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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

leighton

Publié le par maplumefee
Publié dans : #1858, #leighton, #lord, #samedi , #tableau

 

MERCI beaucoup pour vos gentils petit mots, vous êtes dans mes pensées, vous le savez...

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Pour le 19 décembre, le thème est libre. Les participations sont sur le blog de LilouSoleil... Merci à Fardoise et à Lilou ??

 

https://lilousol.wordpress.com

 

 

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Ce samedi, j'ai choisi une œuvre que j'aime infiniment, sur des thèmes qui me sont chers, ceux de la Sirène et de la Passion Amoureuse...

 

Le charme d'un élan... L'élan d'une Sirène, créature fatale dotée d'une superbe chevelure et d'atours voluptueux, vers un être à séduire et à emporter dans les flots. Émulsion de couleurs, alchimie de lumière et d'ombre pour un corps à corps, une toile vibrante, aux accents à la fois vifs et mortifères, où se laissent prendre les héros... J'ai voulu évoquer ce tableau plein de passion et de fièvre, invitation au voyage au seuil de l'entre-deux, car la Sirène exerce sur moi, depuis l'enfance, une fascination ardente. Elle est, je l'ai déjà exprimé, l'un de « mes » personnages fantasmagoriques préférés.

 

Réputée à la fois douce et vénéneuse, l'étreinte de la Sirène suscitait, à l'époque Victorienne, de nombreux fantasmes. On racontait, dans les villes portuaires et pas seulement, des histoires mettant en scène des relations amoureuses et torrides entre des jeunes femmes aux pouvoirs de sirènes et des pêcheurs ou des jeunes hommes attrapés par les dites sirènes alors qu'ils nageaient ou se promenaient au bord de l'eau.

 

Il était fréquent que les garçons de l'époque rêvent de faire l'amour avec une sirène, se laissant saisir par les feux du plaisir pour éviter des mariages de convenance et des obligations liberticides à souhait...

 

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Les Sirènes de la mythologie grecque vivaient sur une île située au milieu du détroit de Sicile, entre le territoire d'Aea et les deux célèbres rochers-monstres Charybde et Scylla. Célèbres pour leurs chants mélodieux qui attiraient les marins, de manière irrépressible, elles étaient représentées souvent en train de jouer d'un instrument de musique (harpe, lyre, flûte...) ou de coiffer leur longue chevelure qui pouvait être « naturelle » ou constellée de perles, de corail, de fleurs aquatiques, de coquillages voire de petits os.

 

On les disait filles du dieu fleuve Achéloos et en fonction des légendes et des récits, elles avaient pour mère Calliope, Melpomène ou Gaïa.

 

A l'époque romaine, on les considérait comme des femmes oiseaux que l'on croyait métamorphosées par la déesse Cérès pour ne pas être intervenues pendant l'enlèvement de la jeune déesse Proserpine, fille de Cérès, par Pluton, l'Hadès grec.

 

Au Moyen-Âge, on leur attribua peu à peu une queue de poisson et elles évoluèrent dans un monde féerique.

 

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Le chant de la Sirène est une étendue musicale sauvage, une contrée infinie de fantasmes, une initiation par les sortilèges de l'eau. Ce chant était au départ l'attribut des Sirènes Ailées car les premières Sirènes, comme je l'évoquais ci-dessus, possédaient un corps d'oiseau, des ailes puissantes et un visage de jeune fille.

Particulièrement fières de la beauté de leurs voix, elles décidèrent un jour de défier les Muses, filles de Mnémosyne, la déesse de la Mémoire et de Zeus, le roi des dieux. Au terme d'un « affrontement » artistique d'une qualité des plus intenses, les Muses furent déclarées victorieuses et elles choisirent de recevoir pour trophée une couronne réalisée avec les plumes des Sirènes.

Privées de la possibilité de voler, les Sirènes s'installèrent alors sur les côtes tourmentées d'Italie Méridionale et leurs corps se transformèrent. Elles devinrent des femmes poissons et des esprits ambivalents des mouvements de l'eau.

 

On les retrouve, de par le monde, dans une infinité de légendes et de mythes. Ainsi, nombre de héros ont-ils dû, sur des mers hostiles, affronter les Sirènes et redoubler d'efforts afin de ne pas succomber à la tentation de leurs chants qui les auraient précipités dans les abysses de l'Océan.

 

Il y a quelques semaines, j'avais présenté une Sirène musicienne et évoqué Yemanja, déesse sirène caribéenne aux charmes bienveillants.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-tableau-du-samedi-sir-edward-john-poynter-la-sirene-musicienne-vers-a204226844

 

 

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L'auteur du Pêcheur et de la Sirène, Lord Frederick Leighton, peintre et sculpteur britannique, était considéré comme un maître en son temps. Il naquit le 3 décembre 1830 à Scarborough dans le comté du Yorkshire, au Royaume-Uni et mourut en 1896 à Kensington.

 

Sa Sirène se montre emblématique de la vision du personnage à l'époque Victorienne. Dans cette société ultra corsetée où les passions ne pouvaient s'exprimer que « sous le manteau », la Sirène incarnait la tentation extrême de l'expression la plus libre possible des désirs. Elle est la femme charnelle, celle avec qui on peut faire l'amour de manière débridée, ne redoutant pas le contact sexuel et le qu'en-dira-t-on.

 

Comme je l'évoquais plus haut, beaucoup de jeunes hommes, à cette époque, allaient se promener au bord de l'Océan, espérant y rencontrer une sirène et ainsi, donner libre cours à leurs envies érotiques. L'un des fantasmes les plus courants était de se faire emporter par une sirène dans les flots et de devenir son amant attitré. En peignant ce tableau, Lord Frederick Leighton exprimait donc, de manière artistique, ce qui hantait les esprits d'un grand nombre de ses contemporains.

 

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Issu d'une famille de médecins par son père et son grand-père qui avait soigné les membres de la famille royale russe, il eut l'occasion de voyager et cela nourrit sa créativité.

 

Il bénéficia d'une solide formation artistique, étudiant à Berlin puis à l'University College School, à Londres, approfondissant ses connaissances à Florence, à l'Accademia di Belle Arti et découvrant les charmes de Paris où il fit la rencontre de Delacroix, Corot, Ingres et Millet.

 

Après plusieurs années passées en France (de 1855 à 1859), il retourna en Angleterre (1860) où il s'établit et fréquenta les milieux Préraphaélites.

 

Profondément considéré dans les milieux artistiques de son temps, il fut élu Président de la Royal Academy en 1878. Il fut professeur et mentor pour des artistes qui jouirent d'une belle notoriété comme le dessinateur, sculpteur et orfèvre Alfred Gilbert (1854-1934), et les peintres Frank Dicksee (1853-1928) et Charles Edward Perugini (1839-1918).

 

En 1900, à l'Exposition Universelle de Paris, ses oeuvres furent choisies pour représenter la Grande-Bretagne. Émanations idéalisées du charme victorien et de la quête d'un Âge d'Or inhérent à la nostalgie de la Grèce et de la Rome antiques, elles furent plébiscitées.

 

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Artiste accompli, Lord Frederic Leighton entretint un certain mystère autour de sa vie privée même si les rumeurs concernant son homosexualité allaient bon train. Célibataire, il était entouré de jeunes hommes qui se passionnaient pour ses mises en scènes picturales glorifiant un passé mythologique.

 

Une relation épistolaire intense et sûrement amoureuse, aux dires des historiens d'art anglais, l'unit au poète Henry William Greville qu’il avait rencontré à Florence en 1856. On lui attribua également la paternité d'un enfant qu'il aurait conçu avec l'un de ses modèles.

 

Très apprécié de ses contemporains, il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et devint le premier peintre britannique à être nommé pair du Royaume-Uni en 1896, à la veille de sa mort.

 

On peut admirer à Londres, dans Melbury Road, sa maison de Holland Park qui a été transformée en musée.

 

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre de l'artiste américain Maxfield Parrish (1870-1966), grand amoureux de la couleur bleue, spécialisé dans l'utopique et le mystérieux.

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/12/le-tableau-du-samedi-maxfield-parrish-ecstasy.html

 

 

A très bientôt, chers Aminautes... Profitez-bien, en vous protégeant, des joies de la période de Noël... Je pense bien à vous ! Et merci à notre aminaute de cœur Jean-Marie pour ses cadeaux créatifs de la période...

 

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http://lejardindejeanmarie.eklablog.com/chansons-theme-bonbons-chocolat-boissons-a204433596

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #frederic, #jeunes, #jpg, #leighton, #lord

 

 

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Pour les samedis 5 et 12 septembre, le thème vient de Fardoise et de moi, sourires d'amitié.

 

Les mots de Fardoise...

L'été est, à la fois un souvenir, mais encore présent et il est encore temps de partir en promenade pour profiter des jours encore beaux, et surtout libérés de la canicule.

Avec Cendrine, je vous propose de...

 

« Musarder dans la Nature ou se promener en bord de mer, en quête des coquillages, marcher sur le sable... »

 

Fardoise a bien rappelé que les thèmes sont une proposition, pas une obligation.

 

Sur le blog de LilouSoleil, cette semaine, pour les liens vers les publications.

 

https://lilousol.wordpress.com

 

 

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« Jeunes filles grecques ramassant galets et coquillages sur la plage », 1871. Mexico, Collection Pérez Simón.

 

Septembre est arrivé, soufflant sur les ors de l'été mais les envies de promenades sont toujours là et de belles journées attendent les butineurs des chemins. Dans la Nature qui verdit encore ou le long des rivages qui palpitent... Pour exprimer le thème de ce samedi, j'ai songé à un tableau réalisé par Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne.

 

Au bord de la mer, quatre jeunes filles vêtues d'élégantes draperies agitées par le vent font une récolte de petits trésors. Absorbées par leurs activités, elles ne contemplent pas le paysage. On aperçoit dans leur dos le ciel marin, aux couleurs quasi chimériques et les vagues en doux mouvement, ourlées d'écume...

 

Lord Frederick Leighton a choisi de ne pas représenter un lieu « reconnaissable » et ses « héroïnes » n'incarnent aucun personnage précis. Elles sont l'émanation d'une beauté antique, d'une grâce qui se suffit à elle-même et surtout, on peut projeter, à travers elles, ce que l'on veut. En les regardant, les spectateurs sont susceptibles de leur consacrer une histoire, de les inclure dans un récit personnel et de s'approprier les gestes qu'elles accomplissent.

 

La Liberté est de mise !

 

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Détail 1

 

Sans être des incarnations littéraires ou historiques, ces jeunes filles grecques nourrissent fort agréablement l'imagination. A travers elles, Lord Leighton rend hommage à un tableau qu'il aimait beaucoup : Hippomène et Atalante du maître italien Guido Reni (1575-1642). Il fait aussi allusion aux Nymphes qui évoluent joliment dans plusieurs œuvres de Botticelli (1445-1510).

 

Je vous parlerai très bientôt d'Hippomène et d'Atalante, j'ai un billet en préparation sur le sujet aussi je ne développe pas et je reviens aux jeunes filles.

 

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Détail 2

 

Lord Frederic ou Frederick Leighton, peintre et sculpteur britannique, était considéré comme un maître en son temps. Il naquit le 3 décembre 1830 à Scarborough dans le comté du Yorkshire, au Royaume-Uni et mourut en 1896 à Kensington.

 

Issu d'une famille de médecins par son père et son grand-père qui avait soigné les membres de la famille royale russe, il eut l'occasion de voyager et cela nourrit sa créativité.

 

Il bénéficia d'une solide formation artistique, étudiant à Berlin puis à l'University College School, à Londres, approfondissant ses connaissances à Florence, à l'Accademia di Belle Arti et découvrant les charmes de Paris où il fit la rencontre de Delacroix, Corot, Ingres et Millet.

 

Après plusieurs années passées en France (de 1855 à 1859), il retourna en Angleterre (1860) où il s'établit et fréquenta les milieux Préraphaélites.

 

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Détail 3

 

Profondément considéré dans les milieux artistiques de son temps, Lord Frederick Leighton fut élu Président de la Royal Academy en 1878.

 

Il fut professeur et mentor pour des artistes qui jouirent d'une belle notoriété comme le dessinateur, sculpteur et orfèvre Alfred Gilbert (1854-1934), et les peintres Frank Dicksee (1853-1928) et Charles Edward Perugini (1839-1918).

 

En 1900, à l'Exposition Universelle de Paris, ses oeuvres furent choisies pour représenter la Grande-Bretagne. Émanations idéalisées du charme victorien et de la quête d'un Âge d'Or inhérent à la nostalgie de la Grèce et de la Rome antiques, elles furent plébiscitées.

 

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Détail 4

 

Artiste accompli, Lord Frederic Leighton entretint un certain mystère autour de sa vie privée même si les rumeurs concernant son homosexualité allaient bon train. Célibataire, il était entouré de jeunes hommes qui se passionnaient pour ses mises en scènes picturales glorifiant un passé mythologique.

 

Une relation épistolaire intense et sûrement amoureuse, aux dires des historiens d'art anglais, l'unit au poète Henry William Greville (1801-1872) qu’il avait rencontré à Florence en 1856. On lui attribua également la paternité d'un enfant qu'il aurait conçu avec l'un de ses modèles.

 

Très apprécié de ses contemporains, il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et devint le premier peintre britannique à être nommé pair du Royaume-Uni en 1896, à la veille de sa mort.

 

On peut admirer à Londres, dans Melbury Road, sa maison de Holland Park qui a été transformée en musée, un écrin pour des réalisations pleines de charme.

 

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Détail 5

 

Prenons plaisir à butiner les petits riens précieux qui se dévoilent autour de nous, réjouissons-nous de savourer, autant que possible, les joies subtiles de l'instant, voilà ce que je ressens quand mon regard caresse les formes et les couleurs à la fois douces et intenses de ce Tableau du Samedi.

 

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Détail 6

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre imaginée par le peintre et illustrateur de l'époque victorienne William Henry Margetson (1861-1940).

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/09/le-tableau-du-samedi-william-henry-margetson-au-bord-de-la-mer-1900.html

 

Je pense bien à vous, chers Aminautes ! Gros bisous !

Plume

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