans la Nature qui verdit encore ou le long des rivages qui palpitent... Pour exprimer le thème de ce samedi, j'ai songé à un tableau réalisé par Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne.
Au bord de la mer, quatre jeunes filles vêtues d'élégantes draperies agitées par le vent font une récolte de petits trésors. Absorbées par leurs activités, elles ne contemplent pas le paysage. On aperçoit dans leur dos le ciel marin, aux couleurs quasi chimériques et les vagues en doux mouvement, ourlées d'écume...
Lord Frederick Leighton a choisi de ne pas représenter un lieu « reconnaissable » et ses « héroïnes » n'incarnent aucun personnage précis. Elles sont l'émanation d'une beauté antique, d'une grâce qui se suffit à elle-même et surtout, on peut projeter, à travers elles, ce que l'on veut. En les regardant, les spectateurs sont susceptibles de leur consacrer une histoire, de les inclure dans un récit personnel et de s'approprier les gestes qu'elles accomplissent.
La Liberté est de mise !

Détail 1
Sans être des incarnations littéraires ou historiques, ces jeunes filles grecques nourrissent fort agréablement l'imagination. A travers elles, Lord Leighton rend hommage à un tableau qu'il aimait beaucoup : Hippomène et Atalante du maître italien Guido Reni (1575-1642). Il fait aussi allusion aux Nymphes qui évoluent joliment dans plusieurs œuvres de Botticelli (1445-1510).
Je vous parlerai très bientôt d'Hippomène et d'Atalante, j'ai un billet en préparation sur le sujet aussi je ne développe pas et je reviens aux jeunes filles.

Détail 2
Lord Frederic ou Frederick Leighton, peintre et sculpteur britannique, était considéré comme un maître en son temps. Il naquit le 3 décembre 1830 à Scarborough dans le comté du Yorkshire, au Royaume-Uni et mourut en 1896 à Kensington.
Issu d'une famille de médecins par son père et son grand-père qui avait soigné les membres de la famille royale russe, il eut l'occasion de voyager et cela nourrit sa créativité.
Il bénéficia d'une solide formation artistique, étudiant à Berlin puis à l'University College School, à Londres, approfondissant ses connaissances à Florence, à l'Accademia di Belle Arti et découvrant les charmes de Paris où il fit la rencontre de Delacroix, Corot, Ingres et Millet.
Après plusieurs années passées en France (de 1855 à 1859), il retourna en Angleterre (1860) où il s'établit et fréquenta les milieux Préraphaélites.

Détail 3
Profondément considéré dans les milieux artistiques de son temps, Lord Frederick Leighton fut élu Président de la Royal Academy en 1878.
Il fut professeur et mentor pour des artistes qui jouirent d'une belle notoriété comme le dessinateur, sculpteur et orfèvre Alfred Gilbert (1854-1934), et les peintres Frank Dicksee (1853-1928) et Charles Edward Perugini (1839-1918).
En 1900, à l'Exposition Universelle de Paris, ses oeuvres furent choisies pour représenter la Grande-Bretagne. Émanations idéalisées du charme victorien et de la quête d'un Âge d'Or inhérent à la nostalgie de la Grèce et de la Rome antiques, elles furent plébiscitées.

Détail 4
Artiste accompli, Lord Frederic Leighton entretint un certain mystère autour de sa vie privée même si les rumeurs concernant son homosexualité allaient bon train. Célibataire, il était entouré de jeunes hommes qui se passionnaient pour ses mises en scènes picturales glorifiant un passé mythologique.
Une relation épistolaire intense et sûrement amoureuse, aux dires des historiens d'art anglais, l'unit au poète Henry William Greville (1801-1872) qu’il avait rencontré à Florence en 1856. On lui attribua également la paternité d'un enfant qu'il aurait conçu avec l'un de ses modèles.
Très apprécié de ses contemporains, il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et devint le premier peintre britannique à être nommé pair du Royaume-Uni en 1896, à la veille de sa mort.
On peut admirer à Londres, dans Melbury Road, sa maison de Holland Park qui a été transformée en musée, un écrin pour des réalisations pleines de charme.

Détail 5
Prenons plaisir à butiner les petits riens précieux qui se dévoilent autour de nous, réjouissons-nous de savourer, autant que possible, les joies subtiles de l'instant, voilà ce que je ressens quand mon regard caresse les formes et les couleurs à la fois douces et intenses de ce Tableau du Samedi.

Détail 6
Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre imaginée par le peintre et illustrateur de l'époque victorienne William Henry Margetson (1861-1940).

Je pense bien à vous, chers Aminautes ! Gros bisous !
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