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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

moret

Publié le par maplumefee
Publié dans : #chabouille, #fut, #maison, #moret, #raccolet

 

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Retour à Moret-sur-Loing, en Seine-et-Marne, à l'orée de la forêt de Fontainebleau. Après avoir contemplé le monument commémoratif à Alfred Sisley et étudié l'architecture et l'histoire de la Porte Médiévale de Samois, nous allons découvrir la Maison Raccolet, belle demeure de style néogothique, agrémentée de sculptures qui représentent des métiers d'artisans.

 

Et comme nous sommes mardi, j'ai choisi en souvenir de notre aminaute Lady Marianne, un poème de Sully Prudhomme (1839-1907) intitulé Les Vieilles Maisons.

 

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Les Vieilles Maisons

 

Je n’aime pas les maisons neuves :

Leur visage est indifférent ;

Les anciennes ont l’air de veuves

Qui se souviennent en pleurant.

 

Les lézardes de leur vieux plâtre

Semblent les rides d’un vieillard ;

Leurs vitres au reflet verdâtre

Ont comme un triste et bon regard !

 

Leurs portes sont hospitalières,

Car ces barrières ont vieilli ;

Leurs murailles sont familières

À force d’avoir accueilli.

 

Les clés s’y rouillent aux serrures,

Car les cœurs n’ont plus de secrets ;

Le temps y ternit les dorures,

Mais fait ressembler les portraits.

 

Des voix chères dorment en elles,

Et dans les rideaux des grands lits

Un souffle d’âmes paternelles

Remue encor les anciens plis.

 

J’aime les âtres noirs de suie,

D’où l’on entend bruire en l’air

Les hirondelles ou la pluie

Avec le printemps ou l’hiver ;

 

Les escaliers que le pied monte

Par des degrés larges et bas

Dont il connaît si bien le compte,

Les ayant creusés de ses pas ;

 

Le toit dont fléchissent les pentes ;

Le grenier aux ais vermoulus,

Qui fait rêver sous ses charpentes

À des forêts qui ne sont plus.

 

J’aime surtout, dans la grand’salle

Où la famille a son foyer,

La poutre unique, transversale,

Portant le logis tout entier ;

 

Immobile et laborieuse,

Elle soutient comme autrefois

La race inquiète et rieuse

Qui se fie encore à son bois.

 

Elle ne rompt pas sous la charge,

Bien que déjà ses flancs ouverts

Sentent leur blessure plus large

Et soient tout criblés par les vers ;

 

Par une force qu’on ignore

Rassemblant ses derniers morceaux,

Le chêne au grand cœur tient encore

Sous la cadence des berceaux.

 

Mais les enfants croissent en âge,

Déjà la poutre plie un peu ;

Elle cédera davantage ;

Les ingrats la mettront au feu...

 

Et, quand ils l’auront consumée,

Le souvenir de son bienfait

S’envolera dans sa fumée.

Elle aura péri tout à fait,

 

Dans ses restes de toutes sortes

Éparses sous mille autres noms ;

Bien morte, car les choses mortes

Ne laissent pas de rejetons.

 

Comme les servantes usées

S’éteignent dans l’isolement,

Les choses tombent méprisées,

Et finissent entièrement.

 

C’est pourquoi, lorsqu’on livre aux flammes

Les débris des vieilles maisons,

Le rêveur sent brûler des âmes

Dans les bleus éclairs des tisons.

 

Sully Prudhomme, Les Solitudes

 

 

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Située Rue Grande, face à l'Hôtel de Ville, sur la Place du Marché, la Maison Raccolet fut conçue par un Compagnon Menuisier du Tour de France, nommé Pierre Raccolet.

 

L'artiste choisit une demeure du XIXe siècle qu'il transforma selon son goût. Il couvrit la structure de beaux éléments en bois, finement sculptés, de facture néo-gothique. Des fenêtres à meneaux, un grand pignon, des balcons ouvragés, un élégant oriel, une échauguette... Les travaux se terminèrent en 1925.

 

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Pierre Raccolet célébra, à travers sa maison, les demeures du XVe siècle qu'il avait contemplées dans la vieille ville de Rouen, un endroit qu'il aimait beaucoup. Il rendit hommage à des corps de métier comme les menuisiers, les maçons, les forgerons...

 

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A quelques encablures de la Maison Raccolet et de la Place du Marché, aux numéros 28 et 30 de la rue Grande, se dressent des demeures de la Renaissance appelées « Maisons Chabouillé ».

 

Elles appartenaient à Claude Chabouillé qui était « receveur », c'est à dire contrôleur des domaines de Moret et de Melun. Leurs façades sont rythmées par de belles fenêtres à meneaux de pierre, lovées dans des cadres moulurés, d'élégants frontons et des portes soulignées par des pilastres ouvragés.

 

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Des grappes de raisin sculptées sont visibles au numéro 30 ainsi que des chapiteaux agrémentés d'enroulements dits en cornes de bélier. On trouvait en ces lieux le Tribunal du Bailli, un officier de justice royal, sorte de médiateur dont la devise latine était « Concordia res parvae crescunt » soit en français « Par la concorde, les moindres choses progressent. »

 

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La devise

 

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Les enroulements dits en cornes de bélier

 

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A proximité de ces façades Renaissance, on découvre, dans la cour de l'Hôtel de Ville, la Maison ou Galerie François Ier.

 

Lors de notre visite, elle était en restauration et les échafaudages ne permettaient donc pas de prendre correctement ses ornements en photo. J'ai fait comme j'ai pu... Cela donne une idée.

 

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Qualifiée de « fantaisie architecturale », cette maison a une histoire bien particulière. Elle fut construite en 1527 par Nicolas Chabouillé, contrôleur des Finances du Royaume et père de Claude Chabouillé.

 

En 1822, la demeure fut achetée par le général et théoricien militaire Antoine Fortuné De Brack 1789-1850) pour faire plaisir à sa maîtresse, la célèbre comédienne Mademoiselle Mars (1779-1847). Elle fut démontée et amenée jusqu'à Paris où elle fut remontée sur le Cours la Reine, en bordure de Seine. Mais elle ne fut jamais habitée et en 1956, une société immobilière en fit l'acquisition pour un propriétaire qui la fit ramener à Moret-sur-Loing !!!

 

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Elle présente des motifs fleuris, des portraits en médaillons, des angelots et des scènes issues de la mythologie, décrivant des épisodes des Travaux d'Hercule.

 

Je serais heureuse, vous vous en doutez, de pouvoir la prendre en photo après le confinement...

 

Nous poursuivrons dans quelques jours notre promenade à Moret-sur-Loing qui a tant de choses à offrir aux visiteurs de ses ruelles. Nous irons au bord de l'eau pour nous ressourcer... En attendant, laissez-moi vous offrir quelques notes d'automne, butinées dans le fameux kilomètre de balade de confinement !

 

De l'or qui flambe et de la rouille cuivrée dans les arbres, histoire de rêver un peu...

 

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Gros bisous, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #loin, #moret, #porte, #sisley, #ville

 

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Je vous invite à une promenade à Moret-sur-Loing, charmante petite ville de Seine-et-Marne située en lisière de la forêt de Fontainebleau, sur les bords de la rivière Loing. Mes photos ont été prises entre été et automne, avant confinement.

 

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En introduction à cette balade, j'ai choisi pour honorer le rendez-vous du poème du Mardi, en souvenir de Lady Marianne, une poésie de Robert Desnos (1900-1945), poète, écrivain et journaliste, de sensibilité Surréaliste qui mourut du typhus dans les abysses du camp de concentration de Theresienstadt (en Tchéquie).

 

La Rivière

 

« D’un bord à l’autre bord j’ai passé la rivière,

Suivant à pied le pont qui la franchit d’un jet

Et mêle dans les eaux son ombre et son reflet

Au fil bleui par le savon des lavandières.

 

J’ai marché dans le gué qui chante à sa manière.

Étoiles et cailloux sous mes pas le jonchaient.

J’allais vers le gazon, j’allais vers la forêt

Où le vent frissonnait dans sa robe légère.

 

J’ai nagé. J’ai passé, mieux vêtu par cette eau

Que par ma propre chair et par ma propre peau.

C’était hier. Déjà l’aube et le ciel s’épousent.

 

Et voici que mes yeux et mon corps sont pesants,

Il fait clair et j’ai soif et je cherche à présent

La fontaine qui chante au cœur d’une pelouse. »

 

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La rivière Loing, affluent de la Seine, nous conduit aux séduisants vestiges des fortifications de ce bourg aux origines gallo-romaines et riche de belles enseignes, de heurtoirs et de façades ouvragées.

 

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Avant de suivre, dans de prochains articles, le cours de l'eau, je vous propose de vous arrêter devant l'entrée de Moret où se dresse le monument commémoratif au peintre Alfred Sisley, figure marquante de la ville. Nous contemplerons ensuite les détails de la Porte de Samois.

 

Le monument dédié à Alfred Sisley fut commandé par « un comité de notables et d'amis du peintre » et réalisé par le sculpteur Eugène Thivier (1845-1920). La fille d'Alfred Sisley demanda à Auguste Rodin (1840-1917) de concevoir le buste de son père et Rodin accepta mais le comité préféra faire appel à Eugène Thivier.

 

 

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Alfred Sisley (1839-1899) tomba amoureux de Moret-sur-Loing où il s'établit définitivement à partir de novembre 1889. Passionné par la peinture et les musées de Londres (ses parents étaient anglais mais il naquit à Paris), il fit ses études à l’École des Beaux-Arts, dans l’atelier de Charles Gleyre (1806-1874), en compagnie des peintres de Barbizon. Il se lia également d'amitié avec Frédéric Bazille, Claude Monet et Auguste Renoir.

 

Sa famille ayant connu la ruine financière pendant la Guerre de 1870 (ses parents étaient de riches négociants spécialisés dans le commerce avec l'Amérique du Sud), il essaya de vivre de sa peinture mais il n'y parvint pas. Il fut apprécié par de nombreuses personnes mais jusqu'à la fin de ses jours, les problèmes d'argent s'accumulèrent... Face aux créanciers qui se succédaient, il dut changer de domicile souvent mais il trouva une forme d'harmonie personnelle et artistique sur les bords du Loing, à Moret et dans les petites villes alentour.

 

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Le 19 janvier 1892, les mots qu'il écrivit à son ami Tavernier résument son amour de Moret...

 

« Je suis donc depuis bientôt 12 ans à Moret ou aux environs. C’est à Moret devant cette nature si touffue, ses grands peupliers, cette eau du Loing si belle, si transparente, si changeante, c’est à Moret certainement que j’ai fait le plus de progrès dans mon art; surtout depuis trois ans. Aussi quoiqu’il soit bien dans mes intentions d’agrandir mon champ d’études, je ne quitterai jamais complètement ce coin si pittoresque. »

 

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Allégorie de l'Art

 

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La vie matérielle fut très dure pour Alfred Sisley (comme pour tant d'autres hélas...) qui mourut d'un cancer, le 29 janvier 1899, dans une grande détresse morale et physique. Le 8 octobre 1898, il avait perdu sa femme, Marie-Eugénie Lescouezec, mère de ses trois enfants, Pierre (né en 1867), Jeanne (née en 1869) et Jacques (né en 1871).

 

Toute sa vie, il se battit contre la pauvreté et aujourd'hui, ses toiles sont exposées dans les plus grands musées du monde. Certaines se sont vendues plusieurs millions d'euros !

 

Nous y reviendrons lorsque je vous emmènerai sur les berges du Loing. En attendant, je vous propose d'entrer dans Moret par la Porte de Samois...

 

 

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La Porte de Samois qui déploie sa belle architecture à seulement quelques mètres du monument à Alfred Sisley. Elle évoque la riche histoire de Moret « établie » sur le Loing.

 

En 1081, Philippe Ier (1052-1108), roi de France, échangea auprès du duc de Bourgogne la petite ville de Moret contre des moulins et des fiefs situés, un peu plus loin, à Montereau. Moret devint une ville frontière, une possession capétienne prisée et convoitée de par sa position sur le Loing, rivière se jetant dans la Seine, sa proximité avec la forêt de Fontainebleau et sa situation sur la route qui menait de Paris à la Bourgogne.

 

Des fortifications furent construites sous le règne de Philippe-Auguste (1165-1223, a régné de 1180 à 1215). Elles comprenaient un château doté d'un puissant donjon, vingt tours, quatre poternes et trois portes.

Un pont fut également construit à la fin du XIIe siècle. Un ouvrage associé à une série de fortifications qui permettaient de percevoir l'octroi, soit les taxes sur les marchandises transportées.

 

Les rois de France aimèrent beaucoup Moret qu'ils fréquentèrent en alternance avec Fontainebleau. Henri IV (1553-1610) notamment, vint y rendre visite à sa maîtresse Jacqueline de Bueil (1588-1651), Comtesse de Moret, qui avait établi sa résidence au donjon.

 

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Le nom « Moret » semble avoir plusieurs origines...

 

Le nom celtique Mor/Morée signifie « marécage, lieu mêlé de terre et d'eau » mais aussi « frontière ».

 

Le mot « Muritum » issu du Bas-Latin évoque « un petit mur destiné à protéger un lieu de passage à gué sur le Loing. »

 

Le terme « Moret » pourrait également être lié à un mot issu de la langue romane : « Meure », associé au miel.

 

 

La Porte de Samois, majestueuse, accueille Morétains et visiteurs. Il s'agit d'une tour-porte de plan carré, conçue de la même manière que la Porte de Bourgogne qui donne sur le Vieux Pont, de l'autre côté de la rue Grande, l'un des axes principaux de la ville. Nous irons par là-bas dans quelques temps...

 

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Deux puissants contreforts surmontés de tourelles en surplomb rythment la façade extérieure, réalisée au XIIe siècle. Les tourelles abritent un escalier et une échauguette dédiée à la surveillance. Il n'y avait pas de pont-levis pour entrer dans la ville mais un passage sous une herse et s'enfonçant entre de solides vantaux. Activement gardée, la herse était accessible par une porte ouvrant sur le chemin de ronde qui desservait la grande muraille de Moret (muraille qui n'existe plus).

 

 

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Vers l'extérieur, le monument était décoré d'un blason soutenu par des anges et du côté de la ville, au revers de la porte, on aperçoit une belle statue de la Vierge.

 

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« Garder/Tenir l'Espérance »...

 

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Une « curiosité » attire également l'attention des visiteurs. Un boulet de canon qui nous rappelle que Moret fut rudement éprouvée par les guerres qui opposèrent la France de Napoléon (1769-1821) et les puissances alliées d'Autriche, de Prusse, de Russie et du Royaume-Uni. Dans ce contexte, Moret se retrouva encerclée par des troupes austro-russes le 15 février 1814.

L'armée française détruisit une partie du pont situé sur le Loing pour bloquer la progression de l'ennemi et cette manœuvre fut efficace. Les troupes austro-russes levèrent le siège trois jours plus tard mais avant de partir, elles tirèrent une grande quantité de boulets de canons sur la ville. Un boulet fut trouvé encastré dans une maison proche du Loing. Il fut récupéré et scellé dans la Porte de Samois pour ne pas oublier ces tragiques événements...

 

A proximité, sise à côté de la Mairie, se dresse une maison à colombages qui rappelle la venue de Napoléon à Moret.

 

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De retour de l'île d'Elbe, il passa la nuit du 19 au 20 mars 1815 dans l'une des chambres de la demeure. Dernière halte sur sa route avant de partir vers la capitale pour rejoindre le Palais des Tuileries et reprendre une ultime fois le pouvoir, au cours d'une période restée célèbre sous le nom de Cent-Jours.

 

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La maison où dormit Napoléon est aujourd'hui dédiée aux Amis d'Alfred Sisley.

 

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On peut découvrir dans une charmante atmosphère la vie et l’œuvre du peintre Sisley. Nous aurons l'occasion d'y revenir.

 

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Petits personnages et créatures chimériques décorent l'ancienne Maison Napoléon.

 

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Dans de prochains articles, nous verrons d'autres monuments et ornements conservés à Moret, délicieuse petite ville de carte postale. Nous nous intéresserons aussi à l'une des spécialités locales : le Sucre d'Orge créé par des Sœurs Bénédictines en 1638 sous le règne de Louis XIV (1638-1715).

 

Nous reviendrons donc à Moret avec plaisir... Enfin, je l'espère, sourires...

 

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Un petit personnage, sur une vieille porte... Un chuchoteur des légendes du Temps...

 

Merci de votre fidélité chers Aminautes, je vous adresse de belles pensées... Amicalement vôtre !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #loing, #moret, #orge, #petit, #sucre

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ARTICLE PROGRAMMÉ

 

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Avec douceur et poésie, la magie des décors de Noël se dévoile dans le paysage urbain.

 

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Les sapins se parent d'ornements romantiques et de pépites fleuries.

 

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Inspiration rêveuse et rose fantaisie...

 

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Un petit rappel des vitrines des Grands Magasins, avec la suite de mes photos...

 

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Les coquetteries du boulevard Haussmann.

 

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Mes pas m'ont ensuite guidée vers le Passage du Havre.

 

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Il abrite, entre la rue de Caumartin (ancienne rue Sainte-Croix) et la gare Saint-Lazare, un petit centre commercial.

 

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Il fut créé, en 1845, dans le 9e arrondissement de Paris, par l'architecte Charles-Victor Bartaumieux (1832-1907) et ouvert au public le 7 septembre 1846. On y trouvait des marchands de cannes et de parapluies, des chapeliers, des imprimeurs et des papetiers, des pâtissiers et un quincaillier renommé mais il était surtout réputé pour ses boutiques de jouets. Sa situation privilégiée près de la gare Saint-Lazare attirait, de toute la France, les amateurs de maquettes de bateaux et de trains et favorisait les échanges commerciaux.

 

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(Image: les trains de Guillaume.)

 

Le magasin « Au Pélican » était situé autrefois aux numéros 43 et 45. Il regorgeait de poupées, de peluches, de petites voitures, d'avions et de bateaux miniatures. Il proposait de nombreux modèles de trains et une profusion de pièces détachées. On y sélectionnait les meilleures marques et on y fabriquait des éléments très précis, sur demande expresse des clients.

 

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(Paris en images)

 

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(Agence Roger Viollet)

 

Ces charmantes boutiques ont hélas disparu mais il est agréable de prendre un thé ou un café sous la verrière de la rotonde.

 

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En suspension au-dessus de nos têtes, des gouttes géantes capturent nos ombres, nos silhouettes et nos pensées vagabondes. Elles crépitent avec douceur, dans le brouhaha ambiant, et s'embrasent au moindre rai de lumière, comme des fioles sorcières.

 

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Gouttes d'eau, larmes d'ambre... mon esprit caracole à travers leur douce fantasmagorie.

 

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Transparences songeuses et modernes vanités...

 

Dans les tableaux du XVIIe siècle, les bulles, les gouttes et les jeux de reflets traduisaient l'insaisissable. Ils nous invitent, aujourd'hui encore, à méditer sur la fuite du temps car, ne l'oublions pas, l'éphémère mène la danse. Alors savourons, comme autant de plaisirs exquis, les étincelles de bonheur qui brillent à notre portée...

 

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La rotonde est bordée par un petit jardin, joliment aménagé à l'occasion des fêtes.

 

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Des rennes et des lutins facétieux nous invitent au Cercle Polaire, près d'une cahute à friandises, où se dévoilent des macarons géants, des cannes de sucre d'orge et des sucettes chatoyantes.

 

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Un espace charmant que les petits et les grands semblent bien apprécier.

 

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Une « soucoupe » pistache et chocolat, avant-poste de la planète macaron! Je vous entends rire d'ici mais ne me dites pas que vous n'auriez pas envie de l'explorer...

 

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La canne de sucre d'orge est l'attribut des bonshommes de neige, des lutins et du Père Noël qui transforma en friandise la crosse de Saint-Nicolas.

 

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Les origines de cette gourmandise aux couleurs joyeuses sont teintées de mystère. Certaines sources l'associent aux célébrations du solstice d'hiver dans l'Angleterre médiévale. Un mélange de miel et d'orge cuit était offert aux anciens dieux et aux représentants du Petit Peuple pour attirer la prospérité sur les villages.

 

Pour d'autres, la canne de sucre d'orge serait originaire des États-Unis. Un confiseur l'aurait créée, au XIXe siècle, en hommage au Christ et elle représenterait un J stylisé.

 

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Nous devons aux Bénédictines de Moret-sur-Loing, en Seine et Marne, la plus célèbre recette de sucre d'orge. La mère supérieure du Prieuré de Notre Dame des Anges, Elisabeth Pidoux, cousine du poète Jean de La Fontaine, lança, en 1638, la fabrication du sucre d'orge: un bâton aux vertus adoucissantes composé d'une décoction d'orge perlé (ou gruau d'orge), et de sucre de canne cristallisé avec du vinaigre.

 

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(Moret-sur-Loing.fr)

 

Le sucre d'orge fut à l'origine un « sucre de gorge », destiné à apaiser les gorges endolories. Très prisé des orateurs car il leur donnait la voix claire, ce produit s'imposa rapidement à la cour de Louis XIV où il devint la coqueluche des gourmands. Bossuet, l'évêque de Meaux, en était particulièrement friand.

 

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(Moret-sur-Loing.fr)

 

Le monastère fut hélas « balayé » par la Révolution. Après sa disparition en 1792, le secret du sucre d'orge faillit être définitivement perdu mais une religieuse appelée Soeur Félicité revint, quelques temps plus tard, à Moret-sur-Loing pour y terminer sa vie. Elle était la gardienne de la fameuse recette qu'elle transmit à l'une de ses amies. Vers 1853, Monsieur Desmarais, un négociant français en canne à sucre du Brésil put relancer la fabrication des confiseries.

 

Une congrégation de religieuses bénédictines fit son retour à Moret-sur-Loing et, de 1920 à 1950, les sucres d'orge connurent un regain de popularité. En 1972, après quelques années troublées, la soeur Marie-André transmit le secret à monsieur Jean Rousseau, natif de la petite ville de Seine-et-Marne. La Maison Jean Rousseau exploite toujours la licence des sucres d'orge de Moret-sur-Loing.

 

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Sous le Second Empire, se développa le sucre d'orge de Vichy. Cette spécialité, fort appréciée par l'empereur Napoléon III, était à la mode dans les stations thermales. Il s'agit de petits bonbons ronds, en sucre cuit, aromatisés aux fruits et enveloppés de cellophane. Ils étaient réputés soigner les laryngites et rendre la voix claire aux orateurs.

 

Pour la petite histoire, les fameuses pastilles de Vichy, à la forme octogonale si caractéristique, sont nées en 1825, à l'initiative du chimiste Jean-Pierre-Joseph Darcet (1777-1844). Elles sont riches en principes actifs issus des sels de l'eau thermale de Vichy.

 

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Le monde des friandises nous réserve une foule de surprises et réjouit tout autant nos papilles que nos esprits.

 

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Monde d'intense douceur dont les lutins préservent les secrets...

 

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Je craque pour leurs petits souliers...

 

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Totalement irrésistibles ces bouchées de chocolat artisanal...

 

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Ma promenade se termine avec ces charmants découpages qui ont fait palpiter mon âme d'enfant...

 

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Et réveillé, dans l'écrin de leur délicate palette, l'esprit des légendes hivernales.

 

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Je ne peux que vous conseiller de visiter le site de leur créatrice: Hélène Druvert.

 

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Une poésie fine, suave, intemporelle imprègne ses réalisations.

 

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Entre gourmandises et petits plaisirs décoratifs, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année et je vous embrasse bien fort!

 

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